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	<title>Claude Allègre - Sciences Citoyennes</title>
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	<description>Les sciences avec et pour les citoyennes</description>
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	<title>Claude Allègre - Sciences Citoyennes</title>
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		<title>Allègre se débine, défoulons nous!</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Sep 2012 11:01:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le vélo déchaîné]]></category>
		<category><![CDATA[Claude Allègre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suite &#xE0; un article collectif publi&#xE9; dans Politis le 18 juin 2009, le sieur Claude All&#xE8;gre, s&#x2019;estimant diffam&#xE9;, d&#xE9;posait une plainte tardive qui devait conduire &#xA0;le journal et les 6 survivants parmi les 8 coauteurs au tribunal de grande instance. C&#x2019;&#xE9;tait pr&#xE9;vu pour &#xA0;le 20 septembre 2012 soit plus de 3 ans apr&#xE8;s les faits, [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/allegre-se-debine-defoulons-nous/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Suite à un <a href="http://www.politis.fr/Claude-Allegre-question-d-ethique,7386.html" target="_blank" rel="noopener">article collectif publié dans Politis le 18 juin 2009</a>, le sieur Claude Allègre, s’estimant diffamé, déposait une plainte tardive qui devait conduire  le journal et les 6 survivants parmi les 8 coauteurs au tribunal de grande instance. C’était prévu pour  le 20 septembre 2012 soit plus de 3 ans après les faits, C Allègre ayant tout fait pour repousser la confrontation en justice. Neuf jours avant ce procès, le plaignant a jeté l’éponge. C’est donc qu’il ne considère plus diffamatoires les qualificatifs utilisés dans l’article. Profitons-en ! Crions que le géologue, ancien ministre, s’est rendu coupable (c’était dans “l’affaire de La Soufrière”, dans les années 1970) de <strong>manipulation</strong>, de <strong>manque de déontologie</strong>, <strong>d’erreurs de diagnostics</strong> et de <strong>falsification de résultats</strong>&#8230; Bien sûr, c’est au risque d’un nouveau dépôt de plainte mais le dossier en défense est prêt, et redouté par le bonhomme&#8230; Et cette plainte devrait être abandonnée dans 3 ans si sa fonction  se limiter à assure la quiétude du personnage entre temps ! La menace judiciaire semble efficace pour faire taire les critiques potentielles : il y a bien longtemps que les médias ne moquent plus Claude Allègre&#8230;</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/allegre-se-debine-defoulons-nous/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Couleuvre avalée, Allègre adoubé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Sep 2011 13:45:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le vélo déchaîné]]></category>
		<category><![CDATA[Académie des Sciences]]></category>
		<category><![CDATA[Claude Allègre]]></category>
		<category><![CDATA[Lobbying]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Finalement, pour Claude All&#xE8;gre, le climat n&#x2019;a rien &#xE0; voir avec l&#x2019;&#xE9;cologie&#x2026; C&#x2019;est en tous cas tout le sens des statuts de la fondation Ecologie d&#x2019;avenir port&#xE9;e par l&#x2019;ancien chercheur. C&#x2019;est une sacr&#xE9;e couleuvre que le trublion de l&#x2019;Acad&#xE9;mie des sciences a d&#xFB; avaler pour b&#xE9;n&#xE9;ficier du tr&#xE8;s chic label &#xAB;&#xA0;Institut de France&#xA0;&#xBB;. Le moins [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/couleuvre-avalee-allegre-adoube/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignright size-full wp-image-19682" title="La France nucléaire, allègre ment." src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2011/04/allegremutant.jpg" alt="La France nucléaire, allègre ment." width="262" height="384" srcset="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/wp-content/uploads/2011/04/allegremutant.jpg 410w, https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/wp-content/uploads/2011/04/allegremutant-205x300.jpg 205w, https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/wp-content/uploads/2011/04/allegremutant-8x12.jpg 8w" sizes="(max-width: 262px) 100vw, 262px" />Finalement, pour Claude Allègre, le climat n’a rien à voir avec l’écologie… C’est en tous cas tout le sens des statuts de la fondation Ecologie d’avenir portée par l’ancien chercheur. C’est une sacrée couleuvre que le trublion de l’Académie des sciences a dû avaler pour bénéficier du très chic label « Institut de France ».</p>
<p>Le moins qu’on puisse dire, c’est que le lancement ne s’est pas fait en grande pompe, et comme le rappelait ce matin Terra Eco, de nombreux membres de l’Académie des sciences l’ont appris en lisant un <a title="Hervé Kempf" href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/09/27/la-science-a-honte_1578361_3232.html" target="_blank" rel="noopener">billet d’Hervé Kempf</a> dans le Monde du 27 septembre, tandis que l’adoubement officiel a eu lieu en juin dernier. Inutile de dire qu’il y a des dents qui grincent… «Scandaleux», dit une chercheuse. «Les bras m’en tombent», dit un académicien. Les miens aussi… Voir accoler le nom de la prestigieuse institution à celui d’un homme qui traine les climatologues dans la boue… ça laisse rêveur.</p>
<p>L’accord avec l’Institut de France interdit à la fondation Ecologie d’Avenir toute évocation des questions climatiques… Ça va être coton de parler d’écologie sans climat. Biodiversité, hydrologie, agriculture, etc… ça en fait des sujets qui seront traités de manière incomplète. Mais c’était ça ou se contenter d’une banale association loi de 1901, sans le patronage de l’Institut de France. Et surtout vivre de maigres ressources car, forte de ce label, Ecologie d’Avenir va pouvoir faire les poches des entreprises, qui pourront déduire 60% de leurs dons de leur impôt.(1) A noté que la paranoïa d’Allègre se loge jusque dans les détails: le <a title="Ecologie d'avenir" href="http://fondationecologiedavenir.org/" target="_blank" rel="noopener">site internet d’Ecologie d’avenir</a> est réalisé en quasi totalité en Flash, ce qui interdit d’en recopier facilement le contenu…<span id="more-20635"></span></p>
<p><em>Chercheur de pétrole. </em>La fondation se dote d’un Comité d’orientation, qui sera présidé par Allègre. Il rassemble notamment quelques fidèles amis climato-sceptiques de l’ancien ministre, comme le géophysicien Vincent Courtillot, la journaliste Véronique Anger-de Friberg, le démographe Hervé Bras, qui m’avait dit l’an dernier tout le bien qu’il pense d’Allègre et de ses thèses climatiques, les philosophes Dominique Lecourt et Luc Ferry… On trouve aussi le chimiste Christian Amatore, auteur d’un <a title="Académie des Sciences" href="http://www.academie-sciences.fr/activite/prix/s250111_amatore.pdf" target="_blank" rel="noopener">discours à l’Académie des sciences</a> en janvier dernier, très virulent vis à vis des journalistes qui traitent des questions climatiques. Parmi les industriels, notons la présence d’un chercheur de pétrole, un industriel de la betterave, un céréalier, un constructeur de voitures de sport, un responsable de Peugeot… Et toute une brochette de scientifiques de renom, certains nobélisés, dont beaucoup ne partagent pas les vues sur le climat de Claude Allègre.</p>
<p>Muselée sur le climat, à quoi pourra donc servir la fondation Ecologie d’avenir? Lisons <a title="Ecologie d'avenir" href="http://fondationecologiedavenir.org/Fondation_EA.pdf" target="_blank" rel="noopener">le préambule de Claude Allègre</a> : «A une époque où l’écologie est trop souvent synonyme de vision catastrophiste et perçue comme un frein à la croissance économique, voire une incitation à la décroissance, il nous a semblé important de créer un lieu de réflexion, de débat et d’innovation fondé sur la science, le savoir et la confiance dans le progrès, ouvert aux acteurs de la recherche académique et du monde de l’entreprise.Tout en développant une écologie de progrès et de croissance, notre démarche vise à éclairer les citoyens sur les enjeux et les perspectives qui se profilent pour l’homme et la société. Parce que je crois en la capacité de l’homme à s’adapter, à innover en s’appuyant sur la science et le développement technologique.» Sacré programme. Mais les intellectuels qui ont choisi d’adouber Allègre risquent fort de se retrouver condamnés à défendre les valeurs de l’entreprise… Se sont-ils faits piéger par ce qui ne pourrait n’être qu’un lobby? On jugera sur pièces. Mais le moins qu’on puisse dire, c’est que les responsables de l’Institut auraient mieux fait de tourner sept fois leur crayon —ou à tout le moins de surseoir— avant de signer ce qui a tout l’air d’un chèque en blanc. Un lobby estampillé du sceau de la vénérable maison? Voilà bien de quoi ruiner un prestige vieux de plus de deux siècles.</p>
<p>(1) La déduction est de 66% pour les particuliers.</p>
<p>NB. Merci à Denis Delbecq, journaliste indépendant, d’avoir accepté que  nous reproduisions son article sur notre blog. Nous vous invitons  vivement à visiter son site : <a title="Effets de terre" href="http://effetsdeterre.fr/" target="_blank" rel="noopener">Effets de terre</a>.<br />
Le dessin de Maëster a déjà été posté sur ce blog le <a title="Dessin de Maëster" href="https://sciencescitoyennes.org/la-france-nucleaire-allegre-ment" target="_blank" rel="noopener">15 mars 2011</a>.</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/couleuvre-avalee-allegre-adoube/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>AFBV : vous avez dit rigueur scientifique ? par Christian Vélot</title>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jun 2010 15:30:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Expertise]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[Soutien à Gilles-Eric Séralini]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture biologique]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Vélot]]></category>
		<category><![CDATA[Claude Allègre]]></category>
