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	<title>Christine Noiville - Sciences Citoyennes</title>
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	<description>Les sciences avec et pour les citoyennes</description>
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	<title>Christine Noiville - Sciences Citoyennes</title>
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		<title>Projet de loi pour la déontologie de l’expertise et la protection des lanceurs d’alerte</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Oct 2010 12:38:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Fondation Sciences Citoyennes a &#233;labor&#233;, avec l&#8217;aide des juristes Marie-Ang&#232;le Hermitte et Christine Noiville, un projet de loi de loi pour la d&#233;ontologie de l&#8217;<span class="glossaryLink"  aria-describedby="tt"  data-cmtooltip="&#60;div class=glossaryItemTitle&#62;Expertise&#60;/div&#62;&#60;div class=glossaryItemBody&#62;&#60;/div&#62;"  data-gt-translate-attributes='[{"attribute":"data-cmtooltip", "format":"html"}]'  tabindex='0' role='link'>expertise</span> et la protection des <span class="glossaryLink"  aria-describedby="tt"  data-cmtooltip="&#60;div class=glossaryItemTitle&#62;Lanceurs d&#38;rsquo;alerte&#60;/div&#62;&#60;div class=glossaryItemBody&#62;Un &#38;lt;b&#38;gt;lanceur d&#38;#039;alerte&#38;lt;/b&#38;gt; est toute personne, groupe ou institution qui, ayant connaissance d&#38;#039;un danger, d&#38;#039;un risque ou d&#38;#039;un scandale, adresse un signal d&#38;#039;alarme en esp&#233;rant enclencher un processus de r&#233;gulation, de controverse ou de mobilisation collectiveIl s&#38;#039;agit g&#233;n&#233;ralement d&#38;#039;une personne ou d&#38;#039;un groupe qui estime avoir d&#233;couvert des &#233;l&#233;ments qu&#38;#039;il consid&#232;re comme mena&#231;ants pour l&#38;#039;Homme, la soci&#233;t&#233;, l&#38;#039;&#233;conomie ou l&#38;#039;environnement et qui, de mani&#232;re d&#233;sint&#233;ress&#233;e, d&#233;cide de les porter &#224; la connaissance d&#38;#039;instances officielles, d&#38;#039;associations ou de m&#233;dias, souvent contre l&#38;#039;avis de sa hi&#233;rarchie.&#60;/div&#62;"  data-gt-translate-attributes='[{"attribute":"data-cmtooltip", "format":"html"}]'  tabindex='0' role='link'>lanceurs d&#8217;alerte</span>. Expos&#233; des motifs Les m&#233;canismes d&#8217;alerte, &#233;l&#233;ments-cl&#233;s de la gestion des risques &#233;cologiques et sanitaires, constituent un corollaire des principes de pr&#233;vention et [&#8230;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/projet-de-loi-lanceurs-dalerte/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="font-weight: normal;"><em>La Fondation Sciences Citoyennes a élaboré, avec l’aide des juristes Marie-Angèle Hermitte et Christine Noiville, un projet de loi de loi pour la déontologie de l’expertise et la protection des lanceurs d’alerte.</em></span><span id="more-18044"></span><br />
</strong></p>
<p><strong><em>Exposé des motifs</em></strong></p>
<p>Les mécanismes d’alerte, éléments-clés de la gestion des risques écologiques et sanitaires, constituent un corollaire des principes de prévention et de précaution sur lesquels sont fondés les droits de l’environnement et de la santé publique. Parce qu’ils visent à éviter ou limiter des dommages en cours de réalisation, ils ont conduit à la mise en place de multiples mécanismes d’alerte institutionnalisés (loi n°98-535 du 1er juillet 1998 relative au renforcement de la veille sanitaire et du contrôle de la sécurité sanitaire des produits destinés à l’homme ; loi n°2004-806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique, etc.…). Tous poursuivent un même objectif : réduire le temps qui s’écoule entre l’apparition d’un risque de dommage et la prise de conscience de ses effets en réagissant aux signaux de risque de manière aussi rapide et efficace que possible.</p>
<p>La présente proposition vise à compléter ces mécanismes sans les remplacer.</p>
<p>Cherchant à répondre à l’inquiétude manifestée par des parlementaires comme par le gouvernement et la société civile, elle crée une institution, la Haute Autorité de l’expertise scientifique et de l’alerte (HAEA) en matière de santé et d’environnement. Elle aura pour premier rôle d’énoncer, parfaire et contrôler l’application des « principes directeurs de l’expertise ».</p>
<p>La HAEA devra instruire certaines alertes qui tendent aujourd’hui à échapper aux mécanismes « institutionnels » précédemment évoqués. Gérés en coopération par le pouvoir exécutif, diverses commissions d’évaluation et les Autorités administratives indépendantes compétentes, ces mécanismes font quotidiennement la preuve de leur efficacité. Mais l’expérience indique que des progrès pourraient être obtenus en se fondant sur les informations et savoirs détenus par des personnes physiques ou morales qui, ou bien ne relèvent pas de l’organisation officielle des alertes, ou bien, tout en en relevant, voient leur action entravée à un moment ou un autre du traitement de l’information qu’elles tentent de porter au jour. L’objet de la présente proposition de loi est donc de compléter les mécanismes institutionnels existants par des procédures permettant à des alertes que l’on peut appeler « informelles » de voir le jour et d’être instruites, à des conditions et selon des modalités précisément définies.</p>
<p>D’autre part, pour assurer qu’un maximum d’alertes « informelles » soit ainsi instruit, il convient de protéger ceux qui les portent et qu’il est convenu d’appeler « lanceurs d’alerte ». Tel est le troisième objet de cette proposition. Tout en fixant les conditions nécessaires pour canaliser les alertes informelles et éviter toute dérive vers la calomnie ou vers une société de l’alarme permanente, elle vise à assurer aux lanceurs d’alerte le droit de diffuser des informations sans subir de mesures de rétorsion discriminatoires ou d’atteintes disproportionnées à leur liberté d’expression.</p>
<p>Malgré sa nouveauté, un tel projet s’intègre harmonieusement dans l’architecture générale des droits français, européen et international.</p>
<p>En premier lieu, l’objectif de renforcement des systèmes d’alerte permet d’exécuter les obligations définies par le législateur dans les articles 49 et 52 de la loi n°2009-967 du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement. Dans son titre V intitulé Gouvernance, information et formation, la loi insiste sur l’importance de l’approche multidisciplinaire et pluraliste de l’expertise scientifique. Il était également prévu de réfléchir à l’opportunité de créer une instance propre à assurer « la protection de l’alerte et de l’expertise afin de garantir la transparence, la méthodologie et la déontologie des expertises. Elle pourra constituer une instance d’appel en cas d’expertises contradictoires et pourra être garante de l’instruction des situations d’alerte ».</p>
<p>C’est ce que cette proposition réalise avec la création d’une Haute Autorité de l’expertise scientifique et de l’alerte.</p>
<p>En second lieu, la protection des alertes et des lanceurs d’alerte s’inscrit dans le droit fil de la Charte de l’environnement adossée à la Constitution française. En vertu de l’article 2 de ce texte, toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement (ce qui constitue généralement l’objectif même du lanceur d’alerte). L’article 3 de la même charte prévoit que toute personne doit, dans les conditions définies par la loi, prévenir les atteintes qu’elle est susceptible de porter à l’environnement ou, à défaut, en limiter les conséquences (ce à quoi peut participer un lanceur d’alerte salarié d’une entreprise présentant des risques). En vertu de l’article 7, toute personne a par ailleurs le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement. Or l’on constate que de nombreux lanceurs d’alerte sont, in fine, appelés à participer à l’évolution du droit, soit à l’appel du législateur lui-même, soit comme contre-pouvoir à l’appel d’associations. Aux termes de l’article 9, enfin, la recherche et l’innovation doivent apporter leur concours à la préservation et à la mise en valeur de l’environnement, ce qui est le cas de nombreux lanceurs d’alerte chercheurs (l’exemple le plus évident est celui du GIEC, qui joue un rôle majeur dans les négociations internationales sur le changement climatique).</p>
<p>En troisième lieu, la protection du lanceur d’alerte constitue un complément des principes de transparence et de participation qui structurent le droit de l’environnement et le droit de la santé et qui sont à l’origine d’un renforcement continu du droit à l’information des populations sur les risques qu’elles encourent ou sont susceptibles d’encourir, individuellement et collectivement.</p>
<p>En quatrième lieu, la protection du lanceur d’alerte applique les principes de libre communication des pensées et des opinions, de liberté d’opinion et d’expression et de liberté de recevoir ou de communiquer des informations aux chercheurs, salariés d’une entreprise, journalistes ou simples citoyens, quand ils sont placés dans ces situations très particulières caractérisées par le lancement d’une alerte. C’est ainsi que les articles 11 de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen, 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et 10 de la Convention européenne des droits de l’Homme (CEDH) auront leur effectivité renforcée. Ces libertés s’exercent évidemment dans le cadre des lois qui en fixent les limites et sous condition de ne pas en abuser ; mais en application d’une jurisprudence désormais constante, la CEDH tend à privilégier une liberté d’expression et de critique renforcée lorsque, dans des domaines d’intérêt public comme la santé et l’environnement, la liberté de la recherche et le débat public apparaissent indispensables.</p>
<p>Enfin, on observera que la CNIL (Commission nationale informatique et libertés), qui dans son champ de compétences a commencé à réguler « l’alerte professionnelle », prévoit que des menaces sur la santé publique et l’environnement peuvent justifier le lancement de telles alertes.</p>
<p>La présente proposition confère un cadre et une véritable portée aux alertes informelles tout en s’inscrivant dans le cadre juridique existant. A cet effet, elle met en place des procédures nouvelles, prévoit la création d’une institution chargée de les mettre en œuvre et d’en assurer le respect, énonce, à une série de conditions soigneusement préétablies, un principe de protection des lanceurs d’alerte et prévoit des sanctions en cas de non-respect des règles ainsi établies.</p>
<p>Pour télécharger ou visualiser le projet de loi :</p>
<p><a title="Projet de loi de loi pour la déontologie de l’expertise et la protection des lanceurs d’alerte" href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2010/11/Loi-LA.pdf" target="_blank" rel="noopener">Projet de loi pour la déontologie de l’expertise et la protection des lanceurs d’alerte</a></p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/projet-de-loi-lanceurs-dalerte/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Tantôt David contre Goliath, tantôt Galilée&#8230;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Jun 2008 13:07:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lanceurs d'alerte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>QUOTIDIEN : samedi 28 juin 2008. http://www.humanite.fr/node/48026 Nous sommes tous des lanceurs d&#x2019;alerte&#x2026; C&#x2019;est &#xE0; n&#x2019;en pas douter l&#x2019;une des expressions en vue du moment, comme le furent, en leur temps, l&#x2019;altermondialiste ou le &#xAB; bourgeois boh&#xE8;me &#xBB;. Aujourd&#x2019;hui, il faut en &#xEA;tre ou en conna&#xEE;tre : un lanceur d&#x2019;alerte. Des salles de r&#xE9;daction aux [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/tantot-david-contre-goliath-tantot-galilee/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="rss_texte">QUOTIDIEN : samedi 28 juin 2008.<a class="spip_out" href="http://www.humanite.fr/node/48026"> http://www.humanite.fr/node/48026</a></p>
<p class="spip">Nous sommes tous des lanceurs d&rsquo;alerte… C&rsquo;est à n&rsquo;en pas douter l&rsquo;une des expressions en vue du moment, comme le furent, en leur temps, l&rsquo;altermondialiste ou le « bourgeois bohème ». Aujourd&rsquo;hui, il faut en être ou en connaître : un lanceur d&rsquo;alerte. Des salles de rédaction aux bancs de l&rsquo;Assemblée nationale, chacun essaie de revêtir la panoplie du Zorro sociétal, environnemental ou sanitaire pour ajouter une estampille « Grenelly correct » à son message. <span id="more-1385"></span>Pourtant n&rsquo;est pas lanceur d&rsquo;alerte qui veut et c&rsquo;est la plupart du temps de souffrance et de lutte dont il s&rsquo;agit et non de mode ou d&rsquo;effet de manche. Autrement dit, il ne faudrait pas laisser cette notion récente être dévoyée avant même d&rsquo;avoir été « fondée ». Le lanceur d&rsquo;alerte ne doit pas devenir l&rsquo;antimondialiste de la fin des années 1990 ou alors les médias dits dominants et autres commentateurs de la vie publique auront tôt fait de l&rsquo;assimiler à un délateur ou à un prophète de malheur. Car, passé le temps de l&#8217;empathie, ce type de nouvelles notions subit généralement un galvaudage médiatique et politique aussi long à effacer que les dernières traces d&rsquo;amiante à l&rsquo;université de Jussieu.</p>
<p class="spip">Aussi, la Fondation sciences citoyennes, s&rsquo;appuyant sur les travaux des sociologues Francis Chateauraynaud et Didier Torny, propose une définition de ce qu&rsquo;est un lanceur d&rsquo;alerte : « Citoyen, salarié ou scientifique travaillant dans le domaine publique ou privé, le lanceur d&rsquo;alerte se trouve, à un moment donné, confronté à un fait pouvant constituer un danger potentiel pour l&rsquo;homme ou son environnement, et décide dès lors de porter ce fait au regard de la société civile et des pouvoirs publics. Le temps que le risque soit publiquement reconnu, il est souvent trop tard. Les conséquences pour le lanceur d&rsquo;alerte, qui agit à titreindividuel parce qu&rsquo;il n&rsquo;existe pas à l&rsquo;heure actuelle en France de dispositif de traitement des alertes, peuvent être graves : de la mise au placard au licenciement, de la maladie au procès dans certains cas, il se retrouve directement exposé aux représailles dans un système qui ne le soutient pas car souvent subordonné à des intérêts financiers ou politiques. » Tantôt David contre Goliath, tantôt Galilée, le lanceur d&rsquo;alerte peut aussi être un salarié qui se soustrait au pouvoir de subordination de son employeur. Dans l&rsquo;actualité récente, citons le cas de Véronique Lapides qui, pour avoir pris à partie le maire de sa commune dans un tract alors qu&rsquo;elle représentait un collectif de riverains s&rsquo;interrogeant sur le nombre anormalement élevé de cas de cancers d&rsquo;enfants allant à l&rsquo;école sur un ancien site industriel, s&rsquo;est vu intenter un procès en diffamation par le maire lui-même. Autre cas emblématique, le biologiste Christian Vélot qui, pour tenir des propos critiques sur les OGM lors de conférences publiques, a subi des représailles « administratives » jusqu&rsquo;à une éviction de son institut de recherche programmée en 2009. Le choix d&rsquo;un biais détourné constitue un moyen efficace pour dissuader, railler voire détruire un individu isolé ne disposant pas d&rsquo;un arsenal juridique approprié. Quel poids une personne seule peut-elle avoir face à un groupe industriel, face à un licenciement annoncé, face à une hiérarchie à la fois juge et partie ?</p>
