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	<title>Marie-Monique Robin - Sciences Citoyennes</title>
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	<description>Les sciences avec et pour les citoyennes</description>
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	<title>Marie-Monique Robin - Sciences Citoyennes</title>
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		<title>4e édition des « Sciences en Bobines » (2008)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Nov 2008 15:05:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nos (pro)positions et actions]]></category>
		<category><![CDATA[Nos activités]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences en Bobines]]></category>
		<category><![CDATA[André Cicolella]]></category>
		<category><![CDATA[Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l'Ouest (A.C.R.O.)]]></category>
		<category><![CDATA[Centre National d'Information Indépendante sur les Déchets (CNIID)]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Vélot]]></category>
		<category><![CDATA[Confédération paysanne]]></category>
		<category><![CDATA[Francis Chateauraynaud]]></category>
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		<category><![CDATA[Sezin Topçu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La 4e &#233;dition de notre festival &#171;&#160;<span class="glossaryLink"  aria-describedby="tt"  data-cmtooltip="&#60;div class=glossaryItemTitle&#62;Sciences en bobines&#60;/div&#62;&#60;div class=glossaryItemBody&#62;&#60;/div&#62;"  data-gt-translate-attributes='[{"attribute":"data-cmtooltip", "format":"html"}]'  tabindex='0' role='link'>Sciences en Bobines</span>&#160;&#187; aura lieu du mardi 18 au vendredi 21 novembre 2008, au cin&#233;ma La Clef, rue de la Clef &#224; Paris, dans le 5e (M&#176; Censier-Daubenton). T&#233;l&#233;charger le flyer : 4e &#233;dition des &#171;&#160;Sciences en Bobines&#160;&#187; Ce festival est organis&#233; avec le soutien de l&#8217;ACRO, de l&#8217;AITEC, [&#8230;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/4e-edition-des-sciences-en-bobines-2008/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="rss_texte">La 4e édition de notre festival « Sciences en Bobines » aura lieu du mardi 18 au vendredi 21 novembre 2008, au cinéma La Clef, rue de la Clef à Paris, dans le 5e (M° Censier-Daubenton).<span id="more-2031"></span></p>
<p>Télécharger le flyer : <a title="PDF - 404.6 ko" type="application/pdf" href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/archives_doc/pdf/flyer-2.pdf">4e édition des « Sciences en Bobines »</a></p>
<p class="spip">Ce festival est organisé avec le soutien de l&rsquo;ACRO, de l&rsquo;AITEC, d&rsquo;ATTAC, du CNIID, de la Confédération Paysanne, de HOLOS, du MDRGF et du Réseau Semences Paysannes, ainsi que de la Fête de la Science.</p>
<h3 class="spip">Programme</h3>
<p class="spip">
<p><strong>Mardi 18 novembre</strong> &#8211; « Nos assiettes sont malades »</p>
<p><strong>18h00</strong> &#8211; Notre Pain Quotidien (Nikolaus Geyrhalter), 2005, 1h32</p>
<p><strong>20h30</strong> &#8211; homo toxicus (Carole Poliquin), 2008, 1h27</p>
<p><strong>22h00</strong> &#8211; Débat :</p>
<p>Depuis que le consommateur a remplacé le citoyen, la course à la productivité a conduit à des pratiques démesurées visant à produire toujours plus en cherchant à diminuer les coûts au-delà du raisonnable. L&rsquo;industrialisation forcenée des modes de production, auparavant décrite dans les romans de science-fiction les plus sombres, est devenue notre réalité. Une réalité qui s&rsquo;est progressivement éloignée de l&rsquo;humanité.</p>
<p>Mais ce n&rsquo;est pas tout. Les conséquences ne sont pas seulement éthiques. Différents événements comme la crise de la vache folle, le plus emblématique peut-être, ont permis de se rendre compte qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui c&rsquo;est notre santé qui est menacée. Du mercure dans les poissons aux pesticides dans les céréales, fruits et légumes, de nombreux autres exemples témoignent du fait que bien manger ne va plus de soi. Est-il encore possible de faire marche arrière ? Quels sont les échappatoires et les transformations nécessaires de nos modes de vie pour sortir de ce schéma délétère ?</p>
<p>Intervenants :</p>
<p><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="4e édition des « Sciences en Bobines » (2008)" /> <em>Carole Poliquin</em> (Réalisatrice d&rsquo;« Homo Toxicus »)</p>
<p><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="4e édition des « Sciences en Bobines » (2008)" /> <em>François Veillerette</em> (MDRGF)</p>
<p><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="4e édition des « Sciences en Bobines » (2008)" /> <em>François Warlop</em> (FSC, GRAB)</p>
<p>Animation : <em>Régine Boutrais</em> (FSC)</p>
<p><strong>Mercredi 19 novembre</strong> &#8211; Les sciences sociales et la politique de « l&rsquo;autre » de l&rsquo;époque coloniale à nos jours</p>
<p><strong>18h00</strong> &#8211; Chronique d&rsquo;un été (Jean Rouch), 1961, 1h26,</p>
<p><strong>20h30</strong> &#8211; Zoos Humains (Pascal Blanchard, Eric Deroo), 2002, 0h56</p>
<p><strong>21h30</strong> &#8211; Débat :</p>
<p>Quand on évoque la question des liens organiques entre science et politique, on se réfère souvent à des sciences dites « dures » : question autour des OGM, du nucléaire, etc.). Qu&rsquo;en est-il des sciences « molles » ? Quels types de rapports les sciences sociales entretiennent-elles avec la politique, en particulier quand il s&rsquo;agit de l&rsquo;élaboration des politiques autour de questions sociales, culturelles voire raciales ? Pour aborder ces questions, nous partirons du rôle joué par les sciences de l&rsquo;homme (l&rsquo;anthropologie, l&rsquo;ethnologie…) dans la montée des discours et des pratiques discriminatoires pendant l&rsquo;époque coloniale. Comment la figure de « l&rsquo;indigène », rendue visible lors des expositions coloniales du début du XXe siècle, est-elle construite ? Comment l&rsquo;imaginaire du « colonisé » a-t-il été fabriqué pendant l&rsquo;époque coloniale ? Plus généralement, de quelle façon les sciences sociales participent-elles à la construction de « l&rsquo;autre » dans nos sociétés ? Quels enseignements peut-on en tirer à propos notamment de la montée effrayante de la stigmatisation des immigrés en France et dans le monde ?</p>
<p>Intervenants :</p>
<p><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="4e édition des « Sciences en Bobines » (2008)" /> <em>Eric Deroo</em> (Historien et réalisateur de Zoos humains)</p>
<p><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="4e édition des « Sciences en Bobines » (2008)" /> <em>Naima Yahi</em> (Historienne et membre de « Génériques »)</p>
<p><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="4e édition des « Sciences en Bobines » (2008)" /> <em>Emmanuel Terray</em> (Historien)</p>
<p>Animation : <em>Taos Ait Si Slimane</em> (FSC)</p>
<p><strong>Jeudi 20 novembre</strong> &#8211; Les Lanceurs d&rsquo;alerte</p>
<p><strong>18h00</strong> &#8211; Dossier Cassandre : les lanceurs d&rsquo;alerte (Nicolas Deprost), 2007, 0h52</p>
<p><strong>20h00</strong> &#8211; Le Monde selon Monsanto (Marie-Monique Robin), 2007, 1h49</p>
<p><strong>21h50</strong> &#8211; Débat :</p>
<p>Le lanceur d&rsquo;alerte se trouve à un moment donné, confronté à un fait pouvant constituer un danger potentiel pour l&rsquo;homme ou son environnement, et décide dès lors de porter ce fait au regard de la société civile et des pouvoirs publics. Malheureusement, le temps que le risque soit publiquement reconnu et s&rsquo;il est effectivement pris en compte, il est souvent trop tard. Les conséquences pour le lanceur d&rsquo;alerte, qui agit à titre individuel parce qu&rsquo;il n&rsquo;existe pas à l&rsquo;heure actuelle en France de dispositif de traitement des alertes, peuvent être graves : du licenciement jusqu&rsquo;à la « mise au placard », il se retrouve directement exposé aux représailles dans un système hiérarchique qui ne le soutient pas car souvent subordonné à des intérêts financiers ou politiques.</p>
<p>La nécessité de se doter d&rsquo;un dispositif législatif permettant de protéger les lanceurs d&rsquo;alerte a fini par aboutir, puisqu&rsquo;au terme d&rsquo;un long travail de pédagogie aussi bien en direction de la société civile que des pouvoirs publics, elle apparaît dans les engagements du Grenelle de l&rsquo;environnement. Survivra-t-elle aux joutes parlementaires et aux futurs décrets d&rsquo;application tant la puissance de la « dictature économique » est capable à chaque fois de renverser la balance au détriment de l&rsquo;intérêt commun.</p>
<p>Intervenants :</p>
<p><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="4e édition des « Sciences en Bobines » (2008)" /> <em>Christian Vélot</em> (FSC) excusé</p>
<p><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="4e édition des « Sciences en Bobines » (2008)" /> <em>Pierre Méneton</em> (INSERM)</p>
<p><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="4e édition des « Sciences en Bobines » (2008)" /> <em>André Cicolella</em> (FSC)</p>
<p><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="4e édition des « Sciences en Bobines » (2008)" /> <em>Francis Chateauraynaud</em> (Sociologue)</p>
<p>Animation : <em>Thierry Lefebvre</em> (Maître de Conférences en Sciences de l&rsquo;Information et de la communication, Univ. Paris-Diderot)</p>
<p><strong>Vendredi 21 novembre</strong> &#8211; Du leurre des « débats publics » à la démocratie participative</p>
<p><strong>18h00</strong> &#8211; Les nanos et nous (<em>David Hover</em>), 2007, 52 min.</p>
<p><strong>20h00</strong> &#8211; Le Génie Helvétique (<em>Jean-Stéphane Bron</em>), 2004, 1h30</p>
<p><strong>21h30</strong> &#8211; Débat :</p>
<p>Certaines innovations sont diffusées alors qu&rsquo;elles font l&rsquo;objet de controverses ouvertes. Pourtant, dès que les incertitudes sur l&rsquo;intérêt et les risques des technologies sont importantes, les autorités devraient collecter et discuter des points de vue qui dépassent le cercle des experts habituels et comprennent l&rsquo;avis de simples citoyens. Si des personnes candides sont dûment informées, comme dans les conférences de citoyens, elles se montrent capables de délibérer sur des sujets complexes, en se dégageant des enjeux seulement locaux et immédiats pour proposer des solutions souvent ignorées par les spécialistes, et rarement entendues des instances politiques&#8230; Pourvu qu&rsquo;elles soient médiatisées, ces procédures améliorent aussi la compétence de toute la population et peuvent rétablir la confiance vis-à-vis des scientifiques et de leurs propositions. Comment faire entrer ces procédures dans l&rsquo;ordre juridique et politique, pour que les dirigeants, mieux informés des enjeux des technologies et des attentes de la population, puissent tenir compte de ces recommandations ?</p>
<p>Intervenants :</p>
<p><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="4e édition des « Sciences en Bobines » (2008)" /> <em>Françoise Zonabend</em> (Anthropologue),</p>
<p><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="4e édition des « Sciences en Bobines » (2008)" /> <em>Jean-Michel Fourniau</em> (Sociologue)</p>
<p><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="4e édition des « Sciences en Bobines » (2008)" /> <em>Marie-Christine Blandin</em> (Sénatrice) excusée</p>
<p>Animation : <em>Jacques Testart</em> (FSC)</p>
<h3 class="spip">L&rsquo;après-midi pour les lycéens :</h3>
<p class="spip">
<p><strong>Mercredi 19 novembre</strong></p>
<p><strong>14h00</strong> &#8211; Téléphonie Mobile, sommes-nous tous des cobayes (Joaquina Ferreira), 2003, 52&prime;</p>
<p><strong>15h00</strong> &#8211; Débat : Les usages et les risques de la téléphonie mobile</p>
<p><strong>Si vous souhaitez venir avec votre classe, merci de nous contacter :</strong></p>
<p><strong>01 43 14 73 65</strong></p>
<p><strong>contact arobase sciencescitoyennes.org</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Intervenant :</p>
<p><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="4e édition des « Sciences en Bobines » (2008)" /> <em>Etienne Cendrier</em> (Robin des toits)</p>
<p>Animation : <em>Sezin Topçu</em> (FSC)</p>
<p>Pour consulter le programme des éditions précédentes :</p>
<p><a href="https://sciencescitoyennes.org/les-sciences-en-bobines">1re édition</a><br />
<a href="https://sciencescitoyennes.org/2e-edition-des-sciences-en-bobines-2005">2e édition</a><br />
<a href="https://sciencescitoyennes.org/3e-edition-des-sciences-en-bobines-2006">3e édition</a>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/4e-edition-des-sciences-en-bobines-2008/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Semons la biodiversité contre le fichage génétique et la privatisation du vivant</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/semons-la-biodiversite-contre-le-fichage-genetique-et-la-privatisation-du-vivant-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Oct 2008 16:29:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Vélot]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Testart]]></category>
		<category><![CDATA[José Bové]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression et débats]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Monique Robin]]></category>
		<category><![CDATA[OGM]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://sciencescitoyennes.org/?p=2035</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un collectif d&#x2019;organisations donne rendez vous le lundi 27 octobre &#xE0; l&#x2019;ensemble des organisations et citoyen-ne-s souhaitant se mobiliser ou s&#x2019;informer sur les th&#xE8;mes de l&#x2019;&#xE9;valuation de l&#x2019;impact des OGM, de la r&#xE8;glementation europ&#xE9;enne sur les semences, des droits des paysans&#x2026;D&#xE9;roul&#xE9; de la journ&#xE9;e : 14h &#x2013; 18h : Colloque sur les th&#xE8;mes pr&#xE9;cit&#xE9;s 18h [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/semons-la-biodiversite-contre-le-fichage-genetique-et-la-privatisation-du-vivant-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="rss_texte">Un collectif d&rsquo;organisations donne rendez vous le <strong class="spip">lundi 27 octobre</strong> à l&rsquo;ensemble des organisations et citoyen-ne-s souhaitant se mobiliser ou s&rsquo;informer sur les thèmes de l&rsquo;évaluation de l&rsquo;impact des OGM, de la règlementation européenne sur les semences, des droits des paysans&#8230;<span id="more-2035"></span>Déroulé de la journée :<img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Semons la biodiversité contre le fichage génétique et la privatisation du vivant" /> 14h &#8211; 18h : Colloque sur les thèmes précités</p>
<p><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Semons la biodiversité contre le fichage génétique et la privatisation du vivant" /> 18h &#8211; 19h : Projection du film de Marie Monique Robin, Le blé, chronique d&rsquo;une mort annoncée</p>
<p><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Semons la biodiversité contre le fichage génétique et la privatisation du vivant" /> 19h-22h : Réunion publique « Semons la biodiversité contre le fichage génétique et la privatisation du vivant » avec Albert Jacquard, Christian Vélot, José Bové, Jürgen Binder et Jacques Testart.</p>
<p class="spip">&#8230; Et un seul lieu : Salle Jean Dame, 17 rue Leopold Bellan, M° Sentier, Paris 2e (avec le soutien de la Mairie du 2e).</p>
<p class="spip"><strong class="spip">Programme complet :</strong> http://www.semonslabiodiversite.org/</p>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/semons-la-biodiversite-contre-le-fichage-genetique-et-la-privatisation-du-vivant-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pétition de soutien à Christian Vélot</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/petition-de-soutien-a-christian-velot/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Mar 2008 01:07:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Soutien à Christian Vélot]]></category>