		<category><![CDATA[OGM]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;AFBV (Association Fran&#231;aise des Biotechnologies V&#233;g&#233;tales) est une r&#233;cente association qui se d&#233;finit comme une organisation &#171;&#160;dont le but est d&#8217;informer sur la r&#233;alit&#233; des biotechnologies v&#233;g&#233;tales de la fa&#231;on la plus cr&#233;dible possible [sic] en s&#8217;appuyant sur l&#8217;<span class="glossaryLink"  aria-describedby="tt"  data-cmtooltip="&#60;div class=glossaryItemTitle&#62;Expertise&#60;/div&#62;&#60;div class=glossaryItemBody&#62;&#60;/div&#62;"  data-gt-translate-attributes='[{"attribute":"data-cmtooltip", "format":"html"}]'  tabindex='0' role='link'>expertise</span> de ses membres et sur des travaux reconnus par la communaut&#233; scientifique &#187;. Elle est notamment [&#8230;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/afbv-vous-avez-dit-rigueur-scientifique-par-christian-velot/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’AFBV  (Association Française des Biotechnologies Végétales) est une récente  association qui se définit comme une organisation « <em>dont le but est  d’informer sur la réalité des biotechnologies végétales de la façon la  plus crédible possible</em> [sic] <em>en s’appuyant sur l’expertise de ses  membres et sur des travaux reconnus par la communauté scientifique</em> ».<br />
<span id="more-10344"></span><br />
Elle est notamment parrainée par Claude allègre dont l’expertise et  les compétences en matière d’OGM ne sont effectivement plus à démontrer…</p>
<p>Parmi les valeurs et les principes mis en avant dans la charte de  l’AFBV, on trouve notamment celui de « rigueur scientifique ».</p>
<p>Pour s’en persuader, il suffit par exemple de lire le courrier en  date du 8 avril dernier, adressé par le Président de l’AFBV, Marc  Fellous, aux députés ayant signé la « Charte du Comité de Soutien des  Elus à l’Abeille et aux Apiculteurs », et où l’ex-président de la  CGB [<a id="nh1" title="CGB : Commission du Génie  Biomoléculaire, ex-commission française (...)" rel="footnote" href="https://sciencescitoyennes.org/ecrire/?exec=articles&amp;id_article=1839#nb1">1</a>] conteste  notamment toute responsabilité éventuelle des OGM dans la disparition  des abeilles.</p>
<p>M. Fellous y parle essentiellement du maïs Bt Mon810, seul maïs  autorisé à la culture commerciale en Europe (et faisant l’objet d’un  moratoire en France depuis début 2008). Il s’agit d’un maïs dans lequel a  été introduit un gène de la bactérie du sol <em>Bacillus thuringiensis</em> (<em>Bt</em>) détenant le secret de fabrication d’une protéine  insecticide qui tue spécifiquement la pyrale, papillon crépusculaire  dont la chenille s’attaque à la tige du maïs. Le langage génétique étant  universel, le maïs prend alors le gène de la bactérie <em>Bt</em> à son  propre compte, le décode et fabrique lui-même la protéine insecticide  tueuse de pyrale, et n’a donc plus besoin de personne pour lutter contre  cet insecte ravageur. Toutes les plantes <em>Bt</em> sont faites sur le  même modèle : il n’y a que la nature du gène provenant de la bactérie <em>Bt</em> (transgène) qui change.</p>
<p>Pour commencer, M. Fellous parle de « plantes résistantes à un  insecte », terme totalement inapproprié puisqu’il signifie certes que la  plante est insensible à l’insecte mais ne sous-entend aucune propriété  négative de la plante sur l’insecte : un insecte qui vient sucer une  plante qui lui est résistante repart comme il est venu. Or, dans le cas  des plantes <em>Bt</em>, l’insecte concerné meurt : il s’agit de  plantesinecticides. Si je tue une personne qui m’agresse dans la rue,  selon M. Fellous, je serai tout simplement résistant à mon agresseur…  Question de rigueur scientifique sans doute.</p>
<p>M. Fellous écrit un peu plus loin : « <em> Nous vous rappelons que ces  protéines insecticides</em> [celles produites par les plantes Bt] <em>sont  du même type que celles utilisées dans l’insecticide biologique Bt  autorisé en Agriculture biologique </em> ». « Du même type » : voilà un  terme sans ambiguïté digne d’une grande précision scientifique, mais  néanmoins très habile de la part de M. Fellous. Il incite ainsi son  correspondant (non spécialiste) à penser que les protéines <em>Bt</em> produites par la plante sont les mêmes que celles produites  naturellement par la bactérie <em>Bt</em>, mais se garde bien de l’écrire  en toutes lettres, et pour cause… Puisqu’elles sont différentes !</p>
<p>Car, ce que ne dit pas M. Fellous, c’est que le gène de la bactérie <em>Bt</em> introduit dans le maïs n’est pas le gène naturel mais un gène modifié  (et c’est vrai dans tout processus de transgenèse, quels que soient  l’organisme “donneur” et l’organisme “receveur” du transgène). En effet,  même si le langage génétique est universel, un certain nombre  d’informations contenues dans les gènes ne sont pas (ou sont mal)  comprises d’une espèce à une autre. Il est alors nécessaire de procéder à  une série de petites modifications (réalisées <em>in vitro</em>) du gène  en question (après l’avoir extrait et purifié de l’ organisme “donneur”  et avant de le réintroduire dans l’organisme “receveur”). Pour reprendre  l’exemple du gène de bactérie dans le maïs, il s’agira de remplacer des  petits morceaux du gène bactérien par des morceaux de gènes de plante  (qui, par définition, fonctionnent dans la plante) ou par des petits  morceaux de gènes de virus de plantes (qui, par définition, fonctionnent  également dans la plante). Le transgène qui va être introduit <em>in  fine</em> dans le maïs n’est donc pas le gène naturel de bactérie, mais  un gène modifié, une sorte de chimère génétique construite de toutes  pièces et qui, bien que constituée pour l’essentiel du gène de bactérie  initial, sera en quelque sorte une juxtaposition de séquences d’ADN (de  petits morceaux de chromosomes) d’origines différentes. Ce gène modifié  est ce qu’on appelle, dans notre jargon, une CGA : une <em>Construction  Génétique Artificielle</em>.</p>
<p>Ces modifications concernent essentiellement des portions du gène  extérieures à la région codante (celle qui dicte directement la  fabrication de la protéine), mais également en partie la séquence  codante elle-même. Il en résulte alors des modifications de la protéine  correspondante. Dans le cas des CGA des gènes <em>Bt</em> introduites dans  les plantes, la séquence codante est tronquée jusqu’à 44%. La toxine <em>Bt</em> correspondante est alors « raccourcie » d’autant. Ce n’est donc plus la  même protéine et ce n’est bien sûr pas sans conséquence sur ses  propriétés et son activité. Prenons justement l’exemple de la protéine <em>Bt</em> fabriquée dans le maïs Mon810 (toxine Cry1Ab). Cette protéine est  soluble alors que son homologue naturelle (fabriquée dans la bactérie <em>Bacillus  thuringiensis</em>) est produite sous forme de cristal. Les deux  protéines n’ont donc pas du tout les mêmes propriétés physicochimiques.  Et le fait que la protéine produite dans la plante soit soluble, et non  cristalline, la rend active non seulement contre la pyrale, mais  également contre la sésamie, un autre insecte ravageur du maïs (pour le  plus grand bonheur du semencier qui fait alors d’une pierre deux coups).  Alors que la protéine Cry1Ab naturelle de <em>B. thuringiensis </em> n’a,  elle, quasiment aucun effet sur la sésamie. On a donc affaire à un  nouvel insecticide à part entière — avec des nouvelles propriétés  physico-chimiques, un nouveau spectre d’activité biologique — mais qui  n’a fait l’objet, en tant que tel, d’aucune évaluation particulière dans  le cadre des évaluations officielles au prétexte qu’il est considéré  comme étant identique à celui produit par la bactérie et déjà autorisé  en agriculture biologique. C’est une énorme supercherie !</p>
<p>M. Fellous précise dans son courrier : « <em>En particulier, cette  protéine insecticide naturelle</em> [la protéine Cry1Ab]<em> est sans  effet nocif sur la faune utile et notamment sur les insectes auxiliaires  comme les abeilles, les coccinelles ou les chrysopes </em> ». Notons au  passage que pour M. Fellous, il existe une faune inutile, conception  très intéressante de la biodiversité, en particulier de la part d’un  biologiste… Si M. Fellous parle effectivement de la protéine insecticide  naturelle, c’est-à-dire de celle produite par la bactérie du sol <em>Bt</em>,  il a entièrement raison : elle n’a pas d’autres effets connus que celui  de tuer sa cible, la pyrale. Mais de toute évidence, il aime noyer son  interlocuteur dans la confusion. En effet, il enchaîne immédiatement  avec la phrase suivante : « <em>Tous les nombreux travaux scientifiques  convergent sur ce point, qu’il s’agisse des études de risques  préliminaires aux essais en champ ou des récents rapports de l’AFSSA  (nov 2008) et rapport Saddier au Premier ministre (oct 2008) qui  n’évoquent en aucun cas les OGM comme une cause potentielle de la  mortalité des abeilles </em> ». Il s’agit donc là non plus de la protéine  insecticide naturelle mais de celle produite dans la plante ! Et les  références sur lesquelles s’appuie M. Fellous ne sont que des rapports  qui n’engagent que leurs auteurs, et qui n’ont jamais été soumis à la  moindre contre-expertise et évaluation par les pairs. Mais c’est sans  doute ce que l’AFBV appelle « <em>des travaux reconnus par la communauté  scientifique</em> ». Et chose très intéressante : il suffit, pour  M. Fellous, qu’un phénomène ne soit pas évoqué dans un rapport (ici,  l’effet potentiel des OGM sur la mortalité des abeilles) pour affirmer  que ce phénomène n’existe pas. Ça, c’est de la science, de la vraie,  comme on l’aime à l’AFBV !!</p>
<p>Etrangement, M. Fellous omet, en revanche, de citer tous les travaux  scientifiques effectués à travers le monde par des laboratoires  universitaires, et publiés (eux !) entre 2003 et 2008 dans des journaux  internationaux à comité de lecture (c’est-à-dire avalisés par des pairs)  et qui montrent des effets de la toxine Cry1Ab produite par le maïs  Mon810 sur la faune non cible : sur le lombric (ver de terre) [<a id="nh2" title="ZWAHLEN et al. 2003. Effects of  transgenic Bt corn litter on the earthworm (...)" rel="footnote" href="https://sciencescitoyennes.org/ecrire/?exec=articles&amp;id_article=1839#nb2">2</a>], sur  le papillon monarque [<a id="nh3" title="DIVELY G.P. et al. 2004.  Effects on monarch butterfly larvae (Lepidoptera : (...)" rel="footnote" href="https://sciencescitoyennes.org/ecrire/?exec=articles&amp;id_article=1839#nb3">3</a>] [<a id="nh4" title="PRASIFKA P.L. et al. 2007.  Effects of Cry1Ab-expressing corn anthers on the (...)" rel="footnote" href="https://sciencescitoyennes.org/ecrire/?exec=articles&amp;id_article=1839#nb4">4</a>],  sur le papillon de nuit <em>Spodoptera littoralis</em> (un ravageur des  plantations de coton) [<a id="nh5" title="DUTTON A. et al. 2005. Effects  of Bt maize expressing Cry1Ab and Bt spray (...)" rel="footnote" href="https://sciencescitoyennes.org/ecrire/?exec=articles&amp;id_article=1839#nb5">5</a>], sur  des insectes qui sont eux-mêmes des ennemis naturels des insectes  ravageurs des cultures, tels que la guêpe <em>Cotesia marginiventris </em> [<a id="nh6" title="VOJTECH E. et al. 2005. Effects  of Bt maize on the herbivore Spodoptera (...)" rel="footnote" href="https://sciencescitoyennes.org/ecrire/?exec=articles&amp;id_article=1839#nb6">6</a>], et le  coléoptère <em>Poecilus copreus</em> [<a id="nh7" title="MEISSLE M. et al. 2005.  Efftects of Bt maize-fed prey on the generalist (...)" rel="footnote" href="https://sciencescitoyennes.org/ecrire/?exec=articles&amp;id_article=1839#nb7">7</a>],  sur des insectes aquatiques présents dans les ruisseaux et dans les  fossés de drainage en bordure des champs [<a id="nh8" title="ROSI-MARSHALL E.J. et al. 2007.  Toxins in transgenic crop byproducts may (...)" rel="footnote" href="https://sciencescitoyennes.org/ecrire/?exec=articles&amp;id_article=1839#nb8">8</a>], et sur  la puce d’eau <em>Daphnia magna</em> [<a id="nh9" title="BOHN T. et al. 2008. Reduced  fitness of Daphnia magna fed a Bt-transgenic (...)" rel="footnote" href="https://sciencescitoyennes.org/ecrire/?exec=articles&amp;id_article=1839#nb9">9</a>]. De  toute évidence, l’AFBV a une perception très restrictive de la  communauté scientifique : elle en exclut tous les chercheurs qui  effectuent, expertisent et publient des travaux qui font une mauvaise  presse aux OGM…</p>