<p class="spip">Pour toutes ces raisons et parce que les lanceurs d&rsquo;alerte bénéficient d&rsquo;une protection juridique en Grande-Bretagne (le Public Interest Disclosure Act évite notamment aux lanceurs d&rsquo;alerte d&rsquo;être victimes de licenciement ou de pressions) et, sous des formes différentes et souvent complexes, aux États-Unis (le traitement juridique dépend de l&rsquo;origine de l&rsquo;alerte), en Nouvelle Zélande et en Afrique du Sud comme l&rsquo;ont rappelé le 27 mars dernier au Sénat les chercheurs Marie-Angèle Hermitte et Christine Noiville, il apparaît aujourd&rsquo;hui indispensable de définir un statut pour protéger les lanceurs d&rsquo;alerte. Les engagements 194 et 195 du Grenelle de l&rsquo;environnement et le rapport de Corinne Lepage sur la gouvernance écologique sont là pour rappeler aux responsables politiques que la protection des lanceurs d&rsquo;alerte doit être inscrite dans la loi et ne doit pas être mise à la marge comme dans le projet de loi de programme du Grenelle environnement. La Fondation sciences citoyennes envisage à ce sujet de proposer une loi à l&rsquo;automne prochain à l&rsquo;occasion des développements applicatifs de la loi Grenelle environnement. Les lanceurs d&rsquo;alerte sont des citoyens responsables… mais pas coupables.</p>
<p class="spip"><a class="spip_out" href="http://www.humanite.fr/node/48026">http://www.humanite.fr/node/48026</a></p>
</div>
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		<title>Journée sur les lanceurs d&#039;alerte et l&#039;expertise au Sénat</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Mar 2008 09:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Attention ! L&#x2019;inscription est OBLIGATOIRE car le colloque se passera au S&#xE9;nat : Les participants doivent s&#x2019;inscrire aupr&#xE8;s de Sciences Citoyennes &#xE0; contact[@]sciencescitoyennes.org ou par t&#xE9;l&#xE9;phone au 01 43 14 73 65. Le jour m&#xEA;me il faut se munir d&#x2019;une pi&#xE8;ce d&#x2019;identit&#xE9;. Programme lanceurs d&#x2019;alerte 27.03.08 Inscrite dans les conclusions du Grenelle de l&#x2019;environnement, la [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/journee-sur-les-lanceurs-dalerte-et-lexpertise-au-senat-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Attention ! L&rsquo;inscription est OBLIGATOIRE car le colloque se passera au Sénat : Les participants doivent s&rsquo;inscrire auprès de Sciences Citoyennes à contact[@]sciencescitoyennes.org ou par téléphone au 01 43 14 73 65. Le jour même il faut se munir d&rsquo;une pièce d&rsquo;identité.<span id="more-2051"></span></p>
<p><a href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/archives_doc/pdf/Invitation_lanceurs_d_alerte_senat_27-03.pdf">Programme lanceurs d&rsquo;alerte 27.03.08</a></p>
<p>Inscrite dans les conclusions du Grenelle de l&rsquo;environnement, la proposition d&rsquo;une loi instituant la protection des lanceurs d&rsquo;alerte a été reprise dans le rapport d&rsquo;étape des travaux de la Commission Lepage sur la gouvernance. L&rsquo;importance d&rsquo;un tel dispositif apparaît enfin comme cruciale à la fois au regard des enjeux majeurs de santé et d&rsquo;environnement, mais aussi pour une meilleure prise en compte des avis et expertises contradictoires, composantes indissociables d&rsquo;une démocratie forte. La France va ainsi rejoindre des pays comme les USA ou la Grande Bretagne qui ont une loi spécifique depuis plusieurs années.</p>
<p>Il s&rsquo;agit de définir un cadre de protection du lanceur d&rsquo;alerte environnementale et sanitaire à travers une législation réformant le droit du travail d&rsquo;une part et le droit d&rsquo;expression d&rsquo;autre part et lui conférant le même statut que le salarié protégé. Les lanceurs d&rsquo;alerte doivent avoir la possibilité de porter sur la place publique les hypothèses de danger pour l&rsquo;homme ou son environnement, sans être subordonnés aux clauses de secret industriel ou devoir de réserve et sans craindre d&rsquo;éventuelles représailles (licenciement abusif, procès, « mise au placard »)&#8230;</p>
<p>Interviendrons : les lanceurs d&rsquo;alerte Pierre Meneton, Christian Velot, Véronique Lapides, Maurice Coudoin, Benoit Bergeon, André Cicolella et d&rsquo;autres, les avocats Bernard Fau et Jean-Paul Teissonnière, les juristes Marie-Angèle Hermitte et Christine Noiville, le sociologue Francis Chateauraynaud, les politiques Marie-Christine Blandin, Michèle Rivasi et Corinne Lepage, et bien d&rsquo;autres.</p>
<p>Salle au Sénat : Clemenceau</p>
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		<title>Journée sur les lanceurs d\&#8217;alerte et l\&#8217;expertise au Sénat</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Mar 2008 09:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Attention ! L\&#x2019;inscription est OBLIGATOIRE car le colloque se passera au S&#xE9;nat : Les participants doivent s\&#x2019;inscrire aupr&#xE8;s de Sciences Citoyennes &#xE0; contact[@]sciencescitoyennes.org ou par t&#xE9;l&#xE9;phone au 01 43 14 73 65. Le jour m&#xEA;me il faut se munir d\&#x2019;une pi&#xE8;ce d\&#x2019;identit&#xE9;. Programme lanceurs d\&#x2019;alerte 27.03.08 Inscrite dans les conclusions du Grenelle de l\&#x2019;environnement, la [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/journee-sur-les-lanceurs-dalerte-et-lexpertise-au-senat-2-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Attention ! L\&rsquo;inscription est OBLIGATOIRE car le colloque se passera au Sénat : Les participants doivent s\&rsquo;inscrire auprès de Sciences Citoyennes à contact[@]sciencescitoyennes.org ou par téléphone au 01 43 14 73 65. Le jour même il faut se munir d\&rsquo;une pièce d\&rsquo;identité.<span id="more-144969"></span></p>
<p><a href=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/archives_doc/pdf/Invitation_lanceurs_d_alerte_senat_27-03.pdf\">Programme lanceurs d\&rsquo;alerte 27.03.08</a></p>
<p>Inscrite dans les conclusions du Grenelle de l\&rsquo;environnement, la proposition d\&rsquo;une loi instituant la protection des lanceurs d\&rsquo;alerte a été reprise dans le rapport d\&rsquo;étape des travaux de la Commission Lepage sur la gouvernance. L\&rsquo;importance d\&rsquo;un tel dispositif apparaît enfin comme cruciale à la fois au regard des enjeux majeurs de santé et d\&rsquo;environnement, mais aussi pour une meilleure prise en compte des avis et expertises contradictoires, composantes indissociables d\&rsquo;une démocratie forte. La France va ainsi rejoindre des pays comme les USA ou la Grande Bretagne qui ont une loi spécifique depuis plusieurs années.</p>
<p>Il s\&rsquo;agit de définir un cadre de protection du lanceur d\&rsquo;alerte environnementale et sanitaire à travers une législation réformant le droit du travail d\&rsquo;une part et le droit d\&rsquo;expression d\&rsquo;autre part et lui conférant le même statut que le salarié protégé. Les lanceurs d\&rsquo;alerte doivent avoir la possibilité de porter sur la place publique les hypothèses de danger pour l\&rsquo;homme ou son environnement, sans être subordonnés aux clauses de secret industriel ou devoir de réserve et sans craindre d\&rsquo;éventuelles représailles (licenciement abusif, procès, « mise au placard »)&#8230;</p>
<p>Interviendrons : les lanceurs d\&rsquo;alerte Pierre Meneton, Christian Velot, Véronique Lapides, Maurice Coudoin, Benoit Bergeon, André Cicolella et d\&rsquo;autres, les avocats Bernard Fau et Jean-Paul Teissonnière, les juristes Marie-Angèle Hermitte et Christine Noiville, le sociologue Francis Chateauraynaud, les politiques Marie-Christine Blandin, Michèle Rivasi et Corinne Lepage, et bien d\&rsquo;autres.</p>
<p>Salle au Sénat : Clemenceau</p>
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			</item>
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		<title>Santé publique et droit du travail</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/sante-publique-et-droit-du-travail/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Nov 2005 13:26:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflits d'intérêts]]></category>
		<category><![CDATA[André Cicolella]]></category>
		<category><![CDATA[Christine Noiville]]></category>
		<category><![CDATA[Francis Chateauraynaud]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceur d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Angèle Hermitte]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par Marie-Ang&#xE8;le Hermitte, Marthe Torre-Schaub (Chercheurs au Centre de recherches sur le droit des sciences et des techniques, Paris I &#x2013; CNRS) Toutes les affaires de sant&#xE9; publique qui ont fait l&#x2019;actualit&#xE9; des trente derni&#xE8;res ann&#xE9;es ont un point commun : entre le moment o&#xF9; les premiers indices de l&#x2019;existence d&#x2019;un risque sont rep&#xE9;r&#xE9;s et [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/sante-publique-et-droit-du-travail/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Par Marie-Angèle Hermitte, Marthe Torre-Schaub (Chercheurs au Centre de recherches sur le droit des sciences et des techniques, Paris I &#8211; CNRS)<br />
</em></p>
<div>Toutes les affaires de <em>santé publique</em> qui ont fait l&rsquo;actualité des trente dernières années ont un point commun : entre le moment où les premiers indices de l&rsquo;existence d&rsquo;un risque sont repérés et le moment où le risque est publiquement reconnu, une période de temps s&rsquo;écoule, entraînant la réalisation ou l&rsquo;aggravation des dommages. Les causes de la perte de temps sont multiples. Parmi elles, on trouve la difficulté à parler ou à se faire entendre, rencontrée par les salariés qui repèrent le risque. On pense ici très précisément, non pas au salarié qui craint pour sa santé ou celle de ses collègues, mais celui qui, n&rsquo;étant pas spécialement chargé d&rsquo;une mission ayant trait à la sécurité, suspecte un risque pour le public ou l&rsquo;environnement. <span id="more-1653"></span>Que l&rsquo;on soit dans le cadre d&rsquo;une entreprise privée ou dans celui de l&rsquo;organisation publique de la veille sanitaire <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-1' id='markerref-1653-1' onclick='return footnotation_show(1653)'>1</a></sup>, le circuit légal consiste à faire remonter l&rsquo;information par la voie hiérarchique, les instances dirigeantes étant seules habilitées à prendre la décision du moment et du contenu de sa divulgation. Or, dans un certain nombre de cas, l&#8217;employeur préfère taire cette suspicion par prudence scientifique parfois, par intérêt dans d&rsquo;autres hypothèses.<br />
Le schéma hiérarchique est bien intégré et l&rsquo;on a peu d&rsquo;exemples de salariés qui aient choisi d&rsquo;affronter leur hiérarchie pour divulguer une information importante pour la santé publique, sans que l&rsquo;on puisse distinguer ce qui tient à la peur du licenciement de ce qui relève d&rsquo;une culture corporatiste incitant à resserrer les rangs pour faire face au danger venu de l&rsquo;extérieur. Pour inciter les salariés à signaler les phénomènes inquiétants, le droit américain dispose d&rsquo;un texte spécial, le whistle blower protection Act, traduit en français par l&rsquo;idée de protection du lanceur d&rsquo;alerte <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-2' id='markerref-1653-2' onclick='return footnotation_show(1653)'>2</a></sup>. Il protège les salariés contre les mesures de rétorsion de leur employeur dans le but d&rsquo;assurer l&rsquo;effectivité du droit de l&rsquo;environnement et de la santé, dont la mise en œuvre dépend de la vigilance et de la coopération des salariés au contact des risques &#8230; Il a été souvent appliqué dans le domaine du nucléaire, de la protection de l&rsquo;environnement ou encore dans l&rsquo;affaire de la navette spatiale <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-3' id='markerref-1653-3' onclick='return footnotation_show(1653)'>3</a></sup>.<br />
Le droit français n&rsquo;ayant pas introduit un tel mécanisme de lutte contre les phénomènes d&rsquo;autocensure, on peut se demander si le droit commun du travail suffit à assurer une protection adéquate. Un arrêt rendu par la Cour d&rsquo;appel de Nancy le 17 juin 1998 incite à se poser la question : pour affirmer que le refus d&rsquo;obéissance d&rsquo;un cadre en désaccord avec sa direction sur la manière de traiter l&rsquo;évaluation d&rsquo;un risque pour la santé publique ne constituait pas une cause réelle et sérieuse de licenciement, la Cour d&rsquo;appel a posé le principe, confirmé le 11 octobre 2000 <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-4' id='markerref-1653-4' onclick='return footnotation_show(1653)'>4</a></sup> par la Cour de cassation, du  » respect de l&rsquo;indépendance due aux professionnels de la santé au travail « . Cette protection de l&rsquo;indépendance intellectuelle des salariés s&rsquo;inscrit dans une lente évolution du droit du travail qui tend à limiter le caractère discrétionnaire du pouvoir de direction et à recomposer  » l&rsquo;ordonnancement des relations du travail  » en fixant les  » rôles  » de chacun, l&#8217;employeur, les actionnaires, les salariés <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-5' id='markerref-1653-5' onclick='return footnotation_show(1653)'>5</a></sup>. L&rsquo;arrêt du 11 octobre fait entrer dans ce schéma un tiers inattendu, le public dont il s&rsquo;agit de protéger la santé. La liberté d&rsquo;expression qui eut pour ambition de permettre une  » citoyenneté  » tournée vers la défense des intérêts des travailleurs, est utilisée ici dans l&rsquo;intérêt des tiers ; il s&rsquo;agit, en favorisant l&rsquo;expression des conflits au sein de l&rsquo;entreprise, de fragiliser la loi du silence qui unit les salariés et la direction, face au reste de la société. <em>Cette jurisprudence peut être analysée comme l&rsquo;une des contributions du droit du travail à l&rsquo;élaboration du nouveau droit de la sécurité sanitaire</em>.</p>
<h3>L&rsquo;affaire Cicolella : lanceurs d&rsquo;alertes et règlement des différends scientifiques et techniques</h3>
<p>L&rsquo;affaire mit en scène un ingénieur travaillant sur la toxicité des éthers de glycol pour le compte de l&rsquo;INRS, organisme chargé de l&rsquo;évaluation de certains risques encourus dans le cadre professionnel. Le conflit se noua entre le salarié et sa direction sur la manière de mener la recherche et d&rsquo;en divulguer les résultats, la dangerosité de cette famille de produits étant controversée sur de nombreux points. Le conflit se termina par un licenciement pour insubordination grave et réitérée. La nature scientifique du différend et ses implications pour la santé seront prises en compte par la Cour de cassation qui y voit la justification d&rsquo;un <em>lien de subordination propre aux métiers de la santé</em>.</p>
<p><strong>A. La nature scientifique du différend</strong></p>
<p>L&rsquo;Institut National de Recherche sur la Sécurité (INRS), créé en 1968 sous l&rsquo;égide de la CNAM qui le finance, est une association soumise au régime de la loi de 1901 ; il a une mission d&rsquo;intérêt général -contribuer au plan technique à l&rsquo;amélioration de la prévention des maladies professionnelles. Il est à ce titre chargé de l&rsquo;évaluation de la toxicité de certains produits au contact des salariés, de la diffusion auprès des employeurs et des organisations syndicales de fiches documentaires préconisant les modalités d&rsquo;utilisation des produits dangereux, de propositions de classification, d&#8217;emballage, d&rsquo;étiquetage. Il est géré de manière paritaire par des représentants des employeurs et des représentants syndicaux. Ce type d&rsquo;organisation fut longtemps vanté en raison du caractère hybride de sa composition, destiné à permettre des consensus à partir d&rsquo;intérêts réputés divergents&#8230; Le modèle est aujourd&rsquo;hui critiqué pour la raison qui avait fait son succès, le caractère hybride étant désormais analysé comme une menace pour l&rsquo;indépendance <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-6' id='markerref-1653-6' onclick='return footnotation_show(1653)'>6</a></sup> : l&rsquo;un des principes fondateurs du nouveau droit de la sécurité sanitaire est précisément l&rsquo;indépendance des institutions d&rsquo;évaluation et de contrôle des risques par rapport aux opérateurs économiques <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-7' id='markerref-1653-7' onclick='return footnotation_show(1653)'>7</a></sup><br />
