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	<title>Post-vérité - Sciences Citoyennes</title>
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	<description>Les sciences avec et pour les citoyennes</description>
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	<title>Post-vérité - Sciences Citoyennes</title>
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		<title>La pensée critique pour éduquer face aux idées conspirationnistes, par Michel Goldberg</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Apr 2020 08:04:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Post-vérité]]></category>
		<category><![CDATA[Controverses]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignement Supérieur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Michel Goldberg est ma&#xEE;tre de conf&#xE9;rences &#xE0; l&#x2019;Universit&#xE9; de La Rochelle. Ses recherches portent sur l&#x2019;&#xE9;tude des d&#xE9;bats et des controverses sociales &#xE0; th&#xE8;me scientifique. La vid&#xE9;o suivante pr&#xE9;sente des projets p&#xE9;dagogiques men&#xE9;s &#xE0; l&#x2019;universit&#xE9; pour la formation &#xE0; la pens&#xE9;e critique, et notamment pour &#xE9;duquer face aux id&#xE9;es conspirationnistes.</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/la-pensee-critique-pour-eduquer-face-aux-idees-conspirationnistes-par-michel-goldberg/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Michel Goldberg est maître de conférences à l&rsquo;Université de La Rochelle. Ses recherches portent sur l&rsquo;étude des débats et des controverses sociales à thème scientifique. La vidéo suivante présente des projets pédagogiques menés à l&rsquo;université pour la formation à la pensée critique, et notamment pour éduquer face aux idées conspirationnistes.<span id="more-140549"></span></p>
<p style="text-align: center;">
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<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/la-pensee-critique-pour-eduquer-face-aux-idees-conspirationnistes-par-michel-goldberg/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Se réconcilier avec la vérité : enjeux scientifiques et politiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2020 15:28:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Déontologie de la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Post-vérité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suite au d&#233;bat intitul&#233; Pourquoi avons-nous besoin de v&#233;rit&#233;s citoyennes et quelles pratiques scientifiques peuvent y contribuer ? dans le cadre de la Nuit des D&#233;bats organis&#233;e par la ville de Paris le jeudi 17 octobre &#224; propos de l&#8217;ouvrage V&#233;rit&#233;s citoyennes. Les sciences contre la <span class="glossaryLink"  aria-describedby="tt"  data-cmtooltip="&#60;div class=glossaryItemTitle&#62;Post-v&#233;rit&#233;&#60;/div&#62;&#60;div class=glossaryItemBody&#62;&#60;/div&#62;"  data-gt-translate-attributes='[{"attribute":"data-cmtooltip", "format":"html"}]'  tabindex='0' role='link'>post-v&#233;rit&#233;</span>, dirig&#233; par Maryvonne Holzem (&#201;ditions du Croquant, 2019), [&#8230;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/se-reconcilier-avec-la-verite-enjeux-scientifiques-et-politiques/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Suite au débat intitulé </em>Pourquoi avons-nous besoin de vérités citoyennes et quelles pratiques scientifiques peuvent y contribuer ?<em> dans le cadre de la Nuit des Débats organisée par la ville de Paris le jeudi 17 octobre à propos de l’ouvrage <a href="https://sciencescitoyennes.org/verites-citoyennes-les-sciences-contre-la-post-verite/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Vérités citoyennes. Les sciences contre la post-vérité</a>, dirigé par Maryvonne Holzem (Éditions du Croquant, 2019), <strong>François Rastier</strong> (directeur de recherche ER-TIM, INaLCO, CNRS) a rédigé un texte intitulé </em>« Se réconcilier avec la vérité : enjeux scientifiques et politiques ».<span id="more-140363"></span></p>
<p>Bien qu’elle soit très critiquée aujourd’hui, l’idée de vérité recèle une force critique nécessaire face aux urgences politiques, économiques et écologiques.</p>
<p>Dans une tribune publiée dans <em>Libération</em> le 10 octobre 2019, l’historien italien Carlo Ginzburg se remémorait la suspicion dont la vérité était déjà l’objet aux États-Unis à la fin du siècle dernier : « Je me rappelle que j’étais à Yale, il y a peut-être trente ans, dans un colloque et quand j’ai prononcé le mot « vérité, sans guillemets », tout le monde s’est esclaffé. À l’époque, c’était un geste automatique aux États-Unis, d’accompagner vérité du signe des guillemets. Mais la question de la vérité, et celle de la preuve, deviennent, aujourd’hui plus que jamais, incontournables ».</p>
<p>La vérité scientifique est menacée, tant par les politiques de la « post-vérité » que par la corruption financière et les pressions managériales. Dans les milieux scientifiques, le primat de «  l’excellence » conduit trop souvent à embellir les résultats ou à ne retenir que les résultats attendus, à se limiter aux sujets porteurs, etc. Cela alimente une défiance dans le public.  Ainsi se répandent un mépris de la science et un discrédit de la notion même de vérité qui sont dangereux pour la démocratie.</p>
<p>Cependant, <em>Nous voulons la vérité !</em> est devenu un mot d’ordre fédérateur, que l’on entend à travers le monde dans des manifestations populaires contre divers scandales politiques et environnementaux, comme récemment à Rouen après l’incendie de l’usine Lubrizol.</p>
<p>À une époque de dérégulation économique et climatique, les normes scientifiques et plus généralement intellectuelles paraissent insupportables ; d’où un relativisme commode qui rencontre l’individualisme méthodologique : « à chacun sa vérité » suppose que la croyance est le critère de la vérité et que  toutes les croyances se valent.</p>
<p>Les sciences sont nées cependant d’un refus de s’en remettre aux croyances. Les scientifiques n’absolutisent pas pour autant la vérité et n’en font pas une norme <em>a priori</em> qui s’imposerait comme une croyance, mais ils la reconnaissent une idée directrice : chaque état de la recherche est bien entendu temporaire, mais chaque fait établi le demeure d’autant mieux que ses conditions d’établissement sont explicites et répliquables. Le théorème de Thalès peut être reformulé et redémontré chaque jour, quand bien même il ne vaut, on le sait maintenant, qu’en géométrie euclidienne.</p>
<p><em>Sur la vérité historique</em>. — La reconnaissance de réalités historiques partagées est évidemment une condition d’établissement d’un monde commun et d’une vie sociale.</p>
