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	<title>Jean-Paul Gaudillère - Sciences Citoyennes</title>
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	<description>Les sciences avec et pour les citoyennes</description>
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	<title>Jean-Paul Gaudillère - Sciences Citoyennes</title>
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		<title>Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Apr 2009 12:57:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ARUC et autres expériences étrangères]]></category>
		<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[PICRI, ASOSC et autres expériences françaises]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche participative]]></category>
		<category><![CDATA[Savoirs ouverts]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Longtemps r&#xE9;serv&#xE9;e aux seuls &#xAB; savants &#xBB;, la recherche acad&#xE9;mique en France s&#x2019;ouvre depuis peu (2005) &#xE0; d&#x2019;autres acteurs de la soci&#xE9;t&#xE9; civile gr&#xE2;ce &#xE0; des appels d&#x2019;offre publics d&#xE9;di&#xE9;s. En effet, sous l&#x2019;impulsion d&#x2019;une organisation non gouvernementale (La Fondation Sciences Citoyennes) et d&#x2019;un &#xE9;lu convaincu, une institution comme le Conseil R&#xE9;gional d&#x2019;Ile de France [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/chercheurs-et-acteurs-associatifs-partenaires-de-recherche-vers-une-reconnaissance-mutuelle/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="rss_texte">
<p class="spip">Longtemps réservée aux seuls « savants », la recherche académique en France s&rsquo;ouvre depuis peu (2005) à d&rsquo;autres acteurs de la société civile grâce à des appels d&rsquo;offre publics dédiés. En effet, sous l&rsquo;impulsion d&rsquo;une organisation non gouvernementale (La Fondation Sciences Citoyennes) et d&rsquo;un élu convaincu, une institution comme le Conseil Régional d&rsquo;Ile de France a mis en place un appel annuel à projet partenarial entre chercheurs et acteurs associatifs : les Partenariats Institutions-Citoyens pour la Recherche et l&rsquo;Innovation (PICRI). La Région de Bretagne a suivi l&rsquo;exemple en mettant en place son propre appel d&rsquo;offre (1).<span id="more-1598"></span>Si le Québec a ouvert la voie en 1999 avec les Alliances Recherche Université-Communauté (ARUC) et a ainsi modifié la physionomie des laboratoires par un va-et-vient constant avec la société considérée comme partenaire, on peut se demander si une telle démarche peut trouver écho dans le paysage institutionnel et sociétal français.</p>
<p>La recherche publique française est fortement secouée depuis une à deux décennies par des injonctions à une ouverture au monde socio-économique. Mais le but le plus souvent recherché par les politiques successives – et auquel la communauté scientifique tente de résister – consiste principalement en une percée du monde marchand dans la recherche publique : elle devrait ainsi davantage se consacrer à des intérêts économiques particuliers tout en étant assignée à produire des biens publics au bénéfice de tous. L&rsquo;intention de ces partenariats de recherche est autre. En favorisant une co-construction entre scientifiques et acteurs de la société civile, elle vise à introduire une nouvelle régulation de la recherche. Aux côtés de l&rsquo;Etat, des intérêts marchands et de la communauté scientifique, la société pourrait faire valoir directement ses intérêts en participant au processus de recherche lui-même. De quoi s&rsquo;agit-il ? Devenant partenaires, acteurs et chercheurs ont à définir une question commune issue des préoccupations et des connaissances des uns et des autres, puis une méthodologie de recherche qu&rsquo;ils mettent en œuvre conjointement. Pour exemple, les membres d&rsquo;une organisation agréée pour l&rsquo;adoption internationale et des anthropologues de la famille se sont engagés ensemble dans ce processus afin d&rsquo;identifier les impacts pour la famille et pour l&rsquo;enfant des adoptions réalisées depuis une quinzaine d&rsquo;années par l&rsquo;ONG.</p>
<p>Mais à quelles conditions de tels partenariats peuvent-ils s&rsquo;établir ? Acteurs et chercheurs n&rsquo;ayant a priori ni les mêmes intérêts ni les mêmes connaissances de la réalité ou de la démarche scientifique, une réelle « co-production » est-elle possible ? Que signifie pour les scientifiques de partager un processus de connaissance avec des non-scientifiques ? Que signifie pour les acteurs de s&rsquo;engager dans une démarche complexe éloignée de l&rsquo;opérationnalité ?</p>
<p>Pour répondre à ces questions, un détour historique semble nécessaire pour comprendre comment le processus de production de connaissance scientifique en France peut rendre difficile le dialogue entre chercheurs et acteurs.</p>
<p>Dès la fin du XVIIème siècle, une nouvelle forme de compréhension du monde émerge : la rationalité. Il s&rsquo;agit de connaître les choses, non plus par des ressemblances, des images ou des croyances, mais par des systèmes d&rsquo;analyse comme la classification et la mesure. De cet ordre nouveau qui s&rsquo;impose à l&rsquo;Occident naîtront de nouveaux domaines de connaissance telles l&rsquo;analyse génétique, l&rsquo;histoire naturelle, ou encore la philosophie de Descartes ou de Leibniz. Le projet de la mesure, de la mathématisation et de la formalisation du monde caractérise la modernité. Il permettra d&rsquo;explorer toujours davantage les principes internes des organisations qu&rsquo;elles soient biologiques, productives, etc., celles-ci étant perçues comme des extériorités. La polarité vers des « formes pures » de connaissances issues de la mathématisation et de la formalisation s&rsquo;oppose aux domaines empiriques perçus comme entachés de subjectivité. Même si cette classification entre subjectivité et objectivité a été dépassée par de nombreux scientifiques depuis le début du XXème siècle, cette domination de la rationalité et de l&rsquo;objectivation reste l&rsquo;armature opérante du dispositif scientifique. Elle laisse peu de place et de valeur aux savoirs d&rsquo;usage, aux connaissances liées à l&rsquo;expérience, etc.</p>
<p>Parallèment à ce projet, des communautés scientifiques comme les Académies s&rsquo;organisent dans toute l&rsquo;Europe pour former des espaces de connaissance en dehors des Eglises et des Etats, qui eux promeuvent les Universités. Aux Académies, la discussion et la publication scientifique, aux Universités, l&rsquo;enseignement et les carrières autour de postes ou de chaires discplinaires. Ce double mouvement, même s&rsquo;il prend des formes d&rsquo;organisation différentes aujourd&rsquo;hui, reste effectif au sein de la recherche publique. On lutte pour les ressources (postes, carrières, doctorants, matériel, financements…) à l&rsquo;intérieur des laboratoires, mais l&rsquo;évaluation qui compte le plus pour les scientifiques demeure bien celle qui provient de leurs pairs à l&rsquo;intérieur d&rsquo;une communauté de discipline toujours plus spécialisée. Au final, cet héritage de la pensée et des formes d&rsquo;organisation – dont l&rsquo;esprit persiste malgré les différentes réformes successives – impose une distance entre science et société. Les pratiques scientifiques ont ainsi, par construction, tendance à se clore sur elles-mêmes pour sacrifier à l&rsquo;exactitude de la mesure, qui légitime une mise à distance et une réduction du monde dans les laboratoires. L&rsquo;explosion des technologies, notamment dans les sciences de la vie (génétique, biochimie, etc.), renforce d&rsquo;ailleurs ce « confinement ».</p>
<p>Ces lignes de force générales, fortement héritées de l&rsquo;histoire, sont toutefois à nuancer. Comme le soulignent certains historiens et sociologues, « <em class="spip"> la science n&rsquo;est pas plus indépendante des volontés de puissance qu&rsquo;elle en est l&rsquo;esclave obéissante</em> » (Callon). Toute l&rsquo;actualité et la politique autour de la recherche et de l&rsquo;université paraît encore colonisée par ce que ces auteurs nomment « deux illusions », « deux pollutions » symétriques, les peurs et mythes de l&rsquo;indépendance d&rsquo;un côté et de l&rsquo;instrumentalisation de l&rsquo;autre (Latour). Des pratiques de collaboration plus hybrides existent dans la plupart des laboratoires. Néanmoins, recherche et société peuvent-elles partager le processus de connaissance ? Comment, dans ce processus de production, faire dialoguer expérience et mesure ?</p>
<p>L&rsquo;observation pendant deux années des comités de pilotage de quatre de ces partenariats a permis de mettre en évidence une série d&rsquo; « épreuves » que vivent ensemble acteurs et chercheurs. Ces épreuves sont liées à un processus de traduction entre les deux types de partenaires. Nous mobilisons pour les décrire deux formes de traduction :</p>
<p><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?" /> la traduction vue comme une série d&rsquo;interactions permettant la mise en réseau d&rsquo;acteurs, de connaissances, de productions, etc. (Callon, Latour)</p>
<p><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?" /> la traduction vue comme une interprétation de langage débouchant sur un sens partagé (Ricoeur)</p>
<p class="spip">Ces épreuves et leur issue permettront d&rsquo;établir à des degrés divers un partenariat débouchant sur une co-construction des savoirs. A chacune des cinq épreuves s&rsquo;articulent une dimension partenariale et une étape du processus.</p>
<p>La première épreuve vécue par les partenaires est liée à leur identité. L&rsquo;enjeu central est alors de faire valoir son identité vis-à-vis des autres, c&rsquo;est-à-dire qui on est &#8211; socialement et personnellement -. C&rsquo;est au travers de la question de recherche et de la manière dont elle est posée que les identités se confrontent et cherchent leur place. Cette « problématisation » resulte d&rsquo;une confrontation, plus ou moins conflictuelle, et qui parviendra plus ou moins à se stabiliser. Si elle n&rsquo;est pas stabilisée, c&rsquo;est-à-dire si la problématique ne permet pas suffisamment de définir l&rsquo;identité des partenaires, cette confrontation resurgira régulièrement au cours du processus, pouvant aller jusqu&rsquo;à provoquer le départ des uns et des autres.</p>
<p>Ces partenariats sont aussi confrontés à une épreuve des intérêts portés par les uns et les autres. Par exemple, les généticiens ont-ils des intérêts compatibles avec ceux des paysans et militants du bio dans la caractérisation génétique des variétés anciennes de blé ? La définition des rôles dans l&rsquo;organisation du projet, la manière dont se mettent en place les différentes coopérations entre acteurs et chercheurs va plus ou moins permettre l&rsquo;équilibre et la satisfaction des intérêts. En somme, qui fait quoi et avec qui ? Comment s&rsquo;organise par exemple le travail de recueil de données sur le terrain ? Sont-ce les chercheurs ou les acteurs ou les deux qui en sont chargés ? Chaque partenariat définit une organisation tout à fait spécifique qui correspond à l&rsquo;agencement des différents intérêts, comme l&rsquo;investissement en temps et en énergie. Dans certains d&rsquo;entre eux, le travail de terrain, voir une partie de l&rsquo;écriture, est déléguée aux étudiants dans un travail plus ou moins visible, ce qui permet aux partenaires de garder et de partager le travail de pilotage. Il est patent qu&rsquo;il ne peut y avoir une complète subsidiarité des rôles : le généticien aux champs et le paysan au laboratoire. Mais acteurs et chercheurs franchissent différemment ces frontières en fonction de leurs intérêts. Rien n&rsquo;est donné d&rsquo;avance, c&rsquo;est au contraire un processus dynamique, toujours inédit en fonction des partenaires et des partenariats.</p>
<p>Ce sont aussi les savoirs détenus qui sont amenés à être confrontés dans ces partenariats « cognitifs ». C&rsquo;est alors toute la légitimité des partenaires à dire « le vrai » qui est en jeu. C&rsquo;est l&rsquo;épreuve des légitimités. D&rsquo;où tiennent-ils leur savoir ? Quelle en la validité ? Dans quel monde ? Les discussions sont souvent vives, chacun tenant &#8211; au moins dans un premier temps &#8211; à son référentiel, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de l&rsquo;objectivité de la mesure ou de l&rsquo;opérationnalité des savoirs. C&rsquo;est une épreuve dans laquelle les partenaires jouent leur rapport au monde au travers de leur référentiel de savoirs et sa capacité à « dire le vrai ». Le risque de cette épreuve est la prévalence d&rsquo;un des référentiels de connaissance au détriment de l&rsquo;autre. Or, l&rsquo;exercice est difficile car il s&rsquo;agit bien de produire des connaissances nouvelles selon une méthodologie « objectivante » à partir de données de terrain.</p>
