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	<title>Monsanto - Sciences Citoyennes</title>
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	<description>Les sciences avec et pour les citoyennes</description>
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	<title>Monsanto - Sciences Citoyennes</title>
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		<title>L’après marche citoyenne contre Monsanto</title>
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		<pubDate>Tue, 24 May 2016 15:40:52 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les marches citoyennes contre la multinationale Monsanto le samedi 21 mai dernier ont rassembl&#xE9; dans une quarantaine de ville en France et dans le monde de nombreux citoyens qui refusent la mainmise sur les ressources alimentaires par des multinationales comme Monsanto. Monsanto est la caricature des multinationales pr&#xE9;datrices. Cette d&#xE9;claration de Benjamin Sourice, un membre [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/lapres-marche-citoyenne-contre-monsanto/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les marches citoyennes contre la multinationale Monsanto le samedi 21 mai dernier ont rassemblé dans une quarantaine de ville en France et dans le monde de nombreux citoyens qui refusent la mainmise sur les ressources alimentaires par des multinationales comme Monsanto. <em>Monsanto est la caricature des multinationales prédatrices</em>. Cette déclaration de Benjamin Sourice, un membre du collectif des <strong><a href="http://www.collectif-lesengraineurs.com/" target="_blank" rel="noopener">Engraineurs</a></strong> collectif co-organisateur de la manifestation parisienne, résume bien l’impact négatif de la firme américaine.<span id="more-32882"></span></p>
<p>Cette année, de gros enjeux se profilent concernant les orientations qui seront adoptées en matière de « gestion » du vivant notamment dans le domaine agricole. Selon les décisions qui seront prises au niveau de la réglementation des organismes, plantes génétiquement modifiées (quelque soit la technique utilisée), des échanges commerciaux entre les états, de l’attribution des subventions ou non à l’agriculture utilisatrice de quantité massive de pesticides… le monde pourrait devenir le monde selon Monsanto et les multinationales du même acabit.</p>
<p>Les défenseurs de la privatisation du vivant, de l’utilisation massive de pesticides, sont sur tous les fronts pour imposer leurs ambitions de suprématie. Ils sont régulièrement en embuscade dans les discussions au sein de l’Union Européenne. C’est ainsi que l’on a pu assister pour la deuxième fois à l’ajournement de la décision de l’Union européenne concernant le renouvellement de l’autorisation du glyphosate, une substance classée comme potentiellement cancérigène et présente dans le Round Up, herbicide vedette de Monsanto.</p>
<p>Ils interviennent également, en toute discrétion, au niveau des discussions pour mettre en place des traités d’échanges commerciaux transatlantiques entre le continent nord américain (le Tafta <sup class='footnote'><a href='#marker-32882-1' id='markerref-32882-1' onclick='return footnotation_show(32882)'>1</a></sup> pour les Etats-Unis, le CETA <sup class='footnote'><a href='#marker-32882-2' id='markerref-32882-2' onclick='return footnotation_show(32882)'>2</a></sup> pour le Canada) et l’Europe. Avec le Tafta rebaptisé dernièrement TTIP <sup class='footnote'><a href='#marker-32882-3' id='markerref-32882-3' onclick='return footnotation_show(32882)'>3</a></sup> et le CETA, si ces deux traités sont adoptés, les échanges commerciaux en matière de produits agricoles pourraient évoluer en favorisant l’essor mondial des plantes obtenues par le biais des nouvelles biotechnologies et renforcer ainsi la privatisation du vivant à l’échelle de la planète.</p>
<p>Dans ce contexte qui vise à toujours plus d’échanges commerciaux au niveau mondial, la tendance à la formation de très grosses multinationales dans le secteur de l’agrochimie semble se confirmer cette année avec l’acquisition de Syngenta (groupe suisse) par ChemChina (groupe chinois) et les discussions en cours de rachat de la firme américaine Monsanto par le géant allemand Bayer. Cette concentration des semences et de pesticides aux mains d’une poignée de multinationales inquiètent les ONG, associations et cultivateurs qui défendent un autre modèle agricole exempte d’utilisation de semences génétiquement modifiées et de pesticides.</p>
<p>De multiples démarches citoyennes ont lieu pour contrer la domination grandissante de certaines multinationales. Les marches citoyennes contre Monsanto qui rassemblent depuis quatre ans la société civile en est un exemple tout comme cette action express menée par les Engraineurs samedi matin avant la marche dans deux supermarchés où 300 produits ont été étiquetés « nourris aux OGM », des tracts insérés dans les rayons. L&rsquo;intervention a été terminée par un « crieur » qui, comme pour une promotion de marché, crie et interpelle le chaland avec des slogans tel que « Il est bon mon poulet nourri aux OGM, qui veut goûter !  » ou « Aujourd&rsquo;hui, promotion sur la sécurité alimentaire ! » Un mode d’action citoyenne facilement reproductible, bien accueilli et qui a l’avantage de toucher un public directement concerné mais qui ne se déplace pas forcément aux manifestations et est le plus souvent mal informé sur le contenu de son panier.</p>
<p>Autre démarche citoyenne, l’organisation en automne prochain du 14 au 16 octobre 2016 du <strong><a href="http://www.monsanto-tribunalf.org/" target="_blank" rel="noopener">procès Monsanto</a></strong>, procès organisé symboliquement à La Haye par un comité de citoyens et soutenu par des associations afin d&rsquo;évaluer et de juger la multinationale Monsanto pour crime contre l’humanité et écocide.</p>
<p>Deux visions radicalement différentes du monde se dessinent. Les deux camps affutent leurs armes respectives. Et si cette lutte peut rappeler celle du faible (pot de terre) contre le fort (le pot de fer), la prise de conscience progressive des citoyens et leur mobilisation croissante pourraient réserver de belles surprises.</p>
<div class='footnotes' id='footnotes-32882'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='marker-32882-1'> Pour Trans Atlantic Free Trade agreement ou Accord commercial trans-atlantique pour les francophones <span class='returnkey'><a href='#markerref-32882-1'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-32882-2'> Pour Canada-EU Trade Agreement ou Accord Économique et Commercial Global pour les francophones <span class='returnkey'><a href='#markerref-32882-2'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-32882-3'> Pour Transatlantic Trade and Investment Partnership ou Partenariat transatlantique de commerce et d&rsquo;investissement pour les francophones <span class='returnkey'><a href='#markerref-32882-3'>&#8629;</a></span></li>
</ol>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/lapres-marche-citoyenne-contre-monsanto/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Republication de l\&#8217;étude du Pr. Séralini, le temps des responsabilités</title>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Jun 2014 09:02:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[Soutien à Gilles-Eric Séralini]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux ans apr&#xE8;s sa premi&#xE8;re publication, ensuite censur&#xE9;e, l\&#x2019;&#xE9;tude est republi&#xE9;e en acc&#xE8;s libre avec ses donn&#xE9;es brutes par le groupe Springer. Restent d&#xE9;sormais des questions embarrassantes pour les autorit&#xE9;s. Apr&#xE8;s deux ann&#xE9;es de controverses et de pression ayant conduit en novembre 2013 &#xE0; une censure de l\&#x2019;&#xE9;tude de toxicit&#xE9; chronique du Roundup et d&#x2019;un [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/republication-de-letude-du-pr-seralini-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class=\"p1\"><em>Deux ans après sa première publication, ensuite censurée, l\&rsquo;étude est republiée en accès libre avec ses données brutes par le groupe Springer. Restent désormais des questions embarrassantes pour les autorités.</em></p>
<p class=\"p1\">Après deux années de controverses et de pression <span id="more-145068"></span>ayant conduit en novembre 2013 à une censure de l\&rsquo;étude de toxicité chronique du Roundup et d’un OGM tolérant le Roundup (maïs NK603) publiée en 2012 par <span class=\"s1\">Food and Chemical Toxicology </span>(groupe Elsevier), <strong>l\&rsquo;équipe du Pr. Séralini annonce la republication de son étude dans la <span class=\"s2\">revue </span>Environmental Sciences Europe </strong><span class=\"s2\"><strong>du groupe Springer</strong>.</span></p>
<p class=\"p1\">En republiant son étude, avec de nouvelles données mises en ligne, l\&rsquo;équipe du Pr. Séralini confirme que le pesticide le plus vendu au monde, le Roundup, provoque à des niveaux environnementaux faibles des déficiences hépato-rénales sévères et des perturbations hormonales, comme des tumeurs mammaires. Des effets comparables ont pu être observés lors de la consommation chronique d’un régime équilibré à base de maïs OGM rendu tolérant au Roundup. Ceci est dû aux résidus de Roundup et à la modification génétique spécifique de ce maïs. Les formulations de Roundup ainsi que les OGM rendus tolérants au Roundup devraient donc être considérés comme des perturbateurs endocriniens et leur évaluation revue par les autorités sanitaires.</p>
<p class=\"p1\">Pour Winfried Schröder, éditeur pour la revue <span class=\"s1\">Environmental Sciences Europe </span>du <span class=\"s2\">groupe Springer : « </span>Nous souhaitons permettre une discussion rationnelle concernant l’article de Séralini et al. (Food Chem Toxicol 2012, 50:4221–4231) en le republiant. La compétition méthodologique est l’énergie nécessaire au progrès scientifique. Le seul objectif est de permettre la transparence scientifique et, sur cette base, une discussion qui ne cherche pas à cacher, mais bien à se concentrer sur ces controverses méthodologiques nécessaires <span class=\"s2\">. »</span></p>
<p class=\"p1\">À ce titre, <strong>l\&rsquo;équipe du Pr Séralini a fait le choix d\&rsquo;une publication en accès libre avec comité de relecture, ce qui fait la troisième vérification par les pairs de l\&rsquo;étude</strong>. Les chercheurs mettent ainsi en ligne, en accès libre à l\&rsquo;ensemble de la communauté scientifique, les données brutes de l’étude, ce que l’industrie s’est toujours refusée de faire au nom du secret industriel ou de la propriété intellectuelle. Mais est-ce là le véritable secret à garder ? En quoi les résultats d\&rsquo;une étude sanitaire violeraient-ils le secret industriel ? Ne nous cache-t-on pas la toxicité réelle de produits qui s\&rsquo;accumulent dans notre organisme et notre environnement ?</p>
<p class=\"p1\">Le Dr Joël Spiroux de Vendômois, Président du CRIIGEN déclare en tant que médecin « Les pesticides comme le Roundup et les OGM agricoles ne peuvent pas être étrangers à l’épidémie des pathologies environnementales ». De plus, il « souligne la déficience de l’évaluation réglementaire des pesticides et des OGM qui met en danger la santé publique ».</p>
<p class=\"p1\">Le CRIIGEN réclame le libre accès aux études toxicologiques ayant permis la mise sur le marché des différentes formulations de Roundup, la mise en accès libre des données brutes (urinaires et sanguines) des analyses de toxicologie pour tous les produits, et la révision complète du projet Risk’OGM, dont l\&rsquo;objectif devrait être une analyse des OGM et de leur pesticide associé, le Roundup, sur deux ans.</p>
<p class=\"p1\"><strong>Contact :</strong> <span class=\"s3\">presse@criigen.info </span>Tel : 02 31 56 56 84</p>
<p class=\"p1\"><a href=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2014/06/CP_Criigen_Republication_final.pdf\">Communiqué : Republication de l\&rsquo;étude de Séralini &amp; Al.</a></p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/republication-de-letude-du-pr-seralini-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Republication de l&#039;étude du Pr. Séralini, le temps des responsabilités</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Jun 2014 09:02:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Deux ans apr&#xE8;s sa premi&#xE8;re publication, ensuite censur&#xE9;e, l&#x2019;&#xE9;tude est republi&#xE9;e en acc&#xE8;s libre avec ses donn&#xE9;es brutes par le groupe Springer. Restent d&#xE9;sormais des questions embarrassantes pour les autorit&#xE9;s. Apr&#xE8;s deux ann&#xE9;es de controverses et de pression ayant conduit en novembre 2013 &#xE0; une censure de l&#x2019;&#xE9;tude de toxicit&#xE9; chronique du Roundup et d&#x2019;un [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/republication-de-letude-du-pr-seralini/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><em>Deux ans après sa première publication, ensuite censurée, l&rsquo;étude est republiée en accès libre avec ses données brutes par le groupe Springer. Restent désormais des questions embarrassantes pour les autorités.</em></p>
