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	<title>Roundup - Sciences Citoyennes</title>
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	<description>Les sciences avec et pour les citoyennes</description>
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	<title>Roundup - Sciences Citoyennes</title>
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		<title>Victoire contre le glyphosate &#8211; la justice annule l’autorisation de mise sur le marché du Roundup Pro 360</title>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Jan 2019 09:00:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Expertise]]></category>
		<category><![CDATA[ANSES]]></category>
		<category><![CDATA[Commission Européenne]]></category>
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		<category><![CDATA[Roundup]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Apr&#xE8;s la condamnation de Monsanto cet &#xE9;t&#xE9; aux &#xC9;tats-Unis,&#xA0;c&#x2019;est maintenant en France que la justice permet une victoire contre le glyphosate. Le tribunal administratif de Lyon a annul&#xE9;, ce mardi 15 janvier dans une d&#xE9;cision &#xE0; effet imm&#xE9;diat, la mise sur le march&#xE9; du Roundup Pro 360 de Monsanto, un herbicide &#xE0; base de glyphosate [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/victoire-contre-le-glyphosate-la-justice-annule-lautorisation-de-mise-sur-le-marche-du-roundup-pro-360/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après la condamnation de Monsanto cet été <a href="https://www.lemonde.fr/planete/article/2018/08/11/proces-du-glyphosate-monsanto-condamne-a-verser-289-millions-de-dollars-a-un-jardinier_5341423_3244.html" target="_blank" rel="noopener">aux États-Unis</a>, c’est maintenant en France que la justice permet une victoire contre le glyphosate.</p>
<p>Le tribunal administratif de Lyon a annulé, ce mardi 15 janvier dans une décision à effet immédiat, la mise sur le marché du Roundup Pro 360 de Monsanto, un herbicide à base de glyphosate commercialisé par Monsanto.</p>
<p>La justice avait été saisie en mai 2017 par le Comité de Recherche et d’Information Indépendantes Génétique (<a href="http://criigen.org" target="_blank" rel="noopener">Criigen</a>), à la suite de l’autorisation de mise sur le marché du Roundup Pro 360 accordée en mars 2017 par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES).</p>
<p>Les juges estiment que l’ANSES a commis une erreur d’appréciation en autorisant le produit. Se fondant sur l’expertise du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) et de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), le <a href="https://www.actu-environnement.com/ae/news/Roundup-glyphosate-Monsanto-AMM-autorisation-annulation-tribunal-administratif-Lyon-32701.php4" target="_blank" rel="noopener">tribunal a statué</a> que le Roundup Pro 360 était « <em>potentiellement cancérigène pour l&rsquo;homme, suspecté d&rsquo;être toxique pour la reproduction humaine et pour les organismes aquatiques</em>« . L’ANSES en revanche <a href="https://www.anses.fr/fr/content/jugement-du-tribunal-administratif-de-lyon-l’anses-conteste-toute-erreur-d’appréciation-0" target="_blank" rel="noopener">conteste</a> toute erreur d’appréciation.</p>
<p>La décision d’annuler l’autorisation du Roundup Pro 360 est une réaffirmation du principe de précaution et une victoire contre le glyphosate, mais se pose alors la question de l’application de la décision à d’autres produits à base de glyphosate.</p>
<p>Pour rappel, la Commission Européenne a renouvelé l’approbation du glyphosate en décembre 2017. En France, le plan gouvernemental prévoit la sortie totale de l’utilisation du glyphosate au 1<sup>er</sup>juillet 2021. L’ANSES évalue actuellement l’ensemble des produits à base de glyphosate commercialisés en France et leurs alternatives.</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/victoire-contre-le-glyphosate-la-justice-annule-lautorisation-de-mise-sur-le-marche-du-roundup-pro-360/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Republication de l&#039;étude du Pr. Séralini, le temps des responsabilités</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/republication-de-letude-du-pr-seralini/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Jun 2014 09:02:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[Soutien à Gilles-Eric Séralini]]></category>
		<category><![CDATA[CRIIGEN]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles-Eric Séralini]]></category>
		<category><![CDATA[Monsanto]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux ans apr&#xE8;s sa premi&#xE8;re publication, ensuite censur&#xE9;e, l&#x2019;&#xE9;tude est republi&#xE9;e en acc&#xE8;s libre avec ses donn&#xE9;es brutes par le groupe Springer. Restent d&#xE9;sormais des questions embarrassantes pour les autorit&#xE9;s. Apr&#xE8;s deux ann&#xE9;es de controverses et de pression ayant conduit en novembre 2013 &#xE0; une censure de l&#x2019;&#xE9;tude de toxicit&#xE9; chronique du Roundup et d&#x2019;un [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/republication-de-letude-du-pr-seralini/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><em>Deux ans après sa première publication, ensuite censurée, l&rsquo;étude est republiée en accès libre avec ses données brutes par le groupe Springer. Restent désormais des questions embarrassantes pour les autorités.</em></p>
<p class="p1">Après deux années de controverses et de pression <span id="more-25742"></span>ayant conduit en novembre 2013 à une censure de l&rsquo;étude de toxicité chronique du Roundup et d’un OGM tolérant le Roundup (maïs NK603) publiée en 2012 par <span class="s1">Food and Chemical Toxicology </span>(groupe Elsevier), <strong>l&rsquo;équipe du Pr. Séralini annonce la republication de son étude dans la <span class="s2">revue </span>Environmental Sciences Europe </strong><span class="s2"><strong>du groupe Springer</strong>.</span></p>
<p class="p1">En republiant son étude, avec de nouvelles données mises en ligne, l&rsquo;équipe du Pr. Séralini confirme que le pesticide le plus vendu au monde, le Roundup, provoque à des niveaux environnementaux faibles des déficiences hépato-rénales sévères et des perturbations hormonales, comme des tumeurs mammaires. Des effets comparables ont pu être observés lors de la consommation chronique d’un régime équilibré à base de maïs OGM rendu tolérant au Roundup. Ceci est dû aux résidus de Roundup et à la modification génétique spécifique de ce maïs. Les formulations de Roundup ainsi que les OGM rendus tolérants au Roundup devraient donc être considérés comme des perturbateurs endocriniens et leur évaluation revue par les autorités sanitaires.</p>
<p class="p1">Pour Winfried Schröder, éditeur pour la revue <span class="s1">Environmental Sciences Europe </span>du <span class="s2">groupe Springer : « </span>Nous souhaitons permettre une discussion rationnelle concernant l’article de Séralini et al. (Food Chem Toxicol 2012, 50:4221–4231) en le republiant. La compétition méthodologique est l’énergie nécessaire au progrès scientifique. Le seul objectif est de permettre la transparence scientifique et, sur cette base, une discussion qui ne cherche pas à cacher, mais bien à se concentrer sur ces controverses méthodologiques nécessaires <span class="s2">. »</span></p>
<p class="p1">À ce titre, <strong>l&rsquo;équipe du Pr Séralini a fait le choix d&rsquo;une publication en accès libre avec comité de relecture, ce qui fait la troisième vérification par les pairs de l&rsquo;étude</strong>. Les chercheurs mettent ainsi en ligne, en accès libre à l&rsquo;ensemble de la communauté scientifique, les données brutes de l’étude, ce que l’industrie s’est toujours refusée de faire au nom du secret industriel ou de la propriété intellectuelle. Mais est-ce là le véritable secret à garder ? En quoi les résultats d&rsquo;une étude sanitaire violeraient-ils le secret industriel ? Ne nous cache-t-on pas la toxicité réelle de produits qui s&rsquo;accumulent dans notre organisme et notre environnement ?</p>
<p class="p1">Le Dr Joël Spiroux de Vendômois, Président du CRIIGEN déclare en tant que médecin « Les pesticides comme le Roundup et les OGM agricoles ne peuvent pas être étrangers à l’épidémie des pathologies environnementales ». De plus, il « souligne la déficience de l’évaluation réglementaire des pesticides et des OGM qui met en danger la santé publique ».</p>
<p class="p1">Le CRIIGEN réclame le libre accès aux études toxicologiques ayant permis la mise sur le marché des différentes formulations de Roundup, la mise en accès libre des données brutes (urinaires et sanguines) des analyses de toxicologie pour tous les produits, et la révision complète du projet Risk’OGM, dont l&rsquo;objectif devrait être une analyse des OGM et de leur pesticide associé, le Roundup, sur deux ans.</p>
<p class="p1"><strong>Contact :</strong> <span class="s3">presse@criigen.info </span>Tel : 02 31 56 56 84</p>
<p class="p1"><a href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2014/06/CP_Criigen_Republication_final.pdf">Communiqué : Republication de l&rsquo;étude de Séralini &amp; Al.</a></p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/republication-de-letude-du-pr-seralini/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Republication de l\&#8217;étude du Pr. Séralini, le temps des responsabilités</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/republication-de-letude-du-pr-seralini-2/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Jun 2014 09:02:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Deux ans apr&#xE8;s sa premi&#xE8;re publication, ensuite censur&#xE9;e, l\&#x2019;&#xE9;tude est republi&#xE9;e en acc&#xE8;s libre avec ses donn&#xE9;es brutes par le groupe Springer. Restent d&#xE9;sormais des questions embarrassantes pour les autorit&#xE9;s. Apr&#xE8;s deux ann&#xE9;es de controverses et de pression ayant conduit en novembre 2013 &#xE0; une censure de l\&#x2019;&#xE9;tude de toxicit&#xE9; chronique du Roundup et d&#x2019;un [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/republication-de-letude-du-pr-seralini-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class=\"p1\"><em>Deux ans après sa première publication, ensuite censurée, l\&rsquo;étude est republiée en accès libre avec ses données brutes par le groupe Springer. Restent désormais des questions embarrassantes pour les autorités.</em></p>
<p class=\"p1\">Après deux années de controverses et de pression <span id="more-145068"></span>ayant conduit en novembre 2013 à une censure de l\&rsquo;étude de toxicité chronique du Roundup et d’un OGM tolérant le Roundup (maïs NK603) publiée en 2012 par <span class=\"s1\">Food and Chemical Toxicology </span>(groupe Elsevier), <strong>l\&rsquo;équipe du Pr. Séralini annonce la republication de son étude dans la <span class=\"s2\">revue </span>Environmental Sciences Europe </strong><span class=\"s2\"><strong>du groupe Springer</strong>.</span></p>
<p class=\"p1\">En republiant son étude, avec de nouvelles données mises en ligne, l\&rsquo;équipe du Pr. Séralini confirme que le pesticide le plus vendu au monde, le Roundup, provoque à des niveaux environnementaux faibles des déficiences hépato-rénales sévères et des perturbations hormonales, comme des tumeurs mammaires. Des effets comparables ont pu être observés lors de la consommation chronique d’un régime équilibré à base de maïs OGM rendu tolérant au Roundup. Ceci est dû aux résidus de Roundup et à la modification génétique spécifique de ce maïs. Les formulations de Roundup ainsi que les OGM rendus tolérants au Roundup devraient donc être considérés comme des perturbateurs endocriniens et leur évaluation revue par les autorités sanitaires.</p>
<p class=\"p1\">Pour Winfried Schröder, éditeur pour la revue <span class=\"s1\">Environmental Sciences Europe </span>du <span class=\"s2\">groupe Springer : « </span>Nous souhaitons permettre une discussion rationnelle concernant l’article de Séralini et al. (Food Chem Toxicol 2012, 50:4221–4231) en le republiant. La compétition méthodologique est l’énergie nécessaire au progrès scientifique. Le seul objectif est de permettre la transparence scientifique et, sur cette base, une discussion qui ne cherche pas à cacher, mais bien à se concentrer sur ces controverses méthodologiques nécessaires <span class=\"s2\">. »</span></p>
<p class=\"p1\">À ce titre, <strong>l\&rsquo;équipe du Pr Séralini a fait le choix d\&rsquo;une publication en accès libre avec comité de relecture, ce qui fait la troisième vérification par les pairs de l\&rsquo;étude</strong>. Les chercheurs mettent ainsi en ligne, en accès libre à l\&rsquo;ensemble de la communauté scientifique, les données brutes de l’étude, ce que l’industrie s’est toujours refusée de faire au nom du secret industriel ou de la propriété intellectuelle. Mais est-ce là le véritable secret à garder ? En quoi les résultats d\&rsquo;une étude sanitaire violeraient-ils le secret industriel ? Ne nous cache-t-on pas la toxicité réelle de produits qui s\&rsquo;accumulent dans notre organisme et notre environnement ?</p>
