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	<title>Gilles-Eric Séralini - Sciences Citoyennes</title>
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	<description>Les sciences avec et pour les citoyennes</description>
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	<title>Gilles-Eric Séralini - Sciences Citoyennes</title>
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		<title>Republication de l&#039;étude du Pr. Séralini, le temps des responsabilités</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Jun 2014 09:02:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[Soutien à Gilles-Eric Séralini]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux ans apr&#xE8;s sa premi&#xE8;re publication, ensuite censur&#xE9;e, l&#x2019;&#xE9;tude est republi&#xE9;e en acc&#xE8;s libre avec ses donn&#xE9;es brutes par le groupe Springer. Restent d&#xE9;sormais des questions embarrassantes pour les autorit&#xE9;s. Apr&#xE8;s deux ann&#xE9;es de controverses et de pression ayant conduit en novembre 2013 &#xE0; une censure de l&#x2019;&#xE9;tude de toxicit&#xE9; chronique du Roundup et d&#x2019;un [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/republication-de-letude-du-pr-seralini/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><em>Deux ans après sa première publication, ensuite censurée, l&rsquo;étude est republiée en accès libre avec ses données brutes par le groupe Springer. Restent désormais des questions embarrassantes pour les autorités.</em></p>
<p class="p1">Après deux années de controverses et de pression <span id="more-25742"></span>ayant conduit en novembre 2013 à une censure de l&rsquo;étude de toxicité chronique du Roundup et d’un OGM tolérant le Roundup (maïs NK603) publiée en 2012 par <span class="s1">Food and Chemical Toxicology </span>(groupe Elsevier), <strong>l&rsquo;équipe du Pr. Séralini annonce la republication de son étude dans la <span class="s2">revue </span>Environmental Sciences Europe </strong><span class="s2"><strong>du groupe Springer</strong>.</span></p>
<p class="p1">En republiant son étude, avec de nouvelles données mises en ligne, l&rsquo;équipe du Pr. Séralini confirme que le pesticide le plus vendu au monde, le Roundup, provoque à des niveaux environnementaux faibles des déficiences hépato-rénales sévères et des perturbations hormonales, comme des tumeurs mammaires. Des effets comparables ont pu être observés lors de la consommation chronique d’un régime équilibré à base de maïs OGM rendu tolérant au Roundup. Ceci est dû aux résidus de Roundup et à la modification génétique spécifique de ce maïs. Les formulations de Roundup ainsi que les OGM rendus tolérants au Roundup devraient donc être considérés comme des perturbateurs endocriniens et leur évaluation revue par les autorités sanitaires.</p>
<p class="p1">Pour Winfried Schröder, éditeur pour la revue <span class="s1">Environmental Sciences Europe </span>du <span class="s2">groupe Springer : « </span>Nous souhaitons permettre une discussion rationnelle concernant l’article de Séralini et al. (Food Chem Toxicol 2012, 50:4221–4231) en le republiant. La compétition méthodologique est l’énergie nécessaire au progrès scientifique. Le seul objectif est de permettre la transparence scientifique et, sur cette base, une discussion qui ne cherche pas à cacher, mais bien à se concentrer sur ces controverses méthodologiques nécessaires <span class="s2">. »</span></p>
<p class="p1">À ce titre, <strong>l&rsquo;équipe du Pr Séralini a fait le choix d&rsquo;une publication en accès libre avec comité de relecture, ce qui fait la troisième vérification par les pairs de l&rsquo;étude</strong>. Les chercheurs mettent ainsi en ligne, en accès libre à l&rsquo;ensemble de la communauté scientifique, les données brutes de l’étude, ce que l’industrie s’est toujours refusée de faire au nom du secret industriel ou de la propriété intellectuelle. Mais est-ce là le véritable secret à garder ? En quoi les résultats d&rsquo;une étude sanitaire violeraient-ils le secret industriel ? Ne nous cache-t-on pas la toxicité réelle de produits qui s&rsquo;accumulent dans notre organisme et notre environnement ?</p>
<p class="p1">Le Dr Joël Spiroux de Vendômois, Président du CRIIGEN déclare en tant que médecin « Les pesticides comme le Roundup et les OGM agricoles ne peuvent pas être étrangers à l’épidémie des pathologies environnementales ». De plus, il « souligne la déficience de l’évaluation réglementaire des pesticides et des OGM qui met en danger la santé publique ».</p>
<p class="p1">Le CRIIGEN réclame le libre accès aux études toxicologiques ayant permis la mise sur le marché des différentes formulations de Roundup, la mise en accès libre des données brutes (urinaires et sanguines) des analyses de toxicologie pour tous les produits, et la révision complète du projet Risk’OGM, dont l&rsquo;objectif devrait être une analyse des OGM et de leur pesticide associé, le Roundup, sur deux ans.</p>
<p class="p1"><strong>Contact :</strong> <span class="s3">presse@criigen.info </span>Tel : 02 31 56 56 84</p>
<p class="p1"><a href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2014/06/CP_Criigen_Republication_final.pdf">Communiqué : Republication de l&rsquo;étude de Séralini &amp; Al.</a></p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/republication-de-letude-du-pr-seralini/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Republication de l\&#8217;étude du Pr. Séralini, le temps des responsabilités</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Jun 2014 09:02:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Deux ans apr&#xE8;s sa premi&#xE8;re publication, ensuite censur&#xE9;e, l\&#x2019;&#xE9;tude est republi&#xE9;e en acc&#xE8;s libre avec ses donn&#xE9;es brutes par le groupe Springer. Restent d&#xE9;sormais des questions embarrassantes pour les autorit&#xE9;s. Apr&#xE8;s deux ann&#xE9;es de controverses et de pression ayant conduit en novembre 2013 &#xE0; une censure de l\&#x2019;&#xE9;tude de toxicit&#xE9; chronique du Roundup et d&#x2019;un [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/republication-de-letude-du-pr-seralini-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class=\"p1\"><em>Deux ans après sa première publication, ensuite censurée, l\&rsquo;étude est republiée en accès libre avec ses données brutes par le groupe Springer. Restent désormais des questions embarrassantes pour les autorités.</em></p>
<p class=\"p1\">Après deux années de controverses et de pression <span id="more-145068"></span>ayant conduit en novembre 2013 à une censure de l\&rsquo;étude de toxicité chronique du Roundup et d’un OGM tolérant le Roundup (maïs NK603) publiée en 2012 par <span class=\"s1\">Food and Chemical Toxicology </span>(groupe Elsevier), <strong>l\&rsquo;équipe du Pr. Séralini annonce la republication de son étude dans la <span class=\"s2\">revue </span>Environmental Sciences Europe </strong><span class=\"s2\"><strong>du groupe Springer</strong>.</span></p>
<p class=\"p1\">En republiant son étude, avec de nouvelles données mises en ligne, l\&rsquo;équipe du Pr. Séralini confirme que le pesticide le plus vendu au monde, le Roundup, provoque à des niveaux environnementaux faibles des déficiences hépato-rénales sévères et des perturbations hormonales, comme des tumeurs mammaires. Des effets comparables ont pu être observés lors de la consommation chronique d’un régime équilibré à base de maïs OGM rendu tolérant au Roundup. Ceci est dû aux résidus de Roundup et à la modification génétique spécifique de ce maïs. Les formulations de Roundup ainsi que les OGM rendus tolérants au Roundup devraient donc être considérés comme des perturbateurs endocriniens et leur évaluation revue par les autorités sanitaires.</p>
<p class=\"p1\">Pour Winfried Schröder, éditeur pour la revue <span class=\"s1\">Environmental Sciences Europe </span>du <span class=\"s2\">groupe Springer : « </span>Nous souhaitons permettre une discussion rationnelle concernant l’article de Séralini et al. (Food Chem Toxicol 2012, 50:4221–4231) en le republiant. La compétition méthodologique est l’énergie nécessaire au progrès scientifique. Le seul objectif est de permettre la transparence scientifique et, sur cette base, une discussion qui ne cherche pas à cacher, mais bien à se concentrer sur ces controverses méthodologiques nécessaires <span class=\"s2\">. »</span></p>
<p class=\"p1\">À ce titre, <strong>l\&rsquo;équipe du Pr Séralini a fait le choix d\&rsquo;une publication en accès libre avec comité de relecture, ce qui fait la troisième vérification par les pairs de l\&rsquo;étude</strong>. Les chercheurs mettent ainsi en ligne, en accès libre à l\&rsquo;ensemble de la communauté scientifique, les données brutes de l’étude, ce que l’industrie s’est toujours refusée de faire au nom du secret industriel ou de la propriété intellectuelle. Mais est-ce là le véritable secret à garder ? En quoi les résultats d\&rsquo;une étude sanitaire violeraient-ils le secret industriel ? Ne nous cache-t-on pas la toxicité réelle de produits qui s\&rsquo;accumulent dans notre organisme et notre environnement ?</p>
<p class=\"p1\">Le Dr Joël Spiroux de Vendômois, Président du CRIIGEN déclare en tant que médecin « Les pesticides comme le Roundup et les OGM agricoles ne peuvent pas être étrangers à l’épidémie des pathologies environnementales ». De plus, il « souligne la déficience de l’évaluation réglementaire des pesticides et des OGM qui met en danger la santé publique ».</p>
<p class=\"p1\">Le CRIIGEN réclame le libre accès aux études toxicologiques ayant permis la mise sur le marché des différentes formulations de Roundup, la mise en accès libre des données brutes (urinaires et sanguines) des analyses de toxicologie pour tous les produits, et la révision complète du projet Risk’OGM, dont l\&rsquo;objectif devrait être une analyse des OGM et de leur pesticide associé, le Roundup, sur deux ans.</p>
<p class=\"p1\"><strong>Contact :</strong> <span class=\"s3\">presse@criigen.info </span>Tel : 02 31 56 56 84</p>
<p class=\"p1\"><a href=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2014/06/CP_Criigen_Republication_final.pdf\">Communiqué : Republication de l\&rsquo;étude de Séralini &amp; Al.</a></p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/republication-de-letude-du-pr-seralini-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Censure scientifique : des chercheurs condamnent le retrait de l’étude Séralini</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/censure-scientifique-des-chercheurs-condamnent-le-retrait-de-letude-seralini/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Feb 2014 10:27:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Déontologie de la recherche]]></category>
