<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Projet de loi sur les lanceurs d&#039;alerte - Sciences Citoyennes</title>
	<atom:link href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/rubrique/deontologie-de-la-recherche/lanceurs-dalerte/projet-de-loi-sur-les-lanceurs-dalerte/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh</link>
	<description>Les sciences avec et pour les citoyennes</description>
	<lastBuildDate>Tue, 15 Dec 2020 12:19:23 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/wp-content/uploads/2023/10/cropped-Icone_SciencesCitoyennes-32x32.png</url>
	<title>Projet de loi sur les lanceurs d&#039;alerte - Sciences Citoyennes</title>
	<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Une loi ambitieuse est nécessaire pour défendre les lanceurs d’alerte et leurs alertes</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/une-loi-ambitieuse-est-necessaire-pour-defendre-les-lanceurs-dalerte-et-leurs-alertes/</link>
					<comments>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/une-loi-ambitieuse-est-necessaire-pour-defendre-les-lanceurs-dalerte-et-leurs-alertes/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Dec 2020 12:19:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Projet de loi sur les lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Directive]]></category>
		<category><![CDATA[Maison des Lanceurs d'Alerte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sciencescitoyennes.org/?p=141246</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sciences Citoyennes est signataire de cette tribune dans Lib&#233;ration, dat&#233;e du 10 d&#233;cembre, initi&#233;e par la Maison des <span class="glossaryLink"  aria-describedby="tt"  data-cmtooltip="&#60;div class=glossaryItemTitle&#62;Lanceurs d&#38;rsquo;alerte&#60;/div&#62;&#60;div class=glossaryItemBody&#62;Un &#38;lt;b&#38;gt;lanceur d&#38;#039;alerte&#38;lt;/b&#38;gt; est toute personne, groupe ou institution qui, ayant connaissance d&#38;#039;un danger, d&#38;#039;un risque ou d&#38;#039;un scandale, adresse un signal d&#38;#039;alarme en esp&#233;rant enclencher un processus de r&#233;gulation, de controverse ou de mobilisation collectiveIl s&#38;#039;agit g&#233;n&#233;ralement d&#38;#039;une personne ou d&#38;#039;un groupe qui estime avoir d&#233;couvert des &#233;l&#233;ments qu&#38;#039;il consid&#232;re comme mena&#231;ants pour l&#38;#039;Homme, la soci&#233;t&#233;, l&#38;#039;&#233;conomie ou l&#38;#039;environnement et qui, de mani&#232;re d&#233;sint&#233;ress&#233;e, d&#233;cide de les porter &#224; la connaissance d&#38;#039;instances officielles, d&#38;#039;associations ou de m&#233;dias, souvent contre l&#38;#039;avis de sa hi&#233;rarchie.&#60;/div&#62;"  data-gt-translate-attributes='[{"attribute":"data-cmtooltip", "format":"html"}]'  tabindex='0' role='link'>Lanceurs d&#8217;Alerte</span> dont elle assure la co-pr&#233;sidence. Gestion de la crise sanitaire, fraude fiscale, pollutions, surveillance des citoyens, <span class="glossaryLink"  aria-describedby="tt"  data-cmtooltip="&#60;div class=glossaryItemTitle&#62;Conflits d&#38;rsquo;int&#233;r&#234;ts&#60;/div&#62;&#60;div class=glossaryItemBody&#62;&#60;/div&#62;"  data-gt-translate-attributes='[{"attribute":"data-cmtooltip", "format":"html"}]'  tabindex='0' role='link'>conflits d&#8217;int&#233;r&#234;ts</span>, fuites de donn&#233;es personnelles, violences polici&#232;res : qu&#8217;ils soient fonctionnaires, aides-soignants, banquiers, m&#233;decins, chauffeurs ou encore policiers, [&#8230;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/une-loi-ambitieuse-est-necessaire-pour-defendre-les-lanceurs-dalerte-et-leurs-alertes/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Sciences Citoyennes est signataire de cette <a href="https://www.liberation.fr/debats/2020/12/10/une-loi-pour-mieux-defendre-les-lanceurs-d-alerte_1807676">tribune dans Libération</a>, datée du 10 décembre, initiée par la <a href="https://mlalerte.org">Maison des Lanceurs d&rsquo;Alerte</a> dont elle assure la co-présidence.</em></p>
<p>Gestion de la crise sanitaire, fraude fiscale, pollutions, surveillance des citoyens, conflits d&rsquo;intérêts, fuites de données personnelles, violences policières : qu&rsquo;ils soient fonctionnaires, aides-soignants, banquiers, médecins, chauffeurs ou encore policiers, nombre d&rsquo;inconnus ont pris des risques pour défendre l&rsquo;intérêt général. Mais ces Davids qui s&rsquo;attaquent aux Goliaths sont trop souvent exposés au risque de représailles. La démocratie doit les protéger sans trembler, sans quoi ils disparaîtront et, avec eux, leurs combats d&rsquo;intérêt général.</p>
<p><span id="more-141246"></span></p>
<p>Si la France a été pionnière en la matière en adoptant la loi Sapin 2, la protection prévue par ce texte reste à ce jour lacunaire. Le système actuel impose en effet aux lanceurs d&rsquo;alerte de signaler en premier lieu à leur employeur les dysfonctionnements dont ils sont les témoins, ce qui revient trop souvent à les jeter dans la gueule du loup. La culture de l&rsquo;alerte est insuffisante pour faire face aux entreprises récalcitrantes voire délinquantes : il n&rsquo;est pas rare qu&rsquo;un salarié soit licencié pour avoir alerté. Si, aux yeux de la loi, un tel licenciement est discriminatoire et peut être annulé, cette situation n&rsquo;en reste pas moins terriblement anxiogène, destructrice et décourageante.</p>
<p><strong>La directive européenne sur la protection des personnes qui signalent des atteintes aux droits de l&rsquo;Union, adoptée le 23 octobre 2019 a pris la mesure de cette problématique démocratique en supprimant ce premier palier et en étendant la protection des lanceurs d&rsquo;alerte.</strong></p>
<p>Or, il reste un an à la France, comme aux autres pays de l&rsquo;Union Européenne, pour transposer cette directive. De nombreux acteurs de premier plan ont souligné l&rsquo;importance d&rsquo;une transposition ambitieuse : le Défenseur des droits, le Conseil de l&rsquo;Europe, la Commission Nationale Consultative des Droits de l&rsquo;Homme (CNCDH) et le Comité Economique et Social Environnemental (CESE). Dans <a href="https://mlalerte.org/lettre-ouverte-a-emmanuel-macron-sur-le-statut-des-lanceurs-dalerte/">une lettre ouverte publiée le 7 novembre 2019</a>, la Maison des Lanceurs d&rsquo;Alerte avait, aux côtés de 61 organisations, alerté le Président de la République et les présidents des assemblées sur la nécessité d&rsquo;améliorer rapidement la protection des personnes qui signalent des menaces graves pour l&rsquo;intérêt général. Nous n&rsquo;avons à ce jour eu connaissance d&rsquo;aucune initiative gouvernementale en ce sens.</p>
<p>Déjà mobilisés en amont de la loi Sapin 2, nous souhaitons aujourd&rsquo;hui, du fait de l&rsquo;expertise de nos structures, être pleinement associés à la rédaction du texte de transposition.</p>
<p><strong>En premier lieu, le champ de protection doit être élargi</strong> pour que toute personne contribuant à divulguer des atteintes à l&rsquo;intérêt général soit protégée. Nous proposons en ce sens que le statut de lanceur d&rsquo;alerte puisse être attribué aux personnes morales, qui jouent souvent le rôle de porte-voix de lanceurs d&rsquo;alerte qui, seuls, restent vulnérables. Le rôle de facilitateur et la protection qui leur est due doivent aussi être étendus aux syndicats et ONG dont la mission est l&rsquo;alerte éthique. Nos organisations, et notamment la Maison des Lanceurs d&rsquo;Alerte, pourront ainsi conseiller les lanceurs d&rsquo;alerte et les accompagner sans exposer les individus à des poursuites abusives.</p>
<p>Il est souhaitable que la future loi inclue un dispositif spécifique relatif aux questions de sécurité nationale et de secret défense, en accord avec les exigences de la CEDH. Si le secret de la défense nationale est nécessaire pour faire face aux menaces, ce dernier ne doit pas servir à masquer des violations de l&rsquo;intérêt public telles que celles révélées par Edward Snowden.</p>
<p><strong>En second lieu, les mesures de protection doivent être renforcées</strong> pour que les lanceurs d&rsquo;alerte puissent faire face à l&rsquo;ensemble des menaces pesant sur eux. L&rsquo;accès des lanceurs d&rsquo;alerte étrangers au statut de réfugié doit être facilité. La criminalisation des actes permettant d&rsquo;obtenir des informations doit se limiter aux effractions à des fins d&rsquo;avantages personnels sans lien avec un signalement d&rsquo;intérêt public. L&rsquo;expérience d&rsquo;Antoine Deltour, lanceur d&rsquo;alerte des Luxleaks, montre en effet que les lanceurs d&rsquo;alerte peuvent faire l&rsquo;objet de poursuites abusives pour avoir collecté en interne des documents pourtant indispensables à la manifestation de la vérité.</p>
<p><strong>Troisièmement, la future législation doit être claire, transparente et accessible.</strong>Nous préconisons donc que la transposition soit l&rsquo;occasion de désigner, par domaine, les autorités externes compétentes pour traiter les signalements et informer le lanceur d&rsquo;alerte.</p>
<p>Nous appelons, de surcroît, au renforcement des missions et des moyens du Défenseur des droits, qui doit être en capacité d&rsquo;accorder une assistance juridique aux lanceurs d&rsquo;alerte, mais doit aussi leur faciliter l&rsquo;accès à une aide psychologique et financière. À cet égard, et parce que les lanceurs d&rsquo;alerte sont souvent dans des situations de détresse et de précarité, nous appelons à la création d&rsquo;un fonds de soutien (abondé par les amendes) chargé d&rsquo;apporter une aide matérielle à ces personnes.</p>
<p>Enfin, la transposition offre l&rsquo;opportunité de nous doter d&rsquo;une politique publique cohérente en matière de traitement des alertes et de soutien à leurs lanceurs. La loi doit favoriser la coordination des autorités chargées de traiter les alertes pour créer un écosystème administratif permettant qu&rsquo;elles ne soient pas lancées en vain. Les personnes chargées de les recevoir au sein des organisations concernées doivent voir leur indépendance garantie : elles ne doivent rendre compte directement qu&rsquo;au sommet de la hiérarchie.</p>
<p><strong>Avec cette directive nous avons la possibilité de montrer une Europe qui protège les droits fondamentaux, garantit les libertés et encourage l&rsquo;exercice démocratique de ses citoyens, syndicats et ONG. Il y a là une opportunité de construire un État exemplaire qui lutte activement contre les atteintes à l&rsquo;intérêt général en garantissant aux citoyens les droits et les moyens de s&rsquo;informer et d&rsquo;agir.</strong></p>
<p><strong>Nous veillerons à ce que cette transposition soit à la hauteur de ces enjeux.</strong></p>
<h3>Signataires</h3>
<p><strong>aux côtés de la Maison des Lanceurs d&rsquo;Alerte</strong></p>
<p>Estellia Araez, <strong>Syndicat des Avocats de France</strong><br />
Pierrick Aillard, Secrétaire général de l&rsquo;<strong>URI CFDT Auvergne-Rhône-Alpes</strong><br />
Nayla Ajaltouni, Coordinatrice du <strong>Collectif Éthique sur l&rsquo;étiquette</strong><br />
<strong>Anticor</strong><br />
Arnaud Apoteker, Délégué général de <strong>Justice Pesticides</strong><br />