<p class=\"p1\">Le Dr Joël Spiroux de Vendômois, Président du CRIIGEN déclare en tant que médecin « Les pesticides comme le Roundup et les OGM agricoles ne peuvent pas être étrangers à l’épidémie des pathologies environnementales ». De plus, il « souligne la déficience de l’évaluation réglementaire des pesticides et des OGM qui met en danger la santé publique ».</p>
<p class=\"p1\">Le CRIIGEN réclame le libre accès aux études toxicologiques ayant permis la mise sur le marché des différentes formulations de Roundup, la mise en accès libre des données brutes (urinaires et sanguines) des analyses de toxicologie pour tous les produits, et la révision complète du projet Risk’OGM, dont l\&rsquo;objectif devrait être une analyse des OGM et de leur pesticide associé, le Roundup, sur deux ans.</p>
<p class=\"p1\"><strong>Contact :</strong> <span class=\"s3\">presse@criigen.info </span>Tel : 02 31 56 56 84</p>
<p class=\"p1\"><a href=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2014/06/CP_Criigen_Republication_final.pdf\">Communiqué : Republication de l\&rsquo;étude de Séralini &amp; Al.</a></p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/republication-de-letude-du-pr-seralini-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>Censure scientifique : des chercheurs condamnent le retrait de l’étude Séralini</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/censure-scientifique-des-chercheurs-condamnent-le-retrait-de-letude-seralini/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Feb 2014 10:27:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Déontologie de la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[Conflit d'intérêts]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Article publi&#xE9; le 29 janvier 2014 par G&#xE9;n&#xE9;rations Futures : http://www.generations-futures.fr/pesticides/censure-scientifique-des-chercheurs-condamnent-le-retrait-de-letude-seralini/ Quarante et un scientifiques et experts demandent la republication de l&#x2019;&#xE9;tude S&#xE9;ralini sur le ma&#xEF;s OGM Nk603 et le Roundup retir&#xE9;e indument par le journal Food and Chemical Toxicology. Les scientifiques du monde entier sont invit&#xE9;s &#xE0; joindre leurs signatures contre cette censure de [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/censure-scientifique-des-chercheurs-condamnent-le-retrait-de-letude-seralini/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Article publié le 29 janvier 2014 par Générations Futures :</em></p>
<p><a title="Censure scientifique « Des chercheurs condamnent le retrait de l'étude Séralini »" href="http://www.generations-futures.fr/pesticides/censure-scientifique-des-chercheurs-condamnent-le-retrait-de-letude-seralini/" target="_blank" rel="noopener">http://www.generations-futures.fr/pesticides/censure-scientifique-des-chercheurs-condamnent-le-retrait-de-letude-seralini/</a></p>
<p>Quarante et un scientifiques et experts demandent la republication de l’étude Séralini sur le maïs OGM Nk603 et le Roundup retirée indument par le journal Food and Chemical Toxicology. Les scientifiques du monde entier sont invités à joindre leurs signatures contre cette censure de la science*.<br />
<span id="more-25131"></span><br />
Un groupe international de scientifiques s’est uni pour condamner le retrait <sup class='footnote'><a href='#marker-25131-1' id='markerref-25131-1' onclick='return footnotation_show(25131)'>1</a></sup>,<sup class='footnote'><a href='#marker-25131-2' id='markerref-25131-2' onclick='return footnotation_show(25131)'>2</a></sup> par l’éditeur de la revue Elsevier Food and Chemical Toxicology (FCT) de l’ étude pionnière sur les aliments génétiquement modifiés (GM) et l’herbicide Roundup, réalisée par le professeur Gilles-Eric Séralini et son équipe à l’Université de Caen, en France.</p>
<p>Cette étude constatait que les rats nourris avec le maïs GM NK603 de Monsanto et/ou de faibles doses de Roundup subissaient des dommages graves sur certains organes, en particulier pour le foie, les reins et la glande pituitaire (hypophise). Des observations supplémentaires, initialement imprévues, ont également permis de constater des taux plus élevés de tumeurs et de mortalité dans la plupart des groupes testés. <sup class='footnote'><a href='#marker-25131-3' id='markerref-25131-3' onclick='return footnotation_show(25131)'>3</a></sup></p>
<p>Aujourd’hui, un groupe de 41 scientifiques et experts en biosécurité ont signé une déclaration publique condamnant le retrait de cette étude comme étant un « acte de censure scientifique », exigeant que la revue rétablisse l’étude, qui, selon ces scientifiques, contient des constatations d’importance potentiellement critique pour la santé publique. <sup class='footnote'><a href='#marker-25131-4' id='markerref-25131-4' onclick='return footnotation_show(25131)'>4</a></sup></p>
<p>Le groupe invite les scientifiques à signer la déclaration commune et une pétition hébergées sur le nouveau site internet : <a href="http://www.endsciencecensorship.org/">www.endsciencecensorship.org</a> .</p>
<p>Sur le site, plusieurs des scientifiques signataires expliquent l’étude et ses résultats pour les lecteurs moins expérimentés. Ils y fournissent également une analyse détaillée des raisons invoquées pour justifier le retrait, et les contre-arguments pour contester cette décision unilatérale du journal FCT.</p>
<p>Le public est invité à soutenir l’initiative en exigeant que le gouvernement allemand rende publiques les études de toxicologie de l’industrie sur le glyphosate, le principal composant chimique du Roundup. Bien que ces études constituent la base de l’approbation de l’UE de tous les herbicides à base de glyphosate, elles sont tenues secretes, et seul le gouvernement allemand en détient aujourd’hui les données originales. <sup class='footnote'><a href='#marker-25131-5' id='markerref-25131-5' onclick='return footnotation_show(25131)'>5</a></sup></p>
<p><b>Retour sur la rétractation</b></p>
<p>L’étude de Séralini a subi une évaluation par les pairs avec des révisions mineures et a été publiée par Food and Chemical Toxilogy en Septembre 2012. Par la suite, ces travaux scientifique ont été soumis à une campagne soutenue d’attaques par des scientifiques pro-OGM, dont beaucoup avaient des liens non déclarés à l’industrie des biotechnologies ou avec des organismes gouvernementaux qui avaient déjà autorisé à la consommation l’OGM incriminé (maïs Nk603) ou d’autres cultures similaires.</p>
<p>A la surprise de la communauté scientifique, l’éditeur de FCT, le Dr Wallace Hayes a décidé en novembre 2013 de retiré les résultats de l’étude Séralini un an après sa publication. Cette décision a été prise de manière non-transparente après un deuxième examen par un groupe de personnes, dont les noms ou les compétence professionnelle demeurent inconnus, tout comme d’éventuels conflits d’intérêts non divulgués.</p>
<p>Selon le Comité d’éthique des Publications (COPE), dont FCT est membre, le retrait d’une étude est pourtant réservé aux seuls cas de fautes graves, d’erreurs, de publication redondante ou de plagiat, et de recherches contraire à l’éthique.</p>
<p>Aucun de ces critères ne s’applique à l’article Séralini, comme le Dr Hayes l’a lui même concédé : le retrait serait fondé uniquement sur la nature «non conclusive» des analyses sur les tumeurs et la surmortalité, remettant en cause le nombre relativement faible d’animaux et de la souche de rat utilisée <sup class='footnote'><a href='#marker-25131-6' id='markerref-25131-6' onclick='return footnotation_show(25131)'>6</a></sup>, qui serait d’avantage sujette à des tumeurs spontanées que la moyenne. Le Dr Hayes a écrit qu’: « aucune conclusion définitive ne pouvait être tirée à partir de données non conclusives » <sup class='footnote'><a href='#marker-25131-7' id='markerref-25131-7' onclick='return footnotation_show(25131)'>7</a></sup>.</p>
<p>Or, de nombreux scientifiques affirment qu’un manque de « conclusions définitives » n’est pas une raison valable pour rétracter une étude, et qu’il s’agit là d’un fait sans précédent de la part de FCT. Dans toute la littérature scientifique, de nombreux articles et études contiennent également des résultats non-conclusifs sans que cela n’ait empéché leur publication, ou provoquer leur retrait.</p>
<p>Par ailleurs, quelques mois avant l’annonce du retrait, le Dr Richard E. Goodman, un ancien scientifique de Monsanto, a été nommé à un poste nouvellement créé à la rédaction FCT pour les biotechnologies. Peu de temps après la nomination de Goodman, une autre étude contestant la sécurité de la technologie des OGM a été retirée de FCT <sup class='footnote'><a href='#marker-25131-8' id='markerref-25131-8' onclick='return footnotation_show(25131)'>8</a></sup>, avant d’être republiée ensuite par une autre revue<sup class='footnote'><a href='#marker-25131-9' id='markerref-25131-9' onclick='return footnotation_show(25131)'>9</a></sup>.</p>
<p>Dans une initiative distincte, plus de 860 scientifiques du monde entier ont déjà condamné le retrait dans une lettre ouverte au FCT et ont annoncé qu’ils boycotteraient les revues d’Elsevier. <sup class='footnote'><a href='#marker-25131-10' id='markerref-25131-10' onclick='return footnotation_show(25131)'>10</a></sup></p>
<p><b>Les commentaires de scientifiques sur le retrait</b></p>
<p><b>Dr Angelika Hilbeck, chercheuse pour l’Institut Fédéral de Technologie, et l’Institut de biologie intégrative IBZ, à Zurich en Suisse ; présidente du Réseau européen de scientifiques pour la responsabilité sociale et environnementale (ENSSER), a déclaré</b></p>
<p>« Ce retrait n’a aucun fondement scientifique. Si le manque de «conclusions définitives» était un motif valable de rétraction, nos bibliothèques seraient presque vides, que je n’ai encore jamais vu une étude qui aurait donné des résultats «définitivement concluants».</p>
<p>En fait, la révélation la plus surprenante serait presque que dans ce processus d’évaluation post-publication, au delà de son caractère très irrégulié, ce soit que l’étude Séralini semble être sans biais méthodologique. En réponse à une campagne de pression orchestrée depuis des cercles alignés sur les intérêts de l’industrie, un groupe secret de personnes a été mis en place par FCT dans le seul but de trouver des faiblesses à l’étude afin d’en contredire les conclusions pour la rétracter. Pourtant, après une année complète d’efforts acharnés, la seule chose que ces experts aient trouvé à redire de l’étude, c’est un manque de «conclusions définitives». Nous ne disposons d’ailleurs d’aucune preuve vérifiable que les personnes de ce groupe soien des experts dans les domaines scientifiques pertinents ou dans quoi que ce soit, d’ailleurs.</p>
<p>Pour moi, c’est une confirmation de la qualité de l’étude et de l’intégrité des chercheurs, à un point où très peu d’études pourraient passer un tel processus extraordinaire d’évaluation. »</p>
<p><b>Le Dr Michael Antoniou , un généticien moléculaire, professeur dans une école médicale de Londres , a déclaré</b></p>
<p>« En se basant uniquement sur la science présentée dans l’étude Séralini, il est extrêmement difficile de trouver une cause de retrait, d’autant que l’éditeur de la revue, le Dr Wallace Hayes, a seulement porté ses critiques sur deux des différents angles de l’analyse – les tumeurs et le taux de mortalité – déclarant ces éléments comme « non conclusifs ».</p>
<p>Cela suggère donc que même du point de vue de l’éditeur, l’essentiel des conclusions – la découverte d’une toxicité grave sur les organes chez les rats nourris de maïs GM et avec de faibles doses de Roundup – seraient valides ! Rétracter l’ensemble de l’étude sur la seule base du caractère non conclusif d’une partie des données est scientifiquement intenable.</p>
<p>En décidant de retirer le papier, l’éditeur ne s’est pas montré fidèle à la science. J’en conclue donc que le retrait doit être dû à d’autres raisons, vraissemblablement non scientifiques ». .</p>
<p><b>Dr David Schubert , professeur , Institut Salk d’études biologiques , CA , Etats-Unis , a déclaré</b></p>
<p>« Le rédacteur en chef de la revue a affirmé que la raison de la rétraction de l’étude Séralini était «qu’aucune conclusion définitive ne pouvait être atteinte ». En tant que scientifique, je peux vous assurer que si cela était une raison valable pour rétracter une publication, une grande partie de la littérature scientifique n’existerait pas.</p>
