<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Santé - Sciences Citoyennes</title>
	<atom:link href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/tag/sante/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh</link>
	<description>Les sciences avec et pour les citoyennes</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 08:00:10 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/wp-content/uploads/2023/10/cropped-Icone_SciencesCitoyennes-32x32.png</url>
	<title>Santé - Sciences Citoyennes</title>
	<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Offre de stage M2 à Paris « Sciences &#8211; Sociétés &#8211; Démocratie »</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/offre-de-stage-m2-a-paris-sur-sciences-societes-democratie-2024/</link>
					<comments>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/offre-de-stage-m2-a-paris-sur-sciences-societes-democratie-2024/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Oct 2023 08:00:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nos (pro)positions et actions]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Expertise]]></category>
		<category><![CDATA[Nucléaire]]></category>
		<category><![CDATA[Pesticides]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences - Sociétés - Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Urbanisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/offre-de-stage-m2-a-paris-sur-sciences-societes-democratie-2024/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quatre associations (<span class="glossaryLink"  aria-describedby="tt"  data-cmtooltip="&#60;div class=glossaryItemTitle&#62;Aitec&#60;/div&#62;&#60;div class=glossaryItemBody&#62;&#60;/div&#62;"  data-gt-translate-attributes='[{"attribute":"data-cmtooltip", "format":"html"}]'  tabindex='0' role='link'>Aitec</span>, <span class="glossaryLink"  aria-describedby="tt"  data-cmtooltip="&#60;div class=glossaryItemTitle&#62;Global Chance&#60;/div&#62;&#60;div class=glossaryItemBody&#62;&#60;/div&#62;"  data-gt-translate-attributes='[{"attribute":"data-cmtooltip", "format":"html"}]'  tabindex='0' role='link'>Global Chance</span>, <span class="glossaryLink"  aria-describedby="tt"  data-cmtooltip="&#60;div class=glossaryItemTitle&#62;Ipam&#60;/div&#62;&#60;div class=glossaryItemBody&#62;&#60;/div&#62;"  data-gt-translate-attributes='[{"attribute":"data-cmtooltip", "format":"html"}]'  tabindex='0' role='link'>Ipam</span> et Sciences Citoyennes) recherchent un.e stagiaire dans le cadre de leur initiative commune autour du triptyque&#160; Sciences &#8211; Soci&#233;t&#233;s &#8211; D&#233;mocratie, pour contribuer &#224; une mutation en profondeur du monde de la recherche et r&#233;pondre &#224; l&#8217;urgence &#233;cologique, sociale et d&#233;mocratique. La nouvelle radicalit&#233; avec laquelle s&#8217;expriment les r&#233;cents [&#8230;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/offre-de-stage-m2-a-paris-sur-sciences-societes-democratie-2024/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Quatre associations (<strong>Aitec</strong>, <strong>Global Chance</strong>, <strong>Ipam</strong> et <strong>Sciences Citoyennes</strong>) recherchent un.e stagiaire dans le cadre de leur initiative commune autour du triptyque  <strong><a href=\"https://sciences-societes-democratie.org/\">Sciences &#8211; Sociétés &#8211; Démocratie</a></strong>, pour contribuer à une mutation en profondeur du monde de la recherche et répondre à l’urgence écologique, sociale et démocratique.<span id="more-145228"></span></p>
<p><img class=\"size-thumbnail wp-image-144478 alignright\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2022/10/image-150x150.png\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" />La nouvelle radicalité avec laquelle s’expriment les récents mouvements sociaux est un bon témoin de la prégnance et de l’urgence des multiples crises auxquelles nous faisons face. Face à ces crises et aux tensions qu’elles génèrent, une des aspirations communes à l’ensemble des mouvements semble être la nécessité de reposer le débat des formes et des procédures démocratiques. Un des enjeux qui nous apparaît comme central sur ce débat est le rôle de la science et de l’expertise dans une société démocratique. L’expression et le positionnement des citoyens et citoyennes sur les problématiques scientifiques et techniques restent en effet encore largement ignorés.<br />
Notre groupe Sciences-Sociétés-Démocratie se focalise actuellement sur l’expertise et son lien à la décision publique.</p>
<p><i><b>Organisations impliquées</b></i></p>
<p><strong>Association Internationale de Techniciens, Experts et Chercheurs (Aitec)</strong>, un réseau de citoyens et d’experts engagés, travail sur le droit au logement / droit à la ville, politiques de commerce et d’investissement, activités des multinationales et alternatives de développement (<a href=\"http://aitec.reseau-ipam.org/\">aitec.reseau-ipam.org</a>).<em> </em></p>
<p><strong>Global Chance</strong> réunit des scientifiques et des experts convaincus qu’un développement mondial plus équilibré peut et doit résulter de la prise de conscience croissante des menaces qui pèsent sur l’environnement global (<a href=\"http://global-chance.org/\">global-chance.org</a>).</p>
<p><strong>Initiatives Pour un Autre Monde (Ipam)</strong> est un réseau d\&rsquo;associations engagées pour de nouvelles formes de luttes et de nouveaux mouvements, pour les droits politiques, sociaux et culturels, pour la paix et la démocratie, pour la justice sociale et environnementale (<a href=\"http://www.reseau-ipam.org/\">www.reseau-ipam.org</a>).</p>
<p><strong>Sciences Citoyennes</strong> est une association loi 1901 créée en 2002. Elle a pour objectif de favoriser et soutenir l’appropriation citoyenne et démocratique de la science afin de la mettre au service du bien commun (<a href=\"http://sciencescitoyennes.org/\">sciencescitoyennes.org</a>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Description générale du stage</strong></p>
<p>A – Fonctions attachées au poste</p>
<p>Le stagiaire accomplira un travail en deux volets.</p>
<p><em>Volet « Enquêtes et analyses »</em></p>
<ul>
<li>Participation aux travaux du collectif afin d’identifier des méthodes et des outils d’action pour une nouvelle alliance entre scientifiques, mouvements sociaux et citoyens ;</li>
<li>Réalisation, transcription, analyse et synthèse d’entretiens avec des scientifiques et des militants des mouvements sociaux et environnementaux ;</li>
<li>Élaboration et publication de synthèses augmentées (ajout d’éléments biographiques et bibliographiques) d’entretiens déjà effectués ou effectués durant le stage ;</li>
<li>Rédaction de notes d’analyse/d’orientation préparatoires aux événements organisés dans le 2<sup>e</sup> volet ;</li>
<li>Connexion possible avec la dynamique internationale <em>Intercoll </em>(<a href=\"http://intercoll.net/\" target=\"_top\" rel=\"noopener noreferrer\">intercoll.net</a>).</li>
<li>Connexions possibles avec d’autres projets (<a href=\"https://ferme.yeswiki.net/droit-citoyen/?Outils\">Droits et Mouvements Sociaux</a>, <a href=\"https://www.mouvement-ser.org/\">Mouvement pour des Savoirs Engagés et Reliés</a>, etc.)</li>
</ul>
<p><em>Volet « Organisation de rencontres et d\&rsquo;événements »</em></p>
<ul>
<li>Participation et structuration et organisation de rencontres sur les différentes thématiques étudiées dans l’axe « expertise et décision publique », notamment climat-énergie-nucléaire, ainsi que santé environnementale.</li>
<li>Participation à l’organisation d’une table ronde et d’un atelier sur l’expertise et la décision publique dans le cas d’élus locaux ;</li>
<li>Participation aux réunions préparatoires à la programmation d’un colloque prévu en 2025.</li>
</ul>
<p>B – Profil du candidat, compétences souhaitées</p>
<ul>
<li>M2 en cours ou validé ;</li>
<li>Formation, expérience professionnelle ou militante scientifique ou liée aux mouvements sociaux et environnementaux ;</li>
<li>Capacité et goût pour les travaux d’analyse ;</li>
<li>Capacité organisationnelle ;</li>
<li>Polyvalence et capacité à gérer plusieurs dossiers simultanément ;</li>
<li>Autonomie dans l’exécution des tâches ;</li>
<li>Goût du travail multi-acteurs (institutions, professionnels, bénévoles, militants…) ;</li>
<li>Aisance téléphonique et relationnelle ;</li>
<li>Qualités rédactionnelles et orthographiques ;</li>
<li>Maîtrise des outils numériques (bureautique, web, réseaux sociaux) ;</li>
<li>Anglais courant.</li>
</ul>
<p>C – Conditions</p>
<p>Indemnisation au taux en vigueur (et défraiement transport à 50%) ;<br />
Stage de 4 à 6 mois à temps plein, à débuter idéalement en février 2024 ;<br />
Lieu de travail : Paris 11<sup>e</sup>et télétravail, avec quelques déplacements (frais payés).</p>
<p>Nous contacter <strong>avant le 20 novembre 2023</strong> avec un <strong>CV </strong>et une <strong>lettre de motivation </strong>à l’adresse électronique suivante :<br />
<strong>ssd-recrutement[at]sciencescitoyennes.org</strong></p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/offre-de-stage-m2-a-paris-sur-sciences-societes-democratie-2024/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/offre-de-stage-m2-a-paris-sur-sciences-societes-democratie-2024/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Une intervention de Jérôme Santolini lors de la conférence &#034;Why Your Movement Should Oppose Designer Babies?&#034; (5 mars 2022, en anglais))</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/designerbabies/</link>
					<comments>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/designerbabies/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Mar 2022 10:35:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[Biotechnologie]]></category>
		<category><![CDATA[OGM]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sciencescitoyennes.org/?p=143213</guid>

					<description><![CDATA[<p>J&#xE9;r&#xF4;me Santolini, administrateur de Sciences Citoyennes, est intervenu le 5 mars 2022 lors de la conf&#xE9;rence &#xAB;&#xA0;Why Your Movement Should Oppose Designer Babies?&#xA0;&#xBB; organis&#xE9; par Stop Designer Babies. Voici le texte de sa pr&#xE9;sentation (en anglais) : An NGO created 20 years ago whose objective is to put science and scientists back into society and [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/designerbabies/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Jérôme Santolini, administrateur de Sciences Citoyennes, est intervenu le 5 mars 2022 lors de la conférence « Why Your Movement Should Oppose Designer Babies? » organisé par Stop Designer Babies.</em></p>
<p><span id="more-143213"></span></p>
<p>Voici le texte de sa présentation (en anglais) :</p>
<p lang="en-GB" align="justify"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-143226" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2022/03/SDB-300x100.jpg" alt="SDB 300x100" width="500" height="167"  title="Une intervention de Jérôme Santolini lors de la conférence &quot;Why Your Movement Should Oppose Designer Babies?&quot; (5 mars 2022, en anglais))" /></p>
<p lang="en-GB" align="justify">An NGO created 20 years ago whose objective is to put science and scientists back into society and to democratise science, in many different ways, at the level of the definition of the knowledge we need, of the production of knowledge and its uses. We believe that knowledge and science are eminently political objects and we advocate the role of science in the ecological and social crises, as well as the social responsibility and political commitment of science and scientists.</p>
<p lang="en-GB" align="justify">Our actions take several forms. We seek to foster debates numerous socio-technical controversies linked to the use of certain technosciences (such as GMOs or geo-engineering), but we also develop numerous views on technical democracy and the organisation of the research world. Over the past twenty years, we have set up numerous tools such as the Citizens&rsquo; Conventions, an instrument of citizen&rsquo;s political deliberation whose purpose can be, for example, to allow the democratic elaboration of choices on the use of technologies or the orientations of research. We have also been at the origin of thee French Whistleblowers&rsquo; House and have contributed a great deal to the development of participatory research in France, for which we claim for a high degree of democracy and the co-construction of knowledge.</p>
<p lang="en-GB" align="justify">The association is at the crossroads of two types of advocacy: a political advocacy, on the need to democratise the mechanisms of production and use of knowledge and techniques; another on the very nature of socio-technical controversies and the societal choices we make. Genome editing is a perfect illustration of the complementarity of these two pleas and of the complexity of the issues at the Science/Society interface.</p>
<h3 lang="en-GB" align="justify"><span style="font-size: large;">Sciences Citoyennes&rsquo;s position on genome editing</span></h3>
<p lang="en-GB" align="justify">Genome editing, and more generally the development of all techniques of genetic manipulation of living organisms, do not correspond to any demand from society, nor are they supported by an open, global debate on the legitimacy, usefulness or risks associated with these new technologies. The rapid development of biotechnologies is characterised by a complete democratic vacuum and by the grip of the scientific and industrial worlds on public decisions. The political agenda is captured by a very influential minority, and the choices to develop these techniques are made in an undemocratic way. Not only is the choice to manipulate the living, the genome of plants, animals and humans made without the consent of citizens, but it is made against them.</p>