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		<category><![CDATA[Conflit d'intérêts]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Article publi&#xE9; le 29 janvier 2014 par G&#xE9;n&#xE9;rations Futures : http://www.generations-futures.fr/pesticides/censure-scientifique-des-chercheurs-condamnent-le-retrait-de-letude-seralini/ Quarante et un scientifiques et experts demandent la republication de l&#x2019;&#xE9;tude S&#xE9;ralini sur le ma&#xEF;s OGM Nk603 et le Roundup retir&#xE9;e indument par le journal Food and Chemical Toxicology. Les scientifiques du monde entier sont invit&#xE9;s &#xE0; joindre leurs signatures contre cette censure de [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/censure-scientifique-des-chercheurs-condamnent-le-retrait-de-letude-seralini/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Article publié le 29 janvier 2014 par Générations Futures :</em></p>
<p><a title="Censure scientifique « Des chercheurs condamnent le retrait de l'étude Séralini »" href="http://www.generations-futures.fr/pesticides/censure-scientifique-des-chercheurs-condamnent-le-retrait-de-letude-seralini/" target="_blank" rel="noopener">http://www.generations-futures.fr/pesticides/censure-scientifique-des-chercheurs-condamnent-le-retrait-de-letude-seralini/</a></p>
<p>Quarante et un scientifiques et experts demandent la republication de l’étude Séralini sur le maïs OGM Nk603 et le Roundup retirée indument par le journal Food and Chemical Toxicology. Les scientifiques du monde entier sont invités à joindre leurs signatures contre cette censure de la science*.<br />
<span id="more-25131"></span><br />
Un groupe international de scientifiques s’est uni pour condamner le retrait <sup class='footnote'><a href='#marker-25131-1' id='markerref-25131-1' onclick='return footnotation_show(25131)'>1</a></sup>,<sup class='footnote'><a href='#marker-25131-2' id='markerref-25131-2' onclick='return footnotation_show(25131)'>2</a></sup> par l’éditeur de la revue Elsevier Food and Chemical Toxicology (FCT) de l’ étude pionnière sur les aliments génétiquement modifiés (GM) et l’herbicide Roundup, réalisée par le professeur Gilles-Eric Séralini et son équipe à l’Université de Caen, en France.</p>
<p>Cette étude constatait que les rats nourris avec le maïs GM NK603 de Monsanto et/ou de faibles doses de Roundup subissaient des dommages graves sur certains organes, en particulier pour le foie, les reins et la glande pituitaire (hypophise). Des observations supplémentaires, initialement imprévues, ont également permis de constater des taux plus élevés de tumeurs et de mortalité dans la plupart des groupes testés. <sup class='footnote'><a href='#marker-25131-3' id='markerref-25131-3' onclick='return footnotation_show(25131)'>3</a></sup></p>
<p>Aujourd’hui, un groupe de 41 scientifiques et experts en biosécurité ont signé une déclaration publique condamnant le retrait de cette étude comme étant un « acte de censure scientifique », exigeant que la revue rétablisse l’étude, qui, selon ces scientifiques, contient des constatations d’importance potentiellement critique pour la santé publique. <sup class='footnote'><a href='#marker-25131-4' id='markerref-25131-4' onclick='return footnotation_show(25131)'>4</a></sup></p>
<p>Le groupe invite les scientifiques à signer la déclaration commune et une pétition hébergées sur le nouveau site internet : <a href="http://www.endsciencecensorship.org/">www.endsciencecensorship.org</a> .</p>
<p>Sur le site, plusieurs des scientifiques signataires expliquent l’étude et ses résultats pour les lecteurs moins expérimentés. Ils y fournissent également une analyse détaillée des raisons invoquées pour justifier le retrait, et les contre-arguments pour contester cette décision unilatérale du journal FCT.</p>
<p>Le public est invité à soutenir l’initiative en exigeant que le gouvernement allemand rende publiques les études de toxicologie de l’industrie sur le glyphosate, le principal composant chimique du Roundup. Bien que ces études constituent la base de l’approbation de l’UE de tous les herbicides à base de glyphosate, elles sont tenues secretes, et seul le gouvernement allemand en détient aujourd’hui les données originales. <sup class='footnote'><a href='#marker-25131-5' id='markerref-25131-5' onclick='return footnotation_show(25131)'>5</a></sup></p>
<p><b>Retour sur la rétractation</b></p>
<p>L’étude de Séralini a subi une évaluation par les pairs avec des révisions mineures et a été publiée par Food and Chemical Toxilogy en Septembre 2012. Par la suite, ces travaux scientifique ont été soumis à une campagne soutenue d’attaques par des scientifiques pro-OGM, dont beaucoup avaient des liens non déclarés à l’industrie des biotechnologies ou avec des organismes gouvernementaux qui avaient déjà autorisé à la consommation l’OGM incriminé (maïs Nk603) ou d’autres cultures similaires.</p>
<p>A la surprise de la communauté scientifique, l’éditeur de FCT, le Dr Wallace Hayes a décidé en novembre 2013 de retiré les résultats de l’étude Séralini un an après sa publication. Cette décision a été prise de manière non-transparente après un deuxième examen par un groupe de personnes, dont les noms ou les compétence professionnelle demeurent inconnus, tout comme d’éventuels conflits d’intérêts non divulgués.</p>
<p>Selon le Comité d’éthique des Publications (COPE), dont FCT est membre, le retrait d’une étude est pourtant réservé aux seuls cas de fautes graves, d’erreurs, de publication redondante ou de plagiat, et de recherches contraire à l’éthique.</p>
<p>Aucun de ces critères ne s’applique à l’article Séralini, comme le Dr Hayes l’a lui même concédé : le retrait serait fondé uniquement sur la nature «non conclusive» des analyses sur les tumeurs et la surmortalité, remettant en cause le nombre relativement faible d’animaux et de la souche de rat utilisée <sup class='footnote'><a href='#marker-25131-6' id='markerref-25131-6' onclick='return footnotation_show(25131)'>6</a></sup>, qui serait d’avantage sujette à des tumeurs spontanées que la moyenne. Le Dr Hayes a écrit qu’: « aucune conclusion définitive ne pouvait être tirée à partir de données non conclusives » <sup class='footnote'><a href='#marker-25131-7' id='markerref-25131-7' onclick='return footnotation_show(25131)'>7</a></sup>.</p>
<p>Or, de nombreux scientifiques affirment qu’un manque de « conclusions définitives » n’est pas une raison valable pour rétracter une étude, et qu’il s’agit là d’un fait sans précédent de la part de FCT. Dans toute la littérature scientifique, de nombreux articles et études contiennent également des résultats non-conclusifs sans que cela n’ait empéché leur publication, ou provoquer leur retrait.</p>
<p>Par ailleurs, quelques mois avant l’annonce du retrait, le Dr Richard E. Goodman, un ancien scientifique de Monsanto, a été nommé à un poste nouvellement créé à la rédaction FCT pour les biotechnologies. Peu de temps après la nomination de Goodman, une autre étude contestant la sécurité de la technologie des OGM a été retirée de FCT <sup class='footnote'><a href='#marker-25131-8' id='markerref-25131-8' onclick='return footnotation_show(25131)'>8</a></sup>, avant d’être republiée ensuite par une autre revue<sup class='footnote'><a href='#marker-25131-9' id='markerref-25131-9' onclick='return footnotation_show(25131)'>9</a></sup>.</p>
<p>Dans une initiative distincte, plus de 860 scientifiques du monde entier ont déjà condamné le retrait dans une lettre ouverte au FCT et ont annoncé qu’ils boycotteraient les revues d’Elsevier. <sup class='footnote'><a href='#marker-25131-10' id='markerref-25131-10' onclick='return footnotation_show(25131)'>10</a></sup></p>
<p><b>Les commentaires de scientifiques sur le retrait</b></p>
<p><b>Dr Angelika Hilbeck, chercheuse pour l’Institut Fédéral de Technologie, et l’Institut de biologie intégrative IBZ, à Zurich en Suisse ; présidente du Réseau européen de scientifiques pour la responsabilité sociale et environnementale (ENSSER), a déclaré</b></p>
<p>« Ce retrait n’a aucun fondement scientifique. Si le manque de «conclusions définitives» était un motif valable de rétraction, nos bibliothèques seraient presque vides, que je n’ai encore jamais vu une étude qui aurait donné des résultats «définitivement concluants».</p>
<p>En fait, la révélation la plus surprenante serait presque que dans ce processus d’évaluation post-publication, au delà de son caractère très irrégulié, ce soit que l’étude Séralini semble être sans biais méthodologique. En réponse à une campagne de pression orchestrée depuis des cercles alignés sur les intérêts de l’industrie, un groupe secret de personnes a été mis en place par FCT dans le seul but de trouver des faiblesses à l’étude afin d’en contredire les conclusions pour la rétracter. Pourtant, après une année complète d’efforts acharnés, la seule chose que ces experts aient trouvé à redire de l’étude, c’est un manque de «conclusions définitives». Nous ne disposons d’ailleurs d’aucune preuve vérifiable que les personnes de ce groupe soien des experts dans les domaines scientifiques pertinents ou dans quoi que ce soit, d’ailleurs.</p>
<p>Pour moi, c’est une confirmation de la qualité de l’étude et de l’intégrité des chercheurs, à un point où très peu d’études pourraient passer un tel processus extraordinaire d’évaluation. »</p>
<p><b>Le Dr Michael Antoniou , un généticien moléculaire, professeur dans une école médicale de Londres , a déclaré</b></p>
<p>« En se basant uniquement sur la science présentée dans l’étude Séralini, il est extrêmement difficile de trouver une cause de retrait, d’autant que l’éditeur de la revue, le Dr Wallace Hayes, a seulement porté ses critiques sur deux des différents angles de l’analyse – les tumeurs et le taux de mortalité – déclarant ces éléments comme « non conclusifs ».</p>
<p>Cela suggère donc que même du point de vue de l’éditeur, l’essentiel des conclusions – la découverte d’une toxicité grave sur les organes chez les rats nourris de maïs GM et avec de faibles doses de Roundup – seraient valides ! Rétracter l’ensemble de l’étude sur la seule base du caractère non conclusif d’une partie des données est scientifiquement intenable.</p>
<p>En décidant de retirer le papier, l’éditeur ne s’est pas montré fidèle à la science. J’en conclue donc que le retrait doit être dû à d’autres raisons, vraissemblablement non scientifiques ». .</p>
<p><b>Dr David Schubert , professeur , Institut Salk d’études biologiques , CA , Etats-Unis , a déclaré</b></p>