		<category><![CDATA[Chercheurs engagés]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Vélot]]></category>
		<category><![CDATA[José Bové]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceur d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Monique Robin]]></category>
		<category><![CDATA[OGM]]></category>
		<category><![CDATA[Université]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie Pécresse]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://sciencescitoyennes.org/?p=1662</guid>

					<description><![CDATA[<p>LA COLLECTE DE SIGNATURES EST TERMIN&#xC9;E. MERCI AUX PLUS DE 48 500 SIGNATAIRES DE CETTE P&#xC9;TITION. Christian V&#xE9;lot est Enseignant-Chercheur en G&#xE9;n&#xE9;tique Mol&#xE9;culaire &#xE0; l&#x2019;Universit&#xE9; Paris-Sud. Depuis 2002, il est responsable d&#x2019;une &#xE9;quipe de recherche &#xE0; l&#x2019;Institut de G&#xE9;n&#xE9;tique et Microbiologie (Institut mixte CNRS-Universit&#xE9;) sur le Centre Scientifique d&#x2019;Orsay. Parall&#xE8;lement &#xE0; son activit&#xE9; d&#x2019;enseignement et [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/petition-de-soutien-a-christian-velot/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="rss_texte">
<h3 class="spip">LA COLLECTE DE SIGNATURES EST TERMINÉE. MERCI AUX PLUS DE 48 500 SIGNATAIRES DE CETTE PÉTITION.</h3>
<p>Christian Vélot est Enseignant-Chercheur en Génétique Moléculaire à l&rsquo;Université Paris-Sud. Depuis 2002, il est responsable d&rsquo;une équipe de recherche à l&rsquo;Institut de Génétique et Microbiologie (Institut mixte CNRS-Université) sur le Centre Scientifique d&rsquo;Orsay. Parallèlement à son activité d&rsquo;enseignement et de recherche, il anime sur son temps personnel de nombreuses conférences à destination du grand public sur le thème des OGM. Ses conférences didactiques, dont l&rsquo;une a notamment servi de document de travail à l&rsquo;intergroupe OGM du Grenelle de l&rsquo;Environnement, ont permis à de nombreux citoyens d&rsquo;avoir accès à une connaissance de la réalité des OGM et ont contribué à la prise de conscience raisonnée des risques qu&rsquo;ils portent. Il est souvent intervenu en tant que témoin dans les procès de faucheurs volontaires.<span id="more-1662"></span><br />
Christian Vélot fait partie de ces lanceurs d&rsquo;alerte qui oeuvrent pour faire valoir la réalité de certains risques et engager des débats démocratiques, là où l&rsquo;obscurité et l&rsquo;opacité sont de règle. Ses prises de position lui valent aujourd&rsquo;hui, de la part de la direction de son Institut, de nombreuses pressions matérielles, depuis la confiscation de la totalité de ses crédits pour 2008, la privation d&rsquo;étudiants stagiaires, la menace d&rsquo;un déménagement manu militari, jusqu&rsquo;à l&rsquo;annonce de l&rsquo;exclusion de son équipe de l&rsquo;Institut à partir de fin 2009.</p>
<p>Nous, signataires de cette pétition, demandons que toutes les conditions soient rassemblées pour que Christian Vélot, avec son équipe, puisse poursuivre ses activités de recherche indépendante, ce qui implique notamment que la totalité de ses crédits lui soient restitués et qu&rsquo;il puisse rester dans ses locaux au moins jusqu&rsquo;à la fin de son actuel contrat (fin 2009).</p>
<p>Au-delà du cas de Christian Vélot, nous appelons également à une très grande vigilance face aux atteintes à la liberté d&rsquo;expression des chercheurs, et demandons un véritable statut juridique des lanceurs d&rsquo;alerte, dans le cadre d&rsquo;une loi de protection de l&rsquo;alerte et de l&rsquo;expertise, dont le principe a été acté par le Grenelle de l&rsquo;Environnement.</p>
<p class="spip"><em class="spip">Cette pétition sera remise aux instances de l&rsquo;Université Paris-Sud, à la Direction du Département des Sciences de la Vie du CNRS, ainsi qu&rsquo;à Valérie Pécresse, Ministre de l&rsquo;Enseignement Supérieur et de la Recherche, Jean-Louis Borloo, Ministre de l&rsquo;Ecologie, du Développement et de l&rsquo;Aménagement Durables, et Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d&rsquo;Etat auprès du ministre de l&rsquo;Ecologie, du Développement et de l&rsquo;Aménagement durables, chargée de l&rsquo;Ecologie.</em></p>
<p class="spip">Consultez le comité de soutien (en cours d&rsquo;élaboration) de Christian Vélot</p>
<dl class="spip_document_200 spip_documents spip_documents_center">
<dt><a title="PDF - 133 ko" type="application/pdf" href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/archives_doc/pdf/CSVelot4.pdf"><img decoding="async" class=" format_png" style="height: 52px; width: 52px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L52xH52/pdf-d7486.png" alt="PDF - 133 ko" width="52" height="52"  title="Pétition de soutien à Christian Vélot" /></a></dt>
<dt class="spip_doc_titre" style="width: 120px;"><strong>Comité de Soutien</strong></dt>
</dl>
<h3 class="spip">MISE AU POINT de la part de Christian VELOT auprès de tous les signataires de la pétition</h3>
<p>Bonjour à toutes et à tous,</p>
<p>Tout d&rsquo;abord, je tiens à vous remercier infiniment pour votre soutien et pour les différents relais de cette pétition. Toutefois, des messages circulent où il est dit que j&rsquo;ai eu des ennuis supplémentaires suite à mon passage sur Arte le 10 mars auprès de José Bové après la diffusion du documentaire de Marie-Monique Robin « Le Monde selon Monsanto », et que j&rsquo;avais été aussitôt licencié. Cette information est fausse et j&rsquo;attire votre attention sur le fait de ne pas déformer les choses ! Ce n&rsquo;est pas depuis mon passage sur Arte que j&rsquo;ai des ennuis, et je n&rsquo;ai d&rsquo;ailleurs pas eu de pressions supplémentaires suite à cette intervention.</p>
<p>Les pressions que je subis suite à mes prises de position publiques sur les OGM remontent à fin 2006. Ce fut d&rsquo;abord des remontrances qui sont devenues récurrentes et qui se sont suivies par des pressions matérielles allant jusqu&rsquo;à mon éviction de l&rsquo;institut dans lequel j&rsquo;effectue ma recherche (par courrier officiel reçu en septembre 2007) à partir de fin 2009 (date de renouvellement du contrat qui lie mon institut au CNRS). Etant fonctionnaire, je conserve mon poste d&rsquo;enseignant universitaire et on ne peut pas vraiment parler de licenciement, mais plutôt de mise au placard. En effet, un enseignant-chercheur n&rsquo;est évalué que sur son activité de recherche (et pas du tout sur celle de l&rsquo;enseignement), et le priver d&rsquo;affectation de recherche, c&rsquo;est bloquer sa carrière (rien de mieux pour le discréditer !). Vous pouvez avoir plus de précisions sur ce site où vous trouverez notamment des texte récapitulatifs ainsi qu&rsquo;une vidéo-interview où j&rsquo;explique tout le contexte.</p>
<p>Soyons prudents car une déformation des faits peut se retourner contre moi et desservir plus généralement la cause des lanceurs d&rsquo;alerte.</p>
<p>Merci de votre compréhension et merci encore de votre soutien.<br />
Bien amicalement,<br />
Christian Vélot</p>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/petition-de-soutien-a-christian-velot/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Réponses de Marie-Monique Robin au texte des chercheurs de l&#039;AFIS</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/reponses-de-marie-monique-robin-au-texte-des-chercheurs-de-lafis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Mar 2008 16:31:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Biotechnologie]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceur d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression et débats]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Monique Robin]]></category>
		<category><![CDATA[OGM]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://sciencescitoyennes.org/?p=1697</guid>

					<description><![CDATA[<p>R&#xE9;ponse de MMRobin &#xE0; l&#x2019;AFIS Des internautes vigilants m&#x2019;ont signal&#xE9; un article mis en ligne sur le site de l&#x2019;Association fran&#xE7;aise pour l&#x2019;information scientifique (AFIS) qui &#xAB; se donne pour but de promouvoir la science contre ceux qui nient ses valeurs culturelles, la d&#xE9;tournent vers des &#x153;uvres malfaisantes ou encore usent de son nom pour [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/reponses-de-marie-monique-robin-au-texte-des-chercheurs-de-lafis/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="rss_texte">
<dl class="spip_document_220 spip_documents spip_documents_left" style="float: left; width: 120px;">
<dt><a title="PDF - 133.4 ko" type="application/pdf" href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/archives_doc/pdf/Reponse_de_MMR_a_l_AFIS_.pdf"><img loading="lazy" decoding="async" class=" format_png" style="height: 52px; width: 52px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L52xH52/pdf-d7486.png" alt="PDF - 133.4 ko" width="52" height="52"  title="Réponses de Marie-Monique Robin au texte des chercheurs de l&#039;AFIS" /></a></dt>
<dt class="spip_doc_titre" style="width: 120px;"><strong>Réponse de MMRobin à l&rsquo;AFIS</strong></dt>
</dl>
<p class="spip">Des internautes vigilants m&rsquo;ont signalé un article mis en ligne sur le site de l&rsquo;Association française pour l&rsquo;information scientifique (AFIS) qui « se donne pour but de promouvoir la science contre ceux qui nient ses valeurs culturelles, la détournent vers des œuvres malfaisantes ou encore usent de son nom pour couvrir des entreprises charlatanesques »… (http://www.pseudo-sciences.org/)</p>
<p class="spip">À dire vrai, cela ne m&rsquo;a pas étonnée, car cette association est connue pour ses prises de position scientistes pures et dures et son soutien sans faille à l&rsquo;establishment scientifique, dont elle estime que la parole et les travaux ne sauraient être questionnés par des citoyens aussi ignares qu&rsquo;impies parce que non scientifiques. <span id="more-1697"></span>C&rsquo;est précisément au nom de cette science « au-dessus de la mêlée » et qui n&rsquo;a de compte à rendre à personne, qu&rsquo;ont pu avoir lieu les grands scandales sanitaires des vingt dernières années : affaire du sang contaminé, crise de la vache folle, drame de l&rsquo;hormone de croissance, ou désastre criminel de l&rsquo;amiante.</p>
<p class="spip">Concernant ce dernier dossier, je voudrais rapporter une anecdote à laquelle je n&rsquo;ai cessé de repenser au fur et à mesure que s&rsquo;allongeait la liste des victimes de l&rsquo;amiante : au milieu des années 1980, journaliste fraîche émoulue, j&rsquo;ai travaillé régulièrement pour une agence de presse institutionnelle qui réalisait notamment le journal d&rsquo;entreprise d&rsquo;Everite, une filiale de Saint Gobain, spécialisée dans la production d&rsquo;ardoises et de tôles en fibrociment. À plusieurs reprises, je me suis rendue dans ses usines, situées à Dammarie-les-Lys et à Descartes, où j&rsquo;étais censée témoigner des mesures de sécurité mises en place par Saint Gobain pour protéger ses ouvriers des méfaits (mortels) de l&rsquo;amiante. Je me souviens d‘une interview que j&rsquo;avais réalisée d&rsquo;un responsable scientifique du Comité permament amiante (CPA) qui m&rsquo;avait doctement expliqué que si la concentration en fibres d&rsquo;amiante par mètre cube d&rsquo;air ne dépassait pas un certain seuil, alors l&rsquo;exposition était sans risque. Il donnait pour preuve des études scientifiques « au-dessus de tout soupçon » que, bien sûr, je m&rsquo;étais empressée de citer dans mon article… Comment imaginer les mensonges et manipulations qui allaient conduire à l&rsquo;un des plus grands scandales sanitaires que la France ait jamais connus ?</p>
<p class="spip">On sait, aujourd&rsquo;hui, que le CPA était sous la coupe de Saint Gobain qui a caché les effets hautement cancérigènes de l&rsquo;amiante, connus depuis le début du XXème siècle. Pire : cette omerta criminelle a été couverte par des scientifiques recrutés par le CPA pour lui « fournir une caution scientifique incontestable », selon les termes d&rsquo;un rapport rédigé par le sénat (http://www.senat.fr/rap/r05-037-1/r05-037-17.html#toc32).<br />
Après l&rsquo;interdiction définitive de l&rsquo;usage de l&rsquo;amiante, en 1996, des ouvriers malades de Dammarie-les-Lys et de Descartes ont porté plainte contre Saint Gobain, à l&rsquo;instar de milliers de victimes un peu partout en France…<br />
De cette expérience j&rsquo;ai gardé une méfiance viscérale par rapport à la parole officielle des scientifiques surtout quand elle est liée aux intérêts des industriels, et un attachement indéfectible au principe de précaution, n&rsquo;en déplaise à nos amis de l&rsquo;AFIS…</p>
<p class="spip">Revenons au site de l&rsquo;AFIS, justement, qui vient donc de mettre en ligne un article intitulé sobrement « Le monde selon Monsanto. Un film de Marie-Monique Robin ». L&rsquo;avant-propos est signé par Michel Naud, un « ingénieur et chef d&rsquo;entreprise », président de l&rsquo;AFIS, qui se présente comme un « rationaliste scientifique » et un « bright »… (http://brightsfrance.free.fr/michel.naud.htm.) Je note que pour lancer leur « mise en garde » contre ce que Michel Naud appelle les « contrevérités et les approximations relayées sans esprit critique » par mon enquête sur Monsanto, les auteurs de l&rsquo;AFIS n&rsquo;ont rien trouvé de mieux que d&rsquo;avoir recours à la calomnie et à la désinformation. Parmi les quelque deux cents reportages et documentaires que j&rsquo;ai réalisés pour la télévision (voir mon CV sur le site d&rsquo;ARTE), ils en ont retenu deux qui leur semblaient devoir jeter le discrédit sur mon travail.<br />
Le premier, dont je suis très fière, concerne un documentaire que j&rsquo;ai réalisé en 1994 pour M6 et Planète Câble sur le trafic d&rsquo;organes en Amérique du Sud. Intitulé « Voleurs d&rsquo;organes » (version longue) ou « Voleurs d&rsquo;yeux » (version courte), il a été diffusé dans une trentaine de pays et m&rsquo;a valu cinq prix internationaux, dont le prix Albert Londres, et une… campagne de diffamation, orchestrée par l&rsquo;USIA – United State Information Agency- une agence gouvernementale américaine, spécialisée dans ce qu&rsquo;elle appelle la « white propaganda » (« propagande blanche », à la différence de la « black propaganda » de la CIA, dont l&rsquo;USIA est proche).<br />
Il m&rsquo;est impossible de relater ici tous les dessous de cette incroyable affaire et je renvoie les curieux à mon livre « Voleurs d&rsquo;organes. Enquête sur un trafic » que j&rsquo;ai publié aux Editions Bayard (disponible sur Amazon.fr)<br />
Je me contenterai de résumer les informations importantes que Michel Naud semble ignorer. Après la projection de mon film à la Commission permanente des droits de l&rsquo;homme de l&rsquo;ONU, un certain Todd Leventhal de l&rsquo;USIA a commencé à propager le fait que j&rsquo;étais « membre du KGB » (en 1995 !), puis que j&rsquo;avais payé les témoins de mon film. Au coeur de cette campagne de diffamation se trouvait le témoignage d&rsquo;une mère colombienne qui affirmait qu&rsquo;on avait volé les cornées à son fils Jaison que j&rsquo;ai rencontré dans un institut pour enfants aveugles de Bogota.<br />
Face à ces accusations graves, le jury du prix Albert Londres décida de suspendre mon prix, pour vérifier le sérieux de mon enquête, ce qui fit la une des journaux. Après vérification, il me rendit le prix, le 20 mars 1996, en soulignant qu&rsquo;il « n&rsquo;avait décelé aucune intention frauduleuse chez la réalisatrice, même si son reportage n&rsquo;apporte pas les preuves irréfutables de ce qu&rsquo;elle avance dans le cas précis de l&rsquo;enfant Jaison Cruz Vargas ».<br />
