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	<title>Sciences humaines et sociales - Sciences Citoyennes</title>
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	<description>Les sciences avec et pour les citoyennes</description>
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	<title>Sciences humaines et sociales - Sciences Citoyennes</title>
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		<title>Mettons vraiment les nanos en question !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Nov 2009 09:47:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflits d'intérêts]]></category>
		<category><![CDATA[Conventions de citoyens]]></category>
		<category><![CDATA[Débat public]]></category>
		<category><![CDATA[Commission Nationale du Débat Public (CNDP)]]></category>
		<category><![CDATA[Conflit d'intérêts]]></category>
		<category><![CDATA[Nanotechnologies]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences humaines et sociales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sollicit&#233;e par la Commission Particuli&#232;re du <span class="glossaryLink"  aria-describedby="tt"  data-cmtooltip="&#60;div class=glossaryItemTitle&#62;D&#233;bat public&#60;/div&#62;&#60;div class=glossaryItemBody&#62;&#60;/div&#62;"  data-gt-translate-attributes='[{"attribute":"data-cmtooltip", "format":"html"}]'  tabindex='0' role='link'>D&#233;bat Public</span> Nanotechnologies (CPDP nano), la Fondation Sciences Citoyennes (FSC) vient de proposer un cahier d&#8217;acteurs exposant ses positions. Dans ce texte intitul&#233; &#171; La d&#233;mocratie face aux nanotechnologies et aux nanosciences &#187;, l&#8217;association critique le d&#233;bat tel qu&#8217;il est mis en place : La France a investi massivement [&#8230;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/mettons-vraiment-les-nanos-en-question/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="rss_texte">
<p class="spip">
<p>Sollicitée par la Commission Particulière du Débat Public Nanotechnologies (CPDP nano), la Fondation Sciences Citoyennes (FSC) vient de proposer un cahier d&rsquo;acteurs exposant ses positions.<span id="more-1764"></span></p>
<p class="spip">Dans ce texte intitulé « <strong>La démocratie face aux nanotechnologies et aux nanosciences</strong> », l&rsquo;association critique le débat tel qu&rsquo;il est mis en place :</p>
<p><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Mettons vraiment les nanos en question !" /> La France a investi massivement dans les nanos depuis plusieurs années : <strong>ce débat aurait du se tenir il y a 10 ans</strong>.</p>
<p><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Mettons vraiment les nanos en question !" /> Le débat ne permet<strong> pas d&rsquo;envisager les nanos dans leur globalité</strong>. Les questions de l&rsquo;utilité sociale des nanos ou de leurs conséquences ne sont pas posées. <strong>Il n&rsquo;est donc pas possible de faire des comparaisons avec des technologies alternatives ou avec des approches non technologiques.</strong> Comment savoir alors si les nanos sont vraiment un progrès réel et non une illusion de discours ?</p>
<p><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Mettons vraiment les nanos en question !" /> Le débat fait la <strong>part belle aux experts qui vivent de leurs recherches sur les nanos</strong>, sans donner réellement la parole aux approches alternatives. Le débat risque de se réduire à une communication d&rsquo;acceptabilité de cette technologie. Il <strong>ne permettra pas d&rsquo;évaluer objectivement l&rsquo;avis de la population</strong>.</p>
<p class="spip"><strong>&gt;&gt;</strong> <strong>Le gouvernement ne sera pas lié par les avis qui sortiront de la CPDP</strong>. Il n&rsquo;aura l&rsquo;obligation ni de les suivre, ni d&rsquo;y répondre.</p>
<p class="spip">Parmi les propositions mises en avant par La Fondation Sciences Citoyennes :</p>
<p><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Mettons vraiment les nanos en question !" /> <strong>un moratoire sur la recherche appliquée et la commercialisation</strong> des nanoproduits</p>
<p><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Mettons vraiment les nanos en question !" /> <strong>une loi constitutionnelle instituant les Conventions de citoyens</strong>, comme modalité de consultation du public, exempte de conflits d&rsquo;intérêts</p>
<p><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Mettons vraiment les nanos en question !" /> le <strong>développement des recherches en sciences humaines et sociales et en écotoxicologie</strong> autour des nanos</p>
<p class="spip">Comme le conclut ce cahier : « Débattre des nanotechnologies dans les conditions telles que fixées par ce débat national nous semble plus relever d&rsquo;<strong>une manipulation de la population</strong>, pour qu&rsquo;<strong>elle adhère au développement irrémédiable de ce qu&rsquo;on lui présente comme une source infinie de progrès</strong>, que d&rsquo;une information objective ».</p>
<p class="spip">Le texte du cahier d&rsquo;acteurs est disponible sur le site de la CPDP : <a class="spip_out" href="http://www.debatpublic-nano.org/documents/liste-cahier-acteurs.html?id_document=160">ici</a></p>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/mettons-vraiment-les-nanos-en-question/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Scientifiques Citoyens &#8211; Reconnecter les sciences à la société civile</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/scientifiques-citoyens-reconnecter-les-sciences-a-la-societe-civile/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2009 10:42:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Expertise]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernance de la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences humaines et sociales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les sciences se nourrissent de la diversit&#xE9;. A mesure que les enjeux li&#xE9;s &#xE0; la soutenabilit&#xE9;, la pauvret&#xE9;, la sant&#xE9; et la s&#xE9;curit&#xE9; deviennent de plus en plus pr&#xE9;gnants, les sciences et l&#x2019;innovation ont besoin de se construire &#xE0; partir de la diversit&#xE9; des formes de savoirs, des pratiques vari&#xE9;es et de gens diff&#xE9;rents. En [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/scientifiques-citoyens-reconnecter-les-sciences-a-la-societe-civile/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="rss_texte">Les sciences se nourrissent de la diversité. A mesure que les enjeux liés à la soutenabilité, la pauvreté, la santé et la sécurité deviennent de plus en plus prégnants, les sciences et l&rsquo;innovation ont besoin de se construire à partir de la diversité des formes de savoirs, des pratiques variées et de gens différents. En même temps, les motivations privées en faveur des sciences ont elles aussi grandement pris du poids, plus que celles qui sont mues par l&rsquo;intérêt général, la curiosité, les valeurs et les besoins. Il est temps pour les scientifiques de reconnecter leurs travaux et leurs expertises en leur faisant jouer un plus grand rôle dans la société, celui de Scientifiques Citoyens.<span id="more-1794"></span>Les Scientifiques Citoyens entremêlent leurs travaux et leur citoyenneté, posant de nouvelles questions, travaillant avec de nouvelles personnes et dessinant de nouvelles connexions entre les sciences et la société. Ils produisent des façons alternatives de voir le monde et de s&rsquo;engager en son sein. Ils donnent aux sciences leurs diversités vitales.</p>
<p class="spip">Ce livre défend l&rsquo;idée que nous avons besoin de trouver, apprendre de et soutenir nos Scientifiques Citoyens, en présentant cinq exemples à travers l&rsquo;Europe – Véronique Chable de France, Angelika Hillbeck de Suisse, Carolyn Stephens et John Sulston du Royaume-Uni et Gianni Tamino d&rsquo;Italie. Ils rejoignent la longue lignée des scientifiques qui ont, à travers l&rsquo;histoire, aidé les sciences à construire sa conscience sociale. En faisant des sciences différemment, ces scientifiques et d&rsquo;autres comme eux relèvent le défi du pourquoi, du comment et du quoi dans les sciènes du vingt-et-unième siècle.</p>
<p class="spip">Vous pouvez télécharger l&rsquo;intégralité de cet ouvrage au format PDF :</p>
<dl class="spip_document_270 spip_documents spip_documents_left" style="float: left; width: 120px;">
<dt><a title="PDF - 1.3 Mo" type="application/pdf" href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/archives_doc/pdf/ScientifiquesCitoyens.pdf"><img decoding="async" class=" format_png" style="height: 52px; width: 52px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L52xH52/pdf-d7486.png" alt="PDF - 1.3 Mo" width="52" height="52"  title="Scientifiques Citoyens - Reconnecter les sciences à la société civile" /></a></dt>
<dt class="spip_doc_titre" style="width: 120px;"><strong>Scientifiques Citoyens (DEMOS / Fondation Sciences Citoyennes)</strong></dt>
</dl>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/scientifiques-citoyens-reconnecter-les-sciences-a-la-societe-civile/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>SÉMINAIRE : Sociologie économique et démocratie : Démocratie, science et expertise.</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/seminaire-sociologie-economique-et-democratie-democratie-science-et-expertise-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2009 08:33:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Expertise]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression et débats]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences humaines et sociales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vendredi 15 mai 9h30-13h : S&#201;MINAIRE : Sociologie &#233;conomique et d&#233;mocratie : D&#233;mocratie, science et <span class="glossaryLink"  aria-describedby="tt"  data-cmtooltip="&#60;div class=glossaryItemTitle&#62;Expertise&#60;/div&#62;&#60;div class=glossaryItemBody&#62;&#60;/div&#62;"  data-gt-translate-attributes='[{"attribute":"data-cmtooltip", "format":"html"}]'  tabindex='0' role='link'>expertise</span>. S&#233;minaire organis&#233; par le Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie &#233;conomique (Lise, Cnam-CNRS). Tout public, entr&#233;e libre Contact : Jocelyne Bugnot, 01 40 27 24 31, jocelyne.bugnot@cnam.fr Lieu : Cnam, amphi Jean-Prouv&#233; (V), 292 rue Saint-Martin, Paris IIIe</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/seminaire-sociologie-economique-et-democratie-democratie-science-et-expertise-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="rss_texte">
Vendredi 15 mai 9h30-13h : SÉMINAIRE : Sociologie économique et démocratie : Démocratie, science et expertise.<span id="more-2023"></span></p>
<p>Séminaire organisé par le Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique (Lise, Cnam-CNRS).</p>
<p class="spip"><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="SÉMINAIRE : Sociologie économique et démocratie : Démocratie, science et expertise." /> Tout public, entrée libre</p>
<p class="spip"><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="SÉMINAIRE : Sociologie économique et démocratie : Démocratie, science et expertise." /> Contact : Jocelyne Bugnot, 01 40 27 24 31, jocelyne.bugnot@cnam.fr</p>
<p class="spip"><img decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="SÉMINAIRE : Sociologie économique et démocratie : Démocratie, science et expertise." /> Lieu : Cnam, amphi Jean-Prouvé (V), 292 rue Saint-Martin, Paris IIIe</p>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/seminaire-sociologie-economique-et-democratie-democratie-science-et-expertise-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/chercheurs-et-acteurs-associatifs-partenaires-de-recherche-vers-une-reconnaissance-mutuelle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2009 12:57:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ARUC et autres expériences étrangères]]></category>
		<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[PICRI, ASOSC et autres expériences françaises]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche participative]]></category>
		<category><![CDATA[Savoirs ouverts]]></category>
		<category><![CDATA[Christophe Bonneuil]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Testart]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Paul Gaudillère]]></category>
		<category><![CDATA[PICRI]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences humaines et sociales]]></category>
		<category><![CDATA[Université]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Longtemps r&#xE9;serv&#xE9;e aux seuls &#xAB; savants &#xBB;, la recherche acad&#xE9;mique en France s&#x2019;ouvre depuis peu (2005) &#xE0; d&#x2019;autres acteurs de la soci&#xE9;t&#xE9; civile gr&#xE2;ce &#xE0; des appels d&#x2019;offre publics d&#xE9;di&#xE9;s. En effet, sous l&#x2019;impulsion d&#x2019;une organisation non gouvernementale (La Fondation Sciences Citoyennes) et d&#x2019;un &#xE9;lu convaincu, une institution comme le Conseil R&#xE9;gional d&#x2019;Ile de France [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/chercheurs-et-acteurs-associatifs-partenaires-de-recherche-vers-une-reconnaissance-mutuelle/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="rss_texte">
<p class="spip">Longtemps réservée aux seuls « savants », la recherche académique en France s&rsquo;ouvre depuis peu (2005) à d&rsquo;autres acteurs de la société civile grâce à des appels d&rsquo;offre publics dédiés. En effet, sous l&rsquo;impulsion d&rsquo;une organisation non gouvernementale (La Fondation Sciences Citoyennes) et d&rsquo;un élu convaincu, une institution comme le Conseil Régional d&rsquo;Ile de France a mis en place un appel annuel à projet partenarial entre chercheurs et acteurs associatifs : les Partenariats Institutions-Citoyens pour la Recherche et l&rsquo;Innovation (PICRI). La Région de Bretagne a suivi l&rsquo;exemple en mettant en place son propre appel d&rsquo;offre (1).<span id="more-1598"></span>Si le Québec a ouvert la voie en 1999 avec les Alliances Recherche Université-Communauté (ARUC) et a ainsi modifié la physionomie des laboratoires par un va-et-vient constant avec la société considérée comme partenaire, on peut se demander si une telle démarche peut trouver écho dans le paysage institutionnel et sociétal français.</p>