<p>Un autre exemple de la « rigueur scientifique » de l’AFBV et du  niveau de pertinence de ses « experts » en matière d’OGM, nous est donné  par l’intervention d’Axel Kahn, autre parrain de l’AFBV, à l’émission  de France Inter « <em>La tête au carré</em> » du 12 mai dernier. A la  question d’un auditeur relayée par l’animateur Mathieu Vidard, demandant  à l’invité s’il trouve normal que les OGM végétaux ne soient pas testés  plus de 90 jours sur quelques dizaines de rats, et s’il pense vraiment  que des tests aussi réduits puissent assurer une innocuité raisonnable  de ces produits, A. Kahn répond que « <em>nous disposons d’un test en  grandeur nature, à savoir qu’il y a 200 millions d’Américains qui  mangent des OGMs depuis 10 à 20 ans et qu’aucun problème de santé n’a  été recensé </em> ». Si de tels propos avaient été tenus par Claude  Allègre, nous aurions dit : « C’est normal, c’est Claude… ». Mais enfin,  Axel Kahn, le généticien référent du journal de 20H ! Comment est-ce  possible ? Sur quelles études sanitaires à grande échelle se base-t-il  pour tenir de telles affirmations ? Et comment de telles études  pourraient-elles exister dans la mesure où les Etats-Unis, qui  produisent et consomment effectivement des OGM depuis plusieurs années  ne séparent pas les filières agricoles ? Il est donc impossible de  savoir qui consomme des OGM, à quelle dose et à quelle fréquence, et qui  n’en consomme pas. Comment pourrait-on alors établir une corrélation de  cause à effet entre l’apparition d’un quelconque problème sanitaire et  la consommation d’OGM ? Quand on voit la difficulté qu’ont les personnes  qui ont travaillé pendant 30 ans au contact de l’amiante à prouver que  leurs problèmes pulmonaires sont liés à ce poison, on n’ose imaginer le  mal qu’aurait un consommateur qui serait victime de problèmes sanitaires  liés à la consommation d’OGM à prouver ce lien de causalité. D’autant  plus que si les OGM agroalimentaires doivent causer des soucis pour la  santé, ils ne feront certainement pas mourir subitement dans des cris de  douleur, mais il s’agira plus vraisemblablement de problèmes chroniques  qui se manifesteront sur le long terme et qui pourront donc être  masqués par d’autres effets chroniques ayant des origines diverses.  L’étude des éventuels effets des OGM sur la santé nécessite bien sûr un  suivi systématique des animaux et/ou des individus qui en ont mangé avec  des groupes contrôles d’animaux et d’individus qui n’en ont pas mangé.  Et par conséquent, il est malheureusement impossible de tirer une  quelconque conclusion, sur le plan sanitaire, de « l’expérience grandeur  nature » des Etats-Unis. Soit A. Kahn le fait exprès, soit il ne sait  pas ce qu’est un protocole d’étude toxicologique (ce que je ne saurais  imaginer…). Il est d’ailleurs pour le moins surprenant qu’un  scientifique qui se veut “humaniste” accepte que l’on prenne 200  millions d’Américains pour des animaux de laboratoire sans prendre plus  de précaution !!</p>
<p>Sur le site de l’AFBV, on trouve un espace réservé aux questions des  internautes concernant les OGM, et auxquelles l’AFBV répond&#8230; <em>de la  façon la plus crédible possible</em>&#8230; bien sûr. Je ne vais pas recenser  ici toutes les erreurs ou dénis de connaissance que l’on peut trouver  parmi ces réponses, mais je vais me contenter de la réponse à la toute  première question répertoriée : « <em> Les gènes de résistance à des  antibiotiques utilisés pour créer des PGM sont-ils dangereux ? </em> ».  L’AFBV répond : « <em>Lors de la réalisation des premières plantes  transgéniques, des gènes de résistance à des antibiotiques ont été  utilisés en laboratoire afin de pouvoir sélectionner les lignées  transformées an appliquant un antibiotique. Chez les OGM récents, le  gène codant pour l’enzyme permettant une résistance à un antibiotique  donné n’est plus présent dans les plantes cultivées en champ. </em> » Ah  bon ? Mauvaise pioche ! La pomme de terre transgénique Amflora de la  société BASF, autorisée en mars dernier à la culture en Europe, contient  le gène de résistance à la kanamycine, antibiotique médical dont  diverses versions mutées confèrent la résistance à un autre  antibiotique, l’amikacine, très utilisé, en particulier dans le  traitement d’infections broncho pulmonaires et de méningites. Il en est  de même pour le maïs <em>Bt</em> Mon863, cultivé aux Etats-unis, et  autorisé en Europe à l’alimentation animale depuis 2005 et humaine  depuis 2006&#8230; Je rappelle qu’aux côtés de « rigueur scientifique »,  parmi les valeurs et principes mis en avant dans la charte de l’AFBV, il  y a aussi celui de « transparence »&#8230; No comment !</p>
<p>Toujours parmi ces valeurs et principes dont se targue l’AFBV, on  trouve également celui de « refus des certitudes et des extrémismes ».</p>
<p>Affirmer que les plantes-pesticides ne présentent aucun risque pour  la santé des consommateurs et pour l’environnement, en dépit de toute la  controverse que cette question engendre dans le monde scientifique,  n’est sans doute pas une certitude.</p>
<p>Pour l ‘AFBV, être opposé à la dissémination des OGM dans les champs  et dans les assiettes, notamment en raison des incertitudes  scientifiques et techniques quant à leur innocuité sanitaire et  environnementale, est un extrémisme. En revanche, être un fervent  défenseur de ces OGM agricoles n’est en rien une attitude extrémiste :  c’est tout simplement être dans l’appréciation scientifique. L’AFBV fait  sans doute aussi dans la rigueur sémantique&#8230;</p>
<p>Que Fellous, Kahn et autres Allègre veuillent se faire les promoteurs  inconditionnels des OGM tous azimuts, c’est tout à fait leur droit,  mais qu’ils aient alors l’honnêteté et le courage de le dire haut et  fort. Cela aura au moins le mérite de la transparence (justement !) et  de définir l ‘AFBV comme ce qu’elle est : un regroupement d’individus  qui, au nom de je ne sais quelle idéologie scientiste du« tout  génétique », agissent comme groupe de pression en faveur des OGM  agricoles en se masquant derrière une prétendue rigueur scientifique  qu’ils bafouent à longueur de propos.</p>
<p><strong>Christian Vélot, Docteur en Biologie</strong><br />
Maître de Conférences en Génétique Moléculaire, Université Paris-Sud<br />
Auteur de « OGM : <em>Tout s’explique </em> », Ed. Goutte de Sable</p>
<dl>
<dt><a title="PDF - 184 ko" type="application/pdf" href="https://sciencescitoyennes.org/IMG/pdf/AFBV_C_Velot.pdf"><img decoding="async" src="https://sciencescitoyennes.org/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-915b6.png" alt="PDF - 184 ko" width="52" height="52"  title="AFBV : vous avez dit rigueur scientifique ? par Christian Vélot" /></a></dt>
<dt><strong>AFBV : vous  avez dit rigueur scientifique ?</strong></dt>
</dl>
<div>
<div>Post-Scriptum</div>
</div>
<div>
<div>Notes</div>
<div dir="ltr">
[<a id="nb1" title="Notes 1" rev="footnote" href="https://sciencescitoyennes.org/ecrire/?exec=articles&amp;id_article=1839#nh1">1</a>] CGB :  Commission du Génie Biomoléculaire, ex-commission française d’évaluation  des OGM agricoles, et dont M. Fellous a été le dernier Président</p>
[<a id="nb2" title="Notes 2" rev="footnote" href="https://sciencescitoyennes.org/ecrire/?exec=articles&amp;id_article=1839#nh2">2</a>]  ZWAHLEN et al. 2003. Effects of transgenic Bt corn litter on the  earthworm Lumbricus terrestris. Molecular Ecology, 12 : 1077-1086</p>
[<a id="nb3" title="Notes 3" rev="footnote" href="https://sciencescitoyennes.org/ecrire/?exec=articles&amp;id_article=1839#nh3">3</a>] DIVELY  G.P. et al. 2004. Effects on monarch butterfly larvae (Lepidoptera :  Danaidae) after continuous exposure to Cry1Ab expressing corn during  anthesis. Environmental Entomology, 33 : 1116-1125</p>
[<a id="nb4" title="Notes 4" rev="footnote" href="https://sciencescitoyennes.org/ecrire/?exec=articles&amp;id_article=1839#nh4">4</a>]  PRASIFKA P.L. et al. 2007. Effects of Cry1Ab-expressing corn anthers on  the movement of monarch butterfly larvae. Environmental Entomology, 36 :  228-233</p>
[<a id="nb5" title="Notes 5" rev="footnote" href="https://sciencescitoyennes.org/ecrire/?exec=articles&amp;id_article=1839#nh5">5</a>] DUTTON  A. et al. 2005. Effects of Bt maize expressing Cry1Ab and Bt spray on  Spodoptera littoralis. Entomologia Expperimentalis et Applicata, 114 :  161-169</p>
[<a id="nb6" title="Notes 6" rev="footnote" href="https://sciencescitoyennes.org/ecrire/?exec=articles&amp;id_article=1839#nh6">6</a>]  VOJTECH E. et al. 2005. Effects of Bt maize on the herbivore Spodoptera  littoralis (Lepidoptera : Noctuidae) and the parasitoid Cotesia  marginiventris (Hymenoptera : Braconidae). Transgenic Research, 14 :  133-144</p>
[<a id="nb7" title="Notes 7" rev="footnote" href="https://sciencescitoyennes.org/ecrire/?exec=articles&amp;id_article=1839#nh7">7</a>]  MEISSLE M. et al. 2005. Efftects of Bt maize-fed prey on the generalist  predator Poecilus cupreus L. (Coleoptera : carabidae). Transgenic  Research, 14 : 123-132</p>
[<a id="nb8" title="Notes 8" rev="footnote" href="https://sciencescitoyennes.org/ecrire/?exec=articles&amp;id_article=1839#nh8">8</a>]  ROSI-MARSHALL E.J. et al. 2007. Toxins in transgenic crop byproducts may  affect headwater stream ecosystems. Proceedings of the National Academy  of Sciences, USA 104 : 16204-16208</p>
