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	<title>Expertise - Sciences Citoyennes</title>
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	<description>Les sciences avec et pour les citoyennes</description>
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	<title>Expertise - Sciences Citoyennes</title>
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		<title>Offre de stage M2 à Paris « Sciences &#8211; Sociétés &#8211; Démocratie »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Oct 2023 08:00:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nos (pro)positions et actions]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quatre associations (<span class="glossaryLink"  aria-describedby="tt"  data-cmtooltip="&#60;div class=glossaryItemTitle&#62;Aitec&#60;/div&#62;&#60;div class=glossaryItemBody&#62;&#60;/div&#62;"  data-gt-translate-attributes='[{"attribute":"data-cmtooltip", "format":"html"}]'  tabindex='0' role='link'>Aitec</span>, <span class="glossaryLink"  aria-describedby="tt"  data-cmtooltip="&#60;div class=glossaryItemTitle&#62;Global Chance&#60;/div&#62;&#60;div class=glossaryItemBody&#62;&#60;/div&#62;"  data-gt-translate-attributes='[{"attribute":"data-cmtooltip", "format":"html"}]'  tabindex='0' role='link'>Global Chance</span>, <span class="glossaryLink"  aria-describedby="tt"  data-cmtooltip="&#60;div class=glossaryItemTitle&#62;Ipam&#60;/div&#62;&#60;div class=glossaryItemBody&#62;&#60;/div&#62;"  data-gt-translate-attributes='[{"attribute":"data-cmtooltip", "format":"html"}]'  tabindex='0' role='link'>Ipam</span> et Sciences Citoyennes) recherchent un.e stagiaire dans le cadre de leur initiative commune autour du triptyque&#160; Sciences &#8211; Soci&#233;t&#233;s &#8211; D&#233;mocratie, pour contribuer &#224; une mutation en profondeur du monde de la recherche et r&#233;pondre &#224; l&#8217;urgence &#233;cologique, sociale et d&#233;mocratique. La nouvelle radicalit&#233; avec laquelle s&#8217;expriment les r&#233;cents [&#8230;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/offre-de-stage-m2-a-paris-sur-sciences-societes-democratie-2024/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Quatre associations (<strong>Aitec</strong>, <strong>Global Chance</strong>, <strong>Ipam</strong> et <strong>Sciences Citoyennes</strong>) recherchent un.e stagiaire dans le cadre de leur initiative commune autour du triptyque  <strong><a href=\"https://sciences-societes-democratie.org/\">Sciences &#8211; Sociétés &#8211; Démocratie</a></strong>, pour contribuer à une mutation en profondeur du monde de la recherche et répondre à l’urgence écologique, sociale et démocratique.<span id="more-145228"></span></p>
<p><img class=\"size-thumbnail wp-image-144478 alignright\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2022/10/image-150x150.png\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" />La nouvelle radicalité avec laquelle s’expriment les récents mouvements sociaux est un bon témoin de la prégnance et de l’urgence des multiples crises auxquelles nous faisons face. Face à ces crises et aux tensions qu’elles génèrent, une des aspirations communes à l’ensemble des mouvements semble être la nécessité de reposer le débat des formes et des procédures démocratiques. Un des enjeux qui nous apparaît comme central sur ce débat est le rôle de la science et de l’expertise dans une société démocratique. L’expression et le positionnement des citoyens et citoyennes sur les problématiques scientifiques et techniques restent en effet encore largement ignorés.<br />
Notre groupe Sciences-Sociétés-Démocratie se focalise actuellement sur l’expertise et son lien à la décision publique.</p>
<p><i><b>Organisations impliquées</b></i></p>
<p><strong>Association Internationale de Techniciens, Experts et Chercheurs (Aitec)</strong>, un réseau de citoyens et d’experts engagés, travail sur le droit au logement / droit à la ville, politiques de commerce et d’investissement, activités des multinationales et alternatives de développement (<a href=\"http://aitec.reseau-ipam.org/\">aitec.reseau-ipam.org</a>).<em> </em></p>
<p><strong>Global Chance</strong> réunit des scientifiques et des experts convaincus qu’un développement mondial plus équilibré peut et doit résulter de la prise de conscience croissante des menaces qui pèsent sur l’environnement global (<a href=\"http://global-chance.org/\">global-chance.org</a>).</p>
<p><strong>Initiatives Pour un Autre Monde (Ipam)</strong> est un réseau d\&rsquo;associations engagées pour de nouvelles formes de luttes et de nouveaux mouvements, pour les droits politiques, sociaux et culturels, pour la paix et la démocratie, pour la justice sociale et environnementale (<a href=\"http://www.reseau-ipam.org/\">www.reseau-ipam.org</a>).</p>
<p><strong>Sciences Citoyennes</strong> est une association loi 1901 créée en 2002. Elle a pour objectif de favoriser et soutenir l’appropriation citoyenne et démocratique de la science afin de la mettre au service du bien commun (<a href=\"http://sciencescitoyennes.org/\">sciencescitoyennes.org</a>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Description générale du stage</strong></p>
<p>A – Fonctions attachées au poste</p>
<p>Le stagiaire accomplira un travail en deux volets.</p>
<p><em>Volet « Enquêtes et analyses »</em></p>
<ul>
<li>Participation aux travaux du collectif afin d’identifier des méthodes et des outils d’action pour une nouvelle alliance entre scientifiques, mouvements sociaux et citoyens ;</li>
<li>Réalisation, transcription, analyse et synthèse d’entretiens avec des scientifiques et des militants des mouvements sociaux et environnementaux ;</li>
<li>Élaboration et publication de synthèses augmentées (ajout d’éléments biographiques et bibliographiques) d’entretiens déjà effectués ou effectués durant le stage ;</li>
<li>Rédaction de notes d’analyse/d’orientation préparatoires aux événements organisés dans le 2<sup>e</sup> volet ;</li>
<li>Connexion possible avec la dynamique internationale <em>Intercoll </em>(<a href=\"http://intercoll.net/\" target=\"_top\" rel=\"noopener noreferrer\">intercoll.net</a>).</li>
<li>Connexions possibles avec d’autres projets (<a href=\"https://ferme.yeswiki.net/droit-citoyen/?Outils\">Droits et Mouvements Sociaux</a>, <a href=\"https://www.mouvement-ser.org/\">Mouvement pour des Savoirs Engagés et Reliés</a>, etc.)</li>
</ul>
<p><em>Volet « Organisation de rencontres et d\&rsquo;événements »</em></p>
<ul>
<li>Participation et structuration et organisation de rencontres sur les différentes thématiques étudiées dans l’axe « expertise et décision publique », notamment climat-énergie-nucléaire, ainsi que santé environnementale.</li>
<li>Participation à l’organisation d’une table ronde et d’un atelier sur l’expertise et la décision publique dans le cas d’élus locaux ;</li>
<li>Participation aux réunions préparatoires à la programmation d’un colloque prévu en 2025.</li>
</ul>
<p>B – Profil du candidat, compétences souhaitées</p>
<ul>
<li>M2 en cours ou validé ;</li>
<li>Formation, expérience professionnelle ou militante scientifique ou liée aux mouvements sociaux et environnementaux ;</li>
<li>Capacité et goût pour les travaux d’analyse ;</li>
<li>Capacité organisationnelle ;</li>
<li>Polyvalence et capacité à gérer plusieurs dossiers simultanément ;</li>
<li>Autonomie dans l’exécution des tâches ;</li>
<li>Goût du travail multi-acteurs (institutions, professionnels, bénévoles, militants…) ;</li>
<li>Aisance téléphonique et relationnelle ;</li>
<li>Qualités rédactionnelles et orthographiques ;</li>
<li>Maîtrise des outils numériques (bureautique, web, réseaux sociaux) ;</li>
<li>Anglais courant.</li>
</ul>
<p>C – Conditions</p>
<p>Indemnisation au taux en vigueur (et défraiement transport à 50%) ;<br />
Stage de 4 à 6 mois à temps plein, à débuter idéalement en février 2024 ;<br />
Lieu de travail : Paris 11<sup>e</sup>et télétravail, avec quelques déplacements (frais payés).</p>
<p>Nous contacter <strong>avant le 20 novembre 2023</strong> avec un <strong>CV </strong>et une <strong>lettre de motivation </strong>à l’adresse électronique suivante :<br />
<strong>ssd-recrutement[at]sciencescitoyennes.org</strong></p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/offre-de-stage-m2-a-paris-sur-sciences-societes-democratie-2024/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Offre de stage à Paris sur « Sciences &#8211; Sociétés &#8211; Démocratie » 2022</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/offre-de-stage-a-paris-sur-sciences-societes-democratie-2022/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Oct 2021 16:00:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nos (pro)positions et actions]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Expertise]]></category>
		<category><![CDATA[Nucléaire]]></category>
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		<category><![CDATA[Sciences - Sociétés - Démocratie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quatre associations (Aitec, Global Chance, Ipam et Sciences Citoyennes) recherchent un.e stagiaire dans le cadre de leur initiative commune autour du triptyque&#xA0; Sciences &#x2013; Soci&#xE9;t&#xE9;s &#x2013; D&#xE9;mocratie, pour contribuer &#xE0; une mutation en profondeur du monde de la recherche et r&#xE9;pondre &#xE0; l&#x2019;urgence &#xE9;cologique, sociale et d&#xE9;mocratique. La nouvelle radicalit&#xE9; avec laquelle s&#x2019;expriment les r&#xE9;cents [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/offre-de-stage-a-paris-sur-sciences-societes-democratie-2022/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Quatre associations (<strong>Aitec</strong>, <strong>Global Chance</strong>, <strong>Ipam</strong> et <strong>Sciences Citoyennes</strong>) recherchent un.e stagiaire dans le cadre de leur initiative commune autour du triptyque  <strong><a href="https://sciences-societes-democratie.org/">Sciences &#8211; Sociétés &#8211; Démocratie</a></strong>, pour contribuer à une mutation en profondeur du monde de la recherche et répondre à l’urgence écologique, <span id="more-142263"></span>sociale et démocratique.</p>
<p>La nouvelle radicalité avec laquelle s’expriment les récents mouvements sociaux est un bon témoin de la prégnance et de l’urgence des multiples crises auxquelles nous faisons face. Face à ces crises et aux tensions qu’elles génèrent, une des aspirations communes à l’ensemble des mouvements semble être la nécessité de reposer le débat des formes et des procédures démocratiques. Un des enjeux qui nous apparaît comme central sur ce débat est le rôle de la science et de l’expertise dans une société démocratique. L’expression et le positionnement des citoyens et citoyennes sur les problématiques scientifiques et techniques restent en effet encore largement ignorés.</p>
<p>Notre groupe Sciences-Sociétés-Démocratie se focalise actuellement sur deux axes : 1) poursuivre le travail sur <a href="https://sciences-societes-democratie.org">la place du droit dans les mobilisations</a> et 2) développer le travail entamé sur l&rsquo;expertise et son lien à la décision publique.</p>
<p><i><b>Organisations impliquées</b></i></p>
<p><strong>Association Internationale de Techniciens, Experts et Chercheurs (Aitec)</strong>, un réseau de citoyens et d’experts engagés, travail sur le droit au logement / droit à la ville, politiques de commerce et d’investissement, activités des multinationales et alternatives de développement (<a href="http://aitec.reseau-ipam.org/">aitec.reseau-ipam.org</a>).<em> </em></p>
<p><strong>Global Chance</strong> réunit des scientifiques et des experts convaincus qu’un développement mondial plus équilibré peut et doit résulter de la prise de conscience croissante des menaces qui pèsent sur l’environnement global (<a href="http://global-chance.org/">global-chance.org</a>).</p>
<p><strong>Initiatives Pour un Autre Monde (Ipam)</strong> est un réseau d&rsquo;associations engagées pour de nouvelles formes de luttes et de nouveaux mouvements, pour les droits politiques, sociaux et culturels, pour la paix et la démocratie, pour la justice sociale et environnementale (<a href="http://www.reseau-ipam.org/">www.reseau-ipam.org</a>).</p>