<p>La recherche publique française est fortement secouée depuis une à deux décennies par des injonctions à une ouverture au monde socio-économique. Mais le but le plus souvent recherché par les politiques successives – et auquel la communauté scientifique tente de résister – consiste principalement en une percée du monde marchand dans la recherche publique : elle devrait ainsi davantage se consacrer à des intérêts économiques particuliers tout en étant assignée à produire des biens publics au bénéfice de tous. L&rsquo;intention de ces partenariats de recherche est autre. En favorisant une co-construction entre scientifiques et acteurs de la société civile, elle vise à introduire une nouvelle régulation de la recherche. Aux côtés de l&rsquo;Etat, des intérêts marchands et de la communauté scientifique, la société pourrait faire valoir directement ses intérêts en participant au processus de recherche lui-même. De quoi s&rsquo;agit-il ? Devenant partenaires, acteurs et chercheurs ont à définir une question commune issue des préoccupations et des connaissances des uns et des autres, puis une méthodologie de recherche qu&rsquo;ils mettent en œuvre conjointement. Pour exemple, les membres d&rsquo;une organisation agréée pour l&rsquo;adoption internationale et des anthropologues de la famille se sont engagés ensemble dans ce processus afin d&rsquo;identifier les impacts pour la famille et pour l&rsquo;enfant des adoptions réalisées depuis une quinzaine d&rsquo;années par l&rsquo;ONG.</p>
<p>Mais à quelles conditions de tels partenariats peuvent-ils s&rsquo;établir ? Acteurs et chercheurs n&rsquo;ayant a priori ni les mêmes intérêts ni les mêmes connaissances de la réalité ou de la démarche scientifique, une réelle « co-production » est-elle possible ? Que signifie pour les scientifiques de partager un processus de connaissance avec des non-scientifiques ? Que signifie pour les acteurs de s&rsquo;engager dans une démarche complexe éloignée de l&rsquo;opérationnalité ?</p>
<p>Pour répondre à ces questions, un détour historique semble nécessaire pour comprendre comment le processus de production de connaissance scientifique en France peut rendre difficile le dialogue entre chercheurs et acteurs.</p>
<p>Dès la fin du XVIIème siècle, une nouvelle forme de compréhension du monde émerge : la rationalité. Il s&rsquo;agit de connaître les choses, non plus par des ressemblances, des images ou des croyances, mais par des systèmes d&rsquo;analyse comme la classification et la mesure. De cet ordre nouveau qui s&rsquo;impose à l&rsquo;Occident naîtront de nouveaux domaines de connaissance telles l&rsquo;analyse génétique, l&rsquo;histoire naturelle, ou encore la philosophie de Descartes ou de Leibniz. Le projet de la mesure, de la mathématisation et de la formalisation du monde caractérise la modernité. Il permettra d&rsquo;explorer toujours davantage les principes internes des organisations qu&rsquo;elles soient biologiques, productives, etc., celles-ci étant perçues comme des extériorités. La polarité vers des « formes pures » de connaissances issues de la mathématisation et de la formalisation s&rsquo;oppose aux domaines empiriques perçus comme entachés de subjectivité. Même si cette classification entre subjectivité et objectivité a été dépassée par de nombreux scientifiques depuis le début du XXème siècle, cette domination de la rationalité et de l&rsquo;objectivation reste l&rsquo;armature opérante du dispositif scientifique. Elle laisse peu de place et de valeur aux savoirs d&rsquo;usage, aux connaissances liées à l&rsquo;expérience, etc.</p>
<p>Parallèment à ce projet, des communautés scientifiques comme les Académies s&rsquo;organisent dans toute l&rsquo;Europe pour former des espaces de connaissance en dehors des Eglises et des Etats, qui eux promeuvent les Universités. Aux Académies, la discussion et la publication scientifique, aux Universités, l&rsquo;enseignement et les carrières autour de postes ou de chaires discplinaires. Ce double mouvement, même s&rsquo;il prend des formes d&rsquo;organisation différentes aujourd&rsquo;hui, reste effectif au sein de la recherche publique. On lutte pour les ressources (postes, carrières, doctorants, matériel, financements…) à l&rsquo;intérieur des laboratoires, mais l&rsquo;évaluation qui compte le plus pour les scientifiques demeure bien celle qui provient de leurs pairs à l&rsquo;intérieur d&rsquo;une communauté de discipline toujours plus spécialisée. Au final, cet héritage de la pensée et des formes d&rsquo;organisation – dont l&rsquo;esprit persiste malgré les différentes réformes successives – impose une distance entre science et société. Les pratiques scientifiques ont ainsi, par construction, tendance à se clore sur elles-mêmes pour sacrifier à l&rsquo;exactitude de la mesure, qui légitime une mise à distance et une réduction du monde dans les laboratoires. L&rsquo;explosion des technologies, notamment dans les sciences de la vie (génétique, biochimie, etc.), renforce d&rsquo;ailleurs ce « confinement ».</p>
<p>Ces lignes de force générales, fortement héritées de l&rsquo;histoire, sont toutefois à nuancer. Comme le soulignent certains historiens et sociologues, « <em class="spip"> la science n&rsquo;est pas plus indépendante des volontés de puissance qu&rsquo;elle en est l&rsquo;esclave obéissante</em> » (Callon). Toute l&rsquo;actualité et la politique autour de la recherche et de l&rsquo;université paraît encore colonisée par ce que ces auteurs nomment « deux illusions », « deux pollutions » symétriques, les peurs et mythes de l&rsquo;indépendance d&rsquo;un côté et de l&rsquo;instrumentalisation de l&rsquo;autre (Latour). Des pratiques de collaboration plus hybrides existent dans la plupart des laboratoires. Néanmoins, recherche et société peuvent-elles partager le processus de connaissance ? Comment, dans ce processus de production, faire dialoguer expérience et mesure ?</p>
<p>L&rsquo;observation pendant deux années des comités de pilotage de quatre de ces partenariats a permis de mettre en évidence une série d&rsquo; « épreuves » que vivent ensemble acteurs et chercheurs. Ces épreuves sont liées à un processus de traduction entre les deux types de partenaires. Nous mobilisons pour les décrire deux formes de traduction :</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?" /> la traduction vue comme une série d&rsquo;interactions permettant la mise en réseau d&rsquo;acteurs, de connaissances, de productions, etc. (Callon, Latour)</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?" /> la traduction vue comme une interprétation de langage débouchant sur un sens partagé (Ricoeur)</p>
<p class="spip">Ces épreuves et leur issue permettront d&rsquo;établir à des degrés divers un partenariat débouchant sur une co-construction des savoirs. A chacune des cinq épreuves s&rsquo;articulent une dimension partenariale et une étape du processus.</p>
<p>La première épreuve vécue par les partenaires est liée à leur identité. L&rsquo;enjeu central est alors de faire valoir son identité vis-à-vis des autres, c&rsquo;est-à-dire qui on est &#8211; socialement et personnellement -. C&rsquo;est au travers de la question de recherche et de la manière dont elle est posée que les identités se confrontent et cherchent leur place. Cette « problématisation » resulte d&rsquo;une confrontation, plus ou moins conflictuelle, et qui parviendra plus ou moins à se stabiliser. Si elle n&rsquo;est pas stabilisée, c&rsquo;est-à-dire si la problématique ne permet pas suffisamment de définir l&rsquo;identité des partenaires, cette confrontation resurgira régulièrement au cours du processus, pouvant aller jusqu&rsquo;à provoquer le départ des uns et des autres.</p>
<p>Ces partenariats sont aussi confrontés à une épreuve des intérêts portés par les uns et les autres. Par exemple, les généticiens ont-ils des intérêts compatibles avec ceux des paysans et militants du bio dans la caractérisation génétique des variétés anciennes de blé ? La définition des rôles dans l&rsquo;organisation du projet, la manière dont se mettent en place les différentes coopérations entre acteurs et chercheurs va plus ou moins permettre l&rsquo;équilibre et la satisfaction des intérêts. En somme, qui fait quoi et avec qui ? Comment s&rsquo;organise par exemple le travail de recueil de données sur le terrain ? Sont-ce les chercheurs ou les acteurs ou les deux qui en sont chargés ? Chaque partenariat définit une organisation tout à fait spécifique qui correspond à l&rsquo;agencement des différents intérêts, comme l&rsquo;investissement en temps et en énergie. Dans certains d&rsquo;entre eux, le travail de terrain, voir une partie de l&rsquo;écriture, est déléguée aux étudiants dans un travail plus ou moins visible, ce qui permet aux partenaires de garder et de partager le travail de pilotage. Il est patent qu&rsquo;il ne peut y avoir une complète subsidiarité des rôles : le généticien aux champs et le paysan au laboratoire. Mais acteurs et chercheurs franchissent différemment ces frontières en fonction de leurs intérêts. Rien n&rsquo;est donné d&rsquo;avance, c&rsquo;est au contraire un processus dynamique, toujours inédit en fonction des partenaires et des partenariats.</p>
<p>Ce sont aussi les savoirs détenus qui sont amenés à être confrontés dans ces partenariats « cognitifs ». C&rsquo;est alors toute la légitimité des partenaires à dire « le vrai » qui est en jeu. C&rsquo;est l&rsquo;épreuve des légitimités. D&rsquo;où tiennent-ils leur savoir ? Quelle en la validité ? Dans quel monde ? Les discussions sont souvent vives, chacun tenant &#8211; au moins dans un premier temps &#8211; à son référentiel, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de l&rsquo;objectivité de la mesure ou de l&rsquo;opérationnalité des savoirs. C&rsquo;est une épreuve dans laquelle les partenaires jouent leur rapport au monde au travers de leur référentiel de savoirs et sa capacité à « dire le vrai ». Le risque de cette épreuve est la prévalence d&rsquo;un des référentiels de connaissance au détriment de l&rsquo;autre. Or, l&rsquo;exercice est difficile car il s&rsquo;agit bien de produire des connaissances nouvelles selon une méthodologie « objectivante » à partir de données de terrain.</p>
<p>La quatrième épreuve vécue est celle de la représentation, car les partenariats ne se limitent pas aux seuls partenaires officiels. Ceux-ci en représentent d&rsquo;autres : une cause professionnelle, une ligne militante, une certaine école dans la discipline scientifique, un laboratoire, etc. Dans cette épreuve, les partenaires sont en quelque sorte des porte-parole et doivent en intéresser d&rsquo;autres pour légitimer leur participation à la recherche, le risque étant pour chaque partenaire de ne représenter que ses propres intérêts sans pouvoir faire ensuite valoir les connaissances produites dans une communauté plus large. Concrètement, les partenariats sont très inventifs pour organiser des temps et des espaces de discussion ouverts à des groupes élargis.</p>
<p>Mais identités, intérêts, légitimité et représentation ne suffisent pas pour faire émerger le monde partagé à la source d&rsquo;une co-construction de savoirs. Il manque à ces épreuves relationnelles, qui se traduisent par des dispositifs organisés, un désir autre. Car comment les partenaires peuvent-ils dépasser leur sphère de connaissance propre pour produire un savoir conjoint ? Tous les scientifiques impliqués ne sont pas des militants associatifs et tous les partenaires associatifs n&rsquo;ont pas de formation scientifique.</p>
<p>Seules les capacités de médiation des partenaires achèveront ce cycle de la traduction par l&rsquo;épreuve de la « mutualité ». La mutualité est issue d&rsquo;une double traduction par les partenaires qui leur permet de se déplacer pour comprendre le registre de l&rsquo;autre et en faire une interprétation dans leur propre registre, tout en étant sûr que ce déplacement soit réciproque. C&rsquo;est une sorte de traduction linguistique et de sens fondamentalement basée sur « <em class="spip">le plaisir d&rsquo;habiter la langue de l&rsquo;autre compensé par le plaisir de recevoir chez soi la parole de l&rsquo;étranger</em> » (Ricoeur). Cette expérience, souvent portée au sein des groupes par un ou deux partenaires permet non seulement une reconnaissance réciproque des registres de connaissance, mais aussi l&rsquo;émergence d&rsquo;un registre nouveau dans lequel les deux « langages », les deux formes d&rsquo;appréhension du monde se cotoîent ou s&rsquo;hybrident. Ce sont ces formes de mutualité, de respect et de reconnaissance réciproques qui valident les épreuves de traduction précédentes et leur donnent du sens. Elles naissent d&rsquo;un réel apprentissage dans lequel le temps et le désir de connaître et de reconnaître sont fondamentaux. Il n&rsquo;est donc pas étonnant que les partenariats dans lesquels les partenaires ont déjà mis à l&rsquo;épreuve ces étapes parviennent davantage à une mutualité et à co-produire.</p>
<p>L&rsquo;institutionnalisation d&rsquo;une recherche entre acteurs associatifs et chercheurs a pour ambition d&rsquo;ouvrir un nouvel espace partagé de production des connaissances Les partenaires y parviennent-ils et à quelles conditions ? Il apparaît que, compte-tenu des identités et des intérêts des partenaires, de ce qu&rsquo;ils représentent et des savoirs qu&rsquo;ils portent, un apprentissage est indispensable. Il s&rsquo;exprime au travers d&rsquo;un certain nombre d&rsquo;épreuves relationnelles de « traduction » au long du processus partenarial et de la recherche. Mais seuls l&rsquo;expérience de la mutualité et le désir de traduire et d&rsquo;être traduit permettront à ces épreuves de déboucher sur une « co-construction » des savoirs. Si cette politique partenariale ouvre la voie, peut-être pourrait-on la compléter par des espaces de reconnaissance entre laboratoires et associations qui permettent l&rsquo;émergence de ce désir ?</p>