<p class="p1">Après deux années de controverses et de pression <span id="more-25742"></span>ayant conduit en novembre 2013 à une censure de l&rsquo;étude de toxicité chronique du Roundup et d’un OGM tolérant le Roundup (maïs NK603) publiée en 2012 par <span class="s1">Food and Chemical Toxicology </span>(groupe Elsevier), <strong>l&rsquo;équipe du Pr. Séralini annonce la republication de son étude dans la <span class="s2">revue </span>Environmental Sciences Europe </strong><span class="s2"><strong>du groupe Springer</strong>.</span></p>
<p class="p1">En republiant son étude, avec de nouvelles données mises en ligne, l&rsquo;équipe du Pr. Séralini confirme que le pesticide le plus vendu au monde, le Roundup, provoque à des niveaux environnementaux faibles des déficiences hépato-rénales sévères et des perturbations hormonales, comme des tumeurs mammaires. Des effets comparables ont pu être observés lors de la consommation chronique d’un régime équilibré à base de maïs OGM rendu tolérant au Roundup. Ceci est dû aux résidus de Roundup et à la modification génétique spécifique de ce maïs. Les formulations de Roundup ainsi que les OGM rendus tolérants au Roundup devraient donc être considérés comme des perturbateurs endocriniens et leur évaluation revue par les autorités sanitaires.</p>
<p class="p1">Pour Winfried Schröder, éditeur pour la revue <span class="s1">Environmental Sciences Europe </span>du <span class="s2">groupe Springer : « </span>Nous souhaitons permettre une discussion rationnelle concernant l’article de Séralini et al. (Food Chem Toxicol 2012, 50:4221–4231) en le republiant. La compétition méthodologique est l’énergie nécessaire au progrès scientifique. Le seul objectif est de permettre la transparence scientifique et, sur cette base, une discussion qui ne cherche pas à cacher, mais bien à se concentrer sur ces controverses méthodologiques nécessaires <span class="s2">. »</span></p>
<p class="p1">À ce titre, <strong>l&rsquo;équipe du Pr Séralini a fait le choix d&rsquo;une publication en accès libre avec comité de relecture, ce qui fait la troisième vérification par les pairs de l&rsquo;étude</strong>. Les chercheurs mettent ainsi en ligne, en accès libre à l&rsquo;ensemble de la communauté scientifique, les données brutes de l’étude, ce que l’industrie s’est toujours refusée de faire au nom du secret industriel ou de la propriété intellectuelle. Mais est-ce là le véritable secret à garder ? En quoi les résultats d&rsquo;une étude sanitaire violeraient-ils le secret industriel ? Ne nous cache-t-on pas la toxicité réelle de produits qui s&rsquo;accumulent dans notre organisme et notre environnement ?</p>
<p class="p1">Le Dr Joël Spiroux de Vendômois, Président du CRIIGEN déclare en tant que médecin « Les pesticides comme le Roundup et les OGM agricoles ne peuvent pas être étrangers à l’épidémie des pathologies environnementales ». De plus, il « souligne la déficience de l’évaluation réglementaire des pesticides et des OGM qui met en danger la santé publique ».</p>
<p class="p1">Le CRIIGEN réclame le libre accès aux études toxicologiques ayant permis la mise sur le marché des différentes formulations de Roundup, la mise en accès libre des données brutes (urinaires et sanguines) des analyses de toxicologie pour tous les produits, et la révision complète du projet Risk’OGM, dont l&rsquo;objectif devrait être une analyse des OGM et de leur pesticide associé, le Roundup, sur deux ans.</p>
<p class="p1"><strong>Contact :</strong> <span class="s3">presse@criigen.info </span>Tel : 02 31 56 56 84</p>
<p class="p1"><a href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2014/06/CP_Criigen_Republication_final.pdf">Communiqué : Republication de l&rsquo;étude de Séralini &amp; Al.</a></p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/republication-de-letude-du-pr-seralini/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Censure scientifique : des chercheurs condamnent le retrait de l’étude Séralini</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/censure-scientifique-des-chercheurs-condamnent-le-retrait-de-letude-seralini/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Feb 2014 10:27:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Déontologie de la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[Conflit d'intérêts]]></category>
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		<category><![CDATA[Gilles-Eric Séralini]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Article publi&#xE9; le 29 janvier 2014 par G&#xE9;n&#xE9;rations Futures : http://www.generations-futures.fr/pesticides/censure-scientifique-des-chercheurs-condamnent-le-retrait-de-letude-seralini/ Quarante et un scientifiques et experts demandent la republication de l&#x2019;&#xE9;tude S&#xE9;ralini sur le ma&#xEF;s OGM Nk603 et le Roundup retir&#xE9;e indument par le journal Food and Chemical Toxicology. Les scientifiques du monde entier sont invit&#xE9;s &#xE0; joindre leurs signatures contre cette censure de [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/censure-scientifique-des-chercheurs-condamnent-le-retrait-de-letude-seralini/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Article publié le 29 janvier 2014 par Générations Futures :</em></p>
<p><a title="Censure scientifique « Des chercheurs condamnent le retrait de l'étude Séralini »" href="http://www.generations-futures.fr/pesticides/censure-scientifique-des-chercheurs-condamnent-le-retrait-de-letude-seralini/" target="_blank" rel="noopener">http://www.generations-futures.fr/pesticides/censure-scientifique-des-chercheurs-condamnent-le-retrait-de-letude-seralini/</a></p>
<p>Quarante et un scientifiques et experts demandent la republication de l’étude Séralini sur le maïs OGM Nk603 et le Roundup retirée indument par le journal Food and Chemical Toxicology. Les scientifiques du monde entier sont invités à joindre leurs signatures contre cette censure de la science*.<br />
<span id="more-25131"></span><br />
Un groupe international de scientifiques s’est uni pour condamner le retrait <sup class='footnote'><a href='#marker-25131-1' id='markerref-25131-1' onclick='return footnotation_show(25131)'>1</a></sup>,<sup class='footnote'><a href='#marker-25131-2' id='markerref-25131-2' onclick='return footnotation_show(25131)'>2</a></sup> par l’éditeur de la revue Elsevier Food and Chemical Toxicology (FCT) de l’ étude pionnière sur les aliments génétiquement modifiés (GM) et l’herbicide Roundup, réalisée par le professeur Gilles-Eric Séralini et son équipe à l’Université de Caen, en France.</p>
<p>Cette étude constatait que les rats nourris avec le maïs GM NK603 de Monsanto et/ou de faibles doses de Roundup subissaient des dommages graves sur certains organes, en particulier pour le foie, les reins et la glande pituitaire (hypophise). Des observations supplémentaires, initialement imprévues, ont également permis de constater des taux plus élevés de tumeurs et de mortalité dans la plupart des groupes testés. <sup class='footnote'><a href='#marker-25131-3' id='markerref-25131-3' onclick='return footnotation_show(25131)'>3</a></sup></p>
<p>Aujourd’hui, un groupe de 41 scientifiques et experts en biosécurité ont signé une déclaration publique condamnant le retrait de cette étude comme étant un « acte de censure scientifique », exigeant que la revue rétablisse l’étude, qui, selon ces scientifiques, contient des constatations d’importance potentiellement critique pour la santé publique. <sup class='footnote'><a href='#marker-25131-4' id='markerref-25131-4' onclick='return footnotation_show(25131)'>4</a></sup></p>
<p>Le groupe invite les scientifiques à signer la déclaration commune et une pétition hébergées sur le nouveau site internet : <a href="http://www.endsciencecensorship.org/">www.endsciencecensorship.org</a> .</p>
<p>Sur le site, plusieurs des scientifiques signataires expliquent l’étude et ses résultats pour les lecteurs moins expérimentés. Ils y fournissent également une analyse détaillée des raisons invoquées pour justifier le retrait, et les contre-arguments pour contester cette décision unilatérale du journal FCT.</p>
<p>Le public est invité à soutenir l’initiative en exigeant que le gouvernement allemand rende publiques les études de toxicologie de l’industrie sur le glyphosate, le principal composant chimique du Roundup. Bien que ces études constituent la base de l’approbation de l’UE de tous les herbicides à base de glyphosate, elles sont tenues secretes, et seul le gouvernement allemand en détient aujourd’hui les données originales. <sup class='footnote'><a href='#marker-25131-5' id='markerref-25131-5' onclick='return footnotation_show(25131)'>5</a></sup></p>
<p><b>Retour sur la rétractation</b></p>
<p>L’étude de Séralini a subi une évaluation par les pairs avec des révisions mineures et a été publiée par Food and Chemical Toxilogy en Septembre 2012. Par la suite, ces travaux scientifique ont été soumis à une campagne soutenue d’attaques par des scientifiques pro-OGM, dont beaucoup avaient des liens non déclarés à l’industrie des biotechnologies ou avec des organismes gouvernementaux qui avaient déjà autorisé à la consommation l’OGM incriminé (maïs Nk603) ou d’autres cultures similaires.</p>
<p>A la surprise de la communauté scientifique, l’éditeur de FCT, le Dr Wallace Hayes a décidé en novembre 2013 de retiré les résultats de l’étude Séralini un an après sa publication. Cette décision a été prise de manière non-transparente après un deuxième examen par un groupe de personnes, dont les noms ou les compétence professionnelle demeurent inconnus, tout comme d’éventuels conflits d’intérêts non divulgués.</p>
<p>Selon le Comité d’éthique des Publications (COPE), dont FCT est membre, le retrait d’une étude est pourtant réservé aux seuls cas de fautes graves, d’erreurs, de publication redondante ou de plagiat, et de recherches contraire à l’éthique.</p>
<p>Aucun de ces critères ne s’applique à l’article Séralini, comme le Dr Hayes l’a lui même concédé : le retrait serait fondé uniquement sur la nature «non conclusive» des analyses sur les tumeurs et la surmortalité, remettant en cause le nombre relativement faible d’animaux et de la souche de rat utilisée <sup class='footnote'><a href='#marker-25131-6' id='markerref-25131-6' onclick='return footnotation_show(25131)'>6</a></sup>, qui serait d’avantage sujette à des tumeurs spontanées que la moyenne. Le Dr Hayes a écrit qu’: « aucune conclusion définitive ne pouvait être tirée à partir de données non conclusives » <sup class='footnote'><a href='#marker-25131-7' id='markerref-25131-7' onclick='return footnotation_show(25131)'>7</a></sup>.</p>
<p>Or, de nombreux scientifiques affirment qu’un manque de « conclusions définitives » n’est pas une raison valable pour rétracter une étude, et qu’il s’agit là d’un fait sans précédent de la part de FCT. Dans toute la littérature scientifique, de nombreux articles et études contiennent également des résultats non-conclusifs sans que cela n’ait empéché leur publication, ou provoquer leur retrait.</p>
<p>Par ailleurs, quelques mois avant l’annonce du retrait, le Dr Richard E. Goodman, un ancien scientifique de Monsanto, a été nommé à un poste nouvellement créé à la rédaction FCT pour les biotechnologies. Peu de temps après la nomination de Goodman, une autre étude contestant la sécurité de la technologie des OGM a été retirée de FCT <sup class='footnote'><a href='#marker-25131-8' id='markerref-25131-8' onclick='return footnotation_show(25131)'>8</a></sup>, avant d’être republiée ensuite par une autre revue<sup class='footnote'><a href='#marker-25131-9' id='markerref-25131-9' onclick='return footnotation_show(25131)'>9</a></sup>.</p>
<p>Dans une initiative distincte, plus de 860 scientifiques du monde entier ont déjà condamné le retrait dans une lettre ouverte au FCT et ont annoncé qu’ils boycotteraient les revues d’Elsevier. <sup class='footnote'><a href='#marker-25131-10' id='markerref-25131-10' onclick='return footnotation_show(25131)'>10</a></sup></p>
<p><b>Les commentaires de scientifiques sur le retrait</b></p>
<p><b>Dr Angelika Hilbeck, chercheuse pour l’Institut Fédéral de Technologie, et l’Institut de biologie intégrative IBZ, à Zurich en Suisse ; présidente du Réseau européen de scientifiques pour la responsabilité sociale et environnementale (ENSSER), a déclaré</b></p>
<p>« Ce retrait n’a aucun fondement scientifique. Si le manque de «conclusions définitives» était un motif valable de rétraction, nos bibliothèques seraient presque vides, que je n’ai encore jamais vu une étude qui aurait donné des résultats «définitivement concluants».</p>