A.Cicolella, ingénieur chimiste, entre à l&rsquo;INRS en 1971, dans le laboratoire d&rsquo;évaluation de l&rsquo;exposition aux substances chimiques. En1988, il propose à la direction qui accepte, de prendre en charge un programme d&rsquo;évaluation des premiers signaux d&rsquo;alerte sur la toxicité des éthers de glycol, famille de solvants d&rsquo;une grande importance économique car les produits sont très répandus, dans des biens de consommation courante (peintures, produits de nettoyage) et dans des processus de fabrication (les puces utilisées dans les ordinateurs par exemple). Au fil des années, les indices de dangerosité de certaines des molécules se précisent (par contact cutané ou inhalation) : on suspecte des cancers, des troubles neurologiques, des malformations foetales, des troubles de la fertilité chez l&rsquo;homme. Certains dangers sont avérés de manière expérimentale chez l&rsquo;animal et à la suite d&rsquo;études épidémiologiques chez les travailleurs exposés ; d&rsquo;autres restent plus controversés.<br />
En 1994, le climat se tend entre A.Cicolella et son employeur. Le chercheur a préparé un symposium destiné à servir de base d&rsquo;expertise, incontestable car internationale, indépendante et multidisciplinaire, l&rsquo;objectif étant d&rsquo;aboutir à l&rsquo;interdiction de certaines molécules. En effet, si l&rsquo;INRS a prodigué des conseils de prudence dès 1983, rédigé une fiche documentaire en 1992, toutes les molécules sont encore sur le marché et couramment utilisées par les salariés dans les processus de fabrication. Avant le colloque, A. Cicolella fait part à son employeur d&rsquo;un ensemble de résultats préliminaires qui confirment les indices de dangerosité. Mais l&rsquo;une des études qu&rsquo;il a commanditées recèle une erreur, et la publication qui en résulte est contestée par un représentant de l&rsquo;industrie chimique (CEFIC) et par une équipe de l&rsquo;INSERM. L&rsquo;INRS met en question le déroulement du colloque et la participation de son salarié, alors que celui-ci estime que cela ne doit pas remettre en cause l&rsquo;ensemble de l&rsquo;opération, et principalement les résultats d&rsquo;une enquête épidémiologique de l&rsquo;INSERM montrant une corrélation entre l&rsquo;exposition professionnelle de femmes enceintes et des malformations foetales.</p>
<p><strong>B. Le particularisme du lien de subordination en matière de santé au travail</strong></p>
<p>Convoqué par son supérieur hiérarchique à une  » réunion exploratoire avec les partenaires de l&rsquo;INRS  » pour s&rsquo;expliquer sur l&rsquo;erreur commise, A.Cicolella refuse de s&rsquo;y rendre par trois fois et reçoit notification de son licenciement pour faute grave le 10 mai 1994. Son refus est analysé comme une  » insubordination délibérée et réitérée incompatible avec le fonctionnement normal d&rsquo;une entreprise  » et avec sa qualité d&rsquo;ingénieur soumis à l&rsquo;autorité hiérarchique du Dr.Vogt plutôt que de <em>chercheur</em>. Le salarié demande sa réintégration et, à défaut, le paiement de ses indemnités et de dommages-intérêts pour  » procédure intervenue dans des conditions brutales et vexatoires, et entrave à la liberté d&rsquo;expression « . Il fait valoir qu&rsquo;il menait de manière autonome depuis 1990 un programme multidisciplinaire sur les risques toxiques des éthers de glycol, que ce programme était jugé original par la communauté scientifique concernée, que  » l&rsquo;existence d&rsquo;une relation salariale ne pouvait priver les chercheurs et professionnels de la santé au travail, de l&rsquo;indépendance technique et scientifique qui leur est notamment reconnue par l&rsquo;article 17 du code d&rsquo;éthique internationale adopté par la commission internationale de santé au travail « , et que son refus de participer à la confrontation du 30 mars 1994 ne justifiait pas la remise en cause de la tenue du symposium international, ce qui aurait eu pour effet de le discréditer auprès de la communauté scientifique à laquelle il appartenait.<br />
La Cour d&rsquo;appel de Nancy suivra de près son raisonnement, reprenant tout d&rsquo;abord l&rsquo;idée qu&rsquo;il a effectivement la qualité de chercheur du fait de sa position de  » responsable scientifique  » du projet éthers de glycol dont la conception est jugée exceptionnelle et originale par un ingénieur de recherche du CNRS. Elle en déduit à titre liminaire que l&rsquo;INRS n&rsquo;était pas fondé à lui dénier sa qualité de chercheur <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-8' id='markerref-1653-8' onclick='return footnotation_show(1653)'>8</a></sup> ;  » que, malgré l&rsquo;existence d&rsquo;un rapport de subordination inhérent à tout contrat de travail, l&#8217;employeur devait, en l&rsquo;espèce, exercer son pouvoir hiérarchique dans des limites compatibles avec la nature des responsabilités confiées à l&rsquo;intéressé et dans le respect de l&rsquo;indépendance due aux professionnels de la santé au travail « . Pour caractériser <em>la spécificité des relations de travail dans le domaine de la recherche scientifique</em>, la Cour d&rsquo;appel s&rsquo;appuie sur une note interne de l&rsquo;INRS définissant  » le rôle des membres de la commission scientifique et technique en cas de <em>divergence de vue d&rsquo;ordre scientifique sur une étude ou une recherche</em> :  » si le pouvoir de décision demeure bien de la compétence de la hiérarchie, il importe que celle-ci s&rsquo;assure d&rsquo;avoir bien compris le point de vue de l&rsquo;agent et qu&rsquo;elle s&rsquo;attache à être bien informée sur les motifs et les justifications de ses propositions et positions ainsi que sur le contexte scientifique dans lequel elles se situent. A cette fin, il est utile de pouvoir recueillir l&rsquo;avis d&rsquo;un groupe de personnes reconnues compétentes sur le ou les sujets concernés « . La Cour de cassation confirme l&rsquo;analyse de la Cour d&rsquo;appel :  » en l&rsquo;état de ces constatations, elle a pu décider que le comportement de M.Cicolella (&#8230;) ne constituait pas une faute grave « .<br />
Cette jurisprudence incite à faire le point de la <em>spécificité du lien de subordination auquel est soumis un chercheur qui s&rsquo;occupe de la  » santé au travail « </em>, et à se demander si les solutions qui se dessinent doivent être étendues aux salariés en général, dès lors qu&rsquo;ils s&rsquo;occupent de santé au travail mais aussi de santé publique et de protection de l&rsquo;environnement. On constate que deux sources de droit sont utilisées par la Cour d&rsquo;appel : elle utilise le <em>droit commun</em> en rappelant que le pouvoir hiérarchique s&rsquo;exerce toujours dans  » les limites compatibles avec la nature des responsabilités confiées  » au salarié, en l&rsquo;occurrence un rôle protecteur de la santé, et <em>une note interne de l&rsquo;INRS spécifiquement consacrée aux divergences de vues d&rsquo;ordre scientifique <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-9' id='markerref-1653-9' onclick='return footnotation_show(1653)'>9</a></sup></em>. Admettant que cette note était postérieure au licenciement, elle estime que  » cette exhortation à la prudence s&rsquo;inspirait des principes de règlement des différends scientifiques en usage au sein de l&rsquo;INRS « . A l&rsquo;inverse, la Cour ne mentionne pas le code d&rsquo;éthique international qui affirme l&rsquo;indépendance technique et scientifique des professionnels de la santé au travail ; on ne peut toutefois pas occulter le fait que les deux documents tendent au même résultat, permettre une procédure contradictoire pour le  » règlement des différends scientifiques « .. A ce titre, ils insistent sur le traitement juridique qu&rsquo;il convient de réserver à cette phase si importante et si souvent passée sous silence de la construction de la connaissance scientifique, la phase d&rsquo;incertitude scientifique qui se caractérise par la coexistence d&rsquo;hypothèses multiples et, dès lors, la nécessité du débat contradictoire. <em>L&rsquo;incertitude scientifique impose l&rsquo;idée, très processuelle, d&rsquo;une procédure de règlement des différends, et semble avoir des conséquences sur la qualité du lien de subordination et le droit du licenciement</em> <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-10' id='markerref-1653-10' onclick='return footnotation_show(1653)'>10</a></sup>.
</p>
<h3>Le particularisme du lien de subordination d&rsquo;un salarié au contact de la santé publique</h3>
<p>Le travail est exécuté  » sous l&rsquo;autorité d&rsquo;un employeur qui a pouvoir de donner des ordres et des directives, d&rsquo;en contrôler l&rsquo;exécution et de sanctionner les manquements de son subordonné » <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-11' id='markerref-1653-11' onclick='return footnotation_show(1653)'>11</a></sup>, mais l&#8217;emprise du pouvoir de direction sur les salariés a été limitée à ce qui est  » nécessaire à la marche de l&rsquo;entreprise « . De larges sphères d&rsquo;autonomie ont été ainsi reconnues à la personne du salarié, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de protection de sa vie privée, de sa santé au poste de travail, de la défense de ses libertés personnelles. Mais c&rsquo;est de tout autre chose qu&rsquo;il s&rsquo;agit ici, puisque le salarié entre en conflit avec la direction pour <em>défendre un intérêt général</em>, celui de la santé publique en l&rsquo;occurrence <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-12' id='markerref-1653-12' onclick='return footnotation_show(1653)'>12</a></sup>. On peut, et A.Cicolella n&rsquo;avait pas manqué de le faire, insérer le conflit d&rsquo;ordre scientifique dans le cadre général de la <em>liberté d&rsquo;expression</em> ; c&rsquo;est un nouveau terrain d&rsquo;application pour cette liberté, jusqu&rsquo;ici cantonnée aux questions politiques, religieuses ou syndicales. C&rsquo;est également à rattacher à la liberté reconnue aux salariés, dans certaines limites, de critiquer la stratégie de l&rsquo;entreprise, en tenant compte d&rsquo;un relatif paradoxe : autant les cadres sont tenus à un devoir spécial de réserve et de loyauté qui les rend plus solidaires de la direction que n&rsquo;ont à l&rsquo;être les salariés de base, autant les cadres au contact de la santé publique et travaillant dans les secteurs de l&rsquo;incertitude scientifique paraissent devoir bénéficier d&rsquo;une large autonomie qui serait la marque de la spécificité du secteur.. Jusqu&rsquo;où peut aller cette autonomie, peut-elle déboucher sur le lancement d&rsquo;une alerte publique ?</p>
<p><strong>A. La libération progressive de l&rsquo;expression des salariés</strong></p>
<p>La doctrine a analysé l&rsquo;entreprise comme un véritable  » ordre juridique secondaire  » caractérisé par le pouvoir de direction qui s&rsquo;exprime à travers le règlement intérieur et l&rsquo;application casuistique du pouvoir de commandement et de sanction. Ce pouvoir de direction du chef d&rsquo;entreprise s&rsquo;exerce sur la personne du travailleur, dont le corps et l&rsquo;esprit sont sommés de se mettre à disposition de l&rsquo;action collective dirigée vers le processus de production. Mener une telle analyse sur le modèle de l&rsquo;ordre juridique étatique, incitait à limiter le pouvoir de l&#8217;employeur, à l&rsquo;origine discrétionnaire, comme le droit avait limité le pouvoir de l&rsquo;Etat ; c&rsquo;est ce qui explique l&rsquo;utilisation d&rsquo;expressions comme  » libertés publiques  » ou  » principe de légalité des peines « , inattendues dans le cadre de l&rsquo;entreprise <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-13' id='markerref-1653-13' onclick='return footnotation_show(1653)'>13</a></sup>. L&rsquo;action conjointe du législateur et du juge a donc eu pour objectif de fixer la limite du pouvoir de l&#8217;employeur à ce qui est nécessaire à la marche de l&rsquo;entreprise, libérant par voie de conséquence une sphère d&rsquo;autonomie pour le salarié. L&rsquo;effort du droit a porté d&rsquo;abord sur la limitation des <em>pouvoirs que l&#8217;employeur exerce sur le salarié</em>, n&rsquo;intervenant que fort peu sur ses <em>pouvoirs de direction économique</em>. On peut constater un changement : sur le fondement de la liberté d&rsquo;expression, les juridictions déclarent abusifs certains licenciements décidés à la suite de <em>l&rsquo;expression d&rsquo;une divergence de vues</em> entre un salarié et son employeur sur les choix stratégiques de l&rsquo;entreprise.</p>
<p><strong>1. Le pouvoir de direction sur la personne du salarié : des limites stabilisées </strong></p>
<p>Les lois Auroux ont eu pour objectif de changer la nature du règlement intérieur et plus largement, du droit disciplinaire : la liberté civile du travailleur sera le principe, ce qui limite le pouvoir de l&#8217;employeur qui y fait exception.  » L&#8217;employeur n&rsquo;a pas un pouvoir discrétionnaire en matière de liberté publique … des limitations peuvent être apportées aux libertés par l&#8217;employeur, mais elles ne tireront leur licéité que de la nécessité de défendre l&rsquo;entreprise contre les effets nuisibles de l&rsquo;exercice des libertés  » <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-14' id='markerref-1653-14' onclick='return footnotation_show(1653)'>14</a></sup>. Le moyen de cette transformation fut la généralisation d&rsquo;un  » contrôle de proportionnalité et de finalité à travers des exigences de justification des motifs des décisions patronales « , la subordination étant limitée à ce qui est strictement nécessaire à l&rsquo;exécution du contrat de travail <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-15' id='markerref-1653-15' onclick='return footnotation_show(1653)'>15</a></sup>. De cette nouvelle conception du pouvoir de direction résultèrent de multiples limitations du pouvoir de direction <em>sur le salarié</em> <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-16' id='markerref-1653-16' onclick='return footnotation_show(1653)'>16</a></sup>. Institué en même temps,  » le droit au retrait  » dont jouit le salarié pour protéger sa santé, va plus loin ; en effet, même si la marche de l&rsquo;entreprise exige qu&rsquo;il continue à travailler, la croyance raisonnable qu&rsquo;il a en l&rsquo;imminence d&rsquo;un danger suffit à justifier son retrait. Mais cette liberté ne lui est ouverte qu&rsquo;en cas de danger pour <em>sa </em>santé ; le législateur n&rsquo;a pas étendu ce droit aux risques courus par le public ou l&rsquo;environnement <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-17' id='markerref-1653-17' onclick='return footnotation_show(1653)'>17</a></sup>. Or dans de nombreux cas, un procédé de fabrication sans risque particulier pour les salariés, entraînera des déchets toxiques ou des produits commercialisés qui, eux, pourront être dangereux. L&rsquo;hypothèse du retrait du salarié, d&rsquo;une sorte de clause de conscience pour la sauvegarde d&rsquo;un intérêt général, n&rsquo;est pas prévue par le législateur.<br />