<p lang="en-GB" align="justify">Indeed, Sciences citoyennes is fundamentally opposed to the vision of man, of society, of the living being that this biotechnological frenzy carries, a project of civilisation that is built against the ethical values on which our societies are based, that endangers the conditions of life of man on Earth and that is an attack on human dignity. We are at the dawn of a technological revolution which, like the revolution of the sixteenth and seventeenth centuries, will profoundly change our relationship with the world. Today, it is our &lsquo;humanity&rsquo; that is at stake and the advances in genetic sciences and technologies give always more powerful weapons to those who wish to dehumanise us.</p>
<h3 lang="en-GB" align="justify"><span style="font-size: large;">Bioethics legislation and regulation</span></h3>
<p lang="en-GB" align="justify">This mobilisation is more than necessary in view of the political situation in France. France adopted a bioethics law fairly quickly (in 1994, i.e. 12 years after the first French test-tube baby), agreeing that this law should be amended regularly, every 5/7 years. However, this revision of the law does not always respond to the emergence of new problems or social issues, but rather seems to follow scientific advances, to submit to international competition, to seek ever more medical or paramedical applications which constitute a market with strong growth potential for many companies. French bioethics laws are modified very regularly, they do not regulate the scientific, technical, medical or commercial practices but are constantly adapted to the state of knowledge and techniques and to &lsquo;progressive&rsquo; pressure groups. In other words, the law does not regulate Science, it is Science that creates the law. This constant evolution of regulations over the last twenty years is manifested by an increasing permissiveness towards the demands of scientists and certain lobbies and leads to the authorisation of ever more scientific experiments and medical practices. In this respect, certain measures in the latest bioethics law are confounding :</p>
<p lang="en-GB" align="justify">&#8211; Authorisation of the mass production of gametes through the directed in vitro differentiation of somatic cells or stem cells. The risks of merchandising of gametes, the generalisation of pre-implantation diagnosis and positive eugenics have obviously not been taken into account.</p>
<p lang="en-GB" align="justify">&#8211; Authorisation of human-animal chimeras by combining embryonic cells (human/mouse, human/pig) with transfer into the uterus of the animal species.</p>
<p lang="en-GB" align="justify">The question of the dilution of identity of these « hybrid objects », the very nature of these demiurgic creations, the infringement of animal and human dignity, etc., did not embarrass the legislators, who saw it only as a practical means of producing organoids (to produce organs for transplantation), or of furthering science.</p>
<p lang="en-GB" align="justify">&#8211; Editing the genome of human embryos by applying Crispr-Cas9 on an experimental basis to define the conditions of good practice prior to the birth of genetically modified children. Here again, under the pretext of the non-implantation of embryos, the legislators have authorised the ultimate transgression, that of substituting themselves for Chance/Nature, whatever name we give it, and arrogating to themselves the right to modify, control, and even create our own genetic, bodily and material identity. We would no longer depend on anyone but ourselves, the ultimate fantasy of becoming one&rsquo;s own God.</p>
<p lang="en-GB" align="justify">These laws were passed not in the name of the welfare or sake of mankind, but in the name of Science. The law has been used not as a tool for regulation, but as a tool for the promotion of biotechnology; politicians do not seem to care about the best interests of mankind, but rather are in a hurry to blindly respond to the fantasies of the craziest scientists and the most demanding parents. This forced march of biotechnological progress is done while refusing to ask questions about the medical, social, cultural and moral consequences of these laws. Thus, what is the point of producing thousands of gametes artificially, if not to use them intensively and thus profoundly modify our ways of « reproducing » ourselves as individuals, as a species ? What is the point of authorising the modification of human embryos if not to then, in the name of the « care » provided to the embryo, henceforth considered as a « patient », authorise the re-implantation of embryos « cured » of their genetic defects, related to orphan or social diseases ?</p>
<p lang="en-GB" align="justify">The project of mastering man, from his creation to his death, of improving « human quality » is what drives this permanent revision of the bioethics laws and is reminiscent of the wildest transhumanist delusions. But obviously, this is not said publicly. The political space in which these laws were drawn up, discussed and voted on has been captured by the scientific and industrial world. There has been no really contradictory public debate on these precise points. In this sense, the evolution of French laws reflects an abdication to scientific or societal pressure groups of what a law should be (regulating science and medicine) and the democratic way in which it should be elaborated.</p>
<h3 lang="en-GB" align="justify"><span style="font-size: large;">Lack of public mobilisation</span></h3>
<p lang="en-GB" align="justify">Public attention has been focused on other, less technical, aspects of the latest bioethics laws. The extension of medically assisted procreation and the authorisation of surrogate motherhood, which have given rise to a great deal of mobilisation and discourse, has played the role of the tree that hides the forest. As far as the editing of the human genome is concerned, the general feeling is non-existent. There is very little information, and even less debate on these issues. These debates have had little to do with the issue of human biotechnology, have rather served as a relay for the dominant discourse and have had almost zero media coverage. However, when you explain in detail to your family or friends the state of the legislation in France, what is being done or can be done, the concrete consequences of these new laws&#8230; people are individually horrified. No one can imagine that it is acceptable to produce human/animal chimeras, thousands of gametes artificially and even less to modify the human genome&#8230; And yet, this is what is going to happen thanks to the latest legislative revision</p>
<p lang="en-GB" align="justify">In France, there are very strong mobilisations against plant biotechnologies, built on many associations and activists, and the issue of GMOs is very present in the media with a strong people’s commitment for or against. But surprisingly, when these biotechnologies are applied to humans, this does not trigger any reactions in the population, as if a smokescreen separated them from this reality. It is likely that this &lsquo;factory of ignorance&rsquo; is the result of the activity of pressure groups that were able to capture the space for public discussion and decision-making at a fairly early stage. Unlike other fields (plant biotechnologies, digital technology, pesticides, etc.), these groups are not all in the service of economic interests but seem to defend a certain vision of science and human beings, an ideology.</p>
<h3 lang="en-GB" align="justify"><span style="font-size: large;">The responsibility of scientists</span></h3>
<p lang="en-GB" align="justify">In my opinion, the scientific community is largely responsible for the invisibilisation of the issue of human genome editing, and this has been the case since the 1990s and the first law authorising PGD in 1994. The debate has been captured and the terms imposed by scientists who have reduced it to its technical dimension, prevented any possibility of addressing ethical, social, cultural or even medical issues. The absence of contradictory debates illustrates this capture. Positions or initiatives seeking to question the extremely rapid development of human biotechnologies are quickly caricatured and labelled as obscurantist, religious, anti-progress movements&#8230; Scientists have imposed their agenda on the political world, by imposing the idea that genome manipulation is inevitable, indispensable. They are manoeuvring to short-circuit any attempt at prohibiting or even regulating human biotechnologies by once again mobilising a rhetoric of scientific and economic promises, by defending the « imperative of medical finality » and, as is often the case, by waving China around like a scarecrow: « It has to be done because if we don&rsquo;t do it, China will.</p>
<p align="justify"><span lang="en-GB">The reaction of the French scientific community to the Chinese GMO babies is an illustration of its position on genome editing: favourable. Indeed, scientists condemned Jangkui He&rsquo;s experiments, not for ethical or moral reasons, but because this « work » had not been done correctly, from a technical and legal point of view. They did not question the very fact of creating GMO babies, and they rather gave the impression that they regretted not having done it themselves first. They were more hurt that they had been scooped by an outsider researcher, than concerned about the risks of developing these human biotechnologies. These scientists are now organised in international networks, penetrate international bodies and hold congresses where they define the conditions they consider necessary to promote their projects. It is a vision of a mythical, omniscient and omnipotent science that is being imposed, a science that places itself above cultural and political norms, above ethical and moral values, a science that is accountable to no one and decides our future without us and even against us, and it is this vision of Science that should frighten us the most and encourage us to react.</span></p>
<p align="justify"><strong>Find more about it here : <a href="https://stopdesignerbabies.org/news/">https://stopdesignerbabies.org/news/</a></strong></p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/designerbabies/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/designerbabies/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Une intervention de Jérôme Santolini lors de la conférence \ »Why Your Movement Should Oppose Designer Babies?\ » (5 mars 2022, en anglais))</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/designerbabies-2/</link>
					<comments>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/designerbabies-2/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Mar 2022 10:35:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[Biotechnologie]]></category>
		<category><![CDATA[OGM]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/designerbabies-2/</guid>

					<description><![CDATA[<p>J&#xE9;r&#xF4;me Santolini, administrateur de Sciences Citoyennes, est intervenu le 5 mars 2022 lors de la conf&#xE9;rence \&#xA0;&#xBB;Why Your Movement Should Oppose Designer Babies?\&#xA0;&#xBB; organis&#xE9; par Stop Designer Babies. Voici le texte de sa pr&#xE9;sentation (en anglais) : An NGO created 20 years ago whose objective is to put science and scientists back into society and [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/designerbabies-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Jérôme Santolini, administrateur de Sciences Citoyennes, est intervenu le 5 mars 2022 lors de la conférence \ »Why Your Movement Should Oppose Designer Babies?\ » organisé par Stop Designer Babies.</em></p>
<p><span id="more-145203"></span></p>
<p>Voici le texte de sa présentation (en anglais) :</p>
<p lang=\"en-GB\" align=\"justify\"><img class=\"aligncenter size-medium wp-image-143226\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2022/03/SDB-300x100.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"167\" /></p>
<p lang=\"en-GB\" align=\"justify\">An NGO created 20 years ago whose objective is to put science and scientists back into society and to democratise science, in many different ways, at the level of the definition of the knowledge we need, of the production of knowledge and its uses. We believe that knowledge and science are eminently political objects and we advocate the role of science in the ecological and social crises, as well as the social responsibility and political commitment of science and scientists.</p>
<p lang=\"en-GB\" align=\"justify\">Our actions take several forms. We seek to foster debates numerous socio-technical controversies linked to the use of certain technosciences (such as GMOs or geo-engineering), but we also develop numerous views on technical democracy and the organisation of the research world. Over the past twenty years, we have set up numerous tools such as the Citizens\&rsquo; Conventions, an instrument of citizen\&rsquo;s political deliberation whose purpose can be, for example, to allow the democratic elaboration of choices on the use of technologies or the orientations of research. We have also been at the origin of thee French Whistleblowers\&rsquo; House and have contributed a great deal to the development of participatory research in France, for which we claim for a high degree of democracy and the co-construction of knowledge.</p>