Marc Arazi, Co-fondateur et président d&rsquo;<strong>Alerte Phonegate</strong><br />
Sébastien Arsac, Co-fondateur de l&rsquo;association<strong> L214</strong><br />
Sophie Binet, <strong>UGICT-CGT</strong><br />
Lise Blanchet, Vice présidente de la <strong>Scam</strong>, présidente de la <strong>commission des journalistes Scam</strong><br />
Félix Briaud, <strong>Informer n&rsquo;est pas un délit</strong><br />
Sylvie Bukhari-de Pontual, Présidente du <strong>CCFD – Terre Solidaire</strong><br />
Catherine Caille, Retraitée<br />
Michel Crépin, Secrétaire général de la <strong>CFDT Hauts-de-France</strong><br />
Antoine Deltour, Lanceur d&rsquo;alerte des Luxleaks<br />
Michel Diard, Journaliste honoraire, ex-secrétaire général du SNJ-CGT<br />
Mathilde Dupré, Codirectrice de l&rsquo;<strong>Institut Veblen</strong><br />
Dominique Fabre, Secrétaire générale de la <strong>CFDT Retraités</strong><br />
Brigitte Gothière, Cofondatrice de l&rsquo;association <strong>L214</strong><br />
Philippe Guillaume, Journaliste, scénariste, membre des Économistes Atterrés<br />
Olivier Guivarch, <strong>Fédération des Services CFDT</strong><br />
Delphine Halgand, Directrice du <strong>Signals Network</strong><br />
Kevin Jean, <strong>Sciences Citoyennes</strong><br />
Jean-Francois Julliard, Directeur général de <strong>Greenpeace France</strong><br />
Ingrid Kragl, Directrice de l&rsquo;information de <strong>Foodwatch</strong><br />
Nicolas Laarman, Délégué général de <strong>POLLINIS</strong><br />
Bruno Lamour, Secrétaire général de la <strong>Fep-CFDT</strong><br />
Claire Le Calonnec, Secrétaire générale de la <strong>fédération Interco CFDT</strong><br />
Patrick Lefas, Président de <strong>Transparency International France</strong><br />
Francine Lepany, Présidente de <strong>Sherpa</strong><br />
John Paul Lepers, Directeur de la rédaction <strong>LaTéléLibre</strong><br />
Laurent Mahieu, Secrétaire général de la <b>CFDT-Cadres</b><br />
Diego Melchior, Secrétaire général de la <strong>CFDT Île-de-France</strong><br />
Isabelle Mercier, <strong>CFDT Pays de la Loire</strong><br />
Nicole Marie Meyer, Lanceuse d&rsquo;alerte<br />
Mathieu Molard, Rédacteur en chef de <strong>StreetPress.com</strong><br />
Patrick Monfort, DR CNRS, Secrétaire général du <strong>SNCS-FSU</strong><br />
Laëtitia Moreau, Présidente de la <strong>Scam</strong>, société civile des auteurs multimédia<br />
Jérôme Morin, Secrétaire général <strong>F3C CFDT</strong><br />
Edouard Perrin, Journaliste<br />
Olivier Petitjean, Coordinateur de l&rsquo;<strong>Observatoire des multinationales</strong><br />
Grégoire Pouget, Président co-fondateur de <strong>Nothing2Hide</strong><br />
<strong>Réseau Sortir du Nucléaire</strong><br />
Gilles Reynaud, Président de l&rsquo;association <strong>Ma Zone Contrôlée</strong><br />
Sabine Rosset, Directrice de <strong>Bloom</strong><br />
Malik Salemkour, Président de la <strong>Ligue des droits de l&rsquo;Homme</strong> (LDH)<br />
<strong>Société des personnels de l&rsquo;Humanité</strong><br />
<strong>SDR de l&rsquo;hebdomadaire La Vie</strong><br />
Henri Sterdyniak, Co-animateur des <strong>Économistes Atterrés</strong><br />
Jacques Testart, Directeur honoraire de recherches à l&rsquo;Inserm<br />
Benoît Teste, Secrétaire général de la <strong>FSU</strong><br />
Jean-Marc Thepaut, Secrétaire général de la <strong>CFDT du Morbihan</strong><br />
Henri Thulliez, Directeur de <strong>PPLAAF</strong>(Plateforme des lanceurs d&rsquo;Alerte en Afrique)<br />
Aurélie Trouvé, Porte parole d&rsquo;<strong>Attac France</strong><br />
<strong>Union syndicale Solidaires</strong><br />
Marie Youakim, <strong>Ritimo</strong></p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/une-loi-ambitieuse-est-necessaire-pour-defendre-les-lanceurs-dalerte-et-leurs-alertes/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/une-loi-ambitieuse-est-necessaire-pour-defendre-les-lanceurs-dalerte-et-leurs-alertes/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Lettre ouverte à Emmanuel Macron sur le statut des lanceurs d&#039;alerte</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/lettre-ouverte-a-emmanuel-macron-sur-le-statut-des-lanceurs-dalerte/</link>
					<comments>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/lettre-ouverte-a-emmanuel-macron-sur-le-statut-des-lanceurs-dalerte/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Nov 2019 08:10:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Projet de loi sur les lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceur d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Maison des Lanceurs d'Alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sciencescitoyennes.org/?p=130798</guid>

					<description><![CDATA[<p>Paris, le 07 novembre 2019 Monsieur le Pr&#xE9;sident de la R&#xE9;publique, La France a adopt&#xE9; en 2016, avec la Loi dite Sapin 2, une l&#xE9;gislation pionni&#xE8;re en mati&#xE8;re de protection pour les lanceurs et lanceuses d&#x2019;alerte. C&#x2019;est en s&#x2019;appuyant sur ses &#xE9;quilibres et ses acquis que nos organisations ont obtenu l&#x2019;adoption en octobre dernier de [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/lettre-ouverte-a-emmanuel-macron-sur-le-statut-des-lanceurs-dalerte/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="right" style="text-align: right;">Paris, le 07 novembre 2019</p>
<p>Monsieur le Président de la République,</p>
<p>La France a adopté en 2016, avec <a href="https://www.mediapart.fr/journal/economie/140616/transparence-les-ambiguites-de-sapin-2">la Loi dite </a><a href="https://www.mediapart.fr/journal/economie/140616/transparence-les-ambiguites-de-sapin-2">Sapin 2</a>, une législation pionnière en matière de protection pour les lanceurs et lanceuses d’alerte. C’est en s’appuyant sur ses équilibres et ses acquis que nos organisations ont obtenu l’adoption en octobre dernier de la <a href="https://www.mediapart.fr/journal/international/081019/une-directive-pour-mieux-proteger-les-lanceurs-d-alerte">première </a><a href="https://www.mediapart.fr/journal/international/081019/une-directive-pour-mieux-proteger-les-lanceurs-d-alerte">directive européenne</a> en leur faveur. Cette directive reprend l’essentiel des avancées de la loi française, mais offre également une opportunité de pallier les limites de cette dernière et de l’amender. Elle comporte une « clause de non régression », qui garantit l’objectif démocratique de renforcement des protections des lanceurs d’alerte lors de sa transposition.<span id="more-130798"></span></p>
<p>Nous avons désormais deux ans maximum pour transposer la directive en droit français. Mobilisés depuis de longues années sur le sujet, nous souhaitons, du fait de l’expertise de nos structures, être partie prenante de la transposition et par conséquent être associés en amont. La transposition d’une directive est en effet un exercice de mise en œuvre politique autant que juridique, et nous tenons à ce que la France soit exemplaire en se dotant d’un des meilleurs standards de protection des lanceurs et lanceuses d’alerte dans les meilleurs délais.</p>
<p>C’est pourquoi nous souhaitons attirer votre attention sur plusieurs points.</p>
<p>En premier lieu et comme la directive le préconise, il convient de préserver les avancées de la Loi Sapin 2 et notamment une définition large du lanceur d’alerte, qui inclut le signalement des violations du droit et les menaces ou préjudices graves pour l’intérêt général. La Loi Sapin 2 a permis de simplifier le mille-feuille juridique complexe et incohérent avec des droits d’alerte variant en fonction du domaine concerné ; nous tenons à conserver le champ matériel global de la Loi Sapin 2, ainsi qu’une législation protégeant tous les lanceurs d’alerte, que leur alerte s’inscrive ou non dans le cadre professionnel.</p>
<p>Le législateur européen a tenu à aller plus loin que la loi française sur plusieurs aspects, et la directive commande de revoir notre droit national sur plusieurs points déterminants. D’abord la mise en place d’une procédure d’alerte à 2 paliers au lieu de 3 en France, permettant aux lanceurs d’alerte de choisir soit le dispositif de leur entreprise/administration soit une autorité externe (autorité judiciaire ou administrative, nationale ou européenne).</p>
<p>Des délais précis sont instaurés pour traiter l’alerte et les possibilités de révélation publique sont élargies en cas de risques de représailles, de destruction de preuves ou de conflits d’intérêts de l’autorité externe.</p>
<p>Les critères pour être reconnu et protégé comme lanceur d’alerte sont clarifiés, avec l’exigence d’être « de bonne foi » et de respecter la procédure d’alerte. Les critères subjectifs créateurs d’insécurité juridique &#8211; la nécessité d’être désintéressé et d’avoir une connaissance personnelle des faits révélés &#8211; sont écartés. Nos organisations considèrent qu’il s’agit d’une avancée, dès lors que demeure formellement exclue la rémunération des lanceurs d’alerte.</p>
<p>La directive conforte l’exerce plein et entier du droit syndical et notamment le droit de tout travailleur à être défendu et accompagné par un représentant du personnel ou un syndicat dans le cadre de cette procédure d’alerte. Elle y ajoute la possibilité pour le lanceur d’alerte d’être accompagné par un « facilitateur », collègue, élu ou encore organisation syndicale, qui pourra alors bénéficier des mêmes protections que le lanceur d’alerte. Enfin, elle prévoit, outre la réparation intégrale des dommages et l’aménagement de la charge de la preuve, un renforcement de la protection des lanceurs d’alerte avec le droit d’accéder à une assistance juridique indépendante et gratuite et la création d’une nouvelle sanction pour les auteurs de représailles.</p>
<p>Pour faire de la France une référence internationale sur le sujet et achever la rationalisation et l’effectivité de notre législation, nous souhaitons que la transposition de la directive soit aussi l’occasion d’intégrer les préconisations du Conseil de l’Europe<sup>[</sup><sup>1]</sup>.<br />
Nous proposons notamment que le statut de lanceur d’alerte soit élargi aux personnes morales, de façon à favoriser le « portage d’alerte » dans le but d’éviter d’exposer des individus fragilisés et isolés. Il nous semble également nécessaire que la définition du facilitateur soit étendue aux ONG dont la mission est l’alerte éthique, de façon que nos organisations et singulièrement la Maison des Lanceurs d’Alerte, puissent conseiller et accompagner les lanceurs d’alerte. Enfin nous préconisons le renforcement des missions et des moyens du Défenseur des droits, la création d’un fonds de soutien (abondé par les amendes) et l’octroi du droit d’asile aux lanceurs d’alerte.</p>
<p>Avec cette directive nous avons la possibilité de montrer une Europe qui protège les droits fondamentaux et garantit les libertés. C’est d’autant plus nécessaire que, comme nous le craignions, la mise en place du secret des affaires se traduit par un recul de l’information citoyenne sur l’activité des entreprises et des institutions, à l’image de l’affaire « implant files », dans laquelle des journalistes du Monde se sont vu refuser l’accès à des documents administratifs ayant trait à la santé publique au motif du secret des affaires. La transposition de cette directive est une opportunité pour construire un État exemplaire, qui lutte activement contre la corruption et toute atteinte à l’intérêt général, en garantissant aux citoyens les droits et moyens de s’informer et d’agir.</p>