<p><strong class="spip">Bibliographie</strong><br />
<img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?" /> BONNEUIL Christophe, GAUDILLIERE Jean-Paul, TESTART Jacques (coord.), Quelle politique scientifique pour entrer dans le 21ème siècle ? Vers un nouveau contrat entre recherche et société, Note n°2 de la Fondation science citoyenne, oct. 2004<br />
<img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?" /> CALLON Michel, Éléments pour une sociologie de la traduction, La domestication des coquilles Saint-Jacques et les des marins-pêcheurs dans la baie de Saint-Brieuc, l&rsquo;année sociologique, 1986, n°36, p. 169-208<br />
<img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?" /> CALLON Michel, LASCOUMES Pierre, BARTHE Yannick, 2001, Agir dans un monde incertain. Essai sur la démocratie technique, Paris, Seuil<br />
<img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?" /> LATOUR Bruno, WOOLGAR Steeve, 1988 (trad. de l&rsquo;anglais), La vie de laboratoire : la production des faits scientifiques, Paris, La Découverte<br />
<img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?" /> LATOUR Bruno, La science en action. Introduction à la sociologie des sciences, 2005 (1989), Paris, La Découverte<br />
<img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?" /> LATOUR Bruno, 1995, Le métier de chercheur. Regard d&rsquo;un anthropologue, Paris, INRA Editions<br />
<img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?" /> RICOEUR Paul, 2004, Parcours de la reconnaissance, Paris, Stock<br />
<img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?" /> VINCK Dominique, 2007, Sciences et société. Sociologie du travail scientifique, Armand Colin, Paris</p>
</div>
<div class="rss_notes">
<p class="spip_note">(1) Action pour l&rsquo;appropriation sociale des sciences, ASOSC</p>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/chercheurs-et-acteurs-associatifs-partenaires-de-recherche-vers-une-reconnaissance-mutuelle/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>4e édition des « Sciences en Bobines » (2008)</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/4e-edition-des-sciences-en-bobines-2008/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Nov 2008 15:05:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nos (pro)positions et actions]]></category>
		<category><![CDATA[Nos activités]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences en Bobines]]></category>
		<category><![CDATA[André Cicolella]]></category>
		<category><![CDATA[Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l'Ouest (A.C.R.O.)]]></category>
		<category><![CDATA[Centre National d'Information Indépendante sur les Déchets (CNIID)]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Vélot]]></category>
		<category><![CDATA[Confédération paysanne]]></category>
		<category><![CDATA[Francis Chateauraynaud]]></category>
		<category><![CDATA[François Warlop]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Testart]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceur d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression et débats]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Christine Blandin]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Monique Robin]]></category>
		<category><![CDATA[Nanotechnologies]]></category>
		<category><![CDATA[Ondes]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Méneton]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences humaines et sociales]]></category>
		<category><![CDATA[Sezin Topçu]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://sciencescitoyennes.org/?p=2031</guid>

					<description><![CDATA[<p>La 4e &#233;dition de notre festival &#171;&#160;<span class="glossaryLink"  aria-describedby="tt"  data-cmtooltip="&#60;div class=glossaryItemTitle&#62;Sciences en bobines&#60;/div&#62;&#60;div class=glossaryItemBody&#62;&#60;/div&#62;"  data-gt-translate-attributes='[{"attribute":"data-cmtooltip", "format":"html"}]'  tabindex='0' role='link'>Sciences en Bobines</span>&#160;&#187; aura lieu du mardi 18 au vendredi 21 novembre 2008, au cin&#233;ma La Clef, rue de la Clef &#224; Paris, dans le 5e (M&#176; Censier-Daubenton). T&#233;l&#233;charger le flyer : 4e &#233;dition des &#171;&#160;Sciences en Bobines&#160;&#187; Ce festival est organis&#233; avec le soutien de l&#8217;ACRO, de l&#8217;AITEC, [&#8230;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/4e-edition-des-sciences-en-bobines-2008/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="rss_texte">La 4e édition de notre festival « Sciences en Bobines » aura lieu du mardi 18 au vendredi 21 novembre 2008, au cinéma La Clef, rue de la Clef à Paris, dans le 5e (M° Censier-Daubenton).<span id="more-2031"></span></p>
<p>Télécharger le flyer : <a title="PDF - 404.6 ko" type="application/pdf" href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/archives_doc/pdf/flyer-2.pdf">4e édition des « Sciences en Bobines »</a></p>
<p class="spip">Ce festival est organisé avec le soutien de l&rsquo;ACRO, de l&rsquo;AITEC, d&rsquo;ATTAC, du CNIID, de la Confédération Paysanne, de HOLOS, du MDRGF et du Réseau Semences Paysannes, ainsi que de la Fête de la Science.</p>
<h3 class="spip">Programme</h3>
<p class="spip">
<p><strong>Mardi 18 novembre</strong> &#8211; « Nos assiettes sont malades »</p>
<p><strong>18h00</strong> &#8211; Notre Pain Quotidien (Nikolaus Geyrhalter), 2005, 1h32</p>
<p><strong>20h30</strong> &#8211; homo toxicus (Carole Poliquin), 2008, 1h27</p>
<p><strong>22h00</strong> &#8211; Débat :</p>
<p>Depuis que le consommateur a remplacé le citoyen, la course à la productivité a conduit à des pratiques démesurées visant à produire toujours plus en cherchant à diminuer les coûts au-delà du raisonnable. L&rsquo;industrialisation forcenée des modes de production, auparavant décrite dans les romans de science-fiction les plus sombres, est devenue notre réalité. Une réalité qui s&rsquo;est progressivement éloignée de l&rsquo;humanité.</p>
<p>Mais ce n&rsquo;est pas tout. Les conséquences ne sont pas seulement éthiques. Différents événements comme la crise de la vache folle, le plus emblématique peut-être, ont permis de se rendre compte qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui c&rsquo;est notre santé qui est menacée. Du mercure dans les poissons aux pesticides dans les céréales, fruits et légumes, de nombreux autres exemples témoignent du fait que bien manger ne va plus de soi. Est-il encore possible de faire marche arrière ? Quels sont les échappatoires et les transformations nécessaires de nos modes de vie pour sortir de ce schéma délétère ?</p>
<p>Intervenants :</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="4e édition des « Sciences en Bobines » (2008)" /> <em>Carole Poliquin</em> (Réalisatrice d&rsquo;« Homo Toxicus »)</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="4e édition des « Sciences en Bobines » (2008)" /> <em>François Veillerette</em> (MDRGF)</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="4e édition des « Sciences en Bobines » (2008)" /> <em>François Warlop</em> (FSC, GRAB)</p>
<p>Animation : <em>Régine Boutrais</em> (FSC)</p>
<p><strong>Mercredi 19 novembre</strong> &#8211; Les sciences sociales et la politique de « l&rsquo;autre » de l&rsquo;époque coloniale à nos jours</p>
<p><strong>18h00</strong> &#8211; Chronique d&rsquo;un été (Jean Rouch), 1961, 1h26,</p>
<p><strong>20h30</strong> &#8211; Zoos Humains (Pascal Blanchard, Eric Deroo), 2002, 0h56</p>
<p><strong>21h30</strong> &#8211; Débat :</p>
<p>Quand on évoque la question des liens organiques entre science et politique, on se réfère souvent à des sciences dites « dures » : question autour des OGM, du nucléaire, etc.). Qu&rsquo;en est-il des sciences « molles » ? Quels types de rapports les sciences sociales entretiennent-elles avec la politique, en particulier quand il s&rsquo;agit de l&rsquo;élaboration des politiques autour de questions sociales, culturelles voire raciales ? Pour aborder ces questions, nous partirons du rôle joué par les sciences de l&rsquo;homme (l&rsquo;anthropologie, l&rsquo;ethnologie…) dans la montée des discours et des pratiques discriminatoires pendant l&rsquo;époque coloniale. Comment la figure de « l&rsquo;indigène », rendue visible lors des expositions coloniales du début du XXe siècle, est-elle construite ? Comment l&rsquo;imaginaire du « colonisé » a-t-il été fabriqué pendant l&rsquo;époque coloniale ? Plus généralement, de quelle façon les sciences sociales participent-elles à la construction de « l&rsquo;autre » dans nos sociétés ? Quels enseignements peut-on en tirer à propos notamment de la montée effrayante de la stigmatisation des immigrés en France et dans le monde ?</p>
<p>Intervenants :</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="4e édition des « Sciences en Bobines » (2008)" /> <em>Eric Deroo</em> (Historien et réalisateur de Zoos humains)</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="4e édition des « Sciences en Bobines » (2008)" /> <em>Naima Yahi</em> (Historienne et membre de « Génériques »)</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="4e édition des « Sciences en Bobines » (2008)" /> <em>Emmanuel Terray</em> (Historien)</p>
<p>Animation : <em>Taos Ait Si Slimane</em> (FSC)</p>
<p><strong>Jeudi 20 novembre</strong> &#8211; Les Lanceurs d&rsquo;alerte</p>
<p><strong>18h00</strong> &#8211; Dossier Cassandre : les lanceurs d&rsquo;alerte (Nicolas Deprost), 2007, 0h52</p>
<p><strong>20h00</strong> &#8211; Le Monde selon Monsanto (Marie-Monique Robin), 2007, 1h49</p>
<p><strong>21h50</strong> &#8211; Débat :</p>
<p>Le lanceur d&rsquo;alerte se trouve à un moment donné, confronté à un fait pouvant constituer un danger potentiel pour l&rsquo;homme ou son environnement, et décide dès lors de porter ce fait au regard de la société civile et des pouvoirs publics. Malheureusement, le temps que le risque soit publiquement reconnu et s&rsquo;il est effectivement pris en compte, il est souvent trop tard. Les conséquences pour le lanceur d&rsquo;alerte, qui agit à titre individuel parce qu&rsquo;il n&rsquo;existe pas à l&rsquo;heure actuelle en France de dispositif de traitement des alertes, peuvent être graves : du licenciement jusqu&rsquo;à la « mise au placard », il se retrouve directement exposé aux représailles dans un système hiérarchique qui ne le soutient pas car souvent subordonné à des intérêts financiers ou politiques.</p>
<p>La nécessité de se doter d&rsquo;un dispositif législatif permettant de protéger les lanceurs d&rsquo;alerte a fini par aboutir, puisqu&rsquo;au terme d&rsquo;un long travail de pédagogie aussi bien en direction de la société civile que des pouvoirs publics, elle apparaît dans les engagements du Grenelle de l&rsquo;environnement. Survivra-t-elle aux joutes parlementaires et aux futurs décrets d&rsquo;application tant la puissance de la « dictature économique » est capable à chaque fois de renverser la balance au détriment de l&rsquo;intérêt commun.</p>
<p>Intervenants :</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="4e édition des « Sciences en Bobines » (2008)" /> <em>Christian Vélot</em> (FSC) excusé</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="4e édition des « Sciences en Bobines » (2008)" /> <em>Pierre Méneton</em> (INSERM)</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="4e édition des « Sciences en Bobines » (2008)" /> <em>André Cicolella</em> (FSC)</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="4e édition des « Sciences en Bobines » (2008)" /> <em>Francis Chateauraynaud</em> (Sociologue)</p>
<p>Animation : <em>Thierry Lefebvre</em> (Maître de Conférences en Sciences de l&rsquo;Information et de la communication, Univ. Paris-Diderot)</p>
<p><strong>Vendredi 21 novembre</strong> &#8211; Du leurre des « débats publics » à la démocratie participative</p>
<p><strong>18h00</strong> &#8211; Les nanos et nous (<em>David Hover</em>), 2007, 52 min.</p>
<p><strong>20h00</strong> &#8211; Le Génie Helvétique (<em>Jean-Stéphane Bron</em>), 2004, 1h30</p>
<p><strong>21h30</strong> &#8211; Débat :</p>
<p>Certaines innovations sont diffusées alors qu&rsquo;elles font l&rsquo;objet de controverses ouvertes. Pourtant, dès que les incertitudes sur l&rsquo;intérêt et les risques des technologies sont importantes, les autorités devraient collecter et discuter des points de vue qui dépassent le cercle des experts habituels et comprennent l&rsquo;avis de simples citoyens. Si des personnes candides sont dûment informées, comme dans les conférences de citoyens, elles se montrent capables de délibérer sur des sujets complexes, en se dégageant des enjeux seulement locaux et immédiats pour proposer des solutions souvent ignorées par les spécialistes, et rarement entendues des instances politiques&#8230; Pourvu qu&rsquo;elles soient médiatisées, ces procédures améliorent aussi la compétence de toute la population et peuvent rétablir la confiance vis-à-vis des scientifiques et de leurs propositions. Comment faire entrer ces procédures dans l&rsquo;ordre juridique et politique, pour que les dirigeants, mieux informés des enjeux des technologies et des attentes de la population, puissent tenir compte de ces recommandations ?</p>
<p>Intervenants :</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="4e édition des « Sciences en Bobines » (2008)" /> <em>Françoise Zonabend</em> (Anthropologue),</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="4e édition des « Sciences en Bobines » (2008)" /> <em>Jean-Michel Fourniau</em> (Sociologue)</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="4e édition des « Sciences en Bobines » (2008)" /> <em>Marie-Christine Blandin</em> (Sénatrice) excusée</p>
<p>Animation : <em>Jacques Testart</em> (FSC)</p>
<h3 class="spip">L&rsquo;après-midi pour les lycéens :</h3>
<p class="spip">
<p><strong>Mercredi 19 novembre</strong></p>
<p><strong>14h00</strong> &#8211; Téléphonie Mobile, sommes-nous tous des cobayes (Joaquina Ferreira), 2003, 52&prime;</p>
<p><strong>15h00</strong> &#8211; Débat : Les usages et les risques de la téléphonie mobile</p>
<p><strong>Si vous souhaitez venir avec votre classe, merci de nous contacter :</strong></p>