[<a id="nb9" title="Notes 9" rev="footnote" href="https://sciencescitoyennes.org/ecrire/?exec=articles&amp;id_article=1839#nh9">9</a>] BOHN  T. et al. 2008. Reduced fitness of Daphnia magna fed a Bt-transgenic  maize variety. Archives of Environmental Contamination and Toxicology,  March 18</p>
</div>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/afbv-vous-avez-dit-rigueur-scientifique-par-christian-velot/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Procès Allègre : signez la pétition de soutien à Politis !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 May 2010 15:27:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Récents]]></category>
		<category><![CDATA[Claude Allègre]]></category>
		<category><![CDATA[CRID]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Testart]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>et &#xE0; Genevi&#xE8;ve Azam, Jean-Yves Barr&#xE8;re, Denis Clerc, Benjamin Dessus, Jean Labrousse, Gus Massiah, Michel Mousel et Jacques Testart &#xAB;&#xA0;L&#x2019;hebdomadaire Politis et les coauteurs, dont je suis, d&#x2019;une tribune publi&#xE9;e dans cet organe en Juin dernier et que vous trouverez en pi&#xE8;ce attach&#xE9;e, sont attaqu&#xE9;s en diffamation par Claude All&#xE8;gre. Nous avons donc &#xE9;t&#xE9; mis [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/proces-allegre-signez-la-petition-de-soutien-a-politis/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>et à Geneviève Azam, Jean-Yves  Barrère, Denis Clerc, Benjamin Dessus, Jean Labrousse, Gus Massiah,  Michel Mousel et Jacques Testart</strong></p>
<div dir="ltr">
<p>« L’hebdomadaire  Politis et les coauteurs, dont je suis, d’une tribune publiée dans cet  organe en Juin dernier et que vous trouverez en pièce attachée, sont  attaqués en diffamation par Claude Allègre. Nous avons donc été mis en  examen hier par une juge d’intruction du tribunal correctionel de Paris.<span id="more-10340"></span></p>
<p>Politis, vendu en kiosque, consacre cette semaine une large place à  cette affaire, qui, dans le contexte actuel de battage sur les théories  de Claude Allègre sur le climat revêt une certaine importance et propose  d’apporter votre soutien aux signataires de cette tribune en signant  une pétition en ligne à l’adresse suivante :<br />
<a rel="external" href="http://www.politis.%20fr/Proces-%20Allegre-signez-%20la-petition,%2010573.html">http://www.politis. fr/Proces-  Allegre-signez- la-petition, 10573.html</a></p>
<p>Convaincu  de la nécessité d’une réponse vigoureuse aux offensives  actuelles de Claude Allègre, j’attire donc votre attention sur cette  pétition en ligne et vous engage vivement à la signer et à la faire  circuler. »</p>
<p>Cordialement<br />
<strong>Benjamin Dessus</strong></p>
<p>Depuis le 19 mai, Denis Sieffert, directeur de la publication de  Politis, et sept auteurs du texte <a rel="external" href="http://www.politis.fr/Claude-Allegre-question-d-ethique,7386.html">« Claude Allègre, question d’éthique »</a> [<a id="nh1" title="Geneviève Azam, (économiste,  université Toulouse-II) Jean-Yves Barrère (...)" rel="footnote" href="https://sciencescitoyennes.org/ecrire/?exec=articles&amp;id_article=1838#nb1">1</a>] sont  mis en examen.</p>
<p>Pour soutenir Politis et les auteurs de cette tribune contre les  tentatives d’intimidation de Claude Allègre, demander le retrait de la  plainte, et vous prononcer pour un débat public avec Claude Allègre sur  les sujets abordés dans le texte incriminé, signez la pétition :</p>
<p><a rel="nofollow external" href="http://www.politis.fr/Proces-Allegre-signez-la-petition,10573.html">http://www.politis.fr/Proces-Allegr&#8230;</a></p>
</div>
<div>
<div>Post-Scriptum</div>
</div>
<div>
<div>Notes</div>
<div dir="ltr">
[<a id="nb1" title="Notes 1" rev="footnote" href="https://sciencescitoyennes.org/ecrire/?exec=articles&amp;id_article=1838#nh1">1</a>]
<ul>
<li> <strong>Geneviève Azam</strong>, (économiste,  université Toulouse-II)</li>
<li> <strong>Jean-Yves Barrère</strong> (économiste, fondateur du Cedetim)</li>
<li> <strong>Denis Clerc</strong> (fondateur d’Alternatives économiques)</li>
<li> <strong>Benjamin Dessus</strong> (économiste, président de Global Chance)</li>
<li> <strong>Jean  Labrousse</strong> (ancien directeur de la météo nationale)</li>
<li> <strong>Gus  Massiah</strong> (représentant du CRID au Conseil International du  Forum Social Mondial)</li>
<li> <strong>Michel Mousel</strong> (ancien  délégué aux risques majeurs)</li>
<li> <strong>Jacques Testart</strong> (biologiste)</li>
</ul>
</div>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/proces-allegre-signez-la-petition-de-soutien-a-politis/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>Lettre de soutien au professeur Gilles-Eric Séralini et ses collègues / Support Letter to Gilles-Eric Séralini and his colleagues</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/lettre-de-soutien-au-professeur-gilles-eric-seralini-signature-chercheur/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 May 2010 15:10:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Deontology of research]]></category>
		<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[Soutien à Gilles-Eric Séralini]]></category>
		<category><![CDATA[Claude Allègre]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles-Eric Séralini]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://sciencescitoyennes.org/?p=10318</guid>

					<description><![CDATA[<p>Version Fran&#xE7;aise English Version Pour le respect de la controverse scientifique et de l&#x2019;expertise contradictoire Soutien &#xE0; Gilles-Eric S&#xE9;ralini et &#xE0; ses co-auteurs mars 2010 P&#xE9;tition cl&#xF4;tur&#xE9;e. Plus de 1100 chercheurs et 12 000 non chercheurs l&#x2019;ont sign&#xE9;e. La controverse entre chercheurs, organis&#xE9;e au sein de la communaut&#xE9; scientifique, est un des moteurs essentiels de [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/lettre-de-soutien-au-professeur-gilles-eric-seralini-signature-chercheur/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span id="more-10318"></span></p>
<table cellpadding="7px" bgcolor="white">
<tbody>
<tr>
<td width="50%">
<dl>
<dt><a title="PNG - 14.3 ko" href="https://sciencescitoyennes.org/"><img decoding="async" src="https://sciencescitoyennes.org/IMG/png/fsc.png" alt="PNG - 14.3 ko" width="150" height="47"  title="Lettre de soutien au professeur Gilles-Eric Séralini et ses collègues / Support Letter to Gilles-Eric Séralini and his colleagues" /></a></dt>
</dl>
</td>
<td align="right" width="50%">
<dl>
<dt><a title="PNG - 15.6 ko" href="http://www.ensser.org/"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://sciencescitoyennes.org/IMG/png/ensser.png" alt="PNG - 15.6 ko" width="100" height="91"  title="Lettre de soutien au professeur Gilles-Eric Séralini et ses collègues / Support Letter to Gilles-Eric Séralini and his colleagues" /></a></dt>
</dl>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="50%"><em>Version Française</em></td>
<td width="50%"><em>English Version</em></td>
</tr>
<tr>
<td valign="TOP" width="50%"><strong>Pour le respect de la controverse scientifique et de l’expertise contradictoire</strong></p>
<h3>Soutien à Gilles-Eric Séralini et à ses co-auteurs</h3>
<p><strong>mars 2010</strong></p>
<p><span style="color: #ff0000;">Pétition clôturée. Plus de 1100 chercheurs et 12 000 non chercheurs l&rsquo;ont signée.</span></p>
<p>La controverse entre chercheurs, organisée au sein de la communauté scientifique, est un des moteurs essentiels de la construction des savoirs. Pour être reconnu, un résultat doit avoir résisté à toutes les tentatives d’invalidation par les collègues.</p>
<p>Plus encore, lorsque des travaux scientifiques ont des conséquences sociales, économiques et politiques importantes, la possibilité de développer ces postures critiques et de garantir les conditions d’une expertise pluraliste, devient le garant d’un bon fonctionnement démocratique. Comment prendre les bonnes décisions lorsque certaines voies de recherche sont systématiquement écartées, avant même d’avoir été sereinement explorées ?</p>
<p>En matière d’étude de l’effet des plantes génétiquement modifiées sur la santé, ce respect de la controverse scientifique n’est pourtant pas de mise. La grande majorité des chercheurs qui publient des résultats suggérant des effets d’OGM jusqu’alors insoupçonnés (effets sur la santé ou sur l’environnement) est la cible de campagnes de dénigrement provenant de membres influents de la communauté scientifique (Waltz E. <em>Battlefield</em>, Nature 2009. 461 :27-32).</p>
<p>La France n’est pas en reste comme en témoigne la situation actuelle de Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l’Université de Caen et co-directeur du Pôle pluridisciplinaire « Risques », spécialisé dans l’étude des effets des pesticides et OGM sur la santé. GE Séralini et ses collègues ont mené des contre-expertises de données fournies par Monsanto pour justifier de la commercialisation de 3 de ses maïs OGM (MON 863, MON 810, NK 603). Leurs travaux remettent en question la capacité pour ces données de démontrer formellement l’innocuité des trois maïs (suivi des rats trop court, puissance de l’analyse statistique insuffisante). Contrairement aux analyses réalisées par la firme, les travaux de GE Séralini et de ses collègues ont été soumis au processus d’évaluation critique par les pairs avant d’être publiés en 2007 et en 2009.</p>
<p>Ces résultats interrogeant le bien fondé des autorisations octroyées par la Commission Européenne sur avis de l’Agence Européenne de Sécurité Alimentaire (EFSA) pour la consommation animale et humaine de ces trois maïs, il n’est pas étonnant qu’ils aient suscité de vives réactions de Monsanto, de l’EFSA ou encore de l’Office de contrôle des aliments d’Australie et de Nouvelle Zélande. Mais depuis quelques semaines, GE Séralini est la cible d’attaques et de pressions morales émanant d’une partie de la communauté scientifique (cf. verso), et qui vont jusqu’à remettre en question les conditions mêmes de ses travaux de recherche (position académique, financements).</p>
<p>Nous, chercheurs signataires de ce texte, considérons qu’il est de notre responsabilité de maintenir les conditions d’une controverse scientifique respectueuse et d’une expertise pluraliste sur des questions aussi sensibles que celle des effets de la culture de plantes génétiquement modifiées. Nous condamnons la démarche de nos collègues qui utilisent les armes de la décrédibilisation mensongère plutôt que le terrain de la démonstration encadrée par les procédures en vigueur au sein de la communauté scientifique, à savoir des expériences transparentes, indépendantes et reproductibles, soumises à une évaluation par des pairs.</p>