<p>Nous veillerons à ce que cette transposition soit rapide et à la hauteur de ces enjeux.</p>
<p>Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre haute considération.</p>
<p><em>[1] Conseil de l’Europe, Résolution 2300 (2019), rapporteur M. Sylvain Waserman</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p><strong><span class="titre-gras-bleu-petite-cap">Les signataires</span></strong></p>
<p>Patrick <strong>Appel-</strong><strong>Muller</strong>, directeur de la rédaction de l’Humanité<br />
Arnaud <strong>Apoteker</strong>, délégué général de Justice Pesticides<br />
Éric <strong>Beynel</strong>et Cécile <strong>Gondard-Lalanne</strong>, porte-paroles de l’union syndicale Solidaires<br />
Sophie <strong>Binet</strong> et Marie-José <strong>Kotlicki</strong>, cosecrétaires générales de l’Ugict-CGT<br />
Sylvie <strong>Bukhari-de Pontual</strong>, présidente de CCFD Terre Solidaire<br />
Nadège <strong>Buquet</strong> et Jacques <strong>Testart</strong>, coprésidents de la Maison des Lanceurs d’Alerte<br />
Brigitte <strong>de Château Thierry</strong>, présidente de la CFTC Cadres<br />
Maxime <strong>Combes</strong> et Aurélie <strong>Trouvé</strong>, porte-paroles d’Attac France<br />
Sandra <strong>Cossart</strong>, directrice de Sherpa<br />
Luc <strong>de Rome</strong>, président d’Action Aid France<br />
Cécile <strong>Duflot</strong>, directrice générale d’Oxfam France<br />
Malthilde <strong>Dupré</strong>, codirectrice de l’Institut Veblen<br />
Guillaume <strong>Du</strong><strong>val</strong>, président du Collectif éthique sur l’étiquette<br />
Marc André <strong>Feffer</strong>, président de Transparency International France<br />
Joël <strong>Ferbus</strong>, secrétaire d’Alerte Phonegate<br />
Bénédicte <strong>Fumey</strong>, porte-parole de Pacte Civique<br />
Khaled <strong>Gaiji</strong>, président des Amis de la Terre France<br />
Bernadette <strong>Groison</strong>, secrétaire générale de la FSU<br />
François <strong>Hommeril</strong>, président de la CGC<br />
<strong>Informer n’est pas un délit</strong><br />
Karine <strong>Jacquemar</strong>t, directrice générale de Foodwatch France<br />
Kévin <strong>Jean</strong>, président de Sciences Citoyennes<br />
Jean-François <strong>Julliard</strong>, directeur exécutif à Greenpeace France<br />
Nicolas <strong>Laarman</strong>, délégué général de Pollinis<br />
Elliot <strong>Lepers</strong>, directeur exécutif ONG ̃ Le mouvement<br />
Laurent <strong>Mahieu</strong>, secrétaire général de la CFDT Cadres<br />
Jean-Louis <strong>Marolleau</strong>, secrétaire exécutif du Réseau Foi et Justice Afrique Europe<br />
Patrick <strong>Monfort</strong>, secrétaire général du SNCS-FSU<br />
Laëtitia <strong>Moreau</strong>, présidente de la SCAM<br />
Jérôme <strong>Morin</strong>, secrétaire général de la F3C CFDT<br />
Éric <strong>Peres</strong>, secrétaire général de FO Cadres<br />
Olivier <strong>Petitjean</strong>, coordinateur de l’Observatoire des multinationales<br />
Jean-Christophe <strong>Picard</strong>, président de ANTICOR<br />
Martin <strong>Pigeon</strong>, Corporate Europe Observatory<br />
Edwy <strong>Plenel</strong>, directeur de Mediapart<br />
Emmanuel <strong>Poilane</strong>, président du CRID<br />
Julie <strong>Potier</strong>, directrice de Bio consom’acteurs<br />
Grégoire <strong>Pouget</strong>, président de Nothing2Hide<br />
Emmanuel <strong>Poupard</strong>, premier secrétaire général du SNJ<br />
Lison <strong>Rehbinder</strong>, coordinatrice de la Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires<br />
Fabrice <strong>Rizzoli</strong>, président de Crim’Halt<br />
Laurence <strong>Roques</strong>, présidente du Syndicat des Avocats de France (SAF)<br />
Sabine <strong>Rosset</strong>, directrice de BLOOM<br />
Malik <strong>Salemkour, </strong>président de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH)<br />
Société des journalistes et du personnel de Libération<br />
Société des journalistes des Échos<br />
Société des journalistes de 60 Millions de consommateurs<br />
Société des journalistes de 20 Minutes<br />
Henri <strong>Sterdyniak</strong>, Les économistes atterrés<br />
Lihame <strong>Taoufiqi</strong>, vice-présidente SKJ TV5 Monde<br />
Pauline <strong>Tetillon</strong>, coprésidente de Survie<br />
Antoine <strong>Tinel</strong>, gérant de la Société civile des journalistes de Sud-Ouest<br />
Christian <strong>Vélot</strong>, président du Conseil scientifique de CRIIGEN<br />
Emmanuel <strong>Vire</strong>, secrétaire général du SNJ-CGT<br />
Marie <strong>Youakim</strong>, coprésidente de RITIMO</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/lettre-ouverte-a-emmanuel-macron-sur-le-statut-des-lanceurs-dalerte/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/lettre-ouverte-a-emmanuel-macron-sur-le-statut-des-lanceurs-dalerte/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Lettre ouverte à Emmanuel Macron sur le statut des lanceurs d\&#8217;alerte</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/lettre-ouverte-a-emmanuel-macron-sur-le-statut-des-lanceurs-dalerte-2/</link>
					<comments>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/lettre-ouverte-a-emmanuel-macron-sur-le-statut-des-lanceurs-dalerte-2/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Nov 2019 08:10:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Projet de loi sur les lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceur d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Maison des Lanceurs d'Alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/lettre-ouverte-a-emmanuel-macron-sur-le-statut-des-lanceurs-dalerte-2/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Paris, le 07 novembre 2019 Monsieur le Pr&#xE9;sident de la R&#xE9;publique, La France a adopt&#xE9; en 2016, avec la Loi dite Sapin 2, une l&#xE9;gislation pionni&#xE8;re en mati&#xE8;re de protection pour les lanceurs et lanceuses d&#x2019;alerte. C&#x2019;est en s&#x2019;appuyant sur ses &#xE9;quilibres et ses acquis que nos organisations ont obtenu l&#x2019;adoption en octobre dernier de [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/lettre-ouverte-a-emmanuel-macron-sur-le-statut-des-lanceurs-dalerte-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class=\"right\" style=\"text-align: right;\">Paris, le 07 novembre 2019</p>
<p>Monsieur le Président de la République,</p>
<p>La France a adopté en 2016, avec <a href=\"https://www.mediapart.fr/journal/economie/140616/transparence-les-ambiguites-de-sapin-2\">la Loi dite </a><a href=\"https://www.mediapart.fr/journal/economie/140616/transparence-les-ambiguites-de-sapin-2\">Sapin 2</a>, une législation pionnière en matière de protection pour les lanceurs et lanceuses d’alerte. C’est en s’appuyant sur ses équilibres et ses acquis que nos organisations ont obtenu l’adoption en octobre dernier de la <a href=\"https://www.mediapart.fr/journal/international/081019/une-directive-pour-mieux-proteger-les-lanceurs-d-alerte\">première </a><a href=\"https://www.mediapart.fr/journal/international/081019/une-directive-pour-mieux-proteger-les-lanceurs-d-alerte\">directive européenne</a> en leur faveur. Cette directive reprend l’essentiel des avancées de la loi française, mais offre également une opportunité de pallier les limites de cette dernière et de l’amender. Elle comporte une « clause de non régression », qui garantit l’objectif démocratique de renforcement des protections des lanceurs d’alerte lors de sa transposition.<span id="more-145163"></span></p>
<p>Nous avons désormais deux ans maximum pour transposer la directive en droit français. Mobilisés depuis de longues années sur le sujet, nous souhaitons, du fait de l’expertise de nos structures, être partie prenante de la transposition et par conséquent être associés en amont. La transposition d’une directive est en effet un exercice de mise en œuvre politique autant que juridique, et nous tenons à ce que la France soit exemplaire en se dotant d’un des meilleurs standards de protection des lanceurs et lanceuses d’alerte dans les meilleurs délais.</p>
<p>C’est pourquoi nous souhaitons attirer votre attention sur plusieurs points.</p>
<p>En premier lieu et comme la directive le préconise, il convient de préserver les avancées de la Loi Sapin 2 et notamment une définition large du lanceur d’alerte, qui inclut le signalement des violations du droit et les menaces ou préjudices graves pour l’intérêt général. La Loi Sapin 2 a permis de simplifier le mille-feuille juridique complexe et incohérent avec des droits d’alerte variant en fonction du domaine concerné ; nous tenons à conserver le champ matériel global de la Loi Sapin 2, ainsi qu’une législation protégeant tous les lanceurs d’alerte, que leur alerte s’inscrive ou non dans le cadre professionnel.</p>
<p>Le législateur européen a tenu à aller plus loin que la loi française sur plusieurs aspects, et la directive commande de revoir notre droit national sur plusieurs points déterminants. D’abord la mise en place d’une procédure d’alerte à 2 paliers au lieu de 3 en France, permettant aux lanceurs d’alerte de choisir soit le dispositif de leur entreprise/administration soit une autorité externe (autorité judiciaire ou administrative, nationale ou européenne).</p>
<p>Des délais précis sont instaurés pour traiter l’alerte et les possibilités de révélation publique sont élargies en cas de risques de représailles, de destruction de preuves ou de conflits d’intérêts de l’autorité externe.</p>
<p>Les critères pour être reconnu et protégé comme lanceur d’alerte sont clarifiés, avec l’exigence d’être « de bonne foi » et de respecter la procédure d’alerte. Les critères subjectifs créateurs d’insécurité juridique &#8211; la nécessité d’être désintéressé et d’avoir une connaissance personnelle des faits révélés &#8211; sont écartés. Nos organisations considèrent qu’il s’agit d’une avancée, dès lors que demeure formellement exclue la rémunération des lanceurs d’alerte.</p>
<p>La directive conforte l’exerce plein et entier du droit syndical et notamment le droit de tout travailleur à être défendu et accompagné par un représentant du personnel ou un syndicat dans le cadre de cette procédure d’alerte. Elle y ajoute la possibilité pour le lanceur d’alerte d’être accompagné par un « facilitateur », collègue, élu ou encore organisation syndicale, qui pourra alors bénéficier des mêmes protections que le lanceur d’alerte. Enfin, elle prévoit, outre la réparation intégrale des dommages et l’aménagement de la charge de la preuve, un renforcement de la protection des lanceurs d’alerte avec le droit d’accéder à une assistance juridique indépendante et gratuite et la création d’une nouvelle sanction pour les auteurs de représailles.</p>
<p>Pour faire de la France une référence internationale sur le sujet et achever la rationalisation et l’effectivité de notre législation, nous souhaitons que la transposition de la directive soit aussi l’occasion d’intégrer les préconisations du Conseil de l’Europe<sup>[</sup><sup>1]</sup>.<br />