<p>En fait, la révélation la plus surprenante serait presque que dans ce processus d’évaluation post-publication, au delà de son caractère très irrégulié, ce soit que l’étude Séralini semble être sans biais méthodologique. En réponse à une campagne de pression orchestrée depuis des cercles alignés sur les intérêts de l’industrie, un groupe secret de personnes a été mis en place par FCT dans le seul but de trouver des faiblesses à l’étude afin d’en contredire les conclusions pour la rétracter. Pourtant, après une année complète d’efforts acharnés, la seule chose que ces experts aient trouvé à redire de l’étude, c’est un manque de «conclusions définitives». Nous ne disposons d’ailleurs d’aucune preuve vérifiable que les personnes de ce groupe soien des experts dans les domaines scientifiques pertinents ou dans quoi que ce soit, d’ailleurs.</p>
<p>Pour moi, c’est une confirmation de la qualité de l’étude et de l’intégrité des chercheurs, à un point où très peu d’études pourraient passer un tel processus extraordinaire d’évaluation. »</p>
<p><b>Le Dr Michael Antoniou , un généticien moléculaire, professeur dans une école médicale de Londres , a déclaré</b></p>
<p>« En se basant uniquement sur la science présentée dans l’étude Séralini, il est extrêmement difficile de trouver une cause de retrait, d’autant que l’éditeur de la revue, le Dr Wallace Hayes, a seulement porté ses critiques sur deux des différents angles de l’analyse – les tumeurs et le taux de mortalité – déclarant ces éléments comme « non conclusifs ».</p>
<p>Cela suggère donc que même du point de vue de l’éditeur, l’essentiel des conclusions – la découverte d’une toxicité grave sur les organes chez les rats nourris de maïs GM et avec de faibles doses de Roundup – seraient valides ! Rétracter l’ensemble de l’étude sur la seule base du caractère non conclusif d’une partie des données est scientifiquement intenable.</p>
<p>En décidant de retirer le papier, l’éditeur ne s’est pas montré fidèle à la science. J’en conclue donc que le retrait doit être dû à d’autres raisons, vraissemblablement non scientifiques ». .</p>
<p><b>Dr David Schubert , professeur , Institut Salk d’études biologiques , CA , Etats-Unis , a déclaré</b></p>
<p>« Le rédacteur en chef de la revue a affirmé que la raison de la rétraction de l’étude Séralini était «qu’aucune conclusion définitive ne pouvait être atteinte ». En tant que scientifique, je peux vous assurer que si cela était une raison valable pour rétracter une publication, une grande partie de la littérature scientifique n’existerait pas.</p>
<p>Peu avant le retrait, un ancien scientifique de Monsanto a été intégré au journal comme éditeur pour la biotechnologie. Par conséquent, je pense que c’est la combinaison de pression intense de scientifiques et l’intégration de ce nouvel éditeur pro-industrie qui a conduit à l’élimination d’une étude extrêmement importante .</p>
<p>Je suis convaincu qu’il existe des preuves importantes, comme celle présentée par Séralini, que certains aliments génétiquement modifiés sont dangereux pour la santé humaine. Pour que des données viennent appuyer cette possibilité et soient discutées publiquement, les scientifiques doivent placer leurs responsabilités éthiques au-dessus des bénéfices des sociétés et cesser leur agression continue sur la science en matière de sécurité des aliments GM. La protection du droit des scientifiques à publier leurs résultats sans censure ou représailles doit être préservée.  »</p>
<p>&gt;&gt;&gt; Lire aussi <a title=" Une presse scientifique sous influence : l’exemple de l’étude sur le maïs OGM NK603" href="https://sciencescitoyennes.org/une-presse-scientifique-sous-influence-lexemple-de-letude-sur-le-mais-ogm-nk603/">notre communiqué de presse</a> et celui de <a href="http://www.generations-futures.fr/pesticides/ogm-un-retour-en-force-du-lobby-pro-ogm/">Générations Futures</a> parus au moment de la dépublication de l&rsquo;étude</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Références</b></p>
<p>*Traduction d’après Claire Robinson,GMwatch :<br />
<strong>Scientists condemn retraction of Séralini study</strong><br />
<a href="http://gmwatch.us6.list-manage.com/track/click?u=29cbc7e6c21e0a8fd2a82aeb8&amp;id=20d6f3e9c3&amp;e=8b19669602" target="_blank" rel="noopener">www.endsciencecensorship.org</a>, 29 January 2014</p>
<div class='footnotes' id='footnotes-25131'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='marker-25131-1'> Hayes AW (2013 ) . Elsevier (2013 ) . Elsevier annonce le retrait de l’article Journal des aliments and Chemical Toxicology . 28 Novembre . <a href="http://www.elsevier.com/about/press-releases/research-and-journals/elsevier-announces-article-retraction-from-journal-food-and-chemical-toxicology#sthash.VfY74Y24.dpuf">http://www.elsevier.com/about/press-releases/research-and-journals/elsevier-announces-article-retraction-from-journal-food-and-chemical-toxicology#sthash.VfY74Y24.dpuf</a> <span class='returnkey'><a href='#markerref-25131-1'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-25131-2'> Hayes AW ( 2013 ) . Lettre au Professeur GE Séralini . 19 novembre Disponible sur:<a href="http://www.gmwatch.org/files/Letter_AWHayes_GES.pdf">http://www.gmwatch.org/files/Letter_AWHayes_GES.pdf</a> <span class='returnkey'><a href='#markerref-25131-2'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-25131-3'> Séralini GE et al (2012 ). Toxicité à long terme d’un herbicide Roundup et un maïs génétiquement modifié tolérant au Roundup. Alimentation and Chemical Toxicology 50 ( 11 ) : 4221-4231. L’étude est disponible ici : <a href="http://gmoseralini.org/wp-content/uploads/2012/11/GES-final-study-19.9.121.pdf">http://gmoseralini.org/wp-content/uploads/2012/11/GES-final-study-19.9.121.pdf</a> <span class='returnkey'><a href='#markerref-25131-3'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-25131-4'> <a href="http://www.endsciencecensorship.org/">www.endsciencecensorship.org</a> <span class='returnkey'><a href='#markerref-25131-4'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-25131-5'> Pétition publique à : Prof <a href="http://bit.ly/1aERr6B">http://bit.ly/1aERr6B</a> Séralini a déjà publié les données brutes de son étude à l’éditeur de FCT, qui a indiqué qu’il n’a rien trouvé  » incorrecte  » sur les résultats et aucune preuve de fraude (<a href="http://www.gmwatch.org/fichiers/Letter_AWHayes_GES.pdf">http://www.gmwatch.org/fichiers/Letter_AWHayes_GES.pdf</a>). Prof Séralini a également déposé ses données brutes avec un notaire, pour la diffusion publique dès que les autorités gouvernementales rendront publiques toutes les données de l’industrie sur les pesticides et les OGM. Les données de l’industrie sur les OGM est déjà disponible sur demande auprès de l’EFSA, mais pas sous une forme analysable ( Excel / Word). <span class='returnkey'><a href='#markerref-25131-5'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-25131-6'> Hayes AW (2013 ) . Lettre au Professeur GE Séralini . 19 novembre Disponible sur:<a href="http://www.gmwatch.org/files/Letter_AWHayes_GES.pdf">http://www.gmwatch.org/files/Letter_AWHayes_GES.pdf</a> <span class='returnkey'><a href='#markerref-25131-6'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-25131-7'> Hayes AW (2013 ) . Alimentation and Chemical Toxicology rédacteur en chef , A. Wallace Hayes , publie réponse à lettres à la rédaction . 10 décembre <a href="http://www.elsevier.com/about/press-releases/research-and-journals/food-and-chemical-toxicology-editor-in-chief,-a.-wallace-hayes,-publishes-response-to-letters-to-the-editors#sthash.tTW2LCGq.dpuf">http://www.elsevier.com/about/press-releases/research-and-journals/food-and-chemical-toxicology-editor-in-chief,-a.-wallace-hayes,-publishes-response-to-letters-to-the-editors#sthash.tTW2LCGq.dpuf</a> <span class='returnkey'><a href='#markerref-25131-7'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-25131-8'> Mezzomo BP et al (2012 ) . RETRAIT : Effets de l’administration orale de Bacillus thuringiensis comme des souches de spores cristal Cry1Aa , Cry1Ab , Cry1Ac ou Cry2Aa sur hématologique et paramètres génotoxiques des souris albinos suisses . Food Chem Toxicol. <span class='returnkey'><a href='#markerref-25131-8'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-25131-9'> Mezzomo BP et al (2013 ) . Hématotoxicité de Bacillus thuringiensis comme des souches de spores cristal cry1Aa , Cry1Ab , Cry1Ac ou Cry2Aa chez la souris albinos suisses . J Hematol Thromb Dis 1 ( 1 ). <span class='returnkey'><a href='#markerref-25131-9'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-25131-10'> <a href="http://www.i-sis.org.uk/Open_letter_to_FCT_and_Elsevier.php">http://www.i-sis.org.uk/Open_letter_to_FCT_and_Elsevier.php</a> <span class='returnkey'><a href='#markerref-25131-10'>&#8629;</a></span></li>
</ol>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/censure-scientifique-des-chercheurs-condamnent-le-retrait-de-letude-seralini/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Une presse scientifique sous influence : l’exemple de l’étude sur le maïs OGM NK603</title>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Nov 2013 10:54:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits d'intérêts]]></category>
		<category><![CDATA[Lobbying]]></category>
		<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[Soutien à Gilles-Eric Séralini]]></category>
		<category><![CDATA[Conflit d'intérêts]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles-Eric Séralini]]></category>
		<category><![CDATA[Monsanto]]></category>
		<category><![CDATA[OGM]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En septembre 2012, Gilles-Eric S&#xE9;ralini (GES) et son &#xE9;quipe publiaient dans Food and Chemical Toxicology (FCT), une grande revue scientifique internationale, la plus longue &#xE9;tude de toxicologie (2 ann&#xE9;es) jamais r&#xE9;alis&#xE9;e sur un ma&#xEF;s g&#xE9;n&#xE9;tiquement modifi&#xE9; (NK603) ainsi que sur l&#x2019;herbicide Roundup auquel ce ma&#xEF;s a &#xE9;t&#xE9; rendu tol&#xE9;rant1, deux produits de l&#x2019;entreprise Monsanto.&#xA0;S&#x2019;est alors [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/une-presse-scientifique-sous-influence-lexemple-de-letude-sur-le-mais-ogm-nk603/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En septembre 2012, Gilles-Eric Séralini (GES) et son équipe publiaient dans Food and Chemical Toxicology (FCT), une grande revue scientifique internationale, la plus longue étude de toxicologie (2 années) jamais réalisée sur un maïs génétiquement modifié (NK603) ainsi que sur l’herbicide Roundup auquel ce maïs a été rendu tolérant<sup><span style="color: #094ee5;">1</span></sup>, deux produits de l&rsquo;entreprise Monsanto. S’est alors engagée à l&rsquo;encontre de Séralini une campagne de dénigrement d’une violence extrême, cherchant non seulement à discréditer le scientifique mais aussi l’homme lui même<sup><span style="color: #094ee5;">2</span></sup>. <span id="more-25064"></span>Le rouleau compresseur d&rsquo;un puissant lobby scientifico-industriel s&rsquo;est mis en marche depuis cette parution avec pour mission prioritaire d&rsquo;organiser le retrait de l&rsquo;article de cette revue, ce qu&rsquo;il est en passe d’obtenir. Un courrier daté du 19 novembre envoyé par la revue FCT au professeur Séralini va en effet dans ce sens.</p>
<p>Il est crucial de revenir sur les conditions de cette rétractation tant elle montre les dérives qui guettent la presse scientifique. FCT est un journal à comité de lecture (c’est-à-dire où toute acceptation de publication est consécutive à une expertise par les pairs), un système considéré comme une garantie de qualité et d&rsquo;indépendance par le monde scientifique et au-delà. L&rsquo;article de GES et de son équipe est donc passé par cette étape avant sa parution.</p>
<p>Début 2013, un fait particulièrement troublant est intervenu à FCT avec la nomination, comme éditeur associé, M. Richard E. Goodman. Il est chargé plus spécifiquement des biotechnologies, alors même que le bureau éditorial du journal compte déjà un expert sur la sécurité des aliments OGM en la personne de José L. Domingo, professeur de toxicologie et de santé environnementale. Et les états de service de M. Goodman sont éloquents : certes professeur de l&rsquo;Université du Nébraska et spécialiste des allergies alimentaires, mais également employé chez Monsanto de 1997 à 2004, ayant publié des articles scientifiques pour le compte de cette entreprise, et très impliqué dans les activités de l&rsquo;ILSI (International Life Science Institute), un lobby mondial déguisé en association de promotion scientifique, financé par les industries agro-chimiques et agro-alimentaires fabricantes d&rsquo;OGM<sup><span style="color: #094ee5;">3</span></sup>.</p>