<p>La quatrième épreuve vécue est celle de la représentation, car les partenariats ne se limitent pas aux seuls partenaires officiels. Ceux-ci en représentent d&rsquo;autres : une cause professionnelle, une ligne militante, une certaine école dans la discipline scientifique, un laboratoire, etc. Dans cette épreuve, les partenaires sont en quelque sorte des porte-parole et doivent en intéresser d&rsquo;autres pour légitimer leur participation à la recherche, le risque étant pour chaque partenaire de ne représenter que ses propres intérêts sans pouvoir faire ensuite valoir les connaissances produites dans une communauté plus large. Concrètement, les partenariats sont très inventifs pour organiser des temps et des espaces de discussion ouverts à des groupes élargis.</p>
<p>Mais identités, intérêts, légitimité et représentation ne suffisent pas pour faire émerger le monde partagé à la source d&rsquo;une co-construction de savoirs. Il manque à ces épreuves relationnelles, qui se traduisent par des dispositifs organisés, un désir autre. Car comment les partenaires peuvent-ils dépasser leur sphère de connaissance propre pour produire un savoir conjoint ? Tous les scientifiques impliqués ne sont pas des militants associatifs et tous les partenaires associatifs n&rsquo;ont pas de formation scientifique.</p>
<p>Seules les capacités de médiation des partenaires achèveront ce cycle de la traduction par l&rsquo;épreuve de la « mutualité ». La mutualité est issue d&rsquo;une double traduction par les partenaires qui leur permet de se déplacer pour comprendre le registre de l&rsquo;autre et en faire une interprétation dans leur propre registre, tout en étant sûr que ce déplacement soit réciproque. C&rsquo;est une sorte de traduction linguistique et de sens fondamentalement basée sur « <em class="spip">le plaisir d&rsquo;habiter la langue de l&rsquo;autre compensé par le plaisir de recevoir chez soi la parole de l&rsquo;étranger</em> » (Ricoeur). Cette expérience, souvent portée au sein des groupes par un ou deux partenaires permet non seulement une reconnaissance réciproque des registres de connaissance, mais aussi l&rsquo;émergence d&rsquo;un registre nouveau dans lequel les deux « langages », les deux formes d&rsquo;appréhension du monde se cotoîent ou s&rsquo;hybrident. Ce sont ces formes de mutualité, de respect et de reconnaissance réciproques qui valident les épreuves de traduction précédentes et leur donnent du sens. Elles naissent d&rsquo;un réel apprentissage dans lequel le temps et le désir de connaître et de reconnaître sont fondamentaux. Il n&rsquo;est donc pas étonnant que les partenariats dans lesquels les partenaires ont déjà mis à l&rsquo;épreuve ces étapes parviennent davantage à une mutualité et à co-produire.</p>
<p>L&rsquo;institutionnalisation d&rsquo;une recherche entre acteurs associatifs et chercheurs a pour ambition d&rsquo;ouvrir un nouvel espace partagé de production des connaissances Les partenaires y parviennent-ils et à quelles conditions ? Il apparaît que, compte-tenu des identités et des intérêts des partenaires, de ce qu&rsquo;ils représentent et des savoirs qu&rsquo;ils portent, un apprentissage est indispensable. Il s&rsquo;exprime au travers d&rsquo;un certain nombre d&rsquo;épreuves relationnelles de « traduction » au long du processus partenarial et de la recherche. Mais seuls l&rsquo;expérience de la mutualité et le désir de traduire et d&rsquo;être traduit permettront à ces épreuves de déboucher sur une « co-construction » des savoirs. Si cette politique partenariale ouvre la voie, peut-être pourrait-on la compléter par des espaces de reconnaissance entre laboratoires et associations qui permettent l&rsquo;émergence de ce désir ?</p>
<p><strong class="spip">Bibliographie</strong><br />
<img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?" /> BONNEUIL Christophe, GAUDILLIERE Jean-Paul, TESTART Jacques (coord.), Quelle politique scientifique pour entrer dans le 21ème siècle ? Vers un nouveau contrat entre recherche et société, Note n°2 de la Fondation science citoyenne, oct. 2004<br />
<img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?" /> CALLON Michel, Éléments pour une sociologie de la traduction, La domestication des coquilles Saint-Jacques et les des marins-pêcheurs dans la baie de Saint-Brieuc, l&rsquo;année sociologique, 1986, n°36, p. 169-208<br />
<img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?" /> CALLON Michel, LASCOUMES Pierre, BARTHE Yannick, 2001, Agir dans un monde incertain. Essai sur la démocratie technique, Paris, Seuil<br />
<img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?" /> LATOUR Bruno, WOOLGAR Steeve, 1988 (trad. de l&rsquo;anglais), La vie de laboratoire : la production des faits scientifiques, Paris, La Découverte<br />
<img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?" /> LATOUR Bruno, La science en action. Introduction à la sociologie des sciences, 2005 (1989), Paris, La Découverte<br />
<img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?" /> LATOUR Bruno, 1995, Le métier de chercheur. Regard d&rsquo;un anthropologue, Paris, INRA Editions<br />
<img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?" /> RICOEUR Paul, 2004, Parcours de la reconnaissance, Paris, Stock<br />
<img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?" /> VINCK Dominique, 2007, Sciences et société. Sociologie du travail scientifique, Armand Colin, Paris</p>
</div>
<div class="rss_notes">
<p class="spip_note">(1) Action pour l&rsquo;appropriation sociale des sciences, ASOSC</p>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/chercheurs-et-acteurs-associatifs-partenaires-de-recherche-vers-une-reconnaissance-mutuelle/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>3e édition des « Sciences en Bobines » (2006)</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/3e-edition-des-sciences-en-bobines-2006/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Sep 2006 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[Nos (pro)positions et actions]]></category>
		<category><![CDATA[Nos activités]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences en Bobines]]></category>
		<category><![CDATA[Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l'Ouest (A.C.R.O.)]]></category>
		<category><![CDATA[Brevet]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine Bourgain]]></category>
		<category><![CDATA[Centre National d'Information Indépendante sur les Déchets (CNIID)]]></category>
		<category><![CDATA[Christophe Bonneuil]]></category>
		<category><![CDATA[Claudia Neubauer]]></category>
		<category><![CDATA[Confédération paysanne]]></category>
		<category><![CDATA[Corinne Lepage]]></category>
		<category><![CDATA[Energie]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Testart]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Paul Gaudillère]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceur d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression et débats]]></category>
		<category><![CDATA[Lobbying]]></category>
		<category><![CDATA[Nanotechnologies]]></category>
		<category><![CDATA[OGM]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Méneton]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Sezin Topçu]]></category>
		<category><![CDATA[Technologies de l'information et de la communication (TIC)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Soir&#xE9;e en hommage &#xE0; Pierre Castella qui a grandement contribu&#xE9; &#xE0; la cr&#xE9;ation de ce festival Festival organis&#xE9; par la Fondation Sciences Citoyennes, en partenariat avec l&#x2019;ACRO, l&#x2019;AITEC, la Conf&#xE9;d&#xE9;ration Paysanne, le CNIID, Greenpeace, HOLOS, le MDRGF, le R&#xE9;seau Semences Paysannes, le R&#xE9;seau Sortir du Nucl&#xE9;aire et Sud Recherche EPST &#x2013; Entr&#xE9;e libre T&#xE9;l&#xE9;charger la [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/3e-edition-des-sciences-en-bobines-2006/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Soirée en hommage à Pierre Castella qui a grandement contribué à la création de ce festival</p>
<hr />
<p>Festival organisé par la Fondation Sciences Citoyennes, en partenariat avec l&rsquo;ACRO, l&rsquo;AITEC, la Confédération Paysanne, le CNIID, Greenpeace, HOLOS, le MDRGF, le Réseau Semences Paysannes, le Réseau Sortir du Nucléaire et Sud Recherche EPST &#8211; Entrée libre<span id="more-2076"></span></p>
<p>Télécharger la plaquette de présentation : <a title="PDF - 479.5 ko" type="application/pdf" href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/archives_doc/pdf/bobinesflyer2006light.pdf">3e édition des « Sciences en Bobines »</a></p>
<div class="rss_texte"><strong>Fête ou défaite de la science ?</strong></p>
<p class="spip"><em>Les savoirs scientifiques et techniques ne sont pas neutres. Ils sont construits par les hommes et sont soumis, comme toute création humaine, à des enjeux politiques, économiques et sociaux. Ainsi, ceux qui affirment que les sciences sont « naturellement » porteuses de bonheur et de progrès ne visent qu&rsquo;à museler la critique et à conforter leur propre pouvoir.</em></p>
<p><em>Les crises et les scandales sanitaires, écologiques, économiques et humanitaires qui se multiplient révèlent le visage d&rsquo;une science soumise aux intérêts des lobbies industriels et financiers.</em></p>
<p><em>La Fondation Sciences Citoyennes juge essentiel de mettre en évidence une autre approche : celle d&rsquo;une recherche désireuse d&rsquo;affronter les grands défis de nos sociétés, de dialoguer avec des savoirs autrefois dévalorisés et celle de citoyens qui revendiquent leur droit à participer aux choix scientifiques et technologiques qui conditionnent leur avenir.</em></p>
<p><em>Le festival « Les sciences en bobines » propose une riche palette de films critiques et militants et des débats pour que le dialogue s&rsquo;engage entre chercheurs et citoyens dans le but de privilégier le bien commun &#8230; pour des futurs meilleurs !</em></p>
<hr class="spip" />
<p class="spip"><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="3e édition des « Sciences en Bobines » (2006)" /> <strong>Mercredi 11 octobre</strong></p>
<p class="spip"><strong>18:30 Ceci n&rsquo;est pas une alerte</strong></p>
<p><em>C. Ugolini, 2005, 50 mn</em></p>
<p>Tchernobyl, amiante, Creutzfeld-jakob et demain ? La confiance aveugle dans le progrès fait place à la remise en question des scientifiques. Les controverses ont leurs précurseurs, les lanceurs d&rsquo;alerte (par ex. Francis Doussal équarrisseur, Pierre Meneton, Jacques Testart, Jean-Pierre Berlan, chercheurs, aux cotés de politiques comme Corinne Lepage et Michèle Rivasi), qui s&rsquo;efforcent en amont de faire reconnaître scientifiquement, politiquement, médiatiquement, juridiquement, risques et dangers.</p>
<p class="spip"><strong>19:30 Les Gangsters de la science</strong></p>
<p><em>J. Mitsch, 2005, 52 mn</em></p>
<p>Les fraudes scientifiques ont jalonné l&rsquo;histoire de la science. Certaines ont défrayé la chronique au XXe siècle, comme l&rsquo;affaire Piltdown, Cyril Burt ou Lyssenko. Ce film démontre que si ces mystifications ont réussi, c&rsquo;est que leurs « preuves » allaient dans le sens de l&rsquo;idéologie ou des intérêts scientifiques de l&rsquo;époque.</p>
<p class="spip"><strong>20:30 Débat &#8211; « Mythes et images du scientifique »</strong></p>
<p class="spip"><em>Qu&rsquo;est-ce que la science ? Une longue marche de la vérité contre l&rsquo;erreur ? Une quête de contrôle ? Une course aux profits ? Une institution sociale ? Un pouvoir ? Comment reconnaît-on l&rsquo;erreur dans les sciences ? Pourquoi les lanceurs d&rsquo;alerte scientifiques finissent-ils dans des placards ? La fraude est-elle une exception ou un mode d&rsquo;être ordinaire des sciences ? Comment se construit l&rsquo;image des scientifiques du passé ?</em></p>
<p class="spip"><em>Animateur :</em></p>
<p>Christophe Bonneuil (FSC)</p>
<p class="spip"><em>Intervenants :</em></p>
<p>Georges Debregeas (Sauvons La Recherche),<br />
Benoit Grison (Sociologue des sciences),<br />
Jacques Mitsch (Réalisateur),<br />
Dominique Pestre (Historien), Jacques Testart (FSC)</p>
<hr class="spip" />
<p class="spip"><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="3e édition des « Sciences en Bobines » (2006)" /> <strong>Jeudi 12 octobre</strong></p>
<p class="spip"><strong>18:30 Ces brevets me rendent malades : le sida en Afrique</strong></p>
<p><em>R. Brauman, G. Lafont, A.-C. Roth, 2003, 52 mn</em></p>
<p>En 2002 on comptait déjà 42 millions de séropositifs dont 30 millions en Afrique. Si les antirétroviraux (ARV) sont disponibles dans les pays du Nord, très rares sont les malades africains à pouvoir se les offrir. Plusieurs ONG internationales se sont élevées contre cette injustice en remettant en cause le système des brevets qui garantit aux industries pharmaceutiques de considérables profits. Sur le terrain, dans les pays où l&rsquo;épidémie fait des ravages, malades, médecins et ONG se battent pour obtenir les médicaments essentiels. Le film, tout en démontant les arguments des grands laboratoires, retrace la lutte des ONG et de certains gouvernements, le Brésil tout particulièrement, pour l&rsquo;accès aux médicaments vitaux.</p>
<p class="spip"><strong>19:30 Intelligence superficielle</strong><br />
<em>V. Maillard, 2004, 62 mn</em></p>