<p>« Le rédacteur en chef de la revue a affirmé que la raison de la rétraction de l’étude Séralini était «qu’aucune conclusion définitive ne pouvait être atteinte ». En tant que scientifique, je peux vous assurer que si cela était une raison valable pour rétracter une publication, une grande partie de la littérature scientifique n’existerait pas.</p>
<p>Peu avant le retrait, un ancien scientifique de Monsanto a été intégré au journal comme éditeur pour la biotechnologie. Par conséquent, je pense que c’est la combinaison de pression intense de scientifiques et l’intégration de ce nouvel éditeur pro-industrie qui a conduit à l’élimination d’une étude extrêmement importante .</p>
<p>Je suis convaincu qu’il existe des preuves importantes, comme celle présentée par Séralini, que certains aliments génétiquement modifiés sont dangereux pour la santé humaine. Pour que des données viennent appuyer cette possibilité et soient discutées publiquement, les scientifiques doivent placer leurs responsabilités éthiques au-dessus des bénéfices des sociétés et cesser leur agression continue sur la science en matière de sécurité des aliments GM. La protection du droit des scientifiques à publier leurs résultats sans censure ou représailles doit être préservée.  »</p>
<p>&gt;&gt;&gt; Lire aussi <a title=" Une presse scientifique sous influence : l’exemple de l’étude sur le maïs OGM NK603" href="https://sciencescitoyennes.org/une-presse-scientifique-sous-influence-lexemple-de-letude-sur-le-mais-ogm-nk603/">notre communiqué de presse</a> et celui de <a href="http://www.generations-futures.fr/pesticides/ogm-un-retour-en-force-du-lobby-pro-ogm/">Générations Futures</a> parus au moment de la dépublication de l&rsquo;étude</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Références</b></p>
<p>*Traduction d’après Claire Robinson,GMwatch :<br />
<strong>Scientists condemn retraction of Séralini study</strong><br />
<a href="http://gmwatch.us6.list-manage.com/track/click?u=29cbc7e6c21e0a8fd2a82aeb8&amp;id=20d6f3e9c3&amp;e=8b19669602" target="_blank" rel="noopener">www.endsciencecensorship.org</a>, 29 January 2014</p>
<div class='footnotes' id='footnotes-25131'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='marker-25131-1'> Hayes AW (2013 ) . Elsevier (2013 ) . Elsevier annonce le retrait de l’article Journal des aliments and Chemical Toxicology . 28 Novembre . <a href="http://www.elsevier.com/about/press-releases/research-and-journals/elsevier-announces-article-retraction-from-journal-food-and-chemical-toxicology#sthash.VfY74Y24.dpuf">http://www.elsevier.com/about/press-releases/research-and-journals/elsevier-announces-article-retraction-from-journal-food-and-chemical-toxicology#sthash.VfY74Y24.dpuf</a> <span class='returnkey'><a href='#markerref-25131-1'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-25131-2'> Hayes AW ( 2013 ) . Lettre au Professeur GE Séralini . 19 novembre Disponible sur:<a href="http://www.gmwatch.org/files/Letter_AWHayes_GES.pdf">http://www.gmwatch.org/files/Letter_AWHayes_GES.pdf</a> <span class='returnkey'><a href='#markerref-25131-2'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-25131-3'> Séralini GE et al (2012 ). Toxicité à long terme d’un herbicide Roundup et un maïs génétiquement modifié tolérant au Roundup. Alimentation and Chemical Toxicology 50 ( 11 ) : 4221-4231. L’étude est disponible ici : <a href="http://gmoseralini.org/wp-content/uploads/2012/11/GES-final-study-19.9.121.pdf">http://gmoseralini.org/wp-content/uploads/2012/11/GES-final-study-19.9.121.pdf</a> <span class='returnkey'><a href='#markerref-25131-3'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-25131-4'> <a href="http://www.endsciencecensorship.org/">www.endsciencecensorship.org</a> <span class='returnkey'><a href='#markerref-25131-4'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-25131-5'> Pétition publique à : Prof <a href="http://bit.ly/1aERr6B">http://bit.ly/1aERr6B</a> Séralini a déjà publié les données brutes de son étude à l’éditeur de FCT, qui a indiqué qu’il n’a rien trouvé  » incorrecte  » sur les résultats et aucune preuve de fraude (<a href="http://www.gmwatch.org/fichiers/Letter_AWHayes_GES.pdf">http://www.gmwatch.org/fichiers/Letter_AWHayes_GES.pdf</a>). Prof Séralini a également déposé ses données brutes avec un notaire, pour la diffusion publique dès que les autorités gouvernementales rendront publiques toutes les données de l’industrie sur les pesticides et les OGM. Les données de l’industrie sur les OGM est déjà disponible sur demande auprès de l’EFSA, mais pas sous une forme analysable ( Excel / Word). <span class='returnkey'><a href='#markerref-25131-5'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-25131-6'> Hayes AW (2013 ) . Lettre au Professeur GE Séralini . 19 novembre Disponible sur:<a href="http://www.gmwatch.org/files/Letter_AWHayes_GES.pdf">http://www.gmwatch.org/files/Letter_AWHayes_GES.pdf</a> <span class='returnkey'><a href='#markerref-25131-6'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-25131-7'> Hayes AW (2013 ) . Alimentation and Chemical Toxicology rédacteur en chef , A. Wallace Hayes , publie réponse à lettres à la rédaction . 10 décembre <a href="http://www.elsevier.com/about/press-releases/research-and-journals/food-and-chemical-toxicology-editor-in-chief,-a.-wallace-hayes,-publishes-response-to-letters-to-the-editors#sthash.tTW2LCGq.dpuf">http://www.elsevier.com/about/press-releases/research-and-journals/food-and-chemical-toxicology-editor-in-chief,-a.-wallace-hayes,-publishes-response-to-letters-to-the-editors#sthash.tTW2LCGq.dpuf</a> <span class='returnkey'><a href='#markerref-25131-7'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-25131-8'> Mezzomo BP et al (2012 ) . RETRAIT : Effets de l’administration orale de Bacillus thuringiensis comme des souches de spores cristal Cry1Aa , Cry1Ab , Cry1Ac ou Cry2Aa sur hématologique et paramètres génotoxiques des souris albinos suisses . Food Chem Toxicol. <span class='returnkey'><a href='#markerref-25131-8'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-25131-9'> Mezzomo BP et al (2013 ) . Hématotoxicité de Bacillus thuringiensis comme des souches de spores cristal cry1Aa , Cry1Ab , Cry1Ac ou Cry2Aa chez la souris albinos suisses . J Hematol Thromb Dis 1 ( 1 ). <span class='returnkey'><a href='#markerref-25131-9'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-25131-10'> <a href="http://www.i-sis.org.uk/Open_letter_to_FCT_and_Elsevier.php">http://www.i-sis.org.uk/Open_letter_to_FCT_and_Elsevier.php</a> <span class='returnkey'><a href='#markerref-25131-10'>&#8629;</a></span></li>
</ol>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/censure-scientifique-des-chercheurs-condamnent-le-retrait-de-letude-seralini/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>Une presse scientifique sous influence : l’exemple de l’étude sur le maïs OGM NK603</title>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Nov 2013 10:54:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits d'intérêts]]></category>
		<category><![CDATA[Lobbying]]></category>
		<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[Soutien à Gilles-Eric Séralini]]></category>
		<category><![CDATA[Conflit d'intérêts]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles-Eric Séralini]]></category>
		<category><![CDATA[Monsanto]]></category>
		<category><![CDATA[OGM]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En septembre 2012, Gilles-Eric S&#xE9;ralini (GES) et son &#xE9;quipe publiaient dans Food and Chemical Toxicology (FCT), une grande revue scientifique internationale, la plus longue &#xE9;tude de toxicologie (2 ann&#xE9;es) jamais r&#xE9;alis&#xE9;e sur un ma&#xEF;s g&#xE9;n&#xE9;tiquement modifi&#xE9; (NK603) ainsi que sur l&#x2019;herbicide Roundup auquel ce ma&#xEF;s a &#xE9;t&#xE9; rendu tol&#xE9;rant1, deux produits de l&#x2019;entreprise Monsanto.&#xA0;S&#x2019;est alors [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/une-presse-scientifique-sous-influence-lexemple-de-letude-sur-le-mais-ogm-nk603/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En septembre 2012, Gilles-Eric Séralini (GES) et son équipe publiaient dans Food and Chemical Toxicology (FCT), une grande revue scientifique internationale, la plus longue étude de toxicologie (2 années) jamais réalisée sur un maïs génétiquement modifié (NK603) ainsi que sur l’herbicide Roundup auquel ce maïs a été rendu tolérant<sup><span style="color: #094ee5;">1</span></sup>, deux produits de l&rsquo;entreprise Monsanto. S’est alors engagée à l&rsquo;encontre de Séralini une campagne de dénigrement d’une violence extrême, cherchant non seulement à discréditer le scientifique mais aussi l’homme lui même<sup><span style="color: #094ee5;">2</span></sup>. <span id="more-25064"></span>Le rouleau compresseur d&rsquo;un puissant lobby scientifico-industriel s&rsquo;est mis en marche depuis cette parution avec pour mission prioritaire d&rsquo;organiser le retrait de l&rsquo;article de cette revue, ce qu&rsquo;il est en passe d’obtenir. Un courrier daté du 19 novembre envoyé par la revue FCT au professeur Séralini va en effet dans ce sens.</p>
<p>Il est crucial de revenir sur les conditions de cette rétractation tant elle montre les dérives qui guettent la presse scientifique. FCT est un journal à comité de lecture (c’est-à-dire où toute acceptation de publication est consécutive à une expertise par les pairs), un système considéré comme une garantie de qualité et d&rsquo;indépendance par le monde scientifique et au-delà. L&rsquo;article de GES et de son équipe est donc passé par cette étape avant sa parution.</p>
<p>Début 2013, un fait particulièrement troublant est intervenu à FCT avec la nomination, comme éditeur associé, M. Richard E. Goodman. Il est chargé plus spécifiquement des biotechnologies, alors même que le bureau éditorial du journal compte déjà un expert sur la sécurité des aliments OGM en la personne de José L. Domingo, professeur de toxicologie et de santé environnementale. Et les états de service de M. Goodman sont éloquents : certes professeur de l&rsquo;Université du Nébraska et spécialiste des allergies alimentaires, mais également employé chez Monsanto de 1997 à 2004, ayant publié des articles scientifiques pour le compte de cette entreprise, et très impliqué dans les activités de l&rsquo;ILSI (International Life Science Institute), un lobby mondial déguisé en association de promotion scientifique, financé par les industries agro-chimiques et agro-alimentaires fabricantes d&rsquo;OGM<sup><span style="color: #094ee5;">3</span></sup>.</p>