<h3>Nous apportons tout notre soutien à GE Séralini et à ses co-auteurs.</h3>
<p><strong>Les travaux de GE Séralini et de ses collègues dans leur contexte</strong></p>
<p>La publication « <em>A Comparison of the Effects of Three GM Corn Varieties on Mammalian Health</em> » [Spiroux de Vendômois et al., Int. J. Bio. Sci., 2009, 5 : 706-726] dont GE Séralini est l’auteur-correspondant est une contre-expertise de données produites par Monsanto, dont la mise à disposition résulte en partie d’une injonction judiciaire (le maintien de la confidentialité d’une partie des données a été jugé illégal par un tribunal allemand). Ces données ont été obtenues sur des rats nourris pendant 3 mois avec les trois maïs concernés. Cette contre-expertise ne prétend pas apporter la preuve de la toxicité chronique des maïs concernés, comme les auteurs le reconnaissent, d’autant plus qu’elle s’appuie sur des données brutes de Monsanto dont ils dénoncent justement l’insuffisance. Elle pointe néanmoins des signaux d’alerte pouvant laisser craindre le développement d’une pathologie chronique, et réfute ainsi la capacité des données fournies par Monsanto de démontrer formellement l’innocuité de ces trois maïs : suivi des rats est trop court , plan d’expérience suivi ne confèrant pas une puissance suffisante à l’étude.</p>
<p><strong>Les attaques dont GE Séralini fait l’objet</strong></p>
<p>Parrainée par des chercheurs bien connus comme Claude Allègre et Axel Kahn, et présidée par Marc Fellous, professeur de génétique et ancien président de la Commission du Génie Biomoléculaire (Commission gouvernementale chargée d’évaluer les OGM agricoles, dont GE Séralini a été membre de 1998 à 2007), l’Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV), a déclaré dans un communiqué de presse daté du 14 décembre 2009, que « <em>les travaux de G.-E. Séralini ont toujours été invalidés par la communauté scientifique</em> ». Ces allégations sont totalement mensongères. Tous ses travaux ont été publiés dans des revues internationales à comité de lecture et donc évalués par les pairs. Aucun n’a jamais fait l’objet d’une invalidation.</p>
<p>Suite à la participation de GE Séralini au Magazine de la Santé diffusé le 21 janvier dernier sur France 5, l’AFBV a adressé deux courriers (datés du 26 et du 28 janvier) aux responsables de la chaîne et de l’émission d’une part, et au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel d’autre part, dans lesquels GE Séralini est présenté comme un « <em>marchand de peurs</em> » et un scientifique non reconnu. Il semble donc que les membres de l’AFBV, se déclarant tous en faveur des PGM, agissent comme groupe de pression davantage que comme experts scientifiques.</p>
<p>Enfin, en janvier 2009 et 2010, GE Séralini a réalisé des expertises pour la Cour Suprême de l’Inde et le gouvernement indien sur les données brutes fournies par la Société Mahyco pour commercialiser une nouvelle aubergine OGM produisant un insecticide. Sur la base de ces analyses, un moratoire a été décidé. Depuis, GE Séralini fait l’objet d’attaques diffamatoires répétées, sans que leurs auteurs n’acceptent de se soumettre au cadre de la controverse scientifique, encadrée notamment par le système des publications scientifiques.</p>
<p><strong>Contenu de l’annexe</strong><br />
* Article de Spiroux de Vendômois, et al. « <em>A Comparison of the Effects of Three GM Corn Varieties on Mammalian Health</em> ». Int. J. Bio. Sci., 2009, 5 : 706-726<br />
* Réponse de Monsanto à cette publication<br />
* Avis du Comité Scientifique du Haut Conseil des Biotechnologies sur cette publication<br />
* Avis de l’Office de contrôle des aliments d’Australie et de Nouvelle-Zélande (FSANZ) sur cette publication<br />
* Avis de l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) sur cette publication<br />
* Communiqué de presse de l’Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV) sur cette publication<br />
* Réponse des auteurs aux différentes critiques</td>
<td valign="TOP" width="50%"><strong>In respect of scientific controversy and contradictory expertise</strong></p>
<h3>Support to Gilles-Eric Séralini and his co-authors</h3>
<p><strong>march 2010</strong></p>
<p><span style="color: #ff0000;">Closed petition. More than 1,100 researchers and 12,000 non-researchers signed it.</span></p>
<p>The discourse between researchers within the scientific community is a key driver of knowledge construction. To be recognized as valid, a result should resist all fair attempts of invalidation by colleagues.</p>
<p>Furthermore, when scientific studies have important social, health, economic and political consequences, a scientific discourse with pluralistic expertise becomes even more essential for a well-functioning democracy. Yet, when certain scientific perspectives are systematically excluded from this discourse, how can we be assured of good policy outcomes ?</p>
<p>In the case of genetically modified plants (GMPs) and their systematic scientific appraisal, this respect for the scientific critique has been consistently under siege. A troubling trend is unfolding, where researchers who publish results that suggest unintended and potentially negative effects on health or the environment become the target of ferocious discredation campaigns from influential members of the scientific community. (Waltz E. <em>Battlefield</em>, Nature 2009. 461 :27-32).</p>
<p>Despite the long tradition of discourse and dissent playing an important role in democracy, France is not immune to this troubling development within the scientific community. The current situation of Gilles-Eric Séralini, professor of molecular biology at the University of Caen and co-director of the multidisciplinary centre « Risks », which specialized in risk research of GMOs and pesticides on health, is a case in point. Séralini and his colleagues have undertaken counter-expertise appraisals of data delivered originally by Monsanto in order to justify the commercialization of three of its GM maize lines (MON 863, MON 810, NK603). The re-analyses by Professor Seralini and colleagues question the reliability of Monsanto’s data to formally prove the safety of these three GM maize lines (inadequacies in methodology, lack of robustness in statistical analysis). Unlike the research performed by the company, the work of Professor Séralini and colleagues has been subject to rigorous evaluation by peers before being published in the scientific literature in 2007 and 2009.</p>
<p>The findings by Professor Seralini’s research team question the validity of authorizations granted by the European Commission, given on the advice of the European Food Safety Agency (EFSA) for human and animal consumption of these three maize varieties. Given the implications of this counter-analysis for Monsanto’s commercial interests, the fervid reactions from Monsanto, EFSA and the Office of Food Control in Australia and New Zealand are perhaps unsurprising. But the nature of the response, whereby Professor Séralini has become the target of a discredation campaign from certain sectors of the scientific community (see overleaf) that threatens not only his livelihood as a scientist, but also his funding to continue public-good research, is wholly unacceptable.</p>
<p>We, academics, professors and researchers signing this statement, consider it our responsibility to defend the principles of respectful scientific criticism and the use of pluralistic expertise on issues as sensitive, complex and potentially irreversible as the effects of growing GM crops. We condemn the approach of our colleagues, who use defamation and flawed/biased logic rather than credible scientific grounds, to unfairly and unjustly argue their case. We uphold that such a debate should be conducted as a transparent discourse subject to assessment by peers.</p>
<h3>We give our full support to GE Séralini and his co-authors.</h3>
<p><strong>The work of GE Séralini and his colleagues in its context</strong></p>
<p>The scientific publication “A Comparison of the Effects of Three GM Corn Varieties on Mammalian Health”, where Professor Séralini is the corresponding author, is a counter analysis of data produced by Monsanto. The availability of the data used by Professor Seralini’s team is partly the result of a court order, where the confidentiality of a part of the data was deemed illegal by a German court. The released Monsanto data was a study on rats fed for 3 months with the three maize lines under regulatory consideration. As emphasized by Professor Séralini and co-workers in their articles, in their analysis they do not make claims of evidence of chronic toxicity of the GMOs under study, because the experimental design of the feeding trial by Monsanto contain too numerous deficiencies to allow to draw robust conclusions. What Professor Seralini and colleagues describe, however, is that warning signs are present in the data, which may lead to the development of a chronic condition and therefore strongly merit further inquiry. In other words, they refute the ability of the data provided by Monsanto to formally and scientifically demonstrate the safety of the three GM maize events under investigation, given the poor study design and lack of statistical robustness of the chosen methodology.</p>
<p><strong>The attacks on GE Séralini and his colleagues</strong></p>
<p>Incomprehensibly, the French Association of Plant Biotechnology (AFBV), chaired by Marc Fellous, Professor of Genetics and former president of the Biomolecular Engineering Commission (a governmental commission to assess agricultural GMOs, where Professor Séralini was a member from 1998 to 2007), supported by well-known professors like Claude Allegre and Axel Kahn, stated in a press release dated from December 14, 2009, that « The work of Professor Séralini has been invalidated by the scientific community. » These allegations are totally false and have no basis. Not only has all of the work conducted by Professor Séralini and colleagues been published in international journals after rigorous peer review by anonymous referees, but also none of their work has been subject to any science-based or formal means of invalidation.</p>
<p>Following the participation of Professor Séralini in the TV show Health Magazine on January 21, 2010, on the French TV channel France 5 (where he was invited to talk about his latest study), the same AFBV sent two letters (dated 26 and 28 January) to managers of the channel and the show, including the High Audiovisual Council, resorting to name-calling by describing Professor Séralini as a « merchant of fear » and a scientist not recognized. It would seem that members of the AFBV, declaring themselves all in favor of GMO, are acting more as a political group rather than as scientists.</p>