Nous proposons notamment que le statut de lanceur d’alerte soit élargi aux personnes morales, de façon à favoriser le « portage d’alerte » dans le but d’éviter d’exposer des individus fragilisés et isolés. Il nous semble également nécessaire que la définition du facilitateur soit étendue aux ONG dont la mission est l’alerte éthique, de façon que nos organisations et singulièrement la Maison des Lanceurs d’Alerte, puissent conseiller et accompagner les lanceurs d’alerte. Enfin nous préconisons le renforcement des missions et des moyens du Défenseur des droits, la création d’un fonds de soutien (abondé par les amendes) et l’octroi du droit d’asile aux lanceurs d’alerte.</p>
<p>Avec cette directive nous avons la possibilité de montrer une Europe qui protège les droits fondamentaux et garantit les libertés. C’est d’autant plus nécessaire que, comme nous le craignions, la mise en place du secret des affaires se traduit par un recul de l’information citoyenne sur l’activité des entreprises et des institutions, à l’image de l’affaire « implant files », dans laquelle des journalistes du Monde se sont vu refuser l’accès à des documents administratifs ayant trait à la santé publique au motif du secret des affaires. La transposition de cette directive est une opportunité pour construire un État exemplaire, qui lutte activement contre la corruption et toute atteinte à l’intérêt général, en garantissant aux citoyens les droits et moyens de s’informer et d’agir.</p>
<p>Nous veillerons à ce que cette transposition soit rapide et à la hauteur de ces enjeux.</p>
<p>Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre haute considération.</p>
<p><em>[1] Conseil de l’Europe, Résolution 2300 (2019), rapporteur M. Sylvain Waserman</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p><strong><span class=\"titre-gras-bleu-petite-cap\">Les signataires</span></strong></p>
<p>Patrick <strong>Appel-</strong><strong>Muller</strong>, directeur de la rédaction de l’Humanité<br />
Arnaud <strong>Apoteker</strong>, délégué général de Justice Pesticides<br />
Éric <strong>Beynel</strong>et Cécile <strong>Gondard-Lalanne</strong>, porte-paroles de l’union syndicale Solidaires<br />
Sophie <strong>Binet</strong> et Marie-José <strong>Kotlicki</strong>, cosecrétaires générales de l’Ugict-CGT<br />
Sylvie <strong>Bukhari-de Pontual</strong>, présidente de CCFD Terre Solidaire<br />
Nadège <strong>Buquet</strong> et Jacques <strong>Testart</strong>, coprésidents de la Maison des Lanceurs d’Alerte<br />
Brigitte <strong>de Château Thierry</strong>, présidente de la CFTC Cadres<br />
Maxime <strong>Combes</strong> et Aurélie <strong>Trouvé</strong>, porte-paroles d’Attac France<br />
Sandra <strong>Cossart</strong>, directrice de Sherpa<br />
Luc <strong>de Rome</strong>, président d’Action Aid France<br />
Cécile <strong>Duflot</strong>, directrice générale d’Oxfam France<br />
Malthilde <strong>Dupré</strong>, codirectrice de l’Institut Veblen<br />
Guillaume <strong>Du</strong><strong>val</strong>, président du Collectif éthique sur l’étiquette<br />
Marc André <strong>Feffer</strong>, président de Transparency International France<br />
Joël <strong>Ferbus</strong>, secrétaire d’Alerte Phonegate<br />
Bénédicte <strong>Fumey</strong>, porte-parole de Pacte Civique<br />
Khaled <strong>Gaiji</strong>, président des Amis de la Terre France<br />
Bernadette <strong>Groison</strong>, secrétaire générale de la FSU<br />
François <strong>Hommeril</strong>, président de la CGC<br />
<strong>Informer n’est pas un délit</strong><br />
Karine <strong>Jacquemar</strong>t, directrice générale de Foodwatch France<br />
Kévin <strong>Jean</strong>, président de Sciences Citoyennes<br />
Jean-François <strong>Julliard</strong>, directeur exécutif à Greenpeace France<br />
Nicolas <strong>Laarman</strong>, délégué général de Pollinis<br />
Elliot <strong>Lepers</strong>, directeur exécutif ONG ̃ Le mouvement<br />
Laurent <strong>Mahieu</strong>, secrétaire général de la CFDT Cadres<br />
Jean-Louis <strong>Marolleau</strong>, secrétaire exécutif du Réseau Foi et Justice Afrique Europe<br />
Patrick <strong>Monfort</strong>, secrétaire général du SNCS-FSU<br />
Laëtitia <strong>Moreau</strong>, présidente de la SCAM<br />
Jérôme <strong>Morin</strong>, secrétaire général de la F3C CFDT<br />
Éric <strong>Peres</strong>, secrétaire général de FO Cadres<br />
Olivier <strong>Petitjean</strong>, coordinateur de l’Observatoire des multinationales<br />
Jean-Christophe <strong>Picard</strong>, président de ANTICOR<br />
Martin <strong>Pigeon</strong>, Corporate Europe Observatory<br />
Edwy <strong>Plenel</strong>, directeur de Mediapart<br />
Emmanuel <strong>Poilane</strong>, président du CRID<br />
Julie <strong>Potier</strong>, directrice de Bio consom’acteurs<br />
Grégoire <strong>Pouget</strong>, président de Nothing2Hide<br />
Emmanuel <strong>Poupard</strong>, premier secrétaire général du SNJ<br />
Lison <strong>Rehbinder</strong>, coordinatrice de la Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires<br />
Fabrice <strong>Rizzoli</strong>, président de Crim’Halt<br />
Laurence <strong>Roques</strong>, présidente du Syndicat des Avocats de France (SAF)<br />
Sabine <strong>Rosset</strong>, directrice de BLOOM<br />
Malik <strong>Salemkour, </strong>président de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH)<br />
Société des journalistes et du personnel de Libération<br />
Société des journalistes des Échos<br />
Société des journalistes de 60 Millions de consommateurs<br />
Société des journalistes de 20 Minutes<br />
Henri <strong>Sterdyniak</strong>, Les économistes atterrés<br />
Lihame <strong>Taoufiqi</strong>, vice-présidente SKJ TV5 Monde<br />
Pauline <strong>Tetillon</strong>, coprésidente de Survie<br />
Antoine <strong>Tinel</strong>, gérant de la Société civile des journalistes de Sud-Ouest<br />
Christian <strong>Vélot</strong>, président du Conseil scientifique de CRIIGEN<br />
Emmanuel <strong>Vire</strong>, secrétaire général du SNJ-CGT<br />
Marie <strong>Youakim</strong>, coprésidente de RITIMO</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/lettre-ouverte-a-emmanuel-macron-sur-le-statut-des-lanceurs-dalerte-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/lettre-ouverte-a-emmanuel-macron-sur-le-statut-des-lanceurs-dalerte-2/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Secret des affaires: associations, syndicats et sociétés de journalistes s’associent à la saisine du conseil constitutionnel</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/secret-des-affaires-associations-syndicats-et-societes-de-journalistes-sassocient-a-la-saisine-du-conseil-constitutionnel/</link>
					<comments>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/secret-des-affaires-associations-syndicats-et-societes-de-journalistes-sassocient-a-la-saisine-du-conseil-constitutionnel/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Jul 2018 15:00:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Projet de loi sur les lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Conflit d'intérêts]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceur d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression et débats]]></category>
		<category><![CDATA[Lobbying]]></category>
		<category><![CDATA[Secret des affaires]]></category>
		<category><![CDATA[Sénat]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sciencescitoyennes.org/?p=92014</guid>

					<description><![CDATA[<p>38 organisations (associations et syndicats) et 10 soci&#xE9;t&#xE9;s de journalistes d&#xE9;posent une contribution au conseil constitutionnel (sous forme d&#x2019;une &#xAB;&#xA0;porte &#xE9;troite&#xA0;&#xBB;) pour s&#x2019;associer aux recours d&#xE9;pos&#xE9;s par les parlementaires contre la loi sur le secret des affaires. En effet, cette loi, en faisant du secret la r&#xE8;gle et des libert&#xE9;s des exceptions inverse nos principes [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/secret-des-affaires-associations-syndicats-et-societes-de-journalistes-sassocient-a-la-saisine-du-conseil-constitutionnel/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>38 organisations (associations et syndicats) et 10 sociétés de journalistes déposent une contribution au conseil constitutionnel (sous forme d’une «&nbsp;porte étroite&nbsp;») pour s’associer aux recours déposés par les parlementaires contre la loi sur le secret des affaires. En effet, cette loi, en faisant du secret la règle et des libertés des exceptions inverse nos principes républicains.<br />
<span id="more-92014"></span>Elle fragilise un certain nombre de principes constitutionnels, et notamment la liberté de la presse et d&rsquo;expression ainsi que le droit à la participation et à la mobilité des travailleurs.</p>
<p>Pour concilier protection des savoirs et savoir-faire avec nos libertés, la coalition propose depuis plusieurs mois une disposition simple&nbsp;: restreindre le secret des affaires aux seuls acteurs économiques concurrentiels, afin d’exclure clairement les risques de poursuites les journalistes, lanceurs d’alertes, syndicalistes ou associations. Cette proposition n’a malheureusement pas été entendue. Ainsi, avec une définition large et floue du secret des affaires, la loi ouvre la porte à des abus sous forme de procédures baillons des entreprises, qui pourront empêcher la divulgation d’informations d’intérêt général.</p>
<p>La coalition compte sur le conseil constitutionnel pour faire respecter les équilibres fondamentaux et garantir le respect des libertés, pilier de notre démocratie.</p>
<p><a href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2018/07/Conseil-Constit-projet-observations-VERSION-DEF.pdf">Contribution à la saisine parlementaire du Conseil constitutionnel concernant la proposition de loi relative à la protection du secret des affaires</a></p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/secret-des-affaires-associations-syndicats-et-societes-de-journalistes-sassocient-a-la-saisine-du-conseil-constitutionnel/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/secret-des-affaires-associations-syndicats-et-societes-de-journalistes-sassocient-a-la-saisine-du-conseil-constitutionnel/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Secret des affaires : un bâillon d’or pour les sénateurs</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/secret-des-affaires-un-baillon-dor-pour-les-senateurs/</link>
					<comments>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/secret-des-affaires-un-baillon-dor-pour-les-senateurs/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Jun 2018 08:00:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Projet de loi sur les lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Conflit d'intérêts]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceur d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression et débats]]></category>
		<category><![CDATA[Lobbying]]></category>
		<category><![CDATA[Secret des affaires]]></category>