<p>Il y a trois jours, l’éditeur en chef du journal FCT contactait GES pour l’informer — plus d’un an après sa publication ! — qu’il entamait une procédure de rétractation de son article. Dans son courrier, il reconnaît l’honnêteté, la sincérité et l’intégrité scientifique du Pr. Séralini mais justifie sa décision par le caractère peu concluant des résultats de l’étude, s’appuyant sur les arguments éculés relatifs à la souche de rat prétendue inadéquate (car sensible aux cancers) et au nombre insuffisant de rats testés par groupe. Ces critiques et toutes les autres attaques de l’étude ont pourtant déjà fait l’objet de réponses argumentées<sup><span style="color: #094ee5;">4</span></sup> du Professeur Séralini et de ses co-auteurs — réponses que le journal FCT a d’ailleurs publiées (toujours selon le processus d’expertise par les pairs) — et suscité la réaction de plus de 300 scientifiques internationaux qui ont apporté, auprès du journal FCT<sup><span style="color: #094ee5;">5</span></sup>, leur soutien argumenté à cette étude.</p>
<p>Les raisons avancées par l’éditeur de FCT ne peuvent pas justifier le retrait d’une publication, d’autant que celui-ci maintient les précédents articles — dans le même journal — des études pourtant plus courtes (90 jours) réalisées par Monsanto et ayant conduit à l’autorisation du maïs incriminé (NK603) et d’autres plantes génétiquement modifiées, alors que ces études ont été réalisées sur la même souche de rat et avec les mêmes effectifs<sup>6</sup>…</p>
<p>Pour rappel, toutes les attaques sur le fond dont “l’étude Séralini“ a fait l’objet émanent soit d’agences d’expertise qui sont à la fois juges et parties puisqu’elles ont contribué — directement ou indirectement — à l’autorisation des produits incriminés (maïs NK603 et/ou Roundup), soit d’experts, souvent autoproclamés, dont les liens avec les industriels des semences ou des pesticides sont apparus évidents<sup><span style="color: #094ee5;">7</span></sup>. En outre, les conclusions desdites agences ne découlaient pas de contre-expertises indépendantes et se sont avérées être le résultat d’une action concertée<sup><span style="color: #094ee5;">8</span></sup>.</p>
<p>Cette affaire confirme une fois de plus la force du lobbying de l&rsquo;industrie des OGM qui s&rsquo;inscrit dans la durée. Il  accroît son pouvoir et investit des champs de plus en plus diversifiés malgré quelques reculades stratégiques affichées. Il surfe sur le refus de nos sociétés et particulièrement des autorités politiques de traiter sérieusement les conflits d’intérêts, ce qui permet le développement d’une connivence entre scientifiques et industriels au mépris de l’intérêt général. Aussi, la Fondation Sciences Citoyennes ne peut que s&rsquo;alarmer de cette infiltration rampante avérée de la presse scientifique et déplore que celle-ci puisse par faiblesse, déshérence morale ou complicité participer à son propre dévoiement.</p>
<p><em>Contacts : </em>Jacques Testart et Christian Vélot &#8211; contact[at]sciencescitoyennes.org &#8211; 01 43 14 73 65</p>
<p><a href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2013/11/CP_FSC_NK603_281113.pdf">Communiqué de presse « Une presse scientifique sous influence : l’exemple de l’étude sur le maïs OGM NK603 »</a><br />
<br />
En anglais : <a href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2013/11/CP_FSC_NK603_281113_EN.pdf">Press Release &lsquo;Scientific press under corporate influence: the example of the GM maize NK603 study&rsquo;</a></p>
<p><span style="font-size: xx-small;">1 Séralini, G.E., Clair, E., Mesnage, R. Gress, S., Defarge, N. Malatesta, M. Hennequin, D. Spiroux de Vendômois, J. (2012) Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize. Food and Chem. Tox. 50:4221-4231</span><br />
<span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #094ee5; font-size: xx-small;">2 </span></span><a href="http://www.lefigaro.fr/sciences/2013/01/09/01008-20130109ARTFIG00671-ogm-les-liaisons-dangereuses-du-pr-seralini.php"><span style="color: #094ee5; font-size: xx-small;">http://www.lefigaro.fr/sciences/2013/01/09/01008-20130109ARTFIG00671-ogm-les-liaisons-dangereuses-du-pr-seralini.php</span></a><br />
<span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #094ee5; font-size: xx-small;">3 </span></span><a href="http://www.independentsciencenews.org/science-media/the-goodman-affair-monsanto-targets-the-heart-of-science/"><span style="color: #094ee5; font-size: xx-small;">http://www.independentsciencenews.org/science-media/the-goodman-affair-monsanto-targets-the-heart-of-science/</span></a><br />
<span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #094ee5; font-size: xx-small;">4 </span></span><a href="http://www.criigen.org/SiteFr/images/stories/traduction-r%E9ponses%20aux%20critiques_s%26ralini%26al_fct2013.pdf"><span style="color: #094ee5; font-size: xx-small;">http://www.criigen.org/SiteFr/images/stories/traduction-r%E9ponses%20aux%20critiques_s%26ralini%26al_fct2013.pdf</span></a><br />
<span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #094ee5; font-size: xx-small;">5 </span></span><a href="http://www.criigen.org/SiteFr/images/liste-soutienssci-ges%20%281%29.pdf"><span style="color: #094ee5; font-size: xx-small;">http://www.criigen.org/SiteFr/images/liste-soutienssci-ges%20%281%29.pdf</span></a><br />
<span style="font-size: xx-small;">6 </span><span style="font-size: xx-small;">Hammond, B., Dudek, R., Lemen, J., Nemeth, M., 2004. Results of a 13 week safety assurance study with rats fed grain from glyphosate tolerant corn. Food Chem Toxicol 42, 1003-1014.</span><br />
<span style="font-size: xx-small;">Hammond, B., Lemen, J., Dudek, R., Ward, D., Jiang, C., Nemeth, M., Burns, J., 2006a. Results of a 90-day safety assurance study with rats fed grain from corn rootworm-protected corn. Food Chem Toxicol 44, 147-160.</span><br />
<span style="font-size: xx-small;">Hammond, B.G., Dudek, R., Lemen, J.K., Nemeth, M.A., 2006b. Results of a 90-day safety assurance study with rats fed grain from corn borer-protected corn. Food Chem Toxicol 44, 1092-1099.</span><br />
<span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #094ee5; font-size: xx-small;">7 </span></span><a href="http://blogs.rue89.com/de-interet-conflit/2012/11/12/ogm-la-guerre-secrete-pour-decredibiliser-letude-seralini-228894"><span style="color: #094ee5; font-size: xx-small;">http://blogs.rue89.com/de-interet-conflit/2012/11/12/ogm-la-guerre-secrete-pour-decredibiliser-letude-seralini-228894</span></a><br />
<span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #094ee5; font-size: xx-small;">8 </span></span><a href="http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Actualite/Le-mensuel/Etude-Seralini-sur-les-OGM-la-riposte-des-agences-sanitaires-etait-concertee"><span style="color: #094ee5; font-size: xx-small;">http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Actualite/Le-mensuel/Etude-Seralini-sur-les-OGM-la-riposte-des-agences-sanitaires-etait-concertee</span></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/une-presse-scientifique-sous-influence-lexemple-de-letude-sur-le-mais-ogm-nk603/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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			</item>
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		<title>Afis : information scientifique ou manipulation de l’opinion ?</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/afis-information-scientifique-ou-manipulation-de-lopinion/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Sep 2013 13:28:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Déontologie de la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles-Eric Séralini]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression et débats]]></category>
		<category><![CDATA[OGM]]></category>
		<category><![CDATA[Ondes]]></category>
		<category><![CDATA[Scientisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Article de Fabrice Flipo, administrateur de la Fondation Sciences Citoyennespubli&#xE9; sur rue89 Si l&#x2019;on en croit les tribunes de J&#xE9;r&#xF4;me Quirant, des associations sans aucune l&#xE9;gitimit&#xE9; alimenteraient des peurs irraisonn&#xE9;es dans l&#x2019;opinion et bloqueraient &#xAB;&#xA0;le progr&#xE8;s&#xA0;&#xBB;. Des arguments qui me rappellent trait pour trait ceux du fameux&#xA0;appel de Heidelberg, lanc&#xE9; peu avant le premier Sommet [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/afis-information-scientifique-ou-manipulation-de-lopinion/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Article de Fabrice Flipo, administrateur de la Fondation Sciences Citoyennes<a href="http://www.rue89.com/2013/08/29/afis-information-scientifique-manipulation-lopinion-245256">publié sur rue89</a></em><a href="http://www.rue89.com/2013/08/29/afis-information-scientifique-manipulation-lopinion-245256"><br />
</a></p>
<p>Si l’on en croit les tribunes de Jérôme Quirant, des associations sans aucune légitimité alimenteraient des peurs irraisonnées dans l’opinion et bloqueraient « le progrès ». Des arguments qui me rappellent trait pour trait ceux du fameux <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Appel_de_Heidelberg">appel de Heidelberg</a>, lancé peu avant le premier Sommet de la Terre de Rio en 1992.</p>
<p>Le problème avec ce soi-disant promoteur de la « science », c’est qu’il fait un usage extrêmement libre de « la science ». Les erreurs sont grossières, la méconnaissance des dossiers est flagrante, même pour un amateur éclairé.</p>
<div>
<p>Aucun de ses articles ne tiendrait plus d’une minute devant un panel pluraliste composé d’experts reconnus dans les domaines concernés.<br />
<span id="more-24732"></span>
</div>
<p>Quirant confond science et défense aveugle de l’expertise officielle, oubliant l’Histoire : les agences ont souvent sous-estimé les risques environnementaux, accordant la priorité aux intérêts industriels : amiante, réchauffement climatique, trou dans la couche d’ozone etc.</p>
<p>L’Agence européenne de l’environnement a même <a href="http://www.eea.europa.eu/publications/environmental_issue_report_2001_22">publié deux volumes</a> sur les leçons tardives issues de signaux précoces qui n’ont pas été entendus à temps.</p>
<p>Les scientifiques sont dans leur rôle quand ils attestent de faits. Ils ne le sont plus quand ils sélectionnent les faits qui doivent être jugés pertinents pour un problème de société tel que les OGM, et ils sombrent carrément dans l’autoritarisme quand ils prétendent en plus tirer à eux seuls des conclusions définitives en matière de politique.</p>
<p>Démonstration sur trois des sujets abordés dans ses tribunes.</p>
<p><strong>Une critique farfelue de l’étude Séralini</strong><br />
L’auteur commence par nous dire que la publicité autour de Séralini a été un déni de science. Une approche réellement scientifique aurait soupesé l’influence relative des partisans de Séralini et ceux des OGM, qui utilisent aussi la voie des médias. Mais non, Quirant fait comme si Claude Allègre, Marc Fellous et bien d’autres n’avaient pas voix au chapitre.</p>