<p>Il y a trois jours, l’éditeur en chef du journal FCT contactait GES pour l’informer — plus d’un an après sa publication ! — qu’il entamait une procédure de rétractation de son article. Dans son courrier, il reconnaît l’honnêteté, la sincérité et l’intégrité scientifique du Pr. Séralini mais justifie sa décision par le caractère peu concluant des résultats de l’étude, s’appuyant sur les arguments éculés relatifs à la souche de rat prétendue inadéquate (car sensible aux cancers) et au nombre insuffisant de rats testés par groupe. Ces critiques et toutes les autres attaques de l’étude ont pourtant déjà fait l’objet de réponses argumentées<sup><span style="color: #094ee5;">4</span></sup> du Professeur Séralini et de ses co-auteurs — réponses que le journal FCT a d’ailleurs publiées (toujours selon le processus d’expertise par les pairs) — et suscité la réaction de plus de 300 scientifiques internationaux qui ont apporté, auprès du journal FCT<sup><span style="color: #094ee5;">5</span></sup>, leur soutien argumenté à cette étude.</p>
<p>Les raisons avancées par l’éditeur de FCT ne peuvent pas justifier le retrait d’une publication, d’autant que celui-ci maintient les précédents articles — dans le même journal — des études pourtant plus courtes (90 jours) réalisées par Monsanto et ayant conduit à l’autorisation du maïs incriminé (NK603) et d’autres plantes génétiquement modifiées, alors que ces études ont été réalisées sur la même souche de rat et avec les mêmes effectifs<sup>6</sup>…</p>
<p>Pour rappel, toutes les attaques sur le fond dont “l’étude Séralini“ a fait l’objet émanent soit d’agences d’expertise qui sont à la fois juges et parties puisqu’elles ont contribué — directement ou indirectement — à l’autorisation des produits incriminés (maïs NK603 et/ou Roundup), soit d’experts, souvent autoproclamés, dont les liens avec les industriels des semences ou des pesticides sont apparus évidents<sup><span style="color: #094ee5;">7</span></sup>. En outre, les conclusions desdites agences ne découlaient pas de contre-expertises indépendantes et se sont avérées être le résultat d’une action concertée<sup><span style="color: #094ee5;">8</span></sup>.</p>
<p>Cette affaire confirme une fois de plus la force du lobbying de l&rsquo;industrie des OGM qui s&rsquo;inscrit dans la durée. Il  accroît son pouvoir et investit des champs de plus en plus diversifiés malgré quelques reculades stratégiques affichées. Il surfe sur le refus de nos sociétés et particulièrement des autorités politiques de traiter sérieusement les conflits d’intérêts, ce qui permet le développement d’une connivence entre scientifiques et industriels au mépris de l’intérêt général. Aussi, la Fondation Sciences Citoyennes ne peut que s&rsquo;alarmer de cette infiltration rampante avérée de la presse scientifique et déplore que celle-ci puisse par faiblesse, déshérence morale ou complicité participer à son propre dévoiement.</p>
<p><em>Contacts : </em>Jacques Testart et Christian Vélot &#8211; contact[at]sciencescitoyennes.org &#8211; 01 43 14 73 65</p>
<p><a href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2013/11/CP_FSC_NK603_281113.pdf">Communiqué de presse « Une presse scientifique sous influence : l’exemple de l’étude sur le maïs OGM NK603 »</a><br />
<br />
En anglais : <a href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2013/11/CP_FSC_NK603_281113_EN.pdf">Press Release &lsquo;Scientific press under corporate influence: the example of the GM maize NK603 study&rsquo;</a></p>
<p><span style="font-size: xx-small;">1 Séralini, G.E., Clair, E., Mesnage, R. Gress, S., Defarge, N. Malatesta, M. Hennequin, D. Spiroux de Vendômois, J. (2012) Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize. Food and Chem. Tox. 50:4221-4231</span><br />
<span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #094ee5; font-size: xx-small;">2 </span></span><a href="http://www.lefigaro.fr/sciences/2013/01/09/01008-20130109ARTFIG00671-ogm-les-liaisons-dangereuses-du-pr-seralini.php"><span style="color: #094ee5; font-size: xx-small;">http://www.lefigaro.fr/sciences/2013/01/09/01008-20130109ARTFIG00671-ogm-les-liaisons-dangereuses-du-pr-seralini.php</span></a><br />
<span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #094ee5; font-size: xx-small;">3 </span></span><a href="http://www.independentsciencenews.org/science-media/the-goodman-affair-monsanto-targets-the-heart-of-science/"><span style="color: #094ee5; font-size: xx-small;">http://www.independentsciencenews.org/science-media/the-goodman-affair-monsanto-targets-the-heart-of-science/</span></a><br />
<span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #094ee5; font-size: xx-small;">4 </span></span><a href="http://www.criigen.org/SiteFr/images/stories/traduction-r%E9ponses%20aux%20critiques_s%26ralini%26al_fct2013.pdf"><span style="color: #094ee5; font-size: xx-small;">http://www.criigen.org/SiteFr/images/stories/traduction-r%E9ponses%20aux%20critiques_s%26ralini%26al_fct2013.pdf</span></a><br />
<span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #094ee5; font-size: xx-small;">5 </span></span><a href="http://www.criigen.org/SiteFr/images/liste-soutienssci-ges%20%281%29.pdf"><span style="color: #094ee5; font-size: xx-small;">http://www.criigen.org/SiteFr/images/liste-soutienssci-ges%20%281%29.pdf</span></a><br />
<span style="font-size: xx-small;">6 </span><span style="font-size: xx-small;">Hammond, B., Dudek, R., Lemen, J., Nemeth, M., 2004. Results of a 13 week safety assurance study with rats fed grain from glyphosate tolerant corn. Food Chem Toxicol 42, 1003-1014.</span><br />
<span style="font-size: xx-small;">Hammond, B., Lemen, J., Dudek, R., Ward, D., Jiang, C., Nemeth, M., Burns, J., 2006a. Results of a 90-day safety assurance study with rats fed grain from corn rootworm-protected corn. Food Chem Toxicol 44, 147-160.</span><br />
<span style="font-size: xx-small;">Hammond, B.G., Dudek, R., Lemen, J.K., Nemeth, M.A., 2006b. Results of a 90-day safety assurance study with rats fed grain from corn borer-protected corn. Food Chem Toxicol 44, 1092-1099.</span><br />
<span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #094ee5; font-size: xx-small;">7 </span></span><a href="http://blogs.rue89.com/de-interet-conflit/2012/11/12/ogm-la-guerre-secrete-pour-decredibiliser-letude-seralini-228894"><span style="color: #094ee5; font-size: xx-small;">http://blogs.rue89.com/de-interet-conflit/2012/11/12/ogm-la-guerre-secrete-pour-decredibiliser-letude-seralini-228894</span></a><br />
<span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #094ee5; font-size: xx-small;">8 </span></span><a href="http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Actualite/Le-mensuel/Etude-Seralini-sur-les-OGM-la-riposte-des-agences-sanitaires-etait-concertee"><span style="color: #094ee5; font-size: xx-small;">http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Actualite/Le-mensuel/Etude-Seralini-sur-les-OGM-la-riposte-des-agences-sanitaires-etait-concertee</span></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/une-presse-scientifique-sous-influence-lexemple-de-letude-sur-le-mais-ogm-nk603/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Le 12 Octobre 2013, le monde marche à nouveau contre Monsanto</title>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Oct 2013 09:12:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Monsanto]]></category>
		<category><![CDATA[OGM]]></category>
		<category><![CDATA[Pesticides]]></category>
		<category><![CDATA[Roundup]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Communiqu&#xE9; de presse du&#xA0;collectif citoyen &#xAB;&#xA0;les Engraineurs&#xAB;&#xA0; Paris, le 7&#xA0;octobre 2013 &#xA0; Suite &#xE0; un appel international lanc&#xE9; depuis les Etats-Unis, le 25 mai dernier, plus de 2 millions de personnes dans 52 pays manifestaient&#xA0;contre Monsanto, la multinationale de l&#x2019;agrobusiness, des organismes g&#xE9;n&#xE9;tiquement modifi&#xE9;s et de leurs pesticides associ&#xE9;s (Roundup).&#xA0;Le 12 octobre, &#xE0;&#xA0;l&#x2019;occasion de la [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/le-12-octobre-2013-le-monde-marche-a-nouveau-contre-monsanto/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Communiqué de presse du collectif citoyen « <a title="Collectif Citoyen Les engraineurs" href="www.collectif-lesengraineurs.com">les Engraineurs</a>« </em></p>
<div dir="LTR">
<div><b>Paris, le 7</b> <b>octobre 2013</b></div>
<div><b> </b></div>
</div>
<div dir="LTR">
<div><b>Suite à un appel international lancé depuis les Etats-Unis, le 25 mai dernier, plus de 2 millions de personnes dans 52 pays manifestaient </b>contre Monsanto, la multinationale de l’agrobusiness, des organismes génétiquement modifiés et de leurs pesticides associés (Roundup). <b>Le 12 octobre, à</b> <b>l&rsquo;occasion de la journée mondiale de l&rsquo;alimentation</b>, le village planétaire s&rsquo;animera à nouveau et d<b>es citoyens du monde entier marcheront pour la seconde fois de l&rsquo;année </b>dans le but d&rsquo;exprimer leur volonté d’une agriculture plus saine, respectueuse des paysans, garantissant notre santé et celle de nos enfants. Une manifestation est organisée à Paris par le Collectif citoyen Les Engraineurs, mais d&rsquo;autres initiatives ont été lancées à Marseille, Strasbourg, Montpellier, la Réunion etc.</div>
</div>
<div dir="LTR"><span id="more-24871"></span><br clear="none" />Nous, citoyens et membres du collectif citoyen les Engraineurs, <b>réclamons la fin des monopoles sur les semences, refusons les OGM</b> <b>et les pesticides,</b> <b>la pollution de nos sols et la contamination de notre alimentation</b>. Plus encore, nous désirons apporter notre <b>soutien aux porteurs d’alternatives</b>, à la fois solidaires, responsables et écologiques.</p>
<div>Ce samedi 12 octobre, le collectif citoyen les Engraineurs invite tous ceux qui souhaitent entrer dans cet esprit de résistance mondiale à se joindre à un <b>sit-in festif et généreux à Paris en occupant la place Stalingrad (XIXème)</b>. Dès 12h30, la manifestation débutera par le partage d’un pique-nique convivial et il est prévu qu&rsquo;une soupe soit servie gratuitement pour sensibiliser sur le gaspillage alimentaire. Une prise de parole sur le système Monsanto et <b>les alternatives à l’agriculture industrielle et</b> <b>chimique</b> <b>aura lieu entre 14h et 15h30</b>, en présence d&rsquo;associations et de paysans (la Confédération paysanne, ATTAC, Réseau AMAP Idf) et de la réalisatrice Marie-Monique Robin.</div>
</div>
<div dir="LTR">
<div>Dans un esprit participatif, de <b>multiples ateliers</b> seront organisés <b>jusqu&rsquo;à 18h avec le soutien de collectifs partenaires</b>. Des artistes et musiciens, comme le rappeur Kolibri, ou encore Guillaume Meurice, humoriste (France Inter), interviendront tout au long de l’après midi et des ateliers seront organisés pour les adultes et les enfants.</div>
<div></div>
<div>Notre jeune collectif citoyen les Engraineurs s&rsquo;est constitué suite à la première marche de mai qui a réuni 2000 personnes au Trocadéro. Pour nous, un <b>c</b>itoyen engraineur est « une personne <b>informée et responsable</b> qui participe à l’<b>éveil des consciences citoyennes et écologiques</b>, en partageant son savoir et sa créativité, dans le but de <b>faire respecter ses droits,</b> afin que tous <b>se réapproprient les biens communs de l’humanité</b>, contre les intérêts privés d’une minorité. » Notre collectif a volontairement choisi un <b>positionnement non partisan</b> pour éviter toute « appropriation » de cette cause universelle et interpeller élus comme citoyens.</div>
<div></div>
<div><b>Le 12 octobre 2013 de 12h30 à 18h Venez manifester, venez participer, venez partager ! </b></div>
</div>
<div dir="LTR">
<div>Place de la Bataille de Stalingrad, 75019 Paris</div>
<div></div>
<div>March against Monsanto (#MaM sur twitter) organisée à Paris</div>
</div>
<div>par le collectif citoyen les Engraineurs : contact (@)collectif-lesengraineurs.com</div>
<div></div>
<div>Contacts :  Louise 06 70 79 28 52 , Benjamin 06 02 05 11 69, Estelle 06 15 90 10 43</div>
<div></div>
<div><a href="http://www.collectif-lesengraineurs.com/" target="_blank" rel="nofollow noopener" shape="rect">www.collectif-lesengraineurs.com</a></div>
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			</item>
		<item>
		<title>Ferments de dissidence : Comment l\&#8217;industrie des biotechnologies fait taire la recherche scientifique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 12:05:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Arpad Pusztai]]></category>
		<category><![CDATA[Biotechnologie]]></category>
		<category><![CDATA[Ignacio Chapela]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceur d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Monsanto]]></category>
