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	<title>Université - Sciences Citoyennes</title>
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	<description>Les sciences avec et pour les citoyennes</description>
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	<title>Université - Sciences Citoyennes</title>
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		<title>Sciences Citoyennes à l’Université Européenne des Mouvements Sociaux !</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Jul 2017 10:51:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[ATTAC]]></category>
		<category><![CDATA[Commission Européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Lanceur d'alerte]]></category>
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		<category><![CDATA[Université]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour la quatri&#232;me fois, le r&#233;seau des Attac d&#8217;Europe organise l&#8217;Universit&#233; d&#8217;&#233;t&#233; Europ&#233;enne des Mouvements Sociaux &#224; Toulouse du 23 au 27&#160;ao&#251;t 2017. Pour cette &#233;dition, Sciences Citoyennes, repr&#233;sent&#233;e par Glen Millot, animera l&#8217;atelier sur les <span class="glossaryLink"  aria-describedby="tt"  data-cmtooltip="&#60;div class=glossaryItemTitle&#62;Lanceurs d&#38;rsquo;alerte&#60;/div&#62;&#60;div class=glossaryItemBody&#62;Un &#38;lt;b&#38;gt;lanceur d&#38;#039;alerte&#38;lt;/b&#38;gt; est toute personne, groupe ou institution qui, ayant connaissance d&#38;#039;un danger, d&#38;#039;un risque ou d&#38;#039;un scandale, adresse un signal d&#38;#039;alarme en esp&#233;rant enclencher un processus de r&#233;gulation, de controverse ou de mobilisation collectiveIl s&#38;#039;agit g&#233;n&#233;ralement d&#38;#039;une personne ou d&#38;#039;un groupe qui estime avoir d&#233;couvert des &#233;l&#233;ments qu&#38;#039;il consid&#232;re comme mena&#231;ants pour l&#38;#039;Homme, la soci&#233;t&#233;, l&#38;#039;&#233;conomie ou l&#38;#039;environnement et qui, de mani&#232;re d&#233;sint&#233;ress&#233;e, d&#233;cide de les porter &#224; la connaissance d&#38;#039;instances officielles, d&#38;#039;associations ou de m&#233;dias, souvent contre l&#38;#039;avis de sa hi&#233;rarchie.&#60;/div&#62;"  data-gt-translate-attributes='[{"attribute":"data-cmtooltip", "format":"html"}]'  tabindex='0' role='link'>Lanceurs d&#8217;alerte</span>, avec &#8211; Martin Jeffl&#233;n&#160;: Pr&#233;sident d&#8217;Eurocadres, la voix de pr&#232;s de 6 millions de cadres en Europe. [&#8230;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/sciences-citoyennes-a-luniversite-europeenne-des-mouvements-sociaux/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour la quatrième fois, le réseau des Attac d’Europe organise l’<a href="https://www.esu2017.org/">Université d’été Européenne des Mouvements Sociaux</a> à Toulouse du 23 au 27 août 2017.</p>
<p>Pour cette édition, <a href="https://sciencescitoyennes.org/">Sciences Citoyennes</a>, représentée par Glen Millot, animera l’atelier sur les Lanceurs d’alerte, avec</p>
<p>&#8211; Martin Jefflén : Président d’<a href="http://www.eurocadres.eu/">Eurocadres</a>, la voix de près de 6 millions de cadres en Europe.</p>
<p>&#8211; Anna Myers. Directrice du <a href="https://whistleblowingnetwork.org/">Whistleblowing International Network</a> (WIN)</p>
<p><span id="more-58767"></span>La Commission européenne (CE) a lancé cette année une initiative sur l’alerte, suite à la mobilisation de la société civile européenne. Si cette dernière se poursuit, l’initiative de la CE pourrait aboutir à une directive améliorant la protection des lanceurs d’alerte et le traitement des alertes.</p>
<p>En 2016, Eurocadres a impulsé la plateforme WhistleblowerProtection. EU, qui réunit actuellement 80 syndicats et ONGs et milite pour la protection des lanceurs d’alerte à l’échelle européenne.</p>
<p>L’<a href="https://www.esu2017.org/">Université d’été Européenne des Mouvements Sociaux</a> sera le moment de rencontrer des militants et activistes venus des quatre coins de l’Europe (voire du monde), d’analyser la situation politique actuelle et de créer ensemble les alternatives et les mobilisations qui permettront de construire un autre monde aujourd’hui, plus que jamais, nécessaire.</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/sciences-citoyennes-a-luniversite-europeenne-des-mouvements-sociaux/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Comment nous désirons être évalué-e-s ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Nov 2015 11:58:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Déontologie de la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Expertise]]></category>