<p>Intelligence superficielle est un « documentaire de science-fiction », qui prend pour point de départ le débat au parlement européen sur la brevetabilité des logiciels. Romuald, lobbyiste et consultant en nouvelles technologies, va croiser la route de deux personnages énigmatiques : Parker et Harry. Cette rencontre va l&rsquo;amener à s&rsquo;interroger sur ce qui reste en lui d&rsquo;humain&#8230; Parker et Harry, dans un décor étrange, visionnent des documents vidéo sur la brevetabilité des logiciels, l&rsquo;Intelligence artificielle, Internet, la génétique, et les nanotechnologies. Le danger n&rsquo;est-il pas que toutes ces « technosciences » soient soumises aux seules lois du marché ?</p>
<p class="spip"><strong>20:30 Débat &#8211; « Sciences, marchés et brevets »</strong></p>
<p class="spip"><em>Mis en place historiquement pour favoriser les développements techniques et industriels en accordant des droits aux inventeurs qui divulguent leurs résultats à la communauté, le système des brevets a été étendu au vivant et à l&rsquo;ensemble du savoir scientifique. Mais qui dépose des brevets ? Comment ce système influence-t-il le choix des priorités de recherche et les conditions de la production scientifique ? Existe-t-il des alternatives ? Médicaments, OGM, logiciels informatiques (…) sont autant d&rsquo;exemples qui interpellent le système des brevets et mettent à jour ses conséquences sur les liens entre la science, la société et les marchés.</em></p>
<p class="spip"><em>Animatrice :</em></p>
<p>Catherine Bourgain (FSC)</p>
<p class="spip"><em>Intervenants :</em></p>
<p>Jacques Caplat (Réseau Semences Paysannes), Pierre Chirac (Médecins sans Frontière), Benjamin Coriat (Économiste), Valérie Peugeot (VÉCAM), Dominique Stoppa-Lyonet (Inst. Curie)</p>
<hr class="spip" />
<p class="spip"><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="3e édition des « Sciences en Bobines » (2006)" /> <strong>Vendredi 13 octobre</strong></p>
<p class="spip"><strong>18:00 La vie contaminée</strong></p>
<p><em>D. Desramé &amp; D. Maestrali, 2002, 1h50</em></p>
<p>La Biélorussie, ex-république de l&rsquo;Union soviétique, est un petit État coincé entre la Pologne et l&rsquo;Ukraine. C&rsquo;est le territoire le plus touché par l&rsquo;explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl (avril 1986). Guidé par le témoignage de la population, le film propose de dresser l&rsquo;état des lieux d&rsquo;un pays où la catastrophe est encore à venir.</p>
<p class="spip"><strong>20:00 Gorleben : Cassez-vous !</strong></p>
<p><em>R. &amp; G. Ziegler, 1998, 53 mn</em></p>
<p>De 1976 à nos jours, une rétrospective de 25 ans de lutte et de résistance contre le site de stockage des déchets nucléaires de Gorleben, situé non loin de l&rsquo;ancienne frontière entre les deux Allemagne. Ce documentaire montre de nouvelles formes de résistances où la non-violence active permet de réconcilier dans la lutte des corporations et citoyens de provenance extrêmement variées (paysans, étudiants, salariés, etc.)</p>
<p class="spip"><strong>21:00 Débat &#8211; « Énergies : (Di)visions franco-allemandes »</strong></p>
<p class="spip"><em>Sortir du nucléaire ou EPR ? Ce type de grands choix technologiques ne saurait être pris à la légère compte tenu des budgets gigantesques mobilisés mais aussi des délais de construction comme de fermeture et retraitement des centrales nucléaires. Deux très proches voisins à de nombreux niveaux, l&rsquo;Allemagne et la France, ont pourtant décidé de prendre des trajectoires opposées. Quelles sont les justifications et oppositions relevées de part et d&rsquo;autre du Rhin ?</em></p>
<p class="spip"><em>Animatrice :</em></p>
<p>Sezin Topçu (FSC)</p>
<p class="spip"><em>Intervenants :</em></p>
<p>Jean-Yvon Landrac (Réseau Sortir du Nucléaire), Yves Marignac (Wise Paris), Jörg Mühlenhoff (Eurosolar),<br />
Francis Sorin (Société Française de l&rsquo;Énergie Nucléaire)</p>
<hr class="spip" />
<p class="spip"><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="3e édition des « Sciences en Bobines » (2006)" /> <strong>Samedi 14 octobre</strong></p>
<p class="spip"><strong>15:15 Le silence des nanos</strong></p>
<p><em>J. Colin, nouveau montage 2006, 1h10</em></p>
<p>Au fil d&rsquo;une cyber-enquête virtuelle, de liens en liens, avec des séquences audio-visuelles glanées sur la toile, il dévoile les applications et les implications de ce qu&rsquo;on présente comme la troisième révolution industrielle. Le film introduit ainsi des pistes de réflexion, que viennent éclairer quelques interviews, pour fournir au « simple citoyen » des clés pour débattre de ces technologies émergentes qui sont en passe de transformer radicalement la nature, la société et l&rsquo;homme.</p>
<p class="spip"><strong>16:30 ÉVÈNEMENT NANOS &#8211; Débat</strong></p>
<p class="spip"><strong>Sortie de la version finale de la note n°3 de FSC : « Survivre aux nanotechnologies ? Giga-questions, nano-visions et citoyenneté. »</strong></p>
<p class="spip"><em>Les NanoSciences et NanoTechnologies forment un des secteurs d&rsquo;activité annonçant des perspectives d&rsquo;innovation les plus fortes, exigeant pour cela un soutien massif des secteurs public et privé. Mais comme toute autre vague technologique, les nanosciences et nanotechnologies se situent dans des contextes sociaux et politiques concrets. Elles ne peuvent compenser le manque de politiques sociales judicieuses et elles ne résoudront pas les injustices socio-économiques et socio-politiques. Le déséquilibre des investissements dans les nanotechnologies par rapport à d&rsquo;autres secteurs de la recherche, le déséquilibre interne de la recherche NST en terme innovations/risques, l&rsquo;effet de bulle et de l&rsquo;économie des promesses et le caractère non démocratique du mode de développement des NST font d&rsquo;elles un enjeu crucial pour le futur visage de nos sociétés et de notre démocratie.</em></p>
<p class="spip"><em>Animateur :</em></p>
<p>Laurent Dianoux (FSC)</p>
<p class="spip"><em>Intervenants :</em></p>
<p>Claudia Neubauer (FSC), Julien Colin (Réalisateur),<br />
Xavier Guchet (Philosophe),<br />
Monique Hérold (Ligue des droits de l&rsquo;homme)</p>
<hr class="spip" />
<p class="spip"><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="3e édition des « Sciences en Bobines » (2006)" /> <strong>Samedi 14 octobre</strong> (suite)</p>
<p class="spip"><strong>19:00 La constance du jardinier</strong></p>
<p><em>F. Meirelles, 2005, 2h09</em></p>
<p>Diplomate anglais déployé au Kenya, Justin Quayle apprend la mort de sa femme, Tessa, assassinée sur les bords du lac Turkana. Le médecin anglais qui l&rsquo;accompagnait ayant disparu, les soupçons se portent sur lui. Justin n&rsquo;est pas convaincu par cette hypothèse et tente de percer le mystère de l&rsquo;assassinat de sa femme. Il découvre que sa femme a écrit un rapport compromettant sur les laboratoires pharmaceutiques qui testaient sur des patients une molécule traitant la tuberculose.</p>
<p class="spip"><strong>21:15 Débat &#8211; « Au péril de la santé publique &#8211; Essais cliniques et Tiers-monde »</strong></p>
<p class="spip"><em>L&rsquo;industrie est un des rares secteurs où le profit normalement attendu est supérieur à 20 %. Depuis vingt ans, les vraies innovations se font de plus en plus rares, la compétition pour préserver les marchés encore plus forte. Quelles sont les conséquences de cette crise pour la recherche et pour l&rsquo;évaluation des médicaments ? Comment dans ces conditions assurer la prise en compte des besoins les plus pressants qui sont ceux des populations non solvables du Sud ? L&rsquo;histoire du Sida en Afrique montre l&rsquo;acuité de ces questions</em></p>
<p class="spip"><em>Animateur :</em><br />
Jean-Paul Gaudillière (FSC)</p>
<p class="spip"><em>Intervenants :</em></p>
<p>Marie de Cevinal (Sidactions), Jérome Martin (Act-up Paris), Patrice Muller (Revue Pratiques), Christian Wagner (Bukopharma)</p>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/3e-edition-des-sciences-en-bobines-2006/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Premières impressions du Forum Social Européen, 04 au 07 Mai 2006 à Athènes</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/premieres-impressions-du-forum-social-europeen-04-au-07-mai-2006-a-athenes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jun 2006 22:34:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Démocratisation de la science]]></category>
		<category><![CDATA[Forum Mondial Sciences et Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche participative]]></category>
		<category><![CDATA[Chercheurs engagés]]></category>
		<category><![CDATA[Christophe Bonneuil]]></category>
		<category><![CDATA[Claudia Neubauer]]></category>
		<category><![CDATA[Conflit d'intérêts]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernance de la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Paul Gaudillère]]></category>
		<category><![CDATA[José Bové]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceur d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Savoirs ouverts]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégie de Lisbonne]]></category>
		<category><![CDATA[Université]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce forum &#xE9;tait plus petit que les autres FSE, ceci &#xE9;tant surtout d&#xFB; au choix de l&#x2019;endroit (mais peut-&#xEA;tre aussi &#xE0; une certaine fatigue du mouvement ?). On a entendu parler de chiffres autour de 10 000 participants. Mais bon ce n&#x2019;est pas seulement la quantit&#xE9; qui compte mais aussi la qualit&#xE9; !Science, recherche et [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/premieres-impressions-du-forum-social-europeen-04-au-07-mai-2006-a-athenes/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="rss_texte">Ce forum était plus petit que les autres FSE, ceci étant surtout dû au choix de l&rsquo;endroit (mais peut-être aussi à une certaine fatigue du mouvement ?). On a entendu parler de chiffres autour de 10 000 participants. Mais bon ce n&rsquo;est pas seulement la quantité qui compte mais aussi la qualité !<span id="more-1805"></span>Science, recherche et savoir ont toujours du mal à devenir une des priorités des forums européens, au contraire des forums mondiaux. Mais cela dépend aussi des capacités de « lobbying » lors des assemblées préparatoires et les nôtres (des ONG qui s&rsquo;intéressent à la recherche dans un sens large) ne sont pas très développées. Il y avait donc très peu de séminaires sur la recherche et sur le savoir en général, dont les nôtres, un sur le savoir comme bien public (avec Christophe Aguiton), quelques séminaires sur la santé et la biomédicine.</p>
<p class="spip">FSC a participé à deux séminaires qui étaient le résultat d&rsquo;un processus de fusion avec d&rsquo;autres organisations. Pour rappel :</p>
<p class="spip">Notre premier séminaire :</p>
<p class="spip"><strong>Développement, coopération et besoins sociaux : La démocratie est nécessaire dans la recherche scientifique afin d&rsquo;avoir une économie qui se base sur une connaissance authentique.</strong></p>
<p class="spip">La FMTS (Fédération mondiale des travailleurs scientifiques) en était responsable. Une trentaine de personnes le jeudi matin (le moment où la majorité des gens faisaient la queue pour avoir leur badge) et un débat qui était organisé en trois parties : a) sur des questions de la société des connaissances, b) sur coopération et les besoins sociétaux, c) sur la démocratisation de la recherche scientifiques.<br />
Ont été discutés par les intervenants et la salle :</p>
<p class="spip"><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Premières impressions du Forum Social Européen, 04 au 07 Mai 2006 à Athènes" /> une critique de la stratégie de Lisbonne (le business envahit la science et la politique de recherche, appels à des scientifiques de s&rsquo;engager dans des combats de société) ;</p>
<p><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Premières impressions du Forum Social Européen, 04 au 07 Mai 2006 à Athènes" /> quelle notion de la valeur ajoutée ?,</p>
<p><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Premières impressions du Forum Social Européen, 04 au 07 Mai 2006 à Athènes" /> quels modes de production et de diffusion des savoirs (actuellement caractérisés par le libéralisme, le productivisme, la concurrence et les rapports de force) ?,</p>
<p><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Premières impressions du Forum Social Européen, 04 au 07 Mai 2006 à Athènes" /> la science n&rsquo;était jamais indépendante des développements sociétaux mais nous assistons à la destruction des derniers espaces d&rsquo;une science non marchande ;<br />
<img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Premières impressions du Forum Social Européen, 04 au 07 Mai 2006 à Athènes" /> le besoin de soutenir des lanceurs d&rsquo;alerte et de redéfinir leur statut ;</p>
<p><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Premières impressions du Forum Social Européen, 04 au 07 Mai 2006 à Athènes" /> le besoin d&rsquo;une nouvelle liberté d&rsquo;expression dans la communauté scientifique ;</p>