Les réformes de 1982 poursuivaient des objectifs divers partageant un point commun : il s&rsquo;agissait toujours de protéger la personne du salarié dans ses comportements (vie familiale, loisirs, expression d&rsquo;opinions) ou dans son être même (sexe, race). Certes, depuis l&rsquo;affaire Clavaud <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-18' id='markerref-1653-18' onclick='return footnotation_show(1653)'>18</a></sup>, le salarié avait conquis le droit de s&rsquo;exprimer, y compris dans les médias, sur les conditions de travail dans l&rsquo;entreprise. Mais ces conditions le concernent directement, il s&rsquo;agit encore de protéger la sphère personnelle du salarié contre une immixtion de la direction de l&rsquo;entreprise. Le droit est en train de franchir une nouvelle étape en étendant cette fois sa protection au salarié qui s&rsquo;immisce dans les affaires de l&rsquo;entreprise.</p>
<p><strong>2. Le pouvoir de direction économique et l&rsquo;émergence d&rsquo;un droit de critique</strong></p>
<p>La nature discrétionnaire du pouvoir de direction économique paraissait difficile à ébranler <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-19' id='markerref-1653-19' onclick='return footnotation_show(1653)'>19</a></sup>, l&rsquo;exercice d&rsquo;un droit de critique par les salariés pouvant être rapproché d&rsquo;un partage du pouvoir de direction peu conforme à l&rsquo;organisation traditionnelle du système de production. Il est pourtant des hypothèses où le pouvoir de direction économique et le pouvoir sur le salarié s&rsquo;entremêlent, lorsque le salarié s&rsquo;opposant aux choix stratégiques de l&#8217;employeur, se trouve finalement licencié. Ce fut le cas dans l&rsquo;affaire Cicolella où le différend sur la stratégie à adopter au regard des résultats des recherches sur les éthers de glycol conduisit à un refus d&rsquo;obéissance.<br />
Dans son premier moyen de cassation, l&rsquo;INRS avait bien posé le problème :  » alors qu&rsquo;il n&rsquo;appartient pas à un salarié en présence d&rsquo;une contestation, soulevée par un organisme extérieur mettant en cause tant ses propres travaux que le fonctionnement même de l&rsquo;entreprise qui l&#8217;emploie<em>, de se faire juge de la stratégie</em> à adopter pour mettre un terme à la contestation et <em>de tenter d&rsquo;imposer à sa hiérarchie</em> sa propre conception de la marche à suivre …  » ; et de poursuivre :  » l&rsquo;arrêt attaqué a autorisé le salarié à <em>substituer son propre pouvoir d&rsquo;appréciation</em> à celui de son supérieur hiérarchique et a violé ce faisant l&rsquo;article L.121-1 du Code du travail « . La Chambre sociale de la Cour de cassation approuvera au contraire la Cour d&rsquo;appel d&rsquo;avoir retenu la qualité de chercheur d&rsquo;A.Cicolella, et d&rsquo;en avoir déduit que l&#8217;employeur devait exercer son pouvoir hiérarchique dans le respect de  » l&rsquo;indépendance due aux chercheurs « .. Ce faisant, elle reconnaît aux chercheurs, une liberté d&rsquo;expression et de comportement à l&rsquo;égard des choix stratégiques de la direction de l&rsquo;entreprise. Cette affirmation s&rsquo;inscrit dans un courant jurisprudentiel récent qui a institué une liberté d&rsquo;expression de l&rsquo;individu sur la marche générale de l&rsquo;entreprise, alors que la faculté de critique était jusqu&rsquo;ici cantonnée aux canaux classiques du syndicalisme, du droit de grève, et de la procédure encadrée et collective de l&rsquo;article L 461-1 <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-20' id='markerref-1653-20' onclick='return footnotation_show(1653)'>20</a></sup>. Il ne s&rsquo;agit plus ici de l&rsquo;interdiction faite à l&#8217;employeur de déborder sur la sphère d&rsquo;autonomie propre à la personne du salarié, c&rsquo;est au contraire celui-ci qui intervient dans la sphère d&rsquo;autonomie du chef d&rsquo;entreprise. Il y a une sorte de renversement.</p>
<p>On peut ainsi remarquer un arrêt de la Cour d&rsquo;appel de Versailles du 7 octobre 1998 retenant la loyauté d&rsquo;un directeur de département d&rsquo;une entreprise qui, en désaccord avec la direction générale sur le rapprochement entre la société et des partenaires français et étrangers, choisit de ne plus participer à ces tractations tout en continuant d&rsquo;assumer pleinement ses autres fonctions. Le licenciement est donc jugé sans cause réelle et sérieuse <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-21' id='markerref-1653-21' onclick='return footnotation_show(1653)'>21</a></sup>. Puis l&rsquo;affaire Pierre, jugée le 14 décembre 1999, qui concerne un cadre  » chargé d&rsquo;une mission administrative, comptable et financière de très haut niveau  » ayant distribué une lettre critiquant la nouvelle organisation du travail aux membres du comité directeur dont il faisait partie, ce que l&#8217;employeur analysa comme un manquement à l&rsquo;obligation de réserve <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-22' id='markerref-1653-22' onclick='return footnotation_show(1653)'>22</a></sup>. La Cour de cassation établit au contraire que ce comportement relève du droit de libre expression tel qu&rsquo;il est reconnu par l&rsquo;article L 120-2 du code du travail <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-23' id='markerref-1653-23' onclick='return footnotation_show(1653)'>23</a></sup>. La liberté d&rsquo;expression rencontre alors une double limite. La première porte sur la forme de la critique qui ne doit comporter aucun terme injurieux, diffamatoire ou excessif <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-24' id='markerref-1653-24' onclick='return footnotation_show(1653)'>24</a></sup>. La seconde vise la justification de l&rsquo;entrave à la liberté d&rsquo;expression ; elle doit correspondre à la nature de la tâche à accomplir et être proportionnée au but recherché. Il semble qu&rsquo;il s&rsquo;agisse là d&rsquo;une première application à l&rsquo;art. L 120-2, du principe de proportionnalité qui avait servi à limiter le pouvoir de direction sur le salarié <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-25' id='markerref-1653-25' onclick='return footnotation_show(1653)'>25</a></sup>. L<em>e juge, qui avait longtemps disjoint ses modes d&rsquo;intervention à l&rsquo;égard des deux objets du pouvoir de direction, les rapproche</em>. En protégeant la liberté d&rsquo;expression du cadre de haut niveau, il écarte le traditionnel devoir de réserve renforcé qui leur était spécifiquement imposé <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-26' id='markerref-1653-26' onclick='return footnotation_show(1653)'>26</a></sup>. Ce choix juridique qui avait pour conséquence de protéger la loi du silence dans l&rsquo;entreprise, est donc peut-être en train de se modifier au profit d&rsquo;une vision plus ouverte au débat, voire au conflit. C&rsquo;est particulièrement important pour les salariés membres d&rsquo;une profession libérale, médecins, journalistes, experts comptables&#8230; L&rsquo;apport principal de l&rsquo;arrêt Cicolella est d&rsquo;étendre cette protection aux salariés non médecins, au contact de la santé publique.</p>
<p>Au regard des problèmes des lanceurs d&rsquo;alertes qui peuvent être obligés de dénoncer l&rsquo;entreprise soit aux autorités sanitaires soit directement au public, l&rsquo;affaire Pierre comportait une limite importante puisque la lettre critique avait gardé un caractère interne, ayant été distribuée au seul comité de direction. Dans d&rsquo;autres affaires récentes, la critique déborde plus ou moins l&rsquo;intérieur de l&rsquo;entreprise. Dans l&rsquo;affaire Deglane, l&#8217;employeur reprochait à la Cour d&rsquo;appel de Bordeaux de n&rsquo;avoir pas considéré que la divergence de vues entre l&#8217;employeur et l&rsquo;un de ses cadres conduisait à un conflit d&rsquo;autant plus grave qu&rsquo;il se jouait à un niveau élevé dans l&rsquo;entreprise, ce qui aurait dû justifier la cause réelle et sérieuse d&rsquo;un licenciement, quand bien même aucune faute ne pourrait être reprochée au salarié <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-27' id='markerref-1653-27' onclick='return footnotation_show(1653)'>27</a></sup> : on ne pouvait revendiquer plus clairement le caractère discrétionnaire du pouvoir de direction économique. La Cour de cassation va opposer à cette demande le principe de la liberté générale d&rsquo;expression des salariés, tant à l&rsquo;intérieur qu&rsquo;à l&rsquo;extérieur de l&rsquo;entreprise, tout en réservant l&rsquo;abus résultant de l&rsquo;utilisation de termes injurieux, diffamatoires ou excessifs ; tel était le cas dans une seconde affaire jugée le même jour, où la Cour d&rsquo;appel d&rsquo;Angers avait retenu comme motif de licenciement, les  » critiques virulentes émises par le salarié auprès d&rsquo;un client important sur la qualité du travail accompli par le personnel et sur la compétence des dirigeants de la société « .<br />
L&rsquo;affaire Pitron va plus loin. La Cour de cassation a reconnu qu&rsquo;en adressant une lettre à l&rsquo;Inspecteur du travail pour dénoncer des malversations, manipulations de caisse et détournements de fonds, la salariée n&rsquo;avait fait qu&rsquo;exercer son droit de critique protégé par la loi ; or elle l&rsquo;avait exercé <em>à l&rsquo;extérieur</em> de l&rsquo;entreprise, même si l&rsquo;inspecteur du travail est son interlocuteur naturel, comme le fait remarquer le commentateur <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-28' id='markerref-1653-28' onclick='return footnotation_show(1653)'>28</a></sup>. La Chambre sociale prend soin de préciser que le droit d&rsquo;expression s&rsquo;exerce tant sur les faits susceptibles de qualification pénale que sur ceux qui ne le sont pas, ce qui exclut la simple application de l&rsquo;obligation générale de dénoncer les infractions pénales <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-29' id='markerref-1653-29' onclick='return footnotation_show(1653)'>29</a></sup>.<br />
La tendance est donc assez nette : le salarié de haut niveau dispose d&rsquo;une certaine liberté de critique de la stratégie générale de l&rsquo;entreprise, à l&rsquo;intérieur comme à l&rsquo;extérieur de l&rsquo;entreprise, sans que l&rsquo;on sache si cela peut aller jusqu&rsquo;à une dénonciation publique dans les médias. Il doit être d&rsquo;autant plus mesuré qu&rsquo;il s&rsquo;exprime <em>à l&rsquo;extérieur du cercle de l&rsquo;entreprise</em>, et particulièrement devant des clients. Qu&rsquo;en est-il si cette critique est faite au nom de la protection d&rsquo;un intérêt général ?</p>
<p><strong>B. La protection d&rsquo;un intérêt général par le droit d&rsquo;expression d&rsquo;un salarié</strong></p>
<p>L&rsquo;entreprise a des obligations au regard de l&rsquo;intérêt général <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-30' id='markerref-1653-30' onclick='return footnotation_show(1653)'>30</a></sup>. Elles résultent de réglementations protégeant l&rsquo;environnement et la santé humaine contre les dommages venant du processus de production ou des produits mis sur le marché. La direction est responsable des dommages créés par l&rsquo;entreprise, même s&rsquo;ils ont été provoqués par l&rsquo;acte d&rsquo;un salarié, assumant ainsi l&rsquo;une des rares responsabilités pénales du fait d&rsquo;autrui ; c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs l&rsquo;une des justifications du pouvoir de direction de l&rsquo;entreprise que de contrôler le respect de cette réglementation par les salariés <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-31' id='markerref-1653-31' onclick='return footnotation_show(1653)'>31</a></sup>. Un salarié peut donc être licencié s&rsquo;il fume sur les lieux de travail alors que des explosifs y sont entreposés, s&rsquo;il ne respecte pas les règlements de sécurité sur un site nucléaire, faisant encourir des risques aux autres salariés. L&rsquo;exercice du droit de grève peut être limité en raison du caractère dangereux des produits utilisés <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-32' id='markerref-1653-32' onclick='return footnotation_show(1653)'>32</a></sup>. Il s&rsquo;agit là de cas limites où le juge sanctionne la mise en danger du public à travers celle des salariés. On trouvera plus rarement des cas dans lesquels le pouvoir disciplinaire est exercé pour assurer la seule protection du consommateur &#8211; ainsi le licenciement d&rsquo;un salarié qui n&rsquo;avait pas effectué la vérification de la date de péremption de produits alimentaires, laissant à la vente des produits périmés <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-33' id='markerref-1653-33' onclick='return footnotation_show(1653)'>33</a></sup>.<br />
Mais ce n&rsquo;est pas, en principe, au salarié de faire respecter, contre l&rsquo;avis de sa hiérarchie, les réglementations protégeant l&rsquo;intérêt général. Certes, le lien de subordination ne l&rsquo;oblige pas à exécuter un ordre illicite ou immoral, tel que falsifier des documents comptables, adopter des comportements dolosifs à propos de ventes de voitures d&rsquo;occasion <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-34' id='markerref-1653-34' onclick='return footnotation_show(1653)'>34</a></sup>. Dans le cas de péril pour la santé publique, le salarié sera donc toujours protégé s&rsquo;il refuse d&rsquo;exécuter un ordre <em>illégal</em>. Mais le lanceur d&rsquo;alerte va généralement dénoncer une simple suspicion, <em>un fait scientifique controversé</em> et non un fait avéré déjà constitué en illégalité. Or A.Cœuret se demandait, en 1995 encore, si le délégataire en charge de la santé -ou de l&rsquo;environnement-, disposait  » du droit d&rsquo;affirmer contre sa hiérarchie le respect de <em>la légalité</em>  » …  » il faut que la Chambre sociale de la Cour de cassation soit prête à considérer comme nul le licenciement du délégataire qui a voulu respecter et faire respecter les textes contre la volonté plus ou moins affichée des dirigeants de l&rsquo;entreprise  » <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-35' id='markerref-1653-35' onclick='return footnotation_show(1653)'>35</a></sup>. Il n&rsquo;en était pas certain pour des illégalités avérées, qu&rsquo;en serait-il pour des suspicions ?</p>
<p><strong>1. Le juge est-il sensible à la protection de la santé publique ?</strong></p>
<p>Est-ce au salarié de s&rsquo;occuper de la santé publique contre l&rsquo;avis de la direction ? Le juge répondit par la négative dans une affaire opposant des laborantines à leur direction, sur les risques potentiellement liés à la pratique du poolage du sang des clients en matière de test de dépistage du sida ; seuls les lots positifs faisaient l&rsquo;objet d&rsquo;une vérification individuelle. Elles dénoncèrent la pratique publiquement, ce qui provoqua la fermeture administrative du laboratoire. A la réouverture, elles furent licenciées et la Cour de cassation retint la cause réelle et sérieuse du licenciement, les laborantines ayant  » abusé  » de leur liberté d&rsquo;expression <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-36' id='markerref-1653-36' onclick='return footnotation_show(1653)'>36</a></sup>. On peut se demander ce qu&rsquo;il en sera de l&rsquo;affaire de Fumel, qui se situe sur un autre terrain juridique. Un collectif de chômeurs avait décidé de neutraliser un incinérateur d&rsquo;ordures ménagères qui fonctionnait en dehors des valeurs limites fixées par la réglementation. Après de nombreuses demandes restées lettres mortes, le collectif détruisit l&rsquo;installation électrique, empêchant le fonctionnement de l&rsquo;équipement. Les participants à cette voie de fait furent aussitôt mis en détention provisoire. Trois d&rsquo;entre eux y restèrent 32 jours pour avoir fait, dans l&rsquo;illégalité, le travail qu&rsquo;aurait dû faire l&rsquo;administration <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-37' id='markerref-1653-37' onclick='return footnotation_show(1653)'>37</a></sup>.</p>
<p><strong>2. L&rsquo;apport et les limites de l&rsquo;arrêt Cicolella</strong></p>