		<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[Politique de la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Evaluation]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité]]></category>
		<category><![CDATA[Université]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>D&#xE9;sirer &#xEA;tre &#xE9;valu&#xE9;. Il y a quelque chose d&#x2019;un peu paradoxal dans cette expression. Sauf si la question porte sur le &#xAB;&#xA0;comment&#xA0;&#xBB;. En ce cas, en tant qu&#x2019;enseignants, nous savons que la question de la pertinence, la mani&#xE8;re dont nous commentons, discutons le travail propos&#xE9; par un-e &#xE9;tudiant-e peut &#x2013; pour certains &#x2013; avoir plus [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/comment-nous-desirons-etre-evalue-e-s/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Désirer être évalué. Il y a quelque chose d’un peu paradoxal dans cette expression. Sauf si la question porte sur le « comment ». En ce cas, en tant qu’enseignants, nous savons que la question de la pertinence, la manière dont nous commentons, discutons le travail proposé par un-e étudiant-e peut – pour certains – avoir plus d’importance que la note. Une évaluation, aussi quantitativement généreuse qu’elle soit, n’y changera rien : s’il n’y a pas de retour pertinent sur la valeur de leur travail ces étudiant.es se sentiront méprisé.e.s ou alors nourriront un certain mépris pour l’enseignant qui maltraite son métier.</p>
<p><span id="more-27935"></span>L’évaluation dite objective nous met dans une situation similaire – sauf que dans ce cas, nous savons que la pertinence n’est pas le moins du monde à l’ordre du jour, seulement l’injonction à « jouer le jeu ». Ce n’est pas que les critères manquent de pertinence, c’est que, avec ce que Dominique Pestre a appelé la gouvernance néo-libérale, ils doivent ne pas l’être. L’efficacité de l’évaluation est ici d’autant plus grande qu’ils ne le sont pas. Plus ils sont absurdes au regard de la situation ou de l’activité concrète de la personne évaluée, mieux ils signalent que leur enjeu est de faire prévaloir un impératif de soumission à une mobilisation qui demande flexibilité, absence de scrupule, opportunisme. Au sens fort, il s’agit de « démoraliser », c’est-à-dire de casser, de faire « perdre la boussole ». La boussole pointe en effet vers des valeurs qui pourraient signifier une récalcitrance insoumise, voire même des comportements « irrationnels » de solidarité – l’équivalent d’un pacifisme alors que la guerre (compétition) généralisée doit prévaloir.</p>
<p>En d’autres termes, poser la question de la pertinence peut alors sembler utopique, voire romantique. Cette question me semble cependant avoir un sens, et ce pour deux raisons. D’abord parce qu’il s’agit de cesser de se plaindre, ou de protester comme si les chercheurs universitaires avaient droit à un traitement spécial, au vu de la valeur éminente de leur activité – tous les « métiers » impliquant que toutes les manières de faire ne se valent pas sont soumis à la même attaque. Ensuite parce que les pratiques de résistance éventuelles à cette attaque demandent, dans chaque cas, une imagination propre, une réappropriation qui ne se fasse pas seulement au nom du passé qui est en train de basculer dans le périmé, mais aussi d’un avenir qui intègre la manière dont ce passé a été vulnérable à l’attaque – car c’est de nos faiblesses, nos inerties, nos « je sais bien mais… » que cette attaque a, dans chaque cas, profité.</p>
<p>Il s’agit, dans notre cas, d’un « nous » qui désigne des chercheurs-enseignants appartenant à une institution qui rend solidaires les deux rôles. L’université moderne s’est inventée à partir de l’idéal de communautés de recherche qui prennent en charge tant « l’avancée des connaissances » dans leur champ que leur propre reproduction<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> – elle a inventé un mode d’enseignement dont ré réussite par excellence est la formation de futurs chercheurs, d’éventuels collègues. Avons-nous pris la mesure du défi que constituait la démocratisation des études supérieures ou avons-nous maintenu le cap désigné par l’idéal ? Nous autres qui travaillons à l’université et avons en ce sens reproduit cet idéal, pensons-nous assez à ceux qui nous valaient bien et qui n’ont pu le faire ? Nous avons été évalués comme « conformes » – jusqu’où est allée notre conformité ?</p>