<p><strong>Sciences Citoyennes</strong> est une association loi 1901 créée en 2002. Elle a pour objectif de favoriser et soutenir l’appropriation citoyenne et démocratique de la science afin de la mettre au service du bien commun (<a href="http://sciencescitoyennes.org/">sciencescitoyennes.org</a>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Description générale du stage</strong></p>
<p>A – Fonctions attachées au poste</p>
<p>Le stagiaire accomplira un travail en deux volets.</p>
<p><em>Volet « Enquêtes et analyses »</em></p>
<ul>
<li>Participation aux travaux du collectif afin d&rsquo;identifier des méthodes et des outils d&rsquo;action pour une nouvelle alliance Scientifiques &#8211; Mouvements sociaux et citoyens ;</li>
<li>Réalisation et synthèse d&rsquo;entretiens sur la question de l&rsquo;expertise et de son lien à la décision publique auprès d&rsquo;universitaires, de chercheurs et de représentants des mouvements sociaux et environnementaux ;</li>
<li>Rédaction de notes d&rsquo;analyse/d&rsquo;orientation préparatoires aux événements organisés dans le 2e volet ;</li>
<li>Constitution d’un réseau des chercheurs engagés (académiques et associatifs) ;</li>
<li>Connexion possible avec la dynamique internationale <i>Intercoll </i>(<a href="http://intercoll.net/">intercoll.net</a>).</li>
</ul>
<p><em>Volet « </em><em><i>Organisation de rencontres et d&rsquo;événements</i></em><em> »</em></p>
<ul>
<li>Structuration et organisation de rencontres et d’événements sur les différentes thématiques étudiées dans l&rsquo;axe « expertise et décision publique » (climat, expertise non patronale, nucléaire, pesticides/produits chimiques, santé, urbanisme) ;</li>
<li>Participation à l&rsquo;organisation d&rsquo;un forum franco-allemand sur expertise et démocratie ;</li>
<li>Participation à la communication autour d&rsquo;événements grand public.</li>
</ul>
<p>B – Profil du candidat, compétences souhaitées</p>
<ul>
<li>Formation, expérience professionnelle ou militante, connaissances des sciences et des associations environnementales ou politiques ;</li>
<li>Capacité et goût pour les travaux d&rsquo;analyse ;</li>
<li>Capacité organisationnelle ;</li>
<li>Polyvalence et capacité à gérer plusieurs dossiers simultanément ;</li>
<li>Autonomie dans l’exécution des tâches ;</li>
<li>Goût du travail multi-acteurs (institutions, professionnels, bénévoles, militants…) ;</li>
<li>Aisance téléphonique et relationnelle ;</li>
<li>Qualités rédactionnelles et orthographiques ;</li>
<li>Maîtrise des outils numériques (bureautique, web, réseaux sociaux) ;</li>
<li>Anglais courant. L&rsquo;Allemand serait un plus.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>C – Conditions</p>
<p>Indemnisation au taux en vigueur (et défraiement transport à 50%) ;<br />
Stage de 4 à 6 mois à temps plein, à débuter début 2022 ;<br />
Lieu de travail : Paris 11<sup>e</sup>, avec quelques déplacements (frais payés).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous contacter <strong>avant le 15 novembre 2021</strong><strong><b> </b></strong>avec un <strong>CV </strong>et une <strong>lettre de motivation </strong>à l’adresse électronique suivante :<br />
<strong>ssd-recrutement[at]sciencescitoyennes.org</strong></p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/offre-de-stage-a-paris-sur-sciences-societes-democratie-2022/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Rouen Respire publie son enquête de santé suite à l’incendie du 26 septembre 2019 de Lubrizol et de Normandie Logistique</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/rouen-respire-publie-son-enquete-de-sante-suite-a-lincendie-du-26-septembre-2019-de-lubrizol-et-de-normandie-logistique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 May 2020 11:55:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Recherche participative]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Expertise]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression et débats]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sciencescitoyennes.org/?p=140639</guid>

					<description><![CDATA[<p>Rouen Respire a publi&#xE9; le 19 mai, les r&#xE9;sultats de son enqu&#xEA;te citoyenne sur les cons&#xE9;quences de l&#x2019;incendie du 26 septembre. Il s&#x2019;agit de la&#xA0;premi&#xE8;re &#xE9;tude &#xE9;pid&#xE9;miologique sur la sant&#xE9; des populations apr&#xE8;s l&#x2019;incendie. Elle a &#xE9;t&#xE9; r&#xE9;alis&#xE9;e par&#xA0;questionnaire de 60 questions, qui a &#xE9;t&#xE9; rempli par 565 participants, adh&#xE9;rents mais aussi non-adh&#xE9;rents, entre le [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/rouen-respire-publie-son-enquete-de-sante-suite-a-lincendie-du-26-septembre-2019-de-lubrizol-et-de-normandie-logistique/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Rouen Respire a publié le 19 mai, les résultats de son enquête citoyenne sur les conséquences de l’incendie du 26 septembre.</p>
<p>Il s’agit de la <strong>première étude épidémiologique sur la santé des populations après l’incendie</strong>.</p>
<p><span id="more-140639"></span></p>
<p>Elle a été réalisée par <strong>questionnaire de 60 questions, qui a été rempli par 565 participants, adhérents mais aussi non-adhérents, entre le 24 janvier et le 10 mars 2020</strong>. Elle a été menée avec les méthodes et des outils permettant un traitement statistique performant : mise en ligne Wepi, analyse en langage « R »…</p>
<p>Cette étude que vous pourrez trouver sur <a href="https://rouenrespire.us18.list-manage.com/track/click?u=fec8ced8c6922e6e166e1cd8d&amp;id=f9d99ef1fb&amp;e=e8f4fe9de4" target="_blank" rel="noopener noreferrer">le site de Rouen Respire</a> dévoile plusieurs informations importantes sur les conséquences de la catastrophe.</p>
<p>1.    Les 565 personnes qui ont répondu vivent principalement à moins de 10 km du  site de l’incendie et ont été impactées par les conséquences environnementales de l’incendie (odeurs, panache, suies, retombées de fibrociment).  Les odeurs perçues et les dépôts de suie observés l’ont été bien au delà de la trajectoire du panache. Elles ont dans leur grande majorité ressenti plusieurs symptômes qui ont persisté parfois pendant des mois. Les symptômes respiratoire, ORL et surtout l’anxiété sont au premier plan (80% des participants pour l’anxiété). Les symptômes ont été d’autant plus durables que les odeurs ont été ressenties fréquemment, odeurs qui persistent encore aujourd’hui. Il semble donc <strong>inapproprié de se baser uniquement sur la modélisation du panache pour étudier les conséquences sanitaires</strong> sur la population. Les odeurs ou les retombées – loin d’être bénignes- signent la présence de molécules toxiques qui ont diffusé largement dans l’agglomération.</p>
<p>2.    Les personnes sont nombreuses à avoir contacté les services médicaux :<strong> 188 personnes soit 33 % des participants</strong> sont allées voir un médecin. Malgré la taille réduite de l’échantillon, ce chiffre est élevé en regard des  18 passages aux urgences entre le 26/09 et le 20/10 relevés par les autorités de santé et ceux de SOS médecin (45 actes). <strong>L’importance du recours aux consultations en médecine de ville a probablement été sous-estimée</strong>. L’importance des conséquences médicales de l’incendie a donc peut-être également été sous-estimée.</p>
<p>3.    L’impact médical touche particulièrement les<strong> personnes vulnérables</strong> : <strong>86 % des personnes ayant une pathologie respiratoire ont constaté une aggravation de celle-ci, pendant plusieurs mois. 51 % des personnes ayant une autre pathologie chronique ont vu celle-ci s’aggraver.</strong></p>
<p>4.    L’impact psychologique est important : <strong>81 % des répondants ont signalé une anxiété, parfois durable puisque 20 % des personnes en souffrent encore plusieurs mois</strong> après l’incendie. L’impact comportemental l’est aussi : 46 % des participants ont quitté leur domicile dans les jours qui ont suivi l’incendie ; <strong>81 % ont changé leurs habitudes par la suite</strong>. Ils ne se sentent toujours pas protégés face au risque industriel.</p>
<p>Cette étude présente donc des résultats importants en regard du <strong>peu d’informations disponibles jusqu’à présent sur la santé des citoyens</strong> après l’incendie. Aussi limitée  qu’elle soit, elle donne des <strong>indications essentielles pour les études de santé publiques à venir.</strong></p>
<p>Cette étude est la première étude citoyenne d’ampleur menée avec des méthodes scientifiques sur ce sujet : elle montre la vigilance de la vie associative, sa capacité à apporter des éléments essentiels à la compréhension du problème et<strong> l’importance d’associer la population aux réflexions sur les sujets qui la concernent</strong>.<br />
<strong>ROUEN RESPIRE<br />
Collectif citoyen pour la transparence sur l’accident Lubrizol et la défense des victimes </strong></p>
<p><b>en fichier attaché : présentation de l&rsquo;étude</b><br />
<strong>Télécharger l&rsquo;étude</strong> : <a href="https://rouenrespire.us18.list-manage.com/track/click?u=fec8ced8c6922e6e166e1cd8d&amp;id=dad57acf54&amp;e=e8f4fe9de4">https://www.rouenrespire.fr/enquete-sante/</a></p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/rouen-respire-publie-son-enquete-de-sante-suite-a-lincendie-du-26-septembre-2019-de-lubrizol-et-de-normandie-logistique/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Lettre ouverte au Président de la République Emmanuel Macron</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/201905_lettre-ouverte-au-president/</link>
					<comments>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/201905_lettre-ouverte-au-president/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 May 2019 10:18:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conventions de citoyens]]></category>
		<category><![CDATA[Nos (pro)positions et actions]]></category>
		<category><![CDATA[Projet de loi sur les Conventions de Citoyens (CdC)]]></category>
		<category><![CDATA[Expertise]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression et débats]]></category>
		<category><![CDATA[Transition écologique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Monsieur le Pr&#xE9;sident, Votre &#xE9;lection il y a un peu plus de deux ans, vos premiers discours, avaient laiss&#xE9; entrevoir un rajeunissement des m&#xE9;canismes d&#xE9;cisionnaires, une implication des citoyennes et des citoyens dans les processus d&#xE9;lib&#xE9;ratifs, et des avanc&#xE9;es significatives en mati&#xE8;re de justice sociale et environnementale aux niveaux national et europ&#xE9;en. Aujourd&#x2019;hui, il appara&#xEE;t [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/201905_lettre-ouverte-au-president/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Monsieur le Président,</p>
<p>Votre élection il y a un peu plus de deux ans, vos premiers discours, avaient laissé entrevoir un rajeunissement des mécanismes décisionnaires, une implication des citoyennes et des citoyens dans les processus délibératifs, et des avancées significatives en matière de justice sociale et environnementale aux niveaux national et européen. Aujourd’hui, il apparaît évident que la démocratie représentative, dans ses mécanismes actuels, présente des signes d’essoufflement. Les citoyennes et les citoyens ne veulent ni ne peuvent plus être ignorés. <span id="more-117825"></span>Certains rouages de notre démocratie ne peuvent plus fonctionner comme hier et il est important de les repenser.</p>