Le jury, qui me lavait du soupçon infâmant de bidonnage, ne pouvait, cependant, pas écrire autre chose : dans l&rsquo;affaire du petit Jaison (qui ne représente que cinq minutes sur un documentaire de 57 minutes), j&rsquo;ai toujours su qu&rsquo;il n&rsquo;y aurait jamais de preuves irréfutables du crime que dénonçait sa mère, tout simplement parce que cette femme démunie d&rsquo;un bidonville n&rsquo;avait pas eu les moyens d&rsquo;intenter un procès au moment des faits (dix ans plus tôt) et que sa parole ne faisait pas le poids face au puissant lobby des mandarins.<br />
De fait, elle subit des pressions monstrueuses, d&rsquo;abord pour se rétracter, puis pour accepter que son fils soit examiné par des médecins à Paris.<br />
Le voyage fut organisé, en août 1995, par la clinique du Pr. José Barraquer, haut lieu des greffes de cornées internationales à Bogota, et le gouvernement colombien, alors dénoncé par Amnesty International pour son inertie face aux nombreuses violations de droits de l&rsquo;homme commises dans le pays.<br />
Le 18 septembre 1995, Me Pernet, l&rsquo;avocat de l&rsquo;ambassade de Colombie, rendait public le rapport du trio de médecins censé avoir examiné Jaison. Mais comme le révèle ledit rapport, il n&rsquo;y eut jamais d&rsquo; « examen », mais la seule interprétation d&rsquo;un dossier médical fourni par la clinique Barraquer…<br />
En fait, l&rsquo;examen était impossible, car, comme le souligneront des médecins courageux qui ont publié un contre-rapport, il avait été posé des prothèses oculaires à Jaison, peu avant son voyage à Paris, ce qui avait nécessité de « nettoyer ses cavités oculaires » rendant impossible tout examen…<br />
En attendant, j&rsquo;ai attaqué en diffamation Me Pernet ainsi que José Mackenzie, un journaliste colombien, qui m&rsquo;avaient accusé de « bidonnage ». Pour leur défense, ils ont produit le fameux rapport, qui ne leur fut pas d&rsquo;un grand secours, puiqu&rsquo;ils ont été tous les deux condamnés pour diffamation. Au même moment, le Pr. Barraquer était débouté de l&rsquo;action qu&rsquo;il avait intentée contre moi et mon producteur, l&rsquo;agence CAPA, pour « préjudice commercial » (sic), il a poursuivi jusqu&rsquo;en cassation, mais en vain…<br />
J&rsquo;ajoute qu&rsquo;après cette affaire qui a bouleversé ma vie, je n&rsquo;ai pas pu retourner en Colombie pendant dix ans, car, comme l&rsquo;a expliqué un représentant du Quai d&rsquo;Orsay à Hervé Chabalier, le patron de l&rsquo;agence CAPA, des « contrats » avaient été placés sur ma tête, ce qui prouve que j&rsquo;avais mis le doigt sur un sujet hautement dérangeant…<br />
Enfin, je tiens à souligner, que contrairement aux affirmations de Michel Naud, le vol d&rsquo;organes n&rsquo;est pas une « légende urbaine ». L&rsquo;arrestation récente au Népal (7 février 2008) du médecin indien Amit Kumar, accusé de diriger depuis des années un réseau de trafic de reins, et poursuivi pour « transplantation illégale de reins, escroquerie et complot criminel », est une preuve qui s&rsquo;ajoute aux multiples révélations qui ont suivi la diffusion de mon documentaire. Il est sûr, en revanche, que si ce trafic honteux a pu se développer en toute impunité, c&rsquo;est notamment grâce au déni têtu d&rsquo;un certain nombre de médecins qui ont découragé toutes les tentatives d&rsquo;enquête sérieuse…</p>
<p class="spip">Le deuxième documentaire que cite Michel Naud, apparemment pour me discréditer, était intitulé « La science face au paranormal » et fut diffusé, effectivement, d&rsquo;abord sur Canal +, puis sur ARTE, en 2004. Il s&rsquo;intéressait aux expériences menées sur les phénomènes dits de « perception extra-sensorielle » par des scientifiques de l&rsquo;Université de Edimbourg (Ecosse) et des États Unis, où les parapsychologues sont regroupés au sein d&rsquo;une association qui fait partie de l&rsquo;American Association for the Advancement of Science, l&rsquo;AAAS, laquelle coiffe toutes les disciplines scientifiques américaines et édite le célèbre magazine Science. Je rappelle, au passage, que la France est l&rsquo;un des rares pays occidentaux à ne pas mener d&rsquo;étude dans ce domaine, ce qui ne rend pas moins légitime d&rsquo;aller voir ce qu&rsquo;il se passe ailleurs…<br />
De mon enquête, j&rsquo;ai conçu un beau livre, publié aux editions du Chêne, et ainsi présenté par le magazine Science et Vie : « Un fascinant périple qui invite à transcender la séparation opérée par la pensée occidentale entre esprit et matière »… De quoi faire monter au rideau, nos amis de l&rsquo;AFIS…</p>
<p class="spip">Après l&rsquo;introduction malhonnête de Michel Naud, le papier principal est signé par Marcel Kuntz, un « biologiste, directeur de recherche au CNRS ». En consultant le site de l&rsquo;AFIS, je suis tombée sur l&rsquo;une de ses contributions fort intéressantes, où il vole au secours de Monsanto, dans l&rsquo;affaire du maïs MON 863 que j&rsquo;ai déjà évoquée sur mon blog (rubrique « l&rsquo;actualité des OGM »).<br />
http://www.pseudo-sciences.org/spip.php ?article734<br />
J&rsquo;invite le lecteur à comparer les deux versions de ce cas d&rsquo;école, et je me contente de souligner les étranges oublis du scientifique : en effet, à aucun moment il ne signale qu&rsquo;il a fallu une décision du tribunal de Munich, le 9 juin 2005, pour que les fameuses 1139 pages du dossier technique de Monsanto soient rendues publiques, la firme s&rsquo;y opposant au nom du « secret commercial » ! De quoi avait-elle donc peur ? Et bien que l&rsquo;on découvre que les anomalies observées sur les rats nourris avec son maïs transgénique étaient bien plus importantes que ce que révélait l&rsquo;examen du résumé de données qu&rsquo;elle avait fourni aux autorités européennes. D&rsquo;ailleurs, deuxième « oubli », la Communauté européenne a finalement décidé d&rsquo;enterrer subrepticement cet encombrant dossier…</p>
<p class="spip">J&rsquo;en viens maintenant à la démonstration censée éclairer le lecteur sur les « arguments scientifiques maltraités » dans mon documentaire. Je note que loin de se baser sur les éléments présentés dans mon enquête, celle-ci distord le récit pour lui faire dire ce qu&rsquo;il n&rsquo;a jamais dit : à savoir des généralités sur les biotechnologies.<br />
Pour les lecteurs, qui n&rsquo;ont pas encore vu le film (rendez-vous mardi 11 mars sur ARTE !), je rappelle qu&rsquo;il raconte le passé de chimiste de Monsanto à travers quatre produits très controversés : les PCB, l&rsquo;agent orange, l&rsquo;hormone de croissance laitière et le roundup, ainsi que l&rsquo;histoire du premier OGM autorisé dans les champs : le soja dit « roundup ready ». Cet intérêt est d&rsquo;autant plus légitime que 90 % des OGM aujourd&rsquo;hui cultivés dans le monde appartiennent à Monsanto et que le soja roundup ready représente la plante transgénique la plus cultivée au monde. De plus, son autorisation de mise sur le marché en 1995 a ouvert la voie aux autres OGM cultivés.</p>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Réponses de Marie-Monique Robin au texte des chercheurs de l&#039;AFIS" /> Concernant le L-Tryptophan : sur ce point, le verbiage scientifique utilisé par Marcel Kuntz occulte l&rsquo;une des révélations clés de mon enquête, à savoir, que les auteurs de la directive sur les OGM, publiée le 29 mai 1992 par la Food and Drug Administration, mentent quand ils écrivent : « L&rsquo;agence n&rsquo;a jamais reçu d&rsquo;information qui montre que les aliments dérivés des nouvelles méthodes diffèrent des autres aliments d&rsquo;une manière significative ou uniforme, ni que, en tant que catégorie, les aliments dérivés des nouvelles techniques soient l&rsquo;objet de préoccupations différentes ou plus grandes concernant leur sécurité que ceux développés par le croisement traditionnel »… Six mois plus tôt, en effet, James Maryanski, le coordinateur des biotechnologies au sein de la FDA, qui encadra la rédaction de la directive, écrivait dans un document aujourd&rsquo;hui déclassifié : « Nous ne savons pas quelle est la cause de l&rsquo;EMS mais nous ne pouvons pas exclure l&rsquo;hypothèse qu&rsquo;elle soit due à la manipulation de l&rsquo;organisme ». Pour ceux qui n&rsquo;ont pas vu mon film ni lu mon livre, je rappelle que l&rsquo;EMS est une maladie inconnue (« syndrome éosinophilie-myalgie » « EMS » en anglais) qui frappa les consommateurs de la version transgénique du L-Tryptophan, un supplément alimentaire fabriqué par une entreprise japonaise, et causa des dizaines de morts et laissa des milliers de personnes handicapées (cf. chapitre 7 de mon livre). James Maryanski confirma les faits devant ma caméra, et contrairement à ce qu&rsquo;affirme Marcel Kuntz, on ne sut jamais avec certitude quelle était l&rsquo;origine de l&rsquo;EMS, et encore moins en mai 1992…</p>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Réponses de Marie-Monique Robin au texte des chercheurs de l&#039;AFIS" /> Concernant l&rsquo;« argument numéro 1 » : les reproches faits par Marcel Kuntz – selon lequel j&rsquo;aurais fait un « contre-sens complet » au sujet du « principe d&rsquo;équivalence en substance » – sont d&rsquo;une mauvaise foi absolue.<br />
Ce que démontre mon enquête, avec les témoins clés (James Maryanski de la FDA et Dan Glickman, ancien secrétaire d&rsquo;État à l&rsquo;Agriculture), les documents déclassifiés de la FDA, et les archives audiovisuelles (visite de George Bush, vice-président de Ronald Reagan dans les laboratoires de Monsanto, le 15 mai 1987) :<br />
1) Le « principe d&rsquo;équivalence en substance » ne repose sur aucune donnée scientifique, mais sur une « décision politique » de la Maison-Blanche, destinée à favoriser, au plus vite, la mise sur le marché des OGM, en permettant que les produits issus des biotechnologies échappent aux tests sanitaires ou environnementaux ;<br />
2) Ce principe d&rsquo;équivalence en substance était vivement critiqué par les propres scientifiques de la FDA qui pensaient, au contraire, que le processus de manipulation génétique pouvait entraîner des « risques spécifiques » et recommandaient donc que les OGM soient minutieusement testés avant leur mise sur le marché, mais ils n&rsquo;ont pas été écoutés ;<br />
3) Effectivement, ce « principe a évolué depuis l&rsquo;origine », puisque le Codex alimentarius de l&rsquo;ONU recommande depuis… 2000 qu&rsquo;il soit considéré comme une « étape ». Mais c&rsquo;était quatre ans après la mise sur le marché du soja Roundup ready, qui recouvre aujourd&rsquo;hui des millions d&rsquo;hectares !<br />
4) Les chercheurs européens ont brillé par leur silence quand ce principe a été introduit, sous la houlette de la FDA et de Monsanto, au début des années 1990, à l&rsquo;OMS, la FAO et l&rsquo;OCDE, alors qu&rsquo;aucun OGM n&rsquo;était encore cultivé (cf. chapitre 8 de mon livre).</p>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Réponses de Marie-Monique Robin au texte des chercheurs de l&#039;AFIS" /> Concernant l&rsquo;« argument N°2 » : quand M. Kuntz dénigre la qualité scientifique des travaux du « lanceur d&rsquo;alerte » Arpad Pusztai, il réécrit cette affaire. J&rsquo;y ai, en tout cas, consacré de nombreuses pages dans mon livre (chapitre 9). Ce qui est troublant dans cette affaire, c&rsquo;est le volte-face de l&rsquo;Institut Rowett (deux témoins rapporteront les pressions exercées sur son directeur par « Tony Blair et Clinton » pour qu&rsquo;il arrête l&rsquo;étude sur les pommes de terre transgéniques ; encore une fois : de quoi a-t-on peur ?), la mise à l&rsquo;écart brutale du chercheur, le démantèlement inexpliqué de l&rsquo;équipe de recherche, la campagne de dénigrement absolument inhabituelle de la Royal Society. Contrairement à ce qu&rsquo;affirme M. Kuntz, vingt scientifiques internationaux ont soutenu les résultats d&rsquo;Arpad Pusztai qui « montraient très clairement que les pommes de terre transgéniques avaient des effets significatifs sur la fonction immunitaire des rats ».</p>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Réponses de Marie-Monique Robin au texte des chercheurs de l&#039;AFIS" /> Concernant l&rsquo;« argument N°3 » : là encore, contestant les critiques que je rapporte à une étude de chercheurs de Monsanto publiée en 1996 et prétendant prouver l&rsquo;innocuité d&rsquo;un soja transgénique, M. Kuntz fait preuve d&rsquo;une mauvaise foi absolue quand il affirme que cette étude « n&rsquo;a été contestée par aucun spécialiste du domaine ».</p>
<p class="spip">Le fait qu&rsquo;une étude soit publiée dans une « revue scientifique de référence » et « peer reviewed » n&rsquo;est malheureusement pas la preuve qu&rsquo;elle est sérieuse ! C&rsquo;est ce que j&rsquo;ai eu la tristesse de découvrir pendant mon enquête. Exemple : l&rsquo;étude publiée dans Science en août 1990 par deux scientifiques de la FDA, qui voulaient justifier la mise sur le marché de l&rsquo;hormone de croissance laitière de Monsanto. Une publication de dix pages, dont le principal relecteur était l&rsquo;un des chercheurs payés par Monsanto pour mener des études sur les vaches ! Plus tard, on découvrira que des données capitales avaient été cachées par les auteurs ! (Cf : chapitre 5 de mon livre).</p>
<p class="spip">Et que dire de Richard Doll, un cancérologue éminent qui eut le courage de s&rsquo;attaquer aux fabricants de tabac, en montrant les liens entre le tabagisme et le cancer du poumon.</p>
<p class="spip">En 1981, Sir Richard Doll avait publié un article très cité sur l&rsquo;épidémiologie du cancer, dans lequel il affirmait que les causes environnementales jouent un rôle très limité dans la progression de la maladie …<br />
Seulement voilà : la légende a volé en éclats en 2006, lorsque The Guardian révéla que l&rsquo;honorable Sir Doll avait travaillé secrètement pour Monsanto pendant vingt ans !</p>
<p class="spip">Parmi les archives qu&rsquo;il avait déposées en 2002 dans la bibliothèque du Welcome Trust, figurait une lettre, datée du 29 avril 1986, avec l&rsquo;en-tête de la firme de Saint-Louis.</p>
<p class="spip">Rédigée par William Gaffey, un scientifique de Monsanto, auteur d&rsquo; études manipulées sur la dioxine, (et dûment publiées dans des revues scientifiques de référence, « peer reviewed, etc) elle confirmait le renouvellement du contrat à raison de 1 500 dollars par jour&#8230;<br />
( « Renowned cancer scientist was paid by chemical firm for 20 years », The Guardian, 8/12/2006 ; L. Hardell , MJ walker, B. Wahljalt, LS Friedman et ED Richter, « Secret ties to industry and conflicting interests in cancer research, American Journal of Industrial Medecine , 3/11/2006.)</p>
<p class="spip">S&rsquo;agissant du Pr. Ian Pryme, dont M. Kuntz conteste les critiques, je livre ici l&rsquo;extrait de mon interview, tel que je l&rsquo;ai publié dans mon livre, ainsi que ma rencontre avec Manuela Malatesta, qui a eu la mauvaise idée de répéter, dans des conditions rigoureuses, l&rsquo;étude conduite par Monsanto sur des rats, poulets, poissons et vaches laitières.</p>
<p class="spip">Je rappelle qu&rsquo;en 2003, Ian Pryme et un collègue danois, le Pr. Rolf Lembcke (aujourd&rsquo;hui dédédé) ont analysé les (rares) études toxicologiques conduites sur les aliments transgéniques.</p>
<p class="spip">EXTRAIT :</p>