<p><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Premières impressions du Forum Social Européen, 04 au 07 Mai 2006 à Athènes" /> quels principes économiques, quelle nouvelle approche à la « croissance » (nouvelle définition ?) pourraient favoriser des modes de production et de diffusion des savoirs compatibles avec un monde plus juste ?</p>
<p class="spip">Dû à la présence de nombreux français dans la salle (CGT, FMTI, FSU), une partie du débat s&rsquo;est trop focalisé sur la situation française (mouvement des chercheurs).</p>
<p class="spip">Notre deuxième séminaire :</p>
<p class="spip"><strong>Dialogue entre théorie et pratique ; dialogue entre chercheurs, activistes et chercheurs-activistes.</strong></p>
<p class="spip">Euromovements en était responsable. Euromovements est un réseau de la recherche activiste qui fait de la recherche sur des mouvements sociaux et surtout sur les FSE. Il a pour objectif d&rsquo;analyser et systématiser le savoir et les informations qui sont crées dans les FSE.</p>
<p class="spip">Ce séminaire s&rsquo;est ainsi beaucoup focalisé sur l&rsquo;analyse des FSE, sur le mémoire des FSE et comment les FSE peuvent être objet de la recherche universitaire. Ils discutent actuellement également l&rsquo;idée d&rsquo;un « E-yearbook of social movements across Europe ». Mais il y avait aussi des questions autour des chercheurs-activistes, les tensions qu&rsquo;ils vivent entre leur vie académique et leurs engagements militants, les choix de leurs sujets de recherche et à quel point ils sont en lien avec leur engagement, leur reconnaissance dans le monde académique, leurs publications, etc. J&rsquo;ai donc essayé d&rsquo;ouvrir un peu plus sur la création des connaissances dans la société civile organisé (en général et avec des exemples), sur l&rsquo;innovation ascendante et surtout sur le fait que les FSE devraient développer leur propre vision de la science, de la recherche et du savoir (aussi dans le sens que les mouvements sociaux se trouvent confrontés à des conséquences des politiques sociaux, sanitaires et autres qui sont en lien direct avec des décisions qui viennent de la politique de recherche).</p>
<p class="spip">D&rsquo;autres séminaires intéressants :</p>
<p class="spip"><strong>Le savoir comme bien public :</strong> organisé par Euromovements, Charter of principles of another Europe, Critical Network, Austrian social forum, Arci, Transform ! Italia. Ont été discuté les combats autour de la production des savoirs et des droits de la propriété intellectuelle (logiciels, musique, cinéma, semences, droits d&rsquo;auteurs, etc.) comme un champ clé de la définition d&rsquo;alternatives dans la conceptualisation de nos sociétés présentes et futures. Comment définir des principes communes afin de renforcer des mouvements sociaux en Europe ?</p>
<p class="spip"><strong>Demos :</strong> Il existe actuellement un projet de recherche (financé par la CE dans le cadre de son programme « citoyens et gouvernance ») intitulé « Demos : La démocratie en Europe et la mobilisation de la société », coordonné par Donatella della Porta du European University Institute en Italie (du côté français le partenaire est Isabelle Sommier du Centre de recherches politiques de la Sorbonne). Le projet est focalisé sur des formes de démocratie participative « from below » intégrées dans l&rsquo;organisation des mouvements sociaux et dans des expériences des processus délibératifs.</p>
<p class="spip"><strong>Sante, médicament, et la recherche comme bien public :</strong> Un séminaire très intéressant organisé par BukoPharma (a watchdog allemand qu&rsquo;on connaît bien du travail avec le ESSF), Medico International et Medecine for the people.</p>
<p class="spip">Sophie Blancke de Medecine for the people a présenté une campagne pour une politique rationnelle de médicaments en Belgique. Ils prennent comme modèle le « Kiwi model » (qui le connaît ?), un programme national en Nouvelle Zealand qui a pour objectif d&rsquo;améliorer c&rsquo;est-à-dire restreindre les coûts des médicaments avec un système de prix de référence des médicaments (pour ne pas payer x fois plus cher pour la même substance active). Le prix de référence assure apparemment que tout le monde accède au moins à un médicament gratuit de chaque classe de médicaments ou à un prix modique. Ce prix de référence dégage pas mal des économies dans certains domaines. Le programme se focalise plus sur une politique des besoins des patients (demand driven policy) que sur une politique d&rsquo;offre des entreprises pharmaceutiques (supply driven policy).</p>
<p class="spip">Medecine for the people a préparé une loi (pétition pour introduire le Kiwi model en Belgium avec 100 000 signatures en un an). Ils espèrent que la loi passera l&rsquo;année prochaine (ils sont optimiste) et comptent qu&rsquo;environ 50% des médecins belges soutiennent potentiellement l&rsquo;initiative.</p>
<p class="spip">(du site <a class="spip_out" href="http://www.pharmac.govt.nz">www.pharmac.govt.nz</a> : New Zealand has a national pharmacare program that covers drug costs for all citizens. PHARMAC, the Pharmaceutical Management Agency, was initially set up under the Health and Disabilities Services Act (1993) with the specific purpose of improving the management of Government expenditure on pharmaceuticals. The Agency is directly accountable to the Minister of Health. The decision whether to fund a certain drug is based on a cost-benefit analysis. Prices paid to manufacturers are negotiated at a national level. Some drugs may only be funded if patients meet certain conditions or if the prescription has been written by a specialist, or not at all. People who wish to pay out of pocket, or who have third-party insurance, may get other drugs.)</p>
<p class="spip">BukoPharma a travaillé sur des questions de recherches et développements de médicaments : des médicaments qui manquent, combien coûte la recherche, la recherche publique, la commercialisation des universités, le DNDi &#8211; drugs for neglected diseases initiative, etc. Ils ont publié un petit document de vingt pages sur ces questions que je trouve vraiment bien fait. Actuellement ils intéressent de plus en plus pour des questions de la commercialisation des universités&#8230;<br />
vous trouvez le document sous : <a class="spip_out" href="http://www.bukopharma.de/english/publications.htm">http://www.bukopharma.de/english/publications.htm</a></p>
<p class="spip">(J&rsquo;ai essayé de participer à un séminaire sur « Le futur des FSE » mais malheureusement la traduction ne fonctionnait pas et la majorité des participants parlaient en grec et en italien.</p>
<p class="spip">Et malheureusement je ne pouvais pas participer au séminaire avec José Bové sur les OGM car il était au même moment que le notre.)</p>
<p class="spip"><strong>De plus :</strong></p>
<p class="spip">Une large partie du mouvement s&rsquo;est attelée à la rédaction d&rsquo;une « charte des principes de l&rsquo;autre Europe » qui devait avancer à l&rsquo;occasion du forum d&rsquo;Athènes (un réseau permanent sur les services publics, regroupent les ATTAC d&rsquo;Europe, des syndicats (Solidaires, FSU, CGT, la fédération des services publics de la CGIL italienne, l&rsquo;UNISON britannique, la CSC et la FGTB belges&#8230;) et des autorités locales (les territoires « hors AGCS » ou « stop Bolkestein »).</p>
<p class="spip">Les mouvements féministes ont organisé une grande assemblée et un espace autonome de discussion, avec un manifeste contre les violences faites aux femmes en Europe et contre la précarité. Il y avait donc de nombreuses organisations de femmes comme la Marche Mondiale des Femmes, Initiative Feministe Europeenne, Feminist Center of Athens, Network of women of Serres, Patra and Ierapetra, Campain Genova, Initiative of Homosexuals against opression, IMECE Women solidarity Kour, Collectivo bellaciao, UK, Feminist Forum of Austria, Collectivo bellaciao, UK, et d&rsquo;autres.</p>
<p class="spip"><strong>La manif du samedi :</strong></p>
<p class="spip">Environ 70 000 mille personnes participaient à la manif du forum (alors bien coloriée, calme et joyeuse) qui a duré tout l&rsquo;après-midi. Mais il y avait aussi des manifs des anarchistes et des radicaux. En tout cas, beaucoup de police, les rues à côté de la manif fermées par les bus policiers, et les policiers eux mêmes bien « déguisés » avec tout ce qu&rsquo;il faut, y compris du gaz lacrymogène et de nombreuses caméras sur les toits (bon, nous aussi, on a fait des photos d&rsquo;eux). Ça fait un peu bizarre (y compris l&rsquo;odeur du gaz) et n&rsquo;était pas très rassurant mais heureusement la manif s&rsquo;est bien passée sous un soleil estival (le reste des jours il faisait très froid, plus froid qu&rsquo;à Berlin !).</p>
<p class="spip"><strong>Et aussi :</strong></p>
<p class="spip">Une étude faite par les chercheurs-activistes du FSE a montré que c&rsquo;est plutôt une (comme ils disaient) élite intellectuelle qui se trouve dans les FSE (environ 70% des participants sont universitaires, profs ou ont une formation d&rsquo;au moins bac + 3-4, si je me rappelle bien). La question se pose donc de comment ouvrir le processus à d&rsquo;autres couches sociales ?!</p>
<p class="spip"><strong>Résumé pour moi :</strong></p>
<p class="spip">Trois points intéressants :</p>
<p class="spip">1) On devrait intégrer les chercheurs-activistes dans la préparation de notre conférence sur la recherche citoyenne avec les boutiques des sciences. Nous avons déjà prévu dans notre programme préliminaire une partie sur « recherche et mouvements sociaux » dans laquelle sont intégrés les chercheurs-citoyens. En tout cas, je leur ai en parlé et il faut voir à quel point cela les intéresse. Je pourrait aussi prendre contact avec un des chercheurs du projet Demos qui est à Berlin (mais qui n&rsquo;était pas à Athènes).</p>
<p class="spip">2) Le modèle Kiwi et la campagne en Belgique, et le contact avec BukoPharma pourraient être intéressants pour notre note sur les médicaments.</p>
<p class="spip">3) Pour notre note sur les conflits d&rsquo;intérêt il serait également intéressant de discuter avec Christian Wagner de BukoPharma qui souhaite s&rsquo;impliquer plus sur les questions de la commercialisation de la recherche dans les universités. Il passe régulièrement à Berlin et on le verra avec Christophe Bonneuil et Jean-Paul Gaudillière probablement fin mai.</p>
<p class="spip"><strong>Claudia Neubauer</strong></p>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>&#034;Une autre politique de la recherche est possible !&#034;</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/une-autre-politique-de-la-recherche-est-possible/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Mar 2005 09:29:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique de la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Archives]]></category>
		<category><![CDATA[Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l'Ouest (A.C.R.O.)]]></category>
		<category><![CDATA[Centre National d'Information Indépendante sur les Déchets (CNIID)]]></category>
		<category><![CDATA[Christophe Bonneuil]]></category>
		<category><![CDATA[Confédération paysanne]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Testart]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Paul Gaudillère]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>FSC et co-sign&#xE9; par Act-Up Paris, ACRO, Agir Pour l&#x2019;Environnement, AITEC, Les Amis de la Terre France, Association Fran&#xE7;aise des malades de la thyro&#xEF;de, ATTAC, CNIID, Comit&#xE9; Anti-Amiante Jussieu, Conf&#xE9;d&#xE9;ration Paysanne, Fondation Sciences Citoyennes, Greenpeace France, GRET, Mutuelle Arts Sciences Social Culture, OPIE LR, PRIARTEM, R&#xE9;seau Action Climat France, R&#xE9;seau Coh&#xE9;rence https://sciencescitoyennes.org/communiques-notes-et-syntheses/communiques/une-autre-politique-de-la-recherche-est-possible-2/ Vous pouvez &#xE9;galement [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/une-autre-politique-de-la-recherche-est-possible/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>FSC et co-signé par Act-Up Paris, ACRO, Agir Pour l&rsquo;Environnement, AITEC, Les Amis de la Terre France, Association Française des malades de la thyroïde, ATTAC, CNIID, Comité Anti-Amiante Jussieu, Confédération Paysanne, Fondation Sciences Citoyennes, Greenpeace France, GRET, Mutuelle Arts Sciences Social Culture, OPIE LR, PRIARTEM, Réseau Action Climat France, Réseau Cohérence <a href="https://sciencescitoyennes.org/communiques-notes-et-syntheses/communiques/une-autre-politique-de-la-recherche-est-possible-2/">https://sciencescitoyennes.org/communiques-notes-et-syntheses/communiques/une-autre-politique-de-la-recherche-est-possible-2/</a> <span id="more-249"></span>Vous pouvez également lire « Loi d&rsquo;orientation et programmation de la recherche &#8211; La société civile oubliée ? », tribune publiée par le journal Libération et signée par Christophe Bonneuil, secrétaire de la Fondation Sciences Citoyennes, Jean-Paul Gaudillière et Jacques Testart, vice-présidents de la Fondation Sciences Citoyennes, Jérôme Martin, président d&rsquo;Act up-Paris, Yannick Jadot, Directeur des campagnes de Greenpeace France, Gus Massiah, vice-président d&rsquo; ATTAC, Christian Saout, président d&rsquo;Aides<br />