<p>Lors de votre « exercice face à la presse » à l’issue du Grand Débat National – qui, selon nous, a été organisé dans une trop grande précipitation et dont nous sommes, comme beaucoup, loin d’être convaincus de la portée – une de vos propositions a retenu notre attention : la <em>convention citoyenne</em> pour la transition énergétique. Nous avons salué le fait que vous vous soyez engagé à faire en sorte que « ce qui sortira de cette convention […] [soit] soumis sans filtre soit au vote du parlement soit à référendum soit à application réglementaire directe ». Une promesse difficilement critiquable dans la mesure où la prise en compte assumée de l’avis et des recommandations des citoyennes et des citoyens nous semble une des conditions indispensables à un réenchantement démocratique. Elle contribue à un regain d’intérêt pour le bien commun, la responsabilité collective et la participation aux grandes orientations de la Nation. Pour autant, Monsieur le Président, le processus que vous avez proposé le 25 avril dernier nous semble inadapté aux exigences du moment. Le défi démocratique qu’il nous faut relever collectivement suggère deux pistes d’amélioration de notre système institutionnel : l’une concerne la mise en place de mécanismes politiques permettant de saisir les phénomènes complexes (pauvreté, pollution, climat…), l’autre concerne la place des citoyennes et des citoyens dans une autre démocratie, les deux pistes étant combinées dans ce que <em>Sciences Citoyennes</em> appelle les <em>Conventions de Citoyens </em>(CdC). Pour faire valoir cette procédure que nous avons développée avec d’éminents juristes, constitutionnalistes et universitaires depuis une douzaine d’années, nous utiliserons des mots, concepts et notions dont vous usez dans vos discours.</p>
<p><strong>Complexité. </strong>La société du risque a mis en lumière la complexité des phénomènes auxquels nous sommes confrontés en matière sociale, environnementale ou sanitaire, complexité pour laquelle nos représentants politiques n’ont pas de compétence particulière. Ils possèdent, comme tous les citoyennes et les citoyens, des savoirs utiles pour appréhender ces problèmes, mais ceux-ci restent partiels, insuffisants. C’est pourquoi ils font appels à des « experts » dont l’omniscience prétendue relève du mirage pour ne pas dire du mensonge caractérisé. Ces experts, bien souvent scientifiques de profession, ne possèdent pas plus de savoirs sur la complexité des phénomènes que le commun des mortels : ils ne connaissent qu’une dimension particulière du problème, mais certainement pas l’ensemble des enjeux qui y sont imbriqués. Le véritable danger réside ici : offrir une place privilégiée aux experts qui ignorent une grande partie des dimensions d’un problème et les faire intervenir pour légitimer des décisions politiques qui ne font pas grand cas de l’intérêt général. Ces mécanismes de production des décisions politiques sont incapables de saisir les problèmes complexes auxquels doit faire face la société française. En outre, l’expression des citoyennes et des citoyens en est totalement exclue. Pour pallier cet état de fait, la Convention de Citoyens s’appuie sur une <em>formation</em> <em>contradictoire</em> des citoyennes et des citoyens, confrontant des expertises multiples sur un temps relativement long (quelques week-ends sur une période de plusieurs mois), formation à compléter par les suggestions des intéressés.</p>
<p><strong>Participation. </strong>La procédure que vous proposez, Monsieur le Président, repose sur le tirage au sort de 150 personnes. Ce format est, selon les spécialistes, inadapté pour dispenser des savoirs, débattre et co-construire pour des personnes qui ne seront pas des professionnels de la rhétorique politique. Ce format a d’autant moins de sens que les débats à l’Assemblée nationale sont largement préparés en commissions, étape qui ne semble pas être intégrée dans votre projet de <em>convention citoyenne</em>. En lieu et place de cette assemblée, nous proposons la tenue d’une dizaine de Conventions de Citoyens reposant sur des panels de 15 citoyennes et citoyens tirés au sort sur les listes électorales et qui travailleront sur des thèmes précis, la transition énergétique ne pouvant, par sa complexité, être traitée « en une fois ». Il a d’ailleurs été montré – par exemple dans le débat de 1998 sur les organismes génétiquement modifiés ou le débat de 2002 sur les changements climatiques – qu’un groupe de cette dimension est pleinement en mesure de fournir une position avisée et argumentée, établie à l&rsquo;issue d&rsquo;une formation contradictoire. À cette échelle, les citoyennes et les citoyens se sentent mis en responsabilité et adoptent une attitude qui vise le bien commun plutôt que leurs intérêts individuels. Les avis et recommandations émis majoritairement seraient alors pris en compte comme vous le proposez vous-même (vote au parlement, référendum, application directe). Ce mécanisme politique permet de sortir du questionnement « oui/non », « pour/contre » puisque l’expérience nous a bien montré qu’après avoir répondu « oui » ou « non », nous n’avons pas vraiment avancé sur la manière de mettre en œuvre une décision, la question du « comment » restant, elle, ignorée.</p>
<p><strong>Transparence.</strong> Dans notre société atomisée, institutions, organismes et autorités suscitent la méfiance d’au moins une partie de nos concitoyennes et concitoyens. Dans ce contexte, comment organiser un débat de manière à rendre les résultats valables et acceptés par la population ? À défaut d’un organisme bénéficiant d’une autorité morale indiscutable, la solution consiste à organiser les débats en respectant des règles préétablies, validées par l’expérience et en rendant totalement transparent le processus, du début à la fin. C’est pour cela que la <em>Convention de Citoyens</em> est « innovante » dans sa conception et son déroulement : elle s’appuie sur des organismes publics existants, notamment le Conseil économique, social et environnemental (ou, à l’avenir, sur sa forme refondée, par exemple le « conseil de la participation citoyenne » que vous souhaitez initier). Des mécanismes de « contrôle » sont prévus à chaque étape du processus pour garantir la transparence, le bon déroulement et l’équité de la procédure. Ce contrôle repose aussi sur la composition des panels dont il sera vérifié que les membres ne sont pas porteurs d’intérêts.</p>
<p><strong>Europe. </strong>À quelques jours des élections européennes, il nous apparaît également important de vous signaler que la procédure des <em>Conventions de Citoyens</em> est tout à fait transposable à l’échelle européenne, échelle pour laquelle vous n’avez, Monsieur le Président, jamais caché votre intérêt. L’association <em>Sciences Citoyennes</em>, soutenue par un collectif d’organisations, a d’ailleurs fait valoir cette procédure dans le cadre de la définition du futur programme <em>Horizon Europe</em>. Sur les questions de transition écologique particulièrement, la dimension européenne ne pourra être négligée.</p>
<p>Vous l’aurez compris, Monsieur le Président, le positionnement que nous avons choisi de vous exposer ici témoigne aussi d’une forme d’exaspération devant la multiplication de procédures prétendument participatives non codifiées, miroirs aux alouettes des temps post-modernes, trompe-l’œil démocratiques trop souvent non suivis d’effets. C’est pourquoi, Monsieur le Président, nous appelons de nos vœux la mise en œuvre d’une procédure démocratique digne de ce nom, la <em>Convention de Citoyens</em>.</p>
<p>Pour <em>Sciences Citoyennes</em>,<br />
Edgar Blaustein, Fabien Piasecki et Jacques Testart.</p>
<p><em>Pour en savoir plus sur la Convention de Citoyens :<br />
</em><a href="https://sciencescitoyennes.org/convention-de-citoyens/">https://sciencescitoyennes.org/convention-de-citoyens/</a></p>
<p><em>Pour relayer cette lettre :<br />
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<p><em>N.B. </em>Cette lettre ouverte a été envoyée aux services de la Présidence de la République et a été relayée sur le site de <em>Mediapart </em>(merci à eux.elles) à l&rsquo;adresse suivante :<br />
<a href="https://blogs.mediapart.fr/association-sciences-citoyennes/blog/210519/lettre-ouverte-au-president-de-la-republique" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://blogs.mediapart.fr/association-sciences-citoyennes/blog/210519/lettre-ouverte-au-president-de-la-republique</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/201905_lettre-ouverte-au-president/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Jacques Testart à Nuit Debout : \ »C’est dans les labos qu’on est en train de changer le monde\ »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jun 2016 15:25:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conventions de citoyens]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratisation de la science]]></category>
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		<category><![CDATA[Lanceur d'alerte]]></category>
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		<category><![CDATA[Progrès]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le contexte des mobilisations&#xA0;Nuit Debout, les m&#xE9;dias Radio Debout et TV Debout donnent la parole aux citoyens qui r&#xE9;fl&#xE9;chissent &#xE0; une autre forme de soci&#xE9;t&#xE9;. Jacques Testart, biologiste &#x2013; dont les travaux de recherches sur la f&#xE9;condation in vitro (FIV) ont permis la naissance du premier b&#xE9;b&#xE9;-&#xE9;prouvette en France en 1982 &#x2013; et pr&#xE9;sident [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/cest-dans-les-labos-quon-est-en-train-de-changer-le-monde-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2016/05/JTT-Nuit-Debout-mai-artworks-000164394053-zk91ub-t500x500.jpg\"><img class=\"size-medium wp-image-33388 alignright\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2016/05/JTT-Nuit-Debout-mai-artworks-000164394053-zk91ub-t500x500-300x300.jpg\" alt=\"JTT Nuit Debout mai artworks-000164394053-zk91ub-t500x500\" width=\"224\" height=\"224\" /></a>Dans le contexte des mobilisations <em>Nuit Debout</em>, les médias <em>Radio Debout</em> et <em>TV Debout</em> donnent la parole aux citoyens qui réfléchissent à une autre forme de société. Jacques Testart, biologiste &#8211; dont les travaux de recherches sur la fécondation <em>in vitro</em> (FIV) ont permis la naissance du premier bébé-éprouvette en France en 1982 &#8211; et président d’honneur de l’association <em>Sciences Citoyennes</em>, a été interviewé par <em>Radio Debout</em> le 18 mai 2016 (79 mars) et par <em>TV Debout </em>le 2 juin 2016 (94 mars).<span id="more-145114"></span></p>
<p>Durant ces deux interviews, Jacques Testart présente les difficultés que connaissent les jeunes chercheurs vivant, plusieurs années durant, une précarité au niveau de leur poste et craignant de s’engager, ne serait-ce qu\&rsquo;en analysant leur fonction sociale, par crainte des conséquences potentielles sur leur carrière. Il rapporte les longues journées de travail de plus de 12 heures qui isolent certains chercheurs de la société. Pour autant, quand on l\&rsquo;interroge sur le fait que ces derniers donnent l\&rsquo;impression de demeurer dans leur \ »tour d\&rsquo;ivoire\ » à chercher, questionner et analyser sans remettre en cause les impact sur la société, le biologiste le soutient : \ »<em>C’est dans les labos que l’on est en train de changer le monde</em>.\ »</p>
<p>C\&rsquo;est pourquoi Jacques Testart réaffirme l’importance d’ouvrir la recherche aux citoyens et de la démocratiser pour la mettre au service du bien commun et souligne la nécessité de soumettre à un panel de citoyens les grandes orientations de la recherche.</p>
<p>À la question \ »<em>Comment organiser de telles concertations ?</em>\ », aucune hésitation de sa part, Jacques Testart répond : la <a href=\"https://sciencescitoyennes.org/conventions-de-citoyens-cdc/\" target=\"_blank\"><em>Convention de Citoyens</em></a>. Il expose clairement et simplement le principe du déroulement de ce processus participatif, version \ »codifiée\ » des conférences de citoyens proposées par le Danemark il y a une trentaine d\&rsquo;années. Cet outil démocratique crée, selon lui, de l’intelligence collective et de l’empathie, ce qu\&rsquo;il appelle de l\&rsquo;<em>humanitude</em>. Ce concept a donné lieu à un essai paru en 2015 aux éditions du Seuil : <a href=\"http://www.seuil.com/ouvrage/l-humanitude-au-pouvoir-jacques-testart/9782021219319\" target=\"_blank\"><em>L’Humanitude au pouvoir &#8211; Comment les citoyens peuvent décider du bien commun</em>.</a></p>