<p><strong>01 43 14 73 65</strong></p>
<p><strong>contact arobase sciencescitoyennes.org</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Intervenant :</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="4e édition des « Sciences en Bobines » (2008)" /> <em>Etienne Cendrier</em> (Robin des toits)</p>
<p>Animation : <em>Sezin Topçu</em> (FSC)</p>
<p>Pour consulter le programme des éditions précédentes :</p>
<p><a href="https://sciencescitoyennes.org/les-sciences-en-bobines">1re édition</a><br />
<a href="https://sciencescitoyennes.org/2e-edition-des-sciences-en-bobines-2005">2e édition</a><br />
<a href="https://sciencescitoyennes.org/3e-edition-des-sciences-en-bobines-2006">3e édition</a>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/4e-edition-des-sciences-en-bobines-2008/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>13e Université d’Eté de l’Innovation rurale</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/13e-universite-dete-de-linnovation-rurale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Aug 2007 12:53:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Archives]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences humaines et sociales]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://sciencescitoyennes.org/?p=71</guid>

					<description><![CDATA[<p>Organis&#xE9;e les 1er, 2 et 3 ao&#xFB;t prochains &#xE0; Marciac (Gers) dans le cadre du festival de international de Jazz, elle porte cette ann&#xE9;e sur le sujet &#xAB; Agricultures et territoires ruraux : quelle politique agricole europ&#xE9;enne voulons-nous ? &#xBB;Autour d&#x2019;experts internationaux (&#xE9;conomistes, g&#xE9;ographes, agronomes, etc.), d&#x2019;&#xE9;lus europ&#xE9;ens et de repr&#xE9;sentants de syndicats et d&#x2019;organismes [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/13e-universite-dete-de-linnovation-rurale/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="rss_texte">Organisée les 1er, 2 et 3 août prochains à Marciac (Gers) dans le cadre du festival de international de Jazz, elle porte cette année sur le sujet « Agricultures et territoires ruraux : quelle politique agricole européenne voulons-nous ? »<span id="more-71"></span>Autour d&rsquo;experts internationaux (économistes, géographes, agronomes, etc.), d&rsquo;élus européens et de représentants de syndicats et d&rsquo;organismes professionnels, ces rencontres convient tous les acteurs concernés à échanger, durant trois jours, les points de vue et les arguments pour construire ensemble une réflexion sur les enjeux et les voies d&rsquo;action possibles, notamment en termes de décision publique. Ce sont ainsi 200 participants de tous horizons qui s&rsquo;inscrivent chaque année.</p>
<p class="spip"><a class="spip_out" href="http://www.agrobiosciences.org/article.php3?id_article=2056">Plus d&rsquo;informations</a></p>
<p class="spip">Les actes de la précédente édition, « Comment débattre des sujets qui fâchent » sont désormais en ligne sur le <a class="spip_out" href="http://www.agrobiosciences.org/article.php3?id_article=2043">site de la Mission agrobiosciences</a></p>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/13e-universite-dete-de-linnovation-rurale/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Conférence Living Knowledge &#8211; Objectifs et contexte de la conférence</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/10-objectifs-et-contexte-de-la-conference/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Mar 2007 00:49:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Living Knowledge]]></category>
		<category><![CDATA[Living Knowledge - Savoirs vivants]]></category>
		<category><![CDATA[Tiers-secteur de la connaissance]]></category>
		<category><![CDATA[Biotechnologie]]></category>
		<category><![CDATA[Boutique des sciences]]></category>
		<category><![CDATA[Brevet]]></category>
		<category><![CDATA[Développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[Energie]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Nanotechnologies]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche participative]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Savoirs ouverts]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Notre conf&#233;rence des Savoirs vivants sera un espace d&#8217;&#233;change international sur l&#8217;expertise citoyenne et la <span class="glossaryLink"  aria-describedby="tt"  data-cmtooltip="&#60;div class=glossaryItemTitle&#62;Recherche participative&#60;/div&#62;&#60;div class=glossaryItemBody&#62;&#60;/div&#62;"  data-gt-translate-attributes='[{"attribute":"data-cmtooltip", "format":"html"}]'  tabindex='0' role='link'>recherche participative</span>, sur les nouveaux modes d&#8217;innovation coop&#233;rative, sur les partenariats entre recherche publique et acteurs de la soci&#233;t&#233; civile dans toutes les disciplines de recherche. Elle fera le bilan et abordera les perspectives des exp&#233;riences de <span class="glossaryLink"  aria-describedby="tt"  data-cmtooltip="&#60;div class=glossaryItemTitle&#62;D&#233;mocratisation&#60;/div&#62;&#60;div class=glossaryItemBody&#62;&#60;/div&#62;"  data-gt-translate-attributes='[{"attribute":"data-cmtooltip", "format":"html"}]'  tabindex='0' role='link'>d&#233;mocratisation</span> des choix [&#8230;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/10-objectifs-et-contexte-de-la-conference/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="rss_chapo">Notre conférence des Savoirs vivants sera un espace d&rsquo;échange international sur l&rsquo;expertise citoyenne et la recherche participative, sur les nouveaux modes d&rsquo;innovation coopérative, sur les partenariats entre recherche publique et acteurs de la société civile dans toutes les disciplines de recherche. Elle fera le bilan et abordera les perspectives des expériences de démocratisation des choix scientifiques et techniques.<span id="more-1633"></span><strong class="spip">Quand chercheurs et citoyens co-produisent les savoirs et les décisions scientifiques et techniques</strong></div>
<div class="rss_texte">
<p class="spip"><strong class="spip">3e conférence Living knowledge &#8211; Savoirs vivants</strong></p>
<dl class="spip_document_155 spip_documents spip_documents_right" style="float: right; width: 120px;">
<dt><a title="PDF - 48.4 ko" type="application/pdf" href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/archives_doc/pdf/Contexte_et_objectifs_de_Living_knowledge_3.pdf"><img loading="lazy" decoding="async" class=" format_png" style="height: 52px; width: 52px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L52xH52/pdf-d7486.png" alt="PDF - 48.4 ko" width="52" height="52"  title="Conférence Living Knowledge - Objectifs et contexte de la conférence" /></a></dt>
<dt class="spip_doc_titre" style="width: 120px;"><strong>Contexte et objectifs</strong></dt>
</dl>
<p class="spip">Organisée par la Fondation Sciences Citoyennes, le réseau international des boutiques des sciences (International Science Shops Network, ISSNET), le réseau international des ingénieurs et scientifiques pour la responsabilité mondiale (International Network of Engineers and Scientists for global responsibility, INES), le Centre de Sociologie de l&rsquo;Innovation de l&rsquo;Ecole des Mines (CSI) et l&rsquo;Unité des Transformations sociales et politiques liées au vivant de l&rsquo;INRA (TSV).</p>
<p class="spip"><strong class="spip">Objectifs de la conférence </strong></p>
<p class="spip">La conférence sera un espace d&rsquo;échange international sur l&rsquo;expertise citoyenne et la recherche participative, sur les nouveaux modes d&rsquo;innovation coopérative, sur les partenariats entre recherche publique et acteurs de la société civile dans toutes les disciplines de recherche. Elle fera le bilan et abordera les perspectives des expériences de démocratisation des choix scientifiques et techniques.</p>
<p class="spip">Les expériences et les réflexions de nombreux acteurs seront présentées. Parmi eux, des acteurs des boutiques des sciences, des ONG et des universitaires, des instituts indépendants, des centres de recherche participatifs, des acteurs de mouvements sociaux, et tous ceux qui partagent le désir d&rsquo;un nouveau contrat social entre recherche et société. Les initiatives présentées couvriront un large éventail de domaines, depuis les questions concernant la santé, la pauvreté, la sécurité, le chômage, les transports, l&rsquo;exclusion, jusqu&rsquo;aux questions de genre, d&rsquo;environnement et d&rsquo;innovation coopérative, au niveau local ou mondial. Ces nombreuses initiatives, en Europe ou dans d&rsquo;autres continents témoigneront de l&rsquo;utilité sociale, économique et démocratique de ces diverses formes de sciences citoyennes. Elles offrent des points de vue inédits et des perspectives nouvelles sur la façon dont les sciences et la recherche peuvent être mobilisées pour le bien commun.</p>
<p class="spip">La conférence sera l&rsquo;occasion de faire le point sur ces initiatives en répondant à un certain nombre de questions telles que :</p>
<p class="spip">Comment la recherche citoyenne et associative fonctionne-t-elle ? Quels types de savoir sont produits par ce biais, avec quelles perspectives et avec quels objectifs ?</p>
<p class="spip">De quelle manière la recherche citoyenne se confronte-t-elle aux cadres standards de la recherche scientifique, et aux paradigmes techno-scientifiques dominants ?</p>
<p class="spip">Quelles sont les pratiques d&rsquo;échanges et de coopération dans les nouveaux modes non propriétaires et ascendants de production de savoirs ? Quelles sont les perspectives d&rsquo;innovation ainsi développées ?</p>
<p class="spip">Quelle vision de nos sociétés ces nouveaux modes de recherche mettent-ils en avant ?</p>
<p class="spip">Quels sont les conditions d&rsquo;un véritable développement, au-delà de niches et de marges, des activités de recherche citoyenne, associative, coopérative, et de dispositifs institutionnels expérimentant un véritable pilotage démocratique des choix scientifiques et techniques ?</p>
<p class="spip">Quelles sont les initiatives les plus riches d&rsquo;enseignements dans différents pays et où en est l&rsquo;Europe sur ces questions ?</p>
<p class="spip">La conférence s&rsquo;adresse à un public intéressé par la co-production des décisions et des savoirs entre chercheurs, et collectifs citoyens, ou déjà impliqué dans de telles initiatives. Organisations Non Gouvernementales, chercheurs et ingénieurs de toutes disciplines, étudiants, citoyens et décideurs politiques sont invités à partager leurs expériences et idées.</p>
<p class="spip"><strong class="spip">Contexte</strong></p>
<p class="spip">Les évolutions scientifiques et techniques affectent profondément nos sociétés, aussi bien sur le plan social, que politique, éthique, économique ou culturel. Les choix de recherche et les technologies sont des choix humains et cristallisent certaines structures de relations entre les humains (comme entre ceux-ci et leur environnement), les font perdurer, en favorisent de nouvelles tout en en écartant d&rsquo;autres. Elles jouent donc un rôle clé dans l&rsquo;exploration de différents futurs possibles, et dans la maîtrise d&rsquo;un devenir collectif au sein des sociétés démocratiques. Il est donc crucial qu&rsquo;elles enrichissent la démocratie et que la démocratie soit capable de les maîtriser.</p>
<p class="spip">Pourtant, la dimension sociale (au sens large) de cette exploration reste souvent implicite et les politiques relatives aux sciences et technologies sont généralement hors du champ d&rsquo;intervention des citoyens. Les grandes orientations scientifiques et technologiques sont influencées par les lois du marché, puis par les chercheurs eux-mêmes et enfin, par des « décideurs », et les décisions sont souvent prises dans les angles morts et les points aveugles de nos systèmes démocratiques.</p>
<p class="spip">Le savoir scientifique n&rsquo;est pas neutre, et les contextes dans lesquels certains types de savoirs sont priorisés sur d&rsquo;autres (puisque nos ressources ne sont pas infinies alors qu&rsquo;il y aurait une infinité de champs de recherche possibles) ne le sont pas non plus. Les considérations économiques et financières influencent de plus en plus les politiques de recherche. Les grandes orientations, et les financements alloués à la recherche sont distribués inégalement au sein de la communauté scientifique avec des appuis importants pour des domaines hautement technologiques, compétitifs et économiquement valorisables (e.g. biotechnologies, aérospatiale, nucléaire, militaire, nanotechnologies) au détriment d&rsquo;autres domaines qui sont liés au développement soutenable et solidaire des sociétés humaines sur la planète (par exemple la recherche sur les maladies négligées touchant 90% de la population mondiale, la santé environnementale, l&rsquo;agro-écologie et l&rsquo;écologie, les énergies renouvelables et la complexité du pilotage des sociétés vers d&rsquo;autres modèles de développement, l&rsquo;étude des inégalités sociales et de genre, la production de savoir mutualiste en réseau et d&rsquo;innovation non-propriétaire, etc.).</p>
<p class="spip">Si le débat public s&rsquo;est emparé des effets de la mondialisation sur la santé, la culture ou l&rsquo;éducation, il est temps de noter et corriger également ses effets sur la science, dont le pilotage est de plus en plus entre les mains du marché. Pourtant, les récents débats sur la recherche et l&rsquo;innovation aux niveaux régional, national ou international, et les politiques publiques de recherche se limitent trop souvent à des questions d&rsquo;attractivité, de compétition, de brevets et de puissance économique ou militaire. C&rsquo;est cette vision dominante qui nous promet richesse et bien être tout en rendant les sciences « indiscutables » dans nos démocraties. Mais un développement techno-scientifique guidé par la seule quête de compétitivité suffira-t-il à trouver un nouveau « vivre ensemble » dans le respect d&rsquo;une planète fragile et dans l&rsquo;équité socio-économique ? Un développement humain et un gouvernement plus sage et équitable de la planète, seules conditions d&rsquo;une paix juste et durable entre les humains, impliquent plutôt de prendre explicitement en compte d&rsquo;autres considérations et d&rsquo;inventer des espaces démocratiques où d&rsquo;autres voix se font entendre dans l&rsquo;élaboration des politiques de recherche et d&rsquo;innovation.</p>