<p>Moreover, in January 2009 and 2010, the expertise of Professor Séralini was solicited for the Supreme Court of India where the Indian Government had requested the reviewing of the raw data of the Mahyco company’s safety studies conducted to gain approval for commercialization of a new GM eggplant (Bt brinjal), producing an insecticidal toxin. Based on this review, which included a range of other experts, a moratorium was established. Since then, Professor Séralini has been repeatedly the subject of defamatory attacks extending far beyond any scientific discourse and without any scientifically supported justification or merit. Such attacks fundamentally undermine the principles of due scientific discourse and fairness of an open society.</p>
<p><strong>Content of the annex document</strong><br />
* Article of Spiroux de Vendômois, et al. « <em>A Comparison of the Effects of Three GM Corn Varieties on Mammalian Health</em> ». Int. J. Bio. Sci., 2009, 5 : 706-726<br />
* Response of Monsanto to this paper<br />
* View of Comité Scientifique du Haut Conseil des Biotechnologies<br />
* View of l’Office de contrôle des aliments d’Australie et de Nouvelle-Zélande (FSANZ)<br />
* View of European Food Safety Agency(EFSA)<br />
* Press release of the Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV)<br />
* Response of the authors to the various critics</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><strong>Télécharger le document annexe</strong> (2,9 Mo, en anglais)/<br />
<strong>Download the annex document</strong> (2.9 Mo, in english)</p>
<p><strong>Annexe Support Séralini 2010</strong></p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/lettre-de-soutien-au-professeur-gilles-eric-seralini-signature-chercheur/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Une foi aveugle dans le progrès scientifique</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/une-foi-aveugle-dans-le-progres-scientifique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Dec 2005 23:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflits d'intérêts]]></category>
		<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[Bioéthique]]></category>
		<category><![CDATA[Claude Allègre]]></category>
		<category><![CDATA[Conflit d'intérêts]]></category>
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		<category><![CDATA[Sciences citoyennes dans les médias]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences humaines et sociales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Biologiste de la procr&#xE9;ation, directeur de recherche &#xE0; l&#x2019;Institut national de la sant&#xE9; et de la recherche m&#xE9;dicale (Inserm). Dernier ouvrage publi&#xE9; : Le vivant manipul&#xE9;, &#xE9;d. Sand, Paris, 2003. Ce texte est extrait d&#x2019;une conf&#xE9;rence tenue lors du colloque La&#xEF;cit&#xE9; organis&#xE9; par la Ligue de l&#x2019;enseignement (Valence, avril 2005).Biologiste de la procr&#xE9;ation, directeur de [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/une-foi-aveugle-dans-le-progres-scientifique/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="spip">Biologiste de la procréation, directeur de recherche à l&rsquo;Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Dernier ouvrage publié : Le vivant manipulé, éd. Sand, Paris, 2003. Ce texte est extrait d&rsquo;une conférence tenue lors du colloque Laïcité organisé par la Ligue de l&rsquo;enseignement (Valence, avril 2005).<span id="more-1400"></span>Biologiste de la procréation, directeur de recherche à l&rsquo;Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Dernier ouvrage publié : Le vivant manipulé, éd. Sand, Paris, 2003. Ce texte est extrait d&rsquo;une conférence tenue lors du colloque Laïcité organisé par la Ligue de l&rsquo;enseignement (Valence, avril 2005).</p>
<div class="rss_texte">
<p class="spip">Les religions ont largement marqué l&rsquo;histoire des sciences en refusant des avancées de l&rsquo;esprit qui venaient contredire les dogmes qu&rsquo;elles avaient établis. Il s&rsquo;agit essentiellement des dogmes de la religion catholique. Cependant n&rsquo;est-ce pas seulement parce que celle-ci était triomphante au moment de l&rsquo;irruption de la science moderne ? Quel autre pouvoir que la Sainte Inquisition aurait eu les moyens de bâillonner Galilée et de brûler Giordano Bruno ? Fort heureusement le développement scientifique s&rsquo;est accompagné de celui de la démocratie dans les pays industrialisés, et Charles Darwin fut épargné.</p>
<p class="spip">Toutefois, si les religions n&rsquo;ont plus le pouvoir d&rsquo;éliminer les savants impies et les théories sacrilèges, elles se réfugient souvent dans l&rsquo;interdit imposé à leurs ouailles ou même à des populations entières. Ainsi, dans de nombreux Etats des Etats-Unis, l&rsquo;Eglise réformée exige-t-elle encore que l&rsquo;enseignement de la théorie de l&rsquo;évolution ne soit pas privilégié par rapport au récit biblique. Ainsi l&rsquo;enseignement de la physique est-il amputé de la théorie du big-bang dans nombre de pays où la religion musulmane est officielle. Ainsi l&rsquo;Eglise catholique continue t-elle de s&rsquo;opposer partout à la contraception ou à la procréation assistée. Et on ne saurait négliger le fait que l&rsquo;islam ou le judaïsme persistent à proclamer des normes obligatoires, en particulier alimentaires, dont les fondements n&rsquo;ont aucune justification rationnelle.</p>
<p class="spip">Mais l&rsquo;histoire du lyssenkisme et de la pseudo hérédité des caractères acquis, en URSS , montre que les religions ne sont pas les seuls pouvoirs qui revendiquent le contrôle de la science et de ses productions. En fait, toute puissance instituée cherche soit à nier soit à instrumenter la science, tant celle-ci influence la vie spirituelle et matérielle des citoyens. Il en va ainsi du « socialisme scientifique » autant que des « commissions scientifiques » dont s&rsquo;affublent la plupart des partis politiques. Les pouvoirs politiques européens ont choisi de reconnaître dans la science la source privilégiée des vérités et des richesses. Mais il n&rsquo;en découle pas automatiquement que celle-ci soit devenue neutre et universelle. En témoigne la rigidité dont les notables de l&rsquo;institution scientifique ont fait preuve, ces dernières années, à l&rsquo;égard des rares propositions révolutionnaires émanant de chercheurs. Comme, par exemple, pour la théorie non démontrée à ce jour de Jacques Benveniste sur « la mémoire de l&rsquo;eau » ou pour celle, depuis couronnée d&rsquo;un prix Nobel, de Stanley B. Prusiner sur les prions.</p>
<p class="spip">N&rsquo;est-ce pas le fait d&rsquo;une idéologie, voire d&rsquo;une idéologie religieuse, que d&rsquo;institutionnaliser les vérités du moment comme immuables, de les faire défendre par des prêtres intouchables, gardiens du Grand livre de la science, et de refouler violemment toute idée nouvelle si elle oblige à corriger les dogmes que constituent les anciens paradigmes ? L&rsquo;économiste Serge Latouche montre bien que le progrès est une représentation « auto-évidente » et qu&rsquo;alors « son émergence ne peut être racontée que sur le mode du triomphe d&rsquo;une vérité lumineuse éternelle, déjà là mais cachée et bloquée par les ténèbres ».</p>
<p class="spip">Pourtant, à chaque moment, l&rsquo;état de la science demeure insuffisant pour expliquer les cas complexes et prévoir leur dénouement. Dans les situations à risque, l&rsquo;incertitude des prévisions paraît manifeste puisque les conclusions des experts sont qualifiées d&rsquo; « optimistes » ou « pessimistes » plutôt que « vraies » ou « fausses ». Le retour du subjectif vient ainsi clore l&rsquo;objectivité proclamée de la méthode scientifique.</p>
<p class="spip">Les optimistes ont pour eux un argument imparable : le pire n&rsquo;est pas démontré tant qu&rsquo;il n&rsquo;est pas arrivé. Mais, l&rsquo;option « optimiste » ne devrait pas autoriser, par exemple, à nier l&rsquo;effet qu&rsquo;ont les activités humaines sur les changements climatiques, tout au plus à espérer que la température moyenne augmentera de deux degrés plutôt que de cinq ou six au cours de ce siècle, une option qui obligerait cependant aux mêmes mesures de précaution que l&rsquo;option « pessimiste ». De même pour la dissémination des transgènes dans la nature ou la pollution radioactive à partir de l&rsquo;industrie nucléaire : ce ne sont pas ces phénomènes, raisonnablement inéluctables, mais seulement le temps nécessaire pour qu&rsquo;ils deviennent insupportables qui devrait faire débat. Alors, ce que recouvre finalement la discrimination entre optimisme et pessimisme, c&rsquo;est la foi. La foi qui laisse croire aux optimistes que le pire ne peut pas arriver, parce qu&rsquo;on trouvera une parade encore inimaginable.</p>
<p class="spip">Ici, le scientifique soumis au catéchisme de la technoscience choisit, sans le dire, la prophétie contre la rigueur. La plus haute instance scientifique française, l&rsquo;Académie des sciences, s&rsquo;est trompée par optimisme sur tous les risques d&rsquo;atteinte à la santé depuis vingt ans : sur l&rsquo;amiante, la dioxine, la vache folle, sans parler des plantes génétiquement modifiées (PGM). A chaque fois, l&rsquo;Académie a vanté l&rsquo;innovation et condamné l&rsquo;obscurantisme en proclamant qu&rsquo;on ne peut pas arrêter le progrès de la science.</p>
<p class="spip">Or le « progrès de la science » n&rsquo;est pas nécessairement celui de l&rsquo;humain, sauf à accepter que notre destin soit régulé par les intérêts de l&rsquo;industrie et de la Bourse. A l&rsquo;issue du scandaleux rapport sur les PGM , un débat parlementaire sur les éventuels conflits d&rsquo;intérêts à l&rsquo;Académie, les incantations des académiciens contre « l&rsquo;obscurantisme » (même en l&rsquo;absence d&rsquo;arguments scientifiques) ont révélé qu&rsquo;il s&rsquo;agit aussi de conflits idéologiques. Ce n&rsquo;est pas la mise en marché de la science qui a provoqué son dogmatisme missionnaire, plutôt l&rsquo;inverse. Non seulement parce que la technoscience est devenue en toute impunité la source d&rsquo;artifices potentiellement dangereux mais aussi parce que ce pouvoir-faire révèle et consolide la dimension idéologique de l&rsquo;activité scientifique : la croyance érigée en connaissance exacte et approfondie. Il n&rsquo;est donc pas exagéré de considérer que certains aspects de la science demeurent d&rsquo;essence religieuse, ce qui s&rsquo;accorde mal avec la rationalité revendiquée .</p>