<p>Jacques Testart expose également les limites de la technoscience, de l’illusion d\&rsquo;une certaine forme de progrès, qui ne constituerait, en fin de compte, qu’une succession d’innovations supplémentaires dont on ne vérifierait pas qu\&rsquo;elles soient bonnes, sans intérêt ou bien nuisibles pour l’humanité. Il s’inquiète du fait que \ »<em>les idées de progrès, de technosciences</em> [aient] <em>réussi à renverser complètement la pensée critique et que les moins de trente ans</em> [soient]<em> convaincus que le bien être passe par les technologies et même le transhumanisme</em>\ ».</p>
<p>Enfin quand on l\&rsquo;interroge sur sa vision du mouvement <em>Nuit Debout</em>, Jacques Testart y voit un \ »<em>laboratoire d’idées</em>\ », une \ »<em>caisse à outil démocratique</em>\ » qui pourra servir un jour pour changer le système.</p>
<hr />
<p><strong>Interview de Jacques Testart à <em>Radio Debout</em> le le 18 mai 2016 (79 mars)</strong> sur le thème de la responsabilité des chercheurs</p>
<p><iframe src=\"https://www.mixcloud.com/widget/iframe/?feed=//www.mixcloud.com/SciencesCitoyennes/jacques-testart-sur-radio-debout-le-79-mars-sciences-citoyennes/&amp;hide_cover=1&amp;mini=1&amp;light=1\" width=\"100%\" height=\"60\" frameborder=\"0\"></iframe></p>
<hr />
<p><strong>Interview de Jacques Testart à <em>TV Debout</em> le 2 juin 2016</strong> <strong>(94 mars)</strong></p>
<p><iframe src=\"https://www.youtube.com/embed/videoseries?list=PLVmvTNPlvcEtkgthHGpylH2kLXa3l82M6\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"></iframe></p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/cest-dans-les-labos-quon-est-en-train-de-changer-le-monde-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>Jacques Testart à Nuit Debout : &#034;C’est dans les labos qu’on est en train de changer le monde&#034;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jun 2016 15:25:21 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Expertise]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceur d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression et débats]]></category>
		<category><![CDATA[Progrès]]></category>
		<category><![CDATA[Technoscience]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le contexte des mobilisations&#xA0;Nuit Debout, les m&#xE9;dias Radio Debout et TV Debout donnent la parole aux citoyens qui r&#xE9;fl&#xE9;chissent &#xE0; une autre forme de soci&#xE9;t&#xE9;. Jacques Testart, biologiste &#x2013; dont les travaux de recherches sur la f&#xE9;condation in vitro (FIV) ont permis la naissance du premier b&#xE9;b&#xE9;-&#xE9;prouvette en France en 1982 &#x2013; et pr&#xE9;sident [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/cest-dans-les-labos-quon-est-en-train-de-changer-le-monde/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2016/05/JTT-Nuit-Debout-mai-artworks-000164394053-zk91ub-t500x500.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-33388 alignright" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2016/05/JTT-Nuit-Debout-mai-artworks-000164394053-zk91ub-t500x500-300x300.jpg" alt="JTT Nuit Debout mai artworks-000164394053-zk91ub-t500x500" width="224" height="224"  title="Jacques Testart à Nuit Debout : &quot;C’est dans les labos qu’on est en train de changer le monde&quot;" /></a>Dans le contexte des mobilisations <em>Nuit Debout</em>, les médias <em>Radio Debout</em> et <em>TV Debout</em> donnent la parole aux citoyens qui réfléchissent à une autre forme de société. Jacques Testart, biologiste &#8211; dont les travaux de recherches sur la fécondation <em>in vitro</em> (FIV) ont permis la naissance du premier bébé-éprouvette en France en 1982 &#8211; et président d’honneur de l’association <em>Sciences Citoyennes</em>, a été interviewé par <em>Radio Debout</em> le 18 mai 2016 (79 mars) et par <em>TV Debout </em>le 2 juin 2016 (94 mars).<span id="more-33702"></span></p>
<p>Durant ces deux interviews, Jacques Testart présente les difficultés que connaissent les jeunes chercheurs vivant, plusieurs années durant, une précarité au niveau de leur poste et craignant de s’engager, ne serait-ce qu&rsquo;en analysant leur fonction sociale, par crainte des conséquences potentielles sur leur carrière. Il rapporte les longues journées de travail de plus de 12 heures qui isolent certains chercheurs de la société. Pour autant, quand on l&rsquo;interroge sur le fait que ces derniers donnent l&rsquo;impression de demeurer dans leur « tour d&rsquo;ivoire » à chercher, questionner et analyser sans remettre en cause les impact sur la société, le biologiste le soutient : « <em>C’est dans les labos que l’on est en train de changer le monde</em>. »</p>
<p>C&rsquo;est pourquoi Jacques Testart réaffirme l’importance d’ouvrir la recherche aux citoyens et de la démocratiser pour la mettre au service du bien commun et souligne la nécessité de soumettre à un panel de citoyens les grandes orientations de la recherche.</p>
<p>À la question « <em>Comment organiser de telles concertations ?</em>« , aucune hésitation de sa part, Jacques Testart répond : la <a href="https://sciencescitoyennes.org/conventions-de-citoyens-cdc/" target="_blank" rel="noopener"><em>Convention de Citoyens</em></a>. Il expose clairement et simplement le principe du déroulement de ce processus participatif, version « codifiée » des conférences de citoyens proposées par le Danemark il y a une trentaine d&rsquo;années. Cet outil démocratique crée, selon lui, de l’intelligence collective et de l’empathie, ce qu&rsquo;il appelle de l&rsquo;<em>humanitude</em>. Ce concept a donné lieu à un essai paru en 2015 aux éditions du Seuil : <a href="http://www.seuil.com/ouvrage/l-humanitude-au-pouvoir-jacques-testart/9782021219319" target="_blank" rel="noopener"><em>L’Humanitude au pouvoir &#8211; Comment les citoyens peuvent décider du bien commun</em>.</a></p>
<p>Jacques Testart expose également les limites de la technoscience, de l’illusion d&rsquo;une certaine forme de progrès, qui ne constituerait, en fin de compte, qu’une succession d’innovations supplémentaires dont on ne vérifierait pas qu&rsquo;elles soient bonnes, sans intérêt ou bien nuisibles pour l’humanité. Il s’inquiète du fait que « <em>les idées de progrès, de technosciences</em> [aient] <em>réussi à renverser complètement la pensée critique et que les moins de trente ans</em> [soient]<em> convaincus que le bien être passe par les technologies et même le transhumanisme</em>« .</p>
<p>Enfin quand on l&rsquo;interroge sur sa vision du mouvement <em>Nuit Debout</em>, Jacques Testart y voit un « <em>laboratoire d’idées</em>« , une « <em>caisse à outil démocratique</em> » qui pourra servir un jour pour changer le système.</p>
<hr />
<p><strong>Interview de Jacques Testart à <em>Radio Debout</em> le le 18 mai 2016 (79 mars)</strong> sur le thème de la responsabilité des chercheurs</p>
<p><iframe src="https://www.mixcloud.com/widget/iframe/?feed=//www.mixcloud.com/SciencesCitoyennes/jacques-testart-sur-radio-debout-le-79-mars-sciences-citoyennes/&amp;hide_cover=1&amp;mini=1&amp;light=1" width="100%" height="60" frameborder="0"></iframe></p>
<hr />
<p><strong>Interview de Jacques Testart à <em>TV Debout</em> le 2 juin 2016</strong> <strong>(94 mars)</strong></p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/videoseries?list=PLVmvTNPlvcEtkgthHGpylH2kLXa3l82M6" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/cest-dans-les-labos-quon-est-en-train-de-changer-le-monde/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Une étude du Conseil d\&#8217;État sur l\&#8217;alerte qui va dans le bon sens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Apr 2016 14:59:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Projet de loi sur les lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Expertise]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceur d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Maison des Lanceurs d'Alerte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sciences Citoyennes a particip&#xE9; d\&#x2019;octobre 2015 &#xE0; janvier 2016 &#xE0; un groupe d\&#x2019;&#xE9;tude du Conseil d\&#x2019;&#xC9;tat sur l\&#x2019;alerte constitu&#xE9; de membres du&#xA0;Conseil d\&#x2019;&#xC9;tat, de repr&#xE9;sentants des minist&#xE8;res les plus concern&#xE9;s, des membres d\&#x2019;association (Sciences Citoyennes et Transparency International) et de l\&#x2019;Universit&#xE9;.&#xA0;Compte-tenu du patchwork l&#xE9;gislatif actuel et des nombreuses lacunes que ces textes de loi comportent, [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/une-etude-du-conseil-detat-sur-lalerte-qui-va-dans-le-bon-sens-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Sciences Citoyennes a participé d\&rsquo;octobre 2015 à janvier 2016 à un groupe d\&rsquo;étude du Conseil d\&rsquo;État sur l\&rsquo;alerte constitué de membres du Conseil d\&rsquo;État, de représentants des ministères les plus concernés, des membres d\&rsquo;association (Sciences Citoyennes et Transparency International) et de l\&rsquo;Université. Compte-tenu du patchwork législatif actuel et des nombreuses lacunes que ces textes de loi comportent, un des objectifs était de faire un état des lieux avant de proposer une mise en cohérence et une amélioration du droit d\&rsquo;alerte et du traitement de l\&rsquo;alerte.</em></p>
<p><span id="more-145112"></span>L\&rsquo;étude en question a été publiée le 14 avril 2016 et met en avant 15 propositions pour améliorer la protection des lanceurs d\&rsquo;alerte et le traitement des alertes, ce qui compte tenu du <a href=\"https://sciencescitoyennes.org/la-reponse-de-leurope-aux-panama-papers-un-nouveau-droit-a-lopacite-pour-les-multinationales/\">vote du parlement européen malheureusement favorable à la directive sur le secret des affaires</a>, s\&rsquo;avère d\&rsquo;autant plus urgent.</p>
<p>Si certains propositions que nous avons formulées n\&rsquo;ont pas été reprises, faute de consensus dans le groupe, comme par exemple la sanction pénale des personnes qui entravent les alertes ou la définition d\&rsquo;un cadre pour le traitement des alertes, ce rapport constitue un jalon important  et nous espérons qu\&rsquo;il permettra soit d\&rsquo;infléchir la direction prise par le gouvernement (<a href=\"http://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/transparence_lutte_corruption_economie.asp\">loi Sapin II</a>) ou le parlement (<a href=\"http://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/protection_globale_lanceurs_alerte.asp\">loi Galut</a>), soit de déboucher sur une loi spécifique et globale sur l\&rsquo;alerte telle que nous l\&rsquo;avions rédigée (<em>voir plus bas</em>).<br />
Parmi les propositions qui nous semblent les plus importantes figurent notamment :</p>
<ul>
<li>L\&rsquo;alerte ne doit plus être limitée au cadre du travail ! (<em>propositions 1, 4 et 9</em>)</li>
<li>L\&rsquo;alerte interne est privilégiée, mais à condition que la hiérarchie ne soit pas impliquée et qu\&rsquo;il existe des canaux spécifiques dont l\&rsquo;autonomie et le niveau hiérarchique sont assurés. De plus, un délai est préconisé, au-delà duquel le lanceur d\&rsquo;alerte peut passer par une voie externe, voire une diffusion au public (<em>propositions 2 et 6</em>)</li>
<li>La confidentialité, afin notamment d\&rsquo;éviter les représailles, doit être garantie (<em>proposition 5</em>)</li>
<li>Concernant le secret (défense, professionnel, etc.), la jurisprudence pénale est très défavorable aux lanceurs d\&rsquo;alerte. Faute de pouvoir apporter une proposition plus concrète, ce point est assez compliqué et n\&rsquo;a pas encore fait l\&rsquo;objet d\&rsquo;une étude juridique globale, il est demandé au législateur de définir les conditions permettant que le secret n\&#8217;empêche pas l\&rsquo;alerte (<em>proposition 8</em>)</li>
<li>Considérant qu\&rsquo;il est souvent difficile pour le lanceur d\&rsquo;alerte de savoir à qui s\&rsquo;adresser, un portail unique est prévu pour que les lanceurs d\&rsquo;alerte puissent voir leur alerte réorientée vers la bonne institution/juridiction. L\&rsquo;enregistrement de leur alerte les autoriserait par ailleurs à la divulguer au public en l\&rsquo;absence de réaction au-delà d\&rsquo;un certain délai (<em>proposition 9</em>).</li>