<p class="spip">Mais, pour ne prendre qu&rsquo;un exemple, la gouvernance des universités s&rsquo;est faite plus hiérarchique que démocratique ces dernières années, et a été largement polarisée par le resserrement des liens avec l&rsquo;industrie. Cela a conduit à des logiques entrepreneuriales étroites laissant de côté les missions plus large des Universités vis-à-vis de la société. Ces évolutions ne laissent que très peu de marge au développement de partenariats de recherche et de formation en coopération avec la société civile et les « communautés » (dans le sens du mot anglais « communities » : quartiers, pays, et autres collectifs de projet), aux débats démocratiques ou aux réflexions sur les responsabilités des sciences et de ses impacts à long terme sur nos sociétés. Dans une véritable société de la connaissance, il serait pourtant nécessaire d&rsquo;ouvrir les universités aux besoins non marchands et aux acteurs à but non lucratifs de la société, et de développer des relations directes et des coopérations entre universités et « communautés » développant en commun de nouveaux savoirs ouverts, innovants et socialement reconnus. Les universités peuvent tendre vers ce but en organisant la coopération d&rsquo;organisations sociétales à but non lucratif sur leurs programmes et projets de recherche, en reliant ces coopérations avec les cursus universitaires et en soutenant, à travers une réforme de leur politique de propriété intellectuelle, les aspirations des scientifiques à une science ouverte, « open access ».</p>
<p class="spip">Les rapports de nos sociétés aux sciences ont profondément changé. L&rsquo;expansion de la recherche n&rsquo;est plus automatiquement associée à un progrès humain et diverses crises ont mis les questions de risque et de précaution au centre des préoccupations citoyennes. Cependant, des études montrent que le sentiment prédominant dans la société n&rsquo;est pas une peur de la science ou un manque de considération pour elle, mais plutôt un sentiment grandissant du manque de maîtrise collective des structures technoscientifiques et économiques à l&rsquo;heure de la mondialisation. Par ailleurs, ces dernières décennies ont vu un renforcement considérable de la capacité des acteurs de la société civile, non simplement à contester mais à produire les savoirs et les innovations contribuant au bien-être de nos sociétés. La montée de l&rsquo;expertise associative du local au global, la mobilisation d&rsquo;usagers (patients, consommateurs, etc.) pour co-produire les savoirs qui les concernent, et l&rsquo;émergence de mouvements de création coopérative de pair à pair (Logiciels libres, Web 2.0, semences paysannes, etc.) en témoignent. A côte de la recherche publique et de la recherche privée, un tiers-secteur de la connaissance et de l&rsquo;innovation est en passe de devenir un acteur majeur des sociétés de la connaissance du 21ème siècle. Encore faut-il que les politiques publiques des sciences et des technologies en prennent pleinement conscience. La recherche n&rsquo;en serait pas inhibée mais au contraire enrichie et fécondée par cette créativité sociétale disséminée.</p>
<p class="spip">Dans les sociétés de connaissance, la citoyenneté n&rsquo;est plus seulement une question de diffusion de connaissances savantes constituées (cf. les politiques de « public understanding of science » ou de « culture scientifique et technique »). Elle implique également l&rsquo;accès de chacun à la production de savoirs et aux décisions sur l&rsquo;orientation des recherches et des innovations qui façonnent notre monde. Il s&rsquo;agit en somme de partager, non plus une science déjà faite, mais une science en devenir.</p>
<p class="spip">Les co-organisateurs de la conférence estiment donc qu&rsquo;une science pour tous doit se faire avec tous et doit inclure un dialogue avec les acteurs dont les opinions et savoirs ont si longtemps été dévalorisés (communautés autochtones, femmes, patients, paysans, associations&#8230;). Il existe de par le monde une foule d&rsquo;initiatives en ce sens portées par des acteurs divers (universités et organismes de recherche, pouvoirs publics, chercheurs, associations et mouvements citoyens…). L&rsquo;objectif de cette conférence est donc de renforcer les partages d&rsquo;expérience entre ces acteurs de divers pays.</p>
<p class="spip"><em class="spip">En conséquence, la conférence sera centrée sur :</em></p>
<p class="spip">La promotion d&rsquo;une citoyenneté active sur les enjeux scientifiques et technologiques</p>
<p class="spip">La construction de partenariats équitables et d&rsquo;appui à la recherche avec les organisations de la société civiles</p>
<p class="spip">Le développement de concepts et d&rsquo;outils pour la recherche citoyenne afin de contribuer au développement des programmes de recherche et des méthodologies dans les institutions de recherche telles que les universités</p>
<p class="spip">Le soutien aux chercheurs désireux de travailler pour et avec les citoyens</p>
<p class="spip">La facilitation de la recherche associative et citoyenne, au niveau local et international</p>
<p class="spip">Le développement de stratégies et de concepts pour outiller les associations afin de peser sur les politiques scientifiques et technologiques</p>
<p class="spip">Le soutien à de nouveaux modes d&rsquo;innovation (soutenables, distribués, horizontaux, non propriétaires, mutualistes, etc.)<br />
Le soutien au développement européen et international du réseau des boutiques des sciences et au développement des organisations de recherche participative</p>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/10-objectifs-et-contexte-de-la-conference/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Rôle et attitude des scientifiques par rapport à la publication en accès libre</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/role-et-attitude-des-scientifiques-par-rapport-a-la-publication-en-acces-libre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Dec 2006 08:50:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernance de la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Savoirs ouverts]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences humaines et sociales]]></category>
		<category><![CDATA[Technologies de l'information et de la communication (TIC)]]></category>
		<category><![CDATA[Université]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://sciencescitoyennes.org/?p=1882</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les &#xE9;diteurs des revues scientifiques ont trouv&#xE9; la poule aux &#x153;ufs d&#x2019;or : un capital dont la rentabilit&#xE9; est quasi infinie. Comment cela ? 1. Introduction : vers une appropriation publique des r&#xE9;sultats de la recherche ? L&#x2019;Etat paie les salaires des travailleurs des organismes de recherche et des universit&#xE9;s (chercheurs, enseignants-chercheurs, ing&#xE9;nieurs, techniciens, administratifs). [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/role-et-attitude-des-scientifiques-par-rapport-a-la-publication-en-acces-libre/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="rss_texte">Les éditeurs des revues scientifiques ont trouvé la poule aux œufs d&rsquo;or :  un capital dont la rentabilité est quasi infinie. Comment cela ?<span id="more-1882"></span><br />
<strong class="spip">1. Introduction : vers une appropriation publique des résultats de la recherche ?</strong></p>
<ol class="spip">
<li class="spip">L&rsquo;Etat paie les salaires des travailleurs des organismes de recherche et des universités (chercheurs, enseignants-chercheurs, ingénieurs, techniciens, administratifs). Le même Etat finance, comme il se doit, l&rsquo;hébergement, les projets scientifiques et l&rsquo;instrumentation de ces mêmes travailleurs.</li>
<li class="spip">Après généralement quelques années de travaux, ces derniers écrivent un article, évalué gracieusement par des collègues, sous couvert du comité éditorial d&rsquo;une revue souvent commerciale, qui d&rsquo;ailleurs ne les dédommage aucunement.</li>
<li class="spip">L&rsquo;article accepté, les auteurs fournissent à l&rsquo;éditeur une version électronique complète (texte et figures) que ce dernier fait imprimer. L&rsquo;ensemble des dépenses de l&rsquo;éditeur représente moins de 10% du montant total de l&rsquo;investissement.</li>
<li class="spip">Enfin, l&rsquo;Etat doit acheter à l&rsquo;éditeur les magazines scientifiques ainsi produits, afin que ses chercheurs puissent prendre connaissance des travaux des collègues pour poursuivre les leurs. En effet, l&rsquo;éditeur a pris la précaution d&rsquo;imposer aux auteurs, sous menace de refus de publication, l&rsquo;abandon en exclusivité de tous leurs droits, abandon qui en pratique s&rsquo;étend sur 80 ans environ. Ainsi, avec une mise de fond marginale, l&rsquo;éditeur est devenu propriétaire du produit fini, dont la rareté est garantie de fait par l&rsquo;absence de toute réédition.</li>
</ol>
<p class="spip">Au total, une opération hautement rentable et un superbe tour de magie. Cependant, la poule aux œufs d&rsquo;or s&rsquo;épuise : les institutions scientifiques, même dans les pays riches comme les Etats-Unis, ne peuvent plus suivre. Quant aux chercheurs des pays « en voie de développement » (70% de la population mondiale), il y a belle lurette qu&rsquo;ils sont, pour la plupart, privés d&rsquo;accès à la littérature scientifique internationale. Pour sortir de cette situation, la communauté scientifique met en oeuvre depuis une quinzaine d&rsquo;années un mode alternatif de communication, la publication électronique en accès libre.</p>
<p>L&rsquo;objet de cette mise au point est de décrire la genèse et les modalités de mise en pratique de ce nouveau mode de publication qui, pour la première fois dans l&rsquo;histoire des sciences, s&rsquo;inscrit dans un processus de diffusion intégrale publique et gratuite du savoir scientifique. Face aux espoirs que fait naître cette révolution de la communication scientifique, la majorité des chercheurs et des enseignants adopte, comme nous le verrons, une attitude ambivalente, sans doute en raison du mode actuel d&rsquo;évaluation de la notoriété scientifique.</p>
<p><strong class="spip">2. Le mode traditionnel de communication des résultats de la recherche au sein de la communauté scientifique</strong></p>
<p>Selon l&rsquo;<em class="spip">Antimanuel d&rsquo;économie</em> de Marris (2003), « la recherche a un mode de fonctionnement et de pensée qui échappe viscéralement au marché ». Cet auteur souligne, avec un bel optimisme, que le véritable chercheur, conscient de sa dette inestimable envers la culture de l&rsquo;humanité, fait naturellement don de ses découvertes à ses concitoyens. Pour comprendre comment le marché a réussi à s&rsquo;introduire dans ce processus de don/contre-don, traditionnellement interne à la communauté, il convient d&rsquo;examiner les conditions concrètes d&rsquo;apparition de la communication scientifique, puis ses transformations jusqu&rsquo;à maintenant. L&rsquo;évolution de la diffusion du savoir en sciences positives, technique et médecine (STM) sera présentée en premier lieu puis, plus brièvement, celle des sciences de l&rsquo;homme et de la société (SHS).</p>
<p>La première organisation collective de la communication scientifique a vu le jour en Angleterre, dans les années 1660, sous l&rsquo;impulsion d&rsquo;Henry Oldenburg, secrétaire de la <em class="spip">Royal Society of London</em>. A cette époque, les scientifiques se transmettaient le plus souvent leurs notes de recherche par lettre. Chacun faisait dupliquer à ses propres frais ses notes par un imprimeur afin de disposer des exemplaires nécessaires à l&rsquo;information des collègues (Chanier, 2004). Pour établir de façon indubitable la paternité des découvertes scientifiques, Oldenburg créa un dépôt central des écrits à la <em class="spip">Royal Society</em> ainsi qu&rsquo;un réseau fiable de circulation de l&rsquo;information, en l&rsquo;occurence la valise diplomatique reliant les ambassades britanniques. Ceci fait, Oldenburg créa en 1665 le format de publication adapté, sous le nom de <em class="spip">Philosophical Transactions</em> (« Echanges sur la philosophie (de la nature) »).</p>
<p>Guédon (2001) a rappelé que cette période fut aussi celle où apparut, sous l&rsquo;influence conjointe des imprimeurs, des libraires et des scientifiques, le concept de « propriété intellectuelle ». Cette étrange « propriété » fut attribuée de façon temporaire (pour plusieurs dizaines d&rsquo;années) à l&rsquo;auteur de la découverte. Ainsi baptisé « propriétaire », ce dernier devint légalement un sujet économique avec lequel des transactions pouvaient être passées.</p>
<p>Ce système s&rsquo;est maintenu et développé pendant trois siècles environ, avec ses deux caractéristiques essentielles initiales : communication scientifique aux mains des sociétés savantes (devenues de plus en plus diverses et nombreuses) et évaluation des scientifiques par leurs pairs, selon des appréciations qualitatives de la qualité et de l&rsquo;impact de leurs travaux.</p>
