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	<title>Pandémie - Sciences Citoyennes</title>
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	<description>Les sciences avec et pour les citoyennes</description>
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	<title>Pandémie - Sciences Citoyennes</title>
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	<item>
		<title>La pandémie du Covid-19</title>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Sep 2022 09:58:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Démocratisation de la science]]></category>
		<category><![CDATA[Nos (pro)positions et actions]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Pandémie]]></category>
		<category><![CDATA[Syndémie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bien qu&#x2019;elle ait frapp&#xE9; le monde de mani&#xE8;re impr&#xE9;vue en 2020 et continue de nous imposer un rythme de vie particulier, la pand&#xE9;mie du Covid-19 n&#x2019;est pas aussi inattendue qu&#x2019;elle ne le semble. Cet &#xE9;v&#xE9;nement qui bouleverse la vie professionnelle, sociale, &#xE9;conomique, politique et qui aura des r&#xE9;percussions pendant des ann&#xE9;es r&#xE9;v&#xE8;le les failles du [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/la-pandemie-du-covid-19/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Bien qu&rsquo;elle ait frappé le monde de manière imprévue en 2020 et continue de nous imposer un rythme de vie particulier, la pandémie du Covid-19 n&rsquo;est pas aussi inattendue qu&rsquo;elle ne le semble.</p>
<p><span id="more-141863"></span></p>
<p>Cet événement qui bouleverse la vie professionnelle, sociale, économique, politique et qui aura des répercussions pendant des années révèle les failles du système actuel. Sciences Citoyennes a ainsi produit des articles mais aussi un nouveau dispositif pour exprimer ses positions, notamment face au manque d&rsquo;implication des citoyennes et des citoyens.</p>
<p>Cette page a pour but de réunir ces contenus.</p>

<ul class="nav nav-tabs sc_tabs kt-tabs kt-sc-tabs kt-tabs-style1"><li class=""><a href="#sctab25880">Tab %d</a></li>
<li class=""><a href="#sctab25881">Tab %d</a></li>
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<li class=""><a href="#sctab25883">Tab %d</a></li></ul> <div class="tab-content kt-tab-content postclass"><div class="tab-pane clearfix " id="sctab25880">
<p><img decoding="async" class="alignright wp-image-143810" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2022/07/SC_NL_juillet2022_syndemie_2-300x300.png" alt="SC NL Juillet2022 Syndemie 2 300x300" width="130" height="130"  title="La pandémie du Covid-19" />Le groupe <strong>Syndémie</strong> de Sciences Citoyennes s’est attaché à poser les bases d’un dispositif à même d’être utilisé en période de pandémie pour pallier des manques révélés par la pandémie de Covid-19. Nous avons donné à ce processus le nom de <strong>Conseil citoyen en pandémie</strong>.</p>
<p>Constitué par <strong>tirage au sort</strong>, il sera informé par des expertises variées, contradictoires et multidisciplinaires. Il débattra pour proposer des dispositions afin d’aller vers une autonomie des populations pour des solutions qu’elles acceptent en étant éclairées.</p>
<p>Le dispositif détaillé est présenté en suivant le lien : <a href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2022/10/SC_ConseilCitoyenEnPandemie_Pilote_202209.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2022/10/SC_ConseilCitoyenEnPandemie_Pilote_202209.pdf</a></p>
<p>Nous avons entrepris des démarches pour qu’un pilote soit mis en œuvre en région.</p>
<p>Vous pouvez rejoindre la dynamique en écrivant à l’adresse suivante : <strong>syndemie[@]<span class="il">sciencescitoyennes</span>.<wbr /><span class="il">org</span></strong></p>
</div>
<div class="tab-pane clearfix " id="sctab25881">
<p><a href="https://www.terrestres.org/2021/07/29/reensauvagements-vers-une-conception-ecologique-et-relationnelle-de-la-sante/"><strong>Besombes, Camille. Réensauvagements : vers une conception écologique et relationnelle de la santé (29 juillet 2021), Les Terrestres</strong></a></p>
<p>Extrait :<em> Pour guérir les maux des sociétés urbaines, pour restaurer des écologies perturbées, les microbes sont redécouverts comme de potentiels alliés, dans un véritable renversement résultant en un appel aux « réensauvagements » de nos corps et de nos vies en tant que stratégie écologique de santé à plusieurs échelles : depuis l’intimité du corps humain jusqu’à la globalité de la planète. L’enjeu est d’envisager simultanément ces situations parallèles et réciproques : notre époque étant caractérisée à la fois par le déséquilibre de la macrobiodiversité extérieure (sixième extinction des espèces) et le déséquilibre de la microbiodiversité intérieure (dysbioses) issus des mêmes homogénéisations, et symbolisés par la double perte simultanée des prédateurs et de nos « vieux compagnons » microbiens. </em></p>
<p><strong><a href="https://sciences-critiques.fr/covid-19-place-aux-citoyens-eclaires/">Testart, Jacques. Covid-19 : place aux citoyens éclairés (22 mai 2021), Sciences Critiques.</a></strong></p>
<p>Extrait : <em>C’est désormais prouvé, les scientifiques détenteurs d’un savoir ne sont pas compétents pour décider des politiques publiques en situation de crise. Mais les politiques détenteurs du pouvoir ne le sont pas davantage. Seuls les citoyens peuvent devenir compétents et légitimes puisqu’il s’agit de leur vie, mais à condition qu’ils s’arment de tous les acquis des premiers. L’objectif des mesures que nous proposons est de restaurer la confiance indispensable entre la population, les sachants et les gouvernants en instaurant une véritable démocratie sanitaire.</em></p>
<p><strong><a href="https://sciencescitoyennes.org/strategie-du-choc-et-gouvernement-de-la-peur/?highlight=pandémie">Cellier, Dominique. Stratégie du choc et gouvernement de la peur (12 mars 2021), Sciences Citoyennes.</a></strong></p>
<p>Extrait : <em>Il y a un an, le 16 mars 2020, E. Macron sonnait la <a href="https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/03/16/nous-sommes-en-guerre-retrouvez-le-discours-de-macron-pour-lutter-contre-le-coronavirus_6033314_823448.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">mobilisation générale</a> : « <span class="s2">Nous sommes en guerre, en guerre sanitaire certes. Nous ne luttons ni contre une armée ni contre une autre nation, mais l’ennemi est là, invisible, insaisissable, et qui progresse. Et cela requiert notre mobilisation générale. Nous sommes en guerre. Toute l’action du gouvernement et du Parlement doit être désormais tournée vers le combat contre l’épidémie, de jour comme de nuit.</span> ». </em><em>Depuis, ce vocabulaire guerrier militaire est repris par les politiques et les média [&#8230;]. Mais cela va bien au-delà d’un effet de langage et de la seule protection des personnes : il porte avec lui une suspension des règles communes, la construction d’un ennemi à abattre, l’idée que la violence – qu’elle qu’en soit la forme précise – constitue la norme de la vie collective.</em></p>
<p><strong><a href="https://www.revuesilence.net/numeros/495-Besoin-d-air-pur/les-savoirs-scientifiques-en-temps-de-crise-un-outil-democratique-et">Santolini, Jérôme. Les savoirs scientifiques en temps de crise : un outil démocratique et émancipateur (Janvier 2021), S!lence</a>.</strong></p>
<p>Extrait : <em>La crise sanitaire liée au Covid-19 a creusé la méfiance envers des savoirs scientifiques conçus par le pouvoir politique comme des instruments autoritaires de décision et de domination déconnectés de la société. Comment passer d’un savoir-privilège excluant à un savoir émancipateur, citoyen, au service de l’intérêt général, c’est la question que pose Jérôme Santolini, de Sciences Citoyennes.</em></p>