<li>S\&rsquo;il n\&rsquo;est pas proposé de cadre pour le traitement de l\&rsquo;alerte, un accent est mis sur l\&rsquo;information du lanceur d\&rsquo;alerte quant au suivi de son alerte (<em>proposition 10</em>)</li>
<li>L\&rsquo;information de la personne mise en cause pourrait être limitée s\&rsquo;il existe des risques de destruction de preuves (<em>proposition 11</em>)</li>
<li>La liste des sanctions ou représailles contre les lanceurs d\&rsquo;alerte doit être complétée pour tenir compte de toutes les situations possibles (<em>propositions 12 et 13</em>)</li>
<li>Des sanctions (au civil seulement) sont recommandées contre les personnes qui tentent de faire taire les lanceurs d\&rsquo;alerte en les harcelant d\&rsquo;attaques en diffamation (<em>proposition 14</em>)</li>
<li>La protection des lanceurs d\&rsquo;alerte serait confiée au Défenseur des droits, une autorité indépendante inscrite dans la constitution, munie de pouvoirs d\&rsquo;enquête importants et disposant d\&rsquo;un large réseau de correspondants (<em>proposition 15</em>)</li>
</ul>
<p>L\&rsquo;étude recommande par ailleurs aux pouvoirs publics de soutenir des dispositifs tels que la <em>Maison des lanceurs d\&rsquo;alerte</em> à laquelle nous travaillons au sein d\&rsquo;un collectif interassociatif (<em>chapitre 3.3.4</em>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le <a href=\"http://www.conseil-etat.fr/content/download/59089/527967/version/1/file/Dossier%20de%20presse_droitdalerte_13042016_VF.pdf\">dossier de presse qui résume l\&rsquo;étude</a> est consultable sur le site du Conseil d\&rsquo;État.</p>
<p><a href=\"http://www.conseil-etat.fr/content/download/59086/527939/version/1/file/2016%20ce_etude_droit%20d%20alerte.pdf\">L\&rsquo;étude complète</a> est téléchargeable sur le même site et sera publiée prochainement par <a href=\"http://www.ladocumentationfrancaise.fr\">La Documentation française</a>.</p>
<p><a href=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2016/04/Proposition-de-loi-globale-sur-lalerte-nov-2015.pdf\">Notre proposition de loi globale</a> rédigée avec Nicole-Marie Meyer de <a href=\"http://www.transparency-france.org\">Transparency International France</a>, Eric Alt d\&rsquo;<a href=\"http://www.anticor.org\">Anticor</a>, Laure Romanet et Jean-Philippe Foegle et son <a href=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2016/04/Proposition-de-loi-globale-sur-lalerte-exposé-des-motifs-nov-2015.pdf\">exposé des motifs</a>.</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/une-etude-du-conseil-detat-sur-lalerte-qui-va-dans-le-bon-sens-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Une étude du Conseil d&#039;État sur l&#039;alerte qui va dans le bon sens</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/une-etude-du-conseil-detat-sur-lalerte-qui-va-dans-le-bon-sens/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Apr 2016 14:59:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Projet de loi sur les lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Expertise]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceur d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Maison des Lanceurs d'Alerte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sciences Citoyennes a particip&#xE9; d&#x2019;octobre 2015 &#xE0; janvier 2016 &#xE0; un groupe d&#x2019;&#xE9;tude du Conseil d&#x2019;&#xC9;tat sur l&#x2019;alerte constitu&#xE9; de membres du&#xA0;Conseil d&#x2019;&#xC9;tat, de repr&#xE9;sentants des minist&#xE8;res les plus concern&#xE9;s, des membres d&#x2019;association (Sciences Citoyennes et Transparency International) et de l&#x2019;Universit&#xE9;.&#xA0;Compte-tenu du patchwork l&#xE9;gislatif actuel et des nombreuses lacunes que ces textes de loi comportent, [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/une-etude-du-conseil-detat-sur-lalerte-qui-va-dans-le-bon-sens/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Sciences Citoyennes a participé d&rsquo;octobre 2015 à janvier 2016 à un groupe d&rsquo;étude du Conseil d&rsquo;État sur l&rsquo;alerte constitué de membres du Conseil d&rsquo;État, de représentants des ministères les plus concernés, des membres d&rsquo;association (Sciences Citoyennes et Transparency International) et de l&rsquo;Université. Compte-tenu du patchwork législatif actuel et des nombreuses lacunes que ces textes de loi comportent, un des objectifs était de faire un état des lieux avant de proposer une mise en cohérence et une amélioration du droit d&rsquo;alerte et du traitement de l&rsquo;alerte.</em></p>
<p><span id="more-31244"></span>L&rsquo;étude en question a été publiée le 14 avril 2016 et met en avant 15 propositions pour améliorer la protection des lanceurs d&rsquo;alerte et le traitement des alertes, ce qui compte tenu du <a href="https://sciencescitoyennes.org/la-reponse-de-leurope-aux-panama-papers-un-nouveau-droit-a-lopacite-pour-les-multinationales/">vote du parlement européen malheureusement favorable à la directive sur le secret des affaires</a>, s&rsquo;avère d&rsquo;autant plus urgent.</p>
<p>Si certains propositions que nous avons formulées n&rsquo;ont pas été reprises, faute de consensus dans le groupe, comme par exemple la sanction pénale des personnes qui entravent les alertes ou la définition d&rsquo;un cadre pour le traitement des alertes, ce rapport constitue un jalon important  et nous espérons qu&rsquo;il permettra soit d&rsquo;infléchir la direction prise par le gouvernement (<a href="http://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/transparence_lutte_corruption_economie.asp">loi Sapin II</a>) ou le parlement (<a href="http://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/protection_globale_lanceurs_alerte.asp">loi Galut</a>), soit de déboucher sur une loi spécifique et globale sur l&rsquo;alerte telle que nous l&rsquo;avions rédigée (<em>voir plus bas</em>).<br />
Parmi les propositions qui nous semblent les plus importantes figurent notamment :</p>
<ul>
<li>L&rsquo;alerte ne doit plus être limitée au cadre du travail ! (<em>propositions 1, 4 et 9</em>)</li>
<li>L&rsquo;alerte interne est privilégiée, mais à condition que la hiérarchie ne soit pas impliquée et qu&rsquo;il existe des canaux spécifiques dont l&rsquo;autonomie et le niveau hiérarchique sont assurés. De plus, un délai est préconisé, au-delà duquel le lanceur d&rsquo;alerte peut passer par une voie externe, voire une diffusion au public (<em>propositions 2 et 6</em>)</li>
<li>La confidentialité, afin notamment d&rsquo;éviter les représailles, doit être garantie (<em>proposition 5</em>)</li>
<li>Concernant le secret (défense, professionnel, etc.), la jurisprudence pénale est très défavorable aux lanceurs d&rsquo;alerte. Faute de pouvoir apporter une proposition plus concrète, ce point est assez compliqué et n&rsquo;a pas encore fait l&rsquo;objet d&rsquo;une étude juridique globale, il est demandé au législateur de définir les conditions permettant que le secret n&#8217;empêche pas l&rsquo;alerte (<em>proposition 8</em>)</li>
<li>Considérant qu&rsquo;il est souvent difficile pour le lanceur d&rsquo;alerte de savoir à qui s&rsquo;adresser, un portail unique est prévu pour que les lanceurs d&rsquo;alerte puissent voir leur alerte réorientée vers la bonne institution/juridiction. L&rsquo;enregistrement de leur alerte les autoriserait par ailleurs à la divulguer au public en l&rsquo;absence de réaction au-delà d&rsquo;un certain délai (<em>proposition 9</em>).</li>
<li>S&rsquo;il n&rsquo;est pas proposé de cadre pour le traitement de l&rsquo;alerte, un accent est mis sur l&rsquo;information du lanceur d&rsquo;alerte quant au suivi de son alerte (<em>proposition 10</em>)</li>
<li>L&rsquo;information de la personne mise en cause pourrait être limitée s&rsquo;il existe des risques de destruction de preuves (<em>proposition 11</em>)</li>
<li>La liste des sanctions ou représailles contre les lanceurs d&rsquo;alerte doit être complétée pour tenir compte de toutes les situations possibles (<em>propositions 12 et 13</em>)</li>
<li>Des sanctions (au civil seulement) sont recommandées contre les personnes qui tentent de faire taire les lanceurs d&rsquo;alerte en les harcelant d&rsquo;attaques en diffamation (<em>proposition 14</em>)</li>
<li>La protection des lanceurs d&rsquo;alerte serait confiée au Défenseur des droits, une autorité indépendante inscrite dans la constitution, munie de pouvoirs d&rsquo;enquête importants et disposant d&rsquo;un large réseau de correspondants (<em>proposition 15</em>)</li>
</ul>
<p>L&rsquo;étude recommande par ailleurs aux pouvoirs publics de soutenir des dispositifs tels que la <em>Maison des lanceurs d&rsquo;alerte</em> à laquelle nous travaillons au sein d&rsquo;un collectif interassociatif (<em>chapitre 3.3.4</em>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le <a href="http://www.conseil-etat.fr/content/download/59089/527967/version/1/file/Dossier%20de%20presse_droitdalerte_13042016_VF.pdf">dossier de presse qui résume l&rsquo;étude</a> est consultable sur le site du Conseil d&rsquo;État.</p>
<p><a href="http://www.conseil-etat.fr/content/download/59086/527939/version/1/file/2016%20ce_etude_droit%20d%20alerte.pdf">L&rsquo;étude complète</a> est téléchargeable sur le même site et sera publiée prochainement par <a href="http://www.ladocumentationfrancaise.fr">La Documentation française</a>.</p>
<p><a href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2016/04/Proposition-de-loi-globale-sur-lalerte-nov-2015.pdf">Notre proposition de loi globale</a> rédigée avec Nicole-Marie Meyer de <a href="http://www.transparency-france.org">Transparency International France</a>, Eric Alt d&rsquo;<a href="http://www.anticor.org">Anticor</a>, Laure Romanet et Jean-Philippe Foegle et son <a href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2016/04/Proposition-de-loi-globale-sur-lalerte-exposé-des-motifs-nov-2015.pdf">exposé des motifs</a>.</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/une-etude-du-conseil-detat-sur-lalerte-qui-va-dans-le-bon-sens/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Comment nous désirons être évalué-e-s ?</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/comment-nous-desirons-etre-evalue-e-s/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Nov 2015 11:58:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Déontologie de la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Expertise]]></category>
		<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[Politique de la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Evaluation]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité]]></category>
		<category><![CDATA[Université]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>D&#xE9;sirer &#xEA;tre &#xE9;valu&#xE9;. Il y a quelque chose d&#x2019;un peu paradoxal dans cette expression. Sauf si la question porte sur le &#xAB;&#xA0;comment&#xA0;&#xBB;. En ce cas, en tant qu&#x2019;enseignants, nous savons que la question de la pertinence, la mani&#xE8;re dont nous commentons, discutons le travail propos&#xE9; par un-e &#xE9;tudiant-e peut &#x2013; pour certains &#x2013; avoir plus [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/comment-nous-desirons-etre-evalue-e-s/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Désirer être évalué. Il y a quelque chose d’un peu paradoxal dans cette expression. Sauf si la question porte sur le « comment ». En ce cas, en tant qu’enseignants, nous savons que la question de la pertinence, la manière dont nous commentons, discutons le travail proposé par un-e étudiant-e peut – pour certains – avoir plus d’importance que la note. Une évaluation, aussi quantitativement généreuse qu’elle soit, n’y changera rien : s’il n’y a pas de retour pertinent sur la valeur de leur travail ces étudiant.es se sentiront méprisé.e.s ou alors nourriront un certain mépris pour l’enseignant qui maltraite son métier.</p>