		<category><![CDATA[OGM]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Article de&#xA0;Diane Partenio, &#xE9;crivaine et r&#xE9;dactrice pigiste bas&#xE9;e &#xE0; Toronto, paru le 4 avril 2013 sur le site de l\&#x2019;IFEX Les chercheurs qui font conna&#xEE;tre les risques pour l\&#x2019;environnement ou pour la sant&#xE9; provenant des cultures g&#xE9;n&#xE9;tiquement modifi&#xE9;es se heurtent au harc&#xE8;lement, aux menaces et pis encore. L\&#x2019;IFEX explique comment ces attaques menacent votre droit [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/ferments-de-dissidence-comment-lindustrie-des-biotechnologies-fait-taire-la-recherche-scientifique-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Article de Diane Partenio, écrivaine et rédactrice pigiste basée à Toronto, paru le 4 avril 2013 sur le <a title=\"International Freedom of Expression Exchange\" href=\"http://www.ifex.org/international/2013/04/04/seeds_of_dissent/fr/\">site de l\&rsquo;IFEX</a></em></p>
<div>Les chercheurs qui font connaître les risques pour l\&rsquo;environnement ou pour la santé provenant des cultures génétiquement modifiées se heurtent au harcèlement, aux menaces et pis encore. L\&rsquo;IFEX explique comment ces attaques menacent votre droit de savoir d\&rsquo;où proviennent vos aliments.</div>
<p><span id="more-145056"></span></p>
<figure>
<div><img class=\"aligncenter\" alt=\"La puissante industrie des biotechnologies fait taire les préoccupations, fondées sur des preuves, entourant les effets des aliments modifiés génétiquement\" src=\"http://www.ifex.org/international/2013/04/03/seedsofdissent_468.jpg\" width=100% /><figcaption>La puissante industrie des biotechnologies fait taire les préoccupations, fondées sur des preuves, entourant les effets des aliments modifiés génétiquement</figcaption><div>
<small><img alt=\"\" src=\"http://www.ifex.org/assets/images/ico_photo.png\" width=\"13\" height=\"10\" /> <em>Thierry Roge/REUTERS</em></small><br />
</figure>
<div>Tandis que les États-Unis et le monde se préparaient l\&rsquo;automne dernier à accueillir les résultats de l\&rsquo;une des campagnes présidentielles les plus tendues et les plus polarisantes de l\&rsquo;histoire récente, un grand nombre de Californiens concentraient toute leur attention sur une proposition inscrite sur leur bulletin de vote et qui est devenue aussi chaudement contestée durant les derniers mois de la campagne que la présidence elle-même.La Proposition 37 prévoyait l\&rsquo;étiquetage des aliments fabriqués à partir de cultures génétiquement modifiées (GM) ou génétiquement manipulées (GM), c\&rsquo;est-à-dire des plantes produites à partir de semences dont l\&rsquo;ADN a été modifié afin de rehausser certaines caractéristiques désirées, comme la résistance aux herbicides. Les critiques affirment depuis longtemps que les risques pour la santé associés à ces aliments n\&rsquo;ont jamais été évalués convenablement, et ils soulèvent des interrogations concernant leurs répercussions sur l\&rsquo;environnement, notamment l\&rsquo;émergence de nouvelles herbes \ »super\ » résistantes aux herbicides.Les partisans de la mesure inscrite sur le bulletin de vote faisaient valoir que les Californiens avaient le droit de savoir ce qu\&rsquo;il y a dans leurs aliments; les adversaires ont invoqué au contraire qu\&rsquo;une telle mesure entraînerait une augmentation des prix des aliments parce que les nouveaux coûts de l\&rsquo;étiquetage seraient refilés aux consommateurs.Encore en septembre, les sondages montraient un appui écrasant en faveur de la \ »Proposition 37\ » certains d\&rsquo;entre eux indiquant que les appuis au \ »Oui\ » se situaient à plus de 75 pour 100 – un résultat peu surprenant peut-être dans un État qui s\&rsquo;est trouvé en Amérique du Nord au premier plan du mouvement en faveur de l\&rsquo;approvisionnement local en alimentation, avant même que l\&rsquo;on ait pu le considérer comme un mouvement. Mais la Californie n\&rsquo;était pas seule. Dans des sondages indépendants effectués à travers le pays au cours des dix dernières années, les Américains ont indiqué de manière constante que <a href=\"http://www.centerforfoodsafety.org/issues/976/ge-food-labeling/us-polls-on-ge-food-labeling\" target=\"_blank\">près de 90 pour 100 d\&rsquo;entre eux sont en faveur</a> de l\&rsquo;étiquetage des aliments contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM).</p>
<p>À partir du début octobre, toutefois, la marge s\&rsquo;est considérablement réduite. Un raz-de-marée publicitaire en provenance de la campagne \ »Non à 37\ », financé par des géants de l\&rsquo;agro-chimique comme Monsanto, Dupont, Kraft et Coca Cola, a matraqué les forces du \ »Droit de savoir\ », tandis que des médecins rassuraient les électeurs en leur disant qu\&rsquo;il n\&rsquo;y avait rien d\&rsquo;effrayant dans les OGM. Au bout du compte, la poussée de 46 millions de dollars US de la campagne du \ »Non\ » s\&rsquo;est avérée décisive. La campagne du \ »Oui\ » qui a <a href=\"http://votersedge.org/california/ballot-measures/2012/november/prop-37/funding\" target=\"_blank\">dépensé cinq fois moins</a> que celle du \ »Non\ », a perdu la mesure par la faible marge de 47 contre 53 pour 100.</p>
<p>Les sommes astronomiques investies dans ce débat par l\&rsquo;industrie agro-chimique ne doivent pas nous surprendre car il s\&rsquo;agit d\&rsquo;une bataille qui se révèle être une bataille historique. Les États-Unis demeurent l\&rsquo;un des rares pays industrialisés qui n\&rsquo;impose pas l\&rsquo;étiquetage obligatoire des OGM; <a href=\"http://www.centerforfoodsafety.org/ge-map/\" target=\"_blank\">61 pays</a>, comme la France, la Russie, le Brésil et le Japon, ont déjà une législation de cette nature. Une victoire en Californie aurait ouvert les vannes pour d\&rsquo;autres États – en fait pour le monde – avec des conséquences évidentes pour l\&rsquo;industrie alimentaire.</p>
<p>La lutte de l\&rsquo;industrie des biotechnologies contre la transparence n\&rsquo;est cependant pas nouvelle. L\&rsquo;industrie<a href=\"http://www.nytimes.com/2012/10/14/magazine/why-californias-proposition-37-should-matter-to-anyone-who-cares-about-food.html?_r=0\" target=\"_blank\">s\&rsquo;oppose avec vigueur</a> aux tentatives d\&rsquo;étiquetage et de réglementation depuis 1992. À l\&rsquo;époque, elle avait réussi à convaincre les responsables de la U.S. Food and Drug Administration (FDA), avec l\&rsquo;aide du gourou de la FDA responsable de l\&rsquo;élaboration des politiques et ancien avocat de la société Monsanto, Michael Taylor, de \ »<a href=\"http://en.wikipedia.org/wiki/Regulation_of_the_release_of_genetic_modified_organisms\" target=\"_blank\">l\&rsquo;équivalence substantielle</a>\ » de son nouveau produit – essentiellement, que les nouvelles cultures n\&rsquo;étaient pas suffisamment distinctes des cultures traditionnelles pour justifier des tests spéciaux de sécurité ou un étiquetage spécial. Le principe allait devenir la pierre angulaire de l\&rsquo;évaluation de sécurité des aliments génétiquement modifiés, préparant ainsi le terrain pour un système réglementaire laxiste qui allait durer plus de deux décennies.</p>
<p>Il est troublant de constater la rareté des recherches indépendantes sur les cultures d\&rsquo;OGM. Un facteur crucial qui se cache derrière cette rareté est l\&rsquo;utilisation par l\&rsquo;industrie de ses brevets sur ces plantes (droits exclusifs sur la façon dont sont utilisées les nouvelles semences génétiquement transformées) pour restreindre la recherche indépendante. D\&rsquo;après <a href=\"http://earthopensource.org/files/pdfs/GMO_Myths_and_Truths/GMO_Myths_and_Truths_1.3b.pdf\" target=\"_blank\">un rapport de 2012 de Earth Open Source</a>, \ »l\&rsquo;autorisation d\&rsquo;étudier les cultures génétiquement modifiées est refusée ou rendue tellement difficile à obtenir que la recherche se trouve dans les faits bloquée\ ».</p>
<p>En 2009, un groupe de 26 entomologistes <a href=\"http://www.scientificamerican.com/article.cfm?id=do-seed-companies-control-gm-crop-research\" target=\"_blank\">a fait parvenir une lettre</a> à l\&rsquo;Agence américaine de protection de l\&rsquo;environnement (Environmental Protection Agency, EPA), dans laquelle il protestait contre les restrictions, \ »les dénégations et les permissions sélectives fondées sur la perception par l\&rsquo;industrie de l\&rsquo;attitude \&rsquo;amicale\&rsquo; ou \&rsquo;hostile\&rsquo; que peut avoir tel ou tel scientifique à l\&rsquo;égard de la technologie [d\&rsquo;amélioration des cultures].\ » La plupart des signataires ont préféré ne pas divulguer leur nom par crainte des représailles.</p>
<p>Même lorsque l\&rsquo;autorisation est accordée, les sociétés qui produisent des semences se réservent le droit de bloquer la publication des études. <a href=\"http://www.scientificamerican.com/article.cfm?id=do-seed-companies-control-gm-crop-research\" target=\"_blank\">Un éditorial acerbe</a> publié dans la revue <em>Scientific American</em> en 2009 donnait l\&rsquo;explication suivante : \ »Dans un certain nombre de cas, des expériences qui avaient reçu de la société produisant les semences l\&rsquo;autorisation implicite d\&rsquo;aller de l\&rsquo;avant ont été bloquées ultérieurement au moment de la publication en raison de résultats peu flatteurs.\ »</p>
<p>Des scientifiques indépendants dont les constatations contredisent les affirmations des compagnies de biotechnologie <a href=\"http://www.globalresearch.ca/gmo-researchers-attacked-evidence-denied-and-a-population-at-risk/5305324#http://earthopensource.org/files/pdfs/GMO_Myths_and_Truths/GMO_Myths_and_Truths_1.3b.pdf\" target=\"_blank\">sont ponctuellement attaqués</a> par les partisans des OGM. D\&rsquo;après l\&rsquo;auteur et défenseur des consommateurs Jeffrey Smith, les gens qui sont visés ne le sont pas au hasard. \ »Les attaques contre les scientifiques sont très bien structurées par l\&rsquo;industrie des biotechnologies\ », dit Smith. \ »C\&rsquo;est systématique, cela se passe à l\&rsquo;échelle mondiale, c\&rsquo;est très coordonné. Cela fait partie de leur manière de faire des affaires.\ »</p>
<p>Les études qui indiquent des risques pour l\&rsquo;environnement ou pour la santé provenant des cultures d\&rsquo;OGM sont particulièrement délicates. Les chercheurs qui mettent au jour de tels risques sont en butte au harcèlement, aux menaces, à l\&rsquo;intimidation et à des campagnes de diffamation. D\&rsquo;autres <a href=\"http://www.globalresearch.ca/gmo-researchers-attacked-evidence-denied-and-a-population-at-risk/5305324\" target=\"_blank\">sont tournés en ridicule</a> rien que pour avoir remis en question la pertinence des protocoles d\&rsquo;essais menant à l\&rsquo;approbation des OGM. Lorsque l\&rsquo;éminent biologiste indien Pushpa M.Bhargava a tiré la sonnette d\&rsquo;alarme au sujet des normes réglementaires laxistes en vigueur dans son pays, on a remis en question ses compétences scientifiques et il a été congédié sous prétexte d\&rsquo;\ »hostilité au gouvernement\ ».</p>
<p>L\&rsquo;un des tout premiers scientifiques à subir les foudres de l\&rsquo;industrie est le Dr. Arpad Pusztai, une sommité mondiale de la recherche sur l\&rsquo;alimentation. En 1998, le Dr Pusztai, biochimiste rattaché au Rowett Institute d\&rsquo;Aberdeen, en Écosse, dirigeait une équipe de plus de 20 chercheurs effectuant une étude comparative qui a constaté des différences significatives de développement et la suppression du système immunitaire chez des rats nourris de pommes de terre modifiées génétiquement. Avec l\&rsquo;appui du directeur de Rowett – et par égard pour le public – Pusztai a fait connaître ses résultats, avant qu\&rsquo;ils ne fussent publiés, dans le cadre d\&rsquo;une émission d\&rsquo;enquête d\&rsquo;affaires publiques sur la chaîne britannique ITV.</p>
<p>Bien que son directeur eût émis précédemment un communiqué de presse dans lequel il faisait l\&rsquo;éloge du travail de Pusztai, <a href=\"http://www.zcommunications.org/hot-potato-by-andrew-rowell\" target=\"_blank\">deux appels téléphoniques</a> venant du bureau du premier ministre pourraient bien avoir poussé l\&rsquo;institut à faire volte-face; moins de 48 heures plus tard, en effet, Pusztai était congédié d\&rsquo;un poste qu\&rsquo;il détenait depuis 35 ans, ses données confisquées et son équipe de recherche dispersée. De plus, il lui a été interdit, sous peine de poursuites judiciaires, de parler de ses constatations à ses collègues ou aux médias.</p>
<p>Ce qui a le plus blessé le scientifique, cependant, ce fut la campagne menée par les centres de recherche soutenus par l\&rsquo;industrie et par le gouvernement britannique pour dénaturer ses résultats et discréditer son travail. Pusztai reste sous le coup d\&rsquo;une suspension à vie de la Royal Society, l\&rsquo;académie scientifique du Royaume-Uni.</p>
<p>Même si les résultats de Pusztai ont fini par être évalués par ses pairs et qu\&rsquo;ils ont été publiés dans la prestigieuse revue médicale <em>The Lancet</em>, l\&rsquo;affaire a jeté un froid dans la communauté scientifique – et fait clairement comprendre aux scientifiques qui exerçait le pouvoir sur la liberté académique.</p>