<p><strong><a href="https://sciencescitoyennes.org/la-covid-la-science-et-le-citoyen/?highlight=pandémie">Testart, Jacques. La covid, la science et le citoyen (30 septembre 2020), Sciences Citoyennes.</a></strong></p>
<p>Extrait : <em>L</em><em>es responsables politiques, et les médias unanimes, ont propulsé la science et les « savants » comme unique source de savoir et de proposition. Outre la création de deux conseils scientifiques pour éclairer le gouvernement, la plupart des controverses publiques ont évalué le degré de scientificité de telle ou telle mesure (voir la comédie médiatique avec Didier Raoult en vedette non conformiste), comme la controverse de Valladolid évaluait le degré d’humanité des « sauvages ». Ce fut alors un spectacle de science réelle avec son cortège de fake news, de preuves expéditives ou de remèdes miracles, pour cause de compétition et d’articles falsifiés jusque dans The Lancet.</em></p>
<p><a href="https://www.politis.fr/articles/2020/04/recherche-publique-comment-affronter-le-futur-dans-les-meilleures-conditions-41774/"><strong>Joumard, Robert et Testart, Jacques. Recherche publique : comment affronter le futur dans les meilleures conditions, (25 avril 2020), Politis</strong></a></p>
<p>Extrait : <em>La recherche publique, organisée au sein d’institutions spécifiques depuis la Seconde Guerre mondiale (CNRS, Inserm, Inrae&#8230;), a été fortement réorientée en France et au sein de l’Union européenne depuis une vingtaine ou une trentaine d’années. Alors que les établissements de recherche, les universités, les unités de recherche, les laboratoires et surtout les équipes de recherche (chercheurs, ingénieurs, techniciens) avaient une grande autonomie pour définir leurs thèmes de recherche, cette autonomie a été presque réduite à zéro.</em></p>
</div>
<div class="tab-pane clearfix " id="sctab25882">
<div class="single-entry">
<h3 id="post-141360"><a title="Lien permanent vers Brevets sur les vaccins anti-Covid, stop. Réquisition" href="https://sciencescitoyennes.org/brevets-surs-vaccins-anti-covid-stop-requisition/" rel="bookmark">Brevets sur les vaccins anti-Covid, stop. Réquisition</a></h3>
</div>
<p>Face à la Covid 19,  l’urgence immédiate est à la prévention, construite avec la population, au renforcement du système de santé (lits, personnels…), et pas à la peur du gendarme, inefficace.  La vaccination est un moyen central pour enrayer la pandémie. Pourtant cette campagne piétine, le gouvernement et les pouvoirs publics ne sont pas en capacité de faire face aux besoins, par manque d’anticipation, mais surtout parce que les laboratoires pharmaceutiques se réservent la possibilité de faire de gigantesques profits grâce aux brevets sur les vaccins autorisés. Cette logique prive  les plus démunis et les pays les plus pauvres  de vaccins, au risque de l’émergence de variants encore plus agressifs.</p>
<p>Agissons ensemble pour imposer :</p>
<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/25aa.png" alt="▪" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> La suspension de l’application des brevets sur les vaccins et les traitements médicaux anti-covid, au profit d’une mutualisation des connaissances, des technologies et la multiplication de leurs transferts, des savoir-faire, de l’augmentation du nombre des producteurs, à l’échelle européenne, et mondiale, sous l’égide de l’OMS.</p>
<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/25aa.png" alt="▪" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Que tous les vaccins autorisés deviennent des biens communs de l’humanité et soient accessibles à l’ensemble des populations mondiales.</p>
<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/25aa.png" alt="▪" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> La réquisition des entreprises pharmaceutiques pour la production de ces vaccins et traitements médicaux selon les normes de sécurité et de qualité requises, pour fournir en quantité suffisante et gratuitement les peuples du monde entier et éviter les pénuries.</p>
<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/25aa.png" alt="▪" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Un contrôle citoyen et une transparence totale sur les accords, les  essais cliniques, la  pharmacovigilance, pour des vaccins sûrs et bien testés, ainsi que la protection des données de santé. L’argent public des citoyens ne peut servir à payer deux fois, lors du développement puis lors de la production et commercialisation, les entreprises pharmaceutiques et ainsi alimenter leurs profits.</p>
<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/25aa.png" alt="▪" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Un Plan d’urgence de vaccination mondiale coopératif, dans le cadre de la politique mondiale commune publique de la santé sous l’égide de l’OMS.</p>
<p><a href="https://sciencescitoyennes.org/brevets-surs-vaccins-anti-covid-stop-requisition/?highlight=pandémie">Signez la pétition ici.</a></p>
</div>
<div class="tab-pane clearfix " id="sctab25883">
<p>Sciences Citoyennes a décidé d&rsquo;aborder le sujet de la pandémie lors de l&rsquo;Université d&rsquo;Été 2021. Nous y tiendrons un atelier et avons contribué à la préparation d&rsquo;un forum :</p>
<div class="page" title="Page 1">
<div class="layoutArea">
<div class="column">
<ul>
<li>Atelier « crises sanitaires, pandémies, crise du capitalisme, dette, sciences et citoyenneté » le 25 août, de 14h15 à 16h30, Université permanente &#8211; salle B (40)</li>
<li>Forum « la pandémie du Covid-19, une crise systémique globale » le 25 août, de 17h à 19h, aux Forums</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>Plus d&rsquo;information sur ces ateliers sur le <a href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2021/06/Plaquette-UE-V2.pdf">programme de Sciences Citoyennes à l&rsquo;Université d&rsquo;Été.</a></p>
</div>
</div>
</div>
</div></div>

<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/la-pandemie-du-covid-19/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>La recherche entre guerres sanitaires et décroiscience</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/la-recherche-entre-guerres-sanitaires-et-decroiscience/</link>
					<comments>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/la-recherche-entre-guerres-sanitaires-et-decroiscience/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Nov 2021 14:14:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique de la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Pandémie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Intervention de jacques Testart aux d&#xE9;bats &#xAB;&#xA0;d&#xE9;confinons les sciences&#xA0;&#xBB; organis&#xE9; par Sciences Critiques le 6 novembre 2021 &#xE0; Paris Tout comme la croissance &#xE9;conomique qui arrive &#xE0; un plafond, l&#x2019;activit&#xE9; de recherche devra rompre avec la croyance que ses voies et son intensit&#xE9; sont sans limites, une croyance pourtant contredite par la programmation th&#xE9;matique officielle [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/la-recherche-entre-guerres-sanitaires-et-decroiscience/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Intervention de jacques Testart aux débats « déconfinons les sciences » organisé par Sciences Critiques le 6 novembre 2021 à Paris</em></p>
<p>Tout comme la croissance économique qui arrive à un plafond, l&rsquo;activité de recherche devra rompre avec la croyance que ses voies et son intensité sont sans limites, une croyance pourtant contredite par la programmation thématique officielle qui ignore des voies possibles (la recherche « non faite ») comme par les continuelles restrictions budgétaires. La récente crise sanitaire s&rsquo;ajoute au désastre environnemental pour révéler à beaucoup que les besoins des populations et de notre espèce ne doivent pas être calqués sur les choix financiers et court-termistes des industriels .</p>