<p lang=\"en-GB\" align=\"justify\">The association is at the crossroads of two types of advocacy: a political advocacy, on the need to democratise the mechanisms of production and use of knowledge and techniques; another on the very nature of socio-technical controversies and the societal choices we make. Genome editing is a perfect illustration of the complementarity of these two pleas and of the complexity of the issues at the Science/Society interface.</p>
<h3 lang=\"en-GB\" align=\"justify\"><span style=\"font-size: large;\">Sciences Citoyennes\&rsquo;s position on genome editing</span></h3>
<p lang=\"en-GB\" align=\"justify\">Genome editing, and more generally the development of all techniques of genetic manipulation of living organisms, do not correspond to any demand from society, nor are they supported by an open, global debate on the legitimacy, usefulness or risks associated with these new technologies. The rapid development of biotechnologies is characterised by a complete democratic vacuum and by the grip of the scientific and industrial worlds on public decisions. The political agenda is captured by a very influential minority, and the choices to develop these techniques are made in an undemocratic way. Not only is the choice to manipulate the living, the genome of plants, animals and humans made without the consent of citizens, but it is made against them.</p>
<p lang=\"en-GB\" align=\"justify\">Indeed, Sciences citoyennes is fundamentally opposed to the vision of man, of society, of the living being that this biotechnological frenzy carries, a project of civilisation that is built against the ethical values on which our societies are based, that endangers the conditions of life of man on Earth and that is an attack on human dignity. We are at the dawn of a technological revolution which, like the revolution of the sixteenth and seventeenth centuries, will profoundly change our relationship with the world. Today, it is our \&rsquo;humanity\&rsquo; that is at stake and the advances in genetic sciences and technologies give always more powerful weapons to those who wish to dehumanise us.</p>
<h3 lang=\"en-GB\" align=\"justify\"><span style=\"font-size: large;\">Bioethics legislation and regulation</span></h3>
<p lang=\"en-GB\" align=\"justify\">This mobilisation is more than necessary in view of the political situation in France. France adopted a bioethics law fairly quickly (in 1994, i.e. 12 years after the first French test-tube baby), agreeing that this law should be amended regularly, every 5/7 years. However, this revision of the law does not always respond to the emergence of new problems or social issues, but rather seems to follow scientific advances, to submit to international competition, to seek ever more medical or paramedical applications which constitute a market with strong growth potential for many companies. French bioethics laws are modified very regularly, they do not regulate the scientific, technical, medical or commercial practices but are constantly adapted to the state of knowledge and techniques and to \&rsquo;progressive\&rsquo; pressure groups. In other words, the law does not regulate Science, it is Science that creates the law. This constant evolution of regulations over the last twenty years is manifested by an increasing permissiveness towards the demands of scientists and certain lobbies and leads to the authorisation of ever more scientific experiments and medical practices. In this respect, certain measures in the latest bioethics law are confounding :</p>
<p lang=\"en-GB\" align=\"justify\">&#8211; Authorisation of the mass production of gametes through the directed in vitro differentiation of somatic cells or stem cells. The risks of merchandising of gametes, the generalisation of pre-implantation diagnosis and positive eugenics have obviously not been taken into account.</p>
<p lang=\"en-GB\" align=\"justify\">&#8211; Authorisation of human-animal chimeras by combining embryonic cells (human/mouse, human/pig) with transfer into the uterus of the animal species.</p>
<p lang=\"en-GB\" align=\"justify\">The question of the dilution of identity of these \ »hybrid objects\ », the very nature of these demiurgic creations, the infringement of animal and human dignity, etc., did not embarrass the legislators, who saw it only as a practical means of producing organoids (to produce organs for transplantation), or of furthering science.</p>
<p lang=\"en-GB\" align=\"justify\">&#8211; Editing the genome of human embryos by applying Crispr-Cas9 on an experimental basis to define the conditions of good practice prior to the birth of genetically modified children. Here again, under the pretext of the non-implantation of embryos, the legislators have authorised the ultimate transgression, that of substituting themselves for Chance/Nature, whatever name we give it, and arrogating to themselves the right to modify, control, and even create our own genetic, bodily and material identity. We would no longer depend on anyone but ourselves, the ultimate fantasy of becoming one\&rsquo;s own God.</p>
<p lang=\"en-GB\" align=\"justify\">These laws were passed not in the name of the welfare or sake of mankind, but in the name of Science. The law has been used not as a tool for regulation, but as a tool for the promotion of biotechnology; politicians do not seem to care about the best interests of mankind, but rather are in a hurry to blindly respond to the fantasies of the craziest scientists and the most demanding parents. This forced march of biotechnological progress is done while refusing to ask questions about the medical, social, cultural and moral consequences of these laws. Thus, what is the point of producing thousands of gametes artificially, if not to use them intensively and thus profoundly modify our ways of \ »reproducing\ » ourselves as individuals, as a species ? What is the point of authorising the modification of human embryos if not to then, in the name of the \ »care\ » provided to the embryo, henceforth considered as a \ »patient\ », authorise the re-implantation of embryos \ »cured\ » of their genetic defects, related to orphan or social diseases ?</p>
<p lang=\"en-GB\" align=\"justify\">The project of mastering man, from his creation to his death, of improving \ »human quality\ » is what drives this permanent revision of the bioethics laws and is reminiscent of the wildest transhumanist delusions. But obviously, this is not said publicly. The political space in which these laws were drawn up, discussed and voted on has been captured by the scientific and industrial world. There has been no really contradictory public debate on these precise points. In this sense, the evolution of French laws reflects an abdication to scientific or societal pressure groups of what a law should be (regulating science and medicine) and the democratic way in which it should be elaborated.</p>
<h3 lang=\"en-GB\" align=\"justify\"><span style=\"font-size: large;\">Lack of public mobilisation</span></h3>
<p lang=\"en-GB\" align=\"justify\">Public attention has been focused on other, less technical, aspects of the latest bioethics laws. The extension of medically assisted procreation and the authorisation of surrogate motherhood, which have given rise to a great deal of mobilisation and discourse, has played the role of the tree that hides the forest. As far as the editing of the human genome is concerned, the general feeling is non-existent. There is very little information, and even less debate on these issues. These debates have had little to do with the issue of human biotechnology, have rather served as a relay for the dominant discourse and have had almost zero media coverage. However, when you explain in detail to your family or friends the state of the legislation in France, what is being done or can be done, the concrete consequences of these new laws&#8230; people are individually horrified. No one can imagine that it is acceptable to produce human/animal chimeras, thousands of gametes artificially and even less to modify the human genome&#8230; And yet, this is what is going to happen thanks to the latest legislative revision</p>
<p lang=\"en-GB\" align=\"justify\">In France, there are very strong mobilisations against plant biotechnologies, built on many associations and activists, and the issue of GMOs is very present in the media with a strong people’s commitment for or against. But surprisingly, when these biotechnologies are applied to humans, this does not trigger any reactions in the population, as if a smokescreen separated them from this reality. It is likely that this \&rsquo;factory of ignorance\&rsquo; is the result of the activity of pressure groups that were able to capture the space for public discussion and decision-making at a fairly early stage. Unlike other fields (plant biotechnologies, digital technology, pesticides, etc.), these groups are not all in the service of economic interests but seem to defend a certain vision of science and human beings, an ideology.</p>
<h3 lang=\"en-GB\" align=\"justify\"><span style=\"font-size: large;\">The responsibility of scientists</span></h3>
<p lang=\"en-GB\" align=\"justify\">In my opinion, the scientific community is largely responsible for the invisibilisation of the issue of human genome editing, and this has been the case since the 1990s and the first law authorising PGD in 1994. The debate has been captured and the terms imposed by scientists who have reduced it to its technical dimension, prevented any possibility of addressing ethical, social, cultural or even medical issues. The absence of contradictory debates illustrates this capture. Positions or initiatives seeking to question the extremely rapid development of human biotechnologies are quickly caricatured and labelled as obscurantist, religious, anti-progress movements&#8230; Scientists have imposed their agenda on the political world, by imposing the idea that genome manipulation is inevitable, indispensable. They are manoeuvring to short-circuit any attempt at prohibiting or even regulating human biotechnologies by once again mobilising a rhetoric of scientific and economic promises, by defending the \ »imperative of medical finality\ » and, as is often the case, by waving China around like a scarecrow: \ »It has to be done because if we don\&rsquo;t do it, China will.</p>
<p align=\"justify\"><span lang=\"en-GB\">The reaction of the French scientific community to the Chinese GMO babies is an illustration of its position on genome editing: favourable. Indeed, scientists condemned Jangkui He\&rsquo;s experiments, not for ethical or moral reasons, but because this \ »work\ » had not been done correctly, from a technical and legal point of view. They did not question the very fact of creating GMO babies, and they rather gave the impression that they regretted not having done it themselves first. They were more hurt that they had been scooped by an outsider researcher, than concerned about the risks of developing these human biotechnologies. These scientists are now organised in international networks, penetrate international bodies and hold congresses where they define the conditions they consider necessary to promote their projects. It is a vision of a mythical, omniscient and omnipotent science that is being imposed, a science that places itself above cultural and political norms, above ethical and moral values, a science that is accountable to no one and decides our future without us and even against us, and it is this vision of Science that should frighten us the most and encourage us to react.</span></p>
<p align=\"justify\"><strong>Find more about it here : <a href=\"https://stopdesignerbabies.org/news/\">https://stopdesignerbabies.org/news/</a></strong></p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/designerbabies-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/designerbabies-2/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Offre de stage à Paris sur « Sciences &#8211; Sociétés &#8211; Démocratie » 2022</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/offre-de-stage-a-paris-sur-sciences-societes-democratie-2022/</link>
					<comments>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/offre-de-stage-a-paris-sur-sciences-societes-democratie-2022/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Oct 2021 16:00:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nos (pro)positions et actions]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Expertise]]></category>
		<category><![CDATA[Nucléaire]]></category>
		<category><![CDATA[Pesticides]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences - Sociétés - Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Urbanisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sciencescitoyennes.org/?p=142263</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quatre associations (Aitec, Global Chance, Ipam et Sciences Citoyennes) recherchent un.e stagiaire dans le cadre de leur initiative commune autour du triptyque&#xA0; Sciences &#x2013; Soci&#xE9;t&#xE9;s &#x2013; D&#xE9;mocratie, pour contribuer &#xE0; une mutation en profondeur du monde de la recherche et r&#xE9;pondre &#xE0; l&#x2019;urgence &#xE9;cologique, sociale et d&#xE9;mocratique. La nouvelle radicalit&#xE9; avec laquelle s&#x2019;expriment les r&#xE9;cents [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/offre-de-stage-a-paris-sur-sciences-societes-democratie-2022/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Quatre associations (<strong>Aitec</strong>, <strong>Global Chance</strong>, <strong>Ipam</strong> et <strong>Sciences Citoyennes</strong>) recherchent un.e stagiaire dans le cadre de leur initiative commune autour du triptyque  <strong><a href="https://sciences-societes-democratie.org/">Sciences &#8211; Sociétés &#8211; Démocratie</a></strong>, pour contribuer à une mutation en profondeur du monde de la recherche et répondre à l’urgence écologique, <span id="more-142263"></span>sociale et démocratique.</p>