<p>Ce message a de nouveau été souligné moins de trois ans plus tard dans une autre affaire à l\&rsquo;autre bout du monde. Le Dr. Ignacio Chapela, microbiologiste rattaché à l\&rsquo;Université de la Californie, campus de Berkeley, et son assistant, David Quist, effectuaient des expériences sur des variétés de maïs indigène à Oaxaca, au Mexique, quand ils ont constaté que les cultures avaient été contaminées par des gènes modifiés. Cette découverte fut un choc : en 1998 le Mexique avait décrété un moratoire sur la plantation de maïs transgénique afin de protéger la diversité génétique de son patrimoine biologique. D\&rsquo;où venaient donc ces gènes ? L\&rsquo;étude de Chapela et Quist montrait clairement ce contre quoi les environnementalistes mettaient en garde depuis des années, à savoir que le maïs modifié génétiquement importé des États-Unis polluait les variétés indigènes. La découverte contredisait les affirmations que soutient l\&rsquo;industrie depuis longtemps selon lesquelles la dispersion de ces cultures peut être maîtrisée.</p>
<p>Par courtoisie pour le gouvernement mexicain, Chapela a fait connaître ses conclusions préliminaires aux responsables du ministère de l\&rsquo;Agriculture. Il a ensuite transmis son étude à la revue <em>Nature</em>, où elle a été évaluée par cinq autres scientifiques avant d\&rsquo;être publiée en novembre 2001. La réaction n\&rsquo;a pas tardé. Suivant un scénario digne d\&rsquo;un thriller d\&rsquo;espionnage, Chapela a été <a href=\"http://www.spinprofiles.org/index.php/Immoral_Maize:_Extract_from_Don\'t_Worry,_It\'s_Safe_to_Eat_by_Andrew_Rowell\" target=\"_blank\">emmené en taxi</a> et conduit dans un immeuble abandonné de Mexico où il a rencontré un haut dignitaire du gouvernement, furieux, qui a utilisé diverses tentatives pour lui faire retirer son article : pots-de-vin, intimidation, enfin la menace ultime : \ »Je sais à quelle école vont tes enfants.\ »</p>
<p>Tandis que les résultats de l\&rsquo;étude commençaient à couler avant même la parution de la revue <em>Nature</em>, des menaces et de l\&rsquo;intimidation on est passé aux tactiques de dénigrement. Certaines des attaques les plus virulentes sont venues de<a href=\"http://www.guardian.co.uk/politics/2002/may/14/greenpolitics.digitalmedia\" target=\"_blank\">deux adresses de courriel</a> ultérieurement retracées et identifiées à une entreprise appelée The Bivings Group, spécialiste des relations publiques, dont les services avaient été retenus par la société Monsanto. Bivings a mené une campagne de marketing virale au moyen d\&rsquo;identités inventées dans le but de discréditer les résultats de Chapela.</p>
<p>Bien que l\&rsquo;étude ait été publiée, les retombées entourant les résultats ont été tellement explosives que la revue <em>Nature</em> a par la suite publié <a href=\"http://www.nature.com/nature/journal/v416/n6881/full/nature739.html\" target=\"_blank\">un éditorial</a> dans lequel elle prenait ses distances vis-à-vis de l\&rsquo;étude – geste sans précédent dans les 133 ans du magazine et qui a fait l\&rsquo;objet de critiques de la part de nombreux scientifiques en raison de son mépris de la démarche scientifique. Chapela demeure convaincu que la revue a subi des pressions de l\&rsquo;industrie pour qu\&rsquo;elle retire son appui à l\&rsquo;étude.</p>
<p>Les mésaventures de Pusztai et de Chapela constituent deux exemples peu rassurants des pressions que subissent les scientifiques auteurs d\&rsquo;études qui relèvent des risques. Et bien que de telles pressions ne soient pas rares, ce qui trouble davantage de nombreux scientifiques, c\&rsquo;est le changement dans la substance du débat entourant les études sur les OGM. En septembre 2012, lorsque le professeur français Gilles-Éric Séralini et un groupe de scientifiques de l\&rsquo;Université de Caen ont constaté des taux accrus de cancer chez les rats nourris de maïs modifié génétiquement, leurs travaux ont été diversement <a href=\"http://www.guardian.co.uk/environment/2012/sep/28/study-gm-maize-cancer\" target=\"_blank\">dénigrés par les critiques</a> comme \ »biaisés\ », \ »bidons\ », \ »frauduleux\ », \ »inférieurs aux normes\ » et qualifiés de \ »science peu soignée, inspirée par des motifs particuliers\ ». Selon le groupe Earth Open Source, ce genre de propos est nouveau en science. \ »La tendance à tenter de réduire au silence ou de discréditer la recherche qui constate des problèmes avec les OGM est sans précédent et a pris de l\&rsquo;ampleur en même temps que la commercialisation des cultures modifiées génétiquement.\ »</p>
<p><a href=\"http://www.nature.com/scitable/content/gm-crops-battlefield-7287905\" target=\"_blank\">Un article</a> publié en septembre 2009 dans la revue <em>Nature</em>soulevait des inquiétudes similaires en ce qui concerne le ton du débat autour des OGM. Une scientifique visée par une réaction particulièrement brutale et pleine de sous-entendus a fait remarquer : \ »Ce n\&rsquo;est pas le genre de tactiques auxquelles nous sommes habitués en science.\ » Ce qui a changé, en bref, c\&rsquo;est la démarche scientifique elle-même : plutôt que de proposer une étude plus approfondie afin de corriger les défauts perçus dans la recherche, les critiques se contentent de dénigrer les résultats. Un autre scientifique décrit les choses encore plus simplement : \ »Essayer de balayer la recherche du revers de la main, c\&rsquo;est ne tenir aucun compte de la façon dont la science est censée fonctionner.\ »</p>
<p>Pour un nombre grandissant de citoyens à l\&rsquo;échelle mondiale préoccupés par l\&rsquo;origine de leur alimentation, le voile jeté sur la science des OGM est inacceptable. Le droit de mettre à l\&rsquo;épreuve les affirmations des entreprises de biotechnologie à propos de leurs cultures constitue la pierre angulaire de la démarche scientifique. C\&rsquo;est, en d\&rsquo;autres mots, \ »la façon dont la science est censée fonctionner.\ » Supprimer ces efforts est non seulement antiscientifique, c\&rsquo;est également antidémocratique.</p>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/ferments-de-dissidence-comment-lindustrie-des-biotechnologies-fait-taire-la-recherche-scientifique-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Ferments de dissidence : Comment l&#039;industrie des biotechnologies fait taire la recherche scientifique</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 12:05:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Article de&#xA0;Diane Partenio, &#xE9;crivaine et r&#xE9;dactrice pigiste bas&#xE9;e &#xE0; Toronto, paru le 4 avril 2013 sur le site de l&#x2019;IFEX Les chercheurs qui font conna&#xEE;tre les risques pour l&#x2019;environnement ou pour la sant&#xE9; provenant des cultures g&#xE9;n&#xE9;tiquement modifi&#xE9;es se heurtent au harc&#xE8;lement, aux menaces et pis encore. L&#x2019;IFEX explique comment ces attaques menacent votre droit [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/ferments-de-dissidence-comment-lindustrie-des-biotechnologies-fait-taire-la-recherche-scientifique/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Article de Diane Partenio, écrivaine et rédactrice pigiste basée à Toronto, paru le 4 avril 2013 sur le <a title="International Freedom of Expression Exchange" href="http://www.ifex.org/international/2013/04/04/seeds_of_dissent/fr/">site de l&rsquo;IFEX</a></em></p>
<div>Les chercheurs qui font connaître les risques pour l&rsquo;environnement ou pour la santé provenant des cultures génétiquement modifiées se heurtent au harcèlement, aux menaces et pis encore. L&rsquo;IFEX explique comment ces attaques menacent votre droit de savoir d&rsquo;où proviennent vos aliments.</div>
<p><span id="more-23883"></span></p>
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<div><img decoding="async" class="aligncenter" alt="La puissante industrie des biotechnologies fait taire les préoccupations, fondées sur des preuves, entourant les effets des aliments modifiés génétiquement" src="http://www.ifex.org/international/2013/04/03/seedsofdissent_468.jpg" width=100%  title="Ferments de dissidence : Comment l&#039;industrie des biotechnologies fait taire la recherche scientifique" /><figcaption>La puissante industrie des biotechnologies fait taire les préoccupations, fondées sur des preuves, entourant les effets des aliments modifiés génétiquement</figcaption><div>
<small><img decoding="async" alt="Ico Photo" src="http://www.ifex.org/assets/images/ico_photo.png" width="13" height="10"  title="Ferments de dissidence : Comment l&#039;industrie des biotechnologies fait taire la recherche scientifique" /> <em>Thierry Roge/REUTERS</em></small><br />
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<div>Tandis que les États-Unis et le monde se préparaient l&rsquo;automne dernier à accueillir les résultats de l&rsquo;une des campagnes présidentielles les plus tendues et les plus polarisantes de l&rsquo;histoire récente, un grand nombre de Californiens concentraient toute leur attention sur une proposition inscrite sur leur bulletin de vote et qui est devenue aussi chaudement contestée durant les derniers mois de la campagne que la présidence elle-même.La Proposition 37 prévoyait l&rsquo;étiquetage des aliments fabriqués à partir de cultures génétiquement modifiées (GM) ou génétiquement manipulées (GM), c&rsquo;est-à-dire des plantes produites à partir de semences dont l&rsquo;ADN a été modifié afin de rehausser certaines caractéristiques désirées, comme la résistance aux herbicides. Les critiques affirment depuis longtemps que les risques pour la santé associés à ces aliments n&rsquo;ont jamais été évalués convenablement, et ils soulèvent des interrogations concernant leurs répercussions sur l&rsquo;environnement, notamment l&rsquo;émergence de nouvelles herbes « super » résistantes aux herbicides.Les partisans de la mesure inscrite sur le bulletin de vote faisaient valoir que les Californiens avaient le droit de savoir ce qu&rsquo;il y a dans leurs aliments; les adversaires ont invoqué au contraire qu&rsquo;une telle mesure entraînerait une augmentation des prix des aliments parce que les nouveaux coûts de l&rsquo;étiquetage seraient refilés aux consommateurs.Encore en septembre, les sondages montraient un appui écrasant en faveur de la « Proposition 37 » certains d&rsquo;entre eux indiquant que les appuis au « Oui » se situaient à plus de 75 pour 100 – un résultat peu surprenant peut-être dans un État qui s&rsquo;est trouvé en Amérique du Nord au premier plan du mouvement en faveur de l&rsquo;approvisionnement local en alimentation, avant même que l&rsquo;on ait pu le considérer comme un mouvement. Mais la Californie n&rsquo;était pas seule. Dans des sondages indépendants effectués à travers le pays au cours des dix dernières années, les Américains ont indiqué de manière constante que <a href="http://www.centerforfoodsafety.org/issues/976/ge-food-labeling/us-polls-on-ge-food-labeling" target="_blank" rel="noopener">près de 90 pour 100 d&rsquo;entre eux sont en faveur</a> de l&rsquo;étiquetage des aliments contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM).</p>
<p>À partir du début octobre, toutefois, la marge s&rsquo;est considérablement réduite. Un raz-de-marée publicitaire en provenance de la campagne « Non à 37 », financé par des géants de l&rsquo;agro-chimique comme Monsanto, Dupont, Kraft et Coca Cola, a matraqué les forces du « Droit de savoir », tandis que des médecins rassuraient les électeurs en leur disant qu&rsquo;il n&rsquo;y avait rien d&rsquo;effrayant dans les OGM. Au bout du compte, la poussée de 46 millions de dollars US de la campagne du « Non » s&rsquo;est avérée décisive. La campagne du « Oui » qui a <a href="http://votersedge.org/california/ballot-measures/2012/november/prop-37/funding" target="_blank" rel="noopener">dépensé cinq fois moins</a> que celle du « Non », a perdu la mesure par la faible marge de 47 contre 53 pour 100.</p>
<p>Les sommes astronomiques investies dans ce débat par l&rsquo;industrie agro-chimique ne doivent pas nous surprendre car il s&rsquo;agit d&rsquo;une bataille qui se révèle être une bataille historique. Les États-Unis demeurent l&rsquo;un des rares pays industrialisés qui n&rsquo;impose pas l&rsquo;étiquetage obligatoire des OGM; <a href="http://www.centerforfoodsafety.org/ge-map/" target="_blank" rel="noopener">61 pays</a>, comme la France, la Russie, le Brésil et le Japon, ont déjà une législation de cette nature. Une victoire en Californie aurait ouvert les vannes pour d&rsquo;autres États – en fait pour le monde – avec des conséquences évidentes pour l&rsquo;industrie alimentaire.</p>