		<category><![CDATA[Sénat]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sciencescitoyennes.org/?p=91590</guid>

					<description><![CDATA[<p>Communiqu&#xE9; de la coalition Stop Secrets des Affaires Le jeudi 21 juin la proposition de loi Gauvain sur le secret des affaires a &#xE9;t&#xE9; adopt&#xE9;e par le S&#xE9;nat. Malgr&#xE9; les alertes lanc&#xE9;es depuis pr&#xE8;s de 3 mois par une coalition rassemblant 52 organisations (syndicats et ONG) et l&#x2019;essentiel des Soci&#xE9;t&#xE9;s de Journalistes, malgr&#xE9; la p&#xE9;tition [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/secret-des-affaires-un-baillon-dor-pour-les-senateurs/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Communiqué de la coalition Stop Secrets des Affaires</strong></p>
<p>Le jeudi 21 juin la proposition de loi Gauvain sur le secret des affaires a été adoptée par le Sénat.<br />
Malgré les alertes lancées depuis près de 3 mois par une coalition rassemblant 52 organisations (syndicats et ONG) et l’essentiel des Sociétés de Journalistes, malgré la pétition signée par plus de 560 000 personnes, Raphael Gauvain et Emmanuel Macron ont refusé de modifier la proposition de loi.<br />
<span id="more-91590"></span></p>
<p>Un accord a été conclu entre députés et sénateurs et entre LR et LREM au détriment des libertés. La coalition avait pourtant une demande simple : limiter le champ d’application du secret des affaires aux seuls acteurs économiques concurrentiels.</p>
<p>Journalistes, syndicalistes, salarié·e·s, lanceurs d’alerte, ONG, chercheurs et universitaires pourront être poursuivis devant les tribunaux par les multinationales. Les lobbys auront la main pour décider quelles sont les informations qui doivent être accessibles aux citoyen·nes et pourront imposer la censure.  Pour distinguer les 248 sénateurs et sénatrices qui, par leur vote, ont remis en cause les libertés fondamentales et le droit à l’information, le collectif #Stopsecretdaffaires met à disposition un site permettant à chacune et chacun de leur décerner un bâillon d’or. Nous remercions les 95 sénateurs et sénatrices qui ont refusé de céder aux lobbys et ont voté contre la proposition de loi.</p>
<p>Nous nous félicitons qu’une saisine du conseil constitutionnel soit annoncée. La coalition y associera sa contribution (via une porte étroite) pour garantir le respect des libertés fondamentales.</p>
<p>Voir le vote des sénateurs et sénatrices sur le site <a href="http://baillondor.fr/">baillondor.fr</a><br />
Voir la pétition : <a href="http://stopsecretdaffaires.org">stopsecretdaffaires.org</a></p>
<p><strong>Liste des signataires collectifs :<br />
Sociétés des journalistes, sociétés des rédacteurs, organes de presse et associations soutenant la presse :</strong><br />
Agence France Presse. Prix Albert-Londres,<em>Alternatives économiques, Bastamag, </em>BFMTV, Capa, <em>Challenges, les Echos, Fakir, </em>Europe 1. Fédération française des agences de presse, <em>le Figaro, </em>France 2, France 3 Rédaction nationale, France Inter, <em>Fumigène Mag, </em><em>le Journal du dimanche, </em>le Journal minimal, les Jours, la TéléLibre, <em>Libération,</em>Mediacités, Mediapart, Collectif Metamorphosis,<em>l’Obs,</em>l’Observatoire des multinationales, <em>le Parisien, le Point,</em>Premières Lignes Télévision, Radio France, Reporterre, RMC, Société civile des auteurs multimédias (Scam), Slug News, <em>Télérama,</em>TF1, TV5 Monde, <em>la Vie.</em></p>
<p><strong>ONG et syndicats :</strong><br />
Anticor, les Amis de la Terre France, CCFD-Terre solidaire, Centre de recherche et d’information pour le développement (Crid), CFDT cadres, CFE-CGC, Collectif éthique sur l’étiquette, Crim’HALT. Fédération des finances-CGT, Fédération communication conseil culture, Fondation France Libertés, Foodwatch, Greenpeace France, Inf’OGM, Informer n’est pas un délit, le Mouvement, Nothing2hide, Notre affaire à tous, Ligue des droits de l’homme (LDH), Pollinis, Ritimo, Sciences citoyennes, Syndicat des avocats de France (SAF), Syndicat national des journalistes (SNJ), Snesup-FSU, SNCS-FSU (syndicat national des chercheurs scientifiques), SNJ &#8211; CGT, Sherpa, Solidaires, UGICT &#8211; CGT.</p>
<p><strong>Signatures individuelles, journalistes, producteurs, avocats : </strong><br />
Fabrice Angotti, rédacteur en chef RMC. Fabrice Arfi, Mediapart. Manon Bachelot, journaliste Premières Lignes TV. Irène Bénéfice, journaliste-réalisatrice. Linda Bendali, journaliste-réalisatrice, Premières Lignes TV Véronique Blanc, journaliste indépendante. Lise Blanchet, journaliste, Prix Albert-Londres. Frédéric Boisset, rédacteur en chef, Brainworks. Martin Boudot, journaliste-réalisateur, Premières Lignes TV. Denis Boutelier, producteur, CAT &amp; Cie. Félix Briaud, journaliste indépendant. Benoît Bringer, journaliste-réalisateur, Premières Lignes TV Christophe Brulé, rédacteur en chef, TSVP/MSVP. Jean-Pierre Canet, journaliste. Julie Charpentrat, journaliste. Benoît Collombat, journaliste, France Inter. Eric Colomer, journaliste-producteur, Dream Way. Caroline Constant-Baumard, journaliste, <em>l’Humanité</em><em>.</em> Guilhem Delteil, journaliste RFI. Antoine Deltour, lanceur d’alerte. Jennifer Deschamps, journaliste KM. Elsa Dicharry, journaliste aux <em>Echos</em><em>.</em> Aude Favre, journaliste indépendante. Emmanuel Gagnier, rédacteur en chef Premières Lignes TV. Audrey Gloaguen, journaliste indépendante. Catherine Golliau, journaliste au <em>Point</em><em>.</em> Pascal Henry, journaliste-réalisateur indépendant. Luc Hermann, producteur Premières Lignes TV. Etienne Huver, journaliste-réalisateur. Nicolas Jaillard, rédacteur en chef, TV Presse. Mathieu Jego, rédacteur en chef, France 2. Rosa Moussaoui, journaliste à <em>l’Humanité</em><em>.</em> Hervé Kempf, journaliste, fondateur de Reporterre. Rémi Labed, journaliste. Paul Laubacher, journaliste à <em>l’Obs</em><em>.</em> Séverine Lebrun, journaliste, France 2. Sophie Le Gall, journaliste-réalisatrice, Premières Lignes TV. Elise Lucet, journaliste, France 2. Pierre-Emmanuel Luneau-Daurignac, journaliste-réalisateur. Virginie Marquet, avocate. Laurent Mauduit, journaliste, Mediapart. Marie Maurice, journaliste, Premières Lignes TV. Paul Moreira, producteur, Premières Lignes TV. Anthony Orliange, rédacteur en chef Capa. Sylvain Pak, journaliste-réalisateur. Laure Pollez, journaliste, France 2. Olivier Ponthus, rédacteur en chef, Yemaya. Delphine Prunault, journaliste-réalisatrice. Laurent Richard, journaliste-réalisateur. Premières Lignes TV Agnès Rousseaux, journaliste, Bastamag. Magali Serre, journaliste-réalisatrice. Frédéric Texeraud, producteur CAT&amp;Cie. Emmanuelle Veil, fondatrice du Journal minimal. Romain Verley, rédacteur en chef, Premières Lignes TV. Nicolas Vescovacci, journaliste-réalisateur, Premières Lignes TV.</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/secret-des-affaires-un-baillon-dor-pour-les-senateurs/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/secret-des-affaires-un-baillon-dor-pour-les-senateurs/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Secret des affaires : monsieur le Président, en marche vers la censure ?</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/secret-des-affaires-monsieur-le-president-en-marche-vers-la-censure/</link>
					<comments>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/secret-des-affaires-monsieur-le-president-en-marche-vers-la-censure/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Jun 2018 08:00:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Projet de loi sur les lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Conflit d'intérêts]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceur d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression et débats]]></category>
		<category><![CDATA[Lobbying]]></category>
		<category><![CDATA[Secret des affaires]]></category>
		<category><![CDATA[Sénat]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sciencescitoyennes.org/?p=90239</guid>

					<description><![CDATA[<p>Lettre ouverte de la coalition Stop Secrets des Affaires Nous en sommes persuad&#xE9;s. Comme nous, vous consid&#xE9;rez la libert&#xE9; d&#x2019;informer comme un pilier de la d&#xE9;mocratie. Comme nous, vous &#xEA;tes favorable &#xE0; l&#x2019;&#xE9;quilibre des pouvoirs et &#xE0; l&#x2019;int&#xE9;r&#xEA;t g&#xE9;n&#xE9;ral. Pendant des mois, nous avons d&#xE9;fendu ces valeurs &#x2013; dont vous &#xEA;tes l&#x2019;un des garants &#x2013; [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/secret-des-affaires-monsieur-le-president-en-marche-vers-la-censure/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Lettre ouverte de la coalition Stop Secrets des Affaires</strong></p>
<p>Nous en sommes persuadés. Comme nous, vous considérez la liberté d’informer comme un pilier de la démocratie. Comme nous, vous êtes favorable à l’équilibre des pouvoirs et à l’intérêt général.</p>
<p>Pendant des mois, nous avons défendu ces valeurs &#8211; dont vous êtes l’un des garants &#8211; pour amender la loi sur le secret des affaires, votre loi, portée par le député Raphaël Gauvain (LREM), ancien avocat d’affaires. Ce texte sera définitivement voté le 14 juin 2018 par l’Assemblée nationale. <span id="more-90239"></span>Or, votre majorité parlementaire n’a jamais pris en compte l’engagement des 550 000 citoyens signataires de notre pétition. Elle est restée sourde aux revendications de 52 organisations et syndicats. Elle a rejeté en bloc les arguments d’une grande partie de la presse française.</p>
<p>Aujourd’hui, ONG, représentants des salariés dans les entreprises, journalistes, syndicats, nous sommes tous solidaires pour dire «non» à l’actuelle transposition de la Directive européenne sur le secret des affaires.</p>
<p>Monsieur le président de la République, faut-il rappeler ici le travail exemplaire du D<sup>r</sup> Irène Frachon, sans laquelle il n’y aurait pas eu d’affaire Mediator ? Que dire du travail minutieux des lanceurs d’alerte, des chercheurs, des ONG et des centaines de journalistes, sans lesquels vous n’auriez jamais entendu parler des Panama Papers, des Paradise Papers, du Diesel Gate ou de l’affaire UBS ? La liste est trop longue pour que vous ignoriez l’utilité publique de ces enquêtes. Avec cette loi, elles n’auraient jamais vu le jour.</p>
<p>Comme toujours, le diable est dans les détails. La définition au large spectre du secret des affaires permettra aux entreprises de soustraire l’essentiel de leurs informations du débat citoyen. Les lanceurs d’alerte seront systématiquement traînés en justice, avant même de pouvoir faire la preuve de leur bonne foi. Les représentants du personnel pourront être poursuivis pour avoir diffusé des informations aux salariés. Les ONG devront démontrer qu’elles agissent pour le bien commun. Et les organes de presse pourront être assignés devant des tribunaux de commerce.</p>
<p>Désormais, la loi donnera aux entreprises le pouvoir de poursuivre tous ceux qui oseront révéler des informations sensibles dans l’intérêt général. Pis, avant même toute publication, elle réinstaurera une forme de censure a priori du juge, abolie en 1881 par la loi sur la liberté de la presse. Entre les mains de vos députés, cette loi constitue un outil de censure inédit. C’est une attaque sans précédent contre le droit d’informer ainsi que le droit d’être informé de manière libre et indépendante.</p>