<p><span id="more-142438"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Riposter en temps de crise</strong></p>
<p>La crise sociale ouverte par la pandémie covid-19 a imposé l&rsquo;étalage des connaissances scientifiques dans l&rsquo;information quotidienne. Liée à la révélation du manque de moyens pour les recherches sur les coronavirus, comme en témoigne le chercheur <a href="https://blogs.mediapart.fr/laurent-beaufils/blog/140320/bruno-canard-epidemiologiste-temoigne-du-sabotage-de-la-recherche">Bruno Canard </a>, et à la perte de confiance dans la parole médicale et politique, l&rsquo;activité intense mais peu sélective de retransmission d&rsquo;informations entre les personnes, et surtout entre les internautes, a inhibé l&rsquo;intelligence du citoyen sous la masse de textes et vidéos, sans véritables analyses critiques, et a conduit à la construction de la désinformation. Car chacun répète un discours pêché ici ou là, s&rsquo;en fait une religion, devient familier du problème à force de nommer les cousins du virus par leur petit nom (<em>epsilon, delta</em>,&#8230;) , d&rsquo;évaluer la fiabilité de la technologie PCR ou des tests sériques, d&rsquo;évoquer la charge virale et la protéine spike comme on faisait en des temps plus sereins à propos des recettes de cuisine. Et, malgré ses bases aléatoires et parfois erronées, un avis est proclamé par chaque citoyen qui se croit informé, prêt à en découdre pour le défendre contre les autres avis tout aussi incertains. Jamais la population ne s&rsquo;était autant investi dans des mécanismes biologiques et des hypothèses de riposte médicale. Certains s&rsquo;enthousiasment de cet intérêt soudain pour la chose scientifique alors qu&rsquo;en réalité c&rsquo;est la peur qui commande<em>. </em>Les médias ont une large part de responsabilité dans cette pulsion épistémique désordonnée en nous bombardant de pseudo informations qui créent l&rsquo;obsession sanitaire angoissante et qui stérilise les libertés. Alors que notre société prétend avoir élargi l&rsquo;agora antique par la multiplicité des sources d&rsquo;informations et la démocratisation de leur accès, elle aboutit ainsi à une caricature de démocratie. Pour masquer cette carence démocratique le pouvoir a mis en place un comité de citoyens mais ce dernier a été nommé pour faire accepter la politique gouvernementale de vaccination et n&rsquo;a donc  <a href="https://blogs.mediapart.fr/association-sciences-citoyennes/blog/140121/collectif-de-citoyens-sur-les-vaccins-la-democratie-de-comptoir">aucune fonction démocratique </a>.</p>
<p>Pourtant il y eu aussi de véritables exemples d&rsquo;actions citoyennes comme la fabrication de masques pour compenser les carences de l&rsquo;Etat ou l&rsquo;installation de dispositifs pour la ventilation des locaux<em>. </em>Surtout, des initiatives locales ont été prises par des populations pour s&rsquo;organiser et mieux faire face à la crise en s&rsquo;entraidant. Des « <a href="https://www.liberation.fr/idees-et-debats/zero-covid-pour-une-strategie-sanitaire-delimination-du-coronavirus-20210217_HO7BNEVGQVAMJHPCACTCO6QGBI/"> équipes d&rsquo;arpentage</a>épidémiologiques » déployées dans les communes, selon le test de contamination des eaux usées, ont été proposées. L&rsquo;exemple du quartier le plus <a href="https://lundi.am/Acapatzingo-un-autre-monde-au-beau-milieu-de-l-agglomeration-de-Mexico">défavorisé de Mexico </a>est intéressant: les habitants y ont créé une organisation communautaire non seulement pour assurer la solidarité mais aussi pour être « <em>toujours attentifs à faire une analyse critique et à des réflexions politiques qui contribuent à la transformation et à la resignification de la réalité imposée ». </em></p>
<p>Pour le CNRS les couacs répétés dans les interventions des scientifiques ne reflètent pas des carences de connaissances ou des attitudes peu scientifiques mais plutôt le manque de culture de la population. Son comité d&rsquo;éthique écrit que « <em>la communication de crise a mis à jour une crise de la communication scientifique aux multiples facettes et d’une portée générale. L’un des enjeux pour la résoudre est indubitablement d’élever le niveau de culture scientifique des citoyens mais aussi des décideurs politiques, un devoir éthique auquel les chercheurs doivent contribuer</em> »( <a href="https://comite-ethique.cnrs.fr/avis-du-comets-communication-scientifique-en-situation-de-crise-sanitaire-profusion-richesse-et-derives/">avis du Comets, sept 2021 </a><a href="https://comite-ethique.cnrs.fr/avis-du-comets-communication-scientifique-en-situation-de-crise-sanitaire-profusion-richesse-et-derives/)...Ainsi">).</a> Ici, il n&rsquo;est pas question d&rsquo;impliquer les citoyens dans leurs façons de survivre, seulement de les assister par un hypothétique accès à la Science. Au contraire, la CNDP semble prendre conscience du <a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/09/24/chantal-jouanno-les-defis-de-la-transition-ecologique-requierent-l-expertise-de-tous_6095870_3232.html">déficit démocratique</a> en déclarant: « <em>Les défis de la transition écologique impliquent chaque personne et requièrent notre capacité à mobiliser l’expertise de toutes et tous, y compris l’expertise du quotidien. Ils exigent une attention toute particulière à la parole des plus éloignés de la vie de la cité et surtout une confiance sans faille dans la démocratie sous toutes ses formes </em>»</p>
<p>Finalement, cette crise aura surtout été un terrain de jeu pour les industries du numérique comme l&rsquo;avoue sur son site interne l&rsquo;entreprise<em><a href="https://lecourrierdesstrateges.fr/2021/08/20/scoop-quest-ce-que-le-great-reset-recherche-vraiment-avec-le-passe-sanitaire/">Thalès</a>: « Les passeports vaccinaux joueront un rôle-clé dans la capacité des citoyens à accéder à toutes sortes de services et agiront comme des précurseurs au passage vers l’identité numérique sur téléphone portable<strong> »</strong></em><strong><em> </em></strong><em>. </em>Alors, écrit lucidement une <a href="https://www.terrestres.org/2021/07/29/reensauvagements-vers-une-conception-ecologique-et-relationnelle-de-la-sante/">épidémiologiste</a> <em>« La pandémie de COVID-19 a ainsi été la scène du déploiement des approches sanitaire et biosécuritaire, et de la perpétuation du solutionnisme technoscientifique »</em></p>
<p>Côté médical, aucun médicament n&rsquo;est encore largement administré deux ans après l&rsquo;apparition de ce nouveau virus mais la proposition de plusieurs vaccins en un temps inhabituellement court a été présentée comme la victoire d&rsquo;une recherche scientifique vigilante. En fait, l&rsquo;ARN messager est connu depuis 60 ans (F Gros, 1961) et des essais vaccinaux chez l&rsquo;animal ont commencé en 1990. Les premiers essais contre des cancers humains ont débuté en 2008 et il avait suffit de 8 jours pour produire un vaccin anti grippal en 2013. Chacun de tels vaccins étant spécifique de la protéine choisie comme cible, la publication chinoise de la séquence de la protéine spike du virus SARS-CoV-2 dés le 23 décembre 2019 a permis la mise au point très rapide de plusieurs vaccins, souvent par des chercheurs n&rsquo;appartenant pas à la grande industrie pharmaceutique. Ce qui n&#8217;empêcha pas celle-ci, déjà héritière des travaux menés dans les laboratoires publics, de décupler le prix des vaccins par rapport à leur coût de fabrication. Il faut se féliciter que ces vaccins anti covid se soient démontrés plutôt efficaces et n&rsquo;aient à ce jour provoqué que de rares complications médicales mais on doit considérer que l&rsquo;urgence sanitaire a permis de faire l&rsquo;économie des essais règlementaires d&rsquo;efficacité et d&rsquo;innocuité, certains ayant même dénoncé là une véritable expérimentation humaine. Il devrait en être de même lors des prochaines pandémies puisqu&rsquo;on ne sait lutter efficacement contre un microbe qu&rsquo;en le connaissant et que, le plus souvent, on ignore largement l&rsquo;identité originale du mutant jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il nous attaque.</p>