<p class="spip">« Nous avons été très surpris de découvrir qu&rsquo;il n&rsquo;y avait que dix études recensées dans la littérature scientifique, m&rsquo;explique Ian Pryme, c&rsquo;est vraiment très peu au regard de l&rsquo;enjeu.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Réponses de Marie-Monique Robin au texte des chercheurs de l&#039;AFIS" /> Comment l&rsquo;expliquez-vous ?</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Réponses de Marie-Monique Robin au texte des chercheurs de l&#039;AFIS" /> D&rsquo;abord, il faut savoir qu&rsquo;il est très difficile de se procurer des échantillons des matériaux transgéniques parce que les firmes en contrôlent l&rsquo;accès. Elles exigent une description détaillée du projet de recherche, et elles sont très réticentes à fournir leurs OGM à des scientifiques indépendants pour qu&rsquo;ils les testent. Quand on insiste, elles évoquent le « secret commercial ». Par ailleurs, il est très difficile d&rsquo;obtenir des financements pour conduire des études sur les effets à long terme des aliments transgéniques. Avec des collègues provenant de six pays européens, nous avons demandé des fonds à l&rsquo;Union européenne qui a refusé sous prétexte que les compagnies avaient déjà conduit elles-mêmes ce genre d&rsquo;études…</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Réponses de Marie-Monique Robin au texte des chercheurs de l&#039;AFIS" /> Que dire de l&rsquo;étude conduite par Monsanto sur les rats, poulets, poissons et vaches laitières ?</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Réponses de Marie-Monique Robin au texte des chercheurs de l&#039;AFIS" /> Elle est très importante parce qu&rsquo;elle a servi de base au principe d&rsquo;équivalence en substance et elle explique, en partie, l&rsquo;absence d&rsquo;études complémentaires. Mais je dois dire qu&rsquo;elle est très décevante d&rsquo;un point de vue scientifique. Si on m&rsquo;avait demandé de la relire avant publication, je l&rsquo;aurais rejetée, car les données fournies sont trop insuffisantes. Je dirais même que c&rsquo;est de la mauvaise science…</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Réponses de Marie-Monique Robin au texte des chercheurs de l&#039;AFIS" /> Avez-vous essayé de vous procurer les données brutes de l&rsquo;étude ?<br />
– Oui, mais malheureusement, Monsanto a refusé de les communiquer au motif qu&rsquo;elles étaient couvertes par le secret commercial… C&rsquo;est la première fois que j&rsquo;entendais un tel argument concernant les données d&rsquo;une recherche… Normalement, dès qu&rsquo;une étude est publiée, n&rsquo;importe quel chercheur peut demander à consulter les données brutes, pour répéter l&rsquo;expérience et contribuer au progrès scientifique. Le refus de Monsanto donne immanquablement l&rsquo;impression que la firme a quelque chose à cacher : soit que les résultats ne sont pas suffisamment convaincants, soit qu&rsquo;ils sont mauvais, soit que la méthodogie et le protocole utilisés ne sont pas suffisants pour résister à une analyse scientifique rigoureuse. Pour faire notre étude, nous avons donc dû nous contenter du résumé fourni par la firme aux agences de réglementation. Et il y a des choses très troublantes. Par exemple, à propos de l&rsquo;étude sur les rats, les auteurs écrivent : ‘ À part leur couleur marron foncée, les foies paraissaient normaux lors de la nécropsie… cette couleur n&rsquo;est pas considérée comme étant liée à la modification génétique ‘. Comment peuvent-ils prétendent cela, sans faire des sections des foies et les observer au microscope pour être sûrs que cette couleur marron foncée est normale ! Manifestement, ils se sont contentés d&rsquo;une évaluation oculaire des organes, ce n&rsquo;est pas une manière scientifique de conduire une étude post-mortem ! De même, les auteurs indiquent que ‘ les foies, les testicules et les reins ont été pesés ‘ et que ‘ plusieurs différences ont été observées&rsquo;, mais qu&rsquo;elles ne furent ‘pas considérées comme étant liées à la manipulation génétique&rsquo;… Encore une fois, comment peuvent-ils affirmer cela ? Manifestement, ils n&rsquo;ont pas analysé les intestins ni les estomacs, ce qui constitue une faute très grave dans une étude toxicologique. Ils disent aussi que quarante tissus ont été prélevés, mais on ne sait pas lesquels ! D&rsquo;ailleurs, je ne connais que vingt-trois tissus répertoriés, comme la peau, les os, la rate, la thyroïde, quels sont les autres ?<br />
De plus, les rats utilisés pour l&rsquo;expérience avaient huit semaines : ils étaient trop vieux ! D&rsquo;habitude, pour une étude toxicologique, on utilise de jeunes cobayes, pour voir si la substance testée a un impact sur le développement de leur organisme qui est en pleine croissance. Le meilleur moyen de cacher des effets nocifs éventuels c&rsquo;est d&rsquo;utiliser des cobayes âgés, d&rsquo;autant plus que, malgré les anomalies constatées, l&rsquo;étude n&rsquo;a duré que vingt-huit jours, ce qui n&rsquo;est pas suffisant…<br />
Le dernier paragraphe du texte résume bien l&rsquo;impression générale : ‘ Les études toxicologiques fournissent une certaine assurance qu&rsquo;aucun changement majeur ne s&rsquo;est produit avec le soja modifié génétiquement… ‘ Je ne veux pas une ‘ certaine assurance ‘, mais une assurance à 100 % ! En fait, quand on sait que cette étude a justifié l&rsquo;introduction des OGM dans la chaîne alimentaire, on ne peut qu&rsquo; être inquiets… Mais que faire ? Regardez ce qui est arrivé récemment à ma collègue Manuela Malatesta… »</p>
<p class="spip">La peur de Monsanto</p>
<p class="spip">J&rsquo;ai rencontré Manuela Malatesta, le 17 novembre 2006, à l&rsquo;Université de Pavie en Italie. Elle était encore traumatisée par l&rsquo;expérience qu&rsquo;elle venait de vivre qui l&rsquo;avait contrainte à quitter l&rsquo;université d&rsquo;Urbino où elle avait travaillé pendant plus de dix ans. « Tout ça à cause d&rsquo;une étude sur les effets du soja transgénique1 », me dit-elle avec un soupir. En effet, la jeune chercheuse a fait ce que personne n&rsquo;avait fait : répéter l&rsquo;étude toxicologique conduite dix ans plus tôt par Monsanto. Avec son équipe, elle a nourri un groupe de rats avec une diète habituelle (groupe contrôle) et un autre groupe avec la même diète à laquelle avait été ajouté du soja Roundup ready (groupe expérimental). Pris dès le sevrage, les cobayes ont été suivis jusquà leur mort (en moyenne deux ans plus tard). « Nous avons étudié les organes des rats au microscope électronique, m&rsquo;explique Manuela Malatesta, et nous avons constaté des différences statistiquement significatives notamment dans les noyaux des cellules du foie des rats nourris avec du soja transgénique. Tout semble indiquer que les foies avaient une activité physiologique plus élevée. Nous avons trouvé des modifications similaires dans les cellules du pancréas et des testicules.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Réponses de Marie-Monique Robin au texte des chercheurs de l&#039;AFIS" /> Comment expliquez-vous ces différences ?</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Réponses de Marie-Monique Robin au texte des chercheurs de l&#039;AFIS" /> Malheureusement, nous aurions aimé poursuivre ces études préliminaires, mais nous n&rsquo;avons pas pu, car les financements se sont arrêtés… Nous n&rsquo;avons donc que des hypothèses : les différences peuvent être dues à la composition du soja ou aux résidus de roundup. Je précise que les différences que nous avons constatées ne sont pas des lésions, mais la question est de savoir quel rôle biologique elles peuvent avoir à long terme, et pour cela il faudrait développer une autre étude…</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Réponses de Marie-Monique Robin au texte des chercheurs de l&#039;AFIS" /> Pourquoi ne le faites vous pas ?</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Réponses de Marie-Monique Robin au texte des chercheurs de l&#039;AFIS" /> Ah ! murmure Manuela Malatesta, en cherchant ses mots. Actuellement, la recherche sur les OGM est un sujet tabou… On ne trouve pas d&rsquo;argent pour cela. Nous avons tout fait pour trouver un complément de financement, mais on nous a répondu que, comme dans la littérature scientifique, il n&rsquo;y avait pas de données qui prouvent que les OGM provoquent des problèmes, il était donc totalement inutile de travailler là-dessus. On ne veut pas trouver de réponses aux questions qui gênent… C&rsquo;est le résultat de la peur diffuse qu&rsquo;il y a de Monsanto et des OGM en général… D&rsquo;ailleurs, quand j&rsquo;ai parlé des résultats de l&rsquo;étude à certains de mes collègues, ils m&rsquo;ont vivement déconseillée de les publier, et ils avaient raison, car j&rsquo;ai tout perdu… mon laboratoire, mon équipe, j&rsquo;ai dû recommencer à zéro dans une autre université grâce à un collègue qui m&rsquo;a soutenue…</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Réponses de Marie-Monique Robin au texte des chercheurs de l&#039;AFIS" /> Est-ce que les OGM vous inquiètent ?</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Réponses de Marie-Monique Robin au texte des chercheurs de l&#039;AFIS" /> Aujourd&rsquo;hui, oui ! Pourtant au début j&rsquo;étais persuadée qu&rsquo;ils ne posaient pas de problème, mais maintenant les secrets, les pressions et la peur qui les entourent, me font douter »…</p>
<p class="spip">FIN DE L&rsquo;EXTRAIT</p>
<p class="spip">S&rsquo;agissant de l&rsquo;étude (publiée en 1996 dans The Journal of Nutrition) conduite par Stephen Padgette, un chercheur de Monsanto, aujourd&rsquo;hui vice-président de la firme, je m&rsquo;y suis également intéressée de très près, pas dans mon film, mais dans mon livre (chapitre 8). Je rappelle qu&rsquo;elle visait à montrer que la composition en « nutriments et antinutriments » du soja Roundup ready était « similaire » à celle du soja conventionnel. Voici ce que j&rsquo;ai découvert :</p>
<p class="spip">EXTRAIT</p>
<p class="spip">C&rsquo;est précisément pour en avoir le coeur net que Marc Lappé (aujourd&rsquo;hui décédé) et sa collègue Britt Bailey ont décidé de répéter l&rsquo;expérience menée par Stephen Padgette. « Pour notre étude, m&rsquo;explique Britt Bailey, que j ‘ai rencontée à San Francisco en octobre 2006, nous avons planté des graines de soja Roundup ready, ainsi que des graines issues des lignées conventionnelles d&rsquo;origine, la seule différence étant la présence du gène Roundup ready dans les graines de Monsanto. Je précise que nous avons réalisé les cultures dans des sols strictement identiques avec les mêmes conditions climatiques pour les deux groupes. Les pousses de soja transgénique ont été aspergées de Roundup, en respectant les recommandations de Monsanto. En fin de saison, nous avons récolté les grains issus des deux groupes et nous avons comparé leur composition organique.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Réponses de Marie-Monique Robin au texte des chercheurs de l&#039;AFIS" /> Quels furent les résultats ?</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Réponses de Marie-Monique Robin au texte des chercheurs de l&#039;AFIS" /> Nos analyses ont montré des différences importantes entre le soja Roundup ready et le soja conventionnel, et notamment un niveau d&rsquo;isoflavones, et donc de phytoestrogènes, de 12 % à 14 % moins élevé, ce qui prouve clairement que la composition du soja Roundup ready n&rsquo;est pas équivalente au soja conventionnel. Nous avons envoyé nos données à la FDA, mais elle ne nous a jamais répondu…</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Réponses de Marie-Monique Robin au texte des chercheurs de l&#039;AFIS" /> Comment a réagi Monsanto ?</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Réponses de Marie-Monique Robin au texte des chercheurs de l&#039;AFIS" /> Nous avons proposé notre étude au Journal of Medicinal Food qui l&rsquo;a donc soumise à des relecteurs. Elle a été acceptée et sa publication a été fixée au 1er juillet 19992. Curieusement, une semaine avant la publication, alors que selon l&rsquo;usage l&rsquo;article était encore sous embargo, l&rsquo;Association américaine du soja, connue pour ses liens avec Monsanto, a publié un communiqué de presse affirmant que notre étude n&rsquo;était pas rigoureuse. Nous n&rsquo;avons jamais su d&rsquo;où venait la fuite… »<br />
J&rsquo;ai retrouvé le communiqué de l&rsquo;association (dont je rencontrerai bientot le vice-président), sur le site britannique de… Monsanto, qui en présente une version française ! « L&rsquo;ASA a foi dans les analyses de soja Roundup ready menées par les services de tutelle aux États-Unis et dans le monde et aux études scientifiques qui les étayent et qui montrent une équivalence entre le soja Roundup ready et le soja classique… », y est-t-il écrit dans une langue de bois qui égratigne un peu la langue de Voltaire3&#8230;<br />
« Comment expliquez-vous que Monsanto ait conclu que les deux sojas étaient équivalents ?, demandé-je.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Réponses de Marie-Monique Robin au texte des chercheurs de l&#039;AFIS" /> Je pense que la faille principale de leur étude, c&rsquo;est qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas arrosé les grains avec du Roundup, ce qui invalide complètement l&rsquo;étude car le soja Roundup ready est fait pour être arrosé d&rsquo;herbicide !</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Réponses de Marie-Monique Robin au texte des chercheurs de l&#039;AFIS" /> Comment le savez-vous ?</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Réponses de Marie-Monique Robin au texte des chercheurs de l&#039;AFIS" /> Grâce à une étourderie du service juridique de Monsanto ! »<br />
Et Britt Bailey de me montrer une lettre adressée par Tom Carrato, l&rsquo;un des avocats de Monsanto, à Vital Health Publishing, un éditeur qui était alors sur le point de publier un livre qu&rsquo;elle avait écrit avec Marc Lappé sur les OGM. À dire vrai, ce courrier daté du 26 mars 1998, fait froid dans le dos tant il en dit long, encore une fois, sur les pratiques de la firme. Après avoir expliqué qu&rsquo;il avait été informé de l&rsquo;imminence de la publication dans un article du Winter Coast Magazine, le conseil écrit, avec une assurance déconcertante : « Les auteurs du livre prétendent que le Roundup est toxique. Que veulent-ils dire par ‘toxique ‘ ? Chacun sait que toute substance, qu&rsquo;elle soit synthétique ou naturelle, est capable d&rsquo;être toxique à une certaine dose. […] Quiconque a bu plusieurs tasses de café ou observé une personne boire de l&rsquo;alcool sait que tout est affaire de dose et de seuil à ne pas dépasser. […] Ces erreurs doivent être corrigées avant la publication parce qu&rsquo;elles […] dénigrent et diffament potentiellement le produit. » Un peu plus loin, Tom Carrato défend l&rsquo;étude réalisée par Stephen Padgette et fait, en effet, un bel aveu : « Les tests menés sur du soja Roundup ready non pulvérisé ne montrent aucune différence dans les niveaux d&rsquo;oestrogène. Les résultats ont été publiés dans un article relu par des pairs dans le Journal of Nutrition en janvier 19964. »<br />
« En tout cas, la lettre a été efficace, soupire Britt Bailey, car notre éditeur a renoncé à publier notre livre, et nous avons dû en chercher un autre5&#8230;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Réponses de Marie-Monique Robin au texte des chercheurs de l&#039;AFIS" /> Savez-vous si les résidus de Roundup que l&rsquo;on trouve immanquablement sur le soja transgénique ont été évalués, d&rsquo;un point de vue sanitaire ?, demandé-je.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Réponses de Marie-Monique Robin au texte des chercheurs de l&#039;AFIS" /> Jamais ! En écrivant notre livre, nous avons découvert qu&rsquo;en 1987 le niveau de résidus de glyphosate autorisé sur les grains de soja était de six parts par milliard. Et puis bizarrement en 1995, un an avant la mise sur le marché du soja Roundup ready, le niveau permis par la FDA est passé à vingt ppm. J&rsquo;ai parlé avec Phil Errico, le directeur du département glysophate à l&rsquo;EPA, et il m&rsquo;a dit : ‘ Monsanto nous a fourni des études qui montraient que 20 ppm ne posaient pas de risque pour la santé et le niveau autorisé a été changé&rsquo;. Bienvenue aux États-Unis ! »<br />