<p>A l&rsquo;examen de la jurisprudence antérieure, on réalise l&rsquo;apport et les limites de l&rsquo;affaire Cicolella. Le conflit entre la direction et le salarié portait bien sur la stratégie à adopter au regard de la production et de la divulgation de données scientifiques qui venaient conforter la thèse des partisans de l&rsquo;interdiction d&rsquo;un certain nombre de formes d&rsquo;éthers de glycol, décision importante sur le plan économique. Pour un organisme comme l&rsquo;INRS, comprenant une représentation industrielle importante qui participe au financement de l&rsquo;Institut, il s&rsquo;agissait bien d&rsquo;une question stratégique. Depuis, un certain nombre de suspicions ont été confirmées dans l&rsquo;expertise collective réalisée par l&rsquo;INSERM et rendue publique le 21 octobre 1999. Le 8 novembre 2000, la Commission de sécurité des consommateurs a demandé l&rsquo;interdiction totale de la plupart de ces éthers, considérant après bien d&rsquo;autres que  » l&rsquo;usage contrôlé  » qui résulte des arrêtés Aubry de 1999 était insuffisant <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-38' id='markerref-1653-38' onclick='return footnotation_show(1653)'>38</a></sup>. En 1994, il s&rsquo;agissait pour A.Cicolella, de laisser le colloque se dérouler et d&rsquo;en publier les actes pour disposer de résultats scientifiques permettant de fonder l&rsquo;interdiction de l&rsquo;usage de certains éthers de glycol aux fins de protéger la santé des travailleurs et des consommateurs. Cela le conduisit à désobéir à sa hiérarchie qui souhaitait organiser une rencontre avec ceux qui contestaient la validité de ces résultats. Le licenciement est déclaré abusif en ces termes :  » Que dès lors, l&#8217;employeur devait exercer son pouvoir hiérarchique dans le respect <em>des responsabilités confiées à l&rsquo;intéressé et de l&rsquo;indépendance due aux chercheurs</em> ; qu&rsquo;il devait respecter les <em>procédures de concertation</em> et qu&rsquo;il ne devait pas imposer une rencontre avec une autre équipe que le salarié pouvait considérer comme prématurée et de nature à compromettre le déroulement du symposium ; qu&rsquo;en l&rsquo;état de ces constatations (la cour d&rsquo;appel) a pu décider (…) que le licenciement ne reposait pas sur une cause réelle et sérieuse … « .<br />
On peut donc considérer raisonnablement que dans des affaires intéressant la santé publique, le cadre dispose d&rsquo;une <em>liberté d&rsquo;expression et d&rsquo;action</em> (ici le refus de se rendre à une réunion), justifiant un refus d&rsquo;obéissance. Les formulations utilisées insistent sur le fait que le supérieur hiérarchique ne pouvait pas imposer la rencontre si le salarié la jugeait prématurée, ce qui aboutit à faire prévaloir le point de vue du salarié sur celui de la direction, et l&rsquo;on remarquera que l&rsquo;intérêt de l&rsquo;entreprise, parfois évoqué par le juge pour justifier les licenciements, est totalement évacué. Il faut toutefois admettre que l&rsquo;arrêt ne dit pas comment le juge réagirait à l&rsquo;annonce <em>publique</em> d&rsquo;un dysfonctionnement de l&rsquo;entreprise, puisque le conflit était resté confiné à un cercle limité de personnes au sein de l&rsquo;INRS. Il est probable que la dénonciation d&rsquo;un fait avéré ne justifierait pas le licenciement. Mais, la plupart du temps, le conflit commence pendant la phase d&rsquo;incertitude scientifique qui est le moment où doit s&rsquo;appliquer le principe de précaution. Dans une telle hypothèse, il est rare qu&rsquo;une solution s&rsquo;impose clairement contre une autre, et la tâche du juge sera difficile. Enfin, cet arrêt de la chambre sociale ne résout pas le problème des fonctionnaires, astreints au devoir de réserve. On ne dispose à cet égard d&rsquo;aucun élément jurisprudentiel permettant d&rsquo;affirmer qu&rsquo;ici aussi, une relative protection du lanceur d&rsquo;alerte est en train de se constituer. Or il est fréquent que des fonctionnaires aient en leur possession les éléments du débat scientifique, et c&rsquo;est souvent, en France plus encore qu&rsquo;ailleurs, un fonctionnaire qui devrait être le lanceur d&rsquo;alerte sanitaire.<br />
Ces limites sont importantes et font regretter qu&rsquo;une protection légale ne soit pas envisagée, donnant au lanceur d&rsquo;alerte le même statut qu&rsquo;au salarié protégé <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-39' id='markerref-1653-39' onclick='return footnotation_show(1653)'>39</a></sup>. Il faut donner son autonomie à celui qui est en charge de la santé publique, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;organiser l&rsquo;indépendance des experts, de doter d&rsquo;un statut protégé celui qui, dans l&rsquo;entreprise, assume une fonction qui peut aller à l&rsquo;encontre des intérêts économiques immédiats de l&rsquo;entreprise. C&rsquo;est le cas en droit belge de celui qui assure la gestion des déchets toxiques (loi du 22 juillet 1974 et arrêté du 9 avril 1992) ; ce sera peut-être le cas des travailleurs de l&rsquo;aviation civile qui signalent incidents et défaillances, annonciateurs d&rsquo;accidents <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-40' id='markerref-1653-40' onclick='return footnotation_show(1653)'>40</a></sup>. Il s&rsquo;agit ici de solutions ponctuelles et non d&rsquo;une générale.<br />
***<br />
On réalise bien que cet arrêt de la Cour de cassation n&rsquo;est pas intervenu dans un contexte vide. L&rsquo;idée que les salariés auraient quelque chose à dire de la santé publique et de l&rsquo;environnement, c&rsquo;est-à-dire des effets du processus de production à l&rsquo;extérieur de l&rsquo;entreprise, suscite une certaine méfiance, tant de la part des dirigeants que de la part des syndicats <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-41' id='markerref-1653-41' onclick='return footnotation_show(1653)'>41</a></sup>. Mais elle avance malgré tout, soit dans des textes spécifiques, soit par la voie d&rsquo;accords de groupe créant des commissions de sécurité et environnement <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-42' id='markerref-1653-42' onclick='return footnotation_show(1653)'>42</a></sup>. Elle est d&rsquo;ailleurs dans la logique des efforts de prise en considération de la personne et du citoyen dans le travailleur. On peut toutefois se demander si la protection du lanceur d&rsquo;alerte sanitaire ne comporte pas des risques ? On pense évidemment à un mécanisme dont les abus conduiraient à une société de la délation <sup class='footnote'><a href='#marker-1653-43' id='markerref-1653-43' onclick='return footnotation_show(1653)'>43</a></sup>. Mais les travaux qui ont évoqué cette dérive, tant dans l&rsquo;histoire qu&rsquo;à la période actuelle, soulignent que la dénonciation peut, aussi, renforcer le lien social à la condition de porter sur la protection de valeurs communément admises, la santé publique faisant l&rsquo;objet d&rsquo;un consensus, plus que l&rsquo;environnement.</p>
</div>
<div class='footnotes' id='footnotes-1653'>
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<li id='marker-1653-1'> M-A.Hermitte et C.Noiville : L&rsquo;obligation d&rsquo;information en matière de santé publique à la lumière de la loi du 1er juillet sur la sécurité sanitaire, Gaz.Pal.23 &#8211; 24 oct.1998, n° spécial sur le droit de la santé. <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-1'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-2'> F.Chateauraynaud et D.Torny : Les sombres précurseurs, Ed.. de l&rsquo;EHESS, 1999. Les auteurs distinguent le prophète de malheur du lanceur d&rsquo;alerte, établissent les différences de nature entre les phases qui vont du temps de l&rsquo;alerte à la crise politique et illustrent leurs propos par l&rsquo;étude détaillée de trois grandes crises, l&rsquo;amiante, l&rsquo;ESB et l&rsquo;excès de leucémies dans le Nord Cotentin <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-2'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-3'> J-J.Salomon : Le risque technologique et l&rsquo;aventure spatiale, in Zenon, n°2-1997, Ed. Milan <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-3'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-4'> Cass.soc.11 oct.2000 n°3716, pourvoi n°98-45.276 <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-4'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-5'> A.Rouast : Les droits discrétionnaires et les droits contrôlés, RTDCiv.1944 p.1 ; F.Venin-Domenach : Pouvoir ou droit disciplinaire dans l&rsquo;entreprise privée, thèse, Université Lyon II, 1973 ; A.Jeammeaud, M.Le Friant et A.Lyon-Caen : L&rsquo;ordonnancement des relations du travail, D.1998, n°38 chron.359 <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-5'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-6'> M-A.Hermitte : L&rsquo;expertise scientifique à finalité politique. Justices, décembre 1997. A la suite des attaques dont l&rsquo;INRS avait été l&rsquo;objet, tant dans cette affaire que dans une campagne de presse portant sur la toxicité de certains usages de l&rsquo;aluminium (France Soir 25 sept.1998), l&rsquo;IGAS a été saisi d&rsquo;un audit sur le fonctionnement de l&rsquo;Institut. Le rapport, rendu en octobre 2000 relativise certaines critiques des médias, mais confirme une évaluation circonspecte, la pérennité de l&rsquo;organisme étant reliée à sa capacité de s&rsquo;insérer dans le  » cadre renouvelé  » de la prévention des risques. Il est donc recommandé de réformer l&rsquo;organisation et le fonctionnement interne de l&rsquo;INRS et d&rsquo;améliorer l&rsquo;indépendance de l&rsquo;expertise. On peut trouver tous ces documents sur les sites Internet de l&rsquo;INRS et de l&rsquo;IGAS. <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-6'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-7'> Le principe est affirmé dans le rapport de C.Huriet sur la sécurité sanitaire (Sénat, 1996-1997, n°196 p.60) <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-7'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-8'> Ce point ne sera pas exploité clairement par la Cour d&rsquo;appel ; cela suggérerait pourtant que la qualité de chercheur donne en soi une indépendance intellectuelle, hors de toute question de santé publique. On peut y voir une application sur un autre terrain de la distinction utilisée par F.Polleaud-Dulian entre opus et labor : Propriété intellectuelle et travail salarié, RTDcom. 2000 n°2 p.273-297 <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-8'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-9'> On constatera d&rsquo;ailleurs avec intérêt que cette procédure est conforme aux idées développées autour du caractère contradictoire de l&rsquo;expertise, cf. D.Dormont et M-A.Hermitte : Le principe de précaution à la lumière de l&rsquo;affaire de la vache folle, op.cit. p.369 <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-9'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-10'> M-A.Hermitte et V.David : Le principe de précaution et l&rsquo;évaluation des risques, Petites Affiches, numéro spécial sur le principe de précaution sous la direction de G.Viney, novembre 2000 <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-10'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-11'> Cass.soc. 13 nov.1996, Dr.soc.1996 p.1067 note J-J.Dupeyroux ; pour A.Supiot, le lien de subordination est bien l&rsquo;obstacle principal que rencontrent les salariés qui souhaiteraient lancer une alerte écologique, in Droit du travail et droit de l&rsquo;environnement, SFDE &#8211; LITEC 1994. Il parle des salariés comme sujets passifs du droit de l&rsquo;environnement car l&rsquo;information écologique donnée par l&rsquo;entreprise à ses salariés, quand elle est faite, va de haut en bas <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-11'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-12'> I.Vacarie invoque l&rsquo;article L.230-3 du code du travail selon lequel il incombe à chaque salarié de prendre soin de sa sécurité et de sa santé, ainsi que de celle des autres personnes concernées du fait de ses actes ou omissions au travail. Il aurait effectivement pu être invoqué malgré sa grande généralité,  » L&rsquo;implication écologique du salarié « , in Droit du travail et droit de l&rsquo;environnement, SFDE -LITEC 1994 <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-12'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-13'> A.Jeammaud, M.Le Friant et A.Lyon-Caen, op.cit. p.365 <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-13'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-14'> P.Ardant : Introduction à la table ronde sur les libertés du citoyen dans l&rsquo;entreprise, D.soc. mai 1982 p.428. G.Lyon-Caen : Les libertés publiques p.57 ; il date la claire distinction de la vie privée et de la vie professionnelle d&rsquo;un arrêt de 1973 sur le licenciement d&rsquo;un salarié qui n&rsquo;avait pas fait état de sa qualité de prêtre, qualité jugée sans lien avec l&rsquo;exécution du contrat de travail <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-14'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-15'> C&rsquo;est l&rsquo;idée qui fonde toute l&rsquo;œuvre de G.Lyon-Caen depuis  » Une anomalie juridique, le règlement intérieur « , D.1969 chron.247, jusqu&rsquo;au rapport sur les libertés publiques et l&#8217;emploi publié en 1992 à la Documentation française. Il montre comment le règlement intérieur, discrétionnaire, était un instrument de domination alors qu&rsquo;il devient une limite du pouvoir patronal quand il s&rsquo;appuie sur un socle d&rsquo;ordre public contrôlé par l&rsquo;administration du travail sous contrôle du juge. Pour D.Gutmann, cette mesure, ce minimalisme est une sorte de principe général qu&rsquo;il nomme principe de pertinence, in Le sentiment d&rsquo;identité, Etude de droit des personnes et de la famille, LGDJ, 2000, p.348 et sv. cf. aussi M-F.Mialon : Les pouvoirs de l&#8217;employeur, LGDJ, 1996, p.107 et C.Puigelier : Le pouvoir disciplinaire de l&#8217;employeur, Droit Poche 1997 <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-15'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-16'> Pour un rappel rapide, cf. M-C.Escande-Varniol : La Cour de cassation et l&rsquo;intérêt de l&rsquo;entreprise, RJS 4/00 p.260 ; cf. le numéro spécial de la revue de droit social 1982, et particulièrement G.Bélier : Droit disciplinaire et citoyenneté dans l&rsquo;entreprise dans la réforme des droits des travailleurs, D.Scoail mai 1982 <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-16'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-17'> Pourtant, H.Seillan fait remarquer depuis longtemps que la sécurité doit être globalisée et qu&rsquo;il est artificiel d&rsquo;opposer le dedans et le dehors, Obligations et responsabilités en droit du travail et en droit de l&rsquo;environnement, in Droit du travail et droit de l&rsquo;environnement, SFDE, Litec, 1994 p.46 ; dans le même ouvrage, I.Vacarie évoque la liberté de conscience qu&rsquo;elle semble limiter au chercheur souhaitant interrompre une recherche ou en taire les résultats s&rsquo;il estime en conscience qu&rsquo;elle conduirait à une  » utilisation inacceptable du vivant  » <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-17'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-18'> J-M.Verdier : Libertés et travail. Problématique des droits de l&rsquo;homme et rôle du juge, Dalloz 1988, chron. 