<p>Second argument : Séralini ne serait pas le premier à avoir conduit une étude de long terme. Lesquelles ? Avec quels résultats ? Quirant n’en dit rien. Le point est important car ce qui a fait scandale est que 3 mois d’analyse suffisent pour l’homologation des OGM, alors que l’étude Séralini suggère que les effets néfastes apparaissent plus tard. Quirant <a href="http://www.rue89.com/rue89-planete/2012/11/12/les-ogm-des-poisons-letude-de-seralini-est-clownesque-236955">se contente de nous asséner</a> qu’il est « scientifiquement peu vraisemblable » qu’un risque existe sur « la comestibilité », et que les tests à 90 jours sont « reconnus satisfaisants » &#8211; par qui ? Par quoi ? On ne saura pas.</p>
<p>L’argument massue, celui d’un allongement plus rapide de l’espérance de vie aux Etats-Unis, où l’on mange des OGM, qu’en France, outre que c’est de l’épidémiologie de comptoir, pointe vers <a href="http://www.oecd-ilibrary.org/social-issues-migration-health/esperance-de-vie-a-la-naissance-population-totale_20758499-table8">un lien</a> qui indique le contraire : +1,9 ans en France contre +1,3 ans aux Etats-Unis (2005-2011). Quirant est tellement convaincu d’avance par ce qu’il croit être le vrai qu’il n’a même pas pris le temps de lire.</p>
<p>La suite est du même acabit : Quirant mentionne les pays qui importent des OGM, mais pas ceux qui, comme la Zambie en 2003, en pleine famine, a refusé une aide parce qu’elle était OGM. Pourquoi ? Quirant claironne que « l’ensemble de la communauté scientifique a tiré à boulets rouges sur cette étude », sur foi d’un communiqué de presse des Académies, alors qu’il aurait plutôt fallu parler de propos très contrastés, en témoigne <a href="http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2012/11/s%C3%A9ralini-140-scientifiques-r%C3%A9pliquent-%C3%A0-lacad%C3%A9mie.html">cette pétition-réponse</a> signée de biologistes. Il attaque bien sûr la souche de rats utilisée, soupçonnée de favoriser les tumeurs, mais ne dit pas qu’elle est utilisée pour les tests d’homologation, et qu’une autre souche aurait évidemment fait courir à l’étude le risque d’incomparabilité.</p>
<p>D’autres explications existent, nous dit-il, concernant les tumeurs, « un agronome » « en a fait la démonstration brillante ». A ce stade de la lecture on ne s’étonne pas de ne trouver aucune référence sérieuse à l’appui de cette énième affirmation farfelue.</p>
<p>Rappelons alors à Quirant la revue dans laquelle Séralini a publié est reconnue et conforme aux critères de bonne science tels que Quirant lui-même les définit, et auxquels il ne juge pas nécessaire de se plier lui-même. Quirant n’a rien lu des adversaires qu’il combat, sinon des articles de presse, à rebours de la « simple étude bibliographique » <a href="http://www.rue89.com/2013/08/04/11-septembre-ogm-ondes-science-citoyenne-vaste-fumisterie-244746">qu’il prétend avoir fait</a>. Il existe pourtant des documents extrêmement complets expliquant les raisons d’une opposition aux OGM, qui sont très loin d’être seulement alimentaires, et qu’il serait trop long de développer ici.</p>
<p><strong>Sur les ondes électromagnétiques, des résultats partiels et tronqués</strong><br />
Le peu de sérieux scientifique de ce professeur de mécanique, spécialiste des structures à géométrie variable, se retrouve sur le <a href="http://www.rue89.com/2013/06/09/mobiles-wifi-antennes-les-ondes-mont-tuer-243087">sujet des ondes électromagnétiques</a>.</p>
<p>Première erreur grossière : <a href="http://interphone.iarc.fr/UICC_Report_Final_03102011.pdf">l’étude Interphone</a> nous dit-il « ne conclut pas à un risque significativement accru de gliome ou de méningiome chez les utilisateurs réguliers d’un téléphone mobile ». C’est tout simplement faux.</p>
<p>Dans un compte-rendu en français, le site Universcience, peu susceptible « d’obscurantisme » au sens de Quirant, <a href="http://www.universcience.fr/fr/science-actualites/enquete-as/wl/1248100302077/sante-publique-les-resultats-non-concluants-de-l-etude-interphone/">reconnaît que l’étude conclut à</a> « un risque de gliome de 40% supérieur, et un risque de méningiome de 15% supérieur uniquement chez les personnes ayant déclaré une utilisation fréquente du téléphone portable (au moins 30 minutes par jour depuis dix ans). ». La conclusion de l’étude elle-même, en anglais, va dans ce sens, en soulignant les incertitudes – qui peuvent peser dans un sens comme dans l’autre.</p>
<p>Deuxième référence avancée : <a href="http://www.rue89.com/sites/news/files/assets/document/2013/06/information_antennes_janvier_13_0.pdf">un document de l’Académie de Médecine</a>, dont les orientations sont notoirement favorables à l’industrie, en termes de risques. Quirant oublie de dire que ce document admet malgré tout que les téléphones portables sont considérés comme « possiblement cancérigènes ».</p>
<p>Petit oubli qui arrange bien les choses, et à la lecture des articles de Quirant on se rend vite compte que les oublis vont toujours dans le même sens : celui de la défense des intérêts supposés de « l’industrie », du commerce, de la France.</p>
<p>Concernant les électrosensibles, Jérôme Quirant commence par cette anecdote bien connue : Orange a placé des antennes-relais qui n’étaient pas branchées et les gens se sont plaints de mal de tête. Cela suffirait à « démontrer » que l’électrosensibilité est un effet « nocebo ». C’est oublier les effets biologiques des ondes sont démontrés depuis 2002 au moins, comme le mentionne le document de l’INRS qui fait le « point sur les connaissances », en référence à <a href="http://www.inrs.fr/accueil/produits/mediatheque/doc/publications.html?refINRS=ED5004">l’étude « COMOBIO »</a>.</p>
<p><strong>Une science citoyenne n’est pas une science prolétarienne</strong><br />
Dans sa dernière tribune, Jérôme Quirant <a href="http://www.rue89.com/2013/08/04/11-septembre-ogm-ondes-science-citoyenne-vaste-fumisterie-244746">pourfend</a> la « science citoyenne » en s’indignant contre les orientations politiques que les citoyens pourraient donner à la science. Pour Jérôme Quirant c’est une fumisterie, la même chose que la science prolétarienne, à savoir une science corrompue par l’idéologie.</p>
<p>Pourtant sa défense de « la science » revient à n’admettre de bonne science qu’au service de l’industrie et du commerce extérieur du pays, d’où ses oublis sélectifs, sa constante dénonciation du « retard » que la France pourrait prendre sur ses « concurrents » etc. Si ce n’est pas une motivation politique, alors c’est quoi ?</p>
<p>Une science citoyenne serait en réalité l’exact opposé de ce que pratique un expert qui, sous prétexte d’une compétence dans un domaine, nous livre de manière autoritaire ses conclusions sur tout, au motif que sa blouse blanche suffit à garantir la sincérité de ses propos. C’est l’exact opposé de scientifiques qui, comme lui, travestissent leurs intérêts personnels ou corporatistes en vérité publique, sommant le reste de la société d’y adhérer sous peine d’obscurantisme, et sans doute, si on le laissait faire, de fascisme, de nazisme, de retour à l’âge de pierre bref toutes les calamités possibles et imaginables susceptibles de terroriser le profane pour le forcer à se taire.</p>
<p>Une science citoyenne est faite de scientifiques qui s’en tiennent aux faits relevant de leur compétence, est soucieuse d’éclairer les questions que se pose le citoyen-profane qui est seul dépositaire de la souveraineté démocratique, se tient à l’écart des choix collectifs, de même que l’enquête policière qui établit les preuves ne se substitue ni au jury ni au juge. Si les associations apportent des faits crédibles, elle les vérifie. Si les expertises sont biaisées, liées à des conflits d’intérêts ou sont insuffisamment pluralistes, elle le signale et y remédie.</p>
<p><strong>Plusieurs genres de vérités</strong><br />
Pour conclure, on peut rappeler, en citant Alfred North Whitehead, co-auteur avec Bertrand Russell des célèbres <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Principia_Mathematica" target="_blank" rel="noopener">Principia Mathematica</a> que « le vrai » se dit de trois manières, et non une seule :</p>
<ul>
<li>Il désigne d’abord l’ensemble des faits, avec lesquels des énoncés cherchent à être en adéquation. Est vrai ce qui est à peu près bien décrit (on reste toujours dans l’approximation, quiconque a pratiqué la science le sait).</li>
<li>Est vrai ce qui reflète authentiquement les désirs et volontés des êtres qui en sont capables. A ce titre on peut fort bien refuser les OGM, quand bien même tous les faits nous seraient présentés. Ce sont des vérités de deux genres différents.</li>
<li>Est vrai enfin ce qui est logiquement démontré, sur le plan scientifique ou mathématique, certes, mais aussi sur le plan rhétorique – qui est le plan dominant dans les articles de Jérôme Quirant.</li>
</ul>
<p>La question des choix techniques suppose de séparer ces différentes sortes de vérités, sans les confondre, de telle manière à ce que les faits soient pris en compte, mais qu’ils ne travestissent pas les désirs, ce qui serait un déni de démocratie.</p>
<p>A l’époque des changements climatiques et de l’épuisement des ressources fossiles conventionnelles, il est urgent de s’alphabétiser dans ces domaines, et qu’un débat de qualité s’instaure. Le récent « débat public » sur l’énergie en a été un contre-exemple éclatant. Pourtant des dizaines de procédures ont été proposées, depuis quelques décennies. Les difficultés sont multiples : assurer la représentativité des désirs ou volontés (tirage au sort, élection etc.) ainsi que celle des faits (formation et information). Le rôle des journalistes est crucial, car que peut un gouvernement pour installer un débat public quand les médias eux-mêmes n’y comprennent rien ? Imagine-t-on de pareilles approximations dans la rubrique « foot » ?</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/afis-information-scientifique-ou-manipulation-de-lopinion/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Des sciences citoyennes ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Apr 2013 13:08:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le vélo déchaîné]]></category>
		<category><![CDATA[AFIS]]></category>
		<category><![CDATA[CNRS]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles-Eric Séralini]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences citoyennes]]></category>