<p>La lutte de l&rsquo;industrie des biotechnologies contre la transparence n&rsquo;est cependant pas nouvelle. L&rsquo;industrie<a href="http://www.nytimes.com/2012/10/14/magazine/why-californias-proposition-37-should-matter-to-anyone-who-cares-about-food.html?_r=0" target="_blank" rel="noopener">s&rsquo;oppose avec vigueur</a> aux tentatives d&rsquo;étiquetage et de réglementation depuis 1992. À l&rsquo;époque, elle avait réussi à convaincre les responsables de la U.S. Food and Drug Administration (FDA), avec l&rsquo;aide du gourou de la FDA responsable de l&rsquo;élaboration des politiques et ancien avocat de la société Monsanto, Michael Taylor, de « <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Regulation_of_the_release_of_genetic_modified_organisms" target="_blank" rel="noopener">l&rsquo;équivalence substantielle</a> » de son nouveau produit – essentiellement, que les nouvelles cultures n&rsquo;étaient pas suffisamment distinctes des cultures traditionnelles pour justifier des tests spéciaux de sécurité ou un étiquetage spécial. Le principe allait devenir la pierre angulaire de l&rsquo;évaluation de sécurité des aliments génétiquement modifiés, préparant ainsi le terrain pour un système réglementaire laxiste qui allait durer plus de deux décennies.</p>
<p>Il est troublant de constater la rareté des recherches indépendantes sur les cultures d&rsquo;OGM. Un facteur crucial qui se cache derrière cette rareté est l&rsquo;utilisation par l&rsquo;industrie de ses brevets sur ces plantes (droits exclusifs sur la façon dont sont utilisées les nouvelles semences génétiquement transformées) pour restreindre la recherche indépendante. D&rsquo;après <a href="http://earthopensource.org/files/pdfs/GMO_Myths_and_Truths/GMO_Myths_and_Truths_1.3b.pdf" target="_blank" rel="noopener">un rapport de 2012 de Earth Open Source</a>, « l&rsquo;autorisation d&rsquo;étudier les cultures génétiquement modifiées est refusée ou rendue tellement difficile à obtenir que la recherche se trouve dans les faits bloquée ».</p>
<p>En 2009, un groupe de 26 entomologistes <a href="http://www.scientificamerican.com/article.cfm?id=do-seed-companies-control-gm-crop-research" target="_blank" rel="noopener">a fait parvenir une lettre</a> à l&rsquo;Agence américaine de protection de l&rsquo;environnement (Environmental Protection Agency, EPA), dans laquelle il protestait contre les restrictions, « les dénégations et les permissions sélectives fondées sur la perception par l&rsquo;industrie de l&rsquo;attitude &lsquo;amicale&rsquo; ou &lsquo;hostile&rsquo; que peut avoir tel ou tel scientifique à l&rsquo;égard de la technologie [d&rsquo;amélioration des cultures]. » La plupart des signataires ont préféré ne pas divulguer leur nom par crainte des représailles.</p>
<p>Même lorsque l&rsquo;autorisation est accordée, les sociétés qui produisent des semences se réservent le droit de bloquer la publication des études. <a href="http://www.scientificamerican.com/article.cfm?id=do-seed-companies-control-gm-crop-research" target="_blank" rel="noopener">Un éditorial acerbe</a> publié dans la revue <em>Scientific American</em> en 2009 donnait l&rsquo;explication suivante : « Dans un certain nombre de cas, des expériences qui avaient reçu de la société produisant les semences l&rsquo;autorisation implicite d&rsquo;aller de l&rsquo;avant ont été bloquées ultérieurement au moment de la publication en raison de résultats peu flatteurs. »</p>
<p>Des scientifiques indépendants dont les constatations contredisent les affirmations des compagnies de biotechnologie <a href="http://www.globalresearch.ca/gmo-researchers-attacked-evidence-denied-and-a-population-at-risk/5305324#http://earthopensource.org/files/pdfs/GMO_Myths_and_Truths/GMO_Myths_and_Truths_1.3b.pdf" target="_blank" rel="noopener">sont ponctuellement attaqués</a> par les partisans des OGM. D&rsquo;après l&rsquo;auteur et défenseur des consommateurs Jeffrey Smith, les gens qui sont visés ne le sont pas au hasard. « Les attaques contre les scientifiques sont très bien structurées par l&rsquo;industrie des biotechnologies », dit Smith. « C&rsquo;est systématique, cela se passe à l&rsquo;échelle mondiale, c&rsquo;est très coordonné. Cela fait partie de leur manière de faire des affaires. »</p>
<p>Les études qui indiquent des risques pour l&rsquo;environnement ou pour la santé provenant des cultures d&rsquo;OGM sont particulièrement délicates. Les chercheurs qui mettent au jour de tels risques sont en butte au harcèlement, aux menaces, à l&rsquo;intimidation et à des campagnes de diffamation. D&rsquo;autres <a href="http://www.globalresearch.ca/gmo-researchers-attacked-evidence-denied-and-a-population-at-risk/5305324" target="_blank" rel="noopener">sont tournés en ridicule</a> rien que pour avoir remis en question la pertinence des protocoles d&rsquo;essais menant à l&rsquo;approbation des OGM. Lorsque l&rsquo;éminent biologiste indien Pushpa M.Bhargava a tiré la sonnette d&rsquo;alarme au sujet des normes réglementaires laxistes en vigueur dans son pays, on a remis en question ses compétences scientifiques et il a été congédié sous prétexte d' »hostilité au gouvernement ».</p>
<p>L&rsquo;un des tout premiers scientifiques à subir les foudres de l&rsquo;industrie est le Dr. Arpad Pusztai, une sommité mondiale de la recherche sur l&rsquo;alimentation. En 1998, le Dr Pusztai, biochimiste rattaché au Rowett Institute d&rsquo;Aberdeen, en Écosse, dirigeait une équipe de plus de 20 chercheurs effectuant une étude comparative qui a constaté des différences significatives de développement et la suppression du système immunitaire chez des rats nourris de pommes de terre modifiées génétiquement. Avec l&rsquo;appui du directeur de Rowett – et par égard pour le public – Pusztai a fait connaître ses résultats, avant qu&rsquo;ils ne fussent publiés, dans le cadre d&rsquo;une émission d&rsquo;enquête d&rsquo;affaires publiques sur la chaîne britannique ITV.</p>
<p>Bien que son directeur eût émis précédemment un communiqué de presse dans lequel il faisait l&rsquo;éloge du travail de Pusztai, <a href="http://www.zcommunications.org/hot-potato-by-andrew-rowell" target="_blank" rel="noopener">deux appels téléphoniques</a> venant du bureau du premier ministre pourraient bien avoir poussé l&rsquo;institut à faire volte-face; moins de 48 heures plus tard, en effet, Pusztai était congédié d&rsquo;un poste qu&rsquo;il détenait depuis 35 ans, ses données confisquées et son équipe de recherche dispersée. De plus, il lui a été interdit, sous peine de poursuites judiciaires, de parler de ses constatations à ses collègues ou aux médias.</p>
<p>Ce qui a le plus blessé le scientifique, cependant, ce fut la campagne menée par les centres de recherche soutenus par l&rsquo;industrie et par le gouvernement britannique pour dénaturer ses résultats et discréditer son travail. Pusztai reste sous le coup d&rsquo;une suspension à vie de la Royal Society, l&rsquo;académie scientifique du Royaume-Uni.</p>
<p>Même si les résultats de Pusztai ont fini par être évalués par ses pairs et qu&rsquo;ils ont été publiés dans la prestigieuse revue médicale <em>The Lancet</em>, l&rsquo;affaire a jeté un froid dans la communauté scientifique – et fait clairement comprendre aux scientifiques qui exerçait le pouvoir sur la liberté académique.</p>
<p>Ce message a de nouveau été souligné moins de trois ans plus tard dans une autre affaire à l&rsquo;autre bout du monde. Le Dr. Ignacio Chapela, microbiologiste rattaché à l&rsquo;Université de la Californie, campus de Berkeley, et son assistant, David Quist, effectuaient des expériences sur des variétés de maïs indigène à Oaxaca, au Mexique, quand ils ont constaté que les cultures avaient été contaminées par des gènes modifiés. Cette découverte fut un choc : en 1998 le Mexique avait décrété un moratoire sur la plantation de maïs transgénique afin de protéger la diversité génétique de son patrimoine biologique. D&rsquo;où venaient donc ces gènes ? L&rsquo;étude de Chapela et Quist montrait clairement ce contre quoi les environnementalistes mettaient en garde depuis des années, à savoir que le maïs modifié génétiquement importé des États-Unis polluait les variétés indigènes. La découverte contredisait les affirmations que soutient l&rsquo;industrie depuis longtemps selon lesquelles la dispersion de ces cultures peut être maîtrisée.</p>
<p>Par courtoisie pour le gouvernement mexicain, Chapela a fait connaître ses conclusions préliminaires aux responsables du ministère de l&rsquo;Agriculture. Il a ensuite transmis son étude à la revue <em>Nature</em>, où elle a été évaluée par cinq autres scientifiques avant d&rsquo;être publiée en novembre 2001. La réaction n&rsquo;a pas tardé. Suivant un scénario digne d&rsquo;un thriller d&rsquo;espionnage, Chapela a été <a href="http://www.spinprofiles.org/index.php/Immoral_Maize:_Extract_from_Don't_Worry,_It's_Safe_to_Eat_by_Andrew_Rowell" target="_blank" rel="noopener">emmené en taxi</a> et conduit dans un immeuble abandonné de Mexico où il a rencontré un haut dignitaire du gouvernement, furieux, qui a utilisé diverses tentatives pour lui faire retirer son article : pots-de-vin, intimidation, enfin la menace ultime : « Je sais à quelle école vont tes enfants. »</p>
<p>Tandis que les résultats de l&rsquo;étude commençaient à couler avant même la parution de la revue <em>Nature</em>, des menaces et de l&rsquo;intimidation on est passé aux tactiques de dénigrement. Certaines des attaques les plus virulentes sont venues de<a href="http://www.guardian.co.uk/politics/2002/may/14/greenpolitics.digitalmedia" target="_blank" rel="noopener">deux adresses de courriel</a> ultérieurement retracées et identifiées à une entreprise appelée The Bivings Group, spécialiste des relations publiques, dont les services avaient été retenus par la société Monsanto. Bivings a mené une campagne de marketing virale au moyen d&rsquo;identités inventées dans le but de discréditer les résultats de Chapela.</p>
<p>Bien que l&rsquo;étude ait été publiée, les retombées entourant les résultats ont été tellement explosives que la revue <em>Nature</em> a par la suite publié <a href="http://www.nature.com/nature/journal/v416/n6881/full/nature739.html" target="_blank" rel="noopener">un éditorial</a> dans lequel elle prenait ses distances vis-à-vis de l&rsquo;étude – geste sans précédent dans les 133 ans du magazine et qui a fait l&rsquo;objet de critiques de la part de nombreux scientifiques en raison de son mépris de la démarche scientifique. Chapela demeure convaincu que la revue a subi des pressions de l&rsquo;industrie pour qu&rsquo;elle retire son appui à l&rsquo;étude.</p>
<p>Les mésaventures de Pusztai et de Chapela constituent deux exemples peu rassurants des pressions que subissent les scientifiques auteurs d&rsquo;études qui relèvent des risques. Et bien que de telles pressions ne soient pas rares, ce qui trouble davantage de nombreux scientifiques, c&rsquo;est le changement dans la substance du débat entourant les études sur les OGM. En septembre 2012, lorsque le professeur français Gilles-Éric Séralini et un groupe de scientifiques de l&rsquo;Université de Caen ont constaté des taux accrus de cancer chez les rats nourris de maïs modifié génétiquement, leurs travaux ont été diversement <a href="http://www.guardian.co.uk/environment/2012/sep/28/study-gm-maize-cancer" target="_blank" rel="noopener">dénigrés par les critiques</a> comme « biaisés », « bidons », « frauduleux », « inférieurs aux normes » et qualifiés de « science peu soignée, inspirée par des motifs particuliers ». Selon le groupe Earth Open Source, ce genre de propos est nouveau en science. « La tendance à tenter de réduire au silence ou de discréditer la recherche qui constate des problèmes avec les OGM est sans précédent et a pris de l&rsquo;ampleur en même temps que la commercialisation des cultures modifiées génétiquement. »</p>
<p><a href="http://www.nature.com/scitable/content/gm-crops-battlefield-7287905" target="_blank" rel="noopener">Un article</a> publié en septembre 2009 dans la revue <em>Nature</em>soulevait des inquiétudes similaires en ce qui concerne le ton du débat autour des OGM. Une scientifique visée par une réaction particulièrement brutale et pleine de sous-entendus a fait remarquer : « Ce n&rsquo;est pas le genre de tactiques auxquelles nous sommes habitués en science. » Ce qui a changé, en bref, c&rsquo;est la démarche scientifique elle-même : plutôt que de proposer une étude plus approfondie afin de corriger les défauts perçus dans la recherche, les critiques se contentent de dénigrer les résultats. Un autre scientifique décrit les choses encore plus simplement : « Essayer de balayer la recherche du revers de la main, c&rsquo;est ne tenir aucun compte de la façon dont la science est censée fonctionner. »</p>
<p>Pour un nombre grandissant de citoyens à l&rsquo;échelle mondiale préoccupés par l&rsquo;origine de leur alimentation, le voile jeté sur la science des OGM est inacceptable. Le droit de mettre à l&rsquo;épreuve les affirmations des entreprises de biotechnologie à propos de leurs cultures constitue la pierre angulaire de la démarche scientifique. C&rsquo;est, en d&rsquo;autres mots, « la façon dont la science est censée fonctionner. » Supprimer ces efforts est non seulement antiscientifique, c&rsquo;est également antidémocratique.</p>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/ferments-de-dissidence-comment-lindustrie-des-biotechnologies-fait-taire-la-recherche-scientifique/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Expertise des OGM : l’évaluation tourne le dos à la science</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/expertise-des-ogm-levaluation-tourne-le-dos-a-la-science/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Nov 2012 16:42:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Expertise]]></category>