<p>Peu avant le retrait, un ancien scientifique de Monsanto a été intégré au journal comme éditeur pour la biotechnologie. Par conséquent, je pense que c’est la combinaison de pression intense de scientifiques et l’intégration de ce nouvel éditeur pro-industrie qui a conduit à l’élimination d’une étude extrêmement importante .</p>
<p>Je suis convaincu qu’il existe des preuves importantes, comme celle présentée par Séralini, que certains aliments génétiquement modifiés sont dangereux pour la santé humaine. Pour que des données viennent appuyer cette possibilité et soient discutées publiquement, les scientifiques doivent placer leurs responsabilités éthiques au-dessus des bénéfices des sociétés et cesser leur agression continue sur la science en matière de sécurité des aliments GM. La protection du droit des scientifiques à publier leurs résultats sans censure ou représailles doit être préservée.  »</p>
<p>&gt;&gt;&gt; Lire aussi <a title=" Une presse scientifique sous influence : l’exemple de l’étude sur le maïs OGM NK603" href="https://sciencescitoyennes.org/une-presse-scientifique-sous-influence-lexemple-de-letude-sur-le-mais-ogm-nk603/">notre communiqué de presse</a> et celui de <a href="http://www.generations-futures.fr/pesticides/ogm-un-retour-en-force-du-lobby-pro-ogm/">Générations Futures</a> parus au moment de la dépublication de l&rsquo;étude</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Références</b></p>
<p>*Traduction d’après Claire Robinson,GMwatch :<br />
<strong>Scientists condemn retraction of Séralini study</strong><br />
<a href="http://gmwatch.us6.list-manage.com/track/click?u=29cbc7e6c21e0a8fd2a82aeb8&amp;id=20d6f3e9c3&amp;e=8b19669602" target="_blank" rel="noopener">www.endsciencecensorship.org</a>, 29 January 2014</p>
<div class='footnotes' id='footnotes-25131'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='marker-25131-1'> Hayes AW (2013 ) . Elsevier (2013 ) . Elsevier annonce le retrait de l’article Journal des aliments and Chemical Toxicology . 28 Novembre . <a href="http://www.elsevier.com/about/press-releases/research-and-journals/elsevier-announces-article-retraction-from-journal-food-and-chemical-toxicology#sthash.VfY74Y24.dpuf">http://www.elsevier.com/about/press-releases/research-and-journals/elsevier-announces-article-retraction-from-journal-food-and-chemical-toxicology#sthash.VfY74Y24.dpuf</a> <span class='returnkey'><a href='#markerref-25131-1'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-25131-2'> Hayes AW ( 2013 ) . Lettre au Professeur GE Séralini . 19 novembre Disponible sur:<a href="http://www.gmwatch.org/files/Letter_AWHayes_GES.pdf">http://www.gmwatch.org/files/Letter_AWHayes_GES.pdf</a> <span class='returnkey'><a href='#markerref-25131-2'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-25131-3'> Séralini GE et al (2012 ). Toxicité à long terme d’un herbicide Roundup et un maïs génétiquement modifié tolérant au Roundup. Alimentation and Chemical Toxicology 50 ( 11 ) : 4221-4231. L’étude est disponible ici : <a href="http://gmoseralini.org/wp-content/uploads/2012/11/GES-final-study-19.9.121.pdf">http://gmoseralini.org/wp-content/uploads/2012/11/GES-final-study-19.9.121.pdf</a> <span class='returnkey'><a href='#markerref-25131-3'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-25131-4'> <a href="http://www.endsciencecensorship.org/">www.endsciencecensorship.org</a> <span class='returnkey'><a href='#markerref-25131-4'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-25131-5'> Pétition publique à : Prof <a href="http://bit.ly/1aERr6B">http://bit.ly/1aERr6B</a> Séralini a déjà publié les données brutes de son étude à l’éditeur de FCT, qui a indiqué qu’il n’a rien trouvé  » incorrecte  » sur les résultats et aucune preuve de fraude (<a href="http://www.gmwatch.org/fichiers/Letter_AWHayes_GES.pdf">http://www.gmwatch.org/fichiers/Letter_AWHayes_GES.pdf</a>). Prof Séralini a également déposé ses données brutes avec un notaire, pour la diffusion publique dès que les autorités gouvernementales rendront publiques toutes les données de l’industrie sur les pesticides et les OGM. Les données de l’industrie sur les OGM est déjà disponible sur demande auprès de l’EFSA, mais pas sous une forme analysable ( Excel / Word). <span class='returnkey'><a href='#markerref-25131-5'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-25131-6'> Hayes AW (2013 ) . Lettre au Professeur GE Séralini . 19 novembre Disponible sur:<a href="http://www.gmwatch.org/files/Letter_AWHayes_GES.pdf">http://www.gmwatch.org/files/Letter_AWHayes_GES.pdf</a> <span class='returnkey'><a href='#markerref-25131-6'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-25131-7'> Hayes AW (2013 ) . Alimentation and Chemical Toxicology rédacteur en chef , A. Wallace Hayes , publie réponse à lettres à la rédaction . 10 décembre <a href="http://www.elsevier.com/about/press-releases/research-and-journals/food-and-chemical-toxicology-editor-in-chief,-a.-wallace-hayes,-publishes-response-to-letters-to-the-editors#sthash.tTW2LCGq.dpuf">http://www.elsevier.com/about/press-releases/research-and-journals/food-and-chemical-toxicology-editor-in-chief,-a.-wallace-hayes,-publishes-response-to-letters-to-the-editors#sthash.tTW2LCGq.dpuf</a> <span class='returnkey'><a href='#markerref-25131-7'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-25131-8'> Mezzomo BP et al (2012 ) . RETRAIT : Effets de l’administration orale de Bacillus thuringiensis comme des souches de spores cristal Cry1Aa , Cry1Ab , Cry1Ac ou Cry2Aa sur hématologique et paramètres génotoxiques des souris albinos suisses . Food Chem Toxicol. <span class='returnkey'><a href='#markerref-25131-8'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-25131-9'> Mezzomo BP et al (2013 ) . Hématotoxicité de Bacillus thuringiensis comme des souches de spores cristal cry1Aa , Cry1Ab , Cry1Ac ou Cry2Aa chez la souris albinos suisses . J Hematol Thromb Dis 1 ( 1 ). <span class='returnkey'><a href='#markerref-25131-9'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-25131-10'> <a href="http://www.i-sis.org.uk/Open_letter_to_FCT_and_Elsevier.php">http://www.i-sis.org.uk/Open_letter_to_FCT_and_Elsevier.php</a> <span class='returnkey'><a href='#markerref-25131-10'>&#8629;</a></span></li>
</ol>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/censure-scientifique-des-chercheurs-condamnent-le-retrait-de-letude-seralini/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Le 12 Octobre 2013, le monde marche à nouveau contre Monsanto</title>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Oct 2013 09:12:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Monsanto]]></category>
		<category><![CDATA[OGM]]></category>
		<category><![CDATA[Pesticides]]></category>
		<category><![CDATA[Roundup]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Communiqu&#xE9; de presse du&#xA0;collectif citoyen &#xAB;&#xA0;les Engraineurs&#xAB;&#xA0; Paris, le 7&#xA0;octobre 2013 &#xA0; Suite &#xE0; un appel international lanc&#xE9; depuis les Etats-Unis, le 25 mai dernier, plus de 2 millions de personnes dans 52 pays manifestaient&#xA0;contre Monsanto, la multinationale de l&#x2019;agrobusiness, des organismes g&#xE9;n&#xE9;tiquement modifi&#xE9;s et de leurs pesticides associ&#xE9;s (Roundup).&#xA0;Le 12 octobre, &#xE0;&#xA0;l&#x2019;occasion de la [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/le-12-octobre-2013-le-monde-marche-a-nouveau-contre-monsanto/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Communiqué de presse du collectif citoyen « <a title="Collectif Citoyen Les engraineurs" href="www.collectif-lesengraineurs.com">les Engraineurs</a>« </em></p>
<div dir="LTR">
<div><b>Paris, le 7</b> <b>octobre 2013</b></div>
<div><b> </b></div>
</div>
<div dir="LTR">
<div><b>Suite à un appel international lancé depuis les Etats-Unis, le 25 mai dernier, plus de 2 millions de personnes dans 52 pays manifestaient </b>contre Monsanto, la multinationale de l’agrobusiness, des organismes génétiquement modifiés et de leurs pesticides associés (Roundup). <b>Le 12 octobre, à</b> <b>l&rsquo;occasion de la journée mondiale de l&rsquo;alimentation</b>, le village planétaire s&rsquo;animera à nouveau et d<b>es citoyens du monde entier marcheront pour la seconde fois de l&rsquo;année </b>dans le but d&rsquo;exprimer leur volonté d’une agriculture plus saine, respectueuse des paysans, garantissant notre santé et celle de nos enfants. Une manifestation est organisée à Paris par le Collectif citoyen Les Engraineurs, mais d&rsquo;autres initiatives ont été lancées à Marseille, Strasbourg, Montpellier, la Réunion etc.</div>
</div>
<div dir="LTR"><span id="more-24871"></span><br clear="none" />Nous, citoyens et membres du collectif citoyen les Engraineurs, <b>réclamons la fin des monopoles sur les semences, refusons les OGM</b> <b>et les pesticides,</b> <b>la pollution de nos sols et la contamination de notre alimentation</b>. Plus encore, nous désirons apporter notre <b>soutien aux porteurs d’alternatives</b>, à la fois solidaires, responsables et écologiques.</p>
<div>Ce samedi 12 octobre, le collectif citoyen les Engraineurs invite tous ceux qui souhaitent entrer dans cet esprit de résistance mondiale à se joindre à un <b>sit-in festif et généreux à Paris en occupant la place Stalingrad (XIXème)</b>. Dès 12h30, la manifestation débutera par le partage d’un pique-nique convivial et il est prévu qu&rsquo;une soupe soit servie gratuitement pour sensibiliser sur le gaspillage alimentaire. Une prise de parole sur le système Monsanto et <b>les alternatives à l’agriculture industrielle et</b> <b>chimique</b> <b>aura lieu entre 14h et 15h30</b>, en présence d&rsquo;associations et de paysans (la Confédération paysanne, ATTAC, Réseau AMAP Idf) et de la réalisatrice Marie-Monique Robin.</div>
</div>
<div dir="LTR">
<div>Dans un esprit participatif, de <b>multiples ateliers</b> seront organisés <b>jusqu&rsquo;à 18h avec le soutien de collectifs partenaires</b>. Des artistes et musiciens, comme le rappeur Kolibri, ou encore Guillaume Meurice, humoriste (France Inter), interviendront tout au long de l’après midi et des ateliers seront organisés pour les adultes et les enfants.</div>
<div></div>
<div>Notre jeune collectif citoyen les Engraineurs s&rsquo;est constitué suite à la première marche de mai qui a réuni 2000 personnes au Trocadéro. Pour nous, un <b>c</b>itoyen engraineur est « une personne <b>informée et responsable</b> qui participe à l’<b>éveil des consciences citoyennes et écologiques</b>, en partageant son savoir et sa créativité, dans le but de <b>faire respecter ses droits,</b> afin que tous <b>se réapproprient les biens communs de l’humanité</b>, contre les intérêts privés d’une minorité. » Notre collectif a volontairement choisi un <b>positionnement non partisan</b> pour éviter toute « appropriation » de cette cause universelle et interpeller élus comme citoyens.</div>
<div></div>
<div><b>Le 12 octobre 2013 de 12h30 à 18h Venez manifester, venez participer, venez partager ! </b></div>
</div>
<div dir="LTR">
<div>Place de la Bataille de Stalingrad, 75019 Paris</div>
<div></div>
<div>March against Monsanto (#MaM sur twitter) organisée à Paris</div>
</div>
<div>par le collectif citoyen les Engraineurs : contact (@)collectif-lesengraineurs.com</div>
<div></div>
<div>Contacts :  Louise 06 70 79 28 52 , Benjamin 06 02 05 11 69, Estelle 06 15 90 10 43</div>
<div></div>
<div><a href="http://www.collectif-lesengraineurs.com/" target="_blank" rel="nofollow noopener" shape="rect">www.collectif-lesengraineurs.com</a></div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/le-12-octobre-2013-le-monde-marche-a-nouveau-contre-monsanto/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Petites réflexions suite à la lecture de « l’avis » déconcertant des académies ou de leurs fantômes sur l’étude de GE Séralini.</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/petites-reflexions-suite-a-la-lecture-de-lavis-deconcertant-des-academies-ou-de-leurs-fantomes-sur-letude-de-ge-seralini/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Oct 2012 16:17:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Expertise]]></category>
		<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[Soutien à Gilles-Eric Séralini]]></category>
		<category><![CDATA[Académies]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles-Eric Séralini]]></category>
		<category><![CDATA[Monsanto]]></category>
		<category><![CDATA[OGM]]></category>