<p>La nouvelle radicalité avec laquelle s’expriment les récents mouvements sociaux est un bon témoin de la prégnance et de l’urgence des multiples crises auxquelles nous faisons face. Face à ces crises et aux tensions qu’elles génèrent, une des aspirations communes à l’ensemble des mouvements semble être la nécessité de reposer le débat des formes et des procédures démocratiques. Un des enjeux qui nous apparaît comme central sur ce débat est le rôle de la science et de l’expertise dans une société démocratique. L’expression et le positionnement des citoyens et citoyennes sur les problématiques scientifiques et techniques restent en effet encore largement ignorés.</p>
<p>Notre groupe Sciences-Sociétés-Démocratie se focalise actuellement sur deux axes : 1) poursuivre le travail sur <a href="https://sciences-societes-democratie.org">la place du droit dans les mobilisations</a> et 2) développer le travail entamé sur l&rsquo;expertise et son lien à la décision publique.</p>
<p><i><b>Organisations impliquées</b></i></p>
<p><strong>Association Internationale de Techniciens, Experts et Chercheurs (Aitec)</strong>, un réseau de citoyens et d’experts engagés, travail sur le droit au logement / droit à la ville, politiques de commerce et d’investissement, activités des multinationales et alternatives de développement (<a href="http://aitec.reseau-ipam.org/">aitec.reseau-ipam.org</a>).<em> </em></p>
<p><strong>Global Chance</strong> réunit des scientifiques et des experts convaincus qu’un développement mondial plus équilibré peut et doit résulter de la prise de conscience croissante des menaces qui pèsent sur l’environnement global (<a href="http://global-chance.org/">global-chance.org</a>).</p>
<p><strong>Initiatives Pour un Autre Monde (Ipam)</strong> est un réseau d&rsquo;associations engagées pour de nouvelles formes de luttes et de nouveaux mouvements, pour les droits politiques, sociaux et culturels, pour la paix et la démocratie, pour la justice sociale et environnementale (<a href="http://www.reseau-ipam.org/">www.reseau-ipam.org</a>).</p>
<p><strong>Sciences Citoyennes</strong> est une association loi 1901 créée en 2002. Elle a pour objectif de favoriser et soutenir l’appropriation citoyenne et démocratique de la science afin de la mettre au service du bien commun (<a href="http://sciencescitoyennes.org/">sciencescitoyennes.org</a>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Description générale du stage</strong></p>
<p>A – Fonctions attachées au poste</p>
<p>Le stagiaire accomplira un travail en deux volets.</p>
<p><em>Volet « Enquêtes et analyses »</em></p>
<ul>
<li>Participation aux travaux du collectif afin d&rsquo;identifier des méthodes et des outils d&rsquo;action pour une nouvelle alliance Scientifiques &#8211; Mouvements sociaux et citoyens ;</li>
<li>Réalisation et synthèse d&rsquo;entretiens sur la question de l&rsquo;expertise et de son lien à la décision publique auprès d&rsquo;universitaires, de chercheurs et de représentants des mouvements sociaux et environnementaux ;</li>
<li>Rédaction de notes d&rsquo;analyse/d&rsquo;orientation préparatoires aux événements organisés dans le 2e volet ;</li>
<li>Constitution d’un réseau des chercheurs engagés (académiques et associatifs) ;</li>
<li>Connexion possible avec la dynamique internationale <i>Intercoll </i>(<a href="http://intercoll.net/">intercoll.net</a>).</li>
</ul>
<p><em>Volet « </em><em><i>Organisation de rencontres et d&rsquo;événements</i></em><em> »</em></p>
<ul>
<li>Structuration et organisation de rencontres et d’événements sur les différentes thématiques étudiées dans l&rsquo;axe « expertise et décision publique » (climat, expertise non patronale, nucléaire, pesticides/produits chimiques, santé, urbanisme) ;</li>
<li>Participation à l&rsquo;organisation d&rsquo;un forum franco-allemand sur expertise et démocratie ;</li>
<li>Participation à la communication autour d&rsquo;événements grand public.</li>
</ul>
<p>B – Profil du candidat, compétences souhaitées</p>
<ul>
<li>Formation, expérience professionnelle ou militante, connaissances des sciences et des associations environnementales ou politiques ;</li>
<li>Capacité et goût pour les travaux d&rsquo;analyse ;</li>
<li>Capacité organisationnelle ;</li>
<li>Polyvalence et capacité à gérer plusieurs dossiers simultanément ;</li>
<li>Autonomie dans l’exécution des tâches ;</li>
<li>Goût du travail multi-acteurs (institutions, professionnels, bénévoles, militants…) ;</li>
<li>Aisance téléphonique et relationnelle ;</li>
<li>Qualités rédactionnelles et orthographiques ;</li>
<li>Maîtrise des outils numériques (bureautique, web, réseaux sociaux) ;</li>
<li>Anglais courant. L&rsquo;Allemand serait un plus.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>C – Conditions</p>
<p>Indemnisation au taux en vigueur (et défraiement transport à 50%) ;<br />
Stage de 4 à 6 mois à temps plein, à débuter début 2022 ;<br />
Lieu de travail : Paris 11<sup>e</sup>, avec quelques déplacements (frais payés).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous contacter <strong>avant le 15 novembre 2021</strong><strong><b> </b></strong>avec un <strong>CV </strong>et une <strong>lettre de motivation </strong>à l’adresse électronique suivante :<br />
<strong>ssd-recrutement[at]sciencescitoyennes.org</strong></p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/offre-de-stage-a-paris-sur-sciences-societes-democratie-2022/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/offre-de-stage-a-paris-sur-sciences-societes-democratie-2022/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>#StopHealthDataHub : les données de santé en otage chez Microsoft</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/stophealthdatahub-les-donnees-de-sante-en-otage-chez-microsoft/</link>
					<comments>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/stophealthdatahub-les-donnees-de-sante-en-otage-chez-microsoft/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Dec 2020 12:50:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflits d'intérêts]]></category>
		<category><![CDATA[Données personnelles]]></category>
		<category><![CDATA[InterHop]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sciencescitoyennes.org/?p=141248</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sciences Citoyennes est signataire de cette tribune dans Lib&#xE9;ration, dat&#xE9;e du 14 d&#xE9;cembre, initi&#xE9;e par l&#x2019;association InterHop. Contestable en mati&#xE8;re de s&#xE9;curit&#xE9;, le projet de centralisation des donn&#xE9;es de sant&#xE9; des Fran&#xE7;ais est inconciliable avec le respect des droits &#xE0; la protection des informations personnelles, alertent des associations, personnalit&#xE9;s publiques, syndicats des secteurs de la [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/stophealthdatahub-les-donnees-de-sante-en-otage-chez-microsoft/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Sciences Citoyennes est signataire de cette <a href="https://www.liberation.fr/debats/2020/12/14/stophealthdatahub-les-donnees-de-sante-en-otage-chez-microsoft_1808434">tribune dans Libération</a>, datée du 14 décembre, initiée par l&rsquo;association <a href="https://interhop.org">InterHop</a>.</em></p>
<p class="article-standfirst read-left-padding">Contestable en matière de sécurité, le projet de centralisation des données de santé des Français est inconciliable avec le respect des droits à la protection des informations personnelles, alertent des associations, personnalités publiques, syndicats des secteurs de la santé et de la défense des libertés.</p>
<p><span id="more-141248"></span></p>
<p>Voté fin mars 2019 dans le cadre de la loi santé et faisant suite aux annonces présidentielles, il a été décidé de mettre en œuvre un Big Brother médical : <a href="https://www.liberation.fr/direct/element/le-megafichier-des-donnees-de-sante-francaises-fait-debat-a-lassurance-maladie_119373/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">le Health Data Hub</a>. Cette plateforme visant à centraliser l’ensemble des données de santé de plus de 67 millions de personnes veut faire avancer la recherche en santé. Déjà contestable au regard des risques en matière de sécurité, cette centralisation de l’ensemble des données de santé de la population française est inconciliable avec le respect des droits à la protection des données personnelles. En effet, l’hébergement des données du Health Data Hub repose sur le géant du numérique Microsoft, une société soumise au droit américain. Dans un courrier du 19 novembre dernier, le ministre de la Santé lui-même a reconnu que <a href="https://www.documentcloud.org/documents/7331959-Courrier-Veran.html#document/p2" target="_blank" rel="noopener noreferrer">cette solution n’était pas viable</a>. Et pour cause !</p>
<p>Petit rappel des faits. Dans une affaire récente <a href="https://curia.europa.eu/jcms/upload/docs/application/pdf/2020-07/cp200091fr.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">portée devant la Cour de justice de l’Union européenne contre Facebook</a>, le juge a reconnu que le droit américain ne protégeait pas les données personnelles des Européens. Risque d’accès massif aux données par les services de renseignement américains, absence d’autorité indépendante pour contrôler ces accès, défaut de droits opposables pour les citoyens, cette décision rend illicite les transferts de données vers les Etats-Unis. Suite à cette décision, Facebook a même fait pression sur l’Union européenne <a href="https://www.lebigdata.fr/facebook-interrogation-activite-europe" target="_blank" rel="noopener noreferrer">en menaçant d’arrêter ses services d’ici la fin de l’année</a>.</p>
<h3>Intérêts commerciaux et politiques</h3>
<p>Les implications de cette décision pour les données de santé hébergées sur des clouds américains, comme le Health Data Hub, sont colossales ! Pour rappel, les données de santé constituent les informations les plus sensibles et intimes, protégées par le secret médical. Dans ce cadre, plusieurs associations et organisations voulaient obtenir l’arrêt immédiat du stockage et du traitement des données de plus de 67 millions de personnes au sein du Health Data Hub. Le 13 octobre, après plusieurs recours en urgence et <a href="https://www.documentcloud.org/documents/7224049-Me-moireCnilHDH.html#document/p1" target="_blank" rel="noopener noreferrer">un avis historique de la Cnil</a> considérant cette solution comme néfaste, <a href="https://www.conseil-etat.fr/actualites/actualites/health-data-hub-et-protection-de-donnees-personnelles-des-precautions-doivent-etre-prises-dans-l-attente-d-une-solution-perenne" target="_blank" rel="noopener noreferrer">le Conseil d’Etat a considéré que le Health Data Hub ne protégeait pas les données de santé</a> contre les intrusions du gouvernement américain. De façon critiquable, il a cependant admis que le projet pouvait prospérer dans le cadre de la lutte contre le Covid-19.</p>
<p>En réaction, le 19 novembre, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a lui aussi reconnu ces risques, tout en promettant le retrait de Microsoft mais dans un délai de deux ans ! Deux ans. Le temps pour les données, pourtant couvertes par le secret médical, d’être bradées ou accaparées par des intérêts commerciaux ou politiques. Le temps pour des accords transnationaux de permettre une régularisation des transferts des données vers les Etats-Unis, alors que les droits opposables sont d’ores et déjà ineffectifs au Health Data Hub. Le temps d’oublier les enjeux de sécurité autour des données de santé et de perdre la confiance des patients. Le temps que la réversibilité de la solution soit techniquement impossible ou financièrement trop coûteuse. La réversibilité en informatique désigne la possibilité, pour un client ayant sous-traité son exploitation à un infogérant, de récupérer ses données à l’issue d’un contrat. Le temps de faire croire que, face à l’urgence liée au Covid-19, d’autres alternatives à Microsoft n’étaient pas possibles.</p>
<h3>Autonomie numérique</h3>
<p>Cela serait un affront à la recherche médicale que de penser qu’elle a attendu le Health Data Hub pour lutter contre le Covid-19. Des plateformes techniques efficaces existent. Les acteurs institutionnels de la santé développent déjà des plateformes d’analyse sécurisées répondant aux besoins des chercheurs. En leur sein, des centaines de projets de recherche sont en cours, y compris sur le Covid-19. Ils développent des approches décentralisatrices qui garantissent localement le lien de confiance avec les patients.</p>
<p>D’autres, comme le Centre d’accès sécurisé aux données (CASD), conçoivent des solutions matérielles (hardware) pour renforcer la sécurité de bout en bout. Ces plateformes, pour la plupart centrées sur le logiciel libre et loin des intérêts extra-européens, sont protectrices des données hébergées. Leur développement est la troisième voie européenne pour l’autonomie numérique de la prochaine décennie. Nous sommes pour le développement de la recherche, et pour garder la confiance des patients, ayons foi en notre capacité à inventer et à créer.</p>
<p>Deux ans. Le temps pourtant opportun et nécessaire pour repenser la gouvernance du projet du Health Data Hub avec la société civile. La gouvernance doit être séparée des problématiques d’hébergement des données. Le Health Data Hub doit se limiter à sa mission historique : être un organe de régulation de l’accès aux données. Pour l’ensemble de ces raisons, nous demandons une refonte structurelle du projet Health Data Hub ainsi que le retrait immédiat de Microsoft Azure.</p>