63 <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-18'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-19'> M-C.Escande-Varniol : La Cour de cassation et l&rsquo;intérêt de l&rsquo;entreprise, RJS 4/00, p.264 et sv. :  » Le pouvoir de direction économique de l&rsquo;entreprise reste une prérogative peu encadrée par le droit du travail  » <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-19'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-20'> On se reportera avec intérêt à l&rsquo;exposé des motifs des lois Auroux qui, au chapitre sur l&rsquo;expression des salariés, faisait état de l&rsquo;augmentation du niveau de formation des travailleurs et de leur désir de s&rsquo;exprimer et d&rsquo;intervenir en vue de modifier les conditions quotidiennes de leur travail. Le texte respectait la fonction de médiatisation des institutions représentatives, mais faisait remarquer qu&rsquo;elle n&rsquo;était pas incompatible avec un droit d&rsquo;expression directe et l&rsquo;ouverture de l&rsquo;entreprise au dialogue. Il reste que n&rsquo;étaient envisagées queles questions qui concernaient les salariés,sous-entendu les conditions de vie dans l&rsquo;entreprise. On est en train de franchir une étape avec la possibilité de s&rsquo;exprimer sur des choix qui auront peut-être des répercussions sur ces conditions de travail, mais qui concernent au premier chef la conduite de l&rsquo;entreprise elle-même, cf. le numéro spécial de D.soc. mai 1982, particulièrement G.Bélier : Droit disciplinaire et citoyenneté dans l&rsquo;entreprise dans la réforme des droits des travailleurs, et p.414 ; à rapprocher du pouvoir d&rsquo;alerte et d&rsquo;investigation du comité d&rsquo;entreprise qui a connaissance de faits de nature à affecter la situation de l&rsquo;entreprise, art. L.432-5 <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-20'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-21'> CA Versailles 7 oct.1998, 11ème ch., Giacometti, RJS 8-9/99 n°1194 <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-21'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-22'> Cass.soc.14 déc.1999, RJS n°2/00 n°192 <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-22'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-23'> On mesure le chemin parcouru depuis un arrêt du 28 avril 1994 :  » Mais attendu que le droit d&rsquo;expression des salariés sur le contenu, les conditions d&rsquo;exercice et l&rsquo;organisation de leur travail s&rsquo;exerce seulement dans le cadre de réunions collectives organisées sur les lieux et pendant le temps de travail ; que l&rsquo;envoi d&rsquo;une lettre par un salarié à son employeur ne peut légalement constituer l&rsquo;usage de ce droit d&rsquo;expression « , Cass. Soc. Bull. Vème Partie, n°159 ; on le mesurera aussi en lisant l&rsquo;article de R.Vatinet, L&rsquo;expression des salariés, in Les transformations du droit du travail, Etudes offertes à G.Lyon-Caen, 1989 p.395 <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-23'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-24'> Dans le cas d&rsquo;un journaliste réalisateur d&rsquo;émissions de télévision, la CEDH a au contraire admis que, dans le contexte particulier d&rsquo;un conflit du travail doublé d&rsquo;un débat public passionné sur la télévision publique, les critiques du salarié, même émaillées de propos grossiers et impolis revêtaient un intérêt général. Dès lors le licenciement était disproportionné, CEDH 29 fév.2000, Fuentes Bobo c/ Espagne, Dalloz 2001 n°7, 576, note J-P.Marguenaud et J.Mouly <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-24'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-25'> RJS 2/00 p.128 et 129 ; cf. J -C.Javillier : L&rsquo;obligation de loyauté des cadres, Dr. ouvrier 1977, 133 <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-25'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-26'> A.Gardir : Une illustration de l&rsquo;insubordination du salarié : le refus d&rsquo;exécuter une tâche. D.soc. 4 avr.1996, p.363 <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-26'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-27'> Cass.soc.25 janv.2000, F-J.Pansier : Liberté d&rsquo;expression du salarié et instance d&rsquo;énonciation, Les cahiers sociaux du Barreau de Paris, n°119, 2000 p.499 ; dans le même sens, la Cour d&rsquo;appel de Paris estime qu&rsquo;un cadre qui explique en termes mesurés à ses supérieurs hiérarchiques que certains éléments extérieurs à son secteur nuisent à son bilan d&rsquo;activité, est dans le cadre de l&rsquo;exercice normal du droit d&rsquo;expression individuel, CA Paris, 8 octobre 1998, Robert, RJS 8-9/99 n°1193 ; cf. toutefois, mais la décision est antérieure, la chambre sociale retient l&rsquo;atteinte à l&rsquo;autorité des dirigeants et à la bonne marche de l&rsquo;entreprise, Mme F. ayant dénigré plusieurs d&rsquo;entre eux devant deux médecins entretenant des rapports professionnels avec le laboratoire qui l&#8217;employait : Cass.soc.27 mai 1992, n°90-43183 ; cf. aussi une enseignante qui porte à la connaissance de ses collègues les différends qui l&rsquo;opposaient à la direction, Versailles 4 mai 1993, RJS 7/93 n°824, cf. M.Buy : Libertés individuelles des salariés et intérêts de l&rsquo;entreprise, un conflit de logiques, in Les droits fondamentaux des salariés face aux intérêts de l&rsquo;entreprise, Colloque du 20 mai 1994, PUAM p.9 <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-27'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-28'> Cass.soc.14 mars 2000, Pitron c/ Cuneaz, RJS 4/00 p.283 <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-28'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-29'> La faute grave ne fut pas admise à propos du refus d&rsquo;un salarié d&rsquo;exécuter des instructions contraires à l&rsquo;intérêt du client, Cass.soc. 7 déc.1989, SARL La clé enchantée, c.Keumunian, Jurisclasseur travail, vol.IV, fasc.30-60, 1993 ; le mandataire a le devoir de désobéir à un ordre injuste de son mandant, faute de voir sa responsabilité engagée, A.Sériaux : Contrats civils, PUF, droit fondamental, 2001 p.348 <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-29'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-30'> A rapprocher de l&rsquo;article d&rsquo;A.Supiot : Le travail et l&rsquo;opposition public/privé, qui aborde à la marge la question de l&rsquo;environnement dans le II, Travail et intérêt général, un lien à redéfinir, in Le travail en perspective sous la dir. d&rsquo;A.Supiot, LGDJ 1998 p.340 sv. Sur la question générale de la sécurité et de l&rsquo;entreprise, cf. H.Seillan : L&rsquo;obligation générale de sécurité du chef d&rsquo;entreprise, Dalloz 1981, particulièrement p.303 et sv. <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-30'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-31'> A.Cœuret et E.Fortis : Droit pénal du travail, Litec, 1998. Les auteurs font remarquer que cette responsabilité si spéciale n&rsquo;est pourtant pas expressément organisée par le code du travail. Il n&rsquo;est que certaines dispositions spécifiques, en matière de transport par exemple, qui incriminent  » toute personne qui, chargée à un titre quelconque de la direction ou de l&rsquo;administration de toute entreprise ou établissement a, soit contrevenu par un acte personnel, soit en tant que commettant laissé contrevenir par toute personne relevant de son autorité ou de son contrôle à la présente ordonnance en ne prenant pas les dispositions de nature à en assurer le respect « . Ils font remarquer que c&rsquo;est donc bien l&rsquo;autorité et le contrôle qui déclenchent la responsabilité pénale. <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-31'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-32'> Cass.soc.11 juin 1998 n°96-42-244 ; Cass.soc.4 mars 1998 n°95-44-690 ; CE 12 nov.1990, AJDA 1991, 484, observ. X.Pretot ; CA Rouen, 3 mars 1987, Jp.Soc. UIPP n°88-503 p.244 <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-32'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-33'> Cass.soc.17 juin 1998, n°96-42.328, Lamy social, cahiers de jurisprudence 2000 n°4744 ; c&rsquo;est presque de manière inverse que l&rsquo;on admet que le juge doit  » vérifier que des considérations d&rsquo;intérêt général ne s&rsquo;opposent pas au licenciement « , note A.Lyon-Caen, sous Cass.soc.13 oct.1977, D.1978 II p.350 <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-33'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-34'> A.Gardir : Une illustration de l&rsquo;insubordination du salarié : le refus d&rsquo;exécuter une tâche. D.soc. 4 avril 1996 p.363 <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-34'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-35'> A.Cœuret : Infractions aux règles d&rsquo;hygiène et de sécurité du travail, délégation de pouvoirs et mise en danger, D.soc. n°4-1995 p.344 <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-35'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-36'> cf. M-A.Hermitte et C.Noiville, op.cit. note 22 ; la suspicion s&rsquo;est révélée non fondée, mais à l&rsquo;époque de la dénonciation on n&rsquo;avait pas de certitudes <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-36'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-37'> L&rsquo;affaire de Fumel, action délictueuse ou citoyenne ? Préventique n°47-1999, il faudrait dire délictueuse et citoyenne&#8230; <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-37'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-38'> Libération, Le croisade d&rsquo;A.Cicolella contre les solvants, Vendredi 10 novembre 2000 <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-38'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-39'> Cela a été demandé sans succès dans deux rapports, celui de P.Kourilsky et G.Viney d&rsquo;une part, celui de O.Grzegrzulka et A.Aschiéri, Propositions pour un renforcement de la sécurité sanitaire environnementale, Rapport au premier ministre, 16 novembre 1998. Les cas de conflit sont sûrement moins rares que ce qui apparaît officiellement ; cf. le licenciement suivi de réintégration d&rsquo;E.Imbernon de la division des études épidémiologiques d&rsquo;EDF, Le Monde 19 mars 1997, sans parler d&rsquo;A.Nikitine qui avait été poursuivi en Russie pour avoir divulgué des informations secrètes sur l&rsquo;état des sous-marins nucléaires russes à une organisation écologistes norvégienne, ou encore T.Fronte, ingénieur licencié d&rsquo;une filiale de Framatome pour insuffisance professionnelle quand il a dénoncé des problèmes de fiabilité d&rsquo;un système d&rsquo;étanchéité de certaines centrales nucléaires, cf. Le Monde 24 mai 2000 <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-39'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-40'> Position commune arrêtée par le Conseil le 18 juin 2001, JOCE du 20 août 2002 C 197 E/16. Le projet de directive concernant les comptes rendus d&rsquo;évènements dans l&rsquo;aviation civile fait remarquer que les accidents sont presque toujours précédés de défaillances qu&rsquo;il est nécessaire de mieux prendre en compte en obligeant à les consigner et en assurant un échange d&rsquo;informations. Mais ces informations sont très sensibles et il est donc nécessaire de protéger les sources pour donner au personnel la confiance requise. Les Etats seraient donc obligés de protéger, contre leurs employeurs, les salariés qui rendent compte de tels évènements (art.8-3) <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-40'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-41'> Droit du travail et droit de l&rsquo;environnement. SFDE-LITEC, 1994. Cf.. particulièrement l&rsquo;article de P.Bobe, qui fait part de l&rsquo;opposition de la CFDT à la création d&rsquo;une instance spécifique pour régler les problèmes d&rsquo;environnement dans l&rsquo;entreprise, ce qui faciliterait pourtant les choses, mais préconise effectivement le droit d&rsquo;intervention des salariés, ce qui les laisse tout de même plus isolés, et mieux, l&rsquo;octroi d&rsquo;un  » statut  » à la protection de l&rsquo;environnement dans les conventions collectives, p.62. <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-41'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-42'> A.Supiot, même ouvrage <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-42'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-1653-43'> On peut citer le négationnisme comme exemple d&rsquo;utilisation abusive de la liberté d&rsquo;expression des chercheurs, cf. la révocation de S.Thion, chargé de recherche au CNRS, en date du 4 octobre 2000, pour avoir manqué à l&rsquo;obligation de réserve par la remise en cause de l&rsquo;existence des crimes commis contre l&rsquo;humanité … « , Le Monde, 27 oct.2000 ; J-F.Gayraud : La dénonciation, PUF, Politique d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, 1995 ; D.Lochak : La dénonciation, stade suprême ou perversion de la démocratie, in L&rsquo;Etat de droit, Mélanges Braibant, Dalloz, 1993 <span class='returnkey'><a href='#markerref-1653-43'>&#8629;</a></span></li>
</ol>
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<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/sante-publique-et-droit-du-travail/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Du bon gouvernement des risques. Le droit et la question du &#034;risque acceptable&#034;</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/du-bon-gouvernement-des-risques-le-droit-et-la-question-du-risque-acceptable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jan 2004 10:12:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Christine Noiville]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernance de la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Amiante, vache folle, sang contamin&#xE9;, OGM : le risque &#xE9;cologique et sanitaire est au c&#x153;ur de nouvelles m&#xE9;sententes entre les citoyens et les institutions. Un nouveau livre de Christine Noiville. Il n&#x2019;en finit pas de compliquer l&#x2019;exercice de l&#x2019;action publique, de conforter la judiciarisation de la soci&#xE9;t&#xE9; tout en fragilisant la paix sociale et la [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/du-bon-gouvernement-des-risques-le-droit-et-la-question-du-risque-acceptable/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Amiante, vache folle, sang contaminé, OGM : le risque écologique et sanitaire est au cœur de nouvelles mésententes entre les citoyens et les institutions.<br />
Un nouveau livre de Christine Noiville.<span id="more-1813"></span></p>
<p class="spip">Il n&rsquo;en finit pas de compliquer l&rsquo;exercice de l&rsquo;action publique, de conforter la judiciarisation de la société tout en fragilisant la paix sociale et la pérennité des activités économiques.</p>
<p class="spip">De là l&rsquo;idée, souvent déplorée, d&rsquo;une aversion croissante des individus pour le risque, qui serait devenu purement et simplement inacceptable.</p>
<p class="spip">Et s&rsquo;il fallait plutôt voir là l&rsquo;expression d&rsquo;une légitime exigence, la définition d&rsquo;un mode efficace et responsable de gouvernement ? Alors que le XXe siècle s&rsquo;organisait autour d&rsquo;un contrat stipulant que le risque serait acceptable à la condition qu&rsquo;il soit indemnisable, notre époque paraît ne plus se satisfaire de cette fragile transaction.</p>
<p class="spip">Il convient désormais de remodeler les institutions, de concevoir les mécanismes de prévention et de précaution, de préciser les procédures et les critères au regard desquels un risque, qui s&rsquo;avérera peut-être plus tard intolérable, mérite aujourd&rsquo;hui d&rsquo;être couru.</p>
<p class="spip">En somme, il s&rsquo;agit de définir les conditions auxquelles la gestion publique des risques est acceptable.</p>
<p class="spip">C&rsquo;est dire si l&rsquo;exercice appelle une réflexion du droit sur lui-même, sa fonction, ses techniques.</p>
<p class="spip">Il invite à concevoir des solutions pragmatiques, qui soient compatibles avec nos engagements supranationaux (issus du droit de l&rsquo;Union européenne et de l&rsquo;OMC).</p>
<p class="spip">Il conduit à redéfinir sans angélisme la part revenant à chacun &#8211; individus, entreprises, autorités publiques &#8211; dans l&rsquo;exercice de la décision comme dans l&rsquo;attribution des responsabilités.</p>