<a href="https://sciencescitoyennes.org/communiques-notes-et-syntheses/sciences-citoyennes-dans-les-medias/loi-dorientation-et-programmation-de-la-recherche-la-societe-civile-oubliee/"><br />
https://sciencescitoyennes.org/communiques-notes-et-syntheses/sciences-citoyennes-dans-les-medias/loi-dorientation-et-programmation-de-la-recherche-la-societe-civile-oubliee/</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>\ »Une autre politique de la recherche est possible !\ »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Mar 2005 09:29:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique de la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Archives]]></category>
		<category><![CDATA[Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l'Ouest (A.C.R.O.)]]></category>
		<category><![CDATA[Centre National d'Information Indépendante sur les Déchets (CNIID)]]></category>
		<category><![CDATA[Christophe Bonneuil]]></category>
		<category><![CDATA[Confédération paysanne]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Testart]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Paul Gaudillère]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>FSC et co-sign&#xE9; par Act-Up Paris, ACRO, Agir Pour l\&#x2019;Environnement, AITEC, Les Amis de la Terre France, Association Fran&#xE7;aise des malades de la thyro&#xEF;de, ATTAC, CNIID, Comit&#xE9; Anti-Amiante Jussieu, Conf&#xE9;d&#xE9;ration Paysanne, Fondation Sciences Citoyennes, Greenpeace France, GRET, Mutuelle Arts Sciences Social Culture, OPIE LR, PRIARTEM, R&#xE9;seau Action Climat France, R&#xE9;seau Coh&#xE9;rence https://sciencescitoyennes.org/communiques-notes-et-syntheses/communiques/une-autre-politique-de-la-recherche-est-possible-2/ Vous pouvez &#xE9;galement [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/une-autre-politique-de-la-recherche-est-possible-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>FSC et co-signé par Act-Up Paris, ACRO, Agir Pour l\&rsquo;Environnement, AITEC, Les Amis de la Terre France, Association Française des malades de la thyroïde, ATTAC, CNIID, Comité Anti-Amiante Jussieu, Confédération Paysanne, Fondation Sciences Citoyennes, Greenpeace France, GRET, Mutuelle Arts Sciences Social Culture, OPIE LR, PRIARTEM, Réseau Action Climat France, Réseau Cohérence <a href=\"https://sciencescitoyennes.org/communiques-notes-et-syntheses/communiques/une-autre-politique-de-la-recherche-est-possible-2/\">https://sciencescitoyennes.org/communiques-notes-et-syntheses/communiques/une-autre-politique-de-la-recherche-est-possible-2/</a> <span id="more-144860"></span>Vous pouvez également lire \ »Loi d\&rsquo;orientation et programmation de la recherche &#8211; La société civile oubliée ?\ », tribune publiée par le journal Libération et signée par Christophe Bonneuil, secrétaire de la Fondation Sciences Citoyennes, Jean-Paul Gaudillière et Jacques Testart, vice-présidents de la Fondation Sciences Citoyennes, Jérôme Martin, président d\&rsquo;Act up-Paris, Yannick Jadot, Directeur des campagnes de Greenpeace France, Gus Massiah, vice-président d\&rsquo; ATTAC, Christian Saout, président d\&rsquo;Aides<br />
<a href=\"https://sciencescitoyennes.org/communiques-notes-et-syntheses/sciences-citoyennes-dans-les-medias/loi-dorientation-et-programmation-de-la-recherche-la-societe-civile-oubliee/\"><br />
https://sciencescitoyennes.org/communiques-notes-et-syntheses/sciences-citoyennes-dans-les-medias/loi-dorientation-et-programmation-de-la-recherche-la-societe-civile-oubliee/</a></p>
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		<item>
		<title>Loi d\&#8217;orientation et programmation de la recherche : La société civile oubliée ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Mar 2005 14:18:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conventions de citoyens]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Biotechnologie]]></category>
		<category><![CDATA[Christophe Bonneuil]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Testart]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Paul Gaudillère]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Savoirs ouverts]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences citoyennes dans les médias]]></category>
		<category><![CDATA[Technologies de l'information et de la communication (TIC)]]></category>
		<category><![CDATA[Université]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les avanc&#xE9;es scientifiques et techniques sont des facteurs majeurs de changement dans nos soci&#xE9;t&#xE9;s. Souvent porteuses de progr&#xE8;s, parfois porteuses de risques et de nouvelles d&#xE9;pendances, elles sont rarement discut&#xE9;es et orient&#xE9;es de fa&#xE7;on d&#xE9;mocratique. D\&#x2019;o&#xF9; les crises et les contestations citoyennes de ces derni&#xE8;res ann&#xE9;es. Par Christophe Bonneuil, secr&#xE9;taire de la Fondation Sciences Citoyennes, [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/loi-dorientation-et-programmation-de-la-recherche-la-societe-civile-oubliee-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class=\"spip\">Les avancées scientifiques et techniques sont des facteurs majeurs de  changement dans nos sociétés. Souvent porteuses de progrès, parfois  porteuses de risques et de nouvelles dépendances, elles sont rarement  discutées et orientées de façon démocratique. D\&rsquo;où les crises et les  contestations citoyennes de ces dernières années. Par <strong class=\"spip\">Christophe Bonneuil</strong>, <em class=\"spip\">secrétaire de la Fondation Sciences Citoyennes</em>, <strong class=\"spip\">Jean-Paul Gaudillière</strong> et<strong class=\"spip\"> <a class=\"spip_out\" href=\"http://jacques.testart.free.fr\">Jacques Testart</a>,</strong> <em class=\"spip\">vice-présidents de la</em> <em class=\"spip\">Fondation Sciences Citoyennes</em>, <strong class=\"spip\">Jérôme Martin,</strong> <em class=\"spip\">président d\&rsquo;Act up-Paris</em>, <strong class=\"spip\">Yannick Jadot,</strong> <em class=\"spip\">Directeur des campagnes de Greenpeace France</em>, <strong class=\"spip\">Gus Massiah,</strong> <em class=\"spip\">vice-président d\&rsquo; ATTAC</em>, <strong class=\"spip\">Christian Saout,</strong> <em class=\"spip\">président d\&rsquo;Aides</em></p>
<p class=\"spip\"><span id="more-144846"></span>Dès le printemps 2004, nous avions avancé que la crise de la recherche n\&rsquo;était pas un phénomène conjoncturel, limité aux coupes budgétaires du gouvernement Raffarin, mais correspondait à une coupure plus profonde du rapport entre science et société. Bien qu\&rsquo;exclues du Comite d\&rsquo;Initiative et de Proposition constitué par des responsables de l\&rsquo;Académie et de « sauvons la recherche », les associations avaient fait des propositions pour démocratiser la prise de décision sur les choix scientifiques et techniques et pour faire des acteurs sociétaux à but non lucratifs (producteurs de connaissances ouvertes comme le logiciel libre, associations d\&rsquo;usagers, de malades, de solidarité et de défense de l\&rsquo;environnement…) des acteurs et partenaires de la recherche à part entière (1).</p>
<p class=\"spip\">A entendre le gouvernement parler d\&rsquo;un « nouveau pacte entre la recherche et la Nation » en introduction du projet de loi d\&rsquo;orientation et programmation de la recherche, on pouvait espérer que le message avait été reçu. A lire le texte il n\&rsquo;en est rien.</p>
<p class=\"spip\">Quantitativement, nous sommes encore loin des promesses faites aux chercheurs puisque le plan actuel peinera à atteindre les 3% du PIB promis. De plus, le chiffre annoncé de 0,86% du PIB pour l\&rsquo;effort public de recherche cette année est erroné : si on veut comparer avec les autres pays européens, il faut en retrancher les dépenses militaires, nucléaires et spatiales, ce qui nous amène à 0,6% du PIB et place la France en queue de peloton européen.</p>
<p class=\"spip\">Qualitativement, le projet de loi est inacceptable pour la société civile : il ne reste rien des timides propositions des Etats Généraux de la Recherche ni des propositions des associations, hormis l\&rsquo;introduction de quelques bourses de thèses en milieu associatif. Les deux tiers des articles de loi sont des dispositions fiscales. On croirait lire un projet du MEDEF revu par un ingénieur des grands corps. Le vocabulaire est certes rénové : désormais on dit recherche « partenariale », « co-construction », « pacte avec la société ». Mais la « société », pour Raffarin, d\&rsquo;Aubert et Fillon, ce sont les entreprises, les entreprises et les entreprises. Des demandes des citoyens, des acteurs à buts non lucratifs de la société civile, des associations ou de l\&rsquo;économie sociale et solidaire il n\&rsquo;est pas question. Pire les logiques sont inversées : désormais c\&rsquo;est la recherche en entreprise qui est présentée comme le moteur de la recherche publique. Certes l\&rsquo;appui à l\&rsquo;innovation pour produire des biens marchands est une des missions de la recherche, mais quid des autres missions telles que la production de connaissances sur notre monde, l\&rsquo;enseignement supérieur, et la production de biens publics et d\&rsquo;innovations en réponse aux besoins non marchands de la société ?</p>
<p class=\"spip\">Déjà les logiques de rentabilité financière de court terme limitent la capacité collective de nos sociétés à produire des connaissances, à élaborer une expertise publique indépendante et à développer des innovations d\&rsquo;intérêt général : l\&rsquo;étau des brevets se resserre autour du logiciel libre, des gènes et des malades. Monsanto et Dupont détiennent plus de brevets en biotechnologie végétale que tout le secteur public du monde, et seulement 0,001 % du budget de la recherche biomédicale (publique et privée) mondiale est consacré à l\&rsquo;étude des maladies infectieuses majeures des pays pauvres. Au lieu de chercher un rééquilibrage, le projet de loi aggrave cette logique.</p>
<p class=\"spip\">Qu\&rsquo;on en juge. Plus des deux tiers des hausses de budgets prévues iront à l\&rsquo;innovation industrielle et à des dispositifs aidant les entreprises à piloter et commanditer de la recherche publique. Les laboratoires publics, assoiffés par un gel de leurs crédits de base devront se montrer « sexy » pour les entreprises dont les contrats avec un laboratoire de leur choix seront déduits de leur impôt sur les sociétés. Les universités ne sont soutenues que si elles créent des pôles (les PRES) et des formations doctorales avec l\&rsquo;industrie. Au total, les cadeaux aux entreprises vont passer en deux ans de 20 à 30 % du budget civil de la recherche, dont près de la moitié en dégrèvements fiscaux (comme le crédit impôt recherche) qui, totalement aveugles, privent l\&rsquo;Etat des moyens d\&rsquo;une véritable politique industrielle.</p>
<p class=\"spip\">En matière de pilotage, le projet de loi crée un « Haut Conseil de la Science ». Le gouvernement enlevé « et de l\&rsquo;Innovation » à la demande des chercheurs mais il n\&rsquo;en reste pas moins que près de la moitié des membres seront des personnalités du « monde socio-économique » sans qu\&rsquo;aucune aucune place ne soit prévue pour les associations, représentants des usagers et acteurs sociétaux à buts non marchands. Ne faudrait-il pas clairement instaurer par la loi, dans toutes les instances de gouvernance de la recherche et de l\&rsquo;enseignement supérieur, une parité entre acteurs économiques engagés dans la production de biens et services marchands, et acteurs sociétaux à buts non lucratifs représentant les besoins non marchands de notre société ?</p>
<p class=\"spip\">Le compte n\&rsquo;y est pas non plus en terme de démocratisation des grands choix des priorités scientifiques et technologiques. Les Etats-Généraux de Grenoble souhaitaient une loi d\&rsquo;orientation tous les cinq ans et les associations proposaient d\&rsquo;y coupler une conférence de citoyens sur les orientations de la recherche. Mais le projet de loi parle seulement de « renforcer l\&rsquo;office parlementaire d\&rsquo;évaluation des choix scientifiques et techniques » pour qu\&rsquo;il organise des « débats publics » : pas de rôle spécifié, pas de procédure définie, pas de représentation organisée. Des « consultations » comme l\&rsquo;OPECST en a l\&rsquo;habitude, sans risques et sans conséquences, en particulier non suivies d\&rsquo;un débat parlementaire sur les orientations proposées par les citoyens. Le « public », nous dit-on, y compris parfois chez les chercheurs qui nous demandent notre soutien, n\&rsquo;est pas assez savant pour pouvoir discuter sérieusement de la recherche. Le citoyen serait-il rustre à ce point qu\&rsquo;il ne saurait comprendre, pour peu que l\&rsquo;on prenne le temps de mettre à plat les enjeux, que la recherche a de multiples missions et de multiples usages, que l\&rsquo;on a besoin des archéologues comme des inventeurs de médicaments ? Alors que les entreprises pilotent 20% à 30% des budgets publics de la recherche française et que les programmes militaires spatiaux ou nucléaires en engloutissent 40 %, la société n\&rsquo;aurait, dans une démocratie avancée comme la nôtre, rien à dire sur les grandes priorités scientifiques. Elle n\&rsquo;aurait pas à s\&rsquo;occuper du retard énorme de notre pays en matière de recherche médicale, de santé environnementale, et de recherche pour l\&rsquo;agriculture durable et bio et les énergies renouvelables.</p>