Pour être honnête, l&rsquo;Europe ne vaut guère mieux : d&rsquo;après une information publiée par Pesticides News, en septembre 1999, en réponse à l&rsquo;importation du soja transgénique américain, la communauté européenne a multiplié par deux cents le taux de résidu de glyphosate autorisé en le portant de 0,1 mg/kg à 20 mg/kg…</p>
<p class="spip">FIN DE L&rsquo;EXTRAIT</p>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Réponses de Marie-Monique Robin au texte des chercheurs de l&#039;AFIS" /> Concernant l&rsquo;« argument numéro 4 », où M. Kuntz met en cause la pertinence de mon enquête sur les dégâts du conton transgénique Bt en Inde : j&rsquo;ai déjà répondu à cet argument dans le message intitulé « Inde » (rubrique « l&rsquo;actualité des OGM »). Je note que M. Kuntz cite, sans sourciller, les chiffres de l&rsquo;ISAAA, un institut financé notamment par Monsanto, ainsi que le révélait récemment Le Monde…</p>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Réponses de Marie-Monique Robin au texte des chercheurs de l&#039;AFIS" /> Concernant l&rsquo;« argument numéro 5 », où M. Kuntz met en cause les travaux d&rsquo;Ignacio Chapela sur la présence de maïs OGM au Mexique, je dois dire qu&rsquo;on atteint là le summum de la mauvaise foi. Les travaux du Pr. Chapela n&rsquo;ont pas « été contredits par d&rsquo;autres », mais bel et bien confirmés, ainsi que je l&rsquo;explique longuement dans mon livre (Cf chapitre 12). M. Kuntz ignore aussi superbement la campagne de diffamation lancée contre le chercheur de Berkeley sur Internet par de faux scientifiques créés de toutes pièces par Monsanto, ainsi que je l&rsquo;ai déjà expliqué dans mon message « appel à la vigilance » (rubrique « les nouvelles de la toile »). Ce qui prouve, que la « firme n&rsquo;a aucune envie de convaincre avec des arguments » et qu&rsquo;« elle est prête à tout pour imposer ses produits partout dans le monde, y compris à détruire la réputation de tous ceux qui peuvent lui faire obstacle… », ainsi que me l&rsquo;a expliqué Jonathan Matthew, qui a découvert les « méthodes très sales de Monsanto ».<br />
Par ailleurs, si le Pr. Chapela a été si vivement attaqué, c&rsquo;est surtout pour la deuxième découverte que livrait son étude, ainsi qu&rsquo;il me l&rsquo;a expliqué, lorsque je l&rsquo;ai rencontré à San Francisco.</p>
<p class="spip">EXTRAIT :</p>
<p class="spip">« Le deuxième point de notre étude était beaucoup plus sérieux pour Monsanto et consorts. En effet, en cherchant où étaient localisés les fragments d&rsquo;ADN transgénique, nous avons constaté qu&rsquo;ils s&rsquo;étaient insérés à différents endroits du génome de la plante, de manière complètement aléatoire. Cela signife que, contrairement à ce qu&rsquo;affirment les fabricants d&rsquo;OGM, la technique de manipulation génétique n&rsquo;est pas stable, puisqu&rsquo;une fois que l&rsquo;OGM se croise avec une autre plante, le transgène éclate et s&rsquo;insère de manière incontrôlée. Les critiques les plus virulentes se sont surtout concentrées sur cette partie de l&rsquo;étude, en dénonçant notre incompétence technique et notre manque d&rsquo;expertise pour pouvoir évaluer ce genre de phénomène. »<br />
Le fait que les « transgènes soient instables a des « implications graves », commente Science, « étant donné que le comportement d&rsquo;un gène dépend de sa place dans le génome, l&rsquo;ADN déplacé pourrait créer des effets absolument imprévisibles6 ». « Cela sape la prémisse fondamentale selon laquelle la manipulation génétique est une science sûre et exacte7 », renchérit le journaliste du East Bay Express…</p>
<p class="spip">FIN DE L&rsquo;EXTRAIT</p>
<p class="spip">Je note que la découverte du Pr. Chapela était confirmée, à peu près au même moment, par Marc de Loose, un chercheur belge, qui a découvert un « fragment d&rsquo;ADN inconnu dans une variété de soja génétiquement modifié de Monsanto », preuve que la manipulation est tout sauf une « science exacte » (Le Monde, 19/8/2001).</p>
<p class="spip">Quant au « militant anti-OGM » mexicain qui s&rsquo;exprime dans mon film, s&rsquo;il l&rsquo;est devenu c&rsquo;est tout à fait par hasard : c&rsquo;est parce qu&rsquo;il a été contacté par des paysans indiens, inquiets de voir subitement des « maïs bizarres » dans leurs champs, qu&rsquo;il a décidé de faire tester les « monstres » : ceux-ci ont révélé qu&rsquo;ils contenaient un transgène, dû au croisement d&rsquo;un maïs transgénique avec un maïs traditionnel…</p>
<p class="spip">En guise de conclusion :</p>
<p class="spip">Les arguments pseudo-scientifiques de M.Kuntz visent à noyer le lecteur pour semer le doute sur ma capacité à comprendre réellement le sujet que je traite. C&rsquo;est ce que j&rsquo;appelle de l&rsquo;arrogance. Je n&rsquo;ai certes pas de doctorat en biologie, mais un bac scientifique qui m&rsquo;a amplement suffi pour assimiler la matière et surtout saisir les enjeux et poser les bonnes questions. Surtout, loin de commenter le film, M. Kuntz botte systématiquement en touche, en ignorant avec une malhonnêteté stupéfiante, ce que disent réellement les interlocteurs de mon film.</p>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/reponses-de-marie-monique-robin-au-texte-des-chercheurs-de-lafis/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Réponses de Marie-Monique Robin au texte des chercheurs de l\&#8217;AFIS</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/reponses-de-marie-monique-robin-au-texte-des-chercheurs-de-lafis-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Mar 2008 16:31:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>R&#xE9;ponse de MMRobin &#xE0; l\&#x2019;AFIS Des internautes vigilants m\&#x2019;ont signal&#xE9; un article mis en ligne sur le site de l\&#x2019;Association fran&#xE7;aise pour l\&#x2019;information scientifique (AFIS) qui &#xAB; se donne pour but de promouvoir la science contre ceux qui nient ses valeurs culturelles, la d&#xE9;tournent vers des &#x153;uvres malfaisantes ou encore usent de son nom pour [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/reponses-de-marie-monique-robin-au-texte-des-chercheurs-de-lafis-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class=\"rss_texte\">
<dl class=\"spip_document_220 spip_documents spip_documents_left\" style=\"float: left; width: 120px;\">
<dt><a title=\"PDF - 133.4 ko\" type=\"application/pdf\" href=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/archives_doc/pdf/Reponse_de_MMR_a_l_AFIS_.pdf\"><img class=\" format_png\" style=\"height: 52px; width: 52px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L52xH52/pdf-d7486.png\" alt=\"PDF - 133.4 ko\" width=\"52\" height=\"52\" /></a></dt>
<dt class=\"spip_doc_titre\" style=\"width: 120px;\"><strong>Réponse de MMRobin à l\&rsquo;AFIS</strong></dt>
</dl>
<p class=\"spip\">Des internautes vigilants m\&rsquo;ont signalé un article mis en ligne sur le site de l\&rsquo;Association française pour l\&rsquo;information scientifique (AFIS) qui « se donne pour but de promouvoir la science contre ceux qui nient ses valeurs culturelles, la détournent vers des œuvres malfaisantes ou encore usent de son nom pour couvrir des entreprises charlatanesques »… (http://www.pseudo-sciences.org/)</p>
<p class=\"spip\">À dire vrai, cela ne m\&rsquo;a pas étonnée, car cette association est connue pour ses prises de position scientistes pures et dures et son soutien sans faille à l\&rsquo;establishment scientifique, dont elle estime que la parole et les travaux ne sauraient être questionnés par des citoyens aussi ignares qu\&rsquo;impies parce que non scientifiques. <span id="more-144967"></span>C\&rsquo;est précisément au nom de cette science « au-dessus de la mêlée » et qui n\&rsquo;a de compte à rendre à personne, qu\&rsquo;ont pu avoir lieu les grands scandales sanitaires des vingt dernières années : affaire du sang contaminé, crise de la vache folle, drame de l\&rsquo;hormone de croissance, ou désastre criminel de l\&rsquo;amiante.</p>
<p class=\"spip\">Concernant ce dernier dossier, je voudrais rapporter une anecdote à laquelle je n\&rsquo;ai cessé de repenser au fur et à mesure que s\&rsquo;allongeait la liste des victimes de l\&rsquo;amiante : au milieu des années 1980, journaliste fraîche émoulue, j\&rsquo;ai travaillé régulièrement pour une agence de presse institutionnelle qui réalisait notamment le journal d\&rsquo;entreprise d\&rsquo;Everite, une filiale de Saint Gobain, spécialisée dans la production d\&rsquo;ardoises et de tôles en fibrociment. À plusieurs reprises, je me suis rendue dans ses usines, situées à Dammarie-les-Lys et à Descartes, où j\&rsquo;étais censée témoigner des mesures de sécurité mises en place par Saint Gobain pour protéger ses ouvriers des méfaits (mortels) de l\&rsquo;amiante. Je me souviens d‘une interview que j\&rsquo;avais réalisée d\&rsquo;un responsable scientifique du Comité permament amiante (CPA) qui m\&rsquo;avait doctement expliqué que si la concentration en fibres d\&rsquo;amiante par mètre cube d\&rsquo;air ne dépassait pas un certain seuil, alors l\&rsquo;exposition était sans risque. Il donnait pour preuve des études scientifiques « au-dessus de tout soupçon » que, bien sûr, je m\&rsquo;étais empressée de citer dans mon article… Comment imaginer les mensonges et manipulations qui allaient conduire à l\&rsquo;un des plus grands scandales sanitaires que la France ait jamais connus ?</p>
<p class=\"spip\">On sait, aujourd\&rsquo;hui, que le CPA était sous la coupe de Saint Gobain qui a caché les effets hautement cancérigènes de l\&rsquo;amiante, connus depuis le début du XXème siècle. Pire : cette omerta criminelle a été couverte par des scientifiques recrutés par le CPA pour lui « fournir une caution scientifique incontestable », selon les termes d\&rsquo;un rapport rédigé par le sénat (http://www.senat.fr/rap/r05-037-1/r05-037-17.html#toc32).<br />
Après l\&rsquo;interdiction définitive de l\&rsquo;usage de l\&rsquo;amiante, en 1996, des ouvriers malades de Dammarie-les-Lys et de Descartes ont porté plainte contre Saint Gobain, à l\&rsquo;instar de milliers de victimes un peu partout en France…<br />
De cette expérience j\&rsquo;ai gardé une méfiance viscérale par rapport à la parole officielle des scientifiques surtout quand elle est liée aux intérêts des industriels, et un attachement indéfectible au principe de précaution, n\&rsquo;en déplaise à nos amis de l\&rsquo;AFIS…</p>
<p class=\"spip\">Revenons au site de l\&rsquo;AFIS, justement, qui vient donc de mettre en ligne un article intitulé sobrement « Le monde selon Monsanto. Un film de Marie-Monique Robin ». L\&rsquo;avant-propos est signé par Michel Naud, un « ingénieur et chef d\&rsquo;entreprise », président de l\&rsquo;AFIS, qui se présente comme un « rationaliste scientifique » et un « bright »… (http://brightsfrance.free.fr/michel.naud.htm.) Je note que pour lancer leur « mise en garde » contre ce que Michel Naud appelle les « contrevérités et les approximations relayées sans esprit critique » par mon enquête sur Monsanto, les auteurs de l\&rsquo;AFIS n\&rsquo;ont rien trouvé de mieux que d\&rsquo;avoir recours à la calomnie et à la désinformation. Parmi les quelque deux cents reportages et documentaires que j\&rsquo;ai réalisés pour la télévision (voir mon CV sur le site d\&rsquo;ARTE), ils en ont retenu deux qui leur semblaient devoir jeter le discrédit sur mon travail.<br />
Le premier, dont je suis très fière, concerne un documentaire que j\&rsquo;ai réalisé en 1994 pour M6 et Planète Câble sur le trafic d\&rsquo;organes en Amérique du Sud. Intitulé « Voleurs d\&rsquo;organes » (version longue) ou « Voleurs d\&rsquo;yeux » (version courte), il a été diffusé dans une trentaine de pays et m\&rsquo;a valu cinq prix internationaux, dont le prix Albert Londres, et une… campagne de diffamation, orchestrée par l\&rsquo;USIA – United State Information Agency- une agence gouvernementale américaine, spécialisée dans ce qu\&rsquo;elle appelle la « white propaganda » (« propagande blanche », à la différence de la « black propaganda » de la CIA, dont l\&rsquo;USIA est proche).<br />
Il m\&rsquo;est impossible de relater ici tous les dessous de cette incroyable affaire et je renvoie les curieux à mon livre « Voleurs d\&rsquo;organes. Enquête sur un trafic » que j\&rsquo;ai publié aux Editions Bayard (disponible sur Amazon.fr)<br />
Je me contenterai de résumer les informations importantes que Michel Naud semble ignorer. Après la projection de mon film à la Commission permanente des droits de l\&rsquo;homme de l\&rsquo;ONU, un certain Todd Leventhal de l\&rsquo;USIA a commencé à propager le fait que j\&rsquo;étais « membre du KGB » (en 1995 !), puis que j\&rsquo;avais payé les témoins de mon film. Au coeur de cette campagne de diffamation se trouvait le témoignage d\&rsquo;une mère colombienne qui affirmait qu\&rsquo;on avait volé les cornées à son fils Jaison que j\&rsquo;ai rencontré dans un institut pour enfants aveugles de Bogota.<br />
Face à ces accusations graves, le jury du prix Albert Londres décida de suspendre mon prix, pour vérifier le sérieux de mon enquête, ce qui fit la une des journaux. Après vérification, il me rendit le prix, le 20 mars 1996, en soulignant qu\&rsquo;il « n\&rsquo;avait décelé aucune intention frauduleuse chez la réalisatrice, même si son reportage n\&rsquo;apporte pas les preuves irréfutables de ce qu\&rsquo;elle avance dans le cas précis de l\&rsquo;enfant Jaison Cruz Vargas ».<br />
Le jury, qui me lavait du soupçon infâmant de bidonnage, ne pouvait, cependant, pas écrire autre chose : dans l\&rsquo;affaire du petit Jaison (qui ne représente que cinq minutes sur un documentaire de 57 minutes), j\&rsquo;ai toujours su qu\&rsquo;il n\&rsquo;y aurait jamais de preuves irréfutables du crime que dénonçait sa mère, tout simplement parce que cette femme démunie d\&rsquo;un bidonville n\&rsquo;avait pas eu les moyens d\&rsquo;intenter un procès au moment des faits (dix ans plus tôt) et que sa parole ne faisait pas le poids face au puissant lobby des mandarins.<br />
De fait, elle subit des pressions monstrueuses, d\&rsquo;abord pour se rétracter, puis pour accepter que son fils soit examiné par des médecins à Paris.<br />
Le voyage fut organisé, en août 1995, par la clinique du Pr. José Barraquer, haut lieu des greffes de cornées internationales à Bogota, et le gouvernement colombien, alors dénoncé par Amnesty International pour son inertie face aux nombreuses violations de droits de l\&rsquo;homme commises dans le pays.<br />
Le 18 septembre 1995, Me Pernet, l\&rsquo;avocat de l\&rsquo;ambassade de Colombie, rendait public le rapport du trio de médecins censé avoir examiné Jaison. Mais comme le révèle ledit rapport, il n\&rsquo;y eut jamais d\&rsquo; « examen », mais la seule interprétation d\&rsquo;un dossier médical fourni par la clinique Barraquer…<br />
En fait, l\&rsquo;examen était impossible, car, comme le souligneront des médecins courageux qui ont publié un contre-rapport, il avait été posé des prothèses oculaires à Jaison, peu avant son voyage à Paris, ce qui avait nécessité de « nettoyer ses cavités oculaires » rendant impossible tout examen…<br />
En attendant, j\&rsquo;ai attaqué en diffamation Me Pernet ainsi que José Mackenzie, un journaliste colombien, qui m\&rsquo;avaient accusé de « bidonnage ». Pour leur défense, ils ont produit le fameux rapport, qui ne leur fut pas d\&rsquo;un grand secours, puiqu\&rsquo;ils ont été tous les deux condamnés pour diffamation. Au même moment, le Pr. Barraquer était débouté de l\&rsquo;action qu\&rsquo;il avait intentée contre moi et mon producteur, l\&rsquo;agence CAPA, pour « préjudice commercial » (sic), il a poursuivi jusqu\&rsquo;en cassation, mais en vain…<br />