<p class="spip">A travers la question du gouvernement des risques, c&rsquo;est en définitive la légitimité même de l&rsquo;action de l&rsquo;autorité publique qui est en jeu.</p>
</div>
<div class='rss_ps'>Auteur(s) : Noiville, Christine <br />Editeur : PUF <br />Collection : LES VOIES DU DROIT <br />Paru le : 07/06/2003 <br />ISBN : 2-13-052995-X</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/du-bon-gouvernement-des-risques-le-droit-et-la-question-du-risque-acceptable/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Du bon gouvernement des risques. Le droit et la question du \ »risque acceptable\ »</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/du-bon-gouvernement-des-risques-le-droit-et-la-question-du-risque-acceptable-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jan 2004 10:12:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Christine Noiville]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernance de la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Amiante, vache folle, sang contamin&#xE9;, OGM : le risque &#xE9;cologique et sanitaire est au c&#x153;ur de nouvelles m&#xE9;sententes entre les citoyens et les institutions. Un nouveau livre de Christine Noiville. Il n\&#x2019;en finit pas de compliquer l\&#x2019;exercice de l\&#x2019;action publique, de conforter la judiciarisation de la soci&#xE9;t&#xE9; tout en fragilisant la paix sociale et la [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/du-bon-gouvernement-des-risques-le-droit-et-la-question-du-risque-acceptable-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Amiante, vache folle, sang contaminé, OGM : le risque écologique et sanitaire est au cœur de nouvelles mésententes entre les citoyens et les institutions.<br />
Un nouveau livre de Christine Noiville.<span id="more-144609"></span></p>
<p class=\"spip\">Il n\&rsquo;en finit pas de compliquer l\&rsquo;exercice de l\&rsquo;action publique, de conforter la judiciarisation de la société tout en fragilisant la paix sociale et la pérennité des activités économiques.</p>
<p class=\"spip\">De là l\&rsquo;idée, souvent déplorée, d\&rsquo;une aversion croissante des individus pour le risque, qui serait devenu purement et simplement inacceptable.</p>
<p class=\"spip\">Et s\&rsquo;il fallait plutôt voir là l\&rsquo;expression d\&rsquo;une légitime exigence, la définition d\&rsquo;un mode efficace et responsable de gouvernement ? Alors que le XXe siècle s\&rsquo;organisait autour d\&rsquo;un contrat stipulant que le risque serait acceptable à la condition qu\&rsquo;il soit indemnisable, notre époque paraît ne plus se satisfaire de cette fragile transaction.</p>
<p class=\"spip\">Il convient désormais de remodeler les institutions, de concevoir les mécanismes de prévention et de précaution, de préciser les procédures et les critères au regard desquels un risque, qui s\&rsquo;avérera peut-être plus tard intolérable, mérite aujourd\&rsquo;hui d\&rsquo;être couru.</p>
<p class=\"spip\">En somme, il s\&rsquo;agit de définir les conditions auxquelles la gestion publique des risques est acceptable.</p>
<p class=\"spip\">C\&rsquo;est dire si l\&rsquo;exercice appelle une réflexion du droit sur lui-même, sa fonction, ses techniques.</p>
<p class=\"spip\">Il invite à concevoir des solutions pragmatiques, qui soient compatibles avec nos engagements supranationaux (issus du droit de l\&rsquo;Union européenne et de l\&rsquo;OMC).</p>
<p class=\"spip\">Il conduit à redéfinir sans angélisme la part revenant à chacun &#8211; individus, entreprises, autorités publiques &#8211; dans l\&rsquo;exercice de la décision comme dans l\&rsquo;attribution des responsabilités.</p>
<p class=\"spip\">A travers la question du gouvernement des risques, c\&rsquo;est en définitive la légitimité même de l\&rsquo;action de l\&rsquo;autorité publique qui est en jeu.</p>
</div>
<div class=\'rss_ps\'>Auteur(s) : Noiville, Christine <br />Editeur : PUF <br />Collection : LES VOIES DU DROIT <br />Paru le : 07/06/2003 <br />ISBN : 2-13-052995-X</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/du-bon-gouvernement-des-risques-le-droit-et-la-question-du-risque-acceptable-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Le vivant est-il un bien commun  ? »</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/le-vivant-est-il-un-bien-commun/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Dec 2003 09:15:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflits d'intérêts]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Biotechnologie]]></category>
		<category><![CDATA[Brevet]]></category>
		<category><![CDATA[Christine Noiville]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression et débats]]></category>
		<category><![CDATA[Marchandisation]]></category>
		<category><![CDATA[OGM]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://sciencescitoyennes.org/?p=2125</guid>

					<description><![CDATA[<p>En collaboration avec l&#x2019;association VIVAGORA*, avec le concours du Conseil r&#xE9;gional d&#x2019;Ile-de-France. Inscriptions : (nombre de place limit&#xE9;s) : communication (@) ciup.fr Renseignements : vivagora (@) noos.fr ou 01 55 65 32 83.Parcours en six &#xE9;tapes 1) le 11 d&#xE9;cembre 2003 ( attention : 19h-20h) Se mettra en place le groupe de suivi. La probl&#xE9;matique [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/le-vivant-est-il-un-bien-commun/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="spip">En collaboration avec l&rsquo;association VIVAGORA*, avec le concours du Conseil régional d&rsquo;Ile-de-France. Inscriptions : (nombre de place limités) : communication (@) ciup.fr Renseignements : vivagora (@) noos.fr ou 01 55 65 32 83.<span id="more-2125"></span>Parcours en six étapes</p>
<p class="spip">1) le 11 décembre 2003 ( attention : 19h-20h)<br />
Se mettra en place le groupe de suivi. La problématique sera introduite. Une discussion informelle visera à cerner les interrogations, les visions, les craintes, les attentes, les propositions des uns et des autres.</p>
<p class="spip">2) 15 janvier 2004 (20h-22h)<br />
Le vivant est-il une marchandise comme les autres ? Quelle est la frontière entre vivant et matière inerte/ entre humain et non humain ? Où placer les gènes ? Que peut-on considérer comme bien commun, non commercialisable ? Peut-on distinguer découverte et invention, « donné » et « fabriqué », entre « produit de la nature » et « produit de l&rsquo;homme » ? Sur quelle valeur peut se fonder l&rsquo;idée d&rsquo;une communauté d&rsquo;intérêts ? avec Jean-Claude AMEISEN, biologiste à l&rsquo;Hôpital Bichat (Paris), président du comité d&rsquo;éthique de l&rsquo;Inserm Monique CANTO-SPERBER, philosophe, spécialiste de philosophie morale et politique, Université Paris I, CNRS.<br />
Laurence TUBIANA, directrice de l&rsquo;Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI)</p>
<p class="spip">3) 12 février 2004 (20h-22h)<br />
Main- mise sur les corps ?<br />
Les biobanques, les techniques de dépistage génétique, les biothérapies, les gènes, les cellules, les tissus et les organes doivent -ils ou peuvent-ils être « privatisés » ? Quels sont les intérêts en jeu ? Comment éviter les abus, les usages restrictifs, les monopoles ? Comment développer une mutualisation des moyens et des coûts ? avec Anne CAMBON-THOMSEN, médecin, Laboratoire « Génomique, santé, société : analyses multidisciplinaires et décision en santé », Inserm, Toulouse<br />
Jocelyne PORCHER, INRA, spécialiste de l&rsquo;élevage animal<br />
Christine NOIVILLE, juriste, Université Paris I, CNRS</p>
<p class="spip">11 mars 2004 (20h-22h<br />
Thérapies : quelles innovations, par qui, pour qui ? Alors que les menaces sanitaires persistent, l&rsquo;invention de nouvelles molécules thérapeutiques est en panne. Comment faut-il organiser la recherche, la production, la rémunération des industriels, et la distribution pour lutter contre le paludisme, les maladies parasitaires, la tuberculose, les infections virales&#8230; Quelles solutions trouver pour permettre l&rsquo;accès aux thérapies à toutes les populations ? avec : Jean-François GIRARD, président de l&rsquo;Institut de la recherche pour le développement<br />
Yves CHAMPEY, président de l&rsquo;initiative sur les médicaments pour les maladies négligées (DNDi) + OMS</p>
<p class="spip">8 avril 2004 (20h-22h)<br />
La guerre des semences<br />
Comment protéger les innovations tout en instaurant un partage des ressources végétales ? Quelle agriculture durable permet la juxtaposition des cultures transgéniques et traditionnelles ? Quels respect des usages et connaissances des peuples ? avec :<br />
Andrée SONTOT (Bureau des ressources génétiques).<br />
Alain WEIL (IRD)</p>
<p class="spip">13 mai 2004 (20h-22h<br />
Inventer de nouvelles formes d&rsquo;échange Les états, les peuples, les instances internationales ont-ils les moyens de défendre un accès équitable aux ressources, à des éléments considérés comme patrimoine commun ? Comment organiser une économie d&rsquo;échange qui reconnaît des dimensions non commerciales, sociales et environnementales ? avec :<br />
Alain CAILLÉ, sociologue, Université Paris X.<br />
Claude HENRY, Economiste, laboratoire économétrie, Ecole Polytechnique<br />
Bernard CHEVASSUS-AU-LOUIS, biologiste, directeur du Muséum national d&rsquo;histoire naturelle.</p>
<p class="spip">11 juin 2004 GRAND DÉBAT avec décideurs et hommes politiques ss réserve : Yves COCHET (député) , Stuart Harbisson, ancien président des négociations à l&rsquo;OMC Alain CLAEYS (OPECST-, Jean François MATTEI (Ministère de la santé)&#8230;</p>
<hr class="spip" />
<p class="spip">Pourquoi a-t-il fallu que l&rsquo;Unesco prenne les devants pour déclarer le génome humain « patrimoine commun de l&rsquo;humanité » ? Le message génétique intime, fruit de l&rsquo;évolution naturelle de l&rsquo;homme, est-il donc devenu un objet commercial ? Plus que jamais, quantité de biens sont accaparés par des intérêts privés, dont la logique n&rsquo;est pas celle du bien commun mais celle du retour sur investissement au profit de particuliers. Ainsi, les modes d&rsquo;exploitation du Vivant se diversifient, s&rsquo;intensifient, diffusent dans toutes les industries et nous concernent donc tous.</p>
<p class="spip">Semences, médicaments, embryons, gènes, corps&#8230; comme marchandises ordinaires ? L&rsquo;air que nous respirons, l&rsquo;eau de nos rivières, les produits agricoles de base, les aliments, ne sont plus disponibles pour tous, et ne sont pas exploités équitablement sur la planète. Maints produits industriels indispensables, comme les médicaments, restent inaccessibles à la majorité des hommes.<br />
En Inde, des rivières sont privatisées, empêchant la pêche locale de subsistance. Au Brésil, des paysans se trouvent acculés à acheter leurs semences OGM et le désherbant associé, au prix fort. Des millions de personnes atteintes du Sida sont condamnées à mort faute de pouvoir acheter les antirétroviraux brevetés et produits dans les pays du Nord&#8230; Avec l&rsquo;essor des biotechniques, les éléments du corps humain deviennent à leur tour objets d&rsquo;échanges de nature commerciale : tissus embryonnaires pour réparer des cerveaux malades, cellules souches pour soigner, gènes brevetés associés à des tests génétiques commercialisés sous exclusivité, sang issu du cordon fœtal prélevé à la naissance pour soigner des déficiences immunitaires, corps de mères porteuses, ovules, spermatozoïdes, organes&#8230; commencent à se vendre. Secrets médicaux et informations génétiques personnelles risquent d&rsquo;être monnayés au plus offrant. comme en Islande, aux iles Tonga ou en Lettonie Tous les êtres vivants ou leurs parties, l&rsquo;homme lui-même en définitive, pourraient bien être réduits au statut de marchandises si nous n&rsquo;y prendrons garde. D&rsquo;autant que des réseaux commerciaux parallèles, parfois mafieux, s&rsquo;organisent.</p>
<p class="spip">Réguler les échanges commerciaux<br />
Ce phénomène de commercialisation des ressources vivantes menace les liens sociaux et intensifie les risques de conflits. En matière agricole, la généralisation de la culture des plantes OGM produites et brevetées au Nord ou celle des plantes industrielles subventionnées au Nord ne risque-t-elle pas d&rsquo;intensifier les déséquilibres économiques ? Comment organiser l&rsquo;exploitation des ressources locales en répartissant les profits et en préservant les accès aux produits sources ? Comment garantir aux populations l&rsquo;accès aux produits vitaux ? Comment lutter contre l&rsquo;accélération dangereuse et douloureuse des inégalités ? Dans le domaine sanitaire, qu&rsquo;adviendra-t-il du principe de non-commercialisation des produits du corps humain (organes, sang, sperme, ovules&#8230;) si l&rsquo;on admet comme légitimes les brevets sur les cellules ou les gènes ?</p>
<p class="spip">Une échéance majeure : janvier 2005<br />
Les rapports marchands non régulés entraînent déjà une surexploitation voire un pillage de certaines ressources naturelles de la planète, comme les forêts tropicales ou les poissons et autres organismes aquatiques. Que se passera-t-il lorsqu&rsquo;ils s&rsquo;étendront à la santé, à la procréation ? La logique de marché &#8211; source permanente de nouveaux produits et vitrine alléchante &#8211; est une source de développement indéniable mais ne peut être la seule modalité d&rsquo;échanges. Un arbitrage fort, à l&rsquo;échelon international, apparaît nécessaire pour intégrer les enjeux sociaux et environnementaux des multiples formes d&rsquo;exploitation du Vivant ? Reste à définir comment , avec quels outils, à quelle échelle, sur quelles ressources ? Ces questions sont au cœur des négociations en cours dans de nombreuses instances internationales (OMS, FAO, Unesco&#8230;). C&rsquo;est surtout à l&rsquo;Organisation mondiale du commerce (OMC) que vont s&rsquo;opérer les choix majeurs : en janvier 2005, devront y être finalisées les règles internationales essentielles d&rsquo;échanges en matière agricole, de santé et de propriété intellectuelle.</p>
<p class="spip">CafésCités pour anticiper l&rsquo;avenir<br />
Il est donc temps de voir clair, de saisir les enjeux, et d&rsquo;envisager les choix. Nous vous proposons de réfléchir ensemble aux moyens d&rsquo;installer un équilibre entre développement des échanges, soutien à l&rsquo;innovation scientifique, technique et industrielle et régulation de l&#8217;emprise marchande. Il s&rsquo;agira de confronter les expériences et les connaissances de chacun, nos visions, nos interrogations, nos inquiétudes. En comparant ensemble les scénarios possibles, des alternatives, en laissant s&rsquo;exprimer des priorités divergentes, nous pourrons élaborer des perspectives nouvelles.<br />
En nous appuyant d&rsquo;un côté sur un groupe d&rsquo;étudiants et/ou de jeunes chercheurs, de l&rsquo;autre sur des spécialistes, médecins, économistes, industriels, agronomes, philosophes, biologistes ou sociologues, nous pourrons repérer les points de convergence et de divergence, les propositions saillantes, les pistes à creuser. Lors du « grand débat » du 11 juin, qui rassemblera des personnalités politiques et décideurs, le groupe « citoyen » exposera des propositions, recommandations et questions qui seront ensuite débattues.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>&#034;La protection du lanceur d&#039;alerte sanitaire&#034;</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/la-protection-du-lanceur-dalerte-sanitaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Apr 2003 20:06:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[André Cicolella]]></category>
		<category><![CDATA[Christine Noiville]]></category>