<p>Le scepticisme peut certes contribuer à l’entreprise scientifique, mais le déni relève d’une autre dimension. Après le mouvement démocratique et l’optimisme scientifique des Lumières, les idéologues réactionnaires ont tenté de les discréditer par diverses théories du complot, en inversant les sens des faits historiques ou en les en niant. Prolongeant ces efforts dans la seconde moitié du XX<sup>e</sup> siècle et jusqu’à présent, divers philosophes et théoriciens se sont employés à dénier toute légitimité à la recherche historique, voire à toute recherche scientifique. Par exemple, le discours historique ne serait qu’un mythe parmi d’autres, du seul fait qu’il met en œuvre des structures narratives, comme l’ont prétendu Roland Barthes et Hayden White<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>.</p>
<p>Complémentairement, l’impossibilité d’établir une vérité historique reste régulièrement invoquée par les négationnistes, qui s’appuient sur des auteurs comme Heidegger, connu pour son déni radical concernant l’extermination nazie.</p>
<p><em>Quelques idées reçues</em>. — Si l’on plaçait sa source hors de la validation scientifique ou simplement rationnelle, la vérité pourrait être considérée comme l’émanation d’un vécu personnel, d’un consensus social ou d’un pouvoir qui entend l’imposer.</p>
<p>1/ <em>Le vécu n’est pas un critère de  vérité</em>. Le critère de ce qui est éprouvé n’est qu’un symptôme aléatoire du monde interne ou externe qu’il s’agit de décrire.</p>
<p>La vérité est souvent contre-intuitive et le critère de l’évidence ne suffit aucunement à l’établir ; pour cela, elle doit confirmée par une méthode critique. Elle peut alors être objectivée : comme le rappelle le mot celèbre de Galilée, « Et pourtant elle tourne », la rotation de la Terre est non seulement contre-intuitive, mais vraie quoi qu’on en pense.</p>
<p>Tant l’expérience vécue que les croyances sont à la source de <em>certitudes</em> variables selon les personnes et les moments. Ces certitudes, même quand elles prétendent à l’évidence, peuvent cependant être récusées par les sciences. Elles appartiennent à l’objet des sciences sociales (par exemple pour des enquêtes d’opinion),  mais non à leur méthode ni à leur épistémologie. Au demeurant, les philosophies de la vie, qui se fondent sur les « visions du monde » individuelles ou collectives, n’ont rien apporté à la philosophie des sciences.</p>
<p>Paradoxalement, ceux qui attaquent la vérité scientifique défendent véhémentement leur vérité, mais une vérité identitaire dont le critère est la certitude : ce n’est plus la vérité (dégagée de l’incertitude à l’issue d’une démonstration, ou d’une expérience probante) qui induit la certitude, c’est la certitude qui détermine la vérité. Se résumant à <em>je crois donc c’est vrai</em>, cette certitude se fonde en dernière analyse sur une forme de religiosité aussi dogmatique que cryptique.</p>
<p>2/ <em>La vérité n’émerge pas du consensus</em>, d’autant moins que rien ne fait mieux consensus que le préjugé. En revanche, une vérité établie peut, une fois reconnue, recueillir un consensus.</p>
<p>L’appel au consensus reste cependant ambigu, comme l’atteste le dicton des geeks libertariens : « Nous rejetons le vote ; nous croyons au consensus grossier et au code qui tourne »<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>.</p>
<p>Le travail collectif des chercheurs suppose bien entendu une démarche de mutualisation critique des connaissances, mais il peut conduire à récuser l’opinion majoritaire. Bref, le consensus, pour être valide, doit être établi par des procédures qui lui échappent.</p>
<p>L’histoire des sciences pullule de certitudes partagées, sur l’éther, le phlogistique, la génération spontanée, etc. Ce n’étaient pas des vérités d’un moment, mais des certitudes fausses dissipées par les sciences elles-mêmes.</p>
<p>3/ <em>Il y a des questions réglées</em>. — Le négationnisme et son développement complotiste se présentent comme une défense de la liberté de pensée contre les prétentions d’une élite scientifique tendancieuse ou manipulée. Au nom de la liberté de recherche, c’est l’entreprise scientifique elle-même qui est critiquée et l’on voit par exemple des théoriciens autoproclamés, de la youtubeuse mode au pasteur évangéliste ou à l’imam ignorantin, mettre en cause la rotondité de la terre en accusant la Nasa de trucage, etc.<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>.</p>
<p>Tout fait établi pourrait donc être remis en question, de la rotondité de la terre à l’innocuité des vaccins. Or la connaissance scientifique progresse en récusant des questions fausses et s’appuie sur des questions réglées pour ouvrir de nouvelles questions.</p>
<p>L’esprit critique s’exerce tant à l’égard des opinions reçues que sur les évidences personnelles. En variant les points de vue, il écarte ainsi les croyances sociales et individuelles pour parvenir à des vérités indépendantes de tout point de vue.</p>
<p>Bien entendu, le négationnisme et le complotisme prétendent défendre l’esprit critique. Toutefois, s’ils récusent d’emblée des vérités établies et démontrées, les ravalant au rang de clichés répandus, et ce déni se double d’une affirmation sans faille, qui échappe à toute critique, de l’ordre de la superstition, voire de la foi. Le scepticisme méthodologique qui concrétise l’esprit critique appliqué aux sciences fait alors place à une conviction quasi religieuse — et qui trouve souvent des relais dans divers intégrismes.</p>
<p>4/ <em>La vérité ne procède pas d’un Pouvoir</em>, malgré Michel Foucault, et maints auteurs à sa suite. ((Dans un entretien de 1977, Foucault affirme par exemple : « la “vérité” est liée circulairement à des systèmes de pouvoir qui la produisent et la soutiennent, et à des effets de pouvoir qu’elle induit et qui la reconduisent »<a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a> ? Bien au contraire, la vérité s’oppose au Pouvoir. En cela, elle est révolutionnaire, comme le rappelait Gramsci. Si la vérité n’était que l’émanation d’un Pouvoir, elle se confondrait avec le « mensonge colossal » selon Goebbels, voire avec les « faits alternatifs » selon la porte-parole de Trump, Kellyane Conway.</p>
<p>Issue de Nietzsche et de Heidegger, ses deux sources tardivement revendiquées, la thèse  cynique de Foucault que le Pouvoir définit la vérité justifie ultimement la révolte contre la science, instrument du « Pouvoir », comme la dérégulation déconstructive qui conduit à un relativisme absolu.</p>
<p>Le relativisme, lui, est bien l’expression d’un Pouvoir ou du moins d’une Volonté de puissance : il conduit à mettre chaque point de vue, fût-il erroné, à égalité avec tous les autres, fussent-ils vrais.</p>