<p><span id="more-27935"></span>L’évaluation dite objective nous met dans une situation similaire – sauf que dans ce cas, nous savons que la pertinence n’est pas le moins du monde à l’ordre du jour, seulement l’injonction à « jouer le jeu ». Ce n’est pas que les critères manquent de pertinence, c’est que, avec ce que Dominique Pestre a appelé la gouvernance néo-libérale, ils doivent ne pas l’être. L’efficacité de l’évaluation est ici d’autant plus grande qu’ils ne le sont pas. Plus ils sont absurdes au regard de la situation ou de l’activité concrète de la personne évaluée, mieux ils signalent que leur enjeu est de faire prévaloir un impératif de soumission à une mobilisation qui demande flexibilité, absence de scrupule, opportunisme. Au sens fort, il s’agit de « démoraliser », c’est-à-dire de casser, de faire « perdre la boussole ». La boussole pointe en effet vers des valeurs qui pourraient signifier une récalcitrance insoumise, voire même des comportements « irrationnels » de solidarité – l’équivalent d’un pacifisme alors que la guerre (compétition) généralisée doit prévaloir.</p>
<p>En d’autres termes, poser la question de la pertinence peut alors sembler utopique, voire romantique. Cette question me semble cependant avoir un sens, et ce pour deux raisons. D’abord parce qu’il s’agit de cesser de se plaindre, ou de protester comme si les chercheurs universitaires avaient droit à un traitement spécial, au vu de la valeur éminente de leur activité – tous les « métiers » impliquant que toutes les manières de faire ne se valent pas sont soumis à la même attaque. Ensuite parce que les pratiques de résistance éventuelles à cette attaque demandent, dans chaque cas, une imagination propre, une réappropriation qui ne se fasse pas seulement au nom du passé qui est en train de basculer dans le périmé, mais aussi d’un avenir qui intègre la manière dont ce passé a été vulnérable à l’attaque – car c’est de nos faiblesses, nos inerties, nos « je sais bien mais… » que cette attaque a, dans chaque cas, profité.</p>
<p>Il s’agit, dans notre cas, d’un « nous » qui désigne des chercheurs-enseignants appartenant à une institution qui rend solidaires les deux rôles. L’université moderne s’est inventée à partir de l’idéal de communautés de recherche qui prennent en charge tant « l’avancée des connaissances » dans leur champ que leur propre reproduction<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> – elle a inventé un mode d’enseignement dont ré réussite par excellence est la formation de futurs chercheurs, d’éventuels collègues. Avons-nous pris la mesure du défi que constituait la démocratisation des études supérieures ou avons-nous maintenu le cap désigné par l’idéal ? Nous autres qui travaillons à l’université et avons en ce sens reproduit cet idéal, pensons-nous assez à ceux qui nous valaient bien et qui n’ont pu le faire ? Nous avons été évalués comme « conformes » – jusqu’où est allée notre conformité ?</p>
<p>Mais il ne s’agit pas ici de se sentir coupables, seulement de ne pas nous réputer victimes innocentes. Et il en est de même pour l’activité de recherche elle-même ainsi que pour son mode d’évaluation.</p>
<p>Certes dans les champs de recherche où la notion de « fait » est associée à une réussite vérifiée par une pratique collective exigeante, soumise aux objections de « collègues compétents », partageant les mêmes exigences disciplinaires et des questions « concurrentes », « courant ensemble dans la même direction », le modèle classique d’évaluation par les pairs offre une garantie de pertinence évidente. Car ces collègues sont ceux pour qui la fiabilité du fait en question importe parce qu’il pourra le cas échéant – s’il surmonte les objections – permettre d’envisager la possibilité de poser de nouvelles questions, de concevoir de nouveaux dispositifs. Malheur à qui propose un fait ouvrant de nouvelles perspectives, qui devrait donc faire une différence pour ses collègues, mais ne suscite pas d’objection de la part de ceux que ce fait devrait intéresser, dont il devrait modifier ou mettre en question la recherche. Si nul ne prend la peine de le mettre à l’épreuve, c’est que nul n’envisage sérieusement l’éventualité de sa prise en compte : il restera alors dans les limbes, même pas réfuté. Et c’est cette forme d’intelligence collective, où l’objection est bienvenue et contribue à la stabilisation et à la création de reproductibilité des faits, que les chercheurs ont défendue lorsqu’ils ont réclamé l’autonomie de leur pratique contre les interférences d’intérêts « étrangers ». Ceux-ci seront accueillis, voire activement recherchés, mais ils ne doivent pas intervenir ouvertement, faire argument, avant que la réussite ait été reconnue par la communauté concernée.</p>
<p>On le sait, c’est ce modèle qui est aujourd’hui démantelé par ce qu’on appelle l’économie de la connaissance, avec le partenariat institué avec le privé, le secret commercial, la prise de brevet. L’intelligence collective se défait si la réussite n’a plus besoin de passer par les pairs. Cependant ce même modèle, généralisé tel qu’il l’a été, à tous les champs de recherche, est-il généralement synonyme d’intelligence collective ? Que signifie l’objection dans des champs plus conflictuels, où la notion même de « fait » pose problème, où il n’y a pas concurrence mais conflit. Un économiste « classique » sera-t-il évaluable par un économiste marxiste ? Un psychologue cognitiviste par un psychologue phénoménologue, voire psychanalyste ? Et que signifie-t-elle dans les champs où les « faits » sont avant tout produits par une instrumentation sophistiquée (neuroimagerie) et s’accumulent sans correspondre pour autant à une démarche cumulative, une démarche telle que ce qui est proposé par l’un a des conséquences pour les autres ? Et qui sont mes pairs à moi, philosophe, alors que les philosophes pratiquent plutôt un art du dissensus, posant et reposant sans fin la question « qu’est-ce que la philosophie » ?</p>
<p>En d’autres termes le principe d’évaluation par les pairs, aujourd’hui battu en brèche, n’a jamais eu une pertinence égale dans tous les champs. Il traduit plutôt la manière dont l’institution scientifique a érigé en modèle les sciences pour qui et par qui il a été inventé (rappelons qu’en France tout groupe de recherche est nommé « laboratoire »)</p>
<p>D’autre part, même dans ces sciences la mise en œuvre de ce principe a mal résisté à l’explosion du nombre des publications, des spécialités et des chercheurs. Dans les années 70’ déjà le « <em>publish or perish</em> » était dénoncé, les référés, c’est-à-dire collègues compétents en première ligne, étaient surchargés, devenus peu fiables, et étaient mis en place des instruments bibliométriques (nombre de citations) permettant d’évaluer des candidats inconnus sur un mode qui n’exige pas la compétence des évaluateurs – ainsi que des tentatives de déceler les renvois d’ascenseurs et autres manœuvres auxquelles invitait la non-compétence de l’évaluation. De manière plus générale, les pratiques d’évaluation impliquant aussi bien le couplage entre évaluation et compétence activement intéressée à la pertinence de cette évaluation que la confiance interpersonnelle entre chercheurs qui « se connaissent et s’apprécient » étaient déjà mises à mal. On pourrait dire de ce point de vue que l’évaluation dite objective a transformé en norme impérative ce qui était déjà dénoncé et/ou déploré comme dérives pathologiques.</p>
<p>C’est pourquoi la question « comment désirons-nous être évalué-e-s » ne devrait pas se borner à l’évocation nostalgique d’un passé où la recherche était respectée, ni non plus évoquer un « nous » incluant indifféremment tous les chercheurs. La question constitue d’abord une épreuve adressée aux chercheurs en tant que situés par leur pratique, par ce qu’elle vise, par la question de ceux et celles à qui elle s’adresse, pour qui elle compte. Son enjeu est la capacité, pour celles et ceux que cette question concerne, de se situer autrement que par des références plus ou moins grandiloquentes à la cause de la connaissance ou du progrès. Comment favoriser, régénérer ou réinventer une intelligence collective qui puisse fonctionner en tant qu’instance immanente d’évaluation est sans doute un point commun puisque c’est ce que la gouvernance néo-libérale détruit quel que soit le champ de recherche. Mais il s’agit aussi, posant la question de l’adresse, de mettre en cause une certaine irresponsabilité revendiquée quant à la manière dont les savoirs qu’ils produisent seront « valorisés ». Pour qui les savoirs produits comptent-ils ?</p>
<p>Il ne suffit donc pas de protester contre la « marchandisation » des savoirs. Comme Dominique Pestre l’a bien montré<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>, tout « régime de savoir »  inclut la question du mode de valorisation de ces savoirs. La prétention à faire de « l’avancée des connaissances » une cause en soi, qui transcenderait toute demande de compte et constituerait une vocation que toute société se devrait de nourrir de manière désintéressée, est une aimable façade construite à l’époque même où des sciences comme la physique, la chimie, la géologie entraient dans des rapports de symbiose particulièrement intimes avec le « développement des forces productives ». Elle affirme certes la liberté consentie à des communautés de recherche de déterminer leurs questions de manière autonome. Cependant, cette autonomie a un prix : les scientifiques doivent se garder comme la peste de se préoccuper de la manière dont les réponses qu’ils donnent à leurs questions « purement scientifiques » seront « valorisées », c’est-à-dire acquerront d’autres valeurs, seront évaluées selon d’autres critères. S’en préoccuper serait sortir de leur rôle. On entend dire par certains : « nous respectons la démocratie ; il appartient à ‘la société’ de décider. » Mais la question de savoir comment cette « société » est équipée pour prendre de telles décisions n’est pas leur affaire. Et lorsqu’une innovation industrielle issue des recherches scientifiques est contestée – je pense aux OGMs notamment – les scientifiques qui s’en font les promoteurs le font en toute impunité. Leurs arguments ne suscitent pas la moindre surprise indignée de la part de leurs collègues, alors même qu’ils ignorent superbement les limites de leur compétence. D’une manière ou d’une autre, la théorie du « déficit », impliquant que c’est par manque d’information ou par peur du changement que le « progrès impulsé par la science » peut être contesté par le public, règne en maître sur l’imaginaire des scientifiques.</p>
<p>Je parle d’imaginaire et non d’imagination : lorsque Marc Van Montagu, par exemple, présente les OGMs comme solution au problème de la famine dans le monde, il écarte d’un revers de main la question des conséquences socio-économiques et écologiques de l’extension massive de monocultures brevetées et ne fait pas montre de beaucoup d’intérêt pour les explications que ses collègues socio-économistes donnent des famines. L’OGM « abstrait », sorti des laboratoires, résoudra un problème auquel il ne connaît pas grand-chose : cela ne le regarde pas en tant que biologiste ce qui ne l’empêche pas de plaider que la « politisation » du problème fait obstacle à ce qui lui semble rationnellement évident. Des scientifiques cohérents avec leurs prétentions démocratiques devraient en appeler de toute leur force à une mise en politique de la manière dont leur savoir est valorisé « hors science ». Mais le silence écrasant de la communauté scientifique lorsque l’un des siens en appelle aux valeurs de la rationalité et de l’objectivité pour dénoncer une telle « politisation » n’a pas attendu l’économie de la connaissance.</p>