		<category><![CDATA[Scientisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>R&#xE9;ponse &#xE0; l&#x2019;AFIS http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2081 En r&#xE9;ponse &#xE0; la mise en &#x153;uvre d&#x2019;une mission &#xAB; sciences citoyennes &#xBB; au CNRS, conduite par Marc Lipinski, l&#x2019;AFIS s&#x2019;est fendue d&#x2019;un communiqu&#xE9; rageur : &#xAB;&#xA0;l&#x2019;id&#xE9;ologie&#xA0;&#xBB; entrerait dans le CNRS, les associations seraient somm&#xE9;es de rester hors de &#xAB;&#xA0;la science&#xA0;&#xBB;, le risque &#xE9;tant de r&#xE9;activer la &#xAB;&#xA0;science prol&#xE9;tarienne&#xA0;&#xBB;. La question [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/des-sciences-citoyennes/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Réponse à l’AFIS<br />
<a href="http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2081" target="_blank" rel="noopener">http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2081</a></p>
<p>En réponse à la mise en œuvre d’une mission « sciences citoyennes » au CNRS, conduite par Marc Lipinski, l’AFIS s’est fendue d’un communiqué rageur : «&nbsp;l’idéologie&nbsp;» entrerait dans le CNRS, les associations seraient sommées de rester hors de «&nbsp;la science&nbsp;», le risque étant de réactiver la «&nbsp;science prolétarienne&nbsp;».</p>
<p>La question qui vient à l’esprit est immédiatement celle-ci : pourquoi tant de hargne contre les associations, alors que d’autres acteurs de la société civile, les entreprises, ne sont pas prises à partie ? Le CNRS est engagé dans un nombre incalculable de partenariats avec ces acteurs qui ne représentent pourtant qu’eux-mêmes, pour reprendre le vocabulaire de l’AFIS. Tout se passe comme si les intérêts de l’industrie étaient «&nbsp;objectifs&nbsp;» et vierges de toute «&nbsp;idéologie&nbsp;».<br />
<span id="more-23577"></span><br />
C’est pourtant confondre science et intérêt. Si les entreprises viennent voir le CNRS, ce n’est pas pour en apprendre plus sur la structure profonde du monde, comme si elles allaient à l’université. Elles y vont pour acquérir les connaissances qui vont servir leurs intérêts, par exemple faciliter la mise au point de produits qu’elles pourront ensuite commercialiser. Elles y vont avec leur «&nbsp;idéologie&nbsp;», qui est celle du marché.</p>
<p>Marc Lipinski, au Conseil Régional Ile-de-France, n’a voulu que réparer ce déséquilibre. Pourquoi les entreprises ont-elles si massivement accès à l’appui de la recherche, alors que les associations sont condamnées à mener leurs recherches de leur côté, souvent avec des moyens très limités ? Pourquoi les questions que se posent les entreprises sont-elles jugées d’emblée intéressantes, alors que celles que se posent les associations seraient forcément sans intérêt ? Est-ce parce qu’elles posent des questions qui dérangent, qui remettent en cause les solutions proposées par l’industrie ?</p>
<p>En ne se posant pas la question, l’AFIS fait une nouvelle fois preuve de sa sélectivité, et donc de son manque de curiosité scientifique, concernant les domaines de recherche. Sa dénonciation de l’étude menée par Gilles-Eric Séralini va dans le même sens. On peut trouver tous les défauts du monde à la démarche proposée par ce scientifique, il n’en reste pas moins qu’il est le seul à avoir travaillé sur une question qui intéresse tout le monde. La bonne question à se poser serait plutôt : pourquoi le CNRS n’a-t-il pas mené, et depuis longtemps, l’étude conduite par le biologiste de Caen ?</p>
<p>L’AFIS n’hésite pas à prendre positions sur des questions sociétales, dévoilant que sa lecture des faits est étroitement corrélée à ses choix politiques. Ainsi peut-on lire sur son site en janvier 2008 que «&nbsp;il n’y a pas d’urgence particulière à prendre dès aujourd’hui des décisions climatiques » (<a href="http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article841" target="_blank" rel="noopener">http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article841</a>), pointant du doigt un usage qui serait irrationnel de l’alarmisme et du principe de précaution, alors qu’aujourd’hui le World Economic Forum lui-même, peu connu pour être gangrené «&nbsp;d’écolos&nbsp;», pointe le réchauffement climatique comme un facteur d’aggravation de toutes les crises&#8230; Il semble que la rationalité selon l’AFIS soit donc assez proche de l’irrationalité. C’est à l’endroit des connaissances qui dérangent ses parti-pris que l’AFIS applique le principe de précaution.<br />
Une attitude que l’association qualifierait probablement «&nbsp;d’obscurantiste&nbsp;».</p>
<p>Sur cette affaire de changement climatique, c’est aux associations qu’il revient d’avoir poussé les connaissances dont le WEC reconnaît aujourd’hui toute l’importance. Et à l’AFIS d’avoir joué le jeu de la «&nbsp;croyance&nbsp;» et de l’aveuglement. On peut difficilement convaincre quand on manque à ce point à ses propres préceptes !</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/des-sciences-citoyennes/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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			</item>
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		<title>Plantes transgéniques : place aux citoyens</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/plantes-transgeniques-place-aux-citoyens/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Nov 2012 14:26:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conventions de citoyens]]></category>
		<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles-Eric Séralini]]></category>
		<category><![CDATA[OGM]]></category>
		<category><![CDATA[PGM]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Paru sur M&#xE9;diapart le 14 novembre 2012 &#xAB;&#xA0;Posons enfin la question&#xA0;: quelle est l&#x2019;utilit&#xE9; des plantes g&#xE9;n&#xE9;tiquement modif&#xE9;es existantes pour les consommateurs&#xA0;?&#xA0;&#xBB;&#xA0;propose&#xA0;Jacques Testart, pr&#xE9;sident d&#x2019;honneur de la&#xA0;Fondation sciences citoyennes. Et laissons des&#xAB;&#xA0;citoyens d&#xE9;nu&#xE9;s d&#x2019;int&#xE9;r&#xEA;ts particuliers (tir&#xE9;s au sort) et compl&#xE8;tement inform&#xE9;s&#xA0;&#xBB;&#xA0;y r&#xE9;pondre, poursuit-il, en demandant aux institutions d&#x2019;organiser le d&#xE9;bat. En publiant une &#xE9;tude&#xA0;dont les [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/plantes-transgeniques-place-aux-citoyens/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Paru sur <a href="http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/141112/plantes-transgeniques-place-aux-citoyens" target="_blank" rel="noopener">Médiapart</a> le 14 novembre 2012</em></p>
<p><em>« Posons enfin la question : quelle est l’utilité des plantes génétiquement modifées existantes pour les consommateurs ? »</em> propose <a href="http://jacques.testart.free.fr" target="_blank" rel="noopener"><strong>Jacques Testart</strong></a>, président d&rsquo;honneur de la <a href="https://sciencescitoyennes.org/" rel="_blank noopener" target="_blank">Fondation sciences citoyennes</a>. Et laissons des<em>« citoyens dénués d’intérêts particuliers (tirés au sort) et complètement informés »</em> y répondre, poursuit-il, en demandant aux institutions d&rsquo;organiser le débat.</p>
<p>En publiant une étude dont les résultats ébranlent les certitudes de nombreux scientifiques, Gilles-Eric Séralini et son équipe ont posé une bombe dans le champ des plantes génétiquement modifiées (PGM). Rien ne sera plus comme avant. « L&rsquo;affaire Séralini » a démontré les insuffisances des évaluations, au niveau de la recherche – puisque son expérience n’avait pas été menée par les institutions – comme au niveau des autorisations – puisque son protocole est plus exigeant que  ceux dont les agences se suffisent. En réaction à ce qu’ils ont justement considéré comme une menace, les experts impliqués et les industriels ont fait preuve d’une solidarité agressive, presque irrationnelle, dont l’orchestration internationale laisse songeur et a surpris bien des citoyens (on a découvert à cette occasion que l’Hexagone compte six académies scientifiques, toutes unies contre l’impie grâce à leur profonde connaissance des gènes, du maïs, des rats et du marché…).</p>
<p><span id="more-22947"></span></p>
<p>Le slogan <em>« les OGM on n’en veut pas ! »</em> a laissé place à la suspicion : <em>« on nous cache des choses… »</em>, nourrie par les révélations récentes de conflits d’intérêts au sein de cette agence européenne qui nous impose sa loi en matière de PGM. Il fallait une réponse sérieuse à ce désordre et elle ne pouvait passer que par la science : institutions et agences en charge de ce  dossier en France ont logiquement décidé de refaire l’expérience de Séralini, en mieux donc en plus cher. Au passage, on notera qu’il devrait être à la charge des marchands de PGM et non à la société de démontrer leur innocuité, et aussi que la reconnaissance d’un doute sanitaire par nos institutions devrait entraîner un moratoire selon le principe de précaution…</p>
<p>Mais l’important n’est pas là. Dès le début des controverses qui se mènent depuis le 19 septembre, date de parution de l’article, le débat est toujours demeuré dans le camp de la science : combien d’animaux en expérience ? de quelle race ? quel test statistique utiliser ?&#8230; Tout se passe comme si les questions que beaucoup se posent ne pourraient trouver de réponses qu’au laboratoire, en négligeant que la paillasse est incompétente pour éclairer  les effets socio-économiques, environnementaux et culturels de la dissémination des PGM, aspects que nous sommes nombreux à considérer comme les plus importants. Sûr qu’il faut reproduire cette étude et qu’il faut aussi réformer profondément les conditions de l’expertise <sup class='footnote'><a href='#marker-22947-1' id='markerref-22947-1' onclick='return footnotation_show(22947)'>1</a></sup>, on ne peut plus gérer les plantes transgéniques comme avant « l&rsquo;affaire Séralini ». Mais cela ne répondra pas à bien des questions et finalement ne réduira pas les controverses, même scientifiques.</p>
<p>Il existe une originalité des PGM par rapport à d’autres innovations qui ont aussi fabriqué leurs opposants : s’agissant des centrales nucléaires ou des nanotechnologies, le débat insiste sur leur utilité (produire de l’électricité ou des molécules aux propriétés inédites, accroître la compétitivité…) tandis que le débat sur les PGM cible le thème de leur innocuité/dangerosité en taisant celui de leur utilité… Tout se passe comme si la stratégie des multinationales était d’éviter qu’on s’interroge sur les avantages des PGM, en laissant courir les discours sur leurs risques sanitaires afin que ceux-ci prennent toute la place et que se poursuivent des affrontements sans fin entre spécialistes ! Posons enfin la question : quelle est l’utilité des PGM existantes pour les consommateurs ? Quant à celles qu’on nous promet depuis des lustres, on attendra de voir… Les scientifiques prétendaient maîtriser la nature en jouant au Meccano génétique, ils ont échoué. Alors, qu’ils passent la main à ceux qui sont pacsés depuis 10 000 ans avec la nature, les paysans, et à ceux qui savent qu’ils sont de la nature, des citoyens de plus en plus nombreux.</p>