<p>La publication par l&rsquo;<em class="spip">Institut of Scientific Information</em> (maintenant Thomson Scientific) étatsunien du <em class="spip">Science Citation Index</em> à partir de 1963, puis de l&rsquo;<em class="spip">Impact Factor</em> à partir de 1975, tous deux tirant parti des possibilités offertes par l&rsquo;internet, amorça une lente transformation des rapports des des chercheurs avec les revues scientifiques. Le premier indice, maintenant commercialisé par le <em class="spip">« Web of Science »</em>, récapitule le nombre de fois où une contribution donnée est citée dans un ensemble restreint de magazines scientifiques constituant, par définition, le « noyau dur » de l&rsquo;ensemble de la littérature en STM. Le <em class="spip">Facteur d&rsquo;impact</em> lui, est une estimation de l&rsquo;impact de chaque revue dans la communauté, établie en fonction du nombre de citations de ses articles au sein de ce noyau dur, qui comprend actuellement 6000 revues sur un total estimé à 24000. Désormais ces deux indices, bien que critiqués (Colquhoun, 2003 ; Durand-Barthez, 2006), sont de plus en plus fréquemment utilisés pour apprécier la notoriété des chercheurs en sciences positives. Les journaux constituant ce noyau dur sont donc ceux où il faut publier, et aussi ceux qu&rsquo;il faut lire. Ils sont d&rsquo;autant plus prisés que leur facteur d&rsquo;impact est plus élevé. La promotion des scientifiques est ainsi devenue fortement dépendante du <em class="spip">titre</em> de la revue où sont publiés leurs travaux.</p>
<p>Les imprimeurs commerciaux ont rapidement vu l&rsquo;intérêt que présentait pour eux ce marché captif devenu mondial, l&rsquo;anglais s&rsquo;étant en parallèle imposé comme « la » langue scientifique. A volume constant, le prix moyen (hors inflation) des magazines scientifiques a doublé de 1986 à 2000. L&rsquo;entreprise <em class="spip">Elsevier-Reed</em>, par la création de nouvelles revues lancées à grands frais et l&rsquo;achat de revues (dont les <em class="spip">Comptes-Rendus de l&rsquo;Académie des Sciences</em>) ou de maisons d&rsquo;édition réputées (comme <em class="spip">Academic Press</em> en Angleterre) gère maintenant l&rsquo;édition de 20% des périodiques constituant le noyau dur (Guédon, 2001). Signe de la rentabilité du secteur, des fonds spéculatifs s&rsquo;y investissent désormais, certains pratiquant l&rsquo;acquisition sans fonds propres dite LBO (<em class="spip">Leverage Buy Out</em>) comme Cinven et Candover pour l&rsquo;achat de <em class="spip">Kluwer Academic Publishing</em> en 2002. On peut craindre comme Guédon que l&rsquo;oligopole éditant les revues constitutives du noyau dur ne devienne monopole. Déjà, <em class="spip">Elsevier-Reed</em> draine 60% des dépenses d&rsquo;abonnements électroniques des bibliothèques universitaires françaises (d&rsquo;après Chanier, 2004). Cette situation vaut aussi pour certaines universités nord-américaines (Guédon, 2001). A terme, cette diffusion dominante ne peut qu&rsquo;augmenter le facteur d&rsquo;impact des revues de ce groupe, biaisant ainsi l&rsquo;ensemble du système d&rsquo;évaluation scientifique.</p>
<p>Comme le soulignent Guédon (2001) et Chanier (2004), le secteur SHS (sciences de l&rsquo;homme et de la société) se distingue du secteur STM (sciences, technique, médecine) par ses plus grandes dispersions éditoriale et linguistique. En outre, une fraction notable de la diffusion scientifique s&rsquo;effectue par le livre. Pour toutes ces raisons, l&rsquo;information scientifique circule plus difficilement qu&rsquo;en STM, d&rsquo;autant plus que l&rsquo;insuffisance des crédits oblige assez souvent le chercheur à souscrire personnellement aux revues (Chanier, 2004). L&rsquo;impact des revues, tout comme la visibilité des travaux des chercheurs, est dans ces conditions très difficile à estimer. Par contre, Chanier constate que le poids relatif des éditeurs commerciaux au niveau international est aussi important, et même un peu plus, en SHS (50%) qu&rsquo;en STM (44%). Jusqu&rsquo;à présent, il semble que les nombreuses restructurations des grandes entreprises éditoriales commerciales réalisées ces dernières années n&rsquo;aient guère affecté le nombre, la variété et l&rsquo;indépendance des éditeurs en SHS. Mais ce n&rsquo;est sans doute qu&rsquo;une question de temps.</p>
<p><strong class="spip">3. La révolution éditoriale en cours : la publication en accès libre</strong></p>
<p>Cette révolution éditoriale est décrite en français dans plusieurs publications, certaines centrées sur les sciences humaines (Chanier, 2004 ; Bourrion et al., 2006), d&rsquo;autres sur les sciences positives (par exemple Prévot, 2005). Je me bornerai ici à présenter brièvement les trois étapes principales de son développement.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Rôle et attitude des scientifiques par rapport à la publication en accès libre" /> <em class="spip">1. L&rsquo;acte fondateur : la création d&rsquo;arXiv</em></p>
<p>En 1991, une équipe de chercheurs en physique des hautes énergies a créé un site d&rsquo;archivage l&rsquo;électronique, nommé maintenant <em class="spip">arXiv</em>, ouvert à tous via internet. Ce circuit de communication directe fonctionne en parallèle et en amont du circuit de publication traditionnel des revues. Au moment où ils le souhaitent, en pratique souvent juste avant qu&rsquo;ils ne soumettent le manuscrit à une revue traditionnelle, les chercheurs le téléchargent eux-mêmes sur <em class="spip">arXiv</em> et, au bout de quelques heures, le document devient disponible gratuitement dans le monde entier. Des sites miroirs, actuellement au nombre de 18, dont l&rsquo;un en France (<a class="spip_out" href="http://fr.arXiv.org">http://fr.arXiv.org</a>), couvrent toute la planète. Ils sont mis à jour toutes les 24 heures, ce qui améliore à la fois la rapidité, la disponibilité et la robustesse du système. Après seulement quelques années de fonctionnement, le serveur de dépôt <em class="spip">arXiv</em> archivait déjà la plus grande partie des articles soumis chaque année en physique nucléaire. Avec quelques années de décalage, la physique de la matière condensée, l&rsquo;astrophysique, puis la plupart des disciplines physiques suivirent une évolution analogue. Actuellement <em class="spip">arXiv</em> contient 400 000 documents et en archive 5000 chaque mois.</p>
<p>La réussite de ce projet apporte la démonstration que la communauté scientifique est parfaitement capable de mettre en œuvre et de gérer elle-même la communication de l&rsquo;information scientifique.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Rôle et attitude des scientifiques par rapport à la publication en accès libre" /> <em class="spip">2. Vers une bibliothèque publique et mondiale des savoirs scientifiques</em></p>
<p>L&rsquo;initiative de Budapest pour l&rsquo;accès libre (BOAI), lancée en décembre 2001 (BOAI, 2001) proclame qu' »<em class="spip">une tradition ancienne et une technologie nouvelle ont convergé pour rendre possible un bienfait public sans précédent. La tradition ancienne est la volonté des scientifiques et universitaires de publier sans rétribution les fruits de leur recherche dans des revues savantes, pour l&rsquo;amour de la recherche et de la connaissance. La nouvelle technologie est l&rsquo;Internet. Le bienfait public qu&rsquo;elles rendent possible est la diffusion électronique à l&rsquo;échelle mondiale de la littérature des revues à comité de lecture avec accès complètement gratuit et sans restriction à tous les scientifiques, savants, enseignants, étudiants et autres esprits curieux.</em> »</p>
<p>Prenant acte du refus de fait de la quasi-totalité des éditeurs traditionnels d&rsquo;adopter l&rsquo;accès libre, l&rsquo;initiative de Budapest préconise en outre deux pratiques permettant de développer cette nouvelle forme de communication scientifique :</p>
<ul class="spip">
<li class="spip">Soumission à une revue à accès libre.<br />
Les revues à accès libre (ou ouvert, d&rsquo;où l&rsquo;acronyme OA en anglais) ne se différencient des revues traditionnelles que par deux caractères :</p>
<ul class="spip">
<li class="spip">A l&rsquo;issue du processus d&rsquo;évaluation par le comité de lecture, l&rsquo;article accepté est immédiatement accessible gratuitement par tous sur internet, de façon permanente et sous une forme aisément téléchargeable. L&rsquo;article est en outre archivé de façon pérenne par une (ou plusieurs) organisations internationales qui soutiennent le principe du libre accès.</li>
<li class="spip">L&rsquo;auteur (individu ou collectif) conserve l&rsquo;intégralité de ses droits d&rsquo;auteur. Il n&rsquo;abandonne pas son droit de reproduction, mais le partage par contrat avec toute personne personnellement intéressée.</li>
</ul>
</li>
<li class="spip">Auto-archivage sur un serveur de dépôt dit « archives ouvertes ».Cette démarche, effectuée par l&rsquo;auteur lui-même, s&rsquo;applique notamment au cas où le manuscrit est soumis ou publié dans une revue traditionnelle (non-OA). Il est intéressant pour l&rsquo;auteur d&rsquo;archiver les deux étapes principales de son activité rédactionnelle : le document initial, tel que soumis à l&rsquo;éditeur (<em class="spip">pré-publication</em>) et le document final, tel qu&rsquo;accepté (<em class="spip">post-publication</em>).Le premier type de dépôt permet au chercheur de prendre date et d&rsquo;ouvrir sa contribution préliminaire à la discussion avec ses pairs. Le dépôt de la post-publication, c&rsquo;est-à-dire de la contribution validée par les évaluateurs du comité de lecture de la revue, permet, elle, de faire figurer dans les bases de données mondiales une version de la contribution qui satisfait à l&rsquo;éthique et aux paradigmes de la communauté disciplinaire de l&rsquo;auteur.</li>
</ul>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Rôle et attitude des scientifiques par rapport à la publication en accès libre" /> <em class="spip">3. Modalités pratiques</em></p>
<p>La soumission d&rsquo;une contribution à un périodique scientifique à accès libre s&rsquo;effectue selon les procédures habituelles. Mais elle présuppose bien sûr l&rsquo;existence de telles revues dans le champ disciplinaire concerné.</p>
<p>Dans le cas contraire, actuellement le plus fréquent, seul l&rsquo;auto-archivage est possible. Il est essentiel que l&rsquo;auto-archivage soit effectué sur un site institutionnel garantisant la pérennité de l&rsquo;archive, notamment en regard de l&rsquo;évolution des techniques informatiques. En France, grâce au soutien actif du CNRS à l&rsquo;accès libre, l&rsquo;archive électronique gérée par le CCSD (Centre pour la Communication Scientifique Directe), dite HAL (pour « Hyper Articles en Ligne »), créée en 2001, satisfait au mieux à cette condition. Ce portail convivial va devenir progressivement commun à tous les organismes de recherche, universités et 3 grandes écoles français (Communiqué de presse du 11 octobre 2006). 35000 documents y ont été déposés à ce jour en sciences positives. En sciences sociales, le portail HAL-SHS mis en place en décembre 2004 contient 6000 documents. Plusieurs portails internet grand public (comme par exemple rezo.net) l&rsquo;interrogent automatiquement. Les modalités précises de dépôt sur HAL sont décrites par Prévot (2005).</p>
<p class="spip">
<p><strong class="spip">4. L&rsquo;attitude ambivalente des chercheurs</strong></p>
<p>L&rsquo;enquête récente effectuée par Bourrion et al. (2006) auprès d&rsquo;environ 400 chercheurs en sciences humaines d&rsquo;une trentaine d&rsquo;universités françaises (dont l&rsquo;UPV) indique qu&rsquo;une très large majorité d&rsquo;entre eux (76%) est disposée à déposer ses articles dans une archive ouverte. Ce résultat vient à l&rsquo;appui de celui obtenu par une étude antérieure portant sur un échantillon couvrant plusieurs secteurs scientifiques (Chanier, 2004). Or, malgré cette attitude majoritairement favorable, la proportion de la littérature scientifique annuelle (2 500 000 contributions) déposée sur des archives ouvertes atteignait seulement 15% en 2005 (Harnad, 2006). Pourquoi si peu de dépôts malgré un a priori si favorable ?</p>
<p>Selon l&rsquo;étude de Bourrion et al., les deux réticences les plus significatives vis-à-vis du dépôt en accès ouvert sont la crainte d&rsquo;une moindre garantie des droits d&rsquo;auteur et celle d&rsquo;un plagiat. La première crainte trahit d&rsquo;abord la méconnaissance du fait que l&rsquo;accès ouvert conserve tous ses droits à l&rsquo;auteur. Mais c&rsquo;est aussi une étrange négation de la spoliation de ces droits opérée par les éditeurs traditionnels ; il est vrai que ces éditeurs ont coutume de défendre leurs intérêts financiers au nom du droit d&rsquo;auteur ! La crainte d&rsquo;un plagiat n&rsquo;est pas davantage fondée. A la différence des éditeurs traditionnels, les revues en accès ouvert et les archives ouvertes enregistrent automatiquement, à la seconde près, la date de réception du document, avant de le mettre en ligne. C&rsquo;est donc dès la réception de son premier envoi (la pré-publication) que l&rsquo;auteur peut faire valoir l&rsquo;antériorité de son travail. L&rsquo;édition traditionnelle n&rsquo;offre pas ces garanties, comme en témoigne de célèbres scandales scientifiques (Prévot, 2005). Le plagiat n&rsquo;est pas davantage facilité par la visibilité mondiale et quasi-instantanée des travaux archivés que procure l&rsquo;internet. En effet, ce même médium permet de détecter, dans les mêmes conditions spatiales et temporelles, tout plagiat éventuel.</p>
<p>Il semble donc qu&rsquo;il faille chercher d&rsquo;autres raisons à la réticence des chercheurs vis-à-vis de l&rsquo;accès ouvert. La principale réside sans doute le fait que pour ceux-ci l&rsquo;acte de publication, au-delà de la mémorisation de leurs travaux, conditionne leur évaluation personnelle. Or c&rsquo;est de celle-ci que dépend non seulement leur carrière, mais aussi le financement de leurs futurs projets de recherche. On comprend donc que la priorité des chercheurs en sciences positives soit de publier dans les revues les plus prestigieuses du noyau dur, malgré le refus de ces dernières d&rsquo;adopter la publication en accès ouvert. Dans ces conditions, l&rsquo;auto-archivage des publications, maintenant autorisé par 90% des éditeurs (Harnad, 2006), est souvent vécu comme une perte de temps. Le faible investissement des chercheurs des SHS dans l&rsquo;auto-archivage relève peut-être d&rsquo;une explication de même ordre. Cette situation est d&rsquo;autant plus dommageable que ces chercheurs publient fréquemment en français et dans des domaines intéressant un large public de non-spécialistes.</p>
<p><strong class="spip">5. Références</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Rôle et attitude des scientifiques par rapport à la publication en accès libre" /> BOAI, 2001. Initiative de Budapest pour l&rsquo;accès ouvert,</p>