<div id="teads3"></div>
<p class="note"><strong>Signataires :</strong> Syndicat de la médecine générale (SMG) ; Syndicat national des jeunes médecins généralistes (SNJMG) ; Union française pour une médecine libre (UFML) ; Fédération des médecins de France (FMF) ; Intersyndicale nationale des internes (Isni) ; Association Constances ; Actions Traitements ; Les ActupienNEs ; Collectif Bas les masques ; Observatoire de la transparence dans les politiques du médicament (OTMeds) ; Fédération SUD santé sociaux ; Union fédérale médecins, ingénieurs, cadres, techniciens (UFMICT) CGT ; Syndicat national des journalistes (SNJ) ; Maison des lanceurs d’alerte ; Nothing2Hide ; Sciences citoyennes ; April, promouvoir et défendre le logiciel libre ; la Quadrature du Net (LQDN) ; le Mouton numérique ; le Mouvement ; Marie Citrini, représentante des usagers de l’AP-HP ; Didier Sicard, professeur émérite de médecine à l’université Paris-Descartes, ancien président du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) ; Israël Nisand, professeur émérite à l’Université de Strasbourg ; Jean-Paul Hamon, président d’honneur de la Fédération des médecins de France (FMF) ; Anne Gervais, hépatologue, membre du Collectif inter-hôpitaux ; Sophie Crozier, neurologue, membre du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), membre du Collectif inter-hôpitaux ; Karim Khelfaoui, médecin généraliste ; Franck Ehooman, anesthésiste-réanimateur ; Michel Heisert, gynécologue-obstétricien ; Laurent Mauduit, journaliste, cofondateur de <em>Mediapart </em>; Bernard Fallery, professeur émérite, Université de Montpellier ; Antoine Deltour, lanceur d’alerte Luxleaks ; Christiane Féral-Schuhl, présidente du Conseil national des barreaux (CNB) ; Sophie Ferry Bouillon, membre du Conseil national des barreaux (CNB) ; Nathalie Martial-Braz, professeure de droit privé, université Paris-Descartes ; Sabrina Calvo, autrice, collectif Zanzibar ; Stuart Calvo, éditrice, collectif Zanzibar ; Alain Damasio, auteur, collectif Zanzibar.</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/stophealthdatahub-les-donnees-de-sante-en-otage-chez-microsoft/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/stophealthdatahub-les-donnees-de-sante-en-otage-chez-microsoft/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tribune &#8211; Faire de la santé environnementale un pilier du système de santé français</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/tribune-faire-de-la-sante-environnementale-un-pilier-du-systeme-de-sante-francais/</link>
					<comments>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/tribune-faire-de-la-sante-environnementale-un-pilier-du-systeme-de-sante-francais/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Dec 2020 16:12:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Débat public]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sciencescitoyennes.org/?p=141213</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un collectif de consommateurs, de syndicats et&#xA0;d&#x2019;associations, dont Sciences Citoyenne fait partie, a sign&#xE9; cette tribune parue le 9 d&#xE9;cembre dans Lib&#xE9;ration.&#xA0; Pour contrer l&#x2019;arriv&#xE9;e de nouvelles crises sanitaires d&#x2019;origines infectieuses et limiter le nombre croissant des maladies chroniques, il est primordial de prendre en compte l&#x2019;environnement dans le syst&#xE8;me de soins. Tribune. Le contexte [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/tribune-faire-de-la-sante-environnementale-un-pilier-du-systeme-de-sante-francais/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Un collectif de consommateurs, de syndicats et d&rsquo;associations, dont Sciences Citoyenne fait partie, a signé cette tribune <a href="https://www.liberation.fr/debats/2020/12/09/faire-de-la-sante-environnementale-un-pilier-du-systeme-de-sante-francais_1808130" target="_blank" rel="noopener noreferrer">parue le 9 décembre dans Libération. </a></em></p>
<p class="article-standfirst read-left-padding"><strong>Pour contrer l&rsquo;arrivée de nouvelles crises sanitaires d&rsquo;origines infectieuses et limiter le nombre croissant des maladies chroniques, il est primordial de prendre en compte l&rsquo;environnement dans le système de soins.</strong></p>
<p><strong>Tribune.</strong> Le contexte de l’après-Covid doit nous conduire à repenser notre politique de santé pour la fonder sur l’approche One Health («Un monde, une santé») et faire face au défi de la résurgence de nouvelles crises sanitaires d’origines infectieuses face auxquelles nos organismes seront fragilisés si nous n’agissons pas sur notre environnement. Si le système de soin a résisté à la crise, avec difficulté et grâce au dévouement d’un personnel soignant en grande souffrance, il est urgent de le soulager du poids croissant des maladies chroniques pour établir le second pilier du système de santé complémentaire du système de soin : la santé environnementale.</p>
<p><span id="more-141213"></span></p>
<p>Ce mercredi, alors que s’achève la consultation citoyenne sur le 4<sup>e</sup> Plan national Santé-Environnement (PNSE 4) et tandis que le groupe Santé-Environnement (GSE) se réunit pour discuter des 19 actions proposées, nous, associations citoyennes de défense de l’environnement, des consommateurs, des usagers de santé, associations familiales et de professionnels, et syndicats demandons une révision profonde du PNSE 4 en renforçant très fortement le domaine de la santé environnementale afin de tirer les leçons de la crise sanitaire actuelle. Nous appelons à une large mobilisation citoyenne pour exiger que la santé environnementale soit au cœur de nos politiques publiques.</p>
<p>La crise sanitaire actuelle oblige à en analyser les causes pour apporter les corrections qui s’imposent et éviter, ou au moins limiter, l’impact des futures crises, dont chacun a bien compris qu’elles sont plus que probables. Selon l’Institut de recherche pour le développement (IRD), plus de 70% des infections émergentes apparues au cours des quarante dernières années sont des zoonoses, autrement dit des maladies infectieuses animales transmises à l’être humain, parmi lesquelles le Sars-CoV-2, le virus à l’origine du Covid-19. La biodiversité, massivement détruite par l’activité humaine, ne joue plus son rôle protecteur et <a href="https://www.liberation.fr/planete/2016/08/02/siberie-des-rennes-decimes-par-une-epidemie-d-anthrax-toute-une-region-en-quarantaine_1469887" target="_blank" rel="noopener noreferrer">le dégel du pergélisol lié au dérèglement climatique pourrait libérer des virus</a> inconnus.</p>
<h4>La croissance des maladies zoonotiques</h4>
<p>La croissance régulière de l’apparition de ces nouveaux agents infectieux depuis l’après-guerre témoigne d’un phénomène de fond qui ne pourra que s’amplifier au cours des décennies à venir. En 2006, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en posait le diagnostic : altération des habitats forestiers, urbanisation, intensification de l’agriculture. En 2016, <a href="https://environmentlive.unep.org/media/docs/assessments/UNEP_Frontiers_2016_report_emerging_issues_of_environmental_concern.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) considérait</a> que le développement des maladies zoonotiques avait pour origine un problème environnemental, concluant que <em>«le risque élevé de crises sanitaires majeures est largement sous-estimé».</em></p>
<p>Si la naissance des zoonoses apparaît liée à la biodiversité, les conditions de leur développement procèdent d’une part de la mondialisation des échanges, d’autre part de la fragilisation des populations engendrée par les maladies chroniques. C’est ce qu’a résumé Hans P. Kluge, directeur de l’OMS Europe, dans une tribune publiée par <em>The Lancet,</em> dans laquelle il confirme que la pandémie de Covid-19 a révélé la vulnérabilité particulière de celles et ceux qui souffraient d’affections sous-jacentes et que la prévention, le contrôle de l’obésité et des maladies non transmissibles (MNT) sont essentiels pour se préparer aux menaces futures pour la santé publique.</p>
<p>Il n’est donc pas possible de s’en tenir à une analyse simpliste qui relie uniquement à l’âge la vulnérabilité au Covid-19 alors que ce sont au moins tout autant les facteurs de comorbidité liés aux maladies chroniques qui favorisent voire développent la gravité de la maladie : obésité, diabète, hypertension, maladies cardiovasculaires. En France, les dernières données de Santé publique France montrent que 88% des personnes hospitalisées (48% sont des personnes atteintes d’obésité) et 94% des personnes décédées du Covid-19 souffraient d’un ou plusieurs de ces facteurs de comorbidité. Or, le nombre des affections de longue durée (ALD) pour ces maladies a doublé entre 2003 et 2017, ce qui signifie que le risque d’être sévèrement touchés et d’en décéder a progressé dans cette proportion.</p>
<p>Nous savons aujourd’hui de manière largement documentée que les environnements toxiques dans lesquels nous évoluons en ville et à la campagne sont pathogènes : <a href="https://www.conseil-etat.fr/actualites/actualites/le-conseil-d-etat-ordonne-au-gouvernement-de-prendre-des-mesures-pour-reduire-la-pollution-de-l-air-sous-astreinte-de-10-m-par-semestre-de-retard" target="_blank" rel="noopener noreferrer">mauvaise qualité de l’air</a> ; bruit ; dégradation progressive des ressources et de la qualité de l’eau ; aliments ultra-transformés ; perturbateurs endocriniens ; métaux lourds ; produits cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR) ; hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)… Les substances extrêmement préoccupantes qui nous environnent sont reliées à l’incroyable développement des maladies chroniques depuis l’après-guerre, et en particulier en ce début de XXI<sup>e </sup>siècle. La Commission européenne s’est positionnée sur un objectif de <em>«zéro pollution d’ici 2030».</em> Le président Emmanuel Macron lui-même a évoqué cette échéance dans sa déclaration du 3 septembre : <em>«Cette stratégie que nous allons lancer, ça n’est pas une stratégie pour faire face aux difficultés du moment. Non, c’est pour préparer la France de 2030.»</em></p>
<h4>Faire régresser les maladies chroniques</h4>
<p>L’OMS Europe, dès 2006, puis l’assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU), en 2011 et 2018, qualifiaient le développement des maladies chroniques d’<em>«épidémie».</em> L’ONU a repris les objectifs du millénaire pour le développement durable, à savoir la diminution de la mortalité prématurée liée aux maladies chroniques de 30% et l’arrêt de la progression de l’obésité et du diabète d’ici 2030. Il est urgent d’agir pour faire régresser ces maladies tant pour favoriser la qualité de vie de nos concitoyennes et concitoyens, notamment en accroissant leur espérance de vie en bonne santé et en les protégeant de la perte de leurs proches, tout particulièrement insupportable lorsqu’il s’agit de leurs enfants, que pour rendre leurs organismes plus résistants face aux nouveaux virus émergents.</p>
<p>C’est pourquoi nous avons été surpris et choqués de voir publier en décembre une version du PNSE 4 correspondant à des travaux préparatoires remontant à juin 2019 sans faire référence à ces engagements, sans tenir compte des leçons de la crise sanitaire et sans prendre en considération la crise climatique, comme si celle-ci n’imposait pas de penser notre environnement pour y faire face et de réinterroger notre système agricole et alimentaire. En outre, malgré les critiques émises sur la façon de concevoir les précédents plans, à savoir l’absence d’indicateurs permettant de quantifier les progrès et de moyens dédiés, cette version reste construite selon la même logique. Face aux enjeux, il est clair que ce n’est pas suffisant.</p>
<p>Cette faiblesse propositionnelle n’est pas un phénomène isolé. En témoignent les résultats décevants des Etats généraux de l’alimentation et la quasi-absence de la prise en compte des enjeux de la contamination chimique de l’alimentation, les décisions telles que <a href="https://www.liberation.fr/terre/2020/09/03/neonicotinoides-la-science-dit-clairement-que-ces-pesticides-sont-a-bannir_1798407" target="_blank" rel="noopener noreferrer">la réintroduction des néonicotinoïdes</a>, <a href="https://www.liberation.fr/france/2020/09/28/la-5g-se-lance-en-france-malgre-la-defiance_1800783" target="_blank" rel="noopener noreferrer">le déploiement de la 5G</a> avant même l’évaluation de ses risques par l’Anses ou encore la tenue d’une réunion du comité de suivi de la stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SNPE), le 13 octobre, réduite aux seules administrations et donc sans que les associations qui portent la volonté citoyenne d’un environnement plus favorable à leur santé y soient conviées. Quant au Ségur de la santé, il a abouti à des résultats plutôt décevants pour le personnel soignant et n’a pas pris en compte la santé environnementale, alors que la crise sanitaire était l’occasion d’organiser un véritable Ségur de la santé publique et de la santé environnementale. Ce sont autant de signaux négatifs qui vont dans le même sens d’une vision décalée par rapport aux enjeux et d’un recul démocratique.</p>