		<category><![CDATA[Roundup]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qui &#xEA;tes-vous ? O&#xF9; sont vos signatures ? Quelques uns se sont enfin identifi&#xE9;s mais que dire de ceux qui n&#x2019;ont pas eu l&#x2019;honn&#xEA;tet&#xE9; de se d&#xE9;voiler et du silence du gros de la troupe ? Comment avez-vous consult&#xE9; vos coll&#xE8;gues ? Ou plut&#xF4;t pourquoi ne l&#x2019;avez-vous pas fait ? Il n&#x2019;y avait pourtant ni [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/petites-reflexions-suite-a-la-lecture-de-lavis-deconcertant-des-academies-ou-de-leurs-fantomes-sur-letude-de-ge-seralini/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Qui êtes-vous ? Où sont vos signatures ?<br />
Quelques uns se sont enfin identifiés mais que dire de ceux qui n’ont pas eu l’honnêteté de se dévoiler et du silence du gros de la troupe ?<br />
Comment avez-vous consulté vos collègues ? Ou plutôt pourquoi ne l’avez-vous pas fait ? Il n’y avait pourtant ni une situation d’urgence sanitaire ni une demande d’avis officielle mais peut être des officieuses&#8230;.<br />
Etes-vous un échantillon choisi au hasard dans la bonne souche de scientifiques recommandé par les guides ?<br />
Etes-vous statistiquement représentatifs ?<br />
Etes-vous des représentants des agences étrangères et avez-vous besoin de leur avis pour réfléchir, n’êtes vous donc que des perroquets et de qui ?<span id="more-22976"></span></p>
<p><strong>1 Aspects scientifiques</strong><br />
-Nombre de rats :<br />
Je vous propose de cotiser pour payer une étude avec le nombre de rats suffisant.<br />
Combien de rats et quelle valeur pour les études que Monsanto a fournies aux agences sanitaires pour commercialiser son OGM ? Ces études ont bien été validées par des scientifiques ?<br />
A quel statisticien avait vous demandé un avis ?</p>
<p>&#8211; OGM et round up: pourquoi séparer les deux aspects ? Je ne sais pas si vous êtes au courant mais le Maïs OGM tolérant le round up absorbe le round up pulvérisé qui correspond à celui vendu et non pas au glyphosate seul et ce qui se retrouve dans l’alimentation animale ou humaine est le mélange de ce tout : OGM+ Round up complet. Le kit est vendu comme tel par Monsanto comme tous les OGM pesticides tolérants à un herbicide.</p>
<p>-Qu’est ce qui vous gène dans le mot tumeur : faut il changer de vocabulaire et ne plus parler français, faut il enrober la vérité ? Il me semble que le dictionnaire est clair : tumeur du latin tumere signifie gonflement pathologique formant une saillie anormale</p>
<p>-La souche de rat Sprague Dawley n’est elle pas la souche de référence en toxicologie et celle utilisée par Monsanto ? Ne fallait-il pas parler des tumeurs apparues pendant l’étude toxicologique ? Pensez vous que cela aurait été scientifiquement et déontologiquement plus décent ? Faut-il vous rappeler ou vous informer sur la sensibilité particulière de l’espèce humaine aux cancers depuis quelques années ? Est il plus déontologique d’utiliser les souches très résistances aux toxiques et aux tumeurs ? Peut être oui si le but est de commercialiser et non pas d’évaluer.</p>
<p>-La composition des aliments et notamment la teneur en mycotoxines a été étudié et vous le savez.</p>
<p>-Du point de vue de la toxicologie je pense qu’il faut que vous renouveliez votre panel de toxicologues : effets faibles doses et non linéaires, effets différents chez les males et les femelles c’est peut être un perturbateur endocrinien non ?</p>
<p>-L’utilisation médiatique fait partie de l’information normale que tout citoyen a le droit de recevoir dans un pays démocratique où la voix d’un scientifique ne compte et ne comptera que pour un bulletin de vote.<br />
Nous demanderons les données brutes de cette étude qui n’est pas une étude pour commercialiser un aliment mais nous exigeons (ce que vous ne faites pas) les données brutes des études de Monsanto validées par les agences sanitaires</p>
<p><strong>2 Conséquences de l’article sur la société :</strong><br />
Je ne pense pas que le refus des OGM (qui n’a pas attendu l’étude en question) par la majorité de la population ait des conséquences graves sur le mode de vie de la population.<br />
Elle peut par contre en avoir sur les bénéfices des multinationales mais je ne pense que cela soit dans vos préoccupations scientifiques ou éthiques</p>
<p><strong>3 Aspects déontologiques et éthiques</strong><br />
Aux vues des demandes réitérées de certains scientifiques et de la société civile pour des études longues et indépendantes sur les OGM et leur inexistence, aux vues de la destruction systématique de toute tentative d’étude longue et faisant apparaitre des problèmes avec les OGM vous pourriez réaliser que nous ne sommes pas au pays des bisounours et que l’entreprise Monsanto n’est pas une ONG humanitaire.</p>
<p>Par conséquent il est évident que le secret devait être gardé et l’excuse de la faute grave de retenue d’information est vraiment navrante comme argument. En tout cas la gravité potentielle de cet OGM n’a pas l’air de vous poser de problème même pas pour en réclamer une réévaluation.</p>
<p>Tous les citoyens ont le droit de savoir, de suivre des arguments contradictoires et de se faire leur opinion. De plus la maitrise de l’information et de la presse est déjà trop pratiquer dans ce pays qui se vante pourtant d’être encore une démocratie !!</p>
<p>Pour les conflits d’intérêt c’est vraiment fort, les écologistes n’ont pas d’argent à gagner mais seulement à dépenser dans cette affaire.<br />
Quant à la grande distribution elle n’a qu’un intérêt c’est de savoir si ce qu’elle vend est correct parce qu’elle est responsable des produits qu’elle vend !!<br />
Elle se moque de vendre avec ou sans OGM et l’absence de problème avec les OGM lui simplifierait plutôt la vie</p>
<p><strong>Conclusions :</strong><br />
Qui êtes vous et de quel droit demandez vous la main mise sur l’information vous qui n’êtes pas élus du peuple.<br />
Votre avis ne fait pas loi et n’a pas lieu à faire pression ou à interdire.<br />
Votre avis ne concerne qu’une seule discipline la science à laquelle vous faites honte et c’est tout.<br />
L’avis des « académies » ou plutôt de quelques uns de ses membres n’est qu’un avis parmi les avis scientifiques. Nous sommes assez grands pour réfléchir et choisir le modèle de société dans lequel nous voulons vivre et vous n’avez rien à nous imposer en particulier pas les OGM pesticides.</p>
<p>Le plus grave et le plus honteux pour vous dans votre communiqué est la phrase suivante :<br />
« Il serait particulièrement dangereux d’évoquer une nécessité éventuelle d’expériences à long terme à l’occasion de cet article car l’impression serait donnée que les résultats présentés par GE. Séralini ont une valeur suffisante pour justifier une inquiétude du public, avec tous les dégâts que cela peut avoir en France et dans le monde »</p>
<p>Rassurez vous le monde n’arrêtera pas de tourner si les gens mangent bio et sans OGM. Par contre il est surprenant que vous vous intéressiez plus à l’inquiétude qu’à la santé !</p>
<p>En tant que scientifiques il est particulièrement étonnant que vous ne proposiez pas une étude contradictoire. Cela mettrait fin aux discussions stériles et renforcerait la transparence nécessaire à la confiance et au bon fonctionnement de notre société. Une science sans expertise contradictoire devient un religion stérile et obscurantisme.</p>
<p>Et la terre serait toujours plate !!<br />
Et l’amiante serait toujours aussi peu toxique !!</p>
<p><strong>PS</strong><br />
Quand vous aurez un peu de temps pour réfléchir enfin, vous pourriez aussi faire vos commentaires sur les superbes études scientifiques faites par MONSANTO et validés par les grands scientifiques au service des agences sanitaires qui ont autorisé ce Maïs NK 603.<br />
Un médecin très en colère et qui a honte de la science que vous défendez. Le 28:/10/2012<br />
Dr Lambertin Mireille<br />
68 rue du puits de la croix 84270 Vedene</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/petites-reflexions-suite-a-la-lecture-de-lavis-deconcertant-des-academies-ou-de-leurs-fantomes-sur-letude-de-ge-seralini/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Des ONGs répondent à la saisine de l&#039;ANSES et du HCB à propos de la publication de l&#039;équipe de Gilles-Eric Séralini</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/des-ongs-repondent-a-la-saisine-de-lanses-et-du-hcb-a-propos-de-la-publication-de-lequipe-de-gilles-eric-seralini/</link>
					<comments>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/des-ongs-repondent-a-la-saisine-de-lanses-et-du-hcb-a-propos-de-la-publication-de-lequipe-de-gilles-eric-seralini/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Oct 2012 09:04:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[Agence française de sécurité sanitaire de l'alimentation (AFSSA)]]></category>
		<category><![CDATA[Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES)]]></category>
		<category><![CDATA[Expertise]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles-Eric Séralini]]></category>
		<category><![CDATA[Haut Conseil des Biotechnologies (HCB)]]></category>
		<category><![CDATA[OGM]]></category>
		<category><![CDATA[Roundup]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://sciencescitoyennes.org/?p=22469</guid>

					<description><![CDATA[<p>Lettre ouverte au Premier Ministre, aux Ministres de l&#x2019;Agriculture, de l&#x2019;Agroalimentaire et de la For&#xEA;t, de l&#x2019;&#xC9;cologie, du D&#xE9;veloppement durable et de l&#x2019;&#xC9;nergie, des Affaires sociales et de la Sant&#xE9; Paris le 17 octobre 2012 Monsieur le Premier Ministre, Mesdames les Ministres, Monsieur le Ministre, Suite &#xE0; la publication par l&#x2019;&#xE9;quipe de Gilles-Eric S&#xE9;ralini d&#x2019;un [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/des-ongs-repondent-a-la-saisine-de-lanses-et-du-hcb-a-propos-de-la-publication-de-lequipe-de-gilles-eric-seralini/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Lettre ouverte au Premier Ministre, aux Ministres de l&rsquo;Agriculture, de l&rsquo;Agroalimentaire et de la Forêt, de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, des Affaires sociales et de la Santé</em></p>
<p style="text-align: right;">Paris le 17 octobre 2012</p>
<p>Monsieur le Premier Ministre, Mesdames les Ministres, Monsieur le Ministre,</p>
<p>Suite à la publication par l&rsquo;équipe de Gilles-Eric Séralini d&rsquo;un article dans la revue Food and Chemical Toxicology <em><sup class='footnote'><a href='#marker-22469-1' id='markerref-22469-1' onclick='return footnotation_show(22469)'>1</a></sup></em>, le gouvernement a demandé à l&rsquo;Agence nationale de sécurité sanitaire de l&rsquo;alimentation, de l&rsquo; environnement et du travail (ANSES) et au Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) par saisine en date du 24 septembre 2012 <em><sup class='footnote'><a href='#marker-22469-2' id='markerref-22469-2' onclick='return footnotation_show(22469)'>2</a></sup></em> de :<br />
<em>1. « déterminer si elle est de nature à remettre en cause ou non les conclusions des évaluations précédentes sur cet OGM et notamment si elle peut être considérée comme conclusive quant au risque sanitaire » ;<br />
2. « déterminer si elle est de nature à remettre en cause ou non les conclusions des évaluations précédentes de l&rsquo;ANSES sur l&rsquo;herbicide Roundup » ;<br />
3. « évaluer si le protocole mis en oeuvre et les conclusions de cette étude remettent en cause les lignes directrices actuelles ou à venir en matière d&rsquo;évaluation des risques sanitaires ».</em><span id="more-22469"></span></p>
<p>Les associations soussignées issues de la société civile souhaitent apporter leur contribution à ces questions de société qui ne peuvent être réservées aux seuls experts scientifiques.</p>
<p><strong>Sur la question n°1</strong>, il convient tout d&rsquo;abord de constater qu&rsquo;aucune étude de toxicologie similaire sur la vie entière de rats n&rsquo;a été réalisée auparavant. Attendu que l&rsquo;étude de Gilles-Éric Séralini, dite «in vivo», soulève des questions pertinentes sur la toxicité chronique et non seulement aiguë et sur la toxicité des faibles doses et des mélanges, elle remet en cause les conclusions des évaluations précédentes qui se sont toutes arrêtées avant d&rsquo;étudier ces questions. Les études à plus de deux ans auxquelles se réfèrent souvent les détracteurs de l’étude «in vivo», portent soit sur des espèces animales ayant des vies plus longues que les deux ans de vie des rats, rendant ces études non représentatives de toxicité chronique sur vie entière, soit sur des études nutritionnelles et non sur des études toxicologiques (avec analyses de sang, analyses d’urine, dosages hormonaux, prélèvement d’organes pour études anatomiques-pathologiques, …etc).<br />