<p>L&rsquo;exemple récent et douloureux de l&rsquo;obligation vaccinale et du pass sanitaire illustre la démagogie de ceux qui prétendent que la liberté d&rsquo;expression suffit à faire vivre la démocratie, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse des élections ou des choix technologiques. Que signifie « décider en conscience », « exercer son libre arbitre », quand le décideur ne dispose que de bribes de savoirs dont la plupart ne sont pas confirmés. Pour approcher la vérité dans les situations complexes il faudrait tout lire, tout entendre, tout questionner et tout discuter ce qui n&rsquo;est pas à la mesure d&rsquo;une seule personne. Cet «épisode » a stimulé la propension du sensationnel et de l&rsquo;immédiat, activant le contraire de ce que nous pensons nécessaire pour la vie démocratique: des informations vérifiées et contradictoires, ce qui n&rsquo;a rien à voir avec l&rsquo;amoncellement de données ou de faits éparpillés et non contrôlés. Et l&rsquo;appel traditionnel au « débat démocratique »où certains experts sont confrontés au public ne ferait qu&rsquo;ajouter un degré dans ce qui est trop souvent une mystification. Dans les situations complexes il n&rsquo;y a pas de « vérité », seulement un pari sur le plus vraisemblable en posant d&rsquo;abord bien les problèmes à résoudre. Ce pari conduit à rechercher la meilleure probabilité d&rsquo;être « dans le vrai », laquelle doit être confrontée ensuite à l&rsquo;individualité de chacun (par exemple risquer de contaminer sa grand-mère ou accepter de ne plus jamais la voir vivante). Or, chaque personne est incapable de se saisir d&rsquo;une masse aussi énorme d&rsquo;informations, de démêler le vrai du faux et d&rsquo;en conclure la bonne conduite à tenir. Aussi il est abusif de prétendre que les gens décideraient « en connaissance de cause » de se faire vacciner ou de porter un masque mais aussi de l&rsquo;intérêt de tel ou tel médicament controversé. Les gouvernants en concluent que le public est incapable de comprendre l&rsquo;information scientifique . On pourrait soutenir à l&rsquo;inverse qu&rsquo;une seule personne, qu&rsquo;elle soit un politique un citoyen ou même un chercheur, est beaucoup moins armée pour comprendre qu&rsquo;un collectif qui s&rsquo;informerait largement et discuterait de tous les faits disponibles. Le pouvoir a imaginé de tels collectifs mais ils sont soit composés d&rsquo;experts non dénués de conflits d&rsquo;intérêts ou de certitudes partisanes malgré la carence de leurs savoirs, tels les comités scientifiques, soit aux ordres d&rsquo;une politique pré établie comme le collectif citoyen pour la vaccination. Nous avons proposé plutôt un  <a href="https://sciences-critiques.fr/covid-19-place-aux-citoyens-eclaires/">collectif citoyen d&rsquo;information</a> afin de rendre possible la vérité des faits mieux que le ferait tout particulier : composé de personnes indépendantes tirées au sort, motivées et disposant de l&rsquo;environnement adéquat, avec du temps disponible et l&rsquo;accès à tous les documents ainsi qu&rsquo;aux divers experts. En se consacrant à l&rsquo;analyse des données scientifiques et épidémiologiques disponibles ce collectif pourrait démêler le vrai du faux quant à la situation réelle mais aussi quant aux propositions techniques et médicales car l&rsquo;intelligence collective caractérise toujours de tels groupes de travail. La production de ce comité serait médiatisée au quotidien et se conjuguerait avec l&rsquo;organisation dans les quartiers et avec une formation généralisée à la pensée critique afin de résister aux <em>fake news.</em> Alors, seraient éprouvées des réponses à la pandémie en s’appuyant sur les réalités locales, en développant des mécanismes et des réseaux de solidarité, en menant des assemblées délibératives dans les écoles, les hôpitaux, les entreprises, les quartiers, associant personnels, syndicats, scientifiques, partis politiques et associations. Des retours d’expériences <em>via</em> le collectif citoyen permettraient de valider certaines pratiques.</p>
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<p><strong>Prévenir et riposter en continu</strong></p>
<p>Ce <em>collectif citoyen d&rsquo;information</em> n&rsquo;est pas une <em>convention de citoyens</em> telle que la conçoit Sciences citoyennes (<a href="https://sciencescitoyennes.org/convention-de-citoyens/">CdC</a>) car la CdC n&rsquo;est pas adaptée à l&rsquo;urgence comme à l&rsquo;immaturité du sujet, elle exige la disposition d&rsquo;éléments factuels confirmés pour construire des hypothèses sérieuses. Aussi devons nous envisager deux niveaux d&rsquo;intervention des citoyens face à la crise : l&rsquo;urgence impose des réactions immédiates basées sur une information de qualité tandis que les causes présumées de cette crise imposent d&rsquo;être proactif et de limiter les risques et la gravité des crises à venir grâce à une analyse non partisane et empathique, ce que permet la CdC (1). On sait que les pandémies n’apparaissent pas par hasard : leurs agents sont sélectionnés et propagés par de graves atteintes à l’environnement (déforestation, perte de biodiversité…) et par les modes de vie contemporains (urbanisation à outrance, hypermobilité, mondialisation…), sans oublier le réchauffement climatique, surtout dans le cas des bactéries qui devrait nous inquiéter. La CdC permettrait d’approfondir ces causes et de proposer des mesures préventives − telle la surveillance des milieux et des espèces hôtes de virus− autant que des investissements dans la recherche − comme sur les « covids longs » et les médicaments − et dans les capacités hospitalières − personnels et matériels, surtout en réanimation. Evidemment le rôle des développements technoscientifiques dans les déséquilibres du vivant serait interrogé puisque la modernité technique est impliquée dans toutes les causes suspectées des pandémies, et que, dans l&rsquo;hypothèse d&rsquo;une fuite du virus SARS-CoV-2 fabriqué dans un laboratoire de virologie, c&rsquo;est la recherche scientifique elle-même qui devrait être mise en cause, comme nous le verrons plus loin.</p>
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<p><strong>Faut-il arrêter la recherche ?</strong></p>
<p>Dans sa célèbre intervention au CERN en 1972, le mathématicien <a href="https://sciences-critiques.fr/allons-nous-continuer-la-recherche-scientifique/">Alexandre Grothendieck</a> refuse l&rsquo;implication du militaire dans la recherche scientifique et affirme qu&rsquo;il faut désacraliser la science pour aller vers « <em>un changement de civilisation</em><strong><em>. </em></strong><em>». </em>Il ajoute <em>« &#8230;je pense même que la science la plus désintéressée qui se fait dans le contexte actuel, et même la plus éloignée de l’application pratique, a un impact extrêmement négatif ». </em>L<em>&lsquo;</em>héritage de Grothendieck est souvent revendiqué par des groupes contestataires mais il semble qu&rsquo;aucun ne cautionne son radicalisme extrême en rejetant globalement toutes les thématiques possibles de recherche. Ainsi le biophysicien <a href="https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/virus_et_recherche.pdf">François Graner</a> invité par le groupe <em>Pièces et main d&rsquo;oeuvre</em> (PMO) termine un long développement sur les faillites scientifiques dans la récente pandémie par une conclusion plus générale :« <em>Il nous faut d’urgence, </em>écrit-il, <em>déterminer et imposer un cadre de valeurs permettant d’anticiper et de trier à la fois les pistes de recherches et leurs applications, pour en réfréner toute la démesure, en couper tous les liens non seulement avec la guerre des humains entre eux, mais aussi avec la guerre des humains contre le vivant ; et engager l’humanité vers la diminution consentie de l’effort global de recherche et des inégalités. En sommes-nous capables ? Si non, la question lucide de Grothendieck se pose sérieusement : devons-nous arrêter de faire de la recherche scientifique ? </em><strong><em>». </em></strong>Proche de PMO, le groupe Oblomoff reconnaît également que toutes les recherches ne peuvent pas <a href="https://sciences-critiques.fr/pourquoi-il-ne-faut-pas-sauver-la-recherche-scientifique/">être rejetées</a> et écrit: « <em>Certes, un corpus de connaissances rigoureusement établi sera toujours indispensable, tout comme l’élaboration de techniques au service des communautés humaines</em> »..</p>