J\&rsquo;ajoute qu\&rsquo;après cette affaire qui a bouleversé ma vie, je n\&rsquo;ai pas pu retourner en Colombie pendant dix ans, car, comme l\&rsquo;a expliqué un représentant du Quai d\&rsquo;Orsay à Hervé Chabalier, le patron de l\&rsquo;agence CAPA, des « contrats » avaient été placés sur ma tête, ce qui prouve que j\&rsquo;avais mis le doigt sur un sujet hautement dérangeant…<br />
Enfin, je tiens à souligner, que contrairement aux affirmations de Michel Naud, le vol d\&rsquo;organes n\&rsquo;est pas une « légende urbaine ». L\&rsquo;arrestation récente au Népal (7 février 2008) du médecin indien Amit Kumar, accusé de diriger depuis des années un réseau de trafic de reins, et poursuivi pour « transplantation illégale de reins, escroquerie et complot criminel », est une preuve qui s\&rsquo;ajoute aux multiples révélations qui ont suivi la diffusion de mon documentaire. Il est sûr, en revanche, que si ce trafic honteux a pu se développer en toute impunité, c\&rsquo;est notamment grâce au déni têtu d\&rsquo;un certain nombre de médecins qui ont découragé toutes les tentatives d\&rsquo;enquête sérieuse…</p>
<p class=\"spip\">Le deuxième documentaire que cite Michel Naud, apparemment pour me discréditer, était intitulé « La science face au paranormal » et fut diffusé, effectivement, d\&rsquo;abord sur Canal +, puis sur ARTE, en 2004. Il s\&rsquo;intéressait aux expériences menées sur les phénomènes dits de « perception extra-sensorielle » par des scientifiques de l\&rsquo;Université de Edimbourg (Ecosse) et des États Unis, où les parapsychologues sont regroupés au sein d\&rsquo;une association qui fait partie de l\&rsquo;American Association for the Advancement of Science, l\&rsquo;AAAS, laquelle coiffe toutes les disciplines scientifiques américaines et édite le célèbre magazine Science. Je rappelle, au passage, que la France est l\&rsquo;un des rares pays occidentaux à ne pas mener d\&rsquo;étude dans ce domaine, ce qui ne rend pas moins légitime d\&rsquo;aller voir ce qu\&rsquo;il se passe ailleurs…<br />
De mon enquête, j\&rsquo;ai conçu un beau livre, publié aux editions du Chêne, et ainsi présenté par le magazine Science et Vie : « Un fascinant périple qui invite à transcender la séparation opérée par la pensée occidentale entre esprit et matière »… De quoi faire monter au rideau, nos amis de l\&rsquo;AFIS…</p>
<p class=\"spip\">Après l\&rsquo;introduction malhonnête de Michel Naud, le papier principal est signé par Marcel Kuntz, un « biologiste, directeur de recherche au CNRS ». En consultant le site de l\&rsquo;AFIS, je suis tombée sur l\&rsquo;une de ses contributions fort intéressantes, où il vole au secours de Monsanto, dans l\&rsquo;affaire du maïs MON 863 que j\&rsquo;ai déjà évoquée sur mon blog (rubrique « l\&rsquo;actualité des OGM »).<br />
http://www.pseudo-sciences.org/spip.php ?article734<br />
J\&rsquo;invite le lecteur à comparer les deux versions de ce cas d\&rsquo;école, et je me contente de souligner les étranges oublis du scientifique : en effet, à aucun moment il ne signale qu\&rsquo;il a fallu une décision du tribunal de Munich, le 9 juin 2005, pour que les fameuses 1139 pages du dossier technique de Monsanto soient rendues publiques, la firme s\&rsquo;y opposant au nom du « secret commercial » ! De quoi avait-elle donc peur ? Et bien que l\&rsquo;on découvre que les anomalies observées sur les rats nourris avec son maïs transgénique étaient bien plus importantes que ce que révélait l\&rsquo;examen du résumé de données qu\&rsquo;elle avait fourni aux autorités européennes. D\&rsquo;ailleurs, deuxième « oubli », la Communauté européenne a finalement décidé d\&rsquo;enterrer subrepticement cet encombrant dossier…</p>
<p class=\"spip\">J\&rsquo;en viens maintenant à la démonstration censée éclairer le lecteur sur les « arguments scientifiques maltraités » dans mon documentaire. Je note que loin de se baser sur les éléments présentés dans mon enquête, celle-ci distord le récit pour lui faire dire ce qu\&rsquo;il n\&rsquo;a jamais dit : à savoir des généralités sur les biotechnologies.<br />
Pour les lecteurs, qui n\&rsquo;ont pas encore vu le film (rendez-vous mardi 11 mars sur ARTE !), je rappelle qu\&rsquo;il raconte le passé de chimiste de Monsanto à travers quatre produits très controversés : les PCB, l\&rsquo;agent orange, l\&rsquo;hormone de croissance laitière et le roundup, ainsi que l\&rsquo;histoire du premier OGM autorisé dans les champs : le soja dit « roundup ready ». Cet intérêt est d\&rsquo;autant plus légitime que 90 % des OGM aujourd\&rsquo;hui cultivés dans le monde appartiennent à Monsanto et que le soja roundup ready représente la plante transgénique la plus cultivée au monde. De plus, son autorisation de mise sur le marché en 1995 a ouvert la voie aux autres OGM cultivés.</p>
<p class=\"spip\"><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> Concernant le L-Tryptophan : sur ce point, le verbiage scientifique utilisé par Marcel Kuntz occulte l\&rsquo;une des révélations clés de mon enquête, à savoir, que les auteurs de la directive sur les OGM, publiée le 29 mai 1992 par la Food and Drug Administration, mentent quand ils écrivent : « L\&rsquo;agence n\&rsquo;a jamais reçu d\&rsquo;information qui montre que les aliments dérivés des nouvelles méthodes diffèrent des autres aliments d\&rsquo;une manière significative ou uniforme, ni que, en tant que catégorie, les aliments dérivés des nouvelles techniques soient l\&rsquo;objet de préoccupations différentes ou plus grandes concernant leur sécurité que ceux développés par le croisement traditionnel »… Six mois plus tôt, en effet, James Maryanski, le coordinateur des biotechnologies au sein de la FDA, qui encadra la rédaction de la directive, écrivait dans un document aujourd\&rsquo;hui déclassifié : « Nous ne savons pas quelle est la cause de l\&rsquo;EMS mais nous ne pouvons pas exclure l\&rsquo;hypothèse qu\&rsquo;elle soit due à la manipulation de l\&rsquo;organisme ». Pour ceux qui n\&rsquo;ont pas vu mon film ni lu mon livre, je rappelle que l\&rsquo;EMS est une maladie inconnue (« syndrome éosinophilie-myalgie » « EMS » en anglais) qui frappa les consommateurs de la version transgénique du L-Tryptophan, un supplément alimentaire fabriqué par une entreprise japonaise, et causa des dizaines de morts et laissa des milliers de personnes handicapées (cf. chapitre 7 de mon livre). James Maryanski confirma les faits devant ma caméra, et contrairement à ce qu\&rsquo;affirme Marcel Kuntz, on ne sut jamais avec certitude quelle était l\&rsquo;origine de l\&rsquo;EMS, et encore moins en mai 1992…</p>
<p class=\"spip\"><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> Concernant l\&rsquo;« argument numéro 1 » : les reproches faits par Marcel Kuntz – selon lequel j\&rsquo;aurais fait un « contre-sens complet » au sujet du « principe d\&rsquo;équivalence en substance » – sont d\&rsquo;une mauvaise foi absolue.<br />
Ce que démontre mon enquête, avec les témoins clés (James Maryanski de la FDA et Dan Glickman, ancien secrétaire d\&rsquo;État à l\&rsquo;Agriculture), les documents déclassifiés de la FDA, et les archives audiovisuelles (visite de George Bush, vice-président de Ronald Reagan dans les laboratoires de Monsanto, le 15 mai 1987) :<br />
1) Le « principe d\&rsquo;équivalence en substance » ne repose sur aucune donnée scientifique, mais sur une « décision politique » de la Maison-Blanche, destinée à favoriser, au plus vite, la mise sur le marché des OGM, en permettant que les produits issus des biotechnologies échappent aux tests sanitaires ou environnementaux ;<br />
2) Ce principe d\&rsquo;équivalence en substance était vivement critiqué par les propres scientifiques de la FDA qui pensaient, au contraire, que le processus de manipulation génétique pouvait entraîner des « risques spécifiques » et recommandaient donc que les OGM soient minutieusement testés avant leur mise sur le marché, mais ils n\&rsquo;ont pas été écoutés ;<br />
3) Effectivement, ce « principe a évolué depuis l\&rsquo;origine », puisque le Codex alimentarius de l\&rsquo;ONU recommande depuis… 2000 qu\&rsquo;il soit considéré comme une « étape ». Mais c\&rsquo;était quatre ans après la mise sur le marché du soja Roundup ready, qui recouvre aujourd\&rsquo;hui des millions d\&rsquo;hectares !<br />
4) Les chercheurs européens ont brillé par leur silence quand ce principe a été introduit, sous la houlette de la FDA et de Monsanto, au début des années 1990, à l\&rsquo;OMS, la FAO et l\&rsquo;OCDE, alors qu\&rsquo;aucun OGM n\&rsquo;était encore cultivé (cf. chapitre 8 de mon livre).</p>
<p class=\"spip\"><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> Concernant l\&rsquo;« argument N°2 » : quand M. Kuntz dénigre la qualité scientifique des travaux du « lanceur d\&rsquo;alerte » Arpad Pusztai, il réécrit cette affaire. J\&rsquo;y ai, en tout cas, consacré de nombreuses pages dans mon livre (chapitre 9). Ce qui est troublant dans cette affaire, c\&rsquo;est le volte-face de l\&rsquo;Institut Rowett (deux témoins rapporteront les pressions exercées sur son directeur par « Tony Blair et Clinton » pour qu\&rsquo;il arrête l\&rsquo;étude sur les pommes de terre transgéniques ; encore une fois : de quoi a-t-on peur ?), la mise à l\&rsquo;écart brutale du chercheur, le démantèlement inexpliqué de l\&rsquo;équipe de recherche, la campagne de dénigrement absolument inhabituelle de la Royal Society. Contrairement à ce qu\&rsquo;affirme M. Kuntz, vingt scientifiques internationaux ont soutenu les résultats d\&rsquo;Arpad Pusztai qui « montraient très clairement que les pommes de terre transgéniques avaient des effets significatifs sur la fonction immunitaire des rats ».</p>
<p class=\"spip\"><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> Concernant l\&rsquo;« argument N°3 » : là encore, contestant les critiques que je rapporte à une étude de chercheurs de Monsanto publiée en 1996 et prétendant prouver l\&rsquo;innocuité d\&rsquo;un soja transgénique, M. Kuntz fait preuve d\&rsquo;une mauvaise foi absolue quand il affirme que cette étude « n\&rsquo;a été contestée par aucun spécialiste du domaine ».</p>
<p class=\"spip\">Le fait qu\&rsquo;une étude soit publiée dans une « revue scientifique de référence » et « peer reviewed » n\&rsquo;est malheureusement pas la preuve qu\&rsquo;elle est sérieuse ! C\&rsquo;est ce que j\&rsquo;ai eu la tristesse de découvrir pendant mon enquête. Exemple : l\&rsquo;étude publiée dans Science en août 1990 par deux scientifiques de la FDA, qui voulaient justifier la mise sur le marché de l\&rsquo;hormone de croissance laitière de Monsanto. Une publication de dix pages, dont le principal relecteur était l\&rsquo;un des chercheurs payés par Monsanto pour mener des études sur les vaches ! Plus tard, on découvrira que des données capitales avaient été cachées par les auteurs ! (Cf : chapitre 5 de mon livre).</p>
<p class=\"spip\">Et que dire de Richard Doll, un cancérologue éminent qui eut le courage de s\&rsquo;attaquer aux fabricants de tabac, en montrant les liens entre le tabagisme et le cancer du poumon.</p>
<p class=\"spip\">En 1981, Sir Richard Doll avait publié un article très cité sur l\&rsquo;épidémiologie du cancer, dans lequel il affirmait que les causes environnementales jouent un rôle très limité dans la progression de la maladie …<br />
Seulement voilà : la légende a volé en éclats en 2006, lorsque The Guardian révéla que l\&rsquo;honorable Sir Doll avait travaillé secrètement pour Monsanto pendant vingt ans !</p>
<p class=\"spip\">Parmi les archives qu\&rsquo;il avait déposées en 2002 dans la bibliothèque du Welcome Trust, figurait une lettre, datée du 29 avril 1986, avec l\&rsquo;en-tête de la firme de Saint-Louis.</p>
<p class=\"spip\">Rédigée par William Gaffey, un scientifique de Monsanto, auteur d\&rsquo; études manipulées sur la dioxine, (et dûment publiées dans des revues scientifiques de référence, \ »peer reviewed, etc) elle confirmait le renouvellement du contrat à raison de 1 500 dollars par jour&#8230;<br />
( « Renowned cancer scientist was paid by chemical firm for 20 years », The Guardian, 8/12/2006 ; L. Hardell , MJ walker, B. Wahljalt, LS Friedman et ED Richter, « Secret ties to industry and conflicting interests in cancer research, American Journal of Industrial Medecine , 3/11/2006.)</p>
<p class=\"spip\">S\&rsquo;agissant du Pr. Ian Pryme, dont M. Kuntz conteste les critiques, je livre ici l\&rsquo;extrait de mon interview, tel que je l\&rsquo;ai publié dans mon livre, ainsi que ma rencontre avec Manuela Malatesta, qui a eu la mauvaise idée de répéter, dans des conditions rigoureuses, l\&rsquo;étude conduite par Monsanto sur des rats, poulets, poissons et vaches laitières.</p>
<p class=\"spip\">Je rappelle qu\&rsquo;en 2003, Ian Pryme et un collègue danois, le Pr. Rolf Lembcke (aujourd\&rsquo;hui dédédé) ont analysé les (rares) études toxicologiques conduites sur les aliments transgéniques.</p>
<p class=\"spip\">EXTRAIT :</p>
<p class=\"spip\">« Nous avons été très surpris de découvrir qu\&rsquo;il n\&rsquo;y avait que dix études recensées dans la littérature scientifique, m\&rsquo;explique Ian Pryme, c\&rsquo;est vraiment très peu au regard de l\&rsquo;enjeu.</p>
<p><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> Comment l\&rsquo;expliquez-vous ?</p>
<p><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> D\&rsquo;abord, il faut savoir qu\&rsquo;il est très difficile de se procurer des échantillons des matériaux transgéniques parce que les firmes en contrôlent l\&rsquo;accès. Elles exigent une description détaillée du projet de recherche, et elles sont très réticentes à fournir leurs OGM à des scientifiques indépendants pour qu\&rsquo;ils les testent. Quand on insiste, elles évoquent le « secret commercial ». Par ailleurs, il est très difficile d\&rsquo;obtenir des financements pour conduire des études sur les effets à long terme des aliments transgéniques. Avec des collègues provenant de six pays européens, nous avons demandé des fonds à l\&rsquo;Union européenne qui a refusé sous prétexte que les compagnies avaient déjà conduit elles-mêmes ce genre d\&rsquo;études…</p>
<p><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> Que dire de l\&rsquo;étude conduite par Monsanto sur les rats, poulets, poissons et vaches laitières ?</p>
<p><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> Elle est très importante parce qu\&rsquo;elle a servi de base au principe d\&rsquo;équivalence en substance et elle explique, en partie, l\&rsquo;absence d\&rsquo;études complémentaires. Mais je dois dire qu\&rsquo;elle est très décevante d\&rsquo;un point de vue scientifique. Si on m\&rsquo;avait demandé de la relire avant publication, je l\&rsquo;aurais rejetée, car les données fournies sont trop insuffisantes. Je dirais même que c\&rsquo;est de la mauvaise science…</p>
<p><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> Avez-vous essayé de vous procurer les données brutes de l\&rsquo;étude ?<br />