<p>La revendication d’irresponsabilité des scientifiques quant aux conséquences de leur recherche est indissociable de l’autonomie qui leur a été concédée dans le passé. L’avertissement quasi-rituel « Ne tuez pas la poule aux œufs d’or ! N’essayez pas de vous approprier directement cet or ! Laissez-nous pondre en paix et vous pourrez ensuite valoriser nos œufs, ils vaudront pour vous de l’or ! » a toujours impliqué que les poules académiques s’adressent d’abord à ceux qui pourraient les soumettre à leurs intérêts, c’est-à-dire plaident que ces intérêts seront mieux servis par l’autonomie qu’elles demandent. Le fait que l’avertissement ne soit plus entendu signifie peut-être que la fiabilité scientifique des œufs n’importe plus. Dans une économie désormais axée sur la promesse et la spéculation, tout ce qui brille peut faire l’affaire. Mais l’imaginaire de la poule, tout à la fois irresponsable et fière de ce que ses œufs puissent assurer le progrès de l’humanité, est toujours aussi puissant tant en ce qui concerne l’élevage des poulets, c’est-à-dire la formation des étudiant et des chercheurs, que la pratique des éleveurs. L’idéal de l’évaluation par les pairs – ceux qui sont censés vérifier la solidité des œufs – reste officiellement la norme, même si la plupart des pairs dépendent désormais pareillement de partenariats avec le privé, et même si les objections ne sont plus bienvenues si elles mettent en cause ce partenariat<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>. Cet imaginaire n’est pas mis en cause car il traduit la canalisation de l’imagination des chercheurs, active lorsqu’il s’agit d’enjeux qui concernent leur compétence, littéralement anesthésiée lorsqu’il s’agit de questions étiquetées « non scientifiques », c’est-à-dire politiques, éthiques ou idéologiques. De manière générale l’accusation de « politisation de la science » disqualifie les chercheurs qui « perdent leur temps » à s’intéresser à des questions qui « ne font pas avancer le savoir », alors que l’arrogance superficielle et naïve des jugements qui tiennent lieu de réponse à ces questions est tolérée : elle authentifie leur auteur comme un « vrai scientifique ».</p>
<p>Parler de responsabilité des chercheurs et des chercheuses ne signifie pas bien évidemment leur demander qu’ils garantissent la fiabilité des prétentions à servir le « progrès humain » qui accompagnent ce qui sort de leur laboratoire. Il s’agit seulement de leur demander de ne pas s’en laver les mains, d’être sérieusement, c’est-à-dire collectivement concernés par cette fiabilité. Cela suffirait pour que Van Montagu et consorts, par exemple, ne puissent plus parler impunément de famine sans compétence vérifiable en la matière. Mais cela implique – ce qui n’est pas le cas dans les programmes officiels visant à vendre au public l’idée d’une science désormais responsable – qu’ils acceptent de « perdre leur temps » à s’intéresser au monde qui commence aux portes de leurs laboratoires. Et cet intérêt à son tour implique une formation qui active un appétit imaginatif, une intolérance aux types de généralités qui servent aux scientifiques à s’exonérer de toute responsabilité. Un appétit imaginatif et une intolérance qui rendraient normal que, chargés d’expertise, ils exigent la présence active des co-experts qui soient capables d’envisager les aspects d’une situation qui ne sont pas de leur compétence et les empêchent de faire prévaloir le point de vue qu’il considère comme scientifique sur ce qui, anecdotique, est censé s’arranger ou doit être accepté comme le « prix du progrès ».</p>
<p>Il est inutile de souligner que l’institution scientifique, ici, ne peut être séparée des instances qu’est loin de déranger la figure du scientifique revendiquant fièrement son irresponsabilité, et le mode de formation et d’évaluation des chercheurs qui les formate sur ce mode. Et je parle ici non seulement du privé, mais aussi des institutions étatiques qui ne sont pas précisément des « amies » de la mise en politique de questions qu’il s’agit de gérer en lieu clos. Inversement l’exercice d’évaluation de l’expertise que sont susceptibles d’accomplir des citoyens dépourvus de compétence particulière mais qui, tirés au sort, ont accepté de consacrer plusieurs week-ends à la question autour de laquelle ils ont été réunis, suffit par sa lucidité, sa pertinence et son exigence imaginative, à manifester que les experts scientifiques ont quelques raisons de craindre de tels modes d’évaluation. Ici la rengaine des scientifique « c’est à la société de décider » prend sens, non que ces citoyens décident, mais parce que la manière dont ils écoutent et interrogent des experts d’horizons multiples aboutit à ce qui, d’une manière ou d’une autre, devraient être un préalable obligé à la décision : un déploiement véritablement « désintéressé » de la question et une évaluation critique des arguments autorisés<a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a>. L’institution scientifique, qui prétend tenir aux valeurs de la rationalité, a cependant vécu comme une catastrophe l’événement OGM, lorsque le problème de l’agriculture de demain a été déployé et les arguments autorisés battus en brèche. Elle préfère poser la question (apolitique) du « public » ou de « l’opinion », qu’il s’agit de réconcilier avec « sa » science, à coup de fêtes, de journées portes ouvertes et autres opérations de propagande.</p>
<p>Il devrait aller sans dire que cette institution, telle qu’elle a fonctionné depuis plus d’un siècle et demi en symbiose avec un « progrès » censément supra-politique n’est pas seule responsable du caractère radicalement insoutenable de ce qu’on appelle « développement ». Il reste que, à part les états d’âme des physiciens ayant participé au développement de l’arme nucléaire, on ne peut pas dire que les scientifiques dans leur ensemble aient prêté une oreille très attentive à ceux qui, nombreux et depuis bien longtemps, mettaient l’accent sur le caractère irresponsable de ce « développement », ou aient collectivement protesté contre ceux de leurs collègues qui disqualifiaient toute mise en cause un peu radicale comme manifestation d’irrationalité. Aujourd’hui encore, je ne suis pas sure que la question du rôle joué par la référence à la rationalité dite « scientifique » dans la mise sous silence de la contestation soit bienvenue dans les milieux scientifiques, et que, notamment, le rêve d’une science apportant une solution miracle, de type géoingénierie, au désordre climatique ne soit pas vivace. Il me semble parfois que la menace d’une perte de confiance dans « la science » est vécue comme plus redoutable que celle qui affecte notre avenir. Mais il est hors de question d’admettre que la perte de confiance puisse être légitime. La question de savoir comment la regagner est aujourd’hui confiée aux sciences sociales : « à vous de vous charger de faire valoir que nous sommes désormais ouverts aux questions qui préoccupent le public mais sans nous demander de perdre notre temps, qui doit être consacré tout entier à l’avancé des questions vraiment scientifiques. »</p>
<p>Poser la question « comment désirons-nous être évalué-e-s ? » ne signifie évidemment pas que toutes les voies de recherche aient à affronter le même type d’épreuve. La question de l’évaluation, que je voudrais renvoyer à la question « cui bono ? » – « pour le bien de qui ? », c’est-à-dire « à qui manquerions-nous ? », ou « pour qui ce que nous faisons importe-t-il ? » – se pose bien évidemment différemment dans les champs technoscientifiques producteurs de brevets et de spin off, en archéologie ou en philologie. Cependant, elle réclame de tous les champs une épreuve commune, qui est de renoncer à la prétention de la poule académique, qui prétend servir la « cause » de la connaissance désintéressée, quitte à fabriquer quelques généralités bâclées qui reviennent à affirmer que l’humanité entière manquerait du savoir produit. Certes, tous les champs de recherche ne peuvent être réputés « coupables » d’avoir travaillé pour le bien de certains en oubliant les conséquences qu’auront à subir d’autres, mais le problème ne passe pas par le contraste coupable/innocent. Aucun champ n’est innocent dans la mesure où tous ont bénéficié de l’institution de « la science », de la définition de l’avancement de nos connaissances comme « cause » n’ayant pas besoin de justification. Tous ont bénéficié de la légitimité de principe concédée à « la science », même ceux qui se sont fait un devoir de critiquer les sciences dites objectives. Car ceux-là même l’ont fait sans trop s’interroger pour autant sur l’autonomie relative dont ils bénéficiaient.</p>
<p>Il s’agit donc de penser comment nous désirons être évalué-e-s à partir d’une commune non-innocence – celle dont témoigne notamment la perplexité d’avoir, pour ce faire, à se rendre capable de répondre à la question « <em>cui bono</em> » – « pour qui cette recherche est-elle pertinente ? » ; « à qui s’adresse-t-elle ? ». Donna Haraway propose d’ailleurs d’entendre le terme « responsabilité » au sens de répondre-abilité, capacité de répondre sans invoquer une légitimité toute faite, auto-évidente. Il s’agit d’accepter la légitimité d’une question qui fait épreuve parce que ce qui est évalué n’est pas, alors, la simple compétence, la reconnaissance par les pairs, l’adéquation aux normes du champ, et parce que cette question exige l’abandon de la position héroïque du refus d’être « asservi au désir de l’autre », de gens incapables, paraît-il, de comprendre le sens de ce qui nous fait œuvrer, et qui doivent donc être tenus à distance. <em>Mais pour qui nous prenons-nous ?</em></p>
<p>Et ce qui frappe alors est que nos institutions académiques n’ont pas, ou peu, de « milieu associé », ce que j’appellerais volontiers de milieux « amateurs » au sens où il faut entendre par amateur non l’incompétence mais le goût cultivé, l’amour qui sait discriminer, l’expérience qui permet d’évaluer, qui, éventuellement, ne s’en laisse pas compter<a href="#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a>. Les amateurs sont ceux qui savent objecter si on s’adresse « mal » à eux, si on les prend pour des gogos – que l’on pense aux amateurs de musique ou de technologie informatique, et même de sports. J’ai souvent imaginé des journalistes scientifiques qui seraient capables de prendre exemple sur les journalistes sportifs et qui sauraient exiger qu’on leur parle « vrai » au lieu de leur livrer une propagande édifiante.</p>
<p>Certes, on pourrait dire que nous sommes toutes et tous « amateurs » dès qu’il s’agit d’un champ qui n’est pas le nôtre, mais pas au sens, malheureusement, que je viens de présenter. La tolérance indifférente, le mépris à peine secret, l’ignorance crasse sont monnaie courante. Comme aussi les mauvais coups hypocrites : ne sommes-nous pas en situation structurelle de rivalité pour les financements, mais tenus aussi de ne pas mettre en question ouvertement le travail d’un « collègue » car ce serait « affaiblir l’institution », ouvrir la porte à ceux qui doivent être tenus à distance, respecter la façade lisse de « la science ».</p>
<p>J’en reviens ici à la question de l’enseignement. La singularité de l’université, telle que je l’ai entendu célébrer est que c’est le seul lieu d’enseignement où l’enseignant sait que parmi ses étudiants se trouve peut-être un futur collègue. Et je ne nierai pas ce qui est à la fois un privilège et une source d’exigence. Mais c’est aussi une responsabilité si la formation est axée sur l’idéal de la poule aux œufs d’or. Et, en tout état de cause, il faut aussi dire que c’est aujourd’hui une fiction et un énorme gâchis. Je ne plaide évidemment pas pour que l’université fabrique des diplômés « prêts à l’emploi », dotés d’une formation en « adéquation avec les besoins du marché du travail ». Je dis seulement que la démocratisation de l’université n’a pas été vécue comme un défi, mais subi, l’œil fixé sur le « niveau », qui ne devait pas baisser. Vous êtes les bienvenus, avons-nous dit aux cohortes d’étudiants issus de milieux « nouveaux », mais après = avant, et il faudra vous adapter. Nous allons continuer comme avant, vous former de telle manière que certains puissent mériter de, peut-être, nous succéder. Quant aux, si nombreux désormais, autres, ils pourront toujours bénéficier, sur le marché du travail, de l’accès réservé aux postes demandant un diplôme universitaire. Et tant pis s’ils ont pris le goût de ce qu’ils ont rencontré à l’université. La logique méritocratique qui nous imbibe les en exclut.</p>