<p>Après son retrait et durant sa vie d&rsquo;ermite dans une cabane, Grothendieck a néanmoins poursuivi ses travaux de mathématiques, recherche solitaire sans crédits ni matériels qui serait impossible pour un biologiste moléculaire&#8230;mais qui montre qu&rsquo;il admettait que certaines recherches sont licites.</p>
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<p><strong>Décider quelles recherches sont prioritaires</strong></p>
<p>Plutôt que nier l&rsquo;intérêt de toute recherche on peut imaginer une science qui ne serait pas animée par l&rsquo;obsession de croissance. Contre ce modèle intenable il faut bifurquer vers une trajectoire soutenable de décroiscience, grâce à une « slow science » où les recherches scientifiques se placeraient résolument au service des populations et se feraient avec elles (recherche participative). La liberté revendiquée par les chercheurs s&rsquo;en trouverait sans doute limitée mais alors c&rsquo;est que cette liberté était abusive puisque l&rsquo; activité des chercheurs est supposée concourir au bien commun, qu&rsquo;elle est prise en charge par la société et que ses effets atteignent une puissance démesurée de plus en plus susceptible d&rsquo;induire des nuisances pour notre espèce. De plus, nul n&rsquo;envisage d&#8217;empêcher les recherches dites fondamentales, pour une meilleure connaissance du monde, dés lors qu&rsquo;elles se situent très en amont d&rsquo;éventuelles applications et qu&rsquo;un système de vigilance ferait garde-fou aux dérives. Finalement, s&rsquo;il appartient aux citoyens bien informés de choisir les recherches qu&rsquo;ils souhaitent soutenir, cette politique révolutionnaire serait aussi le moyen de réenchanter les laboratoires et leurs chercheurs, réduits par les contraintes économiques à être de plus en plus en porte-à-faux avec la société. Ceux qui affirment que les objets de la recherche ne doivent pas être interrogés acceptent pourtant les impasses de la science non faite. Certes il faut faire des choix thématiques mais pas seulement par économie comme aujourd&rsquo;hui, plutôt parce que certaines recherches ne servent pas le bien commun et que d&rsquo;autres seraient bénéfiques au mieux être de la majorité des humains.</p>
<p>Prenons quelques exemples récents concernant la génétique. A propos des modifications du génome humain, grâce à la technologie crispr-Cas, un académicien des sciences écrit « <em>Alors, pour ou contre ?Pour, si agir sur les génomes se fait dans l&rsquo;intérêt du plus grand nombre et en particulier des plus nécessiteux. Contre, si agir sur les génomes se fait uniquement pour le bénéfice de quelques -uns. Le problème, </em>assure-t-il, , <em>n&rsquo;est plus scientifique, mais économique, juridique et politique. »</em>(2). Ce jugement, en apparence humaniste, néglige le fait que la société néo libérale se montre incapable de réaliser une telle équité quand les plus récents traitements peuvent dépasser le million d&rsquo;euros. De plus, ce raisonnement fait l&rsquo;impasse éthique sur ce que signifie le pouvoir de design sur l&rsquo;espèce humaine: est-ce vraiment dans «  l&rsquo;intérêt du plus grand nombre » ? et il se nourrit des certitudes scientistes sur la capacité de maîtriser tous les effets des techniques , une croyance démentie par de nombreux travaux qui démystifient cette crispérisation du vivant en montrant ses effets indésirables non maîtrisés: ainsi des mutations hors du site de modification génétique ciblé, ou la persistance de séquence d&rsquo;ADN dans le génome modifié, ou encore la <a href="https://www.nature.com/articles/s41467-021-26097-y">chromothripsie</a>, une « <em>forme extrêmement dommageable de réarrangement génomique</em> » dans les embryons modifiés. Pourtant l&rsquo;OMS indique déjà les <a href="https://www.who.int/fr/news/item/12-07-2021-who-issues-new-recommendations-on-human-genome-editing-for-the-advancement-of-public-health">bonnes raisons</a> de modifier le génome humain, comme si l&rsquo;organisme onusien souhaitait avancer vers un transhumanisme éclairé. S&rsquo;agissant de génomes non humains, l&rsquo;hypothèse désormais solide que la recherche d&rsquo;un  <a href="https://www.mediapart.fr/journal/international/150721/hypothese-d-une-fuite-de-laboratoire-les-etats-unis-se-retrouvent-coeur-de-l-enquete-sur-l-origine">« gain de fonction »</a> du coronavirus, par le laboratoire international de Wuhan (Chine) pourrait être à l&rsquo;origine de la pandémie covid, devrait être édifiante pour ceux qui doutaient de la nécessité d&rsquo;abandonner de telles recherches. Dernier exemple: la récente loi de bioéthique ouvre un boulevard eugénique à la médecine de la procréation en favorisant la recherche pour la production en laboratoire de gamètes artificiels, avec l&rsquo;argument rabâché de la connaissance scientifique, mais sans évoquer la perspective d&rsquo;une <a href="http://jacques.testart.free.fr/public/pdf/texte1010.pdf">sélection généralisée</a> des enfants parmi des centaines possibles.</p>
<p>La confusion du progrès avec l&rsquo;innovation épuise l&rsquo;argumentation éthique et cette loi dite de « bioéthique » annonce une société technocratique, hygiéniste et sécuritaire, d&rsquo;autant que ses récents ajouts ne constituent qu&rsquo;une sélection présentable parmi des propositions plus audacieuses des institutions scientifiques et éthiques, <a href="https://www.lareprise.org/articles/jacques-testart-le-pere-scientifique-de-la-fiv-alerte-sur-les-derives-transhumanistes-de-crispr">propositions</a> qui ne manqueront pas de s&rsquo;imposer bientôt.Voilà quelques recherches dont nous croyons que l&rsquo;humanité n&rsquo;a pas besoin et qu&rsquo;il faudrait soumettre au jugement bien éclairé des citoyens en les incitant à substituer leurs vrais besoins de recherche à ceux de la machine aveugle de l&rsquo;innovation. Il existe de tels besoins dans tous les domaines comme le montre le <a href="https://sciencescitoyennes.org/horizon-terre-propositions-pour-une-strategie-alternative-de-recherche/">rapport HorizonTerre</a>élaboré par plusieurs associations pour proposer des orientations de recherche nouvelles et en rupture avec les propositions du parlement européen (<em>Horizon Europe</em>) à forte dominante techniciste qui sous-évaluent dramatiquement l’ampleur et la nature des changements à opérer. Les imaginaires sont largement colonisés par une certaine représentation du monde et de l&rsquo;avenir où il suffirait de n&rsquo;utiliser qu&rsquo; « à bon escient » les pouvoirs obtenus par la science. C’est oublier que ces pouvoirs sont acquis au détriment d’autres possibles, d’alternatives crédibles dont ils empêchent l’émergence. Rompre avec cet imaginaire est une première exigence que l’on doit avoir envers des sciences qui confortent bien souvent la vision illusoire et pro-croissance des lendemains qui chantent.</p>