<p>Mais il ne s’agit pas ici de se sentir coupables, seulement de ne pas nous réputer victimes innocentes. Et il en est de même pour l’activité de recherche elle-même ainsi que pour son mode d’évaluation.</p>
<p>Certes dans les champs de recherche où la notion de « fait » est associée à une réussite vérifiée par une pratique collective exigeante, soumise aux objections de « collègues compétents », partageant les mêmes exigences disciplinaires et des questions « concurrentes », « courant ensemble dans la même direction », le modèle classique d’évaluation par les pairs offre une garantie de pertinence évidente. Car ces collègues sont ceux pour qui la fiabilité du fait en question importe parce qu’il pourra le cas échéant – s’il surmonte les objections – permettre d’envisager la possibilité de poser de nouvelles questions, de concevoir de nouveaux dispositifs. Malheur à qui propose un fait ouvrant de nouvelles perspectives, qui devrait donc faire une différence pour ses collègues, mais ne suscite pas d’objection de la part de ceux que ce fait devrait intéresser, dont il devrait modifier ou mettre en question la recherche. Si nul ne prend la peine de le mettre à l’épreuve, c’est que nul n’envisage sérieusement l’éventualité de sa prise en compte : il restera alors dans les limbes, même pas réfuté. Et c’est cette forme d’intelligence collective, où l’objection est bienvenue et contribue à la stabilisation et à la création de reproductibilité des faits, que les chercheurs ont défendue lorsqu’ils ont réclamé l’autonomie de leur pratique contre les interférences d’intérêts « étrangers ». Ceux-ci seront accueillis, voire activement recherchés, mais ils ne doivent pas intervenir ouvertement, faire argument, avant que la réussite ait été reconnue par la communauté concernée.</p>
<p>On le sait, c’est ce modèle qui est aujourd’hui démantelé par ce qu’on appelle l’économie de la connaissance, avec le partenariat institué avec le privé, le secret commercial, la prise de brevet. L’intelligence collective se défait si la réussite n’a plus besoin de passer par les pairs. Cependant ce même modèle, généralisé tel qu’il l’a été, à tous les champs de recherche, est-il généralement synonyme d’intelligence collective ? Que signifie l’objection dans des champs plus conflictuels, où la notion même de « fait » pose problème, où il n’y a pas concurrence mais conflit. Un économiste « classique » sera-t-il évaluable par un économiste marxiste ? Un psychologue cognitiviste par un psychologue phénoménologue, voire psychanalyste ? Et que signifie-t-elle dans les champs où les « faits » sont avant tout produits par une instrumentation sophistiquée (neuroimagerie) et s’accumulent sans correspondre pour autant à une démarche cumulative, une démarche telle que ce qui est proposé par l’un a des conséquences pour les autres ? Et qui sont mes pairs à moi, philosophe, alors que les philosophes pratiquent plutôt un art du dissensus, posant et reposant sans fin la question « qu’est-ce que la philosophie » ?</p>
<p>En d’autres termes le principe d’évaluation par les pairs, aujourd’hui battu en brèche, n’a jamais eu une pertinence égale dans tous les champs. Il traduit plutôt la manière dont l’institution scientifique a érigé en modèle les sciences pour qui et par qui il a été inventé (rappelons qu’en France tout groupe de recherche est nommé « laboratoire »)</p>
<p>D’autre part, même dans ces sciences la mise en œuvre de ce principe a mal résisté à l’explosion du nombre des publications, des spécialités et des chercheurs. Dans les années 70’ déjà le « <em>publish or perish</em> » était dénoncé, les référés, c’est-à-dire collègues compétents en première ligne, étaient surchargés, devenus peu fiables, et étaient mis en place des instruments bibliométriques (nombre de citations) permettant d’évaluer des candidats inconnus sur un mode qui n’exige pas la compétence des évaluateurs – ainsi que des tentatives de déceler les renvois d’ascenseurs et autres manœuvres auxquelles invitait la non-compétence de l’évaluation. De manière plus générale, les pratiques d’évaluation impliquant aussi bien le couplage entre évaluation et compétence activement intéressée à la pertinence de cette évaluation que la confiance interpersonnelle entre chercheurs qui « se connaissent et s’apprécient » étaient déjà mises à mal. On pourrait dire de ce point de vue que l’évaluation dite objective a transformé en norme impérative ce qui était déjà dénoncé et/ou déploré comme dérives pathologiques.</p>