<p>Puisque les PGM induisent des effets sociaux importants (plantes brevetées, uniformisation rurale, cultures intensives, résistances aux pesticides acquises par les parasites, pollutions de l’environnement…) , et qu’elles sont incompatibles avec la transition écologique qui s’impose, c’est à la société de dire si elle les accepte. En analysant ce qu’elles apportent réellement aux consommateurs : les aliments sont-ils plus abondants ? sont-ils moins chers ? sont-ils de meilleure qualité ? L’enjeu est important, c’est pourquoi on doit obtenir des réponses en passant par une procédure qui exclut les magouilles et permet la confrontation d’informations contradictoires. Il faut que le gouvernement ou le parlement organisent une convention de citoyens <sup class='footnote'><a href='#marker-22947-2' id='markerref-22947-2' onclick='return footnotation_show(22947)'>2</a></sup> sur ce sujet et s’engagent à en respecter l’avis. Pour un coût inférieur à l’expérience de Séralini, le Parlement européen pourrait organiser une dizaine de ces procédures, de façon simultanée et indépendante dans plusieurs pays, d’où la possibilité de conforter les résultats (jusqu’à l’analyse statistique, chère aux académies…). La question à poser est simple : <em>A qui profitent les PGM </em>? A décliner très vite en : <em>Quel mieux pour les populations grâce aux PGM</em> ? Des citoyens dénués d’intérêts particuliers (tirés au sort) et complètement informés sauront faire la part entre les prétentions des biotechnologies et la réalité. Alors ils mettront en balance d’un côté les dangers avérés et les risques incertains des PGM, et de l’autre côté leurs avantages pour les consommateurs (s’ils en trouvent…). Ainsi peut fonctionner le principe de précaution. On attend quoi depuis 15 ans ?</p>
<div class='footnotes' id='footnotes-22947'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='marker-22947-1'> Voir <a href="https://sciencescitoyennes.org/entre-lobbies-et-interet-general-les-senateurs-doivent-choisir-leur-camp-sur-les-questions-dexpertise-et-dalerte/" rel="_blank noopener" target="_blank">le communiqué</a> de la Fondation sciences citoyennes du 11 octobre 2012. <span class='returnkey'><a href='#markerref-22947-1'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-22947-2'> Voir Le retour du tirage au sort, <em>Mouvements</em>, décembre 2011 (à télécharger ici: <a href="http://jacques.testart.free.fr/pdf/texte894.pdf" rel="_blank noopener" target="_blank">http://jacques.testart.free.fr/pdf/texte894.pdf</a>). <span class='returnkey'><a href='#markerref-22947-2'>&#8629;</a></span></li>
</ol>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/plantes-transgeniques-place-aux-citoyens/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Petites réflexions suite à la lecture de « l’avis » déconcertant des académies ou de leurs fantômes sur l’étude de GE Séralini.</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/petites-reflexions-suite-a-la-lecture-de-lavis-deconcertant-des-academies-ou-de-leurs-fantomes-sur-letude-de-ge-seralini/</link>
					<comments>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/petites-reflexions-suite-a-la-lecture-de-lavis-deconcertant-des-academies-ou-de-leurs-fantomes-sur-letude-de-ge-seralini/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Oct 2012 16:17:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Expertise]]></category>
		<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[Soutien à Gilles-Eric Séralini]]></category>
		<category><![CDATA[Académies]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles-Eric Séralini]]></category>
		<category><![CDATA[Monsanto]]></category>
		<category><![CDATA[OGM]]></category>
		<category><![CDATA[Roundup]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qui &#xEA;tes-vous ? O&#xF9; sont vos signatures ? Quelques uns se sont enfin identifi&#xE9;s mais que dire de ceux qui n&#x2019;ont pas eu l&#x2019;honn&#xEA;tet&#xE9; de se d&#xE9;voiler et du silence du gros de la troupe ? Comment avez-vous consult&#xE9; vos coll&#xE8;gues ? Ou plut&#xF4;t pourquoi ne l&#x2019;avez-vous pas fait ? Il n&#x2019;y avait pourtant ni [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/petites-reflexions-suite-a-la-lecture-de-lavis-deconcertant-des-academies-ou-de-leurs-fantomes-sur-letude-de-ge-seralini/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Qui êtes-vous ? Où sont vos signatures ?<br />
Quelques uns se sont enfin identifiés mais que dire de ceux qui n’ont pas eu l’honnêteté de se dévoiler et du silence du gros de la troupe ?<br />
Comment avez-vous consulté vos collègues ? Ou plutôt pourquoi ne l’avez-vous pas fait ? Il n’y avait pourtant ni une situation d’urgence sanitaire ni une demande d’avis officielle mais peut être des officieuses&#8230;.<br />
Etes-vous un échantillon choisi au hasard dans la bonne souche de scientifiques recommandé par les guides ?<br />
Etes-vous statistiquement représentatifs ?<br />
Etes-vous des représentants des agences étrangères et avez-vous besoin de leur avis pour réfléchir, n’êtes vous donc que des perroquets et de qui ?<span id="more-22976"></span></p>
<p><strong>1 Aspects scientifiques</strong><br />
-Nombre de rats :<br />
Je vous propose de cotiser pour payer une étude avec le nombre de rats suffisant.<br />
Combien de rats et quelle valeur pour les études que Monsanto a fournies aux agences sanitaires pour commercialiser son OGM ? Ces études ont bien été validées par des scientifiques ?<br />
A quel statisticien avait vous demandé un avis ?</p>
<p>&#8211; OGM et round up: pourquoi séparer les deux aspects ? Je ne sais pas si vous êtes au courant mais le Maïs OGM tolérant le round up absorbe le round up pulvérisé qui correspond à celui vendu et non pas au glyphosate seul et ce qui se retrouve dans l’alimentation animale ou humaine est le mélange de ce tout : OGM+ Round up complet. Le kit est vendu comme tel par Monsanto comme tous les OGM pesticides tolérants à un herbicide.</p>
<p>-Qu’est ce qui vous gène dans le mot tumeur : faut il changer de vocabulaire et ne plus parler français, faut il enrober la vérité ? Il me semble que le dictionnaire est clair : tumeur du latin tumere signifie gonflement pathologique formant une saillie anormale</p>
<p>-La souche de rat Sprague Dawley n’est elle pas la souche de référence en toxicologie et celle utilisée par Monsanto ? Ne fallait-il pas parler des tumeurs apparues pendant l’étude toxicologique ? Pensez vous que cela aurait été scientifiquement et déontologiquement plus décent ? Faut-il vous rappeler ou vous informer sur la sensibilité particulière de l’espèce humaine aux cancers depuis quelques années ? Est il plus déontologique d’utiliser les souches très résistances aux toxiques et aux tumeurs ? Peut être oui si le but est de commercialiser et non pas d’évaluer.</p>
<p>-La composition des aliments et notamment la teneur en mycotoxines a été étudié et vous le savez.</p>
<p>-Du point de vue de la toxicologie je pense qu’il faut que vous renouveliez votre panel de toxicologues : effets faibles doses et non linéaires, effets différents chez les males et les femelles c’est peut être un perturbateur endocrinien non ?</p>
<p>-L’utilisation médiatique fait partie de l’information normale que tout citoyen a le droit de recevoir dans un pays démocratique où la voix d’un scientifique ne compte et ne comptera que pour un bulletin de vote.<br />
Nous demanderons les données brutes de cette étude qui n’est pas une étude pour commercialiser un aliment mais nous exigeons (ce que vous ne faites pas) les données brutes des études de Monsanto validées par les agences sanitaires</p>
<p><strong>2 Conséquences de l’article sur la société :</strong><br />
Je ne pense pas que le refus des OGM (qui n’a pas attendu l’étude en question) par la majorité de la population ait des conséquences graves sur le mode de vie de la population.<br />
Elle peut par contre en avoir sur les bénéfices des multinationales mais je ne pense que cela soit dans vos préoccupations scientifiques ou éthiques</p>
<p><strong>3 Aspects déontologiques et éthiques</strong><br />
Aux vues des demandes réitérées de certains scientifiques et de la société civile pour des études longues et indépendantes sur les OGM et leur inexistence, aux vues de la destruction systématique de toute tentative d’étude longue et faisant apparaitre des problèmes avec les OGM vous pourriez réaliser que nous ne sommes pas au pays des bisounours et que l’entreprise Monsanto n’est pas une ONG humanitaire.</p>
<p>Par conséquent il est évident que le secret devait être gardé et l’excuse de la faute grave de retenue d’information est vraiment navrante comme argument. En tout cas la gravité potentielle de cet OGM n’a pas l’air de vous poser de problème même pas pour en réclamer une réévaluation.</p>
<p>Tous les citoyens ont le droit de savoir, de suivre des arguments contradictoires et de se faire leur opinion. De plus la maitrise de l’information et de la presse est déjà trop pratiquer dans ce pays qui se vante pourtant d’être encore une démocratie !!</p>
<p>Pour les conflits d’intérêt c’est vraiment fort, les écologistes n’ont pas d’argent à gagner mais seulement à dépenser dans cette affaire.<br />
Quant à la grande distribution elle n’a qu’un intérêt c’est de savoir si ce qu’elle vend est correct parce qu’elle est responsable des produits qu’elle vend !!<br />
Elle se moque de vendre avec ou sans OGM et l’absence de problème avec les OGM lui simplifierait plutôt la vie</p>
<p><strong>Conclusions :</strong><br />
Qui êtes vous et de quel droit demandez vous la main mise sur l’information vous qui n’êtes pas élus du peuple.<br />
Votre avis ne fait pas loi et n’a pas lieu à faire pression ou à interdire.<br />
Votre avis ne concerne qu’une seule discipline la science à laquelle vous faites honte et c’est tout.<br />
L’avis des « académies » ou plutôt de quelques uns de ses membres n’est qu’un avis parmi les avis scientifiques. Nous sommes assez grands pour réfléchir et choisir le modèle de société dans lequel nous voulons vivre et vous n’avez rien à nous imposer en particulier pas les OGM pesticides.</p>
<p>Le plus grave et le plus honteux pour vous dans votre communiqué est la phrase suivante :<br />