<p class=\"spip\">La stratégie de défense de la recherche limitée au pré-carré d\&rsquo;une recherche « fondamentale » sans poser la question plus large des rapports entre recherche, marché et société civile montre ici ses limites. Les Etats Géneraux de Grenoble ont ainsi laissé le champ libre, moyennant quelques cacahuètes à la recherche dite « fondamentale », au « tout entreprises » du gouvernement. Pour « sauver la recherche », il faut l\&rsquo;ouvrir, en actes et non simplement en parole, sur la société civile !</p>
<p class=\"spip\">Pour préserver la diversité de la recherche, redonner des marges de liberté aux chercheurs, il faut éviter le partenariat unique avec l\&rsquo;industrie, instaurer d\&rsquo;autres liens à la société, d\&rsquo;autres objectifs et d\&rsquo;autres sources de légitimité. D\&rsquo;autres partenariats sont possibles. Il est temps d\&rsquo;inventer au niveau national des mécanismes encourageant les recherches en partenariat entre acteurs de la société civile et laboratoires de recherche publique. Il est temps de tirer parti des expériences acquises ici, entre chercheurs et mouvement sida ou à l\&rsquo;étranger, par exemple autour des Alliances de Recherche Universités-Communautés au Canada.</p>
<p>Ces nouveaux partenariats sont importants pour que soient pris en compte les besoins de recherche de la société mais ils représentent aussi un enjeu pour l\&rsquo;innovation. Car aujourd\&rsquo;hui la richesse provient de plus en plus d\&rsquo;une intelligence collective disséminée dans le corps social, et l\&rsquo;innovation n\&rsquo;est plus l\&rsquo;apanage des institutions traditionnelles de recherche publiques ou privées. La production de connaissances est devenue plus collective selon des modes alternatifs à l\&rsquo;appropriation et à la construction de monopoles cognitifs et financiers. La révolution du logiciel libre et des cultures Internet, l\&rsquo;apport des paysans et des amateurs à la gestion de la biodiversité, la montée de l\&rsquo;expertise des ONG internationales sur les grands problèmes planétaires, la coproduction des savoirs thérapeutiques par les chercheurs et les malades dans le mouvement de lutte contre le sida… Voilà autant d\&rsquo;exemples qui témoignent de l\&rsquo;importance qu\&rsquo;a pris depuis quinze ans la société civile, des « usagers » se prenant collectivement en charge, dans la production de connaissances et d\&rsquo;innovations.</p>
<p class=\"spip\">On peut choisir d\&rsquo;affecter 100 millions d\&rsquo;euros à l\&rsquo;augmentation du crédit impôt-recherche ou bien allouer la même somme pour moitié au recrutement de 1000 enseignants-chercheurs, avec un horaire d\&rsquo;enseignement allégé pour favoriser leurs recherches, et pour moitié à la création d\&rsquo;un fonds d\&rsquo;initiative de 50 millions d\&rsquo;Euros pour des recherches en partenariat entre acteurs associatifs et chercheurs publics. Nous sommes convaincus que la seconde mesure est plus efficace, pour la recherche et pour la société.</p>
<p class=\"spip\">[<a id=\"nh29-1\" class=\"spip_note\" title=\"[1] Les malades acteurs de la recherche. Contribution interassociative du (...)\" name=\"nh29-1\" href=\"http://www.sciencescitoyennes.org/#nb29-1\">1</a>]
<hr />
<p class=\"spip_note\">[<a class=\"spip_note\" title=\"Notes 29-1\" name=\"nb29-1\" href=\"http://www.sciencescitoyennes.org/#nh29-1\">1</a>] Les malades acteurs de la recherche. Contribution interassociative du TRT-5 et du CHV aux États généraux de la recherche (http://www.actupparis.org/article1794.html) ; Fondation sciences citoyennes, Quelle politique scientifique pour entrer dans le XXIe siècle ? Vers un nouveau contrat entre recherche et société. Contribution aux États généraux sur l\&rsquo;avenir de la recherche, octobre 2004 (<a class=\"spip_out\" href=\"https://sciencescitoyennes.org/article.php3?id_article=601\">https://sciencescitoyennes.org/article.php3 ?id_article=601</a>)</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/loi-dorientation-et-programmation-de-la-recherche-la-societe-civile-oubliee-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Loi d&#039;orientation et programmation de la recherche : La société civile oubliée ?</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/loi-dorientation-et-programmation-de-la-recherche-la-societe-civile-oubliee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Mar 2005 14:18:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conventions de citoyens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les avanc&#xE9;es scientifiques et techniques sont des facteurs majeurs de changement dans nos soci&#xE9;t&#xE9;s. Souvent porteuses de progr&#xE8;s, parfois porteuses de risques et de nouvelles d&#xE9;pendances, elles sont rarement discut&#xE9;es et orient&#xE9;es de fa&#xE7;on d&#xE9;mocratique. D&#x2019;o&#xF9; les crises et les contestations citoyennes de ces derni&#xE8;res ann&#xE9;es. Par Christophe Bonneuil, secr&#xE9;taire de la Fondation Sciences Citoyennes, [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/loi-dorientation-et-programmation-de-la-recherche-la-societe-civile-oubliee/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="spip">Les avancées scientifiques et techniques sont des facteurs majeurs de  changement dans nos sociétés. Souvent porteuses de progrès, parfois  porteuses de risques et de nouvelles dépendances, elles sont rarement  discutées et orientées de façon démocratique. D&rsquo;où les crises et les  contestations citoyennes de ces dernières années. Par <strong class="spip">Christophe Bonneuil</strong>, <em class="spip">secrétaire de la Fondation Sciences Citoyennes</em>, <strong class="spip">Jean-Paul Gaudillière</strong> et<strong class="spip"> <a class="spip_out" href="http://jacques.testart.free.fr">Jacques Testart</a>,</strong> <em class="spip">vice-présidents de la</em> <em class="spip">Fondation Sciences Citoyennes</em>, <strong class="spip">Jérôme Martin,</strong> <em class="spip">président d&rsquo;Act up-Paris</em>, <strong class="spip">Yannick Jadot,</strong> <em class="spip">Directeur des campagnes de Greenpeace France</em>, <strong class="spip">Gus Massiah,</strong> <em class="spip">vice-président d&rsquo; ATTAC</em>, <strong class="spip">Christian Saout,</strong> <em class="spip">président d&rsquo;Aides</em></p>
<p class="spip"><span id="more-1412"></span>Dès le printemps 2004, nous avions avancé que la crise de la recherche n&rsquo;était pas un phénomène conjoncturel, limité aux coupes budgétaires du gouvernement Raffarin, mais correspondait à une coupure plus profonde du rapport entre science et société. Bien qu&rsquo;exclues du Comite d&rsquo;Initiative et de Proposition constitué par des responsables de l&rsquo;Académie et de « sauvons la recherche », les associations avaient fait des propositions pour démocratiser la prise de décision sur les choix scientifiques et techniques et pour faire des acteurs sociétaux à but non lucratifs (producteurs de connaissances ouvertes comme le logiciel libre, associations d&rsquo;usagers, de malades, de solidarité et de défense de l&rsquo;environnement…) des acteurs et partenaires de la recherche à part entière (1).</p>
<p class="spip">A entendre le gouvernement parler d&rsquo;un « nouveau pacte entre la recherche et la Nation » en introduction du projet de loi d&rsquo;orientation et programmation de la recherche, on pouvait espérer que le message avait été reçu. A lire le texte il n&rsquo;en est rien.</p>
<p class="spip">Quantitativement, nous sommes encore loin des promesses faites aux chercheurs puisque le plan actuel peinera à atteindre les 3% du PIB promis. De plus, le chiffre annoncé de 0,86% du PIB pour l&rsquo;effort public de recherche cette année est erroné : si on veut comparer avec les autres pays européens, il faut en retrancher les dépenses militaires, nucléaires et spatiales, ce qui nous amène à 0,6% du PIB et place la France en queue de peloton européen.</p>
<p class="spip">Qualitativement, le projet de loi est inacceptable pour la société civile : il ne reste rien des timides propositions des Etats Généraux de la Recherche ni des propositions des associations, hormis l&rsquo;introduction de quelques bourses de thèses en milieu associatif. Les deux tiers des articles de loi sont des dispositions fiscales. On croirait lire un projet du MEDEF revu par un ingénieur des grands corps. Le vocabulaire est certes rénové : désormais on dit recherche « partenariale », « co-construction », « pacte avec la société ». Mais la « société », pour Raffarin, d&rsquo;Aubert et Fillon, ce sont les entreprises, les entreprises et les entreprises. Des demandes des citoyens, des acteurs à buts non lucratifs de la société civile, des associations ou de l&rsquo;économie sociale et solidaire il n&rsquo;est pas question. Pire les logiques sont inversées : désormais c&rsquo;est la recherche en entreprise qui est présentée comme le moteur de la recherche publique. Certes l&rsquo;appui à l&rsquo;innovation pour produire des biens marchands est une des missions de la recherche, mais quid des autres missions telles que la production de connaissances sur notre monde, l&rsquo;enseignement supérieur, et la production de biens publics et d&rsquo;innovations en réponse aux besoins non marchands de la société ?</p>
<p class="spip">Déjà les logiques de rentabilité financière de court terme limitent la capacité collective de nos sociétés à produire des connaissances, à élaborer une expertise publique indépendante et à développer des innovations d&rsquo;intérêt général : l&rsquo;étau des brevets se resserre autour du logiciel libre, des gènes et des malades. Monsanto et Dupont détiennent plus de brevets en biotechnologie végétale que tout le secteur public du monde, et seulement 0,001 % du budget de la recherche biomédicale (publique et privée) mondiale est consacré à l&rsquo;étude des maladies infectieuses majeures des pays pauvres. Au lieu de chercher un rééquilibrage, le projet de loi aggrave cette logique.</p>
<p class="spip">Qu&rsquo;on en juge. Plus des deux tiers des hausses de budgets prévues iront à l&rsquo;innovation industrielle et à des dispositifs aidant les entreprises à piloter et commanditer de la recherche publique. Les laboratoires publics, assoiffés par un gel de leurs crédits de base devront se montrer « sexy » pour les entreprises dont les contrats avec un laboratoire de leur choix seront déduits de leur impôt sur les sociétés. Les universités ne sont soutenues que si elles créent des pôles (les PRES) et des formations doctorales avec l&rsquo;industrie. Au total, les cadeaux aux entreprises vont passer en deux ans de 20 à 30 % du budget civil de la recherche, dont près de la moitié en dégrèvements fiscaux (comme le crédit impôt recherche) qui, totalement aveugles, privent l&rsquo;Etat des moyens d&rsquo;une véritable politique industrielle.</p>
<p class="spip">En matière de pilotage, le projet de loi crée un « Haut Conseil de la Science ». Le gouvernement enlevé « et de l&rsquo;Innovation » à la demande des chercheurs mais il n&rsquo;en reste pas moins que près de la moitié des membres seront des personnalités du « monde socio-économique » sans qu&rsquo;aucune aucune place ne soit prévue pour les associations, représentants des usagers et acteurs sociétaux à buts non marchands. Ne faudrait-il pas clairement instaurer par la loi, dans toutes les instances de gouvernance de la recherche et de l&rsquo;enseignement supérieur, une parité entre acteurs économiques engagés dans la production de biens et services marchands, et acteurs sociétaux à buts non lucratifs représentant les besoins non marchands de notre société ?</p>
<p class="spip">Le compte n&rsquo;y est pas non plus en terme de démocratisation des grands choix des priorités scientifiques et technologiques. Les Etats-Généraux de Grenoble souhaitaient une loi d&rsquo;orientation tous les cinq ans et les associations proposaient d&rsquo;y coupler une conférence de citoyens sur les orientations de la recherche. Mais le projet de loi parle seulement de « renforcer l&rsquo;office parlementaire d&rsquo;évaluation des choix scientifiques et techniques » pour qu&rsquo;il organise des « débats publics » : pas de rôle spécifié, pas de procédure définie, pas de représentation organisée. Des « consultations » comme l&rsquo;OPECST en a l&rsquo;habitude, sans risques et sans conséquences, en particulier non suivies d&rsquo;un débat parlementaire sur les orientations proposées par les citoyens. Le « public », nous dit-on, y compris parfois chez les chercheurs qui nous demandent notre soutien, n&rsquo;est pas assez savant pour pouvoir discuter sérieusement de la recherche. Le citoyen serait-il rustre à ce point qu&rsquo;il ne saurait comprendre, pour peu que l&rsquo;on prenne le temps de mettre à plat les enjeux, que la recherche a de multiples missions et de multiples usages, que l&rsquo;on a besoin des archéologues comme des inventeurs de médicaments ? Alors que les entreprises pilotent 20% à 30% des budgets publics de la recherche française et que les programmes militaires spatiaux ou nucléaires en engloutissent 40 %, la société n&rsquo;aurait, dans une démocratie avancée comme la nôtre, rien à dire sur les grandes priorités scientifiques. Elle n&rsquo;aurait pas à s&rsquo;occuper du retard énorme de notre pays en matière de recherche médicale, de santé environnementale, et de recherche pour l&rsquo;agriculture durable et bio et les énergies renouvelables.</p>