<p><a class="spip_out" href="http://www.soros.org/openaccess/fr/index.shtml">http://www.soros.org/openaccess/fr/index.shtml</a>.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Rôle et attitude des scientifiques par rapport à la publication en accès libre" /> Bourrion D., Boutroy J.L., Giordanengo C. &amp; Krajewski P. (2006). Les chercheurs en lettres et sciences humaines et les archives ouvertes,</p>
<p><a class="spip_out" href="http://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00086084">http://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00086084</a><br />
<img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Rôle et attitude des scientifiques par rapport à la publication en accès libre" /> Chanier T., 2004. Archives ouvertes et publication scientifique, l&rsquo;Harmattan, 186p.,</p>
<p><a class="spip_out" href="http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00001103">http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00001103</a></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Rôle et attitude des scientifiques par rapport à la publication en accès libre" /> Colquhoun D., (2003). Challenging the tyranny of impact factors, Nature 423, 479,</p>
<p><a class="spip_out" href="http://www.nature.com/nature/journal/v423/n6939/full/423479a.html">http://www.nature.com/nature/journal/v423/n6939/full/423479a.html</a><br />
<img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Rôle et attitude des scientifiques par rapport à la publication en accès libre" /> Durand-Barthez M., 2006. L&rsquo;évaluation des publications scientifiques : du facteur d&rsquo;impact à l&rsquo;indice de notoriété,</p>
<p><a class="spip_out" href="http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00083870">http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00083870</a><br />
<img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Rôle et attitude des scientifiques par rapport à la publication en accès libre" /> Guédon J.C., 2001. In Oldenburg&rsquo;s long shadow,</p>
<p><a class="spip_out" href="http://www.arl.org/arl/proceedings/138/guedon.html">http://www.arl.org/arl/proceedings/138/guedon.html</a></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Rôle et attitude des scientifiques par rapport à la publication en accès libre" /> Harnad S., 2006. Publish or Perish &#8211; Self-Archive to flourish,</p>
<p><a class="spip_out" href="http://eprints.ecs.soton.ac.uk/11715">http://eprints.ecs.soton.ac.uk/11715</a><br />
<img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Rôle et attitude des scientifiques par rapport à la publication en accès libre" /> Marris B., 2003. Antimanuel d&rsquo;économie 1, Les fourmis, Bréal, 360p.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Rôle et attitude des scientifiques par rapport à la publication en accès libre" /> Prévot M., 2005. La publication scientifique à accès libre : de l&rsquo;idéal aux modalités concrètes. Application aux sciences de la terre,</p>
<p><a class="spip_out" href="http://archiveSIC.ccsd.cnrs.fr/sic_00001492">http://archiveSIC.ccsd.cnrs.fr/sic_00001492</a></p>
<p class="spip">Montpellier le 20 novembre 2006</p>
<p>Télécharger la version pdf :</p>
<dl class="spip_document_147 spip_documents spip_documents_left" style="width: 120px;">
<dt><a title="PDF - 181.9 ko" type="application/pdf" href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/archives_doc/pdf/OA_et_scientifiques_v1.pdf"><img loading="lazy" decoding="async" class=" format_png" style="height: 52px; width: 52px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L52xH52/pdf-d7486.png" alt="PDF - 181.9 ko" width="52" height="52"  title="Rôle et attitude des scientifiques par rapport à la publication en accès libre" /></a></dt>
<dt class="spip_doc_titre" style="width: 120px;"><strong>Open Access et scientifiques</strong></dt>
</dl>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/role-et-attitude-des-scientifiques-par-rapport-a-la-publication-en-acces-libre/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ouvrons donc la recherche !</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/ouvrons-donc-la-recherche/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Oct 2006 07:33:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Expertise]]></category>
		<category><![CDATA[Lobbying]]></category>
		<category><![CDATA[Ouvrons la recherche !]]></category>
		<category><![CDATA[Politique de la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Confédération paysanne]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Testart]]></category>
		<category><![CDATA[Marchandisation]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences citoyennes dans les médias]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences humaines et sociales]]></category>
		<category><![CDATA[Université]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lire la version publi&#xE9;e par Lib&#xE9;ration dans la rubrique &#xAB;&#xA0;Rebonds&#xA0;&#xBB; &#x2013; Le 30 septembre, l&#x2019;association &#xAB;&#xA0;Sauvons la recherche&#xA0;&#xBB; (SLR) a organis&#xE9; &#xE0; Fleurance dans le Gers une discussion dans le cadre de son Universit&#xE9; d&#x2019;Automne avec quelques personnalit&#xE9;s pr&#xE9;sidentiables de gauche et du centre. Deux ans apr&#xE8;s le plus grand mouvement de chercheurs que la [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/ouvrons-donc-la-recherche/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="rss_texte"><a href="http://www.liberation.fr/opinions/rebonds/208367.FR.php">Lire la version publiée par Libération dans la rubrique « Rebonds »</a> &#8211; Le 30 septembre, l&rsquo;association « Sauvons la recherche » (SLR) a organisé à Fleurance dans le Gers une discussion dans le cadre de son Université d&rsquo;Automne avec quelques personnalités présidentiables de gauche et du centre.<span id="more-1393"></span> Deux ans après le plus grand mouvement de chercheurs que la France ait connu, il s&rsquo;agit pour SLR de faire un point sur la façon dont les représentants de quelques grandes organisations politiques du pays ont intégré la problématique scientifique en vue des échéances présidentielles. En effet, la question scientifique et technique concerne l&rsquo;ensemble de la société puisqu &lsquo;elle touche la nature des emplois qualifiés qui irriguent l&rsquo;économie, les stratégies de développement territorial, une part non négligeable des investissements de la nation en termes de superstructures et d&rsquo;infrastructures, l&rsquo;organisation des institutions de l&rsquo;enseignement supérieur, la gouvernance de la recherche et les choix « disciplinaires » et programmatiques en termes d&rsquo;allocations de moyens financiers et humains, la fracture nord-sud. Bref les sciences ne concernent pas simplement les scientifiques, elles nous concernent tous et toutes.</p>
<p class="spip">Pourtant les contributions au débat de ces deux dernières années ont le plus souvent mis l&rsquo;accent sur le manque de moyens et de postes de la recherche publique et sur la réforme des structures susceptibles d&rsquo;améliorer la « productivité » de la science française. Rares sont les corporations qui évitent la pente naturelle du corporatisme obtus… Pour notre part, nous affirmons que la crise de notre système de recherche, d&rsquo;expertise et d&rsquo;innovation est autrement plus profonde. L&rsquo;érosion tendancielle du degré de confiance de nos concitoyens envers « leurs chercheurs » le prouve.</p>
<p class="spip">Il est contre-productif de mettre au second plan trois transformations majeures que nos sociétés traversent et qui sont autant de défis pour nos institutions de recherche et leurs rapports avec la société : la marchandisation de la science « compétitive » ; la montée des aspirations citoyennes à participer ; les effets inédits de la technoscience sur la planète. Ces évolutions imposent, sinon une révolution dans nos institutions (notre culture conservatrice est un fait anthropologique avec lequel il convient de composer modestement), au moins l&rsquo;intégration de nouvelles dimensions au contrat entre le monde professionnel de la recherche et la société. Il s&rsquo;agit entre autres choses d&rsquo;élaborer de nouvelles interactions avec les acteurs de la société civile qui sont porteurs de besoins et d&rsquo;intérêts <em>non marchands</em>. Même si nous soutenons pleinement les demandes des chercheurs pour des moyens accrûs, nous souhaitons tout autant transformer les orientations, les modes de décision, les pratiques d&rsquo;expertise, et les rapports entre la recherche et la société. Bref, nous appelons à un nouvel âge de la gouvernance de la recherche publique française et européenne.</p>
<p class="spip">Pour cela, nous proposons d&rsquo;investir massivement dans les domaines clés du développement équilibré et de la santé publique, de focaliser les financements publics de la R&amp;D privée sur des orientations technologiques liées à des objectifs socio-économiques clairs, collectivement choisis et répondant en majorité à des enjeux sociaux et environnementaux établis. Outre sa mission cognitive et sa mission de formation, la recherche doit contribuer à l&rsquo;expertise publique comme à l&rsquo;exploration de la pluralité des mondes socio-techniques possibles. Elle doit apporter son appui à l&rsquo;innovation sans but lucratif et à la défense de la connaissance comme bien public. En d&rsquo;autres termes, une nouvelle politique de la recherche en France doit promouvoir la diversité et non le développement d&rsquo;une « mono-culture scientifique » où les nanotechs et la fusion nucléaire constitueraient, par exemple, l&rsquo;alpha et l&rsquo;oméga des fléchages de moyens. L&rsquo;heure est aussi à la synergie entre sciences de la nature et sciences humaines et sociales, comme à l&rsquo;analyse des effets des développements techno-scientifiques sur la santé et l&rsquo;environnement. L&rsquo;heure est à la science modeste.<br />
Ces propositions nécessitent bien sûr la démocratisation des choix scientifiques et techniques. Avec la mise en débat (notamment autour de conférences de citoyens intégrées à la gouvernance globale) pour l&rsquo;adoption tous les quatre ans (loi de programmation) d&rsquo;un <em>programme cadre national de recherche et développement</em> définissant le volume et la répartition des efforts publics entre domaines de recherche et d&rsquo;innovation. Le Parlement étant maître d&rsquo;œuvre de ce débat, il est nécessaire de procéder au renforcement et à la réforme de l&rsquo;Office Parlementaire d&rsquo;Evaluation des Choix Scientifiques et Techniques (OPECST) de même qu&rsquo;à la réforme du dispositif français de l&rsquo;expertise.</p>
<p class="spip">Seule l&rsquo;ouverture des structures de programmation de la recherche aux acteurs de la société civile permettra d&rsquo;atteindre l&rsquo;objectif de « société de la connaissance » : faire des aspirations et initiatives de la population un des moteurs de la recherche et de l&rsquo;innovation plutôt que toujours réduire les citoyens à la condition de consommateurs d&rsquo;information. Sur ce dernier point, laisser le monopole de l&rsquo;expertise et du savoir à des institutions d&rsquo;Etat nous maintient dans un Ancien régime insatisfaisant, d&rsquo;autant que l&rsquo;expertise officielle ménage largement les intérêts de puissants lobbies.</p>
<p class="spip">Nos propositions, explicitées dans la <a class="spip_out" href="https://sciencescitoyennes.org/communiques-notes-et-syntheses/notes-et-syntheses/quelle-politique-scientifique-pour-entrer-dans-le-21e-siecle-vers-un-nouveau-contrat-entre-recherche-et-societe/">note n°2 de la FSC</a>, sont destinées <em>à ouvrir la recherche afin de la sauver</em> (voir <a class="spip_out" href="https://sciencescitoyennes.org/communiques-notes-et-syntheses/sciences-citoyennes-dans-les-medias/democratiser-la-recherche/">notre article paru dans Libération le 22 janvier 2004</a>). Nous regrettons profondément que nos amis de SLR ne soient pas parvenus à intégrer explicitement, stratégiquement et prioritairement ces dimensions de la question à leurs travaux de ces derniers jours. Du chemin reste encore à parcourir et nous continuons à espérer que les associations et syndicats de chercheurs comme les chercheurs eux-mêmes parviendront à opérer un aggiornamento aussi profond que celui que la Confédération paysanne a su opérer en 30 ans, ouvrant la question paysanne bien au-delà du cercle des professionnels.</p>
<p class="spip"><strong>Lionel Larqué et Jacques Testart</strong></p>
<p><em>Respectivement administrateur et président de la Fondation Sciences Citoyennes</em></p>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/ouvrons-donc-la-recherche/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Une coalition internationale alerte sur la biologie synthétique</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/une-coalition-internationale-alerte-sur-la-biologie-synthetique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 May 2006 10:25:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique de la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Biotechnologie]]></category>
		<category><![CDATA[Claudia Neubauer]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernance de la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[José Bové]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceur d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche participative]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences humaines et sociales]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://sciencescitoyennes.org/?p=1806</guid>