Sans prétendre intervenir dans les controverses scientifiques soulevées par l&rsquo;étude « in vivo », force est de constater que les études présentées par les firmes qui ont obtenu des autorisations de commercialisations de plantes transgéniques montrent toutes encore plus de faiblesses que celles qui sont reprochées à l&rsquo;étude «in vivo». Ces évaluations sont donc remises en cause non seulement par l&rsquo;étude «in vivo», mais plus encore par les critiques à son encontre avancées par ses détracteurs.<br />
<strong>Sur la question n°2</strong>, les résultats de l’étude « in vivo » sur la toxicité de l&rsquo;herbicide Roundup sous sa formule commerciale sont en totale conformité avec d&rsquo;autres résultats scientifiques publiés (notamment par l’équipe du Professeur Bellé de Roscoff <em><sup class='footnote'><a href='#marker-22469-3' id='markerref-22469-3' onclick='return footnotation_show(22469)'>3</a></sup></em> et tout récemment par Mesnage et al. <em><sup class='footnote'><a href='#marker-22469-4' id='markerref-22469-4' onclick='return footnotation_show(22469)'>4</a></sup></em>). Les conclusions des évaluations précédentes par l&rsquo;ANSES sont donc à reconsidérer. Ce travail doit être confié à des experts indépendants de tous liens directs ou indirects avec ceux qui ont validé l&rsquo;autorisation de cet herbicide. D’autant plus que leur évaluation a porté sur son seul principe actif (le glyphosate) et non sur les formules commerciales comprenant les adjuvants indispensables à son action effective et qui peuvent jouer un rôle important, y compris synergique.<br />
<strong>Sur la question n°3</strong>, à l&rsquo;instar des remarques du comité scientifique du HCB sur les dossiers de demandes d&rsquo;autorisation, nous constatons que tant les intervenants de l&rsquo;étude «in vivo» que ses détracteurs dénoncent la trop faible puissance statistique des études faites par les entreprises. Il est également acquis au débat public que les lignes directrices d&rsquo;évaluation des OGM doivent être revues comme l’a déjà demandé en 2008 à l’unanimité de ses membres le Conseil européen des ministres de l’environnement. La nouvelle proposition de règlement sur ces lignes directrices actuellement discutée comporte un flou quant à l&rsquo;obligation faite aux entreprises de conduire des analyses autres que celles de comparaison de composition : les analyses de toxicologie ne sont plus exigées dans de nombreux cas. Les autorisations précédemment données sur les OGM et sur le Roundup doivent donc être retirées en l&rsquo;attente de données conformes aux standards de bonne pratique scientifique et la proposition de règlement sur les lignes directrices d&rsquo;évaluation sur les OGM doit être clarifiée.<br />
Nos associations vous rappellent que la question des OGM ne se limite pas aux seuls enjeux sanitaires liés intimement aux conditions environnementales, même s&rsquo;ils sont d&rsquo;une importance primordiale. Elle comporte aussi des enjeux juridiques (appropriation de la totalité des semences par les brevets), économiques (concentration des entreprises semencières, …etc), environnementaux (dissémination, perte de biodiversité, …etc), politiques (perte d&rsquo;autonomie des agriculteurs et de souveraineté alimentaire des peuples), et éthiques. La révision des procédures d’évaluation doit donc aussi permettre d’y ajouter un volet économique, éthique, écologique et social.<br />
Quels que soient les avis des experts scientifiques, dont certains ont régulièrement noté les insuffisances profondes des dossiers présentés par les entreprises, c&rsquo;est aux seules instances politiques que revient la charge d&rsquo;accorder ou non ces autorisations. En vertu de la Constitution qui impose de respecter le principe de précaution <em><sup class='footnote'><a href='#marker-22469-5' id='markerref-22469-5' onclick='return footnotation_show(22469)'>5</a></sup></em>, elles doivent aujourd&rsquo;hui les suspendre jusqu&rsquo;à ce que des études indépendantes des firmes commerciales et des experts qui ont validé les précédents dossiers et disposant des moyens financiers suffisants, permettent de répondre aux questions remises au cœur du débat par les travaux de l&rsquo;équipe de Gilles-Eric Séralini.<br />
Enfin, nous trouvons inadmissible que les données brutes des études de toxicologie, qui ont permis les autorisations de mise sur le marché des OGM, pesticides et autres xénobiotiques, soient couvertes par le secret industriel, alors que l&rsquo;impact de ces produits concerne au plus haut point la santé de l&rsquo;ensemble des populations. Nous vous demandons à nouveau de faire en sorte que ces données soient rendues publiques sous une forme exploitable statistiquement.<br />
Monsieur le Premier Ministre, Mesdames les Ministres, Monsieur le Ministre, nous vous assurons de nos meilleurs sentiments.</p>
<p><strong>Alliance internationale Terre citoyenne, Amis de la Terre, AITEC, ATTAC, Collectif Appel de la Jeunesse, Collectif national des Faucheurs et Faucheuses volontaires, Confédération Paysanne, CNMSE (coordination nationale médicale santé environnement), E3D (écologie developpement durable démocratie), Fédération nationale des CIVAM, FNAB (Fédération Nationale de l&rsquo;Agri-culture Biologique), Fondation Sciences Citoyennes, Génération Futures, Greenpeace, Fédération Nature et Progrès, OGM Danger, Réseau Semences paysannes, Syndicat Simples</strong><br />
<strong> ASR (Action Solidarité Rurale), ADENY (Défense de l&rsquo;environnement et de la nature de l&rsquo;Yonne), Agrobio Périgord, Amies (association des médecins indépendants pour l’environnement et la santé publique-Montpellier), Autun Morvan Ecologie , ARPE (association réflexion,propositions pour l&rsquo;environnement 69), Buez an Douar, Collectif Citoyen Bretagne sans OGM, Collectif Béarn pour un moratoire OGM, CLVC UD 75 (consommation, logement et cadre de vie), Collectif anti-OGM 66, Collectif Vigilance OGM 21, Collectif vigilance OGM 69, Follavoine PACA, Loiret sans OGM, Maison de la Semence de la Loire, Réseau Agriculture durable, Rés&rsquo;OGM info, Réseaux citoyens de St-Etienne, Ruralimages, Station de Recherche Pluridisciplinaire de Metz, Zéro OGM 42</strong></p>
<div class='footnotes' id='footnotes-22469'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='marker-22469-1'> Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize, G.-E. Séralini et al. Food and Chemical Toxicology Vol. 50, Issue 11, Novembre 2012, pp. 4221–4231 <span class='returnkey'><a href='#markerref-22469-1'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-22469-2'> http://www.hautconseildesbiotechnologies.fr/IMG/pdf/Saisine_2012-09-28-201801.pdf <span class='returnkey'><a href='#markerref-22469-2'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-22469-3'> R. Bellé et al. Letter to the editor: toxicity of Roundup and glyphosate. J Toxicol Environ Health B Crit Rev. (2012) 15(4):233-5 <span class='returnkey'><a href='#markerref-22469-3'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-22469-4'> R. Mesnage et al. Toxicology. Septembre 2012. <span class='returnkey'><a href='#markerref-22469-4'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-22469-5'> En février 2005 le Parlement réuni en Congrès a inscrit dans la Constitution la Charte de l&rsquo;Environnement, installant par là même le principe de précaution (art. 5) au niveau le plus élevé de la hiérarchie des normes juridiques :</em><br />
<em>« Lorsque la réalisation d&rsquo;un dommage, bien qu&rsquo;incertaine en l&rsquo;état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l&rsquo;environnement, les autorités publiques veilleront, par application du principe de précaution, et dans leurs domaines d&rsquo;attribution, à la mise en œuvre de procédures d&rsquo;évaluation des risques et à l&rsquo;adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage. » <span class='returnkey'><a href='#markerref-22469-5'>&#8629;</a></span></li>
</ol>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/des-ongs-repondent-a-la-saisine-de-lanses-et-du-hcb-a-propos-de-la-publication-de-lequipe-de-gilles-eric-seralini/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/des-ongs-repondent-a-la-saisine-de-lanses-et-du-hcb-a-propos-de-la-publication-de-lequipe-de-gilles-eric-seralini/feed/</wfw:commentRss>
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			</item>
		<item>
		<title>Des ONGs répondent à la saisine de l\&#8217;ANSES et du HCB à propos de la publication de l\&#8217;équipe de Gilles-Eric Séralini</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/des-ongs-repondent-a-la-saisine-de-lanses-et-du-hcb-a-propos-de-la-publication-de-lequipe-de-gilles-eric-seralini-2/</link>
					<comments>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/des-ongs-repondent-a-la-saisine-de-lanses-et-du-hcb-a-propos-de-la-publication-de-lequipe-de-gilles-eric-seralini-2/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Oct 2012 09:04:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[Agence française de sécurité sanitaire de l'alimentation (AFSSA)]]></category>
		<category><![CDATA[Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES)]]></category>
		<category><![CDATA[Expertise]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles-Eric Séralini]]></category>
		<category><![CDATA[Haut Conseil des Biotechnologies (HCB)]]></category>
		<category><![CDATA[OGM]]></category>
		<category><![CDATA[Roundup]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lettre ouverte au Premier Ministre, aux Ministres de l\&#x2019;Agriculture, de l\&#x2019;Agroalimentaire et de la For&#xEA;t, de l&#x2019;&#xC9;cologie, du D&#xE9;veloppement durable et de l&#x2019;&#xC9;nergie, des Affaires sociales et de la Sant&#xE9; Paris le 17 octobre 2012 Monsieur le Premier Ministre, Mesdames les Ministres, Monsieur le Ministre, Suite &#xE0; la publication par l\&#x2019;&#xE9;quipe de Gilles-Eric S&#xE9;ralini d\&#x2019;un [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/des-ongs-repondent-a-la-saisine-de-lanses-et-du-hcb-a-propos-de-la-publication-de-lequipe-de-gilles-eric-seralini-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Lettre ouverte au Premier Ministre, aux Ministres de l\&rsquo;Agriculture, de l\&rsquo;Agroalimentaire et de la Forêt, de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, des Affaires sociales et de la Santé</em></p>
<p style=\"text-align: right;\">Paris le 17 octobre 2012</p>
<p>Monsieur le Premier Ministre, Mesdames les Ministres, Monsieur le Ministre,</p>
<p>Suite à la publication par l\&rsquo;équipe de Gilles-Eric Séralini d\&rsquo;un article dans la revue Food and Chemical Toxicology <em><sup class='footnote'><a href='#marker-145045-1' id='markerref-145045-1' onclick='return footnotation_show(145045)'>1</a></sup></em>, le gouvernement a demandé à l\&rsquo;Agence nationale de sécurité sanitaire de l\&rsquo;alimentation, de l\&rsquo; environnement et du travail (ANSES) et au Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) par saisine en date du 24 septembre 2012 <em><sup class='footnote'><a href='#marker-145045-2' id='markerref-145045-2' onclick='return footnotation_show(145045)'>2</a></sup></em> de :<br />
<em>1. « déterminer si elle est de nature à remettre en cause ou non les conclusions des évaluations précédentes sur cet OGM et notamment si elle peut être considérée comme conclusive quant au risque sanitaire » ;<br />
2. « déterminer si elle est de nature à remettre en cause ou non les conclusions des évaluations précédentes de l\&rsquo;ANSES sur l\&rsquo;herbicide Roundup » ;<br />
3. « évaluer si le protocole mis en oeuvre et les conclusions de cette étude remettent en cause les lignes directrices actuelles ou à venir en matière d\&rsquo;évaluation des risques sanitaires ».</em><span id="more-145045"></span></p>
<p>Les associations soussignées issues de la société civile souhaitent apporter leur contribution à ces questions de société qui ne peuvent être réservées aux seuls experts scientifiques.</p>
<p><strong>Sur la question n°1</strong>, il convient tout d\&rsquo;abord de constater qu\&rsquo;aucune étude de toxicologie similaire sur la vie entière de rats n\&rsquo;a été réalisée auparavant. Attendu que l\&rsquo;étude de Gilles-Éric Séralini, dite «in vivo», soulève des questions pertinentes sur la toxicité chronique et non seulement aiguë et sur la toxicité des faibles doses et des mélanges, elle remet en cause les conclusions des évaluations précédentes qui se sont toutes arrêtées avant d\&rsquo;étudier ces questions. Les études à plus de deux ans auxquelles se réfèrent souvent les détracteurs de l’étude «in vivo», portent soit sur des espèces animales ayant des vies plus longues que les deux ans de vie des rats, rendant ces études non représentatives de toxicité chronique sur vie entière, soit sur des études nutritionnelles et non sur des études toxicologiques (avec analyses de sang, analyses d’urine, dosages hormonaux, prélèvement d’organes pour études anatomiques-pathologiques, …etc).<br />