<p>Cet objectif doit faire l’objet d’un débat démocratique. C’est pourquoi nous sollicitons toutes les forces citoyennes et politiques pour qu’elles fassent de la santé environnementale un axe majeur de leurs exigences et de leurs propositions pour les prochaines échéances démocratiques à venir et qu’elles la considèrent à sa juste proportion parmi les préoccupations de la population, ainsi que dans sa corrélation avérée aux inégalités sociales. Nous appelons à la mobilisation citoyenne afin de porter cette promotion de la santé environnementale à tous les niveaux de décision, qu’ils soient politiques, institutionnels ou industriels, avec l’objectif fondamental de faire disparaître de notre environnement les éléments pathogènes qui nous rendent infertiles, engendrent les maladies chroniques qui nous fragilisent face aux nouveaux virus, qui nous handicapent et qui nous tuent.</p>
<p><strong>Signataires :</strong> <strong>Arnaud Apoteker</strong> Justice Pesticides, <strong>Muriel Auprince</strong> Coll’Air pur Santé, <strong>Alain Bazot</strong> UFC-Que Choisir, <strong>Elisabeth Carbone</strong> Miramap, <strong>André Cicolella</strong> Réseau Environnement Santé, <strong>Alain Collomb</strong> association Santé Environnement France, <strong>Nathalie Delphin</strong> Syndicat des femmes chirurgiens-dentistes, <strong>Laure Ducos</strong> Greenpeace France, <strong>Cathy et Richard Faitg</strong> collectif Environnement Santé 74, <strong>Laura Gérard</strong> Confédération syndicale des familles, <strong>Nicolas Girod</strong> Confédération paysanne, <strong>Lamia Kerdjana</strong> Jeunes médecins, <strong>Christian Khalifa</strong> Indecosa CGT, <strong>Laurent Lalo</strong> fédération Grandir sans cancer, <strong>Christine Malfay-Régnier</strong> SOS-MCS, <strong>Agnès Maurin</strong> Ligue contre l’obésité, <strong>Véronique Moreira</strong> WECF France, <strong>François Mourgues</strong> C2DS, <strong>Tania Pacheff</strong> Cantine sans plastique France, <strong>Sophie Pelletier</strong> Priartem,<strong> Serge Provost</strong> Association nationale des animaux sous tension, <strong>Virginie Rio </strong>collectif BAMP, <strong>Carole Robert</strong> Fibromyalgie France, <strong>Arnaud Schwartz</strong> France Nature Environnement, <strong>Ghislaine Sicre</strong> Convergence infirmière,<strong> Jacques Testart</strong> Sciences citoyennes, <strong>Marie Thibaud</strong> collectif Stop aux cancers de nos enfants, <strong>Mathé Toullier</strong> Association des familles victimes du saturnisme, <strong>François Veillerette</strong> Générations futures.</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/tribune-faire-de-la-sante-environnementale-un-pilier-du-systeme-de-sante-francais/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/tribune-faire-de-la-sante-environnementale-un-pilier-du-systeme-de-sante-francais/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Lubrizol : Sciences Citoyennes soutient la manifestation du 26 septembre 2020</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/lubrizol-26092020/</link>
					<comments>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/lubrizol-26092020/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2020 06:47:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Événements]]></category>
		<category><![CDATA[Lubrizol]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[transparence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sciencescitoyennes.org/?p=140995</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un an apr&#xE8;s la catastrophe de Lubrizol &#xE0; Rouen, Sciences Citoyennes soutient le Collectif Unitaire Lubrizol pour son appel &#xE0; manifester le 26 septembre 2020 &#xE0; 13h30 devant l&#x2019;usine Lubrizol (quai de France).</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/lubrizol-26092020/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Un an après la catastrophe de Lubrizol à Rouen, <em>Sciences Citoyennes</em> soutient le <em>Collectif Unitaire Lubrizol</em> pour son appel à manifester le 26 septembre 2020 à 13h30 devant l&rsquo;usine Lubrizol (quai de France).</p>
<p><span id="more-140995"></span></p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-140996" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2020/09/Lubrizol_flyer_25_26_sept.jpg" alt="Lubrizol Flyer 25 26 Sept" width="606" height="817"  title="Lubrizol : Sciences Citoyennes soutient la manifestation du 26 septembre 2020" /></p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/lubrizol-26092020/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/lubrizol-26092020/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Rouen Respire publie son enquête de santé suite à l’incendie du 26 septembre 2019 de Lubrizol et de Normandie Logistique</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/rouen-respire-publie-son-enquete-de-sante-suite-a-lincendie-du-26-septembre-2019-de-lubrizol-et-de-normandie-logistique/</link>
					<comments>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/rouen-respire-publie-son-enquete-de-sante-suite-a-lincendie-du-26-septembre-2019-de-lubrizol-et-de-normandie-logistique/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 May 2020 11:55:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Recherche participative]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Expertise]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression et débats]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sciencescitoyennes.org/?p=140639</guid>

					<description><![CDATA[<p>Rouen Respire a publi&#xE9; le 19 mai, les r&#xE9;sultats de son enqu&#xEA;te citoyenne sur les cons&#xE9;quences de l&#x2019;incendie du 26 septembre. Il s&#x2019;agit de la&#xA0;premi&#xE8;re &#xE9;tude &#xE9;pid&#xE9;miologique sur la sant&#xE9; des populations apr&#xE8;s l&#x2019;incendie. Elle a &#xE9;t&#xE9; r&#xE9;alis&#xE9;e par&#xA0;questionnaire de 60 questions, qui a &#xE9;t&#xE9; rempli par 565 participants, adh&#xE9;rents mais aussi non-adh&#xE9;rents, entre le [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/rouen-respire-publie-son-enquete-de-sante-suite-a-lincendie-du-26-septembre-2019-de-lubrizol-et-de-normandie-logistique/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Rouen Respire a publié le 19 mai, les résultats de son enquête citoyenne sur les conséquences de l’incendie du 26 septembre.</p>
<p>Il s’agit de la <strong>première étude épidémiologique sur la santé des populations après l’incendie</strong>.</p>
<p><span id="more-140639"></span></p>
<p>Elle a été réalisée par <strong>questionnaire de 60 questions, qui a été rempli par 565 participants, adhérents mais aussi non-adhérents, entre le 24 janvier et le 10 mars 2020</strong>. Elle a été menée avec les méthodes et des outils permettant un traitement statistique performant : mise en ligne Wepi, analyse en langage « R »…</p>
<p>Cette étude que vous pourrez trouver sur <a href="https://rouenrespire.us18.list-manage.com/track/click?u=fec8ced8c6922e6e166e1cd8d&amp;id=f9d99ef1fb&amp;e=e8f4fe9de4" target="_blank" rel="noopener noreferrer">le site de Rouen Respire</a> dévoile plusieurs informations importantes sur les conséquences de la catastrophe.</p>
<p>1.    Les 565 personnes qui ont répondu vivent principalement à moins de 10 km du  site de l’incendie et ont été impactées par les conséquences environnementales de l’incendie (odeurs, panache, suies, retombées de fibrociment).  Les odeurs perçues et les dépôts de suie observés l’ont été bien au delà de la trajectoire du panache. Elles ont dans leur grande majorité ressenti plusieurs symptômes qui ont persisté parfois pendant des mois. Les symptômes respiratoire, ORL et surtout l’anxiété sont au premier plan (80% des participants pour l’anxiété). Les symptômes ont été d’autant plus durables que les odeurs ont été ressenties fréquemment, odeurs qui persistent encore aujourd’hui. Il semble donc <strong>inapproprié de se baser uniquement sur la modélisation du panache pour étudier les conséquences sanitaires</strong> sur la population. Les odeurs ou les retombées – loin d’être bénignes- signent la présence de molécules toxiques qui ont diffusé largement dans l’agglomération.</p>
<p>2.    Les personnes sont nombreuses à avoir contacté les services médicaux :<strong> 188 personnes soit 33 % des participants</strong> sont allées voir un médecin. Malgré la taille réduite de l’échantillon, ce chiffre est élevé en regard des  18 passages aux urgences entre le 26/09 et le 20/10 relevés par les autorités de santé et ceux de SOS médecin (45 actes). <strong>L’importance du recours aux consultations en médecine de ville a probablement été sous-estimée</strong>. L’importance des conséquences médicales de l’incendie a donc peut-être également été sous-estimée.</p>
<p>3.    L’impact médical touche particulièrement les<strong> personnes vulnérables</strong> : <strong>86 % des personnes ayant une pathologie respiratoire ont constaté une aggravation de celle-ci, pendant plusieurs mois. 51 % des personnes ayant une autre pathologie chronique ont vu celle-ci s’aggraver.</strong></p>
<p>4.    L’impact psychologique est important : <strong>81 % des répondants ont signalé une anxiété, parfois durable puisque 20 % des personnes en souffrent encore plusieurs mois</strong> après l’incendie. L’impact comportemental l’est aussi : 46 % des participants ont quitté leur domicile dans les jours qui ont suivi l’incendie ; <strong>81 % ont changé leurs habitudes par la suite</strong>. Ils ne se sentent toujours pas protégés face au risque industriel.</p>
<p>Cette étude présente donc des résultats importants en regard du <strong>peu d’informations disponibles jusqu’à présent sur la santé des citoyens</strong> après l’incendie. Aussi limitée  qu’elle soit, elle donne des <strong>indications essentielles pour les études de santé publiques à venir.</strong></p>
<p>Cette étude est la première étude citoyenne d’ampleur menée avec des méthodes scientifiques sur ce sujet : elle montre la vigilance de la vie associative, sa capacité à apporter des éléments essentiels à la compréhension du problème et<strong> l’importance d’associer la population aux réflexions sur les sujets qui la concernent</strong>.<br />
<strong>ROUEN RESPIRE<br />
Collectif citoyen pour la transparence sur l’accident Lubrizol et la défense des victimes </strong></p>
<p><b>en fichier attaché : présentation de l&rsquo;étude</b><br />
<strong>Télécharger l&rsquo;étude</strong> : <a href="https://rouenrespire.us18.list-manage.com/track/click?u=fec8ced8c6922e6e166e1cd8d&amp;id=dad57acf54&amp;e=e8f4fe9de4">https://www.rouenrespire.fr/enquete-sante/</a></p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/rouen-respire-publie-son-enquete-de-sante-suite-a-lincendie-du-26-septembre-2019-de-lubrizol-et-de-normandie-logistique/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/rouen-respire-publie-son-enquete-de-sante-suite-a-lincendie-du-26-septembre-2019-de-lubrizol-et-de-normandie-logistique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Une nouvelle normalité</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/une-nouvelle-normalite/</link>
					<comments>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/une-nouvelle-normalite/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2020 13:59:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Justice Climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sciencescitoyennes.org/?p=140613</guid>

					<description><![CDATA[<p>A l&#x2019;initiative du r&#xE9;seau Global Campaign to Demand Climate Justice, des organisations &#xE0; travers le monde signent cet appel &#xE0; une nouvelle normalit&#xE9;. L&#x2019;appel en anglais et espagnol, ainsi que la liste compl&#xE8;te des signataires (dont Sciences Citoyennes fait partie) sont disponibles ici.&#xA0; La pand&#xE9;mie de COVID-19 expose un syst&#xE8;me &#xE9;conomique incapable de r&#xE9;pondre aux [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/une-nouvelle-normalite/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><i>A l&rsquo;initiative du <a href="https://demandclimatejustice.org" target="_blank" rel="noopener noreferrer">réseau Global Campaign to Demand Climate Justice,</a> des organisations à travers le monde signent cet appel à une nouvelle normalité. L&rsquo;appel en anglais et espagnol, ainsi que la liste complète des signataires (dont Sciences Citoyennes fait partie) sont disponibles<a href="https://demandclimatejustice.org/2020/04/22/covid-19/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong> ici. </strong></a></i></p>
<blockquote class="wp-block-quote"><p>La pandémie de COVID-19 expose un système économique incapable de répondre aux besoins des populations et de la planète. Notre seule solution pour faire face à cette crise mondiale, qui survient au milieu d’une crise climatique dévastatrice, est de nous unir et de construire un monde plus juste, plus résistant et plus durable. En tant que membres et alliés de la Campagne mondiale pour exiger la justice climatique, nous formulons une première série de demandes aux gouvernements dans le cadre de leur réponse à la pandémie.</p></blockquote>
<p><span id="more-140613"></span></p>
<p>Le mot apocalypse vient du mot « révélation ». La pandémie de COVID-19 révèle ce que la majorité mondiale sait depuis le début : que le système économique dominant privilégie les profits au détriment des gens et de la planète.</p>
<p>Avec chaque nouveau jour d’infections, de décès et de destruction des moyens de subsistance, la pandémie met en évidence les injustices flagrantes de nos systèmes existants. Des années de néolibéralisme, « d’ajustement structurel » et d’austérité ont démantelé l’État-providence social, en sous-finançant et en vidant particulièrement les systèmes de santé dans le monde entier. Nous nous retrouvons avec des déficits en matière d’équipements de sauvetage et des excédents d’industries polluantes.</p>
<p>Les dimensions de la souffrance collective et du traumatisme individuel qui se déploient sont trop vastes à envisager. Des familles confrontées à la perte ou au confinement dans des relations abusives ; des corps confrontés à des maladies dévastatrices ; des communautés confrontées à la faim et à l’isolement.</p>