					<description><![CDATA[<p>A coalition of thirty-eight international organizations including scientists, environmentalists, trade unionists, biowarfare experts and social justice advocates called for inclusive public debate, regulation and oversight of the rapidly advancing field of synthetic biology &#x2013; the construction of unique and novel artificial life forms to perform specific tasks.Text of Open Letter : An Open Letter from [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/une-coalition-internationale-alerte-sur-la-biologie-synthetique/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="spip">A coalition of thirty-eight international organizations including scientists, environmentalists, trade unionists, biowarfare experts and social justice advocates called for inclusive public debate, regulation and oversight of the rapidly advancing field of synthetic biology &#8211; the construction of unique and novel artificial life forms to perform specific tasks.<span id="more-1806"></span>Text of Open Letter :</p>
<div class="rss_texte">
<p class="spip">An Open Letter from Social Movements and other Civil Society Organizations to the Synthetic Biology 2.0 Conference May 20-22, 2006 Berkeley, California concerning the « community-wide vote » on Biosecurity and Biosafety resolutions (to be implemented Jan 1, 2007.)</p>
<p class="spip">We are writing to express our deep concerns about the rapidly developing field of Synthetic Biology that is attempting to create novel life forms and artificial living systems. We believe that this potentially powerful technology is being developed without proper societal debate concerning socio-economic, security, health, environmental and human rights implications. We are alarmed that synthetic biologists meeting this weekend intend to vote on a scheme of voluntary self-regulation without consulting or involving broader social groups. We urge you to withdraw these self-governance proposals and participate in a process of open and inclusive oversight of this technology.</p>
<p class="spip">Asilomar 2.0 ? In 1975 a group of scientists convened at Asilomar to try to address the safety hazards associated with genetic engineering. The Asilomar meeting promoted self-regulation that had the result of preempting public debate and preventing government action. Synthetic Biology 2.0 follows down the same self-regulation road. The scope of discussion at Asilomar was narrowly limited to questions of safety hazards &#8211; explicitly excluding broader socio- economic and ethical issues. The effect of the Asilomar declaration was to delay the development of appropriate government regulation and to forestall discussion on how to address the wider socio- economic impacts. Asilomar proved to be the wrong approach then, and Synthetic Biology 2.0 is the wrong approach now.<br />
We recognize that you are justifiably concerned about certain risks of Synthetic Biology, but society requires strong mandatory measures in accordance with the precautionary principle to curtail these risks. As the chair of the recent Boston &lsquo;Town Hall Meeting&rsquo; speaking about the recent proposals said : « I don&rsquo;t think this will have a significant impact on the misuse of this technology. » We agree that these proposals will be ineffectual. Moreover, the social, economic, ethical, environmental and human rights concerns that arise from the field of synthetic biology go far beyond deterring bioterrorists and « evildoers. » Issues of ownership (including intellectual property), direction and control of the science, technology, processes and products must also be thoroughly considered.</p>
<p class="spip">Society &#8211; especially social movements and marginalized peoples &#8211; must be fully engaged in designing and directing dialogue on the governance of synthetic biology. Because of the potential power and scope of this field, discussions and decisions concerning these technologies must take place in an accessible way (including physically accessible) at local, national and global levels.</p>
<p class="spip">In the absence of effective regulation it is understandable that scientists are seeking to establish best practices but the real solution is for them to join with society to demand broad public oversight and governmental action to ensure social wellbeing. Moreover, in the years since Asilomar, science has become more strongly linked to commercial interests, so this can appear as an industry saying that it should only police itself. We urge you therefore to withdraw your declaration of self-governance and join with us in seeking a wider inclusive dialogue.</p>
<p class="spip">List of Organizations Signing the Open Letter</p>
<p class="spip">Accion Ecologica (Ecuador) &#8211; www.accionecologica.org &#8211; Elizabeth Bravo &#8211; ebravo@hoy.net</p>
<p class="spip">California for GE Free Agriculture &#8211; www.calgefree.org &#8211; Becky Tarbotton -becky@calgefree.org</p>
<p class="spip">Centro Ecologico (Brazil) &#8211; Maria Jose Guazzelli &#8211; mariajose.guazzelli@gmail.com</p>
<p class="spip">Clean Production Action &#8211; www.cleanproduction.org &#8211; Beverley Thorpe &#8211; bev@cleanproduction.org</p>
<p class="spip">Cornerhouse UK &#8211; www.thecornerhouse.org.uk &#8211; Nick Hildyard &#8211; cornerhouse@gn.apc.org</p>
<p class="spip">Corporate Europe Observatory &#8211; www.corporateeurope.org &#8211; Nina Holland<br />
<img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Une coalition internationale alerte sur la biologie synthétique" /> buen-aventura@gmx.net</p>
<p class="spip">Corporate Watch (UK) &#8211; www.corporatewatch.org &#8211; Olaf Bayer &#8211; Olaf@corporatewatch.org</p>
<p class="spip">EcoNexus &#8211; www.econexus.info -Ricarda Steinbrecher &#8211; R.Steinbrecher@econexus.info</p>
<p class="spip">Ecoropa &#8211; Christine Von Weisczacker &#8211; cvw@ecoropa.de</p>
<p class="spip">Edmonds Institute &#8211; www.edmonds-institute.org &#8211; Beth Burrows &#8211; beb@igc.org</p>
<p class="spip">ETC Group &#8211; www.etcgroup.org &#8211; jim Thomas -Jim@etcgroup.org</p>
<p class="spip">Farmers Link &#8211; www.farmerslink.org.uk &#8211; Hetty Selwyn &#8211; farmerslink@btinternet.com</p>
<p class="spip">Friends of the Earth International &#8211; www.foe.org &#8211; Juan Lopez juan.lopez@yourenvironment.net, Lisa Archer (USA) -LArcher@foe.org, Georgia Miller (Australia) &#8211; georgia.miller@foe.org.au</p>
<p class="spip">Foundation on Future Farming (Germany) &#8211; www.zs-l.de &#8211; Benedikt Haerlin &#8211; haerlin@zs-l.de</p>
<p class="spip">Fondation Sciences Citoyennes (France) &#8211; www.sciencescitoyennes.org &#8211; Claudia Neubauer &#8211; claudia.neubauer@sciencescitoyennes.org</p>
<p class="spip">Gaia Foundation &#8211; www.gaiafoundation.org &#8211; Teresa Anderson &#8211; teresa@gaianet.org</p>
<p class="spip">GeneEthics Network (Australia) &#8211; www.geneethics.org &#8211; Bob Phelps &#8211; Info@geneethics.org</p>
<p class="spip">Genewatch (UK) -www.genewatch.org &#8211; Sue Mayer &#8211; sue.mayer@genewatch.org</p>
<p class="spip">GRAIN &#8211; www.grain.org &#8211; Henk Hobbellink &#8211; henk@grain.org</p>
<p class="spip">Greenpeace International &#8211; www.greenpeace.org &#8211; Doreen Stabinsky &#8211; doreen.stabinsky@dialb.greenpeace.org</p>
<p class="spip">Henry Doubleday Research Association (UK) &#8211; www.gardenorganic.org.uk<br />
<img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Une coalition internationale alerte sur la biologie synthétique" /> Julia Wright &#8211; jwright@hdra.org.uk</p>
<p class="spip">Indigenous People&rsquo;s Biodiversity Network &#8211; Alejandro Argumedo &#8211; ipbn@web.net</p>
<p class="spip">International Center for Technology Assessment &#8211; www.icta.org &#8211; Jaydee Hanson -JHanson@icta.org</p>
<p class="spip">International Network of Engineers and Scientists for Global Responsibility &#8211; www.inesglobal.com &#8211; Alexis Vlandas &#8211; alexis.vlandas@st-cross.oxford.ac.uk</p>
<p class="spip">Institute for Social Ecology &#8211; www.social-ecology.org &#8211; Brian Tokar &#8211; biotech@social-ecology.org</p>
<p class="spip">International Center for Bioethics, Culture and Disability &#8211; www.bioethicsanddisability.org &#8211; Gregor Wolbring &#8211; gwolbrin@ucalgary.ca</p>
<p class="spip">International Union of Food and Agricultural Workers &#8211; www.iuf.org &#8211; Peter Rossman &#8211; peter.rossman@iuf.org</p>
<p class="spip">Lok Sanjh Foundation (Pakistan) &#8211; www.loksanjh.org &#8211; Shahid Zia &#8211; lok_sanjh@yahoo.com</p>
<p class="spip">National Farmers Union (Canada) &#8211; www.nfu.ca &#8211; Terry Boehm &#8211; centaur2@sasktel.net</p>
<p class="spip">Oakland Institute &#8211; www.oaklandinstitute.org &#8211; Anuradha Mittal &#8211; amittal@oaklandinstitute.org</p>
<p class="spip">Polaris Institute &#8211; www.polarisinstitute.org &#8211; Tony Clarke &#8211; tony_clarke@on.aibn.com</p>
<p class="spip">Pakistan Dehqan Assembly &#8211; contact via Lok Sanjh &#8211; see above.</p>
<p class="spip">Practical Action &#8211; www.practicalaction.org &#8211; Patrick Mulvany &#8211; patrickmulvany@clara.co.uk</p>
<p class="spip">Quechua Ayamara Association for Sustainable Livelihoods, (Peru) &#8211; www.andes.org.pe &#8211; andes@andes.org.pe</p>
<p class="spip">Research Foundation for Science, Technology and Ecology (India) &#8211; www.navdanya.org &#8211; Vandana Shiva &#8211; vshiva@giasdl01.vsnl.net.in</p>
<p class="spip">Soil Association &#8211; www.soilassociation.org &#8211; Gundula Azeez &#8211; gazeez@SoilAssociation.org</p>
<p class="spip">Sunshine Project &#8211; www.sunshine-project.org &#8211; Edward Hammond &#8211; hammond@sunshine-project.org</p>
<p class="spip">Third World Network &#8211; www.twnside.org.sg &#8211; Lim Li Ching &#8211; limliching@myjaring.net</p>
<p class="spip">19th May 2006 NEWS RELEASE</p>
<p class="spip">Global Coalition Sounds the Alarm on Synthetic Biology,</p>
<p class="spip">Demands Oversight and Societal Debate</p>
<p class="spip">Today, a coalition of thirty-eight international organizations including scientists, environmentalists, trade unionists, biowarfare experts and social justice advocates called for inclusive public debate, regulation and oversight of the rapidly advancing field of synthetic biology &#8211; the construction of unique and novel artificial life forms to perform specific tasks. Synthetic biologists are meeting this weekend in Berkeley, California where they plan to announce a voluntary code of self-regulation for their work (1). The organizations signing the Open Letter are calling on synthetic biologists to abandon their proposals for self-governance and to engage in an inclusive process of global societal debate on the implications of their work (see attached Open Letter).</p>
<p class="spip">« The researchers meeting in Berkeley acknowledge the dangers of synthetic biology in the hands of &lsquo;evildoers,&rsquo; but they naively overlook the possibility &#8211; or probability &#8211; that members of their own community won&rsquo;t be able to control or predict the behavior of synthetic biology or its societal consequences, » said Jim Thomas of ETC Group.</p>
<p class="spip">« Scientists creating new life forms cannot be allowed to act as judge and jury, » explains Dr. Sue Mayer, Director of GeneWatch UK. « The possible social, environmental and bio-weapons implications are all too serious to be left to well-meaning but self-interested scientists. Proper public debate, regulation and policing is needed. »</p>
<p class="spip">In the last few years, synthetic biologists, by re-writing the genetic code of DNA, have demonstrated the ability to build new viruses and are now developing artificial life forms. In October last year, synthetic biologists at the US Center for Disease Control re- created the 1918 Spanish flu virus that killed between 50-100 million people (2) and last month scientists at the University of Wisconsin- Madison created a new version of E. coli bacteria (3). Meanwhile, genomics mogul Craig Venter, whose former company, Celera, led the commercial race to sequence the human genome, now heads a new company, Synthetic Genomics (4), that aims to commercialize artificial microbes for use in energy, agriculture and climate change remediation. It is one of around 40 synthetic biology companies undertaking gene synthesis and/or building artificial DNA.</p>
<p class="spip">« Biotech has already ignited worldwide protests, but synthetic biology is like genetic engineering on steroids, » says Dr. Doreen Stabinsky of Greenpeace International. « Tinkering with living organisms that could be released in the environment poses a grave biosafety threat to people and the planet, » adds Stabinsky.</p>
<p class="spip">In October 2004, an editorial in the journal Nature warned, « If biologists are indeed on the threshold of synthesizing new life forms, the scope for abuse or inadvertent disaster could be huge. » The editorial suggested that there may be a need for an « Asilomar- type » conference on synthetic biology &#8211; a reference to an historic meeting in 1975 where scientists met to discuss biosafety risks associated with genetic engineering and opted for self-governance which ultimately pre-empted and avoided government regulation. Following the Asilomar model the « Synthetic Biology Community » intends to use their second conference (Synthetic Biology 2.0, 20-22 May 2006) to adopt a code of self-governance for handling the biosafety risks.</p>
<p class="spip">According to the Open Letter, the effect of the Asilomar declaration was to delay the development of appropriate government regulation and to forestall discussion on how to address the wider socio-economic impacts. Asilomar proved to be the wrong approach then, and Synthetic Biology 2.0 is the wrong approach now.</p>
<p class="spip">« We scientists must come to terms with the fact that science can no longer claim to be living in an abstract realm disconnected from the rest of society, » said Alexis Vlandas of the International Network of Engineers and Scientists for Global Responsibility (INES).</p>
<p class="spip">The signatories to the Open Letter urge the synthetic biologists meeting in Berkeley to withdraw their declaration of self-governance and join in seeking a wider, inclusive dialogue.</p>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/une-coalition-internationale-alerte-sur-la-biologie-synthetique/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
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