Sans prétendre intervenir dans les controverses scientifiques soulevées par l\&rsquo;étude « in vivo », force est de constater que les études présentées par les firmes qui ont obtenu des autorisations de commercialisations de plantes transgéniques montrent toutes encore plus de faiblesses que celles qui sont reprochées à l\&rsquo;étude «in vivo». Ces évaluations sont donc remises en cause non seulement par l\&rsquo;étude «in vivo», mais plus encore par les critiques à son encontre avancées par ses détracteurs.<br />
<strong>Sur la question n°2</strong>, les résultats de l’étude « in vivo » sur la toxicité de l\&rsquo;herbicide Roundup sous sa formule commerciale sont en totale conformité avec d\&rsquo;autres résultats scientifiques publiés (notamment par l’équipe du Professeur Bellé de Roscoff <em><sup class='footnote'><a href='#marker-145045-3' id='markerref-145045-3' onclick='return footnotation_show(145045)'>3</a></sup></em> et tout récemment par Mesnage et al. <em><sup class='footnote'><a href='#marker-145045-4' id='markerref-145045-4' onclick='return footnotation_show(145045)'>4</a></sup></em>). Les conclusions des évaluations précédentes par l\&rsquo;ANSES sont donc à reconsidérer. Ce travail doit être confié à des experts indépendants de tous liens directs ou indirects avec ceux qui ont validé l\&rsquo;autorisation de cet herbicide. D’autant plus que leur évaluation a porté sur son seul principe actif (le glyphosate) et non sur les formules commerciales comprenant les adjuvants indispensables à son action effective et qui peuvent jouer un rôle important, y compris synergique.<br />
<strong>Sur la question n°3</strong>, à l\&rsquo;instar des remarques du comité scientifique du HCB sur les dossiers de demandes d\&rsquo;autorisation, nous constatons que tant les intervenants de l\&rsquo;étude «in vivo» que ses détracteurs dénoncent la trop faible puissance statistique des études faites par les entreprises. Il est également acquis au débat public que les lignes directrices d\&rsquo;évaluation des OGM doivent être revues comme l’a déjà demandé en 2008 à l’unanimité de ses membres le Conseil européen des ministres de l’environnement. La nouvelle proposition de règlement sur ces lignes directrices actuellement discutée comporte un flou quant à l\&rsquo;obligation faite aux entreprises de conduire des analyses autres que celles de comparaison de composition : les analyses de toxicologie ne sont plus exigées dans de nombreux cas. Les autorisations précédemment données sur les OGM et sur le Roundup doivent donc être retirées en l\&rsquo;attente de données conformes aux standards de bonne pratique scientifique et la proposition de règlement sur les lignes directrices d\&rsquo;évaluation sur les OGM doit être clarifiée.<br />
Nos associations vous rappellent que la question des OGM ne se limite pas aux seuls enjeux sanitaires liés intimement aux conditions environnementales, même s\&rsquo;ils sont d\&rsquo;une importance primordiale. Elle comporte aussi des enjeux juridiques (appropriation de la totalité des semences par les brevets), économiques (concentration des entreprises semencières, …etc), environnementaux (dissémination, perte de biodiversité, …etc), politiques (perte d\&rsquo;autonomie des agriculteurs et de souveraineté alimentaire des peuples), et éthiques. La révision des procédures d’évaluation doit donc aussi permettre d’y ajouter un volet économique, éthique, écologique et social.<br />
Quels que soient les avis des experts scientifiques, dont certains ont régulièrement noté les insuffisances profondes des dossiers présentés par les entreprises, c\&rsquo;est aux seules instances politiques que revient la charge d\&rsquo;accorder ou non ces autorisations. En vertu de la Constitution qui impose de respecter le principe de précaution <em><sup class='footnote'><a href='#marker-145045-5' id='markerref-145045-5' onclick='return footnotation_show(145045)'>5</a></sup></em>, elles doivent aujourd\&rsquo;hui les suspendre jusqu\&rsquo;à ce que des études indépendantes des firmes commerciales et des experts qui ont validé les précédents dossiers et disposant des moyens financiers suffisants, permettent de répondre aux questions remises au cœur du débat par les travaux de l\&rsquo;équipe de Gilles-Eric Séralini.<br />
Enfin, nous trouvons inadmissible que les données brutes des études de toxicologie, qui ont permis les autorisations de mise sur le marché des OGM, pesticides et autres xénobiotiques, soient couvertes par le secret industriel, alors que l\&rsquo;impact de ces produits concerne au plus haut point la santé de l\&rsquo;ensemble des populations. Nous vous demandons à nouveau de faire en sorte que ces données soient rendues publiques sous une forme exploitable statistiquement.<br />
Monsieur le Premier Ministre, Mesdames les Ministres, Monsieur le Ministre, nous vous assurons de nos meilleurs sentiments.</p>
<p><strong>Alliance internationale Terre citoyenne, Amis de la Terre, AITEC, ATTAC, Collectif Appel de la Jeunesse, Collectif national des Faucheurs et Faucheuses volontaires, Confédération Paysanne, CNMSE (coordination nationale médicale santé environnement), E3D (écologie developpement durable démocratie), Fédération nationale des CIVAM, FNAB (Fédération Nationale de l\&rsquo;Agri-culture Biologique), Fondation Sciences Citoyennes, Génération Futures, Greenpeace, Fédération Nature et Progrès, OGM Danger, Réseau Semences paysannes, Syndicat Simples</strong><br />
<strong> ASR (Action Solidarité Rurale), ADENY (Défense de l\&rsquo;environnement et de la nature de l\&rsquo;Yonne), Agrobio Périgord, Amies (association des médecins indépendants pour l’environnement et la santé publique-Montpellier), Autun Morvan Ecologie , ARPE (association réflexion,propositions pour l\&rsquo;environnement 69), Buez an Douar, Collectif Citoyen Bretagne sans OGM, Collectif Béarn pour un moratoire OGM, CLVC UD 75 (consommation, logement et cadre de vie), Collectif anti-OGM 66, Collectif Vigilance OGM 21, Collectif vigilance OGM 69, Follavoine PACA, Loiret sans OGM, Maison de la Semence de la Loire, Réseau Agriculture durable, Rés\&rsquo;OGM info, Réseaux citoyens de St-Etienne, Ruralimages, Station de Recherche Pluridisciplinaire de Metz, Zéro OGM 42</strong></p>
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<ol>
<li id='marker-145045-1'> Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize, G.-E. Séralini et al. Food and Chemical Toxicology Vol. 50, Issue 11, Novembre 2012, pp. 4221–4231 <span class='returnkey'><a href='#markerref-145045-1'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-145045-2'> http://www.hautconseildesbiotechnologies.fr/IMG/pdf/Saisine_2012-09-28-201801.pdf <span class='returnkey'><a href='#markerref-145045-2'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-145045-3'> R. Bellé et al. Letter to the editor: toxicity of Roundup and glyphosate. J Toxicol Environ Health B Crit Rev. (2012) 15(4):233-5 <span class='returnkey'><a href='#markerref-145045-3'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-145045-4'> R. Mesnage et al. Toxicology. Septembre 2012. <span class='returnkey'><a href='#markerref-145045-4'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-145045-5'> En février 2005 le Parlement réuni en Congrès a inscrit dans la Constitution la Charte de l\&rsquo;Environnement, installant par là même le principe de précaution (art. 5) au niveau le plus élevé de la hiérarchie des normes juridiques :</em><br />
<em>« Lorsque la réalisation d\&rsquo;un dommage, bien qu\&rsquo;incertaine en l\&rsquo;état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l\&rsquo;environnement, les autorités publiques veilleront, par application du principe de précaution, et dans leurs domaines d\&rsquo;attribution, à la mise en œuvre de procédures d\&rsquo;évaluation des risques et à l\&rsquo;adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage. » <span class='returnkey'><a href='#markerref-145045-5'>&#8629;</a></span></li>
</ol>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/des-ongs-repondent-a-la-saisine-de-lanses-et-du-hcb-a-propos-de-la-publication-de-lequipe-de-gilles-eric-seralini-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Entre lobbies et intérêt général, les sénateurs doivent choisir leur camp sur les questions d’expertise et d’alerte</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/entre-lobbies-et-interet-general-les-senateurs-doivent-choisir-leur-camp-sur-les-questions-dexpertise-et-dalerte/</link>
					<comments>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/entre-lobbies-et-interet-general-les-senateurs-doivent-choisir-leur-camp-sur-les-questions-dexpertise-et-dalerte/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Oct 2012 04:52:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Expertise]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[Agence européenne de sécurité des aliments (AESA - EFSA)]]></category>
		<category><![CDATA[Conflit d'intérêts]]></category>
		<category><![CDATA[CRIIGEN]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles-Eric Séralini]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceur d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Lobbying]]></category>
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		<category><![CDATA[OGM]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Communiqu&#233; de la Fondation Sciences Citoyennes du 11 octobre 2012 Le 15 octobre prochain, la proposition de loi relative &#224; la&#160;cr&#233;ation&#160;de la&#160;Haute Autorit&#233;&#160;de l&#8217;<span class="glossaryLink"  aria-describedby="tt"  data-cmtooltip="&#60;div class=glossaryItemTitle&#62;Expertise&#60;/div&#62;&#60;div class=glossaryItemBody&#62;&#60;/div&#62;"  data-gt-translate-attributes='[{"attribute":"data-cmtooltip", "format":"html"}]'  tabindex='0' role='link'>expertise</span> scientifique&#160;et de l&#8217;alerte&#160;en mati&#232;re de&#160;sant&#233;&#160;et d&#8217;environnement sera pr&#233;sent&#233;e en premi&#232;re lecture en s&#233;ance publique au S&#233;nat. Cette proposition a &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;e sur le bureau du pr&#233;sident de la chambre haute le [&#8230;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/entre-lobbies-et-interet-general-les-senateurs-doivent-choisir-leur-camp-sur-les-questions-dexpertise-et-dalerte/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Communiqué de la Fondation Sciences Citoyennes du 11 octobre 2012</strong></em></p>
<p>Le 15 octobre prochain, la proposition de loi relative à la création de la <em>Haute Autorité de l&rsquo;expertise scientifique et de l&rsquo;alerte en matière de santé et d&rsquo;environnement</em> sera présentée en première lecture en séance publique au Sénat. Cette proposition a été déposée sur le bureau du président de la chambre haute le 28 août dernier par Marie-Christine Blandin pour le groupe écologiste du Sénat. Elle s’inspire des travaux de la Fondation Sciences Citoyennes et des recommandations de la Commission Lepage sur la gouvernance écologique.<span id="more-22431"></span></p>
<p>La création d’une nouvelle structure, en l’occurrence d’une Haute Autorité, n’est pas sans soulever quelques réticences en période de diète budgétaire, particulièrement après la publication récente du rapport de l’inspection des finances sur les agences gouvernementales jugées coûteuses et avec des missions souvent floues. Soyons clairs : la Haute Autorité de l&rsquo;expertise scientifique et de l&rsquo;alerte en matière de santé et d&rsquo;environnement n’offrirait pas un point de chute doré à quelques amis du pouvoir et n’existerait pas pour réaliser une énième évaluation. Elle aurait la charge de définir et de contrôler les conditions de réalisation des expertises, un dispositif offrant bien plus de sécurité en matière de déontologie que les comités d’éthique dont se sont parées les agences sanitaires récemment. En effet, on peut en questionner l’utilité et l’efficacité dans la mesure où ils sont internes, donc facilement sujets aux influences et pressions diverses, et ne reposent pas sur une loi garantissant leur existence et leur fonctionnement.</p>