<p><em>Sur la méthode.</em> — En somme, établir une vérité n’est pas imposer quelque chose, mais permettre à quelque chose de s’imposer, par une objectivation contrôlée.</p>
<p>1/ La vérité se définit par érosion des préjugés et élimination des hypothèses infondées. Les connaissances scientifiques ne se dégagent pas seulement en s’émancipant de l’ignorance, mais en combattant les préjugés et les mensonges.</p>
<p>L’activité de recherche aboutit à éliminer des hypothèses, même quand elles s’éloignent du préjugé : c’est le principe de la « falsification » selon Karl Popper. La récusation méthodique est au fondement de l’activité critique de la pensée — en quoi elle s’accorde avec l’aspect dialogique de la philosophie aussi bien qu’avec la délibération démocratique.</p>
<p>2/ Pour caractériser la vérité scientifique, il faut préciser la méthode d’établissement des faits. Quel que soit son champ d’investigation ou d’application, toute science observe certes les principes de la rationalité — qui ne se réduisent aucunement à la déduction. Toutefois, ces principes gouvernent différentes formes caractéristiques, comme la démonstration dans les sciences logico-formelles, la preuve dans les sciences de la nature et la conjecture méthodiquement mise à l’épreuve dans les sciences de la culture. Ces trois régimes peuvent évidemment être combinés par des relations interdisciplinaires d’auxiliarité, comme l’usage de modèles statistiques en linguistique, par exemple.</p>
<p>Les procédures d’établissement d’une vérité scientifique peuvent articuler différents stades d’objectivation : recrutement des observables, sélection et établissement des faits, explication (par relations de corrélation ou de causalité entre ces faits), prédiction par extrapolation de faits encore inobservés. Du stade explicatif, on peut parvenir au stade prédictif : la table de Mendeleiev a prévu des éléments transuraniens qui n’étaient pas techniquement observables en son temps.</p>
<p>3/ Un fait scientifique dépend non seulement de ses conditions de validation, mais aussi de ses conditions de validité, sans lesquels il perd son sens. Parmi elles, des conditions d’échelle : des phénomènes microphysiques n’ont guère pertinence en macrophysique, ou du moins peuvent être négligés. La terre est ronde, on le sait depuis Anaximandre, mais le fait tardivement établi qu’elle soit légèrement piriforme ne fait que préciser cette découverte.</p>
<p>Les vérités scientifiques sont incrémentales. Par exemple, les géométries non-euclidiennes n’infirment pas le théorème de Thalès, elles l’incluent, si l’on peut dire, comme un cas-limite. De même, la physique newtonienne a été dépassée, mais elle reste valide au sein de théories plus puissantes.</p>
<p>En bref, tous les faits et toutes les relations, causales ou non, entre les faits sont associés à des conditions contextuelles qui ne les relativisent pas, mais au contraire éclairent leur domaine de validité.</p>
<p>4/ La vérité n’est pas la représentation d’une nature des choses que les sciences s’efforceraient de représenter. En d’autres termes, les sciences ne partent pas d’une préconception de ce qui existe : elles partent du principe que rien n’est donné et que les données sont déjà le résultat d’une élaboration ; bref, les données sont ce qu’elles se donnent. Elle ne partent pas de la vérité, mais tentent d’y parvenir : ce processus est sans fin, car chaque fait établi permet de formuler de nouvelles questions, bref d’étendre le cercle de notre ignorance. La vérité reste l’idée directrice qui exclut le principe de bon plaisir et gouverne un processus continu et indéfini d’objectivation.</p>
<p>Le cercle des connaissances scientifiques s’étend corrélativement. Toutefois, comme le constatait Cassirer voici un siècle, « la rigidité du concept d’être disparaît dans un flux et un mouvement généralisé » ( <em>La philosophie des formes symboliques</em>, t. I, Paris, Minuit, 1972, p. 15). Une forme de constructivisme non relativiste devient concevable et en quelque sorte nécessaire : « les concepts fondamentaux de chaque science (…) n’apparaissent plus du tout comme des reflets passifs d’un être donné par ailleurs, mais comme des symboles intellectuels créés de manière autonome » (<em>ibid</em>.). Heinrich Hertz écrivait ainsi en 1894 que les concepts « n’ont besoin pour remplir leur tâche d’aucune autre espèce de conformité avec les choses » (<em>Die Prinzipien der Mechanik</em>, Leipzig, p. 1).</p>
<p>L’hypothèse que les vérités scientifiques correspondent à une réalité préexistante n’est donc pas indispensable. La plupart des mathématiciens sont réalistes, d’autres non : cela ne change en rien le statut des mathématiques. On peut considérer toutefois que l’ensemble des faits scientifiquement établis dessinent peu à peu une réalité objective, sans pour autant retenir l’idée que cette réalité ait les caractères d’une ontologie donnée <em>a priori</em>.</p>
<p><em>Enjeux critiques</em>. — La vérité n’est pas la conformité à une réalité posée <em>a priori</em>, mais une valeur qui oriente la recherche. Ainsi, les faits établis par la science, y compris les faits historiques, ne constituent pas dans leur ensemble une Vérité (avec un grand V) stable et définitive, mais un cercle croissant de vérités qui se fédèrent de manière imprévisible avec l’évolution des recherches.</p>
<p>La vérité scientifique exerce ou devrait exercer un rôle régulateur, en permettant au principe de réalité d’éclairer l’action dans un monde dangereux et en danger. La recherche scientifique est cependant limitée par les politiques managériales et ses principes se heurtent aux idéologies identitaires.</p>
<p>1/ Par les faits qu’elle établit, la recherche scientifique s’oppose à l’idéologie managériale, entendue comme instrument de pouvoir. Aussi le management stérilise-t-il la recherche, non seulement parce qu’il transforme les laboratoires en simples bureaux d’études, mais parce que la temporalité et les procédures managériales qui dissimulent des relations de pouvoir arbitraire s’opposent dans leur principe aux procédures scientifiques, qui imposent leur propre agenda, par des enquêtes préalables, des planifications remises en jeu et des retours critiques.</p>
<p>S’abritant derrière le secret des affaires, bon nombre d’entreprises conduisent des recherches, mais elles se gardent bien de diffuser leurs résultats. En 1979, voici plus de quarante ans, un mémorandum interne d’Exxon, révélé en 2015, récemment par le <em>Los Angeles Times</em>, affirmait par exemple : « la tendance actuelle de combustion des ressources fossiles causera des effets environnementaux dramatiques avant 2050 ». Alors que les études commandées restent irréprochables sur le plan scientifique et que les prévisions se sont avérées, la communication de la firme (comme celle de ses consoeurs et concurrentes) tiendra compte de ces résultats pour financer une foule articles déniant le changement climatique. On a donc une privatisation de la vérité, et une internationalisation du mensonge et du déni, dont on mesure à présent l’efficacité.</p>