<p>Monsieur le président de la République, si vous considérez la liberté d’informer comme un pilier de la démocratie, si vous êtes attaché à l’équilibre des pouvoirs et à la défense de l’intérêt général, nous ne sommes pas opposés au secret des affaires. Comme vous, nous souhaitons protéger le savoir-faire de nos entreprises et mettre un terme à l’espionnage économique entre acteurs concurrentiels. Mais c’est à ces acteurs, et à eux seuls, que le secret des affaires doit s’appliquer. Pas à l’ensemble de la société !</p>
<p>Nous refusons qu’une loi votée au nom du peuple soit instrumentalisée afin de bâillonner les citoyens. Nous ne pouvons accepter que des lobbys, quels qu’ils soient, dictent l’information.</p>
<p>Monsieur le président de la République, à l’heure où les médias n’ont jamais été aussi concentrés, à l’heure où les ONG n’ont jamais subi autant de pressions, vous ne pouvez remettre en cause le contrat historique qui unit les Français à leurs élites politiques.</p>
<p>En mars 1944, les représentants des organisations de résistance, des centrales syndicales et des partis politiques groupés au sein du Conseil national de la Résistance (CNR) décidaient d’assurer à la presse son indépendance <em>«à l’égard de l’Etat et des puissances d’argent».</em> Le CNR revendiquait l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant <em>«l’éviction des grandes féodalités économiques et financières».</em></p>
<p>La loi sur le secret des affaires s’attaque à ce pacte fondateur. Elle met sérieusement en danger l’équilibre démocratique et constitutionnel de notre pays. Elle érige le secret des affaires en un principe général et relègue la liberté d’information au rang de simple exception, sans poser de cadre précis.</p>
<p>Monsieur le président de la République, nous ne pouvons l’accepter.</p>
<p>La procédure parlementaire n’ayant permis aucun débat public digne de ce nom, ni aucune concertation entre les partenaires sociaux, vous êtes, avec le Premier ministre, le seul à pouvoir changer le contenu de cette loi.</p>
<p>Si comme nous, vous considérez la liberté d’informer comme un pilier de la démocratie ; si comme nous, vous êtes attaché à l’équilibre des pouvoirs et à la défense l’intérêt général, vous devez modifier cette loi. Vous devez limiter le champ d’application du secret des affaires aux seuls acteurs économiques concurrentiels.</p>
<p><strong>Liste des signataires collectifs :<br />
Sociétés des journalistes, sociétés des rédacteurs, organes de presse et associations soutenant la presse :</strong><br />
Agence France Presse. Prix Albert-Londres,<em>Alternatives économiques, Bastamag, </em>BFMTV, Capa, <em>Challenges, les Echos, Fakir, </em>Europe 1. Fédération française des agences de presse, <em>le Figaro, </em>France 2, France 3 Rédaction nationale, France Inter, <em>Fumigène Mag, </em><em>le Journal du dimanche, </em>le Journal minimal, les Jours, la TéléLibre, <em>Libération,</em>Mediacités, Mediapart, Collectif Metamorphosis,<em>l’Obs,</em>l’Observatoire des multinationales, <em>le Parisien, le Point,</em>Premières Lignes Télévision, Radio France, Reporterre, RMC, Société civile des auteurs multimédias (Scam), Slug News, <em>Télérama,</em>TF1, TV5 Monde, <em>la Vie.</em></p>
<p><strong>ONG et syndicats :</strong><br />
Anticor, les Amis de la Terre France, CCFD-Terre solidaire, Centre de recherche et d’information pour le développement (Crid), CFDT cadres, CFE-CGC, Collectif éthique sur l’étiquette, Crim’HALT. Fédération des finances-CGT, Fédération communication conseil culture, Fondation France Libertés, Foodwatch, Greenpeace France, Inf’OGM, Informer n’est pas un délit, le Mouvement, Nothing2hide, Notre affaire à tous, Ligue des droits de l’homme (LDH), Pollinis, Ritimo, Sciences citoyennes, Syndicat des avocats de France (SAF), Syndicat national des journalistes (SNJ), Snesup-FSU, SNCS-FSU (syndicat national des chercheurs scientifiques), SNJ &#8211; CGT, Sherpa, Solidaires, UGICT &#8211; CGT.</p>
<p><strong>Signatures individuelles, journalistes, producteurs, avocats : </strong><br />
Fabrice Angotti, rédacteur en chef RMC. Fabrice Arfi, Mediapart. Manon Bachelot, journaliste Premières Lignes TV. Irène Bénéfice, journaliste-réalisatrice. Linda Bendali, journaliste-réalisatrice, Premières Lignes TV Véronique Blanc, journaliste indépendante. Lise Blanchet, journaliste, Prix Albert-Londres. Frédéric Boisset, rédacteur en chef, Brainworks. Martin Boudot, journaliste-réalisateur, Premières Lignes TV. Denis Boutelier, producteur, CAT &amp; Cie. Félix Briaud, journaliste indépendant. Benoît Bringer, journaliste-réalisateur, Premières Lignes TV Christophe Brulé, rédacteur en chef, TSVP/MSVP. Jean-Pierre Canet, journaliste. Julie Charpentrat, journaliste. Benoît Collombat, journaliste, France Inter. Eric Colomer, journaliste-producteur, Dream Way. Caroline Constant-Baumard, journaliste, <em>l’Humanité</em><em>.</em> Guilhem Delteil, journaliste RFI. Antoine Deltour, lanceur d’alerte. Jennifer Deschamps, journaliste KM. Elsa Dicharry, journaliste aux <em>Echos</em><em>.</em> Aude Favre, journaliste indépendante. Emmanuel Gagnier, rédacteur en chef Premières Lignes TV. Audrey Gloaguen, journaliste indépendante. Catherine Golliau, journaliste au <em>Point</em><em>.</em> Pascal Henry, journaliste-réalisateur indépendant. Luc Hermann, producteur Premières Lignes TV. Etienne Huver, journaliste-réalisateur. Nicolas Jaillard, rédacteur en chef, TV Presse. Mathieu Jego, rédacteur en chef, France 2. Rosa Moussaoui, journaliste à <em>l’Humanité</em><em>.</em> Hervé Kempf, journaliste, fondateur de Reporterre. Rémi Labed, journaliste. Paul Laubacher, journaliste à <em>l’Obs</em><em>.</em> Séverine Lebrun, journaliste, France 2. Sophie Le Gall, journaliste-réalisatrice, Premières Lignes TV. Elise Lucet, journaliste, France 2. Pierre-Emmanuel Luneau-Daurignac, journaliste-réalisateur. Virginie Marquet, avocate. Laurent Mauduit, journaliste, Mediapart. Marie Maurice, journaliste, Premières Lignes TV. Paul Moreira, producteur, Premières Lignes TV. Anthony Orliange, rédacteur en chef Capa. Sylvain Pak, journaliste-réalisateur. Laure Pollez, journaliste, France 2. Olivier Ponthus, rédacteur en chef, Yemaya. Delphine Prunault, journaliste-réalisatrice. Laurent Richard, journaliste-réalisateur. Premières Lignes TV Agnès Rousseaux, journaliste, Bastamag. Magali Serre, journaliste-réalisatrice. Frédéric Texeraud, producteur CAT&amp;Cie. Emmanuelle Veil, fondatrice du Journal minimal. Romain Verley, rédacteur en chef, Premières Lignes TV. Nicolas Vescovacci, journaliste-réalisateur, Premières Lignes TV.</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/secret-des-affaires-monsieur-le-president-en-marche-vers-la-censure/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/secret-des-affaires-monsieur-le-president-en-marche-vers-la-censure/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>#stopsecretdaffaires</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/stopsecretdaffaires/</link>
					<comments>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/stopsecretdaffaires/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Apr 2018 10:30:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Projet de loi sur les lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Conflit d'intérêts]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceur d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression et débats]]></category>
		<category><![CDATA[Lobbying]]></category>
		<category><![CDATA[Secret des affaires]]></category>
		<category><![CDATA[Sénat]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sciencescitoyennes.org/?p=84340</guid>

					<description><![CDATA[<p>LETTRE OUVERTE AU PR&#xC9;SIDENT DE LA R&#xC9;PUBLIQUE M. Le Pr&#xE9;sident, refusez qu&#x2019;avec le secret des affaires, le secret ne devienne la r&#xE8;gle et les libert&#xE9;s des exceptions Monsieur le Pr&#xE9;sident, Le Parlement s&#x2019;appr&#xEA;te &#xE0; voter via une proc&#xE9;dure acc&#xE9;l&#xE9;r&#xE9;e une proposition de loi portant &#xAB; sur la protection des savoir-faire et des informations commerciales non [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/stopsecretdaffaires/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><strong>LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE</strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>M. Le Président, refusez qu’avec le secret des affaires, le secret ne devienne la règle et les libertés des exceptions</strong></p>
<p>Monsieur le Président,</p>
<p>Le Parlement s’apprête à voter via une procédure accélérée une proposition de loi portant « <em>sur la protection des savoir-faire et des informations commerciales non divulgués (secrets d&rsquo;affaires) contre l&rsquo;obtention, l&rsquo;utilisation et la divulgation illicites</em> ».</p>
<p><span id="more-84340"></span></p>
<p>Ce texte est la transposition d&rsquo;une directive européenne adoptée en 2016, malgré les mises en garde des associations, des syndicats, des journalistes, et l&rsquo;opposition massive des citoyens. Bien que nécessaire, une protection des secrets de fabrication, de l’innovation et de la propriété intellectuelle ne doit pas entraîner une remise en cause des libertés fondamentales, ou une restriction de la liberté de circulation des personnes et des idées.</p>
<p>La France dispose de marges de manœuvre pour la transposition de la directive dans son droit national, et peut faire le choix de préserver les libertés tout en respectant le droit européen.</p>
<p>Alors qu’habituellement, les directives européennes sont transposées par un projet de loi gouvernemental, passant en conseil des ministres et comportant une étude d’impact, nous regrettons que la France ait cette fois choisi une discrète proposition de loi d’initiative parlementaire. Discrète et expresse : déposée le 19 février 2018, elle vient d’être adoptée à l’Assemblée Nationale et sera examinée par le Sénat ce 18 avril, avec une adoption prévue dans la foulée en procédure accélérée. Tout cela sans aucun débat public, alors même qu’ONG, syndicats, journalistes et citoyen.ne.s ont à plusieurs reprises dénoncé le danger que cette directive représente pour les libertés fondamentales. Plusieurs centaines de milliers de français.es se sont ainsi mobilisé.e.s contre cette proposition de loi en signant des pétitions dont la plus récente, lancée le 19 mars, a déjà recueilli plus de 300 000 signatures.</p>
<p><strong>En janvier 2015, lorsque nous vous avions interpellé sur l’intégration dans votre projet de loi d’un amendement sur le secret des affaires, vous aviez fait le choix de retirer cette disposition, la jugeant dangereuse pour les libertés publiques. Pourtant, lors du récent débat parlementaire, votre gouvernement a refusé les amendements permettant de restreindre l’application du secret des affaires aux seuls acteurs concurrentiels. Pourquoi un tel revirement ?</strong></p>