« Il serait particulièrement dangereux d’évoquer une nécessité éventuelle d’expériences à long terme à l’occasion de cet article car l’impression serait donnée que les résultats présentés par GE. Séralini ont une valeur suffisante pour justifier une inquiétude du public, avec tous les dégâts que cela peut avoir en France et dans le monde »</p>
<p>Rassurez vous le monde n’arrêtera pas de tourner si les gens mangent bio et sans OGM. Par contre il est surprenant que vous vous intéressiez plus à l’inquiétude qu’à la santé !</p>
<p>En tant que scientifiques il est particulièrement étonnant que vous ne proposiez pas une étude contradictoire. Cela mettrait fin aux discussions stériles et renforcerait la transparence nécessaire à la confiance et au bon fonctionnement de notre société. Une science sans expertise contradictoire devient un religion stérile et obscurantisme.</p>
<p>Et la terre serait toujours plate !!<br />
Et l’amiante serait toujours aussi peu toxique !!</p>
<p><strong>PS</strong><br />
Quand vous aurez un peu de temps pour réfléchir enfin, vous pourriez aussi faire vos commentaires sur les superbes études scientifiques faites par MONSANTO et validés par les grands scientifiques au service des agences sanitaires qui ont autorisé ce Maïs NK 603.<br />
Un médecin très en colère et qui a honte de la science que vous défendez. Le 28:/10/2012<br />
Dr Lambertin Mireille<br />
68 rue du puits de la croix 84270 Vedene</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/petites-reflexions-suite-a-la-lecture-de-lavis-deconcertant-des-academies-ou-de-leurs-fantomes-sur-letude-de-ge-seralini/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>OGM, Bisphénol A et aspartame : les incohérences de l\&#8217;ANSES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Oct 2012 22:39:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Expertise]]></category>
		<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[Projet de loi sur les lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES)]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles-Eric Séralini]]></category>
		<category><![CDATA[Projets de loi]]></category>
		<category><![CDATA[Réseau Environnement Santé (RES)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#x2019;ANSES a rendu son avis sur l&#x2019;&#xE9;tude men&#xE9;e par Gilles-Eric S&#xE9;ralini et son &#xE9;quipe sur le ma&#xEF;s OGM de Monsanto NK603 et le Roundup. L&#x2019;ANSES reconna&#xEE;t la quasi-absence d&#x2019;&#xE9;tudes men&#xE9;es sur la dur&#xE9;e de vie des animaux, qu&#x2019;il s&#x2019;agisse des PGM ou du Roundup, mais n&#xE9;anmoins conclue que &#xAB; les r&#xE9;sultats de l&#x2019;&#xE9;tude tels que [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/ogm-bisphenol-a-et-aspartame-les-incoherences-de-lanses-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’ANSES a rendu son avis sur l’étude menée par Gilles-Eric Séralini et son équipe sur le maïs OGM de Monsanto NK603 et le Roundup. L’ANSES reconnaît la quasi-absence d’études menées sur la durée de vie des animaux, qu’il s’agisse des PGM ou du Roundup, mais néanmoins conclue que «<em> les résultats de l’étude tels que publiés aujourd’hui ne sont pas de nature à remettre en cause les conclusions des évaluations précédentes sur le maïs NK603 et sur l\&rsquo;herbicide ROUND-UP </em>». <span id="more-145046"></span></p>
<p><strong>Comment se fait-il :</strong></p>
<p>• Que l’ANSES ne remette pas en cause les évaluations précédentes sur le maïs NK603, alors même qu’elle reconnaît qu’elles ont été faites sur une durée limitée et qu’elle se réfère toujours au « principe d’équivalence en substance » ? Rappelons que ce principe postule qu’une PGM est équivalente à la plante conventionnelle, sans que la démonstration n’en ait jamais été faite. C’est justement l’enjeu.</p>
<p>• Que cette absence criante d’études sur 2 ans n’ait pas été relevée plus tôt par l’agence et que celle-ci se soit contentée des essais à 90 jours fournis par Monsanto ?</p>
<p>• Que l’ANSES en déduise qu’il faille attendre les résultats de nouveaux essais c’est-à-dire au minimum 3 ans et laisser un risque potentiel pendant ces 3 ans ? C’est l’opposé du principe de précaution.</p>
<p><strong>Cette attitude incohérente de l’ANSES n’est pas un cas isolé comme le montrent 2 exemples d’actualité : </strong></p>
<p>• <em>Bisphénol A :</em> L’ANSES n’a commencé à se soucier des effets des faibles doses du bisphénol A qu’à partir du moment où le Réseau Environnement Santé a montré que l’expertise de l’ANSES (ex AFSSA) rejetait 95% des études publiées pour ne retenir que les études menées selon le protocole obsolète des BPL (Bonnes Pratiques de Laboratoire). Aujourd’hui l’ANSES n’a toujours pas publié de DJA (Dose Journalière Admissible) basée sur les effets aux faibles doses et n’a pas publiquement invalidé la DJA de l’agence européenne basée sur les études BPL à fortes doses. Elle continue d’ailleurs de se référer à ce protocole BPL alors qu’il ne correspond plus à l’état actuel de la science.</p>
<p>• <em>Aspartame :</em> l’ANSES a contesté les 3 études de l’Institut Ramazzini montrant un effet cancérogène de l’aspartame après une exposition sur la durée de vie des rongeurs, et notamment dans une étude après exposition dès la gestation, mais n’a toujours pas invalidé les études SEARLE qui servent de base à l’actuelle DJA de l’aspartame, alors que ces études datant de 1973 et 1974 n’ont <strong>JAMAIS</strong> été publiées dans une revue scientifique. Pire, un rapport de la FDA (Food and Drug Administration) publié en 1977 (le rapport Bressler) a mis en évidence des fraudes manifestes dans la conduite de ces études (par exemple, animaux remis dans l’expérience après enlèvement de leur tumeur). Ainsi des fraudes manifestes et une absence de publication n’ont pas conduit l’ANSES à invalider la DJA issue de ces études.</p>
<p>Ces exemples illustrent la nécessité d’une loi de protection de l’alerte et de l’expertise et plus particulièrement la nécessité d’une Haute Autorité de l’Alerte et de l’Expertise dont la mission serait :</p>
<p>1) de définir la déontologie de l’expertise et de la faire appliquer<br />
2) de protéger les lanceurs d’alerte</p>
<p>C’est le sens de la proposition de loi déposée par les sénateurs EELV que soutiennent la Fondation Sciences Citoyennes et le Réseau Environnement Santé.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Contacts presse</strong><br />
&#8211; Réseau Environnement Santé : André Cicolella, 06 35 57 16 82<br />
&#8211; Fondation Sciences Citoyennes : Christian Vélot, 06 70 34 78 45</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/ogm-bisphenol-a-et-aspartame-les-incoherences-de-lanses-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>OGM, Bisphénol A et aspartame : les incohérences de l&#039;ANSES</title>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’ANSES a rendu son avis sur l’étude menée par Gilles-Eric Séralini et son équipe sur le maïs OGM de Monsanto NK603 et le Roundup. L’ANSES reconnaît la quasi-absence d’études menées sur la durée de vie des animaux, qu’il s’agisse des PGM ou du Roundup, mais néanmoins conclue que «<em> les résultats de l’étude tels que publiés aujourd’hui ne sont pas de nature à remettre en cause les conclusions des évaluations précédentes sur le maïs NK603 et sur l&rsquo;herbicide ROUND-UP </em>». <span id="more-22556"></span></p>
<p><strong>Comment se fait-il :</strong></p>
<p>• Que l’ANSES ne remette pas en cause les évaluations précédentes sur le maïs NK603, alors même qu’elle reconnaît qu’elles ont été faites sur une durée limitée et qu’elle se réfère toujours au « principe d’équivalence en substance » ? Rappelons que ce principe postule qu’une PGM est équivalente à la plante conventionnelle, sans que la démonstration n’en ait jamais été faite. C’est justement l’enjeu.</p>
<p>• Que cette absence criante d’études sur 2 ans n’ait pas été relevée plus tôt par l’agence et que celle-ci se soit contentée des essais à 90 jours fournis par Monsanto ?</p>
<p>• Que l’ANSES en déduise qu’il faille attendre les résultats de nouveaux essais c’est-à-dire au minimum 3 ans et laisser un risque potentiel pendant ces 3 ans ? C’est l’opposé du principe de précaution.</p>
<p><strong>Cette attitude incohérente de l’ANSES n’est pas un cas isolé comme le montrent 2 exemples d’actualité : </strong></p>
<p>• <em>Bisphénol A :</em> L’ANSES n’a commencé à se soucier des effets des faibles doses du bisphénol A qu’à partir du moment où le Réseau Environnement Santé a montré que l’expertise de l’ANSES (ex AFSSA) rejetait 95% des études publiées pour ne retenir que les études menées selon le protocole obsolète des BPL (Bonnes Pratiques de Laboratoire). Aujourd’hui l’ANSES n’a toujours pas publié de DJA (Dose Journalière Admissible) basée sur les effets aux faibles doses et n’a pas publiquement invalidé la DJA de l’agence européenne basée sur les études BPL à fortes doses. Elle continue d’ailleurs de se référer à ce protocole BPL alors qu’il ne correspond plus à l’état actuel de la science.</p>
<p>• <em>Aspartame :</em> l’ANSES a contesté les 3 études de l’Institut Ramazzini montrant un effet cancérogène de l’aspartame après une exposition sur la durée de vie des rongeurs, et notamment dans une étude après exposition dès la gestation, mais n’a toujours pas invalidé les études SEARLE qui servent de base à l’actuelle DJA de l’aspartame, alors que ces études datant de 1973 et 1974 n’ont <strong>JAMAIS</strong> été publiées dans une revue scientifique. Pire, un rapport de la FDA (Food and Drug Administration) publié en 1977 (le rapport Bressler) a mis en évidence des fraudes manifestes dans la conduite de ces études (par exemple, animaux remis dans l’expérience après enlèvement de leur tumeur). Ainsi des fraudes manifestes et une absence de publication n’ont pas conduit l’ANSES à invalider la DJA issue de ces études.</p>
<p>Ces exemples illustrent la nécessité d’une loi de protection de l’alerte et de l’expertise et plus particulièrement la nécessité d’une Haute Autorité de l’Alerte et de l’Expertise dont la mission serait :</p>
<p>1) de définir la déontologie de l’expertise et de la faire appliquer<br />
2) de protéger les lanceurs d’alerte</p>
<p>C’est le sens de la proposition de loi déposée par les sénateurs EELV que soutiennent la Fondation Sciences Citoyennes et le Réseau Environnement Santé.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Contacts presse</strong><br />
&#8211; Réseau Environnement Santé : André Cicolella, 06 35 57 16 82<br />
&#8211; Fondation Sciences Citoyennes : Christian Vélot, 06 70 34 78 45</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/ogm-bisphenol-a-et-aspartame-les-incoherences-de-lanses/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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