<p>Dans la première conférence internationale sur le climat,  tenue à Genève la même année 1979, les auteurs du rapport de synthèse, dit rapport Charney, concluaient : « Attendre pour voir avant d’agir signifie attendre qu’il soit trop tard »<a href="#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a>.</p>
<p>2/ La vérité n’a pas de détenteur, car si peu reconnue soit-elle, si débattue soit-elle, elle appartient potentiellement à tout le monde. Une vérité scientifique fait ainsi partie des biens communs de l’humanité. Toute vérité a une prétention universelle et peut par principe être comprise par chacun, indépendamment de tout préjugé d’appartenance à un groupe national, ethnique, racial, sexuel ou autre.</p>
<p>Cela peut même s’étendre, souhaitons-le, à la vérité de certains faits moraux, comme les droits de l’homme.</p>
<p><em>Enjeux politiques</em>. — Si les liens entre rationalité et vérité scientifique sont bien établis, on néglige souvent la concomitance historique entre l’essor des sciences et celui de la démocratie. Ainsi, au milieu du VI<sup>e</sup> siècle avant notre ère, les premiers physiciens et mathématiciens, comme Thalès et Anaximandre, ont conçu un univers obéissant à ses propres lois, sans recourir aux interventions divines de mise auparavant. Au même moment, Solon jetait les fondements de la démocratie en abolissant les lois draconiennes, en supprimant l’esclavage pour dettes, en instituant une justice populaire et en abolissant les critères de naissance au profit des élections (voir notamment Aristote, <em>Politique</em>, 1274). Dans les deux cas, l’autonomie prime : l’autonomie de la nature à l’égard des dieux et celle du peuple à l’égard des aristocrates — dont les dieux n’étaient sans doute que l’image symbolique, analogie partout récurrente, des monarchies de droit divin jusqu’au théologies politiques contemporaines.</p>
<p>Cependant, on assiste à présent à la triple délégitimation de la rationalité, de la démocratie et de la vérité. Par exemple, dans sa théorie du Pouvoir, Foucault ne laisse aucune place à la diversité des pouvoirs propre à la démocratie, ni à leur nécessaire séparation ni à leur équilibre. Quand l’exécutif absorbe le judiciaire et le législatif, conformément au projet totalitaire, il se fonde alors dans le religieux. On sait que Foucault en vint à soutenir l’instauration de la théocratie iranienne, où les décisions du chef religieux prennent force de loi et de vérité révélée.</p>
<p>Certains courants de la philosophie contemporaine rencontrent ainsi les tyrannies religieuses, au détriment de la démocratie. Deux philosophes déconstructeurs, Creston Davis et Santiago Zabala, écrivaient naguère sur <em>Al Jazeera</em> : « D’un point de vue politique, des gens croient encore en<em> des idées nostalgiques et dangereuses comme ’’objectivité’’, ’’réalité’’, ’’vérité’’ et ’’valeurs’’ comme une précondition pour la démocratie</em>» (Je souligne ; ces auteurs voient même là des idées « fanatiques »<a href="#_ftn6" name="_ftnref6">[6]</a>).</p>
<p>Ainsi, au delà de la vérité scientifique, c’est le concept même de réalité qui est en jeu. Par exemple, Karl Rove, responsable de la communication de G. W. Bush et artisan de la victoire de son successeur, tint ces propos dans un entretien au journaliste Ron Suskind : « Il m’a dit que les gens comme moi faisaient partie de ces types appartenant à ce que nous appelons la communauté fondée sur la réalité<em> [the reality-based community]</em> ». Il ajouta : « Ce n’est plus de cette manière que le monde marche réellement. Nous sommes un empire, maintenant, poursuivit-il, et lorsque nous agissons, nous créons notre propre réalit<em>é</em>» (article du <em>New York Times </em>publié quelques jours avant l’élection présidentielle de 2004).</p>
<p>Ainsi, les attaques contre la vérité conduisent-elles à l’abandon de tout principe de réalité, pour édifier et imposer, en usant de tous les sophismes et de tous les moyens médiatiques de la propagande, une sorte de monde de substitution parfaitement illusoire. Il est étrange, voire inquiétant qu’il soit encore nécessaire de souligner les dangers économiques, sociaux, politiques et environnementaux de cet aveuglement concerté.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>N.B.</em> — L&rsquo;auteur remercie Maryvonne Holzem, Catherine Bourgain, Michel Goldberg et Nick Riemer de leurs observations.</p>
<p>Légèrement retouché ici, ce texte est paru le 23 mars dans la revue électronique <em>Non-fiction</em>, en ligne : <a href="https://www.nonfiction.fr/article-10242-se-reconcilier-avec-la-verite-enjeux-scientifiques-et-politiques.htm" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://www.nonfiction.fr/article-10242-se-reconcilier-avec-la-verite-enjeux-scientifiques-et-politiques.htm</a></p>
<p>Il a été soumis en décembre 2019.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Voir Roland Barthes, « Le discours de l’histoire », 1967, repris in <em>Le Bruissement de la langue</em>. <em>Essais critiques</em>, IV, Paris, Seuil, 1984, p. 163-177 ; Hayden White, 2017, <em>L’histoire s’écrit</em>, trad. fr. Philippe Carrard, Paris, Éditions de la Sorbonne.</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Chercheur au MIT, et l’un des créateurs d’internet pour le compte de la DARPA, David D. Clark, lors d’une conférence culte intitulée « A Cloudy Crystal Ball – Visions of the Future » (1992) devant l’<em>Internet Engineering Task Force </em>(IETF), a lancé ce slogan fétiche : « <em>We reject: kings, presidents, and voting. </em><em>We believe in: rough consensus and running code</em> ».</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> « La Terre plate est simple. La Terre ronde, non », a ainsi soutenu Prisca Côco, lors de la première conférence des platistes brésiliens, tenue à Sao Paolo le 10 novembre 2019.</p>
<p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> « Entretien avec Michel Foucault », in <em>Dits et écrits</em>, Gallimard, 1994-2001, p. 160.</p>
<p><a href="#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> Cité par Stéphane Foucart, « Des décennies de prêche dans le désert », <em>Le Monde</em>, 1-2. 12. 2019.</p>
<p><a href="#_ftnref6" name="_ftn6">[6]</a> « The logic of democracy », <em>Al Jazeera</em>, 13 mai 2013, en ligne :</p>