<p>L’option retenue par la proposition de loi présentée par la majorité parlementaire et durcie par la commission des lois du Sénat, remet en cause l’intérêt général et le droit des citoyens à l’information. Il s’agit d’une inversion de nos principes républicains : <strong>le secret devient la règle, et les libertés des exceptions</strong>. De fait, en l’état, cette loi permettra de verrouiller l&rsquo;information à la fois sur les pratiques et sur les produits commercialisés par les entreprises.</p>
<p>La définition du « secret d&rsquo;affaire » est si vaste que n&rsquo;importe quelle information interne à une entreprise peut désormais être classée dans cette catégorie. La loi sur le secret des affaires concerne des informations d’intérêt général telles que les pratiques fiscales des entreprises, l’impact de leurs activités et de leurs produits sur la santé et l’environnement, etc. Des scandales tels ceux du Médiator, du bisphénol A ou des Panama Papers pourraient ainsi ne plus être portés à la connaissance des citoyens.  L’infraction au secret des affaires aurait lieu dès l’obtention de ces informations, quel que soit l’objectif poursuivi dans leur utilisation et diffusion.</p>
<p>La loi concerne aussi les savoir et savoir- faire acquis par les salarié.e.s, et pourrait ainsi permettre de généraliser les clauses de non concurrence limitant la mobilité des salarié.e.s.</p>
<p><a href="https://sciencescitoyennes.org/logostoptradesecrets/"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignright wp-image-84343 size-medium" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2018/04/logostoptradesecrets-300x200.jpg" alt="Logostoptradesecrets 300x200" width="300" height="200"  title="#stopsecretdaffaires" /></a></p>
<p>Les journalistes, les scientifiques, les syndicats, les ONG ou les lanceurs d&rsquo;alertes qui s&rsquo;aventureraient à rendre publiques de telles informations s&rsquo;exposeraient à une procédure judiciaire longue et coûteuse, et surtout à une sanction qui décourageraient de futures divulgations. D’autant que la commission des lois sénatoriale vient de créer une sanction pénale pour ce nouveau délit tout en supprimant les sanctions pour procédures dilatoires ou abusives, pourtant prévues par la directive. C&rsquo;est là le pouvoir de cette loi : devenir une arme de dissuasion. Pour les téméraires qui briseront cette loi du silence, il ne restera plus qu’à espérer que les tribunaux feront primer la liberté d’expression et d&rsquo;information&#8230;La récente condamnation par le tribunal de Metz d&rsquo;Edouard Perrin, le journaliste qui a révélé l&rsquo;affaire Luxleaks, remet en cause la protection des sources et indique plutôt une orientation contraire</p>
<p>Les « garanties » proposées aux journalistes, aux lanceurs d&rsquo;alertes et aux syndicats ne vaudront ainsi pas grand-chose devant une juridiction (incluant les tribunaux de commerce) armée d&rsquo;un nouveau droit érigeant le secret des affaires en principe, et la révélation d’informations d’intérêt public en exception. Sans compter les centaines d’associations œuvrant quotidiennement en faveur des droits humains ou pour la protection de l’environnement qui devront systématiquement justifier leur mission d’intérêt général. Pourtant, la liberté d&rsquo;expression et la liberté de l&rsquo;information devraient être le principe prééminent, comme le prévoit l&rsquo;article 10 de la Convention européenne des droits de l&rsquo;homme. C&rsquo;est la condition de la démocratie.</p>
<p>Monsieur le Président, nous comptons sur les engagements que vous avez formulés durant la campagne électorale en faveur de la protection des droits fondamentaux pour défendre la liberté d’expression. Aussi, <strong>nous, signataires de cette lettre ouverte, lanceurs d&rsquo;alertes, syndicats, associations, journalistes, chercheurs, nous opposons à l’adoption en l’état de cette loi, et vous demandons, Monsieur le Président, de défendre le droit à l&rsquo;information et l&rsquo;intérêt général en restreignant le champ d&rsquo;application du secret des affaires aux seuls acteurs économiques concurrentiels. </strong>Dans cette espérance, nous vous prions d&rsquo;agréer, Monsieur le Président, l&rsquo;expression de notre haute considération.</p>
<hr />
<p><em><strong>Signataires :</strong> </em></p>
<p>Appel-Muller Patrick, Directeur de la rédaction de <strong>l’Humanité</strong> ; Auroi Danielle, Présidente de <strong>Forum Citoyen pour la RSE</strong> ; Berille Luc, Secrétaire général de l’<strong>UNSA</strong> ; Beynel Éric, Porte-parole de <strong>Solidaires</strong> ; Binet Sophie et Kotlicki Marie-José, Secrétaires générales de l’<strong>UGICT-CGT</strong> ; Blanchet Lise, Présidente de la Commission <strong>SCAM</strong> des journalistes : Borrel Thomas, Porte-parole de <strong>Survie</strong> ; Bounaud Laurène, Déléguée générale de <strong>Transparency International</strong> ; Cellier Dominique, Président de <strong>Sciences Citoyennes</strong> ; Collectif <strong>« On ne se taira pas ! »</strong> ; Compain Florent, Président des <strong>Amis de la Terre France</strong> ; Coriat Benjamin et Sterdyniak Henri, <strong>Économistes atterrés</strong>; Cossart Sandra, Directrice de <strong>Sherpa</strong>; Cutajar Chantal, Présidente de l’<strong>Observatoire Citoyen pour la Transparence Financière</strong> <strong>Internationale</strong> ; Darmon Muriel, Présidente de l’<strong>Association Française de Sociologie</strong> ; Deltour Antoine, Lanceur d’Alertes <strong>LuxLeaks</strong> ; Dubreuil Katia, Présidente du <strong>Syndicat de Magistrature</strong> ; Duval Guillaume, Président du <strong>Collectif Éthique sur l’étiquette</strong> ; Faucheux Benoît, Directeur général de <strong>CCFD Terre Solidaires</strong> ; Fayet Véronique, Présidente du <strong>Secours Catholique</strong> ; Fontaine Alain, Directeur général de <strong>Terre des Hommes France</strong> ; Julliard Jean-François, Directeur exécutif de <strong>Greenpeace France</strong> ; Kalinowski Wojtek, Co-directeur de l’Institut <strong>Veblen</strong> ; Laarman Nicolas, Directeur général de <strong>Pollinis</strong> ; Lanier Vincent, Premier secrétaire général du <strong>Syndicat national des journalistes</strong> ; Lefevre Christophe, Secrétaire national en charge des affaires européennes de la <strong>CFE-CGC</strong> ; Lepers Elliot, Directeur de l’ONG <strong>Le Mouvement</strong> ; Mahieu Laurent, Secrétaire général de la <strong>CFDT Cadres</strong> ; Marolleau Jean-Louis, Secrétaire exécutif du <strong>Réseau Foi et Justice Afrique Europe</strong> – Antenne de France ; Merckaert Jean, Rédacteur en Chef de la <strong>Revue Projet</strong> ; Monfort Patrick, Secrétaire général du <strong>SNCS-FSU</strong> ; Morin Jérôme, Secrétaire général de la <strong>F3C CFDT </strong>; Noisette Christophe, Rédacteur en Chef d’<strong>Inf’OGM</strong> ; Pedersen Birthe, Présidente d’<strong>Action Aid France</strong> <strong>– Peuples Solidaires</strong> ; Peres Éric, Secrétaire général de <strong>FO Cadres</strong> ; Perrin Édouard, Président du Collectif <strong>« Informer N’est Pas un Délit »</strong> ; Petitjean Olivier, coordinateur à l’<strong>Observatoire des Multinationales</strong> ; Pigeon Martin, <strong>Corporate Europe Observatory</strong> ; Plihon Dominique et Trouvé Aurélie, <strong>Porte-paroles d’ATTAC</strong> ; Poilane Emmanuel, Directeur général de <strong>France Libertés</strong> et président du <strong>CRID</strong> ; Poitier Julie, Directrice de <strong>Bio Consom’Acteurs</strong> ; Rehbinder Lison, Coordinatrice de la <strong>Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires</strong> ; Remy Clément, Président de <strong>Pollinis</strong> ; Rizzoli Fabrice, <strong>CrimHalt</strong> ; Roques Laurence, Présidente du <strong>Syndicat des Avocats de France</strong> ; Salemkour Malik, Président de la <strong>Ligue des Droits de l’Homme</strong> ; Vire Emmanuel, Secrétaire général du <strong>Syndicat National des Journalistes CGT</strong>; Youakim Marie, Co-présidente de <strong>Ritimo</strong> ; SDJ des <strong>Échos</strong> ; SDJ de <strong>Premières Lignes</strong> ; SDJ de <strong>TV5 Monde</strong> ; SDJ de <strong>BFMTV</strong> ; SDJ de <strong>l’AFP</strong> ; SDJ de <strong>Challenges</strong> ; SDJ de la rédaction nationale de <strong>France 3</strong> ; SDJ de <strong>Télérama</strong> ; SDJ du <strong>JDD</strong> ; SDJ de <strong>l’AEF</strong> ; Société des rédacteurs du <strong>Monde</strong> ; SDJ de <strong>Radio France</strong> ; SDJ du <strong>Figaro</strong> ; SDJ du <strong>Point</strong> ; SDJ de <strong>RTL</strong> ; SDJ de <strong>La Vie</strong> ; SDJ de <strong>Libération</strong> ; Rédaction d’<strong>Alternatives Economiques</strong> ; SDJ de <strong>TF1</strong> ; SDJ de <strong>RMC</strong>, SDJ de <strong>Mediapart</strong> ; SDJ de <strong>l’Humanité</strong> ; SDJ de <strong>France 2</strong> ; Prix <strong>Albert Londres</strong> ; <strong>Télé Libre</strong>.</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/stopsecretdaffaires/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/stopsecretdaffaires/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Loi Sapin 2 : un dispositif inopérant pour l’alerte</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/loi-sapin-2-un-dispositif-inoperant-pour-lalerte/</link>
					<comments>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/loi-sapin-2-un-dispositif-inoperant-pour-lalerte/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Nov 2016 15:00:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Projet de loi sur les lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceur d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Sénat]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://sciencescitoyennes.org/?p=39969</guid>

					<description><![CDATA[<p>La loi Sapin 2, vot&#xE9;e mardi 8 novembre, promettait de r&#xE9;pondre de mani&#xE8;re globale &#xE0; la question de l&#x2019;alerte. L&#x2019;association Sciences Citoyennes y &#xE9;tait favorable tant le saupoudrage l&#xE9;gislatif op&#xE9;r&#xE9; ces derni&#xE8;res ann&#xE9;es &#x2013; &#xE0; travers pas moins de huit lois &#x2013; rendait la question de l&#x2019;alerte et des lanceurs d&#x2019;alerte inintelligible. La situation l&#xE9;gislative [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/loi-sapin-2-un-dispositif-inoperant-pour-lalerte/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La loi Sapin 2, votée mardi 8 novembre, promettait de répondre de manière globale à la question de l’alerte. L’association <i><b>Sciences Citoyennes</b></i> y était favorable tant le saupoudrage législatif opéré ces dernières années &#8211; à travers pas moins de huit lois &#8211; rendait la question de l’alerte et des lanceurs d’alerte inintelligible. La situation législative apparaissait inadaptée alors que chacun s’accordait sur le fait que les lanceurs d’alerte ont permis de révéler de nombreux scandales par le passé et pourraient permettre d’éviter de nouveaux drames et dysfonctionnements à l’avenir.<span id="more-39969"></span></p>
<p><i><b>Sciences Citoyennes</b></i> estime que des avancées concrètes ont été obtenues tant en matière de protection des lanceurs d’alerte qu’en matière d’accompagnement, conformément à ses recommandations : <b>le lanceur d’alerte aura pour interlocuteur le</b><b> Défenseur des droits </b><b>qui aura lui même pour mission de l’orienter vers les autorités compétentes, de s’assurer de </b><b>sa protection et </b><b>de </b><b>lui apporter un soutien financier.</b></p>