<p>Mais la pandémie a également montré notre énorme force collective et les possibilités qui se présentent lorsqu’une crise est prise au sérieux et que les gens se rassemblent.</p>
<p>Pour ceux d’entre nous qui font partie du mouvement mondial pour la justice climatique, la propagation de la pandémie n’est pas une surprise. Depuis des décennies, en tant que mouvements, nous dénonçons les effets violents d’un système économique mondial inégal, les ravages d’une crise climatique qui s’accélère et la manière scandaleusement cruelle dont les moins responsables en portent le plus lourd fardeau. Depuis des décennies, nous exigeons la fin d’un statu quo qui était et continue d’être une condamnation à mort pour les plus pauvres du monde. La crise du coronavirus est un rappel brutal d’un passé prolongé, et notre réponse à cette crise est une répétition générale pour le présent et l’avenir.</p>
<h3><strong>La justice </strong></h3>
<p>Comme pour la crise climatique, la crise COVID-19 fait peser le plus lourd fardeau sur les personnes les plus vulnérables. Les plus pauvres sont les premiers et les plus touchés. La crise accentue les disparités liées à la richesse, au sexe, à la classe sociale, à la race, à la (in)capacité et à d’autres facteurs. Les coûts les plus élevés sont supportés par ceux qui sont le moins en mesure de les payer et qui ont toujours été condamnés à supporter de tels coûts.</p>
<p>Il est clair que les personnes les plus exposées au risque d’infection sont celles qui sont le moins capables de s’isoler.</p>
<p>Le confinement signifie l’enfermement dans nos maisons. Mais certains d’entre nous sont sans domicile, ou vivent avec plusieurs membres de la famille et parents dans une seule maison. Certains d’entre nous sont dans des camps de personnes déplacées ou de réfugiés, ou dans des centres de détention, ou n’ont pas accès à l’eau courante et aux installations sanitaires. Pour certains d’entre nous, la maison est le lieu de la violence et des abus, et rester à la maison signifie la fin de l’activité publique sur laquelle nous comptons pour notre subsistance quotidienne. Certains d’entre nous ne peuvent pas rester à la maison parce qu’ils travaillent, sans protection, dans les secteurs les plus cruciaux et les plus vitaux comme l’agriculture, et notamment un grand nombre d’agriculteurs de subsistance et d’agriculteurs familiaux qui nourrissent plus des deux tiers de la population mondiale.</p>
<p>Les femmes et les jeunes filles sont les plus touchées par le travail de soins dans notre système actuel, à la maison, dans nos communautés et aussi dans l’économie, car elles constituent la majorité des travailleurs de la santé. Cette pandémie nous a montré l’importance du travail de soins, le travail nécessaire pour élever les familles, pour cuisiner et nettoyer et pour prendre soin des malades et des personnes âgées.  Elle nous a montré l’impact profond du manque de services publics et d’institutions sociales pour le travail de soins.  Nous devons profiter de ce moment pour comprendre l’importance du travail de soins, le partager entre tous les peuples, et construire une société et une économie qui prennent en charge le travail de soins sur la base de principes féministes et d’affirmation des soins.</p>
<p>Les secteurs de la santé, de l’alimentation et des services de base d’un grand nombre de pays sont soutenus par la main-d’œuvre migrante, dont beaucoup n’ont pas de voix et pas de recours aux fonds publics, et sont souvent les moins protégés. Les voix des migrants sont également le plus souvent ignorées dans les discussions sur le climat. En temps de crise, qu’il s’agisse de santé ou de calamités naturelles, ils sont parmi les plus vulnérables, discriminés et ignorés.</p>
<p>Les populations les plus touchées par la crise climatique, à savoir les populations du Sud qui ont fait face à la violence, à la dégradation de l’environnement, aux sécheresses prolongées et aux déplacements forcés, sont désormais parmi les populations les plus vulnérables à la contagion et à ses effets. Dans les régions où la santé des communautés a été affaiblie par les industries polluantes ayant entraîné toute une série de problèmes respiratoires et immunologiques, les gens sont particulièrement exposés au COVID-19.</p>
<p>La pandémie ouvre déjà la porte à une crise économique majeure, avec une récession prochaine qui amènera la grande majorité de la population mondiale qui vit au quotidien avec des moyens de subsistance précaires, à vivre dans une pauvreté encore plus chronique. Le risque de famine et de profondes perturbations de la souveraineté alimentaire est énorme. Les pays du Sud sont accablés d’une dette illégitime et insoutenable, laquelle a été accumulée au cours de décennies de prêts exploiteurs et prédateurs par les gouvernements du Nord, les institutions financières internationales et les grandes banques en collaboration avec les élites du Sud et les gouvernements du Sud aux pratiques autoritaires et corrompues. La priorité accordée au paiement de ces dettes a fait payer un lourd tribut aux services publics, et continue d’absorber une part énorme des dépenses publiques qui devraient plutôt être affectées aux réponses de santé publique à la pandémie.</p>
<h3><strong>À la croisée des chemins</strong></h3>
<p>Nous sommes à la croisée des chemins. Depuis des années, nous demandons « un changement de système et non pas un changement de climat ». Le changement de système semble maintenant plus nécessaire que jamais, et plus possible. Les règles du jeu changent rapidement. Les bouleversements sont inévitables.</p>
<p>La question est de savoir quel type de changement est en train de se produire. Quel type de système émergera ? Quelle direction prendra le changement ?</p>
<p>Les puissants profitent de la crise pour faire avancer le capitalisme de catastrophe et un nouvel autoritarisme, s’accordent des pouvoirs policiers et militaires étendus, et se précipitent dans des projets d’extraction. De nombreux gouvernements saisissent l’occasion pour faire adopter des mesures draconiennes, contrôler la population, saper les droits des travailleurs, réprimer les droits des peuples autochtones, restreindre la participation du public à la prise de décision, limiter l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive et instituer une surveillance généralisée. Dans les pires situations, les acteurs répressifs profitent du moment d’instabilité politique pour réprimer violemment la dissidence, légitimer le racisme et le fondamentalisme religieux, faire avancer les frontières minières prédatrices, et exécuter les défenseurs des terres.</p>
<p>Mais la crise dont ils se servent, offre également une opportunité pour nos mouvements de façonner l’avenir émergent. Nos mouvements connaissent la voie à suivre, le type de monde qu’ils doivent construire. Partout dans le monde, les gens se rendent compte que notre système économique dominant ne répond pas aux besoins des gens. Ils voient clairement que les entreprises et le marché ne nous sauveront pas. Ils constatent que lorsqu’une crise est prise au sérieux, les gouvernements sont capables de prendre des mesures audacieuses et de mobiliser d’énormes ressources pour y faire face. Les limites du possible peuvent être radicalement ébranlées et réécrites. En quelques semaines, les propositions politiques longtemps défendues dans de nombreux contextes (fin des expulsions, libération des prisonniers, redistribution économique audacieuse, pour n’en citer que quelques-unes) sont devenues des réponses raisonnables et acceptables.</p>
<p><strong>Nous vivons un moment politique violent mais très fertile. Notre monde a été contraint à la solidarité par un virus qui ignore toutes les frontières ; notre profonde interdépendance n’a jamais été aussi indéniable.</strong></p>
<p><strong>Dans une telle crise, il est inévitable de repenser et de réimaginer notre modèle économique. Des solutions résistantes et fondées sur la justice sont non seulement possibles, mais les seules véritables solutions.</strong></p>
<p>Il est désormais clair que nous avons besoin d’une réponse fondée sur la solidarité, l’équité et les soins, et soutenue par des investissements publics massifs qui mettent les gens et la planète au premier plan, et non les industries polluantes et les profiteurs. Des reprises justes et de nouveaux accords mondiaux et nationaux pour construire une économie régénératrice, distributive et résiliente sont à la fois nécessaires et de plus en plus politiquement réalisables.</p>
<h3><strong>La lutte pour une nouvelle normalité</strong></h3>
<p>Nous ne reviendrons pas à une situation normale dans laquelle la souffrance du plus grand nombre garantissait le luxe de quelques-uns. Alors que les politiciens feront pression pour une reprise rapide du statu quo, nous ne pouvons pas revenir à la normale, comme l’ont affirmé les mouvements sociaux, car cette normale tuait les gens et la planète.</p>
<p>Nos mouvements pour la justice climatique sont dans une situation à la fois périlleuse et prometteuse. L’urgence de la dégradation du climat est passée inaperçue, alors même que la violence climatique est implacable, ce qui s’est exprimé tout récemment par des tempêtes dévastatrices dans le Pacifique, des incendies de forêt en Chine et des pluies torrentielles en Colombie. Si nous ne saisissons pas ce moment politique, l’action en faveur du climat sera mise en veilleuse et les économies des pays riches du Nord seront dynamisées et relancées par des investissements sales qui aggraveront la crise climatique. Nous devons être vigilants et persévérants pour que la lutte contre la crise climatique soit au cœur des plans de sauvetage et des programmes visant à garantir la résilience de la société et de tous les peuples.</p>
<p>Nos mouvements disposent d’une expertise qui est inestimable en ce moment. Si COVID-19 et la crise climatique peuvent avoir des causes directes différentes, leurs causes profondes sont les mêmes : une dépendance au marché, une incapacité de l’État à faire face aux menaces à long terme, l’absence de protection sociale et un modèle économique global qui privilégie les investissements par rapport aux vies et à la planète. Le même système extractiviste qui extrait, brûle et détruit les écosystèmes, est le même système qui permet aux pathogènes dangereux de se propager. Les solutions au COVID-19 et aux crises climatiques sont les mêmes : solidarité, redistribution, collaboration, équité et protection sociale. Nous avons la possibilité et la responsabilité de combler les lacunes, et de profiter de ce moment politique pour affronter le pouvoir des entreprises et construire une société plus juste et plus durable.</p>
<h3><strong>Les horizons que nous pouvons revendiquer</strong></h3>
<p>La pandémie a changé la donne. Nous détenons les ressources pour construire un modèle économique qui ne détruise pas la planète et qui pourvoit aux besoins de tous. Nous poursuivons l’élan pour sortir de cette crise de manière à renforcer notre résilience et notre dignité en tant que sociétés. Le moment est venu pour saisir l’élan impulsé.</p>
<p>En tant que membres de la Campagne mondiale pour exiger la justice climatique, nous exigeons une réponse audacieuse à la pandémie de COVID-19 qui permette à la fois de s’attaquer à la crise climatique au sens large et de transformer le système économique inégal qui a provoqué ces deux phénomènes.</p>
<p><strong>Nous exigeons que les gouvernements </strong>:</p>
<ol>
<li><strong>Donnent la priorité à la santé et au bien-être des gens. </strong>Il faut toujours privilégier les gens par rapport au profit, car une économie ne vaut rien sans ses populations. Personne n’est jetable. Il faut entièrement financer et doter de ressources les services et systèmes de santé, en garantissant des soins pour tous, sans exception. Les gouvernements doivent également donner la priorité à des investissements solides dans d’autres services publics essentiels, tels que le logement sûr, l’eau, la nourriture et l’assainissement. Ces services sont non seulement essentiels pour endiguer la propagation de la maladie à long terme, mais ils sont au cœur de l’obligation des gouvernements de respecter, protéger et réaliser les droits de l’homme pour tous. C’est pourquoi ils ne doivent pas être privatisés mais doivent au contraire être gérés de manière équitable et responsable vis-à-vis du public.</li>
<li><strong>Garantissent la protection des populations marginalisées</strong>. Il faut fournir une aide, une protection sociale et un secours aux populations rurales et aux familles qui les composent, qui sont en première ligne pour nourrir notre monde. Une protection spéciale doit également être garantie pour les droits sociaux et humains de toutes les personnes placées dans des situations vulnérables et précaires, comme les sans-abri, les gens en prison, les réfugiés et les migrants, les personnes âgées en foyer, les orphelins, et surtout les défenseurs de l’environnement qui sont aujourd’hui assassinés encore plus fréquemment sous le couvert de l’urgence COVID-19.</li>
<li><strong>Prennent des mesures économiques et sociales immédiates pour apporter secours et sécurité à tous</strong>, en particulier aux groupes les plus vulnérables et marginalisés de nos sociétés. Il faut protéger les droits du travail et garantir la protection de tous les travailleurs, de l’économie formelle à l’économie informelle, et garantir un revenu de base universel. Il faut reconnaître, rendre visible et valoriser tout le travail de soins, le vrai travail qui nous soutient pendant cette crise.