<p><a href="https://www.aljazeera.com/indepth/opinion/2013/05/20135138427260651.html">https://www.aljazeera.com/indepth/opinion/2013/05/20135138427260651.html</a><u>).</u> L’émirat du Qatar, richissime état féodal dont <em>Al Jazeera</em> est l’organe, exclut bien entendu la démocratie et ne peut que se réjouir de sa « déconstruction », puisque la vérité serait une affaire de fanatiques (les scientifiques et les rationalistes). En revanche, rien de fanatique chez le prédicateur vedette de <em>Al Jazeera</em>, Al Qaradawi, cet idéologue en chef des Frères musulmans qui au même moment prônait l’excision des fillettes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/se-reconcilier-avec-la-verite-enjeux-scientifiques-et-politiques/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Fakesciences, post-vérité, lobbying&#8230;. ne nous trompons pas de débat</title>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jul 2019 13:31:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Déontologie de la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Fake news]]></category>
		<category><![CDATA[Lobbying]]></category>
		<category><![CDATA[Post-vérité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plusieurs acteurs du monde scientifique &#x2013; journalistes, chercheurs, &#xE9;tudiants, m&#xE9;diateurs, influenceurs &#x2013; viennent de publier une tribune ayant pour titre &#xAB; La Science ne saurait avoir de parti-pris &#xBB;. On n&#x2019;aurait pu laisser ce texte &#xE0; son sort et &#xE0; son public d&#xE9;j&#xE0; convaincu, mais il nous est apparu essentiel de clarifier les termes du [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/fakesciences-post-verite-lobbying-ne-nous-trompons-pas-de-debat/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Plusieurs acteurs du monde scientifique &#8211; journalistes, chercheurs, étudiants, médiateurs, influenceurs &#8211; viennent de publier une tribune ayant pour titre « La Science ne saurait avoir de parti-pris ». On n’aurait pu laisser ce texte à son sort et à son public déjà convaincu, mais il nous est apparu essentiel de clarifier les termes du débat, de révéler les amalgames volontaires et répétitifs de cette Nième tribune pseudo-scientifique et de dénoncer le projet politique qui sous-tend une telle tribune.</p>
<p>Comme l’indique le nom du groupe qui a rédigé ce texte- « nofakescience » &#8211; il s’agirait ici de défendre la science « vraie » contre la fausse &#8211; nommée « fakescience » &#8211; les consensus scientifiques contre l’opinion vulgaire et irrationnelle. Or il ne s’agit pas de consensus s’inscrivant dans des champs scientifiques mais de controverses sur certaines technologies telles que le Glyphosate et les OGM, l’homéopathie et les vaccins, le nucléaire et le CO2 &#8211; et on aurait pu rajouter nanoparticules, intelligence artificielle… @nofakescience ne nous parle pas de « Science » bafouée, de consensus scientifiques maltraités mais prend pied dans les débats sociétaux qui ont fait l’actualité ces dernières années.</p>
<p><span id="more-125081"></span>Soyons clairs : cette tribune (comme de nombreuses autres) ne parle pas de sciences, mais de développement technologiques associés à des savoirs stabilisés depuis plusieurs décennies. Ce n’est JAMAIS « La Science » qui est en jeu dans ces débats mais des choix socio-politiques sur des développements technologiques pour lesquels les notions de « consensus scientifiques » ou de « controverses scientifiques » ne sauraient s’appliquer.</p>
<p>L’amalgame entre « Science » et « projets technologiques » est une vieille rhétorique qui permet aux défenseurs acharnés des développements technologiques d’accaparer indument l’aura, le statut et l’autorité des sciences à leur profit afin d’escamoter tout débat public. Si le choix de développer une agriculture industrielle basée sur le tandem phytosanitaires/OGMs fait débat, on disqualifiera les sceptiques quant à l’utilité et l’innocuité de tels choix technologiques en les qualifiant d’obscurantistes anti-science. Vous pensez que les OGMs sont une mauvaise solution technologique ? Vous êtes anti-Science !! Vous doutez de l’innocuité des organophosphorés ? Vous êtes anti-Science !! L’ineptie d’une telle rhétorique laisse sans voix, mais c’est pourtant le leitmotiv de toutes les tactiques qui cherchent à imposer sans débat, de façon totalitaire, des technologies qui, pour le moins, font débat. Détourner, travestir le sens des mots est un crime contre le langage ; usurper et avilir ainsi les valeurs d’une entreprise aussi noble que celle de la connaissance, est un crime contre la science.</p>
<p>Pour quel mobile ? L’enjeu ici semble clair : la maitrise de l’information scientifique. Après les initiatives sur le secret des affaires, sur les fake news, sur l’instauration d’une Haute Autorité de la Culture Scientifique, il faut désormais contrôler l’information sur les sujets « sensibles », ceux qui suscitent questionnement et résistance. Ici ce sont les journalistes scientifiques qui sont nommément visés : « ne pouvant se permettre de travestir ni le travail [des scientifiques], ni les faits ». Les prochains mis en examen seront d’ailleurs les scientifiques eux-mêmes, comme le suggère l’acte d’accusation contre « des « marchands de doute », y compris certains scientifiques ». L’objectif de cette tribune est donc directement de nuire à la liberté d’informer, de préparer le terrain à une sorte de « ministère de la vérité scientifique » dont le seul objectif sera de promouvoir un discours d’autorité en défense des « biotechnologies vertes » ou des « produits de protection des plantes, <em>aka</em> phytosanitaires…</p>
<p>A bonne information, bons journalistes : ceux qui relaient avec zèle « les évidences technologiques » et lancent régulièrement des anathèmes contre les réfractaires ; une minorité. Si la tribune cherche à les opposer, c’est que scientifiques et journalistes d’investigation partagent le même ethos ; questionner, débattre, chercher, documenter, argumenter… Les scientifiques discutent et échangent régulièrement avec les journalistes scientifiques, ceux qui ont fait profession d’informer, d’éclairer, questionner les « consensus technologiques ». A l’inverse, ils auraient tout intérêt à se méfier de ces pseudo-journalistes, youtubeurs, zététiciens et autres influenceurs d’entreprises de communication loin de l’objet et de l’éthique du journalisme et de la Science. A ce titre, il n’y a aucune surprise à voir @nofakescience utiliser contre les journalistes le terme de « marchands de doute », terme qui fait en premier lieu référence aux industriels ayant sciemment semé doute et ignorance sur les méfaits du tabac, de l’amiante, de la pétrochimie… Ce sont ces mêmes industriels qui ont d’ailleurs inventé les termes de junkscience et soundscience. Il s’agit de détourner l’accusation sur l’accusateur pour discréditer les journalistes qui ont mis en évidence leur malfaisance.</p>