<p>Une telle initiative française pourrait constituer le premier pas vers une législation européenne qui éviterait les comportements erratiques et en proie aux conflits d’intérêts d’agences européennes qui devraient être au-dessus de tout soupçon. La publication de l’étude sur la toxicité d’un maïs génétiquement modifié (le NK603) et d’un herbicide (le Roundup) par le Pr Gilles-Éric Séralini et son équipe le 19 septembre dernier ainsi que son évaluation par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA, EFSA en anglais) vient nous le rappeler. Et pour cause, l’AESA s’est faite épingler cette année en raison des conflits d’intérêts de la présidente de son conseil d’administration (qui a démissionné depuis), Diana Banati. En effet cette dernière faisait également partie du Conseil des Directeurs de <em>l’International Life Science Institute Europe (ILSI)</em>, un lobby regroupant de nombreuses multinationales des industries pharmaceutique, agro-chimique et agro-alimentaire dont notamment BASF, PepsiCo, Unilever ou encore Syngenta et bien sûr Monsanto. Précisément, l’AESA, adepte du <em>deux-poids-deux-mesures</em>, aurait dû utiliser les résultats des travaux de Gilles-Éric Séralini et son équipe pour <em>a minima</em> se poser des questions sur les études précédentes (menées sur des durées trop courtes et des sur des effectifs d&rsquo;animaux<br />
insuffisants) ayant pourtant conduit aux autorisations de mise sur le marché d’OGM fabriqués par Monsanto. Bien au contraire, celle-ci œuvre en faveur du lobby pro OGM comme lors d&rsquo;une téléconférence le 28 septembre avec des représentants de quelques états membres (Belgique, Pays-Bas, France et Danemark) en réfléchissant aux moyens de faire pression auprès de l&rsquo;éditeur de la revue scientifique où Gilles-Éric Séralini et ses collègues ont publié leur étude afin d’en obtenir le retrait (<a href="http://gmwatch.org/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=14269:belgium-offers-to-pressure-journal-editor-over-seralini-study" target="_blank" rel="noopener">http://gmwatch.org/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=14269:belgium-offers-to-pressure-journal-editor-over-seralini-study</a>). Le départ de Madame Banati a t-il réglé tous les conflits d’intérêt impliquant l’AESA ? On peut légitimement se poser la question.</p>
<p>On le voit, l’Europe n’est pas aujourd’hui en mesure de garantir des processus d’évaluation fiables (même si, de toute évidence, c’est précisément à l’échelle européenne qu’il faudra travailler à l’avenir). Une loi au niveau national constituerait déjà une avancée majeure en France et un point d’appui non négligeable pour un passage éventuel au niveau européen. Une loi encadrant l’expertise et l’alerte aurait également un effet salutaire sur le grand public et les consommateurs qui oscillent entre peur liée aux conséquences éventuelles sur la santé de telle ou telle innovation et défiance vis-à-vis des liens (et donc de la collusion supposée) entre pouvoir politique et grands groupes industriels.</p>
<p>L’affaire du Médiator a mis en lumière le lobbying intense auprès des pouvoirs publics du laboratoire Servier, le fabricant, pour assurer la pérennité de la commercialisation de ce médicament tueur. Espérons que les sénateurs resteront insensibles à celui que mène actuellement l’ensemble du lobby technoscientifique pour faire capoter une loi qui placerait l’intérêt général, celui de la population, avant les intérêts commerciaux des industriels. Certaines manoeuvres qui se sont produites au sein de la commission du développement durable du Sénat le 9 octobre lors du vote du rapport de la loi doivent nous inciter à la plus grande vigilance</p>
<p><em><strong>Contact</strong></em><br />
Glen Millot et Christophe Morvan pour la <span style="color: #4c263f;"><strong>Fondation Sciences Citoyennes</strong></span> : 01 43 14 73 65<br />
contact (@) sciencescitoyennes.org<br />
<a href="https://sciencescitoyennes.org/">http://sciencescitoyennes.org</a><br />
Twitter : @fsc_infos<br />
Facebook : <a href="http://www.facebook.com/fondationsciencescitoyennes">http://www.facebook.com/fondationsciencescitoyennes</a></p>
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		<title>Séralini et la science : lettre ouverte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Oct 2012 12:57:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[Conflit d'intérêts]]></category>
		<category><![CDATA[Expertise]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles-Eric Séralini]]></category>
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		<category><![CDATA[OGM]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Traduite de l&#x2019;anglais par Olivier Merbau (olivier.merbau (@) gmail.com).&#xA0;Texte original : http://independentsciencenews.org/health/seralini-and-science-nk603-rat-study-roundup/ Vous pouvez en tant que scientifique demander &#xE0; ce que votre nom (et votre affiliation si vous le souhaitez) soit ajout&#xE9;(s) &#xE0; la liste des signataires (voir plus bas) en &#xE9;crivant (an anglais) &#xE0; &#xA0;isneditor (@) bioscienceresource.org en n&#x2019;oubliant de mettre &#xAB;&#xA0;Seralini letter&#xA0;&#xBB; [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/seralini-et-la-science-lettre-ouverte/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Traduite de l&rsquo;anglais par Olivier Merbau (olivier.merbau (@) gmail.com). Texte original : <a href="http://independentsciencenews.org/health/seralini-and-science-nk603-rat-study-roundup/" target="_blank" rel="noopener">http://independentsciencenews.org/health/seralini-and-science-nk603-rat-study-roundup/</a></p>
<p><em>Vous pouvez en tant que scientifique demander à ce que votre nom (et votre affiliation si vous le souhaitez) soit ajouté(s) à la liste des signataires (voir plus bas) en écrivant (an anglais) à  <strong>isneditor (@) bioscienceresource.org</strong> en n&rsquo;oubliant de mettre « Seralini letter » dans le sujet de votre courriel.</em></p>
<p>Un nouvel article de l’équipe de Gilles-Eric Séralini décrit les effets nocifs sur des rats nourris avec des aliments contenant du maïs génétiquement modifié (variété NK603), avec et sans l’herbicide Roundup, ainsi qu’avec du Roundup seul. Cette étude publiée <span style="color: #000000;">dans une revue à comité de lecture </span><span style="color: #000000;">(</span><a href="http://dx.doi.org/10.1016/j.fct.2012.08.005"><span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: underline;">Seralini et al., 2012</span></span></a><span style="color: #000000;">) </span><span style="color: #000000;">a été critiquée par certains s</span>cientifiques dont les propos ont été largement rapportés dans la presse généraliste (Carmen, 2012; Mestel, 2012; Revkin, 2012; Worstall, 2012)<span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">. </span></span>Elle renforce les autre études démontrant la toxicité et/ou les effets sur le système endocrinien du Roundup (Gaivão et al., 2012 ; Kelly et al., 2010 ; Romno et al., 2012), comme rapporté par Antoniou et al. (2010).<span id="more-22370"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La publication de Séralini, et l’attention qu’elle a reçue des médias, met en exergue les défis fondamentaux soulevés par la science dans un monde de plus en plus dominé par les influences privées. Ces problèmes sont importants toutes disciplines confondues mais sont rarement soulevés lors de rencontres scientifiques.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol>
<li><em>Historique des attaques sur les études de risques.</em></li>
</ol>
<p>Séralini et ses collègues sont seulement les derniers de la série des chercheurs dont les résultats ont fait l’objet de campagnes orchestrées de harcèlement. A titre d’exemple, simplement en considérant ces dernières années, on peut citer Ignacio Chapela, professeur-assistant non titulaire à Berkeley, dont l’article sur les contaminations par du maïs OGM au Mexique sont à l’origine d’une campagne intensive sur internet pour le discréditer (Quist and Chapela, 2001). D’après certaines sources, cette campagne fut échafaudée par le Bivings Group, une société de communication spécialisée dans le marketing d’influence, dont Monsanto est un des clients fréquents (Delbome, 2008).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La carrière éminente du biochimiste Arpad Pusztai arriva à son terme effectif quand il tenta de publier ses découvertes contradictoires sur les pommes de terre génétiquement modifiées (Ewen and Pusztai, 1999a). Tous les moyens furent utilisés, une ordonnance de non-publication le contraignit à retirer ses conclusions, saisit ses données, et la British Royal Society le dénigra pour déjouer ses recherches continues (Ewen and Pusztai , 1999b ; Laidlaw, 2003). On utilise même des menaces de violence physique, récemment contre Andrès Carrasco, Professeur d’embryologie moléculaire à l’université de Buenos Aires, dont les recherches (Paganelli et al. 2010) ont permis d’identifier les risques pour la santé du glyphosate, l’ingrédient actif du Roundup (Amnesty International, 2010).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce fut donc sans surprise qu’en 2009, 26 spécialistes du maïs franchirent le pas sans précédent d’écrire directement à l’Agence américaine de Protection de l’Environnement (US E.P.A.) pour se plaindre du contrôle de l’accès aux champs d’OGM à l’encontre des chercheurs imposé par l’industrie. La lettre fut envoyée anonymement (Pollack, 2009).</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="2">
<li><em>Le rôle des médias scientifiques.</em></li>
</ol>
<p>Un aspect important de cette intimidation mais qui passe souvent inaperçu est qu’elle se déroule souvent de concert avec le concours des médias scientifiques (Ermakova, 2007 ; Heinemann and Traavik, 2007 ; Latham and Wilson, 2007). L’article de Séralini a probablement été commenté par les plus prestigieux titres des médias scientifiques : Science, The New York Times, New Scientist, et le Washington Post, ont unanimement failli à contrebalancer les critiques faites sur sa recherche avec un compte-rendu, ne serait-ce que minime, des soutiens qu’il a eu (Carmen, 2012 ; Enserink, 2012 ; MacKenzie, 2012, Pollack, 2012). Pourtant, des médias moins bien informés, comme le Daily Mail anglais, n’ont semble-t’il pas éprouvé de difficultés à trouver une opinion scientifique positive de la même étude (Poulter, 2012).</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="3">
<li><em>Les mensonges des médias.</em></li>
</ol>
<p>Le modèle-clé des études de risques est que les voix critiques dans les médias sont souvent des fausses pistes, des tromperies, ou des contre-vérités. Ainsi, l’utilisation de méthodes communes a été épinglée comme étant du travail bâclé quand il s’agit de Séralini et al. (2012) mais pas quand elles sont utilisées par l’industrie (voir les références ci-dessus et le rapport du Science Media Center, 2012). L’usage de l’argument des fausses pistes est symptomatique de la volonté de semer le doute et la confusion auprès des non-experts. Par exemple, Tom Sanders du Kings College de Londres a prétendu que «  cette variété de rats est particulièrement sujette aux tumeurs mammaires, particulièrement quand la nourriture n’est pas rationnée » (Hirschler and Kelland, 2012). Il oublie de signaler, ou il ignore, que la plupart des études nutritionnelles menées par les industriels ont utilisées des rats Sprague-Dawley (par exemple Hammond et al., 1996, 2004, 2006 ; MacKenzie et al., 2007)<span style="color: #ff0000;">*</span>. Dans ces études et dans d’autres menées par les industriels (par exemple Malley et al. 2007), la nourriture proposée n’était pas rationnée. Les commentaires de Sanders sont importants parce qu’ils sont largement reproduits et parce qu’il sont une part de la réponse orchestrée contre les travaux de Séralini par le Science Media Centre de la British Royal Insititution. Cet organisme a une longue tradition d’étouffement des controverses à l’encontre des OGM, et de nombreuses sociétés produisant des OGM et des pesticides comptent parmi ses bailleurs de fonds.</p>
<p><span style="color: #ff0000;">*</span> La même variété que celle utilisée par Séralini (NDT)</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="4">
<li><em>La culpabilité des organismes publics de régulation.</em></li>
</ol>