<p>Mais <b>la loi Sapin 2</b> opère parallèlement un retour en arrière qui vient saper ce qui semblait être un progrès : elle <b>exclut</b><b> du droit d’alerte les personnes morales </b><b>que sont notamment les </b><b>associations et </b><b>les </b><b>syndicats ! </b></p>
<p>Par ailleurs, si notre participation au groupe d’étude du Conseil d’État avait permis de souligner et de faire entendre l’importance de ne pas dissocier la protection du lanceur d’alerte du traitement de ladite alerte et de son expertise, ce pan fondamental &#8211; celui du traitement de l’alerte &#8211; a été oublié et prive d’intérêt l’ensemble du dispositif législatif : <b>il ne suffit pas de protéger le lanceur d’alerte, il faut aussi protéger l’alerte !</b></p>
<p>Pire encore, la Commission nationale de Déontologie de l’expertise et de l’alerte, créée par la loi Blandin de 2013, se retrouve amputée de ses missions de recueil et de suivi des alertes. <b>Où donc le Défenseur des droits enverra-t-il les lanceurs d’alerte quand elles concerneront notamment les questions sanitaires et environnementales ?</b></p>
<p><a href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2016/11/LA-Sapin2.jpg"><img decoding="async" class="alignright wp-image-39989" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2016/11/LA-Sapin2-300x300.jpg" alt="la-sapin2" width="200" height="200"  title="Loi Sapin 2 : un dispositif inopérant pour l’alerte" /></a>Après le sang contaminé, les prothèses PIP, le Médiator et bien d’autres scandales, <i><b>Sciences Citoyennes </b></i><b>réclamait et continue de réclamer</b> &#8211; plutôt que cette commission sous tutelle ministérielle dont le rôle n’est que consultatif &#8211; <b> une Haute Autorité de l’alerte et de l’expertise, réellement indépendante, en charge du traitement effectif des alertes </b><b>et qui feraient réaliser des</b><b> expertise</b><b>s</b><b> non biaisée</b><b>s</b><b> par de</b><b>s </b><b>conflits d’intérêt</b><b>s.</b></p>
<p>Si le lanceur d’alerte est <i>a priori</i> protégé de représailles directes, d’autres moyens de pression existent (intimidations, actions sur les proches, etc.). Qui donc ira prendre le risque de s’exposer ou d’exposer ses proches s’il n’a pas la garantie que son alerte ne soit traitée ?</p>
<p><b>L’alerte est d’utilité publique et rien ne doit permettre d’en freiner la manifestation.</b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Contact</strong> : Glen Millot &#8211; glen.millot[@]sciencescitoyennes.org &#8211; 01 43 14 73 62</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/loi-sapin-2-un-dispositif-inoperant-pour-lalerte/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/loi-sapin-2-un-dispositif-inoperant-pour-lalerte/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les ONG en appellent à la responsabilité des sénateurs</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/lanceurs-dalerte-les-ong-en-appellent-a-la-responsabilite-des-senateurs/</link>
					<comments>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/lanceurs-dalerte-les-ong-en-appellent-a-la-responsabilite-des-senateurs/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Nov 2016 11:00:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Projet de loi sur les lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceur d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Sénat]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://sciencescitoyennes.org/?p=39665</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les ONG regrettent tr&#xE8;s vivement que la commission des lois s&#xE9;natoriale ait mis &#xE0; bas le dispositif &#xE9;quilibr&#xE9; adopt&#xE9; par l&#x2019;Assembl&#xE9;e nationale &#x2013; fruit du travail du gouvernement et des deux chambres,&#xA0;lors de l&#x2019;examen du projet de loi &#xAB;&#xA0;transparence, lutte contre la corruption et modernisation de la vie publique&#xA0;&#xBB;. Plus d&#x2019;un quart des amendements ont [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/lanceurs-dalerte-les-ong-en-appellent-a-la-responsabilite-des-senateurs/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les ONG regrettent très vivement que la commission des lois sénatoriale ait mis à bas le dispositif équilibré adopté par l’Assemblée nationale – fruit du travail du gouvernement et des deux chambres, lors de l’examen du projet de loi <a href="http://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/transparence_lutte_corruption_economie.asp">« transparence, lutte contre la corruption et modernisation de la vie publique »</a>.<br />
<span id="more-39665"></span></p>
<p>Plus d’un quart des amendements ont été déposés sur l’unique article concernant la protection des lanceurs d’alerte (article 6) – visant notamment à la suppression du principe de précaution dans la définition, du soutien financier aux lanceurs d’alerte (pourtant adopté par le Sénat en première lecture) ou des sanctions pénales pour les auteurs de représailles.</p>
<p>Nous exprimons notre vive inquiétude et incompréhension face à la destruction des fondements du dispositif, inspiré des meilleurs standards internationaux et notamment du modèle britannique (1998), des recommandations du Conseil de l’Europe (2014), des ONG (2015) ou du Conseil d’Etat (2016).</p>
<p>Afin d’assurer une protection effective des lanceurs d’alerte, nous demandons la réintroduction de toutes les mesures supprimées, et la mise en cohérence de la procédure de signalement avec la loi organique relative au Défenseur des droits.</p>
<p>Il appartient au Sénat dans sa rigueur de régulariser la saisine directe du Défenseur des Droits par le lanceur d’alerte, à l’instar des victimes de discrimination, de préciser le rôle des instances représentatives du personnel dans le dispositif, et de veiller au maintien des acquis des lois sectorielles déjà adoptées conformément aux recommandations du Conseil d’Etat.</p>
<p>En adoptant, comme l’ont fait avant nous de nombreux pays démocratiques, un dispositif cohérent et équilibré visant à  protéger les lanceurs d’alerte agissant au service de l’intérêt  général, le Parlement contribuera à renforcer la participation  des citoyens à  la vie publique.</p>
<p><strong>Communiqué de :</strong></p>
<ul>
<li>Anticor</li>
<li>Bloom</li>
<li>CCFD-Terre solidaire</li>
<li>CFDT</li>
<li>CFDT Cadres</li>
<li>Collectif Roosevelt</li>
<li>Greenpeace France</li>
<li>Le Pacte civique</li>
<li>Ligue des droits de l’Homme</li>
<li>Plateforme des paradis fiscaux et judiciaires</li>
<li>Powerfoule</li>
<li>Pugwash-France</li>
<li>Réseau Environnement Santé</li>
<li>Sciences Citoyennes</li>
<li>Transparency International France</li>
<li>UGICT – CGT</li>
</ul>
<p><strong>Contact presse</strong><br />
Transparency International France : Julian Névo – contact[@]transparency-france.org –  01 84 16 95 65<br />
CCFD Terre Solidaire : Sophie Rebours – s.rebours[@]ccfd-terresolidaire.org –  07 61 37 38 65<br />
UGICT – CGT : Melody Tonolli – communication[@]ugict.cgt.fr – 06 76 48 93 55<br />
Sciences Citoyennes : Glen Millot – glen.millot[@]sciencescitoyennes.org – 01 43 14 73 62</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/lanceurs-dalerte-les-ong-en-appellent-a-la-responsabilite-des-senateurs/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/lanceurs-dalerte-les-ong-en-appellent-a-la-responsabilite-des-senateurs/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Dernière ligne droite pour protéger nos lanceurs d\&#8217;alerte</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/derniere-ligne-droite-pour-proteger-nos-lanceurs-dalerte-2/</link>
					<comments>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/derniere-ligne-droite-pour-proteger-nos-lanceurs-dalerte-2/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Sep 2016 10:00:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Projet de loi sur les lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceur d'alerte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/derniere-ligne-droite-pour-proteger-nos-lanceurs-dalerte-2/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le projet de loi relatif &#xE0; la transparence, &#xE0; la lutte contre la corruption et &#xE0; la modernisation de la vie &#xE9;conomique et la proposition de loi&#xA0;relative au D&#xE9;fenseur des droits, via lesquels pourraient &#xEA;tre mis en place une protection efficace des lanceurs d\&#x2019;alerte, entrent dans leur derni&#xE8;re ligne droite. Mercredi 14 septembre se r&#xE9;unit [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/derniere-ligne-droite-pour-proteger-nos-lanceurs-dalerte-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le <a href=\"http://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/transparence_lutte_corruption_economie.asp\">projet de loi relatif à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique</a> et la <a href=\"http://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/competence_defenseur_droits_protection_lanceurs_alerte.asp\">proposition de loi relative au Défenseur des droits</a>, via lesquels pourraient être mis en place une protection efficace des lanceurs d\&rsquo;alerte, entrent dans leur dernière ligne droite.</p>
<p>Mercredi 14 septembre se réunit une Commission mixte paritaire (CMP) dont le but est d\&rsquo;aboutir à un texte commun au Sénat et à l\&rsquo;Assemblée nationale. Le texte issu de cette CMP ou un autre texte (celui issu de l\&rsquo;Assemblée nationale plus probablement) en cas de désaccord sera ensuite soumis à une nouvelle et dernière lecture par les députés.</p>
<p>Il est donc urgent d\&rsquo;interpeller les 28 parlementaires, membres de cette commission, afin qu\&rsquo;ils mesurent les enjeux de ce qui leur est confié et aillent dans le bon sens.<br />
<span id="more-145118"></span><br />
Sciences Citoyennes s\&rsquo;associe donc à la campagne menée par Transparency International France, avec qui nous collaborons sur la durée et vous invite à y participer par le biais du module mis en place sur le site de Power foule :<br />
<a href=\"https://www.powerfoule.org/campaigns/panamapapers/cmp/dernière-ligne-droite-pour-protéger-nos-lanceurs-dalerte\">https://www.powerfoule.org/campaigns/panamapapers/cmp/dernière-ligne-droite-pour-protéger-nos-lanceurs-dalerte</a></p>
<p><img class=\"alignnone size-medium\" src=\"https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/powerfoule/CMP-visuel-PAGE.jpg\" alt=\"\" width=\"580\" height=\"291\" /></p>
<p>Pour rappel, vous pouvez retrouver les amendements que nous avons proposé, en juin dernier, aux députés sur la base des textes adoptées en commission des lois :<br />
<a href=\"https://sciencescitoyennes.org/amendements-au-projet-de-loi-sapin-2/\">https://sciencescitoyennes.org/amendements-au-projet-de-loi-sapin-2/</a></p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/derniere-ligne-droite-pour-proteger-nos-lanceurs-dalerte-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/derniere-ligne-droite-pour-proteger-nos-lanceurs-dalerte-2/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