<p>Soyons clairs !! Il n’est pas question pour @nofakescience de défendre les sciences ni le journalisme scientifique mais de mener une bataille d’influence dans laquelle certains scientifiques se laissent embarquer, par conviction politique, en raison d’une épistémologie qui perd du terrain, ou plus simplement par calculs. Une bataille d’influence pour quoi, pour qui ? Les rédacteurs de @nofakescience nous aident en publiant une liste des technologies qu’ils se sont donnés pour mission de défendre. Plutôt un inventaire à la Prévert : quel rapport en effet entre pesticides et réchauffement climatique, entre OGMs et vaccins ; ce ne sont ni les mêmes acteurs, ni les mêmes niveaux de débat. Comme pour « La Science », cette association permet de capter l’aura d’une communauté scientifique et la mettre au service d’autres problématiques : le GIEC en première ligne pour la défense de l’agriculture industrielle, ou de l’industrie pharmaceutique <sup class='footnote'><a href='#marker-125081-1' id='markerref-125081-1' onclick='return footnotation_show(125081)'>1</a></sup>. Par cette confusion, l’engagement fort de la communauté scientifique sur la question du dérèglement climatique fait accroire qu’il y aurait aussi un engagement fort des scientifiques sur les autres sujets. Rien n’est plus faux, mais il existe cependant un lien entre ces différents « débats technologiques » : la présence derrière ces enjeux, d’intérêts industriels massifs. Sans surprise, ce sont les agences de relation publique, les influenceurs, syndicats des industries de la pétrochimie, de l’agrochimie qui ont les premiers applaudi et relayé cette tribune.</p>
<p>L’enjeu n’est pas seulement celui des choix technologiques sur lesquels cette tribune n’aura aucune influence. L’enjeu est celui des valeurs, de l’autonomie, et de la permanence de notre rapport à la connaissance qu’il soit médié par scientifiques ou journalistes. Cette tribune s’inscrit dans une longue tradition d’instrumentalisation de la science au détriment de son imaginaire, de ses valeurs et de ses pratiques. Cette attaque sur les savoirs prend de plus en plus la forme d’une tentative de contrôle et de normalisation des discours scientifiques afin de produire un discours d’autorité conforme à la commande politique et/ou industrielle. ». Quelle que soit l&rsquo;intention des auteurs et signataires, cette tribune n&rsquo;a pas pour objet de défendre les sciences mais d&rsquo;imposer une certaine « information », non-scientifique, souvent irrationnelle, qui s&rsquo;aligne parfaitement avec certains intérêts industriels, financiers ou politiques. Un Ministère de la vérité orwellien, nous aliénant aux savoirs et au monde.</p>
<div class='footnotes' id='footnotes-125081'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='marker-125081-1'> Il est d’ailleurs piquant de trouver parmi les signataires de cette tribune, d’anciens scientifiques naivement climato-sceptiques <span class='returnkey'><a href='#markerref-125081-1'>&#8629;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		<item>
		<title>Sciences Citoyennes à l’Université d’été solidaire et rebelle des mouvements sociaux et citoyens (Grenoble, 22-26 août 2018)</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/sciences-citoyennes-a-luniversite-dete-solidaire-et-rebelle-des-mouvements-sociaux-et-citoyens-grenoble-22-26-aout-2018/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Jul 2018 12:34:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Événements]]></category>
		<category><![CDATA[Nos (pro)positions et actions]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceur d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Post-vérité]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche participative]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité]]></category>
		<category><![CDATA[Transhumanisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sciences Citoyennes a d&#xE9;cid&#xE9; cette ann&#xE9;e d&#x2019;&#xEA;tre partie prenante de l&#x2019;Universit&#xE9; d&#x2019;&#xE9;t&#xE9; solidaire et rebelle des mouvements sociaux et citoyens.&#xA0;Dans le prolongement de nombreuses initiatives citoyennes, cet &#xE9;v&#xE9;nement sera un moment important de rencontres, de formation, de d&#xE9;bats, de construction d&#x2019;initiatives communes et d&#x2019;actions concr&#xE8;tes, ainsi qu&#x2019;un temps convivial et festif pour toutes celles et [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/sciences-citoyennes-a-luniversite-dete-solidaire-et-rebelle-des-mouvements-sociaux-et-citoyens-grenoble-22-26-aout-2018/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="magicdomid1331" class="ace-line">
<p>Sciences Citoyennes a décidé cette année d’être partie prenante de l’Université d’été solidaire et rebelle des mouvements sociaux et citoyens. Dans le prolongement de nombreuses initiatives citoyennes<span id="more-92316"></span>, cet événement sera un moment important de rencontres, de formation, de débats, de construction d’initiatives communes et d’actions concrètes, ainsi qu’un temps convivial et festif pour toutes celles et tous ceux qui partagent des valeurs communes de solidarité, de partage et de bien vivre. Fin août 2018, cette Université d’été sera un temps fort d’engagement, ouvert à tou.te.s celles et ceux qui agissent aujourd’hui et/ou souhaitent rejoindre un espace commun pour contribuer à  construire ensemble un monde juste, écologique et solidaire.</p>
</div>
<div id="magicdomid1334" class="ace-line"><span class="author-a-hz82zz67z9u9z83zz72ztz77zz70zku6z73z7">Notre association organisera ou participera plusieurs ateliers et modules (voir ci-après) et tiendra un stand tout au long de l&rsquo;événement. </span><span class="author-a-hz82zz67z9u9z83zz72ztz77zz70zku6z73z7">Nous serons ravis de vous rencontrer et d’échanger avec vous en terres grenobloises.</span></div>
<div></div>
<div><a href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2018/08/sc-plaquette-programme-ue2018.pdf">Programme Sciences Citoyennes (format A4 à plier en deux)</a></div>
<div></div>
<hr />
<p style="text-align: center;"><em><strong>Jeudi 23 août 2018</strong></em></p>
<hr />
<p class="p1">Module <span class="s1">/</span>/ <span class="s1">9h30-16h30 </span>/<span class="s1">/ </span>Salle B104</p>
<p class="p2"><b>Accompagner, défendre et soutenir les lanceurs d’alerte et l’alerte</b></p>
<p class="p3"><i>Session 1-</i><span class="Apple-converted-space">  </span>World café : introduction puis sessions de 30 min sur l’accompagnement juridique, médias, financier, humain, le modèle économique de la Maison des Lanceurs d’Alerte, les outils pour le lanceur d’alerte, les différents types d’alertes (scientifiques, sanitaires, environnementales, économiques, fiscales, etc.).</p>