<p class="spip">Selon le credo de la science officielle, qu&rsquo;on peut qualifier de magique voire de mystique, tout sera expliqué tôt ou tard et cette explication couvrira la réalité entière, les zones d&rsquo;ombre et les contradictions étant toutes surmontables. De ce point de vue<br />
, on notera la place privilégiée qu&rsquo;occupent les scientifiques croyants en Dieu dans la croyance à la science toute puissante. Ceux-là sont parmi les plus dévots au scientisme, comme pour se faire pardonner leur intimité avec l&rsquo;irrationnel. Ou alors, c&rsquo;est leur mentalité inamovible de croyant qui les pousse à adorer le religieux qu&rsquo;ils devinent en la science s&rsquo;ils la croient toute-puissante ? Le scientisme peut même venir au secours de la religion, comme quand le futur pape Benoît XVI déclarait, en 2000, pour « scientifier » sa conception de l&rsquo;homme : « Selon mes connaissances en biologie, un être porte en lui, dès le début, le programme complet de l&rsquo;être humain, qui ensuite se développe ». En considérant le génome comme programme plutôt que comme information, le cardinal Ratzinger avalise la science génétique officielle, sans s&rsquo;inquiéter de la place de la liberté &#8230; ou de l&rsquo;âme.</p>
<p class="spip">Tandis que « la maison brûle », on peut continuer à aggraver les choses tout en stigmatisant les « obscurantistes », ceux qui au nom d&rsquo;un principe de précaution « frileux » souhaitent maîtriser les développements de la technoscience. Pourtant, cette maîtrise politique d&rsquo;une prétendue maîtrise technique se trouve justifiée par le fait que, selon le philosophe Paul Virilio, « la technoscience est un détournement majeur du savoir » . Dans le monde incertain que nous avons construit, l&rsquo;optimisme ne devrait pas être considéré comme une valeur positive, seulement comme un relent puéril de la croyance permettant de justifier la politique de l&rsquo;autruche pour masquer une attitude suicidaire.</p>
<p class="spip">Quant l&rsquo;activité humaine induit des risques, une affirmation clôt toute velléité d&rsquo;intelligence : « On n&rsquo;a pas le choix ». Elle fait supposer que l&rsquo;humanité ne serait pas libre de son destin. Quand, au nom des « intérêts propres de la science », un ministre de la recherche &#8211; M. Claude Allègre &#8211; se montre réticent face au principe de précaution, il laisse croire à des activités humaines dont l&rsquo;intérêt serait supérieur à celui des humains eux-mêmes. A ceux qui imaginent que le réacteur nucléaire ITER ou les PGM démontrent que l&rsquo;époque est à la « maîtrise », on peut opposer que de tels artifices, dont les promesses sont toujours à venir, s&rsquo;inscrivent au contraire dans la vieille utopie . Et c&rsquo;est certainement la mystique du progrès et la croyance en une « providence laïque » qui permettent à ceux qui y trouvent intérêt de s&rsquo;entêter avec bonne conscience, et aux autres de ne pas réellement leur résister. Une telle disposition à la croyance ne vaut plus guère que pour la science, tragique négation du triomphe annoncé de la rigueur grâce à la connaissance scientifique !</p>
<p class="spip">Dans le domaine de la génétique, la croyance en une puissance mystérieuse et bienveillante est particulièrement manifeste . Ainsi, grâce à la calotte de la mystique génétique, le Téléthon peut recueillir en un jour 100 millions d&rsquo;euros (équivalent au budget annuel de fonctionnement de la recherche médicale française) en laissant croire que la guérison des myopathies n&rsquo;est qu&rsquo;une question de moyens financiers. Quant aux cultures de PGM, qui présentent des risques encore mal analysés pour l&rsquo;environnement, pour la santé publique ou pour l&rsquo;économie, et n&rsquo;apportent à ce jour aucun avantage pour les consommateurs, elles sont imposées aux sociétés humaines sous prétexte que leurs avantages arriveront, inéluctablement.</p>
<p class="spip">Le pari que « ça va marcher » relève d&rsquo;une attitude dont la conclusion, toujours optimiste, précède la démonstration, c&rsquo;est-à-dire d&rsquo;une attitude non scientifique. En 2000, le premier ministre socialiste Lionel Jospin déclarait, à propos des cellules-souches embryonnaires : « Grâce aux cellules de l&rsquo;espérance (&#8230;) les enfants immobiles pourront enfin se déplacer, des hommes et des femmes brisés pourront enfin se redresser &#8230; » Et, pourquoi pas, multiplier les pains ? La croyance en de tels miracles justifierait qu&rsquo;on fasse l&rsquo;impasse sur la démonstration préalable de faisabilité et d&rsquo;innocuité grâce à l&rsquo;expérience animale. On pourrait montrer que les développements de l&rsquo;industrie nucléaire ou des nanotechnologies, par exemple, échappent eux aussi à la rigueur scientifique comme à la démocratisation des choix de société.</p>
<p class="spip">Comment justifier qu&rsquo;en bioéthique il n&rsquo;existe pas de « principes » (ou seulement des repères dans les rêves ou les valeurs) contrairement à ce qui est arrivé pour les droits humains par exemple ? Pourquoi un interdit définitif à l&rsquo;esclavage et seulement des mesures provisoires (ou rien du tout) contre l&rsquo;artificialisation de l&rsquo;humain, ou contre l&rsquo;eugénisme consensuel ? S&rsquo;il est admis que toute règle bioéthique sera révisée par le savoir-faire technique, l&rsquo;éthique n&rsquo;est plus qu&rsquo;une morale du destin. En même temps il faut craindre le projet d&rsquo;homogénéisation des éthiques régionales, qui peut aussi être un projet d&rsquo;hégémonie culturelle. Si on souhaite une réglementation commune à toutes les nations, ou au moins pour l&rsquo;Europe, il faut faire vite car il existe de bonnes raisons de croire que les divergences vont s&rsquo;accroître. Déjà les pays d&rsquo;Asie, dans leur grande variété, quittent le concert éthique des Nations. Les accords pourront difficilement interdire ce qui est déjà réalisé quelque part et présenté comme « avantage acquis » : une évidente irréversibilité des acquis prospère sur l&rsquo;éthique informelle, malgré ce que prétendent les praticiens favorables aux paradis éthiques.</p>
<p class="spip">Michel Onfray, philosophe auto-institué porte-parole de l&rsquo;athéisme, entend soutenir « tout ce qui, de près ou de loin, contribue à la mise au point des techniques indispensables à l&rsquo;activation de la médecine postmoderne : ectogenèse, clonage, sélection du sexe, transgénie ». Il s&rsquo;oppose ainsi à « l&rsquo;option technophobe » en arguant que « la science en tant que telle est neutre ». Pour parvenir à cette certitude, il lui faut cependant affirmer des contre-vérités (« l&rsquo;énergie nucléaire n&rsquo;a jamais causé aucun mort &#8230; », hormis Hiroshima et autres bourdes qu&rsquo;on ne pourrait attribuer qu&rsquo;au « délire militaire ») et faire prendre des vessies pour des lanternes comme dans la succession des deux propositions suivantes où l&rsquo;hypothèse devient certitude : « La révolution transgénique permet d&rsquo;envisager des nouvelles façons de soigner : elles éviteront grâce aux médecines prédictives, le déclenchement des maladies &#8230; »</p>
<p class="spip">La science n&rsquo;est pas cette construction seulement rationnelle qu&rsquo;on a idéalisée, imagerie qui l&rsquo;abrite des incursions de la critique. Outil forgé par l&rsquo;homme, la technoscience témoigne de son savoir-faire et de ses carences et elle n&rsquo;oeuvre à la libération de l&rsquo;espèce que si on sait contenir sa démesure. Lors des Assises nationales de la recherche de janvier 1982, le ministre de la recherche, M. Jean-Pierre Chevènement, proposa de « faire reculer certains préjugés contre la science et la technologie, tenir en lisière les mouvements antiscience » &#8230; Et il englobait sous ce dernier terme aussi bien les cartomanciennes que les écologistes. Or, vingt ans plus tard, les préoccupations écologistes se trouvent validées et font l&rsquo;objet de rapports alarmants de part de la science officielle. Pourtant, le scientisme résiste : lors du Sommet de Rio (1992) sur le « développement durable », des scientifiques éminents, dont de nombreux prix Nobel, ont lancé « l&rsquo;Appel d&rsquo;Heidelberg » contre « l&rsquo;émergence d&rsquo;une idéologie irrationnelle qui s&rsquo;oppose au progrès scientifique et industriel et nuit au développement économique et social » &#8230;</p>
<p class="spip">On estime souvent que « la science va plus vite que l&rsquo;éthique » pour signifier en réalité que la technoscience devance et domine les choix de société. Il en va de l&rsquo;intérêt des industriels et de nombreux chercheurs à mettre au point et à diffuser des innovations susceptibles d&rsquo;occuper des parts de marché, et cette motivation compétitive explique largement la mutation de la science en technoscience. Mais on aurait pu s&rsquo;attendre à une résistance des gens quand la science, force d&rsquo;émancipation, dérive ainsi vers la production d&rsquo;artifices dont beaucoup posent des problèmes plus importants que ceux qu&rsquo;ils résolvent.</p>
<p class="spip">Comme l&rsquo;a montré l&rsquo;historien et sociologue Jacques Ellul, « les lois de la science et de la technique sont placées au-dessus de celles de l&rsquo;Etat, le peuple et ses représentants étant alors largement dépossédés de leur pouvoir ». En fait, le scientisme n&rsquo;est pas l&rsquo;apanage des scientifiques, c&rsquo;est une idéologie largement partagée dans la société, surtout depuis que le besoin de croyance manque de propositions crédibles dans les champs de la religion ou de la politique. La promesse mystique du paradis et celle militante des lendemains qui chantent se sont essoufflés tandis qu&rsquo;avançait le Progrès dans la soutane neuve de la rationalité.</p>
<p class="spip">N&rsquo;ayant pas d&rsquo;autres saints à qui se vouer, les citoyens modernes se sont mis en attente des productions de la technoscience, sans même imaginer qu&rsquo;ils pourraient exiger de choisir ce que les chercheurs vont mettre au point en leur nom. Là est le premier pas à franchir : puisque technoscience il y a, il faut oser penser qu&rsquo;on peut la mettre en démocratie, comme toute activité humaine (transparence, débat public, contre-expertise, rationalité des choix, etc.) Comme le dit le physicien Jean-Marc Levy-Leblond, « si l&rsquo;Eglise jadis condamna Galilée, elle n&rsquo;a plus maintenant à craindre de ses successeurs qu&rsquo;une certaine concurrence &#8230; Convenons qu&rsquo;une nouvelle laïcisation de notre rapport au savoir devrait permettre de prendre un certain recul par rapport à tous les dogmatismes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui ».</p>