<ul>
<li><strong>Cessent de subventionner les combustibles fossiles</strong> et réorientent les fonds publics utilisés par le complexe militaro-industriel et les entreprises privées, vers l’accès à l’énergie propre, à l’eau et aux services publics importants pour le bien-être des communautés.</li>
<li><strong>Annulent immédiatement les paiements de la dette des pays du Sud dus en 2020 et 2021, sans accumulation d’intérêts ni de pénalités</strong>, afin que les fonds puissent être affectés aux services de santé dans la lutte contre le COVID19 et à l’aide économique aux communautés et aux personnes qui sont confrontées à des difficultés plus grandes face à la pandémie et aux réponses. Une simple suspension des paiements ne suffit pas, et ne fera que retarder la douleur du service de la dette. Nous exigeons également le lancement immédiat d’un processus international indépendant pour traiter les dettes illégitimes et insoutenables et les crises de la dette afin d’ouvrir la voie à une <strong>annulation inconditionnelle de la dette pour tous les pays du Sud</strong>.</li>
<li><strong>Transforment également les systèmes fiscaux,</strong> en supprimant les congés fiscaux pour les sociétés multinationales qui sapent les revenus, et en abolissant la taxe sur la valeur ajoutée et les taxes sur les biens et services liés aux produits de base. Il faut prendre des mesures immédiates pour mettre fin aux flux financiers illicites et fermer les paradis fiscaux.</li>
</ul>
</li>
</ol>
<ol start="4">
<li><strong>Soutiennent une transition et une reprise justes à long terme pour sortir de la crise, et saisissent l’occasion de passer à des économies équitables, socialement justes, résistantes au climat et sans carbone. </strong>Nous ne pouvons pas nous permettre des renflouements qui ne font que remplir les poches des entreprises ou sauver des industries polluantes incompatibles avec une planète vivante. Nous avons plutôt besoin d’une reprise économique qui renforce la résilience, dissout les injustices, restaure nos écosystèmes et entraîne un déclin maîtrisé des combustibles fossiles et une transition axée sur la justice vers une économie équitable et durable. Les gouvernements devraient poursuivre des programmes économiques fondés sur des relations commerciales justes qui donnent la priorité aux besoins intérieurs et aux emplois dignes et décents dans l’ensemble de l’économie, notamment l’économie des soins, la restauration écologique et l’agro-écologie, les services essentiels et l’énergie renouvelable décentralisé. Tous ces éléments sont nécessaires pour un monde équitable et juste sur le plan climatique.</li>
<li><strong>Rejettent les efforts visant à promouvoir des « réformes structurelles » qui ne font qu’aggraver l’oppression, les inégalités et l’appauvrissement</strong>, y compris ceux des institutions financières internationales telles que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, qui pourraient utiliser la pandémie pour promouvoir des projets dans les pays du Sud sous le prétexte de « réduire le temps nécessaire vers la reprise ». Les piliers néolibéraux de l’austérité, de la déréglementation et de la privatisation, en particulier des services essentiels tels que l’eau, la santé, et l’éducation, ont dévasté les populations du monde entier et sont incompatibles avec une juste reprise.</li>
<li><strong>Renforcent la coopération internationale et la solidarité entre les peuples</strong>. Les problèmes mondiaux qui ne respectent aucune frontière, tels que la crise climatique ou la crise COVID-19, ne peuvent avoir que des solutions coopératives et équitables. Dans un monde profondément inégalitaire, le transfert de technologie et de finances des pays les plus riches vers les pays les plus pauvres est crucial. Les gouvernements devraient faciliter plutôt qu’entraver les efforts des mouvements populaires, des groupes de citoyens, des peuples autochtones et des organisations de la société civile pour établir des liens au-delà des frontières et des pays afin de se soutenir mutuellement. Nous demandons également aux gouvernements d’honorer leur responsabilité historique et de cesser d’utiliser des tactiques qui rejettent cette responsabilité et retardent une réponse internationale forte, comme par exemple la retenue des fonds de l’OMS et des autres institutions en temps de crise.</li>
<li><strong>Collaborent à la mise au point de vaccins et à l’accès illimité à ceux-ci, ainsi qu’à toute percée médicale de médicaments de thérapie expérimentale</strong>, guidés par des principes de coopération internationale et de distribution gratuite.  Nous devons nous assurer que tout vaccin COVID-19 sera accessible à tous et qu’aucun pays ne pourra être le seul acheteur, et aucune entité le seul producteur.</li>
<li><strong>Cessent immédiatement les projets d’extraction</strong>, de l’exploitation minière aux combustibles fossiles en passant par l’agriculture industrielle, y compris les projets extraterritoriaux entrepris par des sociétés ayant leur siège dans votre pays, qui accélèrent les crises écologiques, empiètent sur les territoires indigènes et mettent les communautés en danger.</li>
<li><strong>Rejettent toute tentative d’exonération de responsabilité</strong> <strong>des entreprises et des industries.</strong> Les acteurs qui sont responsables, à bien des égards, de cette crise aux multiples facettes et du système déficient, ne peuvent absolument pas se voir accorder des échappatoires leur permettant d’échapper à la responsabilité de leurs abus dans leur pays et dans le monde entier.</li>
<li><strong>Ne profitent pas de la crise pour faire adopter des mesures draconiennes</strong>, notamment l’extension des pouvoirs de la police et de l’armée qui sapent les droits des travailleurs, répriment les droits des peuples autochtones, restreignent la participation du public à la prise de décision, limitent l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive ou instituent une surveillance généralisée sous couvert de la crise.</li>
</ol>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/une-nouvelle-normalite/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/une-nouvelle-normalite/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tribune : &#034;Après Lubrizol, plus jamais ça&#034; (France Info &#8211; 17 octobre 2019)</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/tribune-apres-lubrizol-plus-jamais-ca-france-info-17-octobre-2019/</link>
					<comments>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/tribune-apres-lubrizol-plus-jamais-ca-france-info-17-octobre-2019/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Oct 2019 10:54:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences citoyennes dans les médias]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sciencescitoyennes.org/?p=129569</guid>

					<description><![CDATA[<p>Onze syndicats et associations, dont Sciences Citoyennes, appellent &#xE0; un sursaut apr&#xE8;s la catastrophe du 26 septembre 2019, &#xE0; Rouen : ce matin-l&#xE0;, un gigantesque incendie a d&#xE9;truit 5 253 tonnes de produits chimiques chez Lubrizol, une entreprise de produits chimiques class&#xE9;e Seveso seuil haut. L&#x2019;incendie a aussi touch&#xE9; trois entrep&#xF4;ts de son voisin Normandie [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/tribune-apres-lubrizol-plus-jamais-ca-france-info-17-octobre-2019/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Onze syndicats et associations, dont <em>Sciences Citoyennes</em>, appellent à un sursaut après <a href="https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/incendie/incendie-d-un-site-seveso-a-rouen/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">la catastrophe du 26 septembre 2019, à Rouen</a> : ce matin-là, un gigantesque incendie a détruit 5 253 tonnes de produits chimiques chez Lubrizol, une entreprise de produits chimiques classée Seveso seuil haut. L&rsquo;incendie a aussi touché trois entrepôts de son voisin Normandie Logistique qui stockait plus de 9 000 tonnes de produits sur son site. Syndicats ou associations, les onze signataires de la tribune, publiée par franceinfo jeudi 17 octobre, dénoncent des négligences et des insuffisances et pointent un manque de transparence. Et au-delà de Lubrizol, ils appellent à un sursaut dans la politique de gestion des risques industriels.</p>
<p><a href="https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/incendie/incendie-d-un-site-seveso-a-rouen/tribune-apres-lubrizol-plus-jamais-ca-11-syndicats-et-associations-pointent-la-responsabilite-des-industriels-et-de-l-etat_3661877.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Lire l&rsquo;intégralité de la tribune sur le site de France Info</a></p>
<p><span id="more-129569"></span></p>
<p><em>Liste des signataires :</em> Amis de la Terre France ; association Henri-Pézerat ; Attac ; Confédération générale du travail (CGT) ; Confédération paysanne ; Criigen (Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique) ; Fédération syndicale unitaire (FSU) ; Sciences citoyennes ; SOL (Alternatives agroécologiques et solidaires) ; Union syndicale Solidaires ; Zone écologique autonome.</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/tribune-apres-lubrizol-plus-jamais-ca-france-info-17-octobre-2019/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/tribune-apres-lubrizol-plus-jamais-ca-france-info-17-octobre-2019/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