– Oui, mais malheureusement, Monsanto a refusé de les communiquer au motif qu\&rsquo;elles étaient couvertes par le secret commercial… C\&rsquo;est la première fois que j\&rsquo;entendais un tel argument concernant les données d\&rsquo;une recherche… Normalement, dès qu\&rsquo;une étude est publiée, n\&rsquo;importe quel chercheur peut demander à consulter les données brutes, pour répéter l\&rsquo;expérience et contribuer au progrès scientifique. Le refus de Monsanto donne immanquablement l\&rsquo;impression que la firme a quelque chose à cacher : soit que les résultats ne sont pas suffisamment convaincants, soit qu\&rsquo;ils sont mauvais, soit que la méthodogie et le protocole utilisés ne sont pas suffisants pour résister à une analyse scientifique rigoureuse. Pour faire notre étude, nous avons donc dû nous contenter du résumé fourni par la firme aux agences de réglementation. Et il y a des choses très troublantes. Par exemple, à propos de l\&rsquo;étude sur les rats, les auteurs écrivent : ‘ À part leur couleur marron foncée, les foies paraissaient normaux lors de la nécropsie… cette couleur n\&rsquo;est pas considérée comme étant liée à la modification génétique ‘. Comment peuvent-ils prétendent cela, sans faire des sections des foies et les observer au microscope pour être sûrs que cette couleur marron foncée est normale ! Manifestement, ils se sont contentés d\&rsquo;une évaluation oculaire des organes, ce n\&rsquo;est pas une manière scientifique de conduire une étude post-mortem ! De même, les auteurs indiquent que ‘ les foies, les testicules et les reins ont été pesés ‘ et que ‘ plusieurs différences ont été observées\&rsquo;, mais qu\&rsquo;elles ne furent ‘pas considérées comme étant liées à la manipulation génétique\&rsquo;… Encore une fois, comment peuvent-ils affirmer cela ? Manifestement, ils n\&rsquo;ont pas analysé les intestins ni les estomacs, ce qui constitue une faute très grave dans une étude toxicologique. Ils disent aussi que quarante tissus ont été prélevés, mais on ne sait pas lesquels ! D\&rsquo;ailleurs, je ne connais que vingt-trois tissus répertoriés, comme la peau, les os, la rate, la thyroïde, quels sont les autres ?<br />
De plus, les rats utilisés pour l\&rsquo;expérience avaient huit semaines : ils étaient trop vieux ! D\&rsquo;habitude, pour une étude toxicologique, on utilise de jeunes cobayes, pour voir si la substance testée a un impact sur le développement de leur organisme qui est en pleine croissance. Le meilleur moyen de cacher des effets nocifs éventuels c\&rsquo;est d\&rsquo;utiliser des cobayes âgés, d\&rsquo;autant plus que, malgré les anomalies constatées, l\&rsquo;étude n\&rsquo;a duré que vingt-huit jours, ce qui n\&rsquo;est pas suffisant…<br />
Le dernier paragraphe du texte résume bien l\&rsquo;impression générale : ‘ Les études toxicologiques fournissent une certaine assurance qu\&rsquo;aucun changement majeur ne s\&rsquo;est produit avec le soja modifié génétiquement… ‘ Je ne veux pas une ‘ certaine assurance ‘, mais une assurance à 100 % ! En fait, quand on sait que cette étude a justifié l\&rsquo;introduction des OGM dans la chaîne alimentaire, on ne peut qu\&rsquo; être inquiets… Mais que faire ? Regardez ce qui est arrivé récemment à ma collègue Manuela Malatesta… »</p>
<p class=\"spip\">La peur de Monsanto</p>
<p class=\"spip\">J\&rsquo;ai rencontré Manuela Malatesta, le 17 novembre 2006, à l\&rsquo;Université de Pavie en Italie. Elle était encore traumatisée par l\&rsquo;expérience qu\&rsquo;elle venait de vivre qui l\&rsquo;avait contrainte à quitter l\&rsquo;université d\&rsquo;Urbino où elle avait travaillé pendant plus de dix ans. « Tout ça à cause d\&rsquo;une étude sur les effets du soja transgénique1 », me dit-elle avec un soupir. En effet, la jeune chercheuse a fait ce que personne n\&rsquo;avait fait : répéter l\&rsquo;étude toxicologique conduite dix ans plus tôt par Monsanto. Avec son équipe, elle a nourri un groupe de rats avec une diète habituelle (groupe contrôle) et un autre groupe avec la même diète à laquelle avait été ajouté du soja Roundup ready (groupe expérimental). Pris dès le sevrage, les cobayes ont été suivis jusquà leur mort (en moyenne deux ans plus tard). « Nous avons étudié les organes des rats au microscope électronique, m\&rsquo;explique Manuela Malatesta, et nous avons constaté des différences statistiquement significatives notamment dans les noyaux des cellules du foie des rats nourris avec du soja transgénique. Tout semble indiquer que les foies avaient une activité physiologique plus élevée. Nous avons trouvé des modifications similaires dans les cellules du pancréas et des testicules.</p>
<p><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> Comment expliquez-vous ces différences ?</p>
<p><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> Malheureusement, nous aurions aimé poursuivre ces études préliminaires, mais nous n\&rsquo;avons pas pu, car les financements se sont arrêtés… Nous n\&rsquo;avons donc que des hypothèses : les différences peuvent être dues à la composition du soja ou aux résidus de roundup. Je précise que les différences que nous avons constatées ne sont pas des lésions, mais la question est de savoir quel rôle biologique elles peuvent avoir à long terme, et pour cela il faudrait développer une autre étude…</p>
<p><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> Pourquoi ne le faites vous pas ?</p>
<p><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> Ah ! murmure Manuela Malatesta, en cherchant ses mots. Actuellement, la recherche sur les OGM est un sujet tabou… On ne trouve pas d\&rsquo;argent pour cela. Nous avons tout fait pour trouver un complément de financement, mais on nous a répondu que, comme dans la littérature scientifique, il n\&rsquo;y avait pas de données qui prouvent que les OGM provoquent des problèmes, il était donc totalement inutile de travailler là-dessus. On ne veut pas trouver de réponses aux questions qui gênent… C\&rsquo;est le résultat de la peur diffuse qu\&rsquo;il y a de Monsanto et des OGM en général… D\&rsquo;ailleurs, quand j\&rsquo;ai parlé des résultats de l\&rsquo;étude à certains de mes collègues, ils m\&rsquo;ont vivement déconseillée de les publier, et ils avaient raison, car j\&rsquo;ai tout perdu… mon laboratoire, mon équipe, j\&rsquo;ai dû recommencer à zéro dans une autre université grâce à un collègue qui m\&rsquo;a soutenue…</p>
<p><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> Est-ce que les OGM vous inquiètent ?</p>
<p><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> Aujourd\&rsquo;hui, oui ! Pourtant au début j\&rsquo;étais persuadée qu\&rsquo;ils ne posaient pas de problème, mais maintenant les secrets, les pressions et la peur qui les entourent, me font douter »…</p>
<p class=\"spip\">FIN DE L\&rsquo;EXTRAIT</p>
<p class=\"spip\">S\&rsquo;agissant de l\&rsquo;étude (publiée en 1996 dans The Journal of Nutrition) conduite par Stephen Padgette, un chercheur de Monsanto, aujourd\&rsquo;hui vice-président de la firme, je m\&rsquo;y suis également intéressée de très près, pas dans mon film, mais dans mon livre (chapitre 8). Je rappelle qu\&rsquo;elle visait à montrer que la composition en « nutriments et antinutriments » du soja Roundup ready était « similaire » à celle du soja conventionnel. Voici ce que j\&rsquo;ai découvert :</p>
<p class=\"spip\">EXTRAIT</p>
<p class=\"spip\">C\&rsquo;est précisément pour en avoir le coeur net que Marc Lappé (aujourd\&rsquo;hui décédé) et sa collègue Britt Bailey ont décidé de répéter l\&rsquo;expérience menée par Stephen Padgette. « Pour notre étude, m\&rsquo;explique Britt Bailey, que j ‘ai rencontée à San Francisco en octobre 2006, nous avons planté des graines de soja Roundup ready, ainsi que des graines issues des lignées conventionnelles d\&rsquo;origine, la seule différence étant la présence du gène Roundup ready dans les graines de Monsanto. Je précise que nous avons réalisé les cultures dans des sols strictement identiques avec les mêmes conditions climatiques pour les deux groupes. Les pousses de soja transgénique ont été aspergées de Roundup, en respectant les recommandations de Monsanto. En fin de saison, nous avons récolté les grains issus des deux groupes et nous avons comparé leur composition organique.</p>
<p><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> Quels furent les résultats ?</p>
<p><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> Nos analyses ont montré des différences importantes entre le soja Roundup ready et le soja conventionnel, et notamment un niveau d\&rsquo;isoflavones, et donc de phytoestrogènes, de 12 % à 14 % moins élevé, ce qui prouve clairement que la composition du soja Roundup ready n\&rsquo;est pas équivalente au soja conventionnel. Nous avons envoyé nos données à la FDA, mais elle ne nous a jamais répondu…</p>
<p><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> Comment a réagi Monsanto ?</p>
<p><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> Nous avons proposé notre étude au Journal of Medicinal Food qui l\&rsquo;a donc soumise à des relecteurs. Elle a été acceptée et sa publication a été fixée au 1er juillet 19992. Curieusement, une semaine avant la publication, alors que selon l\&rsquo;usage l\&rsquo;article était encore sous embargo, l\&rsquo;Association américaine du soja, connue pour ses liens avec Monsanto, a publié un communiqué de presse affirmant que notre étude n\&rsquo;était pas rigoureuse. Nous n\&rsquo;avons jamais su d\&rsquo;où venait la fuite… »<br />
J\&rsquo;ai retrouvé le communiqué de l\&rsquo;association (dont je rencontrerai bientot le vice-président), sur le site britannique de… Monsanto, qui en présente une version française ! « L\&rsquo;ASA a foi dans les analyses de soja Roundup ready menées par les services de tutelle aux États-Unis et dans le monde et aux études scientifiques qui les étayent et qui montrent une équivalence entre le soja Roundup ready et le soja classique… », y est-t-il écrit dans une langue de bois qui égratigne un peu la langue de Voltaire3&#8230;<br />
« Comment expliquez-vous que Monsanto ait conclu que les deux sojas étaient équivalents ?, demandé-je.</p>
<p><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> Je pense que la faille principale de leur étude, c\&rsquo;est qu\&rsquo;ils n\&rsquo;ont pas arrosé les grains avec du Roundup, ce qui invalide complètement l\&rsquo;étude car le soja Roundup ready est fait pour être arrosé d\&rsquo;herbicide !</p>
<p><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> Comment le savez-vous ?</p>
<p><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> Grâce à une étourderie du service juridique de Monsanto ! »<br />
Et Britt Bailey de me montrer une lettre adressée par Tom Carrato, l\&rsquo;un des avocats de Monsanto, à Vital Health Publishing, un éditeur qui était alors sur le point de publier un livre qu\&rsquo;elle avait écrit avec Marc Lappé sur les OGM. À dire vrai, ce courrier daté du 26 mars 1998, fait froid dans le dos tant il en dit long, encore une fois, sur les pratiques de la firme. Après avoir expliqué qu\&rsquo;il avait été informé de l\&rsquo;imminence de la publication dans un article du Winter Coast Magazine, le conseil écrit, avec une assurance déconcertante : « Les auteurs du livre prétendent que le Roundup est toxique. Que veulent-ils dire par ‘toxique ‘ ? Chacun sait que toute substance, qu\&rsquo;elle soit synthétique ou naturelle, est capable d\&rsquo;être toxique à une certaine dose. […] Quiconque a bu plusieurs tasses de café ou observé une personne boire de l\&rsquo;alcool sait que tout est affaire de dose et de seuil à ne pas dépasser. […] Ces erreurs doivent être corrigées avant la publication parce qu\&rsquo;elles […] dénigrent et diffament potentiellement le produit. » Un peu plus loin, Tom Carrato défend l\&rsquo;étude réalisée par Stephen Padgette et fait, en effet, un bel aveu : « Les tests menés sur du soja Roundup ready non pulvérisé ne montrent aucune différence dans les niveaux d\&rsquo;oestrogène. Les résultats ont été publiés dans un article relu par des pairs dans le Journal of Nutrition en janvier 19964. »<br />
« En tout cas, la lettre a été efficace, soupire Britt Bailey, car notre éditeur a renoncé à publier notre livre, et nous avons dû en chercher un autre5&#8230;</p>
<p><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> Savez-vous si les résidus de Roundup que l\&rsquo;on trouve immanquablement sur le soja transgénique ont été évalués, d\&rsquo;un point de vue sanitaire ?, demandé-je.</p>
<p><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> Jamais ! En écrivant notre livre, nous avons découvert qu\&rsquo;en 1987 le niveau de résidus de glyphosate autorisé sur les grains de soja était de six parts par milliard. Et puis bizarrement en 1995, un an avant la mise sur le marché du soja Roundup ready, le niveau permis par la FDA est passé à vingt ppm. J\&rsquo;ai parlé avec Phil Errico, le directeur du département glysophate à l\&rsquo;EPA, et il m\&rsquo;a dit : ‘ Monsanto nous a fourni des études qui montraient que 20 ppm ne posaient pas de risque pour la santé et le niveau autorisé a été changé\&rsquo;. Bienvenue aux États-Unis ! »<br />
Pour être honnête, l\&rsquo;Europe ne vaut guère mieux : d\&rsquo;après une information publiée par Pesticides News, en septembre 1999, en réponse à l\&rsquo;importation du soja transgénique américain, la communauté européenne a multiplié par deux cents le taux de résidu de glyphosate autorisé en le portant de 0,1 mg/kg à 20 mg/kg…</p>
<p class=\"spip\">FIN DE L\&rsquo;EXTRAIT</p>
<p class=\"spip\"><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> Concernant l\&rsquo;« argument numéro 4 », où M. Kuntz met en cause la pertinence de mon enquête sur les dégâts du conton transgénique Bt en Inde : j\&rsquo;ai déjà répondu à cet argument dans le message intitulé « Inde » (rubrique « l\&rsquo;actualité des OGM »). Je note que M. Kuntz cite, sans sourciller, les chiffres de l\&rsquo;ISAAA, un institut financé notamment par Monsanto, ainsi que le révélait récemment Le Monde…</p>
<p class=\"spip\"><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> Concernant l\&rsquo;« argument numéro 5 », où M. Kuntz met en cause les travaux d\&rsquo;Ignacio Chapela sur la présence de maïs OGM au Mexique, je dois dire qu\&rsquo;on atteint là le summum de la mauvaise foi. Les travaux du Pr. Chapela n\&rsquo;ont pas « été contredits par d\&rsquo;autres », mais bel et bien confirmés, ainsi que je l\&rsquo;explique longuement dans mon livre (Cf chapitre 12). M. Kuntz ignore aussi superbement la campagne de diffamation lancée contre le chercheur de Berkeley sur Internet par de faux scientifiques créés de toutes pièces par Monsanto, ainsi que je l\&rsquo;ai déjà expliqué dans mon message « appel à la vigilance » (rubrique « les nouvelles de la toile »). Ce qui prouve, que la « firme n\&rsquo;a aucune envie de convaincre avec des arguments » et qu\&rsquo;« elle est prête à tout pour imposer ses produits partout dans le monde, y compris à détruire la réputation de tous ceux qui peuvent lui faire obstacle… », ainsi que me l\&rsquo;a expliqué Jonathan Matthew, qui a découvert les « méthodes très sales de Monsanto ».<br />
Par ailleurs, si le Pr. Chapela a été si vivement attaqué, c\&rsquo;est surtout pour la deuxième découverte que livrait son étude, ainsi qu\&rsquo;il me l\&rsquo;a expliqué, lorsque je l\&rsquo;ai rencontré à San Francisco.</p>
<p class=\"spip\">EXTRAIT :</p>
<p class=\"spip\">« Le deuxième point de notre étude était beaucoup plus sérieux pour Monsanto et consorts. En effet, en cherchant où étaient localisés les fragments d\&rsquo;ADN transgénique, nous avons constaté qu\&rsquo;ils s\&rsquo;étaient insérés à différents endroits du génome de la plante, de manière complètement aléatoire. Cela signife que, contrairement à ce qu\&rsquo;affirment les fabricants d\&rsquo;OGM, la technique de manipulation génétique n\&rsquo;est pas stable, puisqu\&rsquo;une fois que l\&rsquo;OGM se croise avec une autre plante, le transgène éclate et s\&rsquo;insère de manière incontrôlée. Les critiques les plus virulentes se sont surtout concentrées sur cette partie de l\&rsquo;étude, en dénonçant notre incompétence technique et notre manque d\&rsquo;expertise pour pouvoir évaluer ce genre de phénomène. »<br />
Le fait que les « transgènes soient instables a des « implications graves », commente Science, « étant donné que le comportement d\&rsquo;un gène dépend de sa place dans le génome, l\&rsquo;ADN déplacé pourrait créer des effets absolument imprévisibles6 ». « Cela sape la prémisse fondamentale selon laquelle la manipulation génétique est une science sûre et exacte7 », renchérit le journaliste du East Bay Express…</p>
<p class=\"spip\">FIN DE L\&rsquo;EXTRAIT</p>