<p class="spip">La stratégie de défense de la recherche limitée au pré-carré d&rsquo;une recherche « fondamentale » sans poser la question plus large des rapports entre recherche, marché et société civile montre ici ses limites. Les Etats Géneraux de Grenoble ont ainsi laissé le champ libre, moyennant quelques cacahuètes à la recherche dite « fondamentale », au « tout entreprises » du gouvernement. Pour « sauver la recherche », il faut l&rsquo;ouvrir, en actes et non simplement en parole, sur la société civile !</p>
<p class="spip">Pour préserver la diversité de la recherche, redonner des marges de liberté aux chercheurs, il faut éviter le partenariat unique avec l&rsquo;industrie, instaurer d&rsquo;autres liens à la société, d&rsquo;autres objectifs et d&rsquo;autres sources de légitimité. D&rsquo;autres partenariats sont possibles. Il est temps d&rsquo;inventer au niveau national des mécanismes encourageant les recherches en partenariat entre acteurs de la société civile et laboratoires de recherche publique. Il est temps de tirer parti des expériences acquises ici, entre chercheurs et mouvement sida ou à l&rsquo;étranger, par exemple autour des Alliances de Recherche Universités-Communautés au Canada.</p>
<p>Ces nouveaux partenariats sont importants pour que soient pris en compte les besoins de recherche de la société mais ils représentent aussi un enjeu pour l&rsquo;innovation. Car aujourd&rsquo;hui la richesse provient de plus en plus d&rsquo;une intelligence collective disséminée dans le corps social, et l&rsquo;innovation n&rsquo;est plus l&rsquo;apanage des institutions traditionnelles de recherche publiques ou privées. La production de connaissances est devenue plus collective selon des modes alternatifs à l&rsquo;appropriation et à la construction de monopoles cognitifs et financiers. La révolution du logiciel libre et des cultures Internet, l&rsquo;apport des paysans et des amateurs à la gestion de la biodiversité, la montée de l&rsquo;expertise des ONG internationales sur les grands problèmes planétaires, la coproduction des savoirs thérapeutiques par les chercheurs et les malades dans le mouvement de lutte contre le sida… Voilà autant d&rsquo;exemples qui témoignent de l&rsquo;importance qu&rsquo;a pris depuis quinze ans la société civile, des « usagers » se prenant collectivement en charge, dans la production de connaissances et d&rsquo;innovations.</p>
<p class="spip">On peut choisir d&rsquo;affecter 100 millions d&rsquo;euros à l&rsquo;augmentation du crédit impôt-recherche ou bien allouer la même somme pour moitié au recrutement de 1000 enseignants-chercheurs, avec un horaire d&rsquo;enseignement allégé pour favoriser leurs recherches, et pour moitié à la création d&rsquo;un fonds d&rsquo;initiative de 50 millions d&rsquo;Euros pour des recherches en partenariat entre acteurs associatifs et chercheurs publics. Nous sommes convaincus que la seconde mesure est plus efficace, pour la recherche et pour la société.</p>
<p class="spip">[<a id="nh29-1" class="spip_note" title="[1] Les malades acteurs de la recherche. Contribution interassociative du (...)" name="nh29-1" href="http://www.sciencescitoyennes.org/#nb29-1">1</a>]
<hr />
<p class="spip_note">[<a class="spip_note" title="Notes 29-1" name="nb29-1" href="http://www.sciencescitoyennes.org/#nh29-1">1</a>] Les malades acteurs de la recherche. Contribution interassociative du TRT-5 et du CHV aux États généraux de la recherche (http://www.actupparis.org/article1794.html) ; Fondation sciences citoyennes, Quelle politique scientifique pour entrer dans le XXIe siècle ? Vers un nouveau contrat entre recherche et société. Contribution aux États généraux sur l&rsquo;avenir de la recherche, octobre 2004 (<a class="spip_out" href="https://sciencescitoyennes.org/article.php3?id_article=601">https://sciencescitoyennes.org/article.php3 ?id_article=601</a>)</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/loi-dorientation-et-programmation-de-la-recherche-la-societe-civile-oubliee/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Quelle politique scientifique pour entrer dans le 21e siècle ? Vers un nouveau contrat entre recherche et société</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/quelle-politique-scientifique-pour-entrer-dans-le-21e/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Oct 2004 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Démocratisation de la science]]></category>
		<category><![CDATA[Notes et synthèses]]></category>
		<category><![CDATA[Politique de la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
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		<category><![CDATA[Jean-Paul Gaudillère]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vous trouvez l&#x2019;int&#xE9;gralit&#xE9; du texte dans le document pdf. https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2011/02/Note-recherche-v28.10.04-2.pdf R&#xE9;sum&#xE9; des analyses et propositions de la note Les contributions au d&#xE9;bat de ces derniers mois sur l&#x2019;avenir de la recherche en France ont le plus souvent mis l&#x2019;accent sur le manque de moyens et de postes de la recherche publique et sur la r&#xE9;forme [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/quelle-politique-scientifique-pour-entrer-dans-le-21e/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Vous trouvez l&rsquo;intégralité du texte dans le document pdf.</p>
<p><a title="note recherche" type="application/pdf" href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2011/02/Note-recherche-v28.10.04-2.pdf">https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2011/02/Note-recherche-v28.10.04-2.pdf</a></p>
<p class="spip"><strong>Résumé des analyses et propositions de la note</strong></p>
<p class="spip">Les contributions au débat de ces derniers mois sur l&rsquo;avenir de la recherche en France ont le plus souvent mis l&rsquo;accent sur le manque de moyens et de postes de la recherche publique et sur la réforme des structures susceptibles d&rsquo;améliorer la « productivité » de la science française. Mais la crise de notre système de recherche, d&rsquo;expertise et d&rsquo;innovation est autrement plus profonde. Nos sociétés traversent trois transformations majeures qui sont autant de défis pour nos institutions de recherche et leurs rapports avec la société :<span id="more-1606"></span></p>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Quelle politique scientifique pour entrer dans le 21e siècle ? Vers un nouveau contrat entre recherche et société" /> <strong>La marchandisation de la science</strong> : rôle accru de la connaissance dans la production et la captation de la valeur ajoutée économique, affirmation des normes marchandes dans la production et la validation des savoirs, mise en concurrence mondiale des systèmes de recherches nationaux, montée de nouvelles formes d&rsquo;appropriation des savoirs et du vivant, exhortations à la « compétitivité » des chercheurs de la part des dirigeants des organismes et des politiques.</p>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Quelle politique scientifique pour entrer dans le 21e siècle ? Vers un nouveau contrat entre recherche et société" /> <strong>La montée des aspirations citoyennes</strong> : élévation du niveau culturel et demande de participation plutôt que de délégation, prise de conscience que tout « progrès » n&rsquo;est pas bon à prendre et doutes sur la capacité de la science à contrôler les effets de ses propres découvertes, émergence d&rsquo;une « société de la connaissance disséminée » où de multiples associations et organisations non-gouvernementales contribuent à la production de savoirs et d&rsquo;innovations qui font la richesse de notre démocratie, du lien social et de notre économie.</p>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Quelle politique scientifique pour entrer dans le 21e siècle ? Vers un nouveau contrat entre recherche et société" /> <strong>L&rsquo;entrée dans un monde fini</strong> où les effets secondaires des technologies ne peuvent plus être négligés : la science devenue technoscience, qui a voulu maîtriser la planète sur le mode de la conquête, est aujourd&rsquo;hui questionnée dans ses paradigmes et amenée à jouer un rôle nouveau (principe de précaution, développement durable).</p>
<p class="spip">Dans ces conditions, il s&rsquo;agir de refonder notre système de recherche, autour d&rsquo;un nouveau contrat entre recherche et société, de nouvelles missions et orientations de la recherche et de nouveaux modes d&rsquo;interaction avec les acteurs porteurs de besoins et d&rsquo;intérêts non marchands de la société civile. Le scénario que prône la Fondation Sciences Citoyennes est celui d&rsquo;une alliance forte entre les chercheurs et la société civile. Aller vers ce scénario a pour condition préalable l&rsquo;existence d&rsquo;une recherche publique forte. La Fondation Sciences Citoyennes appuie donc pleinement les demandes des chercheurs pour des moyens accrûs. Mais il s&rsquo;agit aussi de transformer les orientations, les modes de décision, les pratiques d&rsquo;expertise, et les rapports entre la recherche et la société.</p>
<p class="spip"><strong>Sur les missions et l&rsquo;orientation de la recherche</strong></p>
<p class="spip">À eux seuls, la recherche militaire et les programmes technologiques nucléaire, aéronautique et spatial absorbent plus de 40% de la dépense publique de recherche. De plus, comme le montrent les indicateurs présentés dans cette note, la France accuse un déficit considérable de recherche dans la plupart des domaines liés au développement durable et à la santé publique : santé environnementale et toxicologie, écologie, énergies renouvelables, agriculture biologique et durable, chimie et ingénierie vertes ne doivent pas rester orphelin de recherche en France. Nos propositions sont donc</p>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Quelle politique scientifique pour entrer dans le 21e siècle ? Vers un nouveau contrat entre recherche et société" /> D&rsquo;investir massivement dans ces domaines clé du développement durable et de la santé publique : développement durable et principe de précaution peuvent devenir les moteurs de l&rsquo;ambition scientifique et technologique française et européenne.</p>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Quelle politique scientifique pour entrer dans le 21e siècle ? Vers un nouveau contrat entre recherche et société" /> Reformuler et élargir les missions de la recherche publique. Outre la mission cognitive et la mission de formation, cette note met l&rsquo;accent sur :</p>
<p class="spip">l&rsquo;apport de connaissances plurielles en amont des choix sociétaux (expertise publique, exploration de la pluralité des mondes socio-techniques possibles) (Proposition 4.4),</p>
<p class="spip">l&rsquo;appui à l&rsquo;innovation, dans une acception élargie incluant l&rsquo;innovation à but non lucratif disséminée dans la société (Proposition 4.4),</p>
<p class="spip">la défense de la connaissance comme bien public (annexe 2).</p>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Quelle politique scientifique pour entrer dans le 21e siècle ? Vers un nouveau contrat entre recherche et société" /> Cadrer les financements publics de la R&amp;D privée sur des orientations technologiques liées à des objectifs socio-économiques clairs (Proposition 4.5)</p>
<p class="spip"><strong>Sur la démocratisation des choix scientifiques et techniques</strong></p>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Quelle politique scientifique pour entrer dans le 21e siècle ? Vers un nouveau contrat entre recherche et société" /> Mise en débat (notamment autour d&rsquo;une conférence de citoyens) et l&rsquo;adoption tous les quatre ans (loi de programmation) d&rsquo;un « programme cadre national de recherche et développement » définissant le volume et la répartition des efforts publics entre domaines de recherche et d&rsquo;innovation. (Proposition 4.1)</p>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Quelle politique scientifique pour entrer dans le 21e siècle ? Vers un nouveau contrat entre recherche et société" /> Renforcer et réformer l&rsquo;Office Parlementaire d&rsquo;Evaluation des Choix Scientifiques et Techniques (OPECST) (Proposition 4.2)</p>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Quelle politique scientifique pour entrer dans le 21e siècle ? Vers un nouveau contrat entre recherche et société" /> Ouvrir les structures de programmation de la recherche aux acteurs de la société civile (Proposition 4.3)</p>