<p>Nous n’avons pas inventé un enseignement qui contribue à créer un « milieu associé », qui ouvre à ceux que nous formons la possibilité de maintenir un engagement actif quoiqu’amateur dans la spécialité dont ils auraient pris le goût – la possibilité non pas simplement de se « tenir informé » mais d’être habilités à participer activement à la valorisation des savoirs qui sont produits et transmis à l’université. Et si l’université devait être évaluée non certes dans ses rapports avec le marché du travail mais dans sa capacité à former de futurs amateurs, capables de critiquer, d’apprécier, d’objecter, de situer ? Bref de former ceux qui forceraient les chercheurs « élus » à se rendre capables de s’adresser « pour de vrai » non seulement au milieu raréfié de leurs seuls « collègues compétents » mais aussi à ceux qui, très légitimement, n’accepteront pas de se voir traités en incompétents ? On parle si souvent de « culture scientifique, et l’université s’enorgueillit de ne pas former de simples « techniciens compétents ». Mais ce n’est pas quelques cours de « culture générale » qui feront l’affaire si le défi est un rapport « cultivé » au savoir, une capacité de situer la pertinence de ce que l’on sait et d’en répondre. Cela demande une formation dont la première réussite serait la capacité à s’adresser à, ou à faire partie d’un, milieu d’« amateurs exigeants », ce milieu que l’université ne sait pas entretenir, n’imagine même pas qu’elle devrait entretenir.</p>
<p>Aujourd’hui, plus que jamais, pourtant la question de la pertinence de nos savoirs académiques est une question vive, une question transversale qui devrait faire épreuve pour les enseignants-chercheurs. Les étudiants qui entrent à l’université appartiennent à une génération qui sera confrontée à des défis que nous ne pouvons imaginer. L’université peut-elle devenir capable de nourrir, dans un monde où rien n’ira plus de soi, leur imagination contre la rigidité du <em>business as usual</em>, y compris le business que constitue l’avancée de savoirs aveugles à la question de leur pertinence ?</p>
<p>Gilles Deleuze a écrit que la honte était un motif puissant de penser. La honte et non la culpabilité qui constitue plutôt un attracteur faisant revenir toute pensée à la même rengaine doloriste. Ce que j’ai présenté n’a évidemment rien ni d’une revendication ni d’un programme. Je n’entends pas le moins du monde disqualifier la souffrance de bien des chercheuses et chercheurs qui se sentent trahis par ceux qui étaient censés les défendre. Mais il s’agissait pour moi de tenter de penser sans nostalgie pour le passé, devant celles et ceux dont, d’une manière ou d’une autre, nous avons entériné l’exclusion. La question « comment désirons-nous être évalué-e-s » doit alors être comprise comme une épreuve, demandant que nous nous situions dans un milieu plus dense, que nous apprenions à imaginer pour qui nous faisons ou pourrions faire une différence susceptible de compter, une différence dont ils seraient en retour susceptibles d’évaluer la pertinence.</p>
<p>Il faut l’accepter, ceux qui ont prétendu nous protéger de la perte de temps qu’entraînerait la création de rapports vivants (non « pédagogiques ») avec ce milieu, ceux qui nous ont encouragé à le tenir pour irrationnel, ne sont plus, et n’ont sans doute jamais été, des amis de ce que nous appelons rationalité. Et nous-mêmes l’avons assez souvent déshonorée, cette rationalité, en en faisant un principe de démarcation permettant de sélectionner ce qui, dans une situation, nous regarde. Nous avons peu résisté à la tentation facile de faire de la rationalité une bannière territoriale alors que je n’en connais pas d’autre définition transversale que celle de se rendre capable d’entendre ce que demande une situation, sans la soumettre à nos habitudes de pensée, sans rêver que ce que nous ne prenons pas en compte s’arrangera de soi-même. Nous vivons une époque où les comptes de toutes nos négligences, de toutes nos soumissions nous sont présentés sur un mode tel que nous savons que cela ne s’arrangera pas de la sorte. Il est temps, plus que temps, d’apprendre l’art des rapports avec ceux dont nous avons besoin si nous désirons être rationnels.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Voir pour cette invention et ses conséquences, I. Stengers, « Plaidoyer pour une science ‘slow’ », in Une autre science est possible !, Paris, Les Empêcheurs de openser en rond/La Découverte, 2013.</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Dominique Pestre, <em>Science, argent et politique</em>, paris INRA éditions, 2003.</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> De ce point de vue l’affaire Séralini est exemplaire. Mettant en cause l’innocuité du Round-up de Monsanto, comme aussi les tests censés garantir cette innocuité, il a eu affaire non à des collègues intéressés mais à de véritables ennemis. Voir à ce sujet F. Chateauraynaud, « L’histoire des OGM n’est pas une controverse ratée mais un conflit réussi » in <em>Logiques argumentatives</em>, 2010. L’article est en ligne : http://socioargu.hypotheses.org/1807.</p>
<p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> C’est ce que la Fondation Sciences citoyennes propose d’appeler convention citoyennes, et qu’elle associe à un protocole indépendamment duquel la convention peut devenir un n+unième dispositif destiné à aider à l’acceptabilité d’une innovation. Voir, en ligne <a href="https://sciencescitoyennes.org/dossier-de-presse-les-conventions-de-citoyens-cdc/">https://sciencescitoyennes.org/dossier-de-presse-les-conventions-de-citoyens-cdc/</a></p>
<p><a href="#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> Voir I. Stengers, « Pour une intelligence publique des sciences », in <em>Une autre science est possible</em>, op. cit..</p>
<p><em></em></p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/comment-nous-desirons-etre-evalue-e-s/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>La FSC dépose un cahier d\&#8217;acteur dans le cadre de la Mission sciences participatives</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Oct 2015 16:34:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La FSC a souhait&#233; contribuer aux travaux men&#233;s par la mission sur les sciences participatives. Elle a donc choisi de d&#233;poser un cahier d&#8217;acteur en ligne afin d&#8217;ouvrir la r&#233;flexion sur le sens politique que doit rev&#234;tir une implication des citoyens dans la recherche, facteur imp&#233;ratif de la <span class="glossaryLink"  aria-describedby="tt"  data-cmtooltip="&#60;div class=glossaryItemTitle&#62;D&#233;mocratisation&#60;/div&#62;&#60;div class=glossaryItemBody&#62;&#60;/div&#62;"  data-gt-translate-attributes='[{"attribute":"data-cmtooltip", "format":"html"}]'  tabindex='0' role='link'>d&#233;mocratisation</span> de la recherche que la FSC [&#8230;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/la-fsc-depose-un-cahier-dacteur-dans-le-cadre-de-la-mission-sciences-participatives-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2015/10/Sans-titre1.png\"><img class=\"size-full wp-image-27301 alignright\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2015/10/Sans-titre1.png\" alt=\"Sans titre1\" width=\"79\" height=\"92\" /></a>La FSC a souhaité contribuer aux travaux menés par la mission sur les sciences participatives. Elle a donc choisi de déposer un cahier d’acteur<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"></a> en ligne afin d’ouvrir la réflexion sur le sens politique que doit revêtir une implication des citoyens dans la recherche, facteur impératif de la démocratisation de la recherche que la FSC appelle de ses vœux.</p>
<p><span id="more-145091"></span></p>
<p>Cette mission a été confiée par les ministres en charge de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche à François Houllier, PDG de l’Inra. L’objectif fixé à la mission sciences participatives est de produire un guide de bonnes pratiques permettant le développement des sciences participatives. Au-delà du cadre bien trop restreint de la lettre de mission, la FSC a souhaité être force de proposition en prenant en considération la complexité des enjeux relatifs à une implication des citoyens dans la recherche. A cette fin, nous formulons dans notre cahier d\&rsquo;acteur<sup class='footnote'><a href='#marker-145091-1' id='markerref-145091-1' onclick='return footnotation_show(145091)'>1</a></sup> les recommandations suivantes :</p>
<p>1/ <strong>Ouverture par le Ministère de la Recherche d’un programme de recherche</strong> spécifiquement dédié aux projets de <a href=\"https://sciencescitoyennes.org/synthese-recherche-participative-ou-en-est-on/\">co-production des savoirs</a> par une équipe de chercheurs académiques et d’organisations de la société civile à but non lucratif.</p>
<p>2/ Dans le cadre des contrats de plan Etat-région, <strong>étendre et pérenniser les programmes régionaux de recherche participative</strong> mis en place sous diverses formes par les Conseils régionaux (<a href=\"https://sciencescitoyennes.org/evaluer-des-projets-picri-retour-dexperience/\">Picri en Ile-de-France </a>; Chercheurs-citoyens en Nord-Pas de Calais…).</p>
<p>3/ <strong>Mettre en place un groupe de travail spécifique au sein du HCERES</strong><sup class='footnote'><a href='#marker-145091-2' id='markerref-145091-2' onclick='return footnotation_show(145091)'>2</a></sup> <a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"></a> pour dessiner les contours d’une évaluation des unités de recherche et des établissements qui prenne en considération l’émergence des pratiques de recherche participative. Ce groupe de travail devrait nécessairement <strong>être ouvert aux organisations de la société civile</strong> qui s’engagent en faveur d’un changement du rapport Sciences-société.</p>
<p>4/ Engager une politique volontariste de <strong>soutien au développement des</strong> <a href=\"https://sciencescitoyennes.org/rapprocher-les-chercheurs-et-la-societe-civile/\">boutiques de sciences</a>.</p>
<p>5/ Encourager les laboratoires universitaires et organismes de recherche à <strong>inscrire la recherche participative dans leurs projets scientifiques et leurs axes de travail</strong> par la mise à disposition de financements spécifiques et pérennes.</p>
<p>6/ E<strong>ncourager les échanges entre les organismes de recherche et les organisations de la société civile</strong> en matière de RSE, à l’instar du travail qu’a engagé la FSC avec l’INRA PACA depuis 2013.</p>
<p>7/ <strong>Ouverture aux acteurs du secteur associatif non marchand</strong> des dispositifs d’appui aux PME en matière de recherche et d’innovation : bourses de thèse et de monitorat en monde associatif, extension des bourses CIFRE aux associations et collectivités locales, « chèques » Recherche pour les associations</p>
<p>8/ <strong>Réorienter une partie des crédits</strong> aujourd’hui affectés à une logique « descendante et diffusionniste » de la culture scientifique et technique vers des initiatives favorisant la contextualisation et l’appropriation active des connaissances, la co-production de recherche, d’expertise et d’innovation entre chercheurs et citoyens</p>
<p>Vous pouvez télécharger <a href=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2015/10/FSC-Cahier-dacteur.pdf\">le cahier d’acteur</a>.</p>
<p>Pour plus d’informations concernant la mission sur les sciences participatives : <a href=\"http://www.sciences-participatives.com/\">http://www.sciences-participatives.com/</a><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\"></a><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\"></a></p>
<div class='footnotes' id='footnotes-145091'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='marker-145091-1'> Un cahier d’acteur est un document rédigé par une personne ou une organisation qui apporte une contribution – sous forme d’opinions, d’expériences et de propositions – à un débat ou une réflexion particulière. <span class='returnkey'><a href='#markerref-145091-1'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-145091-2'> Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur <span class='returnkey'><a href='#markerref-145091-2'>&#8629;</a></span></li>
</ol>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/la-fsc-depose-un-cahier-dacteur-dans-le-cadre-de-la-mission-sciences-participatives-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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