<p>De notre point de vue, une large part de la faute ultime dans cette controverse revient aux organismes publics de régulation. Ceux-ci, comme l’AESA ( Agence Européenne de Sécurité des Aliments) en Europe, l’EPA (Environmental Protection Agency) et la FDA (Food and Drug Administration) aux USA, ont entériné les protocoles sans se doter de moyens (ou sans beaucoup en octroyer) pour détecter les conséquences des OGM (Schubert, 2002 ; Freese and Schubert, 2004 ; Pelletier, 2005).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les OGM subissent peu d’expérimentations, peu de résultats sont examinés, et les tests sont faits uniquement par les fabricants ou leurs agents. Plus que tout, les protocoles actuels de régulations sont simplistes et basés sur des principes (RSC, 2001) qui éviteront à dessein la plupart des manifestations de mutations des gènes – en dehors de celles voulues – y compris par le processus d’introduction transgénétique (Heinemann et al., 2011 ; Schubert, 2002).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Puzstai (2001) et d‘autres ont par conséquent défendus que des essais alimentaires bien conduits étaient un des meilleurs moyens pour détecter de tels effets imprévisibles. Pourtant les tests alimentaires ne sont pas obligatoires pour une approbation réglementaire, et la crédibilité scientifique de ceux qui les ont soutenus a été remise en question (Domingo, 2007 ; Pusztai et al., 2003 ; Spiroux de Vendômois et al., 2009). Par exemple, Snell et al. (2012), qui ont évalués la qualité de 12 essais à longs termes (&gt; 96 jours), et 12 études multigénérationnelles, ont conclu : « Les études menés ici sont souvent liées à un schéma expérimental insuffisant dont les effets s’exercent au détriment de l’analyse statistique… les insuffisances majeures n’incluent pas seulement le manque d’utilisation de lignées isogéniques, mais aussi une sous-estimation statistique [et], l’absence de redondances… ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Apparemment, les mêmes problèmes de schéma expérimental et d’analyse soulevés par cette étude de recherche de risques (celle de Séralini) n’intéressaient pas les critiques du moment que les études n’identifiaient <em><strong>pas</strong></em><em> </em>de risques, pour les responsables informés des maladies potentielles. A la fin, c’est un des problèmes majeurs de la science et de la société, quand les protocoles actuels réglementaires approuvent la récolte d’OGM en se basant sur des données si limitées qu’elles en sont sans intérêt suffisant pour une estimation satisfaisante.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="5">
<li><em>Science et politique.</em></li>
</ol>
<p>Les gouvernants ont pris l’habitude d’utiliser la science pour botter en touche. Par exemple, dans une étude conduite par la Royal Society of Canada à la demande du gouvernement canadien, de nombreuses faiblesses de la réglementation sur les OGM au Canada ont été relevées (RSC, 2001). L’incapacité du gouvernement canadien à répondre de manière significative aux nombreux changements recommandés a été détaillée par Andree (2006). De même, les recommandations et expertises du rapport international de l’IAASTD<span style="color: #ff0000;">**</span> rendues par 400 chercheurs après 6 années, que les OGM étaient incapables de faire progresser globalement l’agriculture, ont été résolument ignorées par les politiques. Ainsi, pendant qu’ils proclament ne prendre de décision que sur la base d’évidences irréfutables, les gouvernants utilisent la science uniquement quand cela leur est utile.</p>
<p><span style="color: #ff0000;">** International Assessment of Agricultural Knowledge, Science and Technology for Development (NDT)</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="6">
<li><em>Conclusion.</em></li>
</ol>
<p>Quand ceux qui ont un intérêt si direct sèment un doute déraisonnable à propos des résultats gênants, ou quand les gouvernants exploitent des opportunités politiques en sélectionnant et choisissant en dépit des évidences scientifiques, ils mettent en péril la confiance du public dans les méthodes scientifiques et dans les institutions, et poussent leurs concitoyens au risque. Les tests de sécurité, la réglementation basée sur des sources scientifiques, et le processus scientifique lui-même, dépendent de manière cruciale de l’étendue de la confiance qu’on a dans le corps des chercheurs dévoués à l’intérêt commun, et dans leur intégrité professionnelle. Si au contraire, le point de départ de l’estimation scientifique d’un produit est un processus d’approbation dirigé en faveur de son développeur, renforcé par une suppression systématique des recherches indépendantes travaillant dans l’intérêt général, alors il ne pourra jamais y avoir un débat scientifique honnête et rationnel.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Notes</p>
<ol>
<li>En outre, les scientifiques américains qui publient des études montrant les effets adverses sur l’environnement sont fréquemment attaqués violemment par les autres scientifiques pro-OGM. Comme le montre un article dans la revue Nature, qui en donne de nombreux exemples, « les articles qui suggèrent que les récoltes de produits biotechnologiques pourraient faire du mal à l’environnement s’attirent les foudres de propos abusifs des autres scientifiques. Derrière ces attaques sont des scientifiques qui sont déterminés à s’opposer aux articles qu’ils considèrent avoir des formes scientifiques susceptibles d’influencer les politiques. Quand un article survient dans lequel ils perçoivent un problème, ils réagissent immédiatement, critiquent le travail effectué dans des forums publics, écrivent des lettres de réfutation, et les envoient aux politiciens, aux organismes de financement, et aux éditorialistes des journaux » (pg. 27 de Waltz. 2009a). En réalité, quand l’un d’entre nous a écrit un commentaire dans Nature Biotechnology il y a dix ans, suggérant qu’on devrait prêter plus attention aux possibles effets indésirables associés à l’insertion de la mutagénèse, nous avons été inondés de réponses, et un administrateur du Salk Insitute a même dit que cette publication « mettait en péril les financements de son institution » (voir Waltz, 2009a). Des attaques similaires ont eu lieu sur les effets adverses des toxines BT sur les coccinelles et les larves des chrysopes vertes, qui étaient utilisées par les autorités allemandes pour interdire la culture du maïs Monsanto 810, une variété de maïs dans laquelle elles sont implantées (voir Hilbeck et al. 2012a, b, respectivement). En 2009, un groupe de 26 entomologistes du secteur public travaillant sur le maïs envoya une lettre à l’Agence de Protection de l’Environnement américaine qui disait « aucune recherche indépendante réelle ne peut être conduite légalement sur beaucoup de points critiques impliquant ces récoltes [à cause des restrictions imposées par les fabricants] » (pg. 880 de Walz, 2009b) ; il n’est pas surprenant que la lettre ait été envoyée anonymement, les scientifiques craignant des représailles des compagnies sur lesquelles avaient porté leur travaux (Pollack, 2009). Par-dessus tout, que l’industrie contrôle quelles recherches peuvent être menées aux USA signifie que des recherches contradictoires peuvent effectivement être supprimées. Dans un des exemples cités par cet article, Pioneer était en train de développer une toxine binaire BT, nommée Cry34Abl/Cry35Abl, contre le chrysomèle des racines du maïs. En 2001, Pioneer contractualisa avec quelques laboratoires d’universités pour tester les effets indésirables sur les coccinelles femelles. Les laboratoires conclurent que 100% des animaux mourraient après huit jours d’alimentation. Pioneer interdit aux chercheurs de publier cette donnée. Deux ans plus tard, Pioneer reçut une autorisation pour une variété de maïs modifié au BT avec du Cry34Abl/Cry35Abl et soumit les études montrant que les femelles coccinelles n’avaient pas de mal après sept jours. Les scientifiques ne furent pas autorisés à rééditer leurs études après que la récolte soit commercialisée (Waltz, 2009b). Dans un autre exemple, Dow Agro Science menaça un chercheur d’une action en justice s’il publiait une information qu’il avait reçu de l’Agence de Protection de l’Environnement américaine. Comme le relate l’article, « l’information concernait une variété de maïs résistant aux insectes connue sous le nom de TC1507, fabriquée par Dow et Pioneer. Les compagnies suspendirent les ventes de TC1507 à Porto-Rico après la découverte en 2006 qu’un parasite avait développé une résistance à cette variété. Tabashnik put examiner le rapport que la compagnie avait remplie avec l’Agence en soumettant une requête en liberté de l’information. « J’encourageais un employé de la compagnie [Dow] à publier les données, et mentionnais que, de manière alternative, je pourrais citer l’information », dit Tabashnik. « Il me répondit que si je citais l’information, je serais l’objet d’une action en justice de la compagnie ». « Ces comportements donnent froid dans le dos » (pg. 882 de Waltz, 2009b).</li>
</ol>
<p><strong>Les auteurs:</strong></p>
<p><strong>Susan Bardocz (4, Arato Street, Budapest, 1121 Hungary) ; </strong><strong>Ann Clark (University of Guelph, ret.) ; <strong>Stanley Ewen (Consultant Histopathologist, Grampian University Hospital) ;</strong> Michael Hansen (Consumers Union) ; Jack Heinemann (University of Canterbury) ; Jonathan Latham (The Bioscience Resource Project) ; Arpad Pusztai (4, Arato Street, Budapest, 1121 Hungary); David Schubert (The Salk Institute) ; Allison Wilson <strong>(The Bioscience Resource Project)</strong></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><strong></strong>Les premiers signataires :</strong></p>
<p><strong><strong>Brian Wynne (Professor of Science Studies, UK Economic and Social Research Council (ESRC) Centre for Economic and Social Aspects of Genomics, Cesagen, Lancaster University)</strong>; Irina Ermakova, Dr of Biology, Russian Academy of Sciences; Jo Cummins (Professor Emeritus University of Western Ontario); Michael Antoniou, (Reader in Molecular Genetics; his university (<strong>King’s College, London</strong>) has a policy not to allow Dr Antoniou to use his affiliation here); Philip L. Bereano (Professor Emeritus University of Washington &amp; Washington Biotechnology Action Council); Dr P M Bhargava (Former and Founder Director, Centre for Cellular &amp; Molecular Biology, Government of India); Carlo Leifert (Professor for Ecological Agriculture Newcastle University); Peter Romilly (formerly University of Abertay, Dundee); Robert Vint (FRSA); Dr Brian John (Durham University, UK, retired); Professor C. Vyvyan Howard, University of Ulster); Diederick Sprangers (Genethics Foundation); <strong>Mariam Mayet</strong> (African Centre for Biosafety, South Africa);  Eva Novotny (ret. University of Cambridge); Ineke Buskens (Research for the Future); Hector Valenzuela (Professor, University of Hawaii); Ronald Nigh, (Centro de Investigaciones y Estudio Superiores en Antropología Social, Chiapas, Mexico); Marcia Ishii-Eiteman (PhD, Senior Scientist, Pesticide Action Network North America); Naomi Salmon (Dept. of Law, Aberystwyth University, Wales); Michael W, Fox (Minnesota, Veterinarian &amp; Bioethicist, PhD, MRCVS); Neil J. Carman (PhD Sierra Club); Vandana Shiva (India); Hans Herren (President, Millennium Institute, Washington DC, USA); John Fagan (PhD Earth Open Source, UK and USA); Sheila Berry and the Global Environmental Trust; Av Singh (PhD, Perennia); Laurel Hopwood (for the Sierra Club, USA); Philip H. Howard (Associate Professor of Community, Food and Agriculture, Michigan State University); Donald B. Clark (on behalf of Cumberland Countians for Peace &amp; Justice and Network for Environmental &amp; Economic Responsibility, United Church of Christ, Pleasant Hill, TN); Robert Mann (Senior Lecturer in Biochemistry &amp; in Environmental Studies (rtd) University of Auckland, NZ); Chris Williams (PhD, FRSA, University of London); Mae-Wan Ho (PhD Director Institute of Science in Society); Peter Saunders (Prof. Emeritus of Applied Mathematics, King’s College London); Dr. Terje Traavik (Prof. Gene Ecology, Faculty of Health Sciences, University of Tromsö); Oscar B. Zamora (Prof. Crop Science University of the Philippines Los Banos College, Philippines); Adrian Gibbs (Prof. (ret.) Canberra, Australia); Christian Vélot (Senior Lecturer in Molecular Genetics, University Paris-Sud, France); André Cicolella (Scientific adviser INERIS (National Institute of Industrial Environment and Risk) France); Maurizio Pea (Bussolengo General Hospital and University of Verona, Italy) Xiulin Gu (PhD, Yunnan University of Finance and Economics, P.R.China); Brigitta Kurenbach (PhD,University of Canterbury, NZ); Elena Alvarez-Buylla (Instituto de Ecología, CU, Coyoacán, México); Elizabeth Cullen (MB, Ph.D, MD and environmental scientist); Claudia Chaufan, MD, PhD (University of California San Francisco);Marijan Jost (Prof., Croatia); Manuel Ruiz Perez (Dpto. Ecologia, Universidad Autonoma de Madrid-Spain); Rubens Onofre Nodari (Full Professor, Federal University of Santa Catarina Florianópolis, Brazil); Judy Carman (Institute of Health and Environmental Research Inc., Kensington Park, Australia); Florianne Koechlin PhD (Blueridge Institute, Switzerland); Richard Lasker (for Brabant Research, Inc., BioInformatix, Inc., Puget Environmental Group, Inc.);  Anita Idel (<strong>Dr. med. vet.</strong> Mediatorin (MAB) Germany). </strong></p>
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