<p>Les enjeux de la technoscience, que les optimistes évaluaient il y a quelques décennies selon le principe humaniste de responsabilité (Hans Jonas) se sont vite placés, dans les meilleurs cas, sous le principe juridique de précaution, lequel n&rsquo;évalue pas les finalités, pour finalement ne plus dépendre que du principe économique d&rsquo;innovation, le nez sur le guidon de la croissance. Ainsi s&rsquo;est affirmée la tentation d&rsquo;un techno pouvoir grâce au scientisme des comités d&rsquo;éthique, au culot des experts scientifiques, à l&rsquo;inconscience des politiques, à l&rsquo;appétit des industriels et à la gourmandise de la population abusée.</p>
<p>Contre ce techno pouvoir, les choix des grandes thématiques de recherche avec et pour les citoyens ne peuvent provenir que de la population, au nom de laquelle se fabrique le supposé progrès. La récente loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR)considère la recherche comme une entreprise, la priorité étant donnée à l&rsquo;innovation compétitive plutôt qu&rsquo;aux sciences qui permettraient de mieux comprendre le monde ou aux technologies qui l&rsquo;aideraient à vivre. C&rsquo;est pourquoi Sciences citoyennes a proclamé, lors de la discussion de cette loi, le rôle déterminant qui doit revenir dans les <a href="https://sciencescitoyennes.org/pour-une-recherche-avec-et-pour-les-citoyens-textes-et-contenus-de-reference/?highlight=recherche%20avec%20et%20pour%20les%20citoyens">choix programmatiques</a> à des conventions de citoyens, lesquels seraient dénués de conflits d&rsquo;intérêts et parfaitement éclairés. Donnons à la philosophe <a href="http://sciencescitoyennes.org/actes-du-colloque-alerte-expertise-et-democratie/">Isabelle Stengers</a> le mot de la fin: « <em>Pourquoi aujourd’hui le cri « sauvons la recherche ! » s’adresse-t- il à un public qui doit se garder de l’idée qu’il pourrait avoir son mot à dire sur les choix de recherche, un public qu’il faut maintenir dans son rôle de bénéficiaire reconnaissant et res­pectueux </em>? ».</p>
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<li>Jacques Testart, <em>L&rsquo;humanitude au pouvoir. Comment les citoyens peuvent décider du bien commun</em>, Seuil, 2016</li>
<li>Bernard Dujon, « Nous sommes tous des mutants », <em>le monde diplomatique</em>, juillet 2017</li>
</ol>
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<p align="justify">Télécharger l&rsquo;article entier : <a href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2021/11/La-recherche-entre-guerres-sanitaires-et-décroiscience.pdf">La recherche entre guerres sanitaires et décroiscience</a></p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/la-recherche-entre-guerres-sanitaires-et-decroiscience/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>Sciences Citoyennes à  l&#039;Université des mouvements sociaux et des solidarités (août 2021) : quelles perspectives ?</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/142393-2/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Oct 2021 09:55:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chercheurs engagés]]></category>
		<category><![CDATA[Conventions de citoyens]]></category>
		<category><![CDATA[Déontologie de la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Nos (pro)positions et actions]]></category>
		<category><![CDATA[Politique de la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Convention citoyenne pour le climat (CCC)]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Horizon Terre]]></category>
		<category><![CDATA[Pandémie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cette ann&#xE9;e encore, Sciences Citoyennes a fait le choix de participer &#xE0; l&#x2019;Universit&#xE9; des mouvements sociaux et des solidarit&#xE9;s. Cette ann&#xE9;e elle s&#x2019;est d&#xE9;roul&#xE9;e &#xE0; Nantes &#xE0; la fin du mois d&#x2019;ao&#xFB;t. Malgr&#xE9; un contexte difficile (reports successifs, pass sanitaire&#x2026;), les militant.e.s ont r&#xE9;pondu pr&#xE9;sent. Cet &#xE9;v&#xE9;nement a &#xE9;t&#xE9; pour nous l&#x2019;occasion d&#x2019;exposer et de [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/142393-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em><img decoding="async" class="size-full wp-image-142389 alignright" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2021/10/Vignette_NL_UEMSS21.png" alt="Vignette NL UEMSS21" width="96" height="96"  title="Sciences Citoyennes à  l&#039;Université des mouvements sociaux et des solidarités (août 2021) : quelles perspectives ?" />Cette année encore, Sciences Citoyennes a fait le choix de participer à l’Université des mouvements sociaux et des solidarités. Cette année elle s’est déroulée à Nantes à la fin du mois d’août. Malgré un contexte difficile (reports successifs, pass sanitaire…), les militant.e.s ont répondu présent. Cet événement a été pour nous l’occasion d’exposer et de débattre avec nos partenaires sur plusieurs thématiques centrales de notre association.</em></p>
<p><span id="more-142393"></span></p>
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<p><strong>États généraux des sciences et techniques engagées</strong></p>
<p><a href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2021/06/EG-A4_modif.pdf">Présentation détaillée de l&rsquo;activité</a></p>
<p>10 organisations (Sciences Citoyennes, Ping, Klask, Ingénieurs sans frontières, L’ATelier d’ÉCOlogie POLitique (Atécopol), L’Atelier d’écologie politique francilien (Ecopolien), Le réseau IPAM, Global Chance, L’Association Internationale de Techniciens, Experts et Chercheurs (AITEC), RogueESR) ont joint leur force pour organiser au sein de l’Université une journée d’échanges et de travail, les États Généraux des Sciences et Techniques engagées. L’objectif de cette journée était de soumettre les enjeux de la production des savoirs et de ses liens avec la société avec les participants des UE, dans le but d’enrichir nos réflexions mutuelles et pour envisager la possibilité de mettre ces sujets à l’agenda du débat public de manière collective. La journée s’est composée d’ateliers et d’interventions thématiques (Marion Veber de la Fondation Danielle Mitterrand, Isabelle Goldringer de l’INRAE, Christophe Bonneuil de l’EHESS). Les organisations ont depuis confirmé leur souhait d’une dynamique commune, matérialisée par une seconde rencontre tenue à Nantes le 14 octobre. Les personnes désireuses d’être associées aux travaux (réception des compte-rendus, informations sur les prochaines échéances) peuvent nous contacter à <a href="mailto:contact@sciencescitoyennes.org">contact@sciencescitoyennes.org</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La place du droit dans les mobilisations</strong></p>
<p><a href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2021/06/Libertés-A4.pdf">Présentation détaillée de l&rsquo;activité</a></p>
<p>Dans le cadre du processus Sciences-Sociétés-Démocratie (SSD) [<a href="https://sciences-societes-democratie.org">https://sciences-societes-democratie.org</a>], en mars et avril 2021, Sciences Citoyennes, Global Chance, IPAM et l’AITEC ont organisé une série de 4 webinaires sur la place du droit dans les mobilisations. Ce cycle avait pour but de rassembler des juristes, des avocats, des magistrats ainsi que des chercheurs et des représentants d’associations pour partager et réfléchir sur la manière dont les mouvements peuvent s’outiller lorsque l’action se déplace, par choix ou non, sur le terrain juridique ou judiciaire.</p>
<p>les vidéos de ces 4 webinaires sont disponibles sur le site SSD. Voici le lien de celles de la première session : <a href="https://sciences-societes-democratie.org/16-mars-2021-la-science-sinvite-au-tribunal/">https://sciences-societes-democratie.org/16-mars-2021-la-science-sinvite-au-tribunal/</a></p>