<p class="p3"><i>Session 2 &#8211; </i>« Serious game » sur les lanceurs d’alerte : comment monter avec des outils simples et en peu de temps un système d’échanges d’information relativement sécurisé et anonyme ?</p>
<p class="p3"><i>Les participants doivent disposer d’un ordinateur (non fourni) pour cette session.</i></p>
<p class="p3"><i>Session 3 &#8211; </i>Discussion en mode bâton de parole sur « Quelle stratégie d’alliance des mouvements sociaux ? »</p>
<p class="p4"><span class="s1">Intervenant.e.s :</span> Grégoire Pouget (Nothing2hide), Isabelle Bourboulon (ATTAC), Ismaël Sene et Glen Millot (Sciences Citoyennes)</p>
<p class="p5"><span class="s2">Organisé avec : </span>Nothing2hide, Transparency International France et ATTAC</p>
<p class="p4"><span class="s1">Objectifs :</span> apports de savoirs théoriques, échanges de savoir-faire et d’expériences, convergence et construction d’initiatives communes, formation pour agir</p>
<hr />
<p class="p1">Atelier <span class="s1">/</span>/ <span class="s1">9h30-11h45 </span>/<span class="s1">/ </span>Salle D102</p>
<p class="p2"><b>La fabrication des humains ; des GAFA au post-humanisme</b></p>
<p class="p3">À l’heure des menaces qui pèsent sur les sociétés et sur la Terre, ceux qui ont déjà fait sécession, en refusant notamment de s’acquitter de la part fiscale de leur contribution aux sociétés, imaginent et mettent en oeuvre des expérimentations de fabrication des humains, d’une humanité augmentée, faite d’intelligence artificielle et de fusion des corps et des machines, d’une humanité cyborg. Même si cette idéologie se nourrit de fantasmes et de chimères, elle a des effets réels. Cet atelier a pour but de comprendre ce mouvement pour y résister.</p>
<p class="p4"><span class="s1">Intervenant.e.s : </span>Geneviève Azam, Jacques Testart&#8230;</p>
<p class="p5">Organisé avec : <span class="s2">Attac et Basta </span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Objectifs : </span>apports de savoirs théoriques, échanges de savoir-faire et d’expériences</p>
<hr />
<p class="p1">Atelier <span class="s1">/</span>/ <span class="s1">9h30-11h45 </span>/<span class="s1">/ </span>Salle C102</p>
<p class="p2"><span class="s2"><b>Eau, sol, agriculture : et si c’était essentiel pour le climat et notre avenir ?</b></span></p>
<p class="p3">En France les sols perdent 0,8 % de carbone par an. Or, le carbone, c’est l’humus, c’est la capacité à stocker l’eau. Plus les sols agricoles productivistes s’appauvrissent, plus ils ont besoin d’engrais et d’irrigation. La vie y est largement anéantie (poids de lombrics divisé par 20 dans des sols céréaliers), le cycle de l’eau est rompu, l’absorption de l’eau est ralentie.</p>
<p class="p3">Il est urgent de changer l’agriculture, de rompre avec la chimie, les OGM. L’agriculture doit travailler avec la nature, pour une alimentation saine, des sols vivants, stockant du carbone et réduisant ainsi l’effet de serre. C’est urgent pour que notre monde n’aille pas dans le mur.</p>
<p class="p4"><span class="s3">Organisé avec : </span>Eau Bien Commun Auvergne-Rhône-Alpes, Coordination Eau Île de France, Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique, Attac Hautes Pyrénées et la Commission Eau d’Attac</p>
<p class="p4"><span class="s1">Objectifs : </span>échanges de savoir-faire et d’expériences, convergence et construction d’initiatives communes</p>
<hr />
<p class="p1">Atelier <span class="s1">/</span>/ <span class="s1">14h15-16h30 </span>/<span class="s1">/ </span>Salle C103</p>
<p class="p2"><b>Recherche responsable et actions citoyennes : pourquoi et comment se renforcer mutuellement pour réussir la transition démocratique et écologique</b></p>
<p class="p3">Les sciences, telles qu’elles se fabriquent aujourd’hui, notamment autour de l’hyper-spécialisation disciplinaire et des commandes émanant essentiellement du secteur marchand, ne peuvent répondre aux enjeux écologiques et sociaux. En outre, les technologies envahissent le monde au point de pénétrer jusqu’au plus profond du vivant. Il y a donc urgence à repenser ce système techno-scientifique qui impose une fuite en avant à nos sociétés. L’objectif de l’atelier sera de mettre en débat la finalité de la recherche scientifique, en s’appuyant notamment sur un Manifeste rédigé par Sciences Citoyennes et sur la réflexion amorcée lors d’un cycle de colloques. Pour favoriser une prise de conscience éthique des acteurs du monde de la science et rebâtir la confiance entre science et société, l’implication de la société civile organisée est cruciale. Avec Global Change et AITEC, nous illustrerons cette question de façon transverse et thématique pour ouvrir la discussion avec les participants.</p>
<p class="p4"><span class="s1">Intervenant.e.s : </span>Aude Lapprand (Sciences Citoyennes), Marc Delepouve (FMTS) et Philippe Bourdier (IPAM)</p>
<p class="p4"><span class="s2">Organisé avec : </span>Global Chance, FMTS et IPAM</p>
<p class="p4"><span class="s1">Objectifs : </span>apports de savoirs théoriques, convergence et construction d’initiatives communes</p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><em><strong>Vendredi 24 août 2018</strong></em></p>
<hr />
<p class="p1">Atelier <span class="s1">/</span>/ <span class="s1">9h30-11h45 </span>/<span class="s1">/ </span>Salle C104</p>
<p class="p2"><b>Reconnaissance de l’expertise de terrain : faire de la recherche participative !</b></p>
<p class="p3">La recherche participative désigne les pratiques de co-construction des savoirs entre chercheur-e-s académiques et acteur-e-s de terrain dans un but de transformation socio-environnementale. L’atelier insistera sur la nécessité d’impliquer les organisations de la société civile, porteuses d’une réelle expertise de terrain, dans la production de savoirs scientifiques utiles pour la résolution des problèmes socio-environnementaux actuels. La co-construction des savoirs rendue possible par la recherche participative assure rigueur scientifique et pertinence sociale aux savoirs qui en résultent pour faire face aux enjeux complexes d’aujourd’hui. L’atelier visera à faire connaître les pratiques de recherche participative à travers le partage d’expériences en matière de collaborations avec le milieu scientifique.</p>
<p class="p4"><span class="s1">Intervenant.e.s : </span>Mathieu Thomas (CIRAD), Jean-Pierre Anglade (Nature &amp; Progrès) et Cyril Fiorini (Sciences Citoyennes)</p>
<p class="p4"><span class="s2">Organisé avec : </span>Nature et progrès, GRAB, ARDEAR AURA, CIRAD</p>
<p class="p4"><span class="s1">Objectifs : </span>échanges de savoir-faire et d’expériences, convergence et construction d’initiatives communes</p>