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		<title>Des expériences de démocratie participative au niveau local et régional : un dialogue entre l&#039;Europe et l&#039;Amérique latine</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/des-experiences-de-democratie-participative-au-niveau-local-et-regional-un-dialogue-entre-leurope-et-lamerique-latine-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 May 2005 12:53:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Claude Allègre]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression et débats]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://sciencescitoyennes.org/?p=2093</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le 2 et 3 juin 2005, Colloque international &#xE0; Poitiers (Maison de la R&#xE9;gion) &#x2013; Salle Jean Monnet. Dans le but de c&#xE9;l&#xE9;brer l&#x2019;ann&#xE9;e du Br&#xE9;sil en France (2005), le 1er Cycle Ib&#xE9;ro-am&#xE9;ricain de Sciences Po Paris &#xE0; Poitiers organise, les 2 et 3 juin 2005 en partenariat avec la R&#xE9;gion Poitou-Charentes, un colloque international [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/des-experiences-de-democratie-participative-au-niveau-local-et-regional-un-dialogue-entre-leurope-et-lamerique-latine-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 2 et 3 juin 2005, Colloque international à Poitiers (Maison de la Région) &#8211; Salle Jean Monnet. Dans le but de célébrer l&rsquo;année du Brésil en France  (2005), le 1er Cycle Ibéro-américain de Sciences Po Paris à Poitiers  organise, les 2 et 3 juin 2005 en partenariat avec la Région  Poitou-Charentes, un colloque international sur les enjeux politiques de  la démocratie participative en Amérique latine et en Europe.<span id="more-2093"></span></p>
<p class="spip"><em class="spip">Dans le but de célébrer l&rsquo;année du Brésil en France (2005), le 1er Cycle Ibéro-américain de Sciences Po Paris à Poitiers organise, les 2 et 3 juin 2005 en partenariat avec la Région Poitou-Charentes, un colloque international sur les enjeux politiques de la démocratie participative en Amérique latine et en Europe.</em></p>
<hr class="spip" />
<p class="spip">Les participants présenteront des expériences locales de différents pays d&rsquo;Amérique latine et d&rsquo;Europe :</p>
<p class="spip"><strong class="spip">Carsten Herzeberg</strong>, Allemagne,<br />
<strong class="spip">Corina Echavarría</strong>, Argentine,<br />
<strong class="spip">Ernesto Ganuza</strong>, Espagne,<br />
<strong class="spip">Giovanni Allegretti</strong>, Italie,<br />
<strong class="spip">Isabel Rauber</strong>, République Dominicaine,<br />
<strong class="spip">Jean-Paul Vargas</strong>, Costa Rica,<br />
<strong class="spip">Luciano Brunet</strong>, Brésil,<br />
<strong class="spip">Maria Fernandes Caldas</strong>, Brésil,<br />
<strong class="spip">Marc Fischer</strong>, France<br />
<strong class="spip">Valeria Giannella</strong>, Italie.</p>
<p class="spip">Participeront en tant que discutants les chercheurs suivants :</p>
<p class="spip"><strong class="spip">David Recondo</strong>, <em class="spip">Chercheur du CERI</em>,<br />
<strong class="spip">Germán Solinís</strong>, <em class="spip">Spécialiste de Programmes à l&rsquo;UNESCO</em>,<br />
<strong class="spip">Leonardo Avritzer</strong>, <em class="spip">Professeur de l&rsquo;Université Fédérale de Minas Gerais</em>,<br />
<strong class="spip">Loïc Blondiaux</strong>, <em class="spip">Professeur de l&rsquo;IEP de Lille</em>,<br />
<strong class="spip">Olivier Bouba Olga</strong>, <em class="spip">Professeur de l&rsquo;Université de Poitiers</em></p>
<p><strong class="spip">Yves Sintomer</strong>, <em class="spip">Professeur de l&rsquo;Université Paris VIII</em></p>
<p class="spip">La direction scientifique du Colloque est assurée par le Professeur <strong class="spip">Carlos Milani</strong>, <em class="spip">de l&rsquo;Université Fédérale de Bahia, Professeur invité à Sciences Po en 2005</em>.</p>
<p class="spip">Vous pouvez consulter le programme complêt du colloque ainsi que les bios des intervenants sur :</p>
<p><a class="spip_out" href="http://www.iberoamerica.sciences-po.fr">www.iberoamerica.sciences-po.fr</a></p>
<hr class="spip" />
<p class="spip">Maison de la Région Poitou-Charentes RSVP avant le 27 mai</p>
<p>15, Rue de l&rsquo;Ancienne Comédie Tél. 05 49 50 96 76, fax : 05 49 50 96 77</p>
<p>86000 Poitiers<br />
E-mail : <a class="spip_out" href="mailto:angele.sarrut@sciences-po.fr">angele.sarrut@sciences-po.fr</a></p>
<p class="spip">L&rsquo;inscription pour participer au Colloque est gratuite et obligatoire.</p>
<p>Vous pouvez vous inscrire dès maintenant en remplissant la fiche d&rsquo;inscription disponible sur le site :<br />
<a class="spip_out" href="http://www.iberoamerica.sciences-po.fr">www.iberoamerica.sciences-po.fr</a><br />
Et l&rsquo;envoyant par email à <a class="spip_out" href="mailto:angele.sarrut@sciences-po.fr">angele.sarrut@sciences-po.fr</a> ,<br />
ou en la faxant au Secrétariat du 1er Cycle ibéro-américain de Sciences Po à Poitiers : 05 49 50 96 77</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/des-experiences-de-democratie-participative-au-niveau-local-et-regional-un-dialogue-entre-leurope-et-lamerique-latine-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Des expériences de démocratie participative au niveau local et régional : un dialogue entre l\&#8217;Europe et l\&#8217;Amérique latine</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/des-experiences-de-democratie-participative-au-niveau-local-et-regional-un-dialogue-entre-leurope-et-lamerique-latine-2-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 May 2005 12:53:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Claude Allègre]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression et débats]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 2 et 3 juin 2005, Colloque international &#xE0; Poitiers (Maison de la R&#xE9;gion) &#x2013; Salle Jean Monnet. Dans le but de c&#xE9;l&#xE9;brer l\&#x2019;ann&#xE9;e du Br&#xE9;sil en France (2005), le 1er Cycle Ib&#xE9;ro-am&#xE9;ricain de Sciences Po Paris &#xE0; Poitiers organise, les 2 et 3 juin 2005 en partenariat avec la R&#xE9;gion Poitou-Charentes, un colloque international [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/des-experiences-de-democratie-participative-au-niveau-local-et-regional-un-dialogue-entre-leurope-et-lamerique-latine-2-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 2 et 3 juin 2005, Colloque international à Poitiers (Maison de la Région) &#8211; Salle Jean Monnet. Dans le but de célébrer l\&rsquo;année du Brésil en France  (2005), le 1er Cycle Ibéro-américain de Sciences Po Paris à Poitiers  organise, les 2 et 3 juin 2005 en partenariat avec la Région  Poitou-Charentes, un colloque international sur les enjeux politiques de  la démocratie participative en Amérique latine et en Europe.<span id="more-144872"></span></p>
<p class=\"spip\"><em class=\"spip\">Dans le but de célébrer l\&rsquo;année du Brésil en France (2005), le 1er Cycle Ibéro-américain de Sciences Po Paris à Poitiers organise, les 2 et 3 juin 2005 en partenariat avec la Région Poitou-Charentes, un colloque international sur les enjeux politiques de la démocratie participative en Amérique latine et en Europe.</em></p>
<hr class=\"spip\" />
<p class=\"spip\">Les participants présenteront des expériences locales de différents pays d\&rsquo;Amérique latine et d\&rsquo;Europe :</p>
<p class=\"spip\"><strong class=\"spip\">Carsten Herzeberg</strong>, Allemagne,<br />
<strong class=\"spip\">Corina Echavarría</strong>, Argentine,<br />
<strong class=\"spip\">Ernesto Ganuza</strong>, Espagne,<br />
<strong class=\"spip\">Giovanni Allegretti</strong>, Italie,<br />
<strong class=\"spip\">Isabel Rauber</strong>, République Dominicaine,<br />
<strong class=\"spip\">Jean-Paul Vargas</strong>, Costa Rica,<br />
<strong class=\"spip\">Luciano Brunet</strong>, Brésil,<br />
<strong class=\"spip\">Maria Fernandes Caldas</strong>, Brésil,<br />
<strong class=\"spip\">Marc Fischer</strong>, France<br />
<strong class=\"spip\">Valeria Giannella</strong>, Italie.</p>
<p class=\"spip\">Participeront en tant que discutants les chercheurs suivants :</p>
<p class=\"spip\"><strong class=\"spip\">David Recondo</strong>, <em class=\"spip\">Chercheur du CERI</em>,<br />
<strong class=\"spip\">Germán Solinís</strong>, <em class=\"spip\">Spécialiste de Programmes à l\&rsquo;UNESCO</em>,<br />
<strong class=\"spip\">Leonardo Avritzer</strong>, <em class=\"spip\">Professeur de l\&rsquo;Université Fédérale de Minas Gerais</em>,<br />
<strong class=\"spip\">Loïc Blondiaux</strong>, <em class=\"spip\">Professeur de l\&rsquo;IEP de Lille</em>,<br />
<strong class=\"spip\">Olivier Bouba Olga</strong>, <em class=\"spip\">Professeur de l\&rsquo;Université de Poitiers</em></p>
<p><strong class=\"spip\">Yves Sintomer</strong>, <em class=\"spip\">Professeur de l\&rsquo;Université Paris VIII</em></p>
<p class=\"spip\">La direction scientifique du Colloque est assurée par le Professeur <strong class=\"spip\">Carlos Milani</strong>, <em class=\"spip\">de l\&rsquo;Université Fédérale de Bahia, Professeur invité à Sciences Po en 2005</em>.</p>
<p class=\"spip\">Vous pouvez consulter le programme complêt du colloque ainsi que les bios des intervenants sur :</p>
<p><a class=\"spip_out\" href=\"http://www.iberoamerica.sciences-po.fr\">www.iberoamerica.sciences-po.fr</a></p>
<hr class=\"spip\" />
<p class=\"spip\">Maison de la Région Poitou-Charentes RSVP avant le 27 mai</p>
<p>15, Rue de l\&rsquo;Ancienne Comédie Tél. 05 49 50 96 76, fax : 05 49 50 96 77</p>
<p>86000 Poitiers<br />
E-mail : <a class=\"spip_out\" href=\"mailto:angele.sarrut@sciences-po.fr\">angele.sarrut@sciences-po.fr</a></p>
<p class=\"spip\">L\&rsquo;inscription pour participer au Colloque est gratuite et obligatoire.</p>
<p>Vous pouvez vous inscrire dès maintenant en remplissant la fiche d\&rsquo;inscription disponible sur le site :<br />
<a class=\"spip_out\" href=\"http://www.iberoamerica.sciences-po.fr\">www.iberoamerica.sciences-po.fr</a><br />
Et l\&rsquo;envoyant par email à <a class=\"spip_out\" href=\"mailto:angele.sarrut@sciences-po.fr\">angele.sarrut@sciences-po.fr</a> ,<br />
ou en la faxant au Secrétariat du 1er Cycle ibéro-américain de Sciences Po à Poitiers : 05 49 50 96 77</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/des-experiences-de-democratie-participative-au-niveau-local-et-regional-un-dialogue-entre-leurope-et-lamerique-latine-2-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
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