<p>Un groupe de travail élargi a été constitué pour travailler à la poursuite de cette dynamique avec deux objectifs : 1) regrouper et rendre visibles les outils existants et élaborer ceux qui manqueraient. 2) réfléchir à la faisabilité puis le cas échéant à la préfiguration d’une structure qui pourrait accompagner les organisations de la société civile dans l’appropriation de ces outils, voire dans leurs démarches juridiques et judiciaires. Nous avons organisé un atelier sur ces questions lors de l’université d’été des mouvements sociaux [<a href="https://ue2021.org/spip.php?page=module&amp;id_module=51">https://ue2021.org/spip.php?page=module&amp;id_module=51</a>]. Après une période consacrée à des prises de contact et la recherche de soutiens financiers, la nouvelle phase de ces travaux démarrera dès le début 2022.</p>
<p>Si vous souhaitez rejoindre notre groupe de travail, contactez-nous à l’adresse <a href="mailto:contact@sciences-societes-democratie.org">contact@sciences-societes-democratie.org</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour une démocratie continue</strong></p>
<p><a href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2021/06/Democratie.pdf">Présentation détaillée de l&rsquo;activité</a></p>
<p>En 2007, Sciences Citoyennes présentait une proposition de loi pour des conventions de citoyens, afin de renvoyer au placard tous les simulacres de démocratie délibérative en définissant un cadre rigoureux obligatoires pour une participation effective et efficace des citoyens dans les choix scientifiques et techniques. Nous nous sentions un peu isolés dans notre travail de plaidoyer tant les élus et les associations n&rsquo;y voyaient qu&rsquo;un moyen de leur enlever un levier d&rsquo;action.</p>
<p>Il aura fallu près de 15 ans et l&rsquo;organisation de la Conférence Citoyenn sur le Climat pour que chacun se rende compte qu&rsquo;un citoyen bien informé est un citoyen intelligent, capable d&rsquo;élaborer des recommandations pertinentes sur des sujets pourtant très complexes. Cela dit, la question de la rigueur de ce type de processus reste posée. Nous avons vu que du « sans filtre » à la réalité des faits, la prise en compte des recommandations et une série de dysfonctionnements dans l&rsquo;organisation de cette convention continuent d&rsquo;appeler à une inscription dans la loi et le règlement de principes sans lesquelles ce type de procédures continueront d&rsquo;être instrumentalisées.</p>
<p>Aussi avons-nous proposé un travail avec différentes organisations impliquées sur ce terrain de la démocratie délibérative dans le but de nous accorder sur une série de principes et lignes rouges. Nous avons pu ainsi co-organisé avec Démocratie Ouverte une série de webinaires dès la fin 2020 et au premier semestre 2021. Ce travail a été complété par un atelier de travail à l&rsquo;Université d&rsquo;été des mouvements sociaux et de la solidarité qui s&rsquo;est tenue à Nantes en août. Cela nourrira notre plaidoyer à l&rsquo;occasion des échéances électorales majeures qui s&rsquo;approchent.</p>
<p>En attendant un document finalisé, vous pouvez consulter notre dossier consacré à ce sujet sur notre site : <a href="https://sciencescitoyennes.org/convention-de-citoyens/">https://sciencescitoyennes.org/convention-de-citoyens/</a> ou nous écrire à <a href="mailto:cdc@sciencescitoyennes.org">cdc@sciencescitoyennes.org</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pandémie &#8211; Syndémie</strong></p>
<p><a href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2021/06/Syndémies-A4.pdf">Présentation détaillée de l&rsquo;activité</a></p>
<p>Lors de l’UEMSS, Sciences Citoyennes a participé à l’activité « Crises sanitaires, pandémies, crise du capitalisme, dette, sciences et citoyenneté » par l’entremise de Camille Besombes et Dominique Cellier. Il s’agissait de débattre notamment de la manière dont la crise sanitaire mondiale accentuait les inégalités. Les intervenants ont tâché de répondre aux questions suivantes : Comment comprendre ses causes et interactions avec les crises écologique, climatique, économique et sociale ? Les politiques déployées ont accéléré les tendances de fond et amoindri la démocratie. La fabrique du consentement a été relayée par les médias dominants et les « experts » alibi. Face aux rêves de pouvoir fort, de peuple sage et du tout numérique, on a besoin de modèles politiques qui modifient les rapports de pouvoir et imposent des décisions socialement utiles, d’une authentique révolution écologiste, socialiste et féministe qui modifie radicalement la société dans ses modes de vie, de propriété et de production. Quelle recherche et responsabilité scientifique ? Que faire par rapport au Big Pharma ? Que faire par rapport aux dettes publiques contractées depuis le début de la pandémie ? Que faire par rapport aux dettes illégitimes antérieures ? Quelle démocratie par et pour les citoyens ? Quel modèle de développement ?</p>
<p>Si vous souhaitez connaître les positions de Sciences Citoyennes sur le sujet, nous vous invitons à lire le dossier : <a href="https://sciencescitoyennes.org/la-pandemie-du-covid-19/">https://sciencescitoyennes.org/la-pandemie-du-covid-19/</a></p>
<p>Vous pouvez également nous écrire à : <a href="mailto:syndemie@sciencescitoyennes.org">syndemie@sciencescitoyennes.org</a></p>
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<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/142393-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Sciences Citoyennes à  l\&#8217;Université des mouvements sociaux et des solidarités (août 2021) : quelles perspectives ?</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Oct 2021 09:55:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chercheurs engagés]]></category>
		<category><![CDATA[Conventions de citoyens]]></category>
		<category><![CDATA[Déontologie de la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Nos (pro)positions et actions]]></category>
		<category><![CDATA[Politique de la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Convention citoyenne pour le climat (CCC)]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Horizon Terre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cette ann&#xE9;e encore, Sciences Citoyennes a fait le choix de participer &#xE0; l&#x2019;Universit&#xE9; des mouvements sociaux et des solidarit&#xE9;s. Cette ann&#xE9;e elle s&#x2019;est d&#xE9;roul&#xE9;e &#xE0; Nantes &#xE0; la fin du mois d&#x2019;ao&#xFB;t. Malgr&#xE9; un contexte difficile (reports successifs, pass sanitaire&#x2026;), les militant.e.s ont r&#xE9;pondu pr&#xE9;sent. Cet &#xE9;v&#xE9;nement a &#xE9;t&#xE9; pour nous l&#x2019;occasion d&#x2019;exposer et de [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/142393-2-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em><img class=\"size-full wp-image-142389 alignright\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2021/10/Vignette_NL_UEMSS21.png\" alt=\"\" width=\"96\" height=\"96\" />Cette année encore, Sciences Citoyennes a fait le choix de participer à l’Université des mouvements sociaux et des solidarités. Cette année elle s’est déroulée à Nantes à la fin du mois d’août. Malgré un contexte difficile (reports successifs, pass sanitaire…), les militant.e.s ont répondu présent. Cet événement a été pour nous l’occasion d’exposer et de débattre avec nos partenaires sur plusieurs thématiques centrales de notre association.</em></p>
<p><span id="more-145199"></span></p>
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<p><strong>États généraux des sciences et techniques engagées</strong></p>
<p><a href=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2021/06/EG-A4_modif.pdf\">Présentation détaillée de l\&rsquo;activité</a></p>