<p class=\"spip\">Je note que la découverte du Pr. Chapela était confirmée, à peu près au même moment, par Marc de Loose, un chercheur belge, qui a découvert un « fragment d\&rsquo;ADN inconnu dans une variété de soja génétiquement modifié de Monsanto », preuve que la manipulation est tout sauf une « science exacte » (Le Monde, 19/8/2001).</p>
<p class=\"spip\">Quant au « militant anti-OGM » mexicain qui s\&rsquo;exprime dans mon film, s\&rsquo;il l\&rsquo;est devenu c\&rsquo;est tout à fait par hasard : c\&rsquo;est parce qu\&rsquo;il a été contacté par des paysans indiens, inquiets de voir subitement des « maïs bizarres » dans leurs champs, qu\&rsquo;il a décidé de faire tester les « monstres » : ceux-ci ont révélé qu\&rsquo;ils contenaient un transgène, dû au croisement d\&rsquo;un maïs transgénique avec un maïs traditionnel…</p>
<p class=\"spip\">En guise de conclusion :</p>
<p class=\"spip\">Les arguments pseudo-scientifiques de M.Kuntz visent à noyer le lecteur pour semer le doute sur ma capacité à comprendre réellement le sujet que je traite. C\&rsquo;est ce que j\&rsquo;appelle de l\&rsquo;arrogance. Je n\&rsquo;ai certes pas de doctorat en biologie, mais un bac scientifique qui m\&rsquo;a amplement suffi pour assimiler la matière et surtout saisir les enjeux et poser les bonnes questions. Surtout, loin de commenter le film, M. Kuntz botte systématiquement en touche, en ignorant avec une malhonnêteté stupéfiante, ce que disent réellement les interlocteurs de mon film.</p>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/reponses-de-marie-monique-robin-au-texte-des-chercheurs-de-lafis-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>www.combat-monsanto.org</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/www-combat-monsanto-org/</link>
		
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		<pubDate>Mon, 17 Mar 2008 15:04:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Confédération paysanne]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression et débats]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Monique Robin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Implant&#xE9;e dans Implant&#xE9;e dans quarante-six pays, Monsanto est devenue le leader mondial des OGM, mais aussi l&#x2019;une des entreprises les plus controvers&#xE9;es de l&#x2019;histoire industrielle. Depuis sa cr&#xE9;ation en 1901, la firme a accumul&#xE9; des proc&#xE8;s en raison de la toxicit&#xE9; de ses produits, mais se pr&#xE9;sente aujourd&#x2019;hui comme une entreprise des &#xAB; sciences de [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/www-combat-monsanto-org/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="rss_texte">
<p><span class="spip_document_218 spip_documents spip_documents_left" style="float: left;"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/archives_doc/png/combat-monsanto.png" alt="Combat Monsanto" width="246" height="67"  title="www.combat-monsanto.org" /></span>Implantée dans Implantée dans quarante-six pays, Monsanto est devenue le leader mondial des OGM, mais aussi l&rsquo;une des entreprises les plus controversées de l&rsquo;histoire industrielle. Depuis sa création en 1901, la firme a accumulé des procès en raison de la toxicité de ses produits, mais se présente aujourd&rsquo;hui comme une entreprise des « sciences de la vie » convertie aux vertus du développement durable.<span id="more-1698"></span></p>
<p class="spip">Le site <a class="spip_out" href="http://www.combat-monsanto.org/">combat-monsanto</a>, dont la Fondation Sciences Citoyennes est partenaire (ainsi que <a class="spip_out" href="http://www.greenpeace.org/france/">Greenpeace</a>, <a class="spip_out" href="http://www.viacampesina.org/main_fr/">Via campesina</a> (représentée par la <a class="spip_out" href="http://www.confederationpaysanne.fr/">confédération paysanne</a>), <a class="spip_out" href="http://www.attac.org/">A.T.T.A.C.</a>, <a class="spip_out" href="http://www.asso-sherpa.org/">Sherpa</a>, <a class="spip_out" href="http://www.amisdelaterre.org/">Les Amis de la Terre</a>), a pour vocation de relayer et de diffuser les informations révélées par l&rsquo;enquête de Marie-Monique Robin. Pour en savoir plus les internautes peuvent se référer au livre ou au DVD « Le monde selon Monsanto » .</p>
<p class="spip">Ce site comporte trois entrées principales : « les résistances », « le système Monsanto », « les produits Monsanto ».</p>
<p class="spip">Vous trouverez dans « les résistances » un ensemble d&rsquo;actions passées, présentes ou à venir, pour éviter que le monde de Monsanto ne devienne le notre. Cette rubrique vous permettra de connaitre les actions auxquelles vous pouvez vous joindre.</p>
<p class="spip">Dans « le système Monsanto », vous trouverez, classées par thématiques, les méthodes utilisées par Monsanto pour imposer ses produits.</p>
<p class="spip">La dernière entrée de ce site se fait via « les produits ». Chaque fiche résume l&rsquo;histoire d&rsquo;un produit phare de Monsanto.</p>
<p class="spip">Le site <a class="spip_out" href="http://www.combat-monsanto.org/">combat-monsanto</a></p>
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<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/www-combat-monsanto-org/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Sur ARTE le 11 mars à 21h &#8211; &#034;Le monde selon Monsanto, de la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien&#034; de Marie-Monique Robin</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/sur-arte-le-11-mars-a-21h-le-monde-selon-monsanto-de-la-dioxine-aux-ogm-une-multinationale-qui-vous-veut-du-bien-de-marie-monique-robin-2/</link>
		
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		<pubDate>Tue, 11 Mar 2008 13:53:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un nombre important d&#x2019;associations (avec notamment Attac, Greenpeace, Les Amis de la Terre, la Conf&#xE9;d&#xE9;ration Paysanne, Inf&#x2019;OGM, Via Campesina, Sciences citoyennes, Sherpa, Editions la D&#xE9;couverte) se sont engag&#xE9;s pour la diffusion du film &#xAB;&#xA0;Le monde selon Monsanto, de la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien&#xA0;&#xBB; de Marie-Monique Robin.C&#x2019;est une enqu&#xEA;te rigoureuse [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/sur-arte-le-11-mars-a-21h-le-monde-selon-monsanto-de-la-dioxine-aux-ogm-une-multinationale-qui-vous-veut-du-bien-de-marie-monique-robin-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="rss_texte">Un nombre important d&rsquo;associations (avec notamment Attac, Greenpeace, Les Amis de la Terre, la Confédération Paysanne, Inf&rsquo;OGM, Via Campesina, Sciences citoyennes, Sherpa, Editions la Découverte) se sont engagés pour la diffusion du film « Le monde selon Monsanto, de la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien » de Marie-Monique Robin.<span id="more-2054"></span>C&rsquo;est une enquête rigoureuse et approfondie sur une multinationale, une multinationale productrice de l&rsquo;agent orange, de la dioxine, de l&rsquo;hormone de croissance, du Round Up et des OGM. Les résultats de l&rsquo;enquête, menée depuis quatre ans, sont implacables.</p>
<p>Nous vous invitons à faire circuler l&rsquo;information dans tous vos réseaux, à soutenir ce film et le livre (plus complet) qui va paraître aux Editions de la Découverte le 6 mars.</p>
<p>Bien sûr, la réalisation du film et sa diffusion ne sont pas du goût de Monsanto, qui dispose de nombreux moyens de pression et n&rsquo;hésite pas à se débarrasser de ses opposants, d&rsquo;une manière ou d&rsquo;une autre comme l&rsquo;illustre le film : sa diffusion la plus large possible sera une première garantie pour la réalisatrice et l&rsquo;avenir du film.</p>
<p>Le DVD va être disponible dès le 11 mars en exclusivité sur arteboutique.com et dans les magasins Nature et Découverte.</p>
<p><a class="spip_out" href="http://www.rue89.com/2008/02/16/ogm-quand-monsanto-seme-la-terreur">http://www.rue89.com/2008/02/16/ogm-quand-monsanto-seme-la-terreur</a><br />
<a class="spip_out" href="http://www.arte.tv/fr/connaissance-decouverte/LemondeselonMonsanto/1912794.html">http://www.arte.tv/fr/connaissance-decouverte/LemondeselonMonsanto/1912794.html</a></div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/sur-arte-le-11-mars-a-21h-le-monde-selon-monsanto-de-la-dioxine-aux-ogm-une-multinationale-qui-vous-veut-du-bien-de-marie-monique-robin-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Sur ARTE le 11 mars à 21h &#8211; \ »Le monde selon Monsanto, de la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien\ » de Marie-Monique Robin</title>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class=\"rss_texte\">Un nombre important d\&rsquo;associations (avec notamment Attac, Greenpeace, Les Amis de la Terre, la Confédération Paysanne, Inf\&rsquo;OGM, Via Campesina, Sciences citoyennes, Sherpa, Editions la Découverte) se sont engagés pour la diffusion du film \ »Le monde selon Monsanto, de la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien\ » de Marie-Monique Robin.<span id="more-144963"></span>C\&rsquo;est une enquête rigoureuse et approfondie sur une multinationale, une multinationale productrice de l\&rsquo;agent orange, de la dioxine, de l\&rsquo;hormone de croissance, du Round Up et des OGM. Les résultats de l\&rsquo;enquête, menée depuis quatre ans, sont implacables.</p>
<p>Nous vous invitons à faire circuler l\&rsquo;information dans tous vos réseaux, à soutenir ce film et le livre (plus complet) qui va paraître aux Editions de la Découverte le 6 mars.</p>
<p>Bien sûr, la réalisation du film et sa diffusion ne sont pas du goût de Monsanto, qui dispose de nombreux moyens de pression et n\&rsquo;hésite pas à se débarrasser de ses opposants, d\&rsquo;une manière ou d\&rsquo;une autre comme l\&rsquo;illustre le film : sa diffusion la plus large possible sera une première garantie pour la réalisatrice et l\&rsquo;avenir du film.</p>
<p>Le DVD va être disponible dès le 11 mars en exclusivité sur arteboutique.com et dans les magasins Nature et Découverte.</p>
<p><a class=\"spip_out\" href=\"http://www.rue89.com/2008/02/16/ogm-quand-monsanto-seme-la-terreur\">http://www.rue89.com/2008/02/16/ogm-quand-monsanto-seme-la-terreur</a><br />
<a class=\"spip_out\" href=\"http://www.arte.tv/fr/connaissance-decouverte/LemondeselonMonsanto/1912794.html\">http://www.arte.tv/fr/connaissance-decouverte/LemondeselonMonsanto/1912794.html</a></div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/sur-arte-le-11-mars-a-21h-le-monde-selon-monsanto-de-la-dioxine-aux-ogm-une-multinationale-qui-vous-veut-du-bien-de-marie-monique-robin-2-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>France Culture &#8211; Biotechnologie : les lobbies pèsent –ils sur les résultats de la recherche ?</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/france-culture-biotechnologie-les-lobbies-pesent-ils-sur-les-resultats-de-la-recherche-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Mar 2008 08:56:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lobbying]]></category>
		<category><![CDATA[Biotechnologie]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Vélot]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression et débats]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Monique Robin]]></category>
		<category><![CDATA[OGM]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sur France Culture, le 11 mars, de 17h &#xE0; 17h55 &#x2013; Emission &#xAB; Du grain &#xE0; moudre &#xBB; par Julie Clarini et Brice Couturier &#x2013; &#xAB; Biotechnologie : les lobbies p&#xE8;sent &#x2013;ils sur les r&#xE9;sultats de la recherche ? &#xBB;. Avec : Marie Monique Robin. Journaliste, R&#xE9;alisatrice du documentaire &#xAB;&#xA0;Le monde selon Monsanto&#xA0;&#xBB; diffus&#xE9; sur [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/france-culture-biotechnologie-les-lobbies-pesent-ils-sur-les-resultats-de-la-recherche-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="rss_texte">Sur France Culture, le 11 mars, de 17h à 17h55 &#8211; Emission « Du grain à moudre » par Julie Clarini et Brice Couturier &#8211; « Biotechnologie : les lobbies pèsent –ils sur les résultats de la recherche ? ». Avec : <span id="more-2055"></span><strong>Marie Monique Robin</strong>. Journaliste, Réalisatrice du documentaire « Le monde selon Monsanto » diffusé sur Arte le 11 mars à 21h00<br />
<strong>Pierre Henri Gouyon</strong>. Biologiste<br />
<strong>Christian Vélot</strong>. Maître de conférence en génétique moléculaire à l&rsquo;Université de Paris Sud<br />
<strong>Michel Fok</strong>. Agronome, économiste, Chercheur au CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), spécialiste de biotechnologies</p>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/france-culture-biotechnologie-les-lobbies-pesent-ils-sur-les-resultats-de-la-recherche-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Les OGM, solution ou danger, pour qui, pour quoi ? Débat.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Feb 2008 13:42:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflits d'intérêts]]></category>
		<category><![CDATA[Archives]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Vélot]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Testart]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Monique Robin]]></category>
		<category><![CDATA[OGM]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 5 f&#xE9;vrier &#xE0; 21h au cin&#xE9;ma Trianon &#xE0; Sceaux (3 bis rue Marguerite Renaudin &#x2013; 92330 Sceaux &#x2013; 01 41 13 33 00). D&#xE9;bat avec : Marie-Monique Robin : Monsanto, menace pour notre monde ? (autour de son livre &#xE0; para&#xEE;tre et de la diffusion du documentaire sur Monsanto) Emmanuel Cochon : Quels impacts [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/les-ogm-solution-ou-danger-pour-qui-pour-quoi/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="rss_texte">Le 5 février à 21h au cinéma Trianon à Sceaux (3 bis rue Marguerite Renaudin &#8211; 92330 Sceaux &#8211; 01 41 13 33 00). Débat avec :<span id="more-51"></span><br />
<img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Les OGM, solution ou danger, pour qui, pour quoi ? Débat." /> <strong class="spip">Marie-Monique Robin</strong> : Monsanto, menace pour notre monde ? (autour de son livre à paraître et de la diffusion du documentaire sur Monsanto)</p>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Les OGM, solution ou danger, pour qui, pour quoi ? Débat." /> <strong class="spip">Emmanuel Cochon</strong> : Quels impacts sociaux et sanitaires des cultures OGM (épandages chimiques, enjeux fonciers&#8230;) pour les populations locales (le cas du Brésil et du Paraguay) ?</p>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Les OGM, solution ou danger, pour qui, pour quoi ? Débat." /> <strong class="spip"><a class="spip_out" href="https://sciencescitoyennes.org/petition-de-soutien-a-christian-velot/">Christian Velot</a></strong> : France, risques pour l&rsquo;environnement et clause de sauvegarde (Quels dangers pour notre environnement en France et en Europe ? (dissémination, menaces pour la biodiversité..).</p>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Les OGM, solution ou danger, pour qui, pour quoi ? Débat." /> <strong class="spip"><a class="spip_out" href="http://jacques.testart.free.fr">Jacques Testart</a></strong> : Consommer des OGM, un danger pour notre santé ?</p>
<p>Plus d&rsquo;infos :</p>
<p><a href="http://www.sceaux.fr/fr/calendrier/resultat-en-savoir-plus/index.html?tx_ttnews[tt_news]=441&amp;tx_ttnews[backPid]=150&amp;cHash=ab7f3c3f1f">http://www.sceaux.fr/fr/calendrier/resultat-en-savoir-plus/index.html?tx_ttnews[tt_news]=441&amp;tx_ttnews[backPid]=150&amp;cHash=ab7f3c3f1f </a></p>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/les-ogm-solution-ou-danger-pour-qui-pour-quoi/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
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