		<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[Agence européenne de sécurité des aliments (AESA - EFSA)]]></category>
		<category><![CDATA[Inf'OGM]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Livret r&#xE9;alis&#xE9; par l&#x2019;association Inf&#x2019;OGM La question des OGM reste enferm&#xE9;e dans des controverses conflictuelles qui masquent largement l&#x2019;essentiel du probl&#xE8;me, cette partie hors du champ de la technique conditionnant notre futur. Pour r&#xE9;gler cette question technique, afin de pouvoir passer &#xE0; autre chose de plus int&#xE9;ressant et important, Inf&#x2019;OGM a pris le parti d&#x2019;&#xE9;plucher [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/expertise-des-ogm-levaluation-tourne-le-dos-a-la-science/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Livret réalisé par l&rsquo;association <a href="http://www.infogm.org" target="_blank" rel="noopener">Inf&rsquo;OGM</a></p>
<p><a href="http://www.infogm.org/spip.php?article5238" target="_blank" rel="noopener"><img decoding="async" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2012/11/image.jpg" alt="Expertise des OGM"  title="Expertise des OGM : l’évaluation tourne le dos à la science" /></a><span id="more-22981"></span></p>
<p>La question des OGM reste enfermée dans des controverses conflictuelles qui masquent largement l’essentiel du problème, cette partie hors du champ de la technique conditionnant notre futur. Pour régler cette question technique, afin de pouvoir passer à autre chose de plus intéressant et important, Inf’OGM a pris le parti d’éplucher quelques dossiers et de comparer les positions des experts lorsqu’ils sont en position de scientifiques et lorsqu’ils sont en position d’expert, pour montrer leurs contradictions. D’autant que l’Agence européenne de sécurité des aliments (AESA), interrogée pendant plusieurs années sur l’innocuité du maïs MON810, a finalement répondu à côté de la question, admettant implicitement ses faiblesses.<br />
Concrètement&#8230; : tri des données, en ne retenant que celles qui sont favorables à l’industriel, puissance des tests statistiques si faible qu’on ne peut pratiquement rien voir (ce qui est pratique lorsqu’on ne VEUT rien voir), affirmations dépourvues de bases scientifiques, réponse malhonnête de l’AESA aux élus et ministres qui s’inquiètent de ces anomalies, conclusion d’innocuité basée sur « le poids de l’évidence », qui signifie qu’aucune donnée ne vient réellement étayer la conclusion, test mis au point par Monsanto et imposé par l’ILSI qui montrerait, s’il était appliqué dans ce domaine et en suivant les raisonnements de l’AESA, qu’il serait très improbable que le choléra puisse être pathogène pour l’homme, bref, rien que de la « Science Saine », comme les experts européens aiment à qualifier leur activité.</p>
<p>« Vous mettez en avant la Science  », dit Inf’OGM, « eh bien faites-en vraiment, en en suivant les règles élémentaires ». Pendant ce temps, les militants s’occuperont d’autre chose, quelque chose dont ils n’ont été que trop distraits par l’enfermement du débat, voulu par l’industrie et certains politiques, dans la seule question sanitaire.</p>
<p>Dans sa conclusion, Inf’OGM rappelle que les enjeux, maintenant, s’inscrivent dans le changement en cours du contexte culturel et éthique.</p>
<p>Pour télécharger ou commander le livret : <a href="http://www.infogm.org/spip.php?article5238" target="_blank" rel="noopener">http://www.infogm.org/spip.php?article5238</a></p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/expertise-des-ogm-levaluation-tourne-le-dos-a-la-science/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Petites réflexions suite à la lecture de « l’avis » déconcertant des académies ou de leurs fantômes sur l’étude de GE Séralini.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Oct 2012 16:17:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Expertise]]></category>
		<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[Soutien à Gilles-Eric Séralini]]></category>
		<category><![CDATA[Académies]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles-Eric Séralini]]></category>
		<category><![CDATA[Monsanto]]></category>
		<category><![CDATA[OGM]]></category>
		<category><![CDATA[Roundup]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qui &#xEA;tes-vous ? O&#xF9; sont vos signatures ? Quelques uns se sont enfin identifi&#xE9;s mais que dire de ceux qui n&#x2019;ont pas eu l&#x2019;honn&#xEA;tet&#xE9; de se d&#xE9;voiler et du silence du gros de la troupe ? Comment avez-vous consult&#xE9; vos coll&#xE8;gues ? Ou plut&#xF4;t pourquoi ne l&#x2019;avez-vous pas fait ? Il n&#x2019;y avait pourtant ni [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/petites-reflexions-suite-a-la-lecture-de-lavis-deconcertant-des-academies-ou-de-leurs-fantomes-sur-letude-de-ge-seralini/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Qui êtes-vous ? Où sont vos signatures ?<br />
Quelques uns se sont enfin identifiés mais que dire de ceux qui n’ont pas eu l’honnêteté de se dévoiler et du silence du gros de la troupe ?<br />
Comment avez-vous consulté vos collègues ? Ou plutôt pourquoi ne l’avez-vous pas fait ? Il n’y avait pourtant ni une situation d’urgence sanitaire ni une demande d’avis officielle mais peut être des officieuses&#8230;.<br />
Etes-vous un échantillon choisi au hasard dans la bonne souche de scientifiques recommandé par les guides ?<br />
Etes-vous statistiquement représentatifs ?<br />
Etes-vous des représentants des agences étrangères et avez-vous besoin de leur avis pour réfléchir, n’êtes vous donc que des perroquets et de qui ?<span id="more-22976"></span></p>
<p><strong>1 Aspects scientifiques</strong><br />
-Nombre de rats :<br />
Je vous propose de cotiser pour payer une étude avec le nombre de rats suffisant.<br />
Combien de rats et quelle valeur pour les études que Monsanto a fournies aux agences sanitaires pour commercialiser son OGM ? Ces études ont bien été validées par des scientifiques ?<br />
A quel statisticien avait vous demandé un avis ?</p>
<p>&#8211; OGM et round up: pourquoi séparer les deux aspects ? Je ne sais pas si vous êtes au courant mais le Maïs OGM tolérant le round up absorbe le round up pulvérisé qui correspond à celui vendu et non pas au glyphosate seul et ce qui se retrouve dans l’alimentation animale ou humaine est le mélange de ce tout : OGM+ Round up complet. Le kit est vendu comme tel par Monsanto comme tous les OGM pesticides tolérants à un herbicide.</p>
<p>-Qu’est ce qui vous gène dans le mot tumeur : faut il changer de vocabulaire et ne plus parler français, faut il enrober la vérité ? Il me semble que le dictionnaire est clair : tumeur du latin tumere signifie gonflement pathologique formant une saillie anormale</p>
<p>-La souche de rat Sprague Dawley n’est elle pas la souche de référence en toxicologie et celle utilisée par Monsanto ? Ne fallait-il pas parler des tumeurs apparues pendant l’étude toxicologique ? Pensez vous que cela aurait été scientifiquement et déontologiquement plus décent ? Faut-il vous rappeler ou vous informer sur la sensibilité particulière de l’espèce humaine aux cancers depuis quelques années ? Est il plus déontologique d’utiliser les souches très résistances aux toxiques et aux tumeurs ? Peut être oui si le but est de commercialiser et non pas d’évaluer.</p>
<p>-La composition des aliments et notamment la teneur en mycotoxines a été étudié et vous le savez.</p>
<p>-Du point de vue de la toxicologie je pense qu’il faut que vous renouveliez votre panel de toxicologues : effets faibles doses et non linéaires, effets différents chez les males et les femelles c’est peut être un perturbateur endocrinien non ?</p>
<p>-L’utilisation médiatique fait partie de l’information normale que tout citoyen a le droit de recevoir dans un pays démocratique où la voix d’un scientifique ne compte et ne comptera que pour un bulletin de vote.<br />
Nous demanderons les données brutes de cette étude qui n’est pas une étude pour commercialiser un aliment mais nous exigeons (ce que vous ne faites pas) les données brutes des études de Monsanto validées par les agences sanitaires</p>
<p><strong>2 Conséquences de l’article sur la société :</strong><br />
Je ne pense pas que le refus des OGM (qui n’a pas attendu l’étude en question) par la majorité de la population ait des conséquences graves sur le mode de vie de la population.<br />
Elle peut par contre en avoir sur les bénéfices des multinationales mais je ne pense que cela soit dans vos préoccupations scientifiques ou éthiques</p>
<p><strong>3 Aspects déontologiques et éthiques</strong><br />
Aux vues des demandes réitérées de certains scientifiques et de la société civile pour des études longues et indépendantes sur les OGM et leur inexistence, aux vues de la destruction systématique de toute tentative d’étude longue et faisant apparaitre des problèmes avec les OGM vous pourriez réaliser que nous ne sommes pas au pays des bisounours et que l’entreprise Monsanto n’est pas une ONG humanitaire.</p>
<p>Par conséquent il est évident que le secret devait être gardé et l’excuse de la faute grave de retenue d’information est vraiment navrante comme argument. En tout cas la gravité potentielle de cet OGM n’a pas l’air de vous poser de problème même pas pour en réclamer une réévaluation.</p>
<p>Tous les citoyens ont le droit de savoir, de suivre des arguments contradictoires et de se faire leur opinion. De plus la maitrise de l’information et de la presse est déjà trop pratiquer dans ce pays qui se vante pourtant d’être encore une démocratie !!</p>
<p>Pour les conflits d’intérêt c’est vraiment fort, les écologistes n’ont pas d’argent à gagner mais seulement à dépenser dans cette affaire.<br />
Quant à la grande distribution elle n’a qu’un intérêt c’est de savoir si ce qu’elle vend est correct parce qu’elle est responsable des produits qu’elle vend !!<br />
Elle se moque de vendre avec ou sans OGM et l’absence de problème avec les OGM lui simplifierait plutôt la vie</p>
<p><strong>Conclusions :</strong><br />
Qui êtes vous et de quel droit demandez vous la main mise sur l’information vous qui n’êtes pas élus du peuple.<br />
Votre avis ne fait pas loi et n’a pas lieu à faire pression ou à interdire.<br />
Votre avis ne concerne qu’une seule discipline la science à laquelle vous faites honte et c’est tout.<br />
L’avis des « académies » ou plutôt de quelques uns de ses membres n’est qu’un avis parmi les avis scientifiques. Nous sommes assez grands pour réfléchir et choisir le modèle de société dans lequel nous voulons vivre et vous n’avez rien à nous imposer en particulier pas les OGM pesticides.</p>
<p>Le plus grave et le plus honteux pour vous dans votre communiqué est la phrase suivante :<br />
« Il serait particulièrement dangereux d’évoquer une nécessité éventuelle d’expériences à long terme à l’occasion de cet article car l’impression serait donnée que les résultats présentés par GE. Séralini ont une valeur suffisante pour justifier une inquiétude du public, avec tous les dégâts que cela peut avoir en France et dans le monde »</p>
<p>Rassurez vous le monde n’arrêtera pas de tourner si les gens mangent bio et sans OGM. Par contre il est surprenant que vous vous intéressiez plus à l’inquiétude qu’à la santé !</p>
<p>En tant que scientifiques il est particulièrement étonnant que vous ne proposiez pas une étude contradictoire. Cela mettrait fin aux discussions stériles et renforcerait la transparence nécessaire à la confiance et au bon fonctionnement de notre société. Une science sans expertise contradictoire devient un religion stérile et obscurantisme.</p>
<p>Et la terre serait toujours plate !!<br />
Et l’amiante serait toujours aussi peu toxique !!</p>
<p><strong>PS</strong><br />
Quand vous aurez un peu de temps pour réfléchir enfin, vous pourriez aussi faire vos commentaires sur les superbes études scientifiques faites par MONSANTO et validés par les grands scientifiques au service des agences sanitaires qui ont autorisé ce Maïs NK 603.<br />
Un médecin très en colère et qui a honte de la science que vous défendez. Le 28:/10/2012<br />
Dr Lambertin Mireille<br />
68 rue du puits de la croix 84270 Vedene</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/petites-reflexions-suite-a-la-lecture-de-lavis-deconcertant-des-academies-ou-de-leurs-fantomes-sur-letude-de-ge-seralini/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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