<p>10 organisations (Sciences Citoyennes, Ping, Klask, Ingénieurs sans frontières, L’ATelier d’ÉCOlogie POLitique (Atécopol), L’Atelier d’écologie politique francilien (Ecopolien), Le réseau IPAM, Global Chance, L’Association Internationale de Techniciens, Experts et Chercheurs (AITEC), RogueESR) ont joint leur force pour organiser au sein de l’Université une journée d’échanges et de travail, les États Généraux des Sciences et Techniques engagées. L’objectif de cette journée était de soumettre les enjeux de la production des savoirs et de ses liens avec la société avec les participants des UE, dans le but d’enrichir nos réflexions mutuelles et pour envisager la possibilité de mettre ces sujets à l’agenda du débat public de manière collective. La journée s’est composée d’ateliers et d’interventions thématiques (Marion Veber de la Fondation Danielle Mitterrand, Isabelle Goldringer de l’INRAE, Christophe Bonneuil de l’EHESS). Les organisations ont depuis confirmé leur souhait d’une dynamique commune, matérialisée par une seconde rencontre tenue à Nantes le 14 octobre. Les personnes désireuses d’être associées aux travaux (réception des compte-rendus, informations sur les prochaines échéances) peuvent nous contacter à <a href=\"mailto:contact@sciencescitoyennes.org\">contact@sciencescitoyennes.org</a>.</p>
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<p><strong>La place du droit dans les mobilisations</strong></p>
<p><a href=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2021/06/Libertés-A4.pdf\">Présentation détaillée de l\&rsquo;activité</a></p>
<p>Dans le cadre du processus Sciences-Sociétés-Démocratie (SSD) [<a href=\"https://sciences-societes-democratie.org\">https://sciences-societes-democratie.org</a>], en mars et avril 2021, Sciences Citoyennes, Global Chance, IPAM et l’AITEC ont organisé une série de 4 webinaires sur la place du droit dans les mobilisations. Ce cycle avait pour but de rassembler des juristes, des avocats, des magistrats ainsi que des chercheurs et des représentants d’associations pour partager et réfléchir sur la manière dont les mouvements peuvent s’outiller lorsque l’action se déplace, par choix ou non, sur le terrain juridique ou judiciaire.</p>
<p>les vidéos de ces 4 webinaires sont disponibles sur le site SSD. Voici le lien de celles de la première session : <a href=\"https://sciences-societes-democratie.org/16-mars-2021-la-science-sinvite-au-tribunal/\">https://sciences-societes-democratie.org/16-mars-2021-la-science-sinvite-au-tribunal/</a></p>
<p>Un groupe de travail élargi a été constitué pour travailler à la poursuite de cette dynamique avec deux objectifs : 1) regrouper et rendre visibles les outils existants et élaborer ceux qui manqueraient. 2) réfléchir à la faisabilité puis le cas échéant à la préfiguration d’une structure qui pourrait accompagner les organisations de la société civile dans l’appropriation de ces outils, voire dans leurs démarches juridiques et judiciaires. Nous avons organisé un atelier sur ces questions lors de l’université d’été des mouvements sociaux [<a href=\"https://ue2021.org/spip.php?page=module&amp;id_module=51\">https://ue2021.org/spip.php?page=module&amp;id_module=51</a>]. Après une période consacrée à des prises de contact et la recherche de soutiens financiers, la nouvelle phase de ces travaux démarrera dès le début 2022.</p>
<p>Si vous souhaitez rejoindre notre groupe de travail, contactez-nous à l’adresse <a href=\"mailto:contact@sciences-societes-democratie.org\">contact@sciences-societes-democratie.org</a></p>
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<p><strong>Pour une démocratie continue</strong></p>
<p><a href=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2021/06/Democratie.pdf\">Présentation détaillée de l\&rsquo;activité</a></p>
<p>En 2007, Sciences Citoyennes présentait une proposition de loi pour des conventions de citoyens, afin de renvoyer au placard tous les simulacres de démocratie délibérative en définissant un cadre rigoureux obligatoires pour une participation effective et efficace des citoyens dans les choix scientifiques et techniques. Nous nous sentions un peu isolés dans notre travail de plaidoyer tant les élus et les associations n\&rsquo;y voyaient qu\&rsquo;un moyen de leur enlever un levier d\&rsquo;action.</p>
<p>Il aura fallu près de 15 ans et l\&rsquo;organisation de la Conférence Citoyenn sur le Climat pour que chacun se rende compte qu\&rsquo;un citoyen bien informé est un citoyen intelligent, capable d\&rsquo;élaborer des recommandations pertinentes sur des sujets pourtant très complexes. Cela dit, la question de la rigueur de ce type de processus reste posée. Nous avons vu que du \ »sans filtre\ » à la réalité des faits, la prise en compte des recommandations et une série de dysfonctionnements dans l\&rsquo;organisation de cette convention continuent d\&rsquo;appeler à une inscription dans la loi et le règlement de principes sans lesquelles ce type de procédures continueront d\&rsquo;être instrumentalisées.</p>
<p>Aussi avons-nous proposé un travail avec différentes organisations impliquées sur ce terrain de la démocratie délibérative dans le but de nous accorder sur une série de principes et lignes rouges. Nous avons pu ainsi co-organisé avec Démocratie Ouverte une série de webinaires dès la fin 2020 et au premier semestre 2021. Ce travail a été complété par un atelier de travail à l\&rsquo;Université d\&rsquo;été des mouvements sociaux et de la solidarité qui s\&rsquo;est tenue à Nantes en août. Cela nourrira notre plaidoyer à l\&rsquo;occasion des échéances électorales majeures qui s\&rsquo;approchent.</p>
<p>En attendant un document finalisé, vous pouvez consulter notre dossier consacré à ce sujet sur notre site : <a href=\"https://sciencescitoyennes.org/convention-de-citoyens/\">https://sciencescitoyennes.org/convention-de-citoyens/</a> ou nous écrire à <a href=\"mailto:cdc@sciencescitoyennes.org\">cdc@sciencescitoyennes.org</a></p>
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<p><strong>Pandémie &#8211; Syndémie</strong></p>
<p><a href=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2021/06/Syndémies-A4.pdf\">Présentation détaillée de l\&rsquo;activité</a></p>
<p>Lors de l’UEMSS, Sciences Citoyennes a participé à l’activité « Crises sanitaires, pandémies, crise du capitalisme, dette, sciences et citoyenneté » par l’entremise de Camille Besombes et Dominique Cellier. Il s’agissait de débattre notamment de la manière dont la crise sanitaire mondiale accentuait les inégalités. Les intervenants ont tâché de répondre aux questions suivantes : Comment comprendre ses causes et interactions avec les crises écologique, climatique, économique et sociale ? Les politiques déployées ont accéléré les tendances de fond et amoindri la démocratie. La fabrique du consentement a été relayée par les médias dominants et les « experts » alibi. Face aux rêves de pouvoir fort, de peuple sage et du tout numérique, on a besoin de modèles politiques qui modifient les rapports de pouvoir et imposent des décisions socialement utiles, d’une authentique révolution écologiste, socialiste et féministe qui modifie radicalement la société dans ses modes de vie, de propriété et de production. Quelle recherche et responsabilité scientifique ? Que faire par rapport au Big Pharma ? Que faire par rapport aux dettes publiques contractées depuis le début de la pandémie ? Que faire par rapport aux dettes illégitimes antérieures ? Quelle démocratie par et pour les citoyens ? Quel modèle de développement ?</p>
<p>Si vous souhaitez connaître les positions de Sciences Citoyennes sur le sujet, nous vous invitons à lire le dossier : <a href=\"https://sciencescitoyennes.org/la-pandemie-du-covid-19/\">https://sciencescitoyennes.org/la-pandemie-du-covid-19/</a></p>
<p>Vous pouvez également nous écrire à : <a href=\"mailto:syndemie@sciencescitoyennes.org\">syndemie@sciencescitoyennes.org</a></p>
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<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/142393-2-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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