		<category><![CDATA[Francis Chateauraynaud]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Testart]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceur d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression et débats]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Angèle Hermitte]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Méneton]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Véronique Lapides]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le lanceur d&#x2019;alerte est devenu un personnage central dans les questions de risque sanitaire. L&#x2019;exp&#xE9;rience montre, en effet, que dans la plupart des grandes affaires de s&#xE9;curit&#xE9; sanitaire et environnementale, les difficult&#xE9;s g&#xE9;n&#xE9;ralement rencontr&#xE9;es par les lanceurs d&#x2019;alerte, qu&#x2019;il s&#x2019;agisse d&#x2019;individus ou de collectifs, retardent d&#x2019;autant les mesures de gestion, de plusieurs mois &#xE0; plusieurs [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/la-protection-du-lanceur-dalerte-sanitaire/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="spip">Le lanceur d&rsquo;alerte est devenu un personnage central dans les questions de risque sanitaire. L&rsquo;expérience montre, en effet, que dans la plupart des grandes affaires de sécurité sanitaire et environnementale, les difficultés généralement rencontrées par les lanceurs d&rsquo;alerte, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;individus ou de collectifs, retardent d&rsquo;autant les mesures de gestion, de plusieurs mois à plusieurs décennies, temps pendant lequel des victimes « évitables » apparaissent.<span id="more-2130"></span>Le lanceur d&rsquo;alerte peut être, soit un chercheur ayant dû agir le plus souvent contre l&rsquo;avis de son institutions, soit un salarié ayant révélé des manquements graves de son entreprise, soit un groupe de citoyens ayant alerté les institutions sur des problèmes de santé.</p>
<p class="spip">Le plus souvent, le fait de « lancer l&rsquo;alerte » s&rsquo;est traduit par des mesures de représailles contre les personnes (licenciements, déclassement..) et/ou une dénégation du problème.</p>
<p class="spip">Cette situation est évidemment dommageable pour les personnes et les groupes concernés.</p>
<p class="spip">Elle l&rsquo;est aussi pour la société, car ce retard, outre les coûts sanitaires et économiques induits, a pour conséquence de transformer le problème de départ en crise aux conséquences multiples.</p>
<p class="spip">Il y a donc un véritable enjeu de permettre une plus grande réceptivité des institutions à la demande citoyenne, que celle-ci vienne de l&rsquo;interne ou de l&rsquo;externe.</p>
<p class="spip">Les pays anglo-saxons se sont dotés de dispositifs de protection des lanceurs d&rsquo;alerte sanitaire (Whistle Blower Act aux USA , Public Interest Disclosure Act en Grande Bretagne etc.….).</p>
<p class="spip">Il est temps de s&rsquo;interroger sur l&rsquo;intérêt d&rsquo;un tel dispositif en France.</p>
<p class="spip">L&rsquo;objectif du colloque est, à partir d&rsquo;une analyse de la typologie des lanceurs d&rsquo;alerte, individuels et collectifs, ainsi que de l&rsquo;analyse des lois et règlements existants en France et à l&rsquo;étranger, de proposer des mesures pour que la sécurité sanitaire et environnementale soit mieux assurée en France.</p>
<p class="spip">La Fondation « Sciences Citoyennes » a été créée sur l&rsquo;idée que, à l&rsquo;ère de la précaution, la relation entre expertise et citoyenneté, qui était classiquement basée sur le schéma de « l&rsquo;expert qui sait » face au profane « qui ne sait pas et qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;éduquer », n&rsquo;était plus adaptée et qu&rsquo;il était temps de trouver un rapport plus ouvert.</p>
<p class="spip">En organisant ce colloque, l&rsquo;objectif est de comprendre les dysfonctionnements, afin de proposer des améliorations du dispositif existant.</p>
<p class="spip">Lieu : Paris Faculté Jussieu</p>
<p>Amphithéâtre Jacques Monod</p>
<p>sous-sol Tour 42</p>
<p>M° Jussieu</p>
<p class="spip"><span class="spip_document_7 spip_documents spip_documents_center"><br />
<img fetchpriority="high" decoding="async" style="height: 423px; width: 400px;" title="Amphi Monod" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/archives_doc/gif/JussieuCampusOK.gif" alt="Amphi Monod" width="400" height="423" /></span></p>
<dl class="spip_document_9 spip_documents spip_documents_center">
<dt><a title="GIF - 20.9 ko" type="image/gif" href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/archives_doc/gif/JussieuCampus20k.gif"><img decoding="async" class=" format_png" style="height: 52px; width: 52px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L52xH52/gif-2934d.png" alt="GIF - 20.9 ko" width="52" height="52"  title="&#034;La protection du lanceur d&#039;alerte sanitaire&#034;" /></a></dt>
<dt class="spip_doc_titre" style="width: 120px;"><strong>Plan grand modèle à télécharger</strong></dt>
<dd class="spip_doc_descriptif" style="width: 120px;">
<p class="spip">Campus de Jussieu (75005 Paris), Tour 42, sous-sol</p>
<p class="spip">Plan des transports en commun (sciencescitoyennes.org)</p>
</dd>
</dl>
<p class="spip">Programme :</p>
<p class="spip">9h00-9h30 Accueil<br />
MATIN Etudes de cas Grand Témoin : Michèle Rivasi ancienne députée<br />
9h30-9h45 : Introduction André Cicolella Président de la Fondation « Sciences Citoyennes » 9h45- 10h15 : Typologie de l&rsquo;alerte et des lanceurs d&rsquo;alerte<br />
· Françis Chateauraynaud Sociologue à l&rsquo;EHESS, co-auteur du livre « Les sombres précurseurs : pour une sociologie pragmatique de l&rsquo;alerte et du risque »<br />
10h15-11h15 : 1ère partie Sécurité sanitaire alimentaire · Pierre Ménéton (Inserm) : Les problèmes nutritionnels (sel, sucre) · Marc Edouard Colin (ex INRA) : L&rsquo;insecticide Gaucho · Francis Dussal (ex salarié de l&rsquo;usine d&rsquo;équarrissage SARIA) : les farines animales · Serge Grass : Les importations d&rsquo;animaux à la frontière allemande 11h15-11h30 : Pause<br />
11h-30-12h30 : 2ème partie Sécurité sanitaire environnementale<br />
· André Cicolella : Les risques chimiques · Roland Desbordes (CRIIRAD) : Les rayonnements ionisants · Véronique Lapides (Collectif des parents de l&rsquo;école Franklin Roosevelt Vincennes) : les cas de cancers de l&rsquo;enfant sur les terrains de l&rsquo;ancienne usine Kodak. · Etienne Cendrier (PRIARTEM) : Les rayonnements non ionisants.<br />
12h30-13 h45 : Buffet<br />
APRES-MIDI Les perspectives juridiques et institutionnelles Grands Témoins : André Aschieri ancien député ; Marie-Claude- Beaudeau sénatrice<br />
13h45- 15h45 Interventions<br />
· Frédéric Piguet (Secrétaire de l&rsquo;APSAB ,Association for the Promotion of Scientific AccountableBehaviour) à Genève : Les lois de protection des lanceurs d&rsquo;alerte dans le monde (USA, Grande-Bretagne, Nouvelle -Zélande…)<br />
· Jean-Paul Teissonnière (Avocat) : Pour la reconnaissance du droit d&rsquo;alerte en sécurité sanitaire dans l&rsquo;entreprise.<br />
· Brigitte Chamak, Laurent Dianoux (Chercheurs Inserm) : Les clauses existantes dans les organismes de recherche en France et la place des comités d&rsquo;éthique.<br />
· Louis Jouve (juriste) : La place des médiateurs (ombudsman) dans les réglementations internationales.<br />
· Marie-Angèle Hermitte et Christiane Noiville (Juristes, CNRS) : Quelques pistes de réflexion juridiques.<br />
· Didier Tabuteau (Professeur à l&rsquo;Institut d&rsquo;Etudes Politiques de Paris, ancien directeur de l&rsquo;Agence du Médicament) : La protection des lanceurs d&rsquo;alerte, un élément manquant de la réforme de la sécurité sanitaire<br />
15h45-16 h : Pause<br />
16h00 -17h TABLE RONDE présidée par Jacques Testart (Président de la Commission Française du Développement Durable Vice-Président de la Fondation Sciences Citoyennes) avec Michèle Rivasi , Marie-Claude Beadeau, André Aschieri.</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/la-protection-du-lanceur-dalerte-sanitaire/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>\ »La protection du lanceur d\&#8217;alerte sanitaire\ »</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/la-protection-du-lanceur-dalerte-sanitaire-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Apr 2003 20:06:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le lanceur d\&#x2019;alerte est devenu un personnage central dans les questions de risque sanitaire. L\&#x2019;exp&#xE9;rience montre, en effet, que dans la plupart des grandes affaires de s&#xE9;curit&#xE9; sanitaire et environnementale, les difficult&#xE9;s g&#xE9;n&#xE9;ralement rencontr&#xE9;es par les lanceurs d\&#x2019;alerte, qu\&#x2019;il s\&#x2019;agisse d\&#x2019;individus ou de collectifs, retardent d\&#x2019;autant les mesures de gestion, de plusieurs mois &#xE0; plusieurs [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/la-protection-du-lanceur-dalerte-sanitaire-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class=\"spip\">Le lanceur d\&rsquo;alerte est devenu un personnage central dans les questions de risque sanitaire. L\&rsquo;expérience montre, en effet, que dans la plupart des grandes affaires de sécurité sanitaire et environnementale, les difficultés généralement rencontrées par les lanceurs d\&rsquo;alerte, qu\&rsquo;il s\&rsquo;agisse d\&rsquo;individus ou de collectifs, retardent d\&rsquo;autant les mesures de gestion, de plusieurs mois à plusieurs décennies, temps pendant lequel des victimes « évitables » apparaissent.<span id="more-144597"></span>Le lanceur d\&rsquo;alerte peut être, soit un chercheur ayant dû agir le plus souvent contre l\&rsquo;avis de son institutions, soit un salarié ayant révélé des manquements graves de son entreprise, soit un groupe de citoyens ayant alerté les institutions sur des problèmes de santé.</p>
<p class=\"spip\">Le plus souvent, le fait de « lancer l\&rsquo;alerte » s\&rsquo;est traduit par des mesures de représailles contre les personnes (licenciements, déclassement..) et/ou une dénégation du problème.</p>
<p class=\"spip\">Cette situation est évidemment dommageable pour les personnes et les groupes concernés.</p>
<p class=\"spip\">Elle l\&rsquo;est aussi pour la société, car ce retard, outre les coûts sanitaires et économiques induits, a pour conséquence de transformer le problème de départ en crise aux conséquences multiples.</p>
<p class=\"spip\">Il y a donc un véritable enjeu de permettre une plus grande réceptivité des institutions à la demande citoyenne, que celle-ci vienne de l\&rsquo;interne ou de l\&rsquo;externe.</p>
<p class=\"spip\">Les pays anglo-saxons se sont dotés de dispositifs de protection des lanceurs d\&rsquo;alerte sanitaire (Whistle Blower Act aux USA , Public Interest Disclosure Act en Grande Bretagne etc.….).</p>
<p class=\"spip\">Il est temps de s\&rsquo;interroger sur l\&rsquo;intérêt d\&rsquo;un tel dispositif en France.</p>
<p class=\"spip\">L\&rsquo;objectif du colloque est, à partir d\&rsquo;une analyse de la typologie des lanceurs d\&rsquo;alerte, individuels et collectifs, ainsi que de l\&rsquo;analyse des lois et règlements existants en France et à l\&rsquo;étranger, de proposer des mesures pour que la sécurité sanitaire et environnementale soit mieux assurée en France.</p>
<p class=\"spip\">La Fondation « Sciences Citoyennes » a été créée sur l\&rsquo;idée que, à l\&rsquo;ère de la précaution, la relation entre expertise et citoyenneté, qui était classiquement basée sur le schéma de « l\&rsquo;expert qui sait » face au profane « qui ne sait pas et qu\&rsquo;il s\&rsquo;agit d\&rsquo;éduquer », n\&rsquo;était plus adaptée et qu\&rsquo;il était temps de trouver un rapport plus ouvert.</p>
<p class=\"spip\">En organisant ce colloque, l\&rsquo;objectif est de comprendre les dysfonctionnements, afin de proposer des améliorations du dispositif existant.</p>
<p class=\"spip\">Lieu : Paris Faculté Jussieu</p>
<p>Amphithéâtre Jacques Monod</p>
<p>sous-sol Tour 42</p>
<p>M° Jussieu</p>
<p class=\"spip\"><span class=\"spip_document_7 spip_documents spip_documents_center\"><br />
<img style=\"height: 423px; width: 400px;\" title=\"Amphi Monod\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/archives_doc/gif/JussieuCampusOK.gif\" alt=\"Amphi Monod\" width=\"400\" height=\"423\" /></span></p>
<dl class=\"spip_document_9 spip_documents spip_documents_center\">
<dt><a title=\"GIF - 20.9 ko\" type=\"image/gif\" href=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/archives_doc/gif/JussieuCampus20k.gif\"><img class=\" format_png\" style=\"height: 52px; width: 52px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L52xH52/gif-2934d.png\" alt=\"GIF - 20.9 ko\" width=\"52\" height=\"52\" /></a></dt>
<dt class=\"spip_doc_titre\" style=\"width: 120px;\"><strong>Plan grand modèle à télécharger</strong></dt>
<dd class=\"spip_doc_descriptif\" style=\"width: 120px;\">
<p class=\"spip\">Campus de Jussieu (75005 Paris), Tour 42, sous-sol</p>
<p class=\"spip\">Plan des transports en commun (sciencescitoyennes.org)</p>
</dd>
</dl>
<p class=\"spip\">Programme :</p>
<p class=\"spip\">9h00-9h30 Accueil<br />
MATIN Etudes de cas Grand Témoin : Michèle Rivasi ancienne députée<br />
9h30-9h45 : Introduction André Cicolella Président de la Fondation « Sciences Citoyennes » 9h45- 10h15 : Typologie de l\&rsquo;alerte et des lanceurs d\&rsquo;alerte<br />
· Françis Chateauraynaud Sociologue à l\&rsquo;EHESS, co-auteur du livre « Les sombres précurseurs : pour une sociologie pragmatique de l\&rsquo;alerte et du risque »<br />
10h15-11h15 : 1ère partie Sécurité sanitaire alimentaire · Pierre Ménéton (Inserm) : Les problèmes nutritionnels (sel, sucre) · Marc Edouard Colin (ex INRA) : L\&rsquo;insecticide Gaucho · Francis Dussal (ex salarié de l\&rsquo;usine d\&rsquo;équarrissage SARIA) : les farines animales · Serge Grass : Les importations d\&rsquo;animaux à la frontière allemande 11h15-11h30 : Pause<br />
11h-30-12h30 : 2ème partie Sécurité sanitaire environnementale<br />
· André Cicolella : Les risques chimiques · Roland Desbordes (CRIIRAD) : Les rayonnements ionisants · Véronique Lapides (Collectif des parents de l\&rsquo;école Franklin Roosevelt Vincennes) : les cas de cancers de l\&rsquo;enfant sur les terrains de l\&rsquo;ancienne usine Kodak. · Etienne Cendrier (PRIARTEM) : Les rayonnements non ionisants.<br />
12h30-13 h45 : Buffet<br />
APRES-MIDI Les perspectives juridiques et institutionnelles Grands Témoins : André Aschieri ancien député ; Marie-Claude- Beaudeau sénatrice<br />
13h45- 15h45 Interventions<br />
· Frédéric Piguet (Secrétaire de l\&rsquo;APSAB ,Association for the Promotion of Scientific AccountableBehaviour) à Genève : Les lois de protection des lanceurs d\&rsquo;alerte dans le monde (USA, Grande-Bretagne, Nouvelle -Zélande…)<br />
· Jean-Paul Teissonnière (Avocat) : Pour la reconnaissance du droit d\&rsquo;alerte en sécurité sanitaire dans l\&rsquo;entreprise.<br />
· Brigitte Chamak, Laurent Dianoux (Chercheurs Inserm) : Les clauses existantes dans les organismes de recherche en France et la place des comités d\&rsquo;éthique.<br />
· Louis Jouve (juriste) : La place des médiateurs (ombudsman) dans les réglementations internationales.<br />
· Marie-Angèle Hermitte et Christiane Noiville (Juristes, CNRS) : Quelques pistes de réflexion juridiques.<br />
· Didier Tabuteau (Professeur à l\&rsquo;Institut d\&rsquo;Etudes Politiques de Paris, ancien directeur de l\&rsquo;Agence du Médicament) : La protection des lanceurs d\&rsquo;alerte, un élément manquant de la réforme de la sécurité sanitaire<br />
15h45-16 h : Pause<br />
16h00 -17h TABLE RONDE présidée par Jacques Testart (Président de la Commission Française du Développement Durable Vice-Président de la Fondation Sciences Citoyennes) avec Michèle Rivasi , Marie-Claude Beadeau, André Aschieri.</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/la-protection-du-lanceur-dalerte-sanitaire-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
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