<p class="spip"><strong>Sur le développement du tiers secteur de la recherche citoyenne, de l&rsquo;expertise associative et de l&rsquo;innovation coopérative et de ses partenariats avec la recherche publique</strong></p>
<p class="spip">Pour faire des aspirations et des initiatives de la société civile un des moteurs de la recherche et de l&rsquo;innovation, nous proposons de :</p>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Quelle politique scientifique pour entrer dans le 21e siècle ? Vers un nouveau contrat entre recherche et société" /> Créer aux niveaux régional et national des fonds d&rsquo;initiative (type « Chèque expertise ») accessibles à des associations qui souhaitent effectuer ou commanditer une contre-expertise sur tel ou tel problème à teneur scientifique et technique (Proposition 5.1)</p>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Quelle politique scientifique pour entrer dans le 21e siècle ? Vers un nouveau contrat entre recherche et société" /> Ouvrir aux acteurs du secteur associatif non marchand le bénéfice des dispositifs d&rsquo;appui aux PME en matière de recherche et à l&rsquo;innovation (Proposition 5.2 )</p>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Quelle politique scientifique pour entrer dans le 21e siècle ? Vers un nouveau contrat entre recherche et société" /> Favoriser la mobilité professionnelle des chercheurs entre monde associatif et recherche publique : allocations de thèse et détachements (Proposition 5.3)</p>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Quelle politique scientifique pour entrer dans le 21e siècle ? Vers un nouveau contrat entre recherche et société" /> Ouvrir des crédits substantiels pour financer les projets de recherches associant laboratoires publics de recherche et associations (Proposition 5.4)</p>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Quelle politique scientifique pour entrer dans le 21e siècle ? Vers un nouveau contrat entre recherche et société" /> Créer au Ministère de la recherche une Direction « Science et société » (Proposition 5.5)</p>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Quelle politique scientifique pour entrer dans le 21e siècle ? Vers un nouveau contrat entre recherche et société" /> Repenser la politique de « culture scientifique et technique » comme politique de « citoyenneté scientifique et technique » (Proposition 3.1)</p>
<p class="spip"><strong>Sur la réforme du dispositif français de l&rsquo;expertise et de son interface avec la recherche</strong></p>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Quelle politique scientifique pour entrer dans le 21e siècle ? Vers un nouveau contrat entre recherche et société" /> Généraliser et renforcer le modèle « agence d&rsquo;expertise », en supprimant ou absorbant les instances d&rsquo;expertise « ancienne manière » (Proposition 6.1)</p>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Quelle politique scientifique pour entrer dans le 21e siècle ? Vers un nouveau contrat entre recherche et société" /> Clarifier et formaliser les rapports entre expertise, débat public et décision (Proposition 6.2)</p>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Quelle politique scientifique pour entrer dans le 21e siècle ? Vers un nouveau contrat entre recherche et société" /> Formaliser et contractualiser la participation d&rsquo;experts associatifs porteurs d&rsquo;intérêts publics dans les comités d&rsquo;expertise et de concertation (Proposition 6.3)</p>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Quelle politique scientifique pour entrer dans le 21e siècle ? Vers un nouveau contrat entre recherche et société" /> Créer une Haute Autorité de la déontologie, la transparence et la qualité de l&rsquo;Expertise (Proposition 6.4)</p>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Quelle politique scientifique pour entrer dans le 21e siècle ? Vers un nouveau contrat entre recherche et société" /> Dans les secteurs d&rsquo;amont de l&rsquo;expertise publique, transformer le statut des institutions à statut équivoque du point de vue des conflits d&rsquo;intérêts (Proposition 6.5)</p>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Quelle politique scientifique pour entrer dans le 21e siècle ? Vers un nouveau contrat entre recherche et société" /> Renforcer le rôle incitateur des agences vis-à-vis des organismes et universités par des crédits accrus aux agences pour des appels d&rsquo;offre de recherche (Proposition 6.6)</p>
<div class="rss_ps">
<p class="spip">Cette note est le produit de la réflexion d&rsquo;un groupe de travail de la Fondation Sciences Citoyennes coordonné par Christophe Bonneuil, Jean-Paul Gaudillière et Jacques Testart.</p>
<p class="spip">Composition du groupe : Taos Ait Si Slimane, Fabien Amiot, Andrée Bergeron, Luc Berlivet, Pierre Castella, André Cicolella, Olivier Clément, Laurent Dianoux, Jérôme Elissalde, Rafael Encinas de Munagorri, Jean-Paul Gaudillière, Béatrice Janiaud, Glen Millot, Claudia Neubauer, Jacques Pasquier, Sezin Topçu.</p>
<p class="spip">Le texte a bénéficié d&rsquo;une relecture externe par des chercheurs citoyens, des acteurs de la politique scientifique, des spécialistes du champ « sciences, technologies et société », et par des responsables associatifs : Philippe Aigrain, Rémi Barré, Dominique Boullier, Matthieu Calame, Hélène Cherrucresco, Patrick Gestin, Marie-Angèle Hermitte, Pierre-Benoit Joly, Robert Joumard, Marc Lipinski, Claire Marris, Dominique Pestre, Bernard Rolland et Juan Roy de Menditte.</p>
<p class="spip">La note n&rsquo;engage évidemment pas ces relecteurs externes et n&rsquo;exprime que les positions de la Fondation Sciences Citoyennes.</p>
<p class="spip">Ce projet a été rendu possible grâce au soutien de la Fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l&rsquo;Homme.</p>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/quelle-politique-scientifique-pour-entrer-dans-le-21e/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sciences Citoyennes in London</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/sciences-citoyennes-in-london-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Oct 2004 13:47:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nos (pro)positions et actions]]></category>
		<category><![CDATA[Nos activités]]></category>
		<category><![CDATA[Archives]]></category>
		<category><![CDATA[Claudia Neubauer]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Paul Gaudillère]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://sciencescitoyennes.org/?p=261</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les 15 et 17 octobre, Claudia Neubauer et Jean-Paul Gaudill&#xE8;re seront in London o&#xF9; il prendront part &#xE0; un workshop (Science and citizenship) et un seminar (Toward citizens&#x2019; assemblies on research in Europe : against the commercial and military control of science, for citizens intervention in new research policy) organis&#xE9;s par Sciences Citoyennes dans le [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/sciences-citoyennes-in-london-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="rss_texte">
<p class="spip">Les 15 et 17 octobre, Claudia Neubauer et Jean-Paul Gaudillère seront in London où il prendront part à un workshop (Science and citizenship) et un seminar (Toward citizens&rsquo; assemblies on research in Europe : against the commercial and military control of science, for citizens intervention in new research policy) organisés par Sciences Citoyennes dans le cadre du Forum Social Européen</p>
<p class="spip"><a class="spip_out" href="https://sciencescitoyennes.org/article.php3?id_article=641">https://sciencescitoyennes.org/article.php3 ?id_article=641</a></p>
<p class="spip">Au fait, le festival du film « sciences et société » : « Les sciences en bobines » commence ce dimanche par une journée consacrée à la Santé Environnementale.</p>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/sciences-citoyennes-in-london-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Atelier et séminaire dans le cadre du FSE</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/atelier-et-seminaire-dans-le-cadre-du-fse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Oct 2004 10:26:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique de la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Claudia Neubauer]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Paul Gaudillère]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression et débats]]></category>
		<category><![CDATA[Marchandisation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>NATFHE, 27 Britannia Street, London WC1X 9JN &#x2013; 020 7833 8440 &#x2013; Tube : Kings Cross &#x2013; FSE Website http://www.fse-esf.org/ 2004/10/15 Workshop Title : Science and citizenship Organisers : Fondation Sciences citoyennes, France ; Science for the people, UK ; INES, Germany ; Espace Marx, France Our workshop will consider how to : Build equitable [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/atelier-et-seminaire-dans-le-cadre-du-fse/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="spip"><span class="spip">NATFHE</span>, 27 Britannia Street, London WC1X 9JN &#8211; 020 7833 8440 &#8211; Tube : Kings Cross &#8211; <span class="spip">FSE</span> Website <a class="spip_out" href="http://www.fse-esf.org/">http://www.fse-esf.org/</a> <span id="more-2114"></span>2004/10/15</p>
<h3 class="spip">Workshop</h3>
<p class="spip">Title : <strong class="spip">Science and citizenship</strong></p>
<p class="spip">Organisers : <strong class="spip">Fondation Sciences citoyennes</strong>, <em class="spip">France</em> ; <strong class="spip">Science for the people</strong>, <em class="spip">UK</em> ; <strong class="spip">INES</strong>, <em class="spip">Germany</em> ; <strong class="spip">Espace Marx</strong>, <em class="spip">France</em></p>
<p class="spip">Our workshop will consider how to :</p>
<p class="spip">Build equitable and supportive research partnerships between scientists and NGOs</p>
<p>Support the development of scientists&rsquo; and policy makers&rsquo; awareness of public concern issues</p>
<p>Democratise science and empower people &#8211; who needs, controls and benefits from the scientific process ?</p>
<p class="spip">Keywords<br />
research and citizenship, research and Europe, empowerment</p>
<p class="spip">Speakers :</p>
<p class="spip"><strong class="spip">Diana Wittendorp</strong>, <em class="spip">Science for the People</em></p>
<p class="spip"><strong class="spip">Doug Parr</strong>, <em class="spip">chief scientist Greenpeace UK</em></p>
<p class="spip"><strong class="spip">James Wilsdon</strong>, <em class="spip">Demos</em></p>
<p class="spip"><strong class="spip">Jean-Paul Gaudillière</strong>, <em class="spip">FSC</em></p>
<p class="spip"><strong class="spip">Claudia Neubauer</strong>, <em class="spip">FSC (moderator)</em></p>
<hr class="spip" />
<p class="spip">2004/10/17</p>
<h3 class="spip">Seminar</h3>
<p class="spip">Titre :<strong class="spip">Toward citizens&rsquo; assemblies on research in Europe : against the commercial and military control of science, for citizens intervention in new research policy ;</strong><br />
(vers des assises citoyennes de la recherche en Europe, contre la marchandisation et le contrôle militaire de la science, pour une intervention citoyenne dans une nouvelle politique de la recherche) ;</p>
<p class="spip"><em class="spip">Scientific research increasingly depends upon decisions at European level, in board rooms and in secret military meetings. Citizens, including scientists, must intervene in the process of decision making, to democratise science, empower people and prevent war. This seminar prepares for the citizen&rsquo;s assemblies for research in Europe proposed at the 2nd ESF.</em></p>
<p class="spip">Présenté par les associations :</p>
<p class="spip"><strong class="spip">Association of University Teachers</strong> (AUT) UK</p>
<p class="spip"><strong class="spip">Espaces Marx</strong>. France</p>
<p class="spip"><strong class="spip">Fédération Mondiale de travailleurs Scientifiques/World Federation of Scientific Workers (FMTS/WFSW)</strong> France</p>
<p class="spip"><strong class="spip">Fondation Science Citoyenne (FSC)</strong> France</p>
<p class="spip"><strong class="spip">The International Network of Engineers and Scientists for Global Responsibility(INES)</strong> Germany</p>
<p class="spip"><strong class="spip">syndicat National de l&rsquo;enseignement supérieur (SNESup)</strong> France</p>
<p class="spip"><strong class="spip">Science for the People</strong> UK</p>
<p class="spip"><strong class="spip">Scientists for global responsibility</strong> UK (SGR)</p>
<p class="spip">Le débat sera ouvert par :</p>
<p class="spip"><strong class="spip">Janine Guespin</strong> (France)</p>
<p class="spip"><strong class="spip">David Margolies</strong> (UK)</p>
<p class="spip"><strong class="spip">Claudia Neubauer</strong> (france)</p>
<p class="spip"><strong class="spip">Joachim Spangenberg</strong> (germany)</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/atelier-et-seminaire-dans-le-cadre-du-fse/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
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