<hr />
<p class="p1">Atelier <span class="s1">/</span>/ <span class="s1">9h30-11h45 </span>/<span class="s1">/ </span>Salle C103</p>
<p class="p2"><b>Alerte scientifique et réforme de l’expertise</b></p>
<p class="p3">À partir d’exemple précis (toxiques chimiques, OGM et round up, nucléaire), il s’agit de montrer la difficulté de porter une alerte scientifique s’opposant à l’expertise officielle. Entre contestation et évolution, quelles sont les marges de manoeuvre pour les lanceurs d’alerte et quelles pistes envisager pour modifier la manière dont est élaborer l’expertise.</p>
<p class="p4"><span class="s1">Intervenant.e.s : </span>Glen Millot (Sciences Citoyennes), Nicolas Farge (CRIIGEN) et Arnaud Apoteker (Justice Pesticides)</p>
<p class="p4"><span class="s2">Organisé avec :</span> CRIIGEN et Justice Pesticides</p>
<p class="p4"><span class="s1">Objectifs : </span>échanges de savoir-faire et d’expériences, convergence et construction d’initiatives communes</p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><em><strong>Samedi 25 août 2018</strong></em></p>
<hr />
<p class="p1">Module <span class="s1">/</span>/ <span class="s1">9h30-16h30 </span>/<span class="s1">/ </span>Salle B102</p>
<p class="p2"><b>L’ère de la post-vérité : ce que l’on nous donne à croire</b></p>
<p class="p3">Dans le monde de la recherche, des médias, comme dans celui de la société toute entière, établir et reconnaître une vérité des faits est la seule voie permettant l’échange de points de vue contradictoires et la construction de nouvelles objectivités. À l’heure où plusieurs facteurs contribuent à instaurer une situation menaçante (réchauffement climatique, populisme politique, complotisme favorisé par l’effet démultiplicateur des réseaux sociaux, lobbying généralisé, etc.) nous sommes confrontés à une information pléthorique, dont les sources occultées ou brouillées entravent toute possibilité de controverse et, ce qui est sans doute pire, conduit à dévaloriser des notions mêmes de vérité et de connaissances objectives. Ce qu’on nomme ainsi la post-vérité donne en effet plus d’importance aux émotions et aux croyances qu’à la réalité des faits avérés. Elle cherche à façonner et infléchir l’opinion publique, pour laquelle elle existe et à laquelle elle s’adresse, en jouant sur les craintes et la démagogie. De l’industrie du déni, (lobbies du tabac, de l’industrie pharmaceutique, phytosanitaire etc. ) qui fabrique du mensonge à dessein pour semer le doute, en passant par la banalisation d’une fraude molle dans les sciences, l’ère de la post-vérité revêt de multiples aspects. Face à cela, seules les actions citoyennes sont efficaces, c’est à la société civile, au monde de l’éducation et bien sûr aux milieux de la recherche et des médias de diffuser les vérités scientifiques, pour éclairer l’action commune.</p>
<p class="p4"><span class="s1">Intervenant.e.s : </span>Maryvonne Holzem, Marc Gustave, Virginie Duval et Michel Goldberg</p>
<p class="p4"><span class="s2">Organisé avec : </span>Les Petits Débrouillards, Riitimo, Maison des citoyens du Monde de Nantes et<span class="Apple-converted-space">  </span>Starting Block</p>
<p class="p4"><span class="s1">Objectifs : </span>apports de savoirs théoriques, convergence et construction d’initiatives communes, formation pour agir</p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/sciences-citoyennes-a-luniversite-dete-solidaire-et-rebelle-des-mouvements-sociaux-et-citoyens-grenoble-22-26-aout-2018/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Débat sur la post-vérité, à ré-écouter</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/diffusion-en-direct-du-debat-sur-la-post-verite/</link>
					<comments>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/diffusion-en-direct-du-debat-sur-la-post-verite/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Nov 2017 15:00:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Post-vérité]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression et débats]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sciencescitoyennes.org/?p=70396</guid>

					<description><![CDATA[<p>Qu&#x2019;est-ce que la post-v&#xE9;rit&#xE9; ? Qu&#x2019;est-ce que la mont&#xE9;e en puissance de cette question nous dit du monde d&#x2019;aujourd&#x2019;hui et des enjeux qui y sont associ&#xE9;s. Comment rep&#xE9;rer la foutaise dans les discours politiques ? Quelle place de la formation &#xE0; l&#x2019;esprit critique ? Quelles actions citoyennes f&#xE9;d&#xE9;rer pour agir ensemble ? Le d&#xE9;bat a [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/diffusion-en-direct-du-debat-sur-la-post-verite/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Qu’est-ce que la post-vérité ? Qu’est-ce que la montée en puissance de cette question nous dit du monde d’aujourd’hui et des enjeux qui y sont associés. Comment repérer la foutaise dans les discours politiques ? Quelle place de la formation à l’esprit critique ? Quelles actions citoyennes fédérer pour agir ensemble ?</p>
<p><span id="more-70396"></span>Le <a href="https://sciencescitoyennes.org/debat-contre-la-post-verite-qui-menace-notre-avenir-commun/">débat</a> a eu lieu le samedi 25 novembre et a été retransmis sur notre <strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=WfC0sokma0k">chaine youtube. </a></strong>Il peut également être ré-écouté en cliquant <a href="https://www.youtube.com/watch?v=NvvyfnivZdw">ici.</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les contributions écrites au débat sont disponibles ici :</p>
<p><a href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2018/01/PostVerite-Bourgain.pdf">https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2018/01/PostVerite-Bourgain.pdf</a></p>
<p><a href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2018/01/PostVerite-Engel.pdf">https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2018/01/PostVerite-Engel.pdf</a></p>
<p><a href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2018/01/PostVerite-Goldberg.pdf">https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2018/01/PostVerite-Goldberg.pdf</a></p>
<p><a href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2018/01/PostVerite-Rastier.pdf">https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2018/01/PostVerite-Rastier.pdf</a></p>
<p><a href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2018/01/PostVerite-Rosat.pdf">https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2018/01/PostVerite-Rosat.pdf</a></p>
<p><a href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2018/01/PostVerite-Testart.pdf">https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2018/01/PostVerite-Testart.pdf</a></p>
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