<p>C’est pourquoi la question « comment désirons-nous être évalué-e-s » ne devrait pas se borner à l’évocation nostalgique d’un passé où la recherche était respectée, ni non plus évoquer un « nous » incluant indifféremment tous les chercheurs. La question constitue d’abord une épreuve adressée aux chercheurs en tant que situés par leur pratique, par ce qu’elle vise, par la question de ceux et celles à qui elle s’adresse, pour qui elle compte. Son enjeu est la capacité, pour celles et ceux que cette question concerne, de se situer autrement que par des références plus ou moins grandiloquentes à la cause de la connaissance ou du progrès. Comment favoriser, régénérer ou réinventer une intelligence collective qui puisse fonctionner en tant qu’instance immanente d’évaluation est sans doute un point commun puisque c’est ce que la gouvernance néo-libérale détruit quel que soit le champ de recherche. Mais il s’agit aussi, posant la question de l’adresse, de mettre en cause une certaine irresponsabilité revendiquée quant à la manière dont les savoirs qu’ils produisent seront « valorisés ». Pour qui les savoirs produits comptent-ils ?</p>
<p>Il ne suffit donc pas de protester contre la « marchandisation » des savoirs. Comme Dominique Pestre l’a bien montré<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>, tout « régime de savoir »  inclut la question du mode de valorisation de ces savoirs. La prétention à faire de « l’avancée des connaissances » une cause en soi, qui transcenderait toute demande de compte et constituerait une vocation que toute société se devrait de nourrir de manière désintéressée, est une aimable façade construite à l’époque même où des sciences comme la physique, la chimie, la géologie entraient dans des rapports de symbiose particulièrement intimes avec le « développement des forces productives ». Elle affirme certes la liberté consentie à des communautés de recherche de déterminer leurs questions de manière autonome. Cependant, cette autonomie a un prix : les scientifiques doivent se garder comme la peste de se préoccuper de la manière dont les réponses qu’ils donnent à leurs questions « purement scientifiques » seront « valorisées », c’est-à-dire acquerront d’autres valeurs, seront évaluées selon d’autres critères. S’en préoccuper serait sortir de leur rôle. On entend dire par certains : « nous respectons la démocratie ; il appartient à ‘la société’ de décider. » Mais la question de savoir comment cette « société » est équipée pour prendre de telles décisions n’est pas leur affaire. Et lorsqu’une innovation industrielle issue des recherches scientifiques est contestée – je pense aux OGMs notamment – les scientifiques qui s’en font les promoteurs le font en toute impunité. Leurs arguments ne suscitent pas la moindre surprise indignée de la part de leurs collègues, alors même qu’ils ignorent superbement les limites de leur compétence. D’une manière ou d’une autre, la théorie du « déficit », impliquant que c’est par manque d’information ou par peur du changement que le « progrès impulsé par la science » peut être contesté par le public, règne en maître sur l’imaginaire des scientifiques.</p>
<p>Je parle d’imaginaire et non d’imagination : lorsque Marc Van Montagu, par exemple, présente les OGMs comme solution au problème de la famine dans le monde, il écarte d’un revers de main la question des conséquences socio-économiques et écologiques de l’extension massive de monocultures brevetées et ne fait pas montre de beaucoup d’intérêt pour les explications que ses collègues socio-économistes donnent des famines. L’OGM « abstrait », sorti des laboratoires, résoudra un problème auquel il ne connaît pas grand-chose : cela ne le regarde pas en tant que biologiste ce qui ne l’empêche pas de plaider que la « politisation » du problème fait obstacle à ce qui lui semble rationnellement évident. Des scientifiques cohérents avec leurs prétentions démocratiques devraient en appeler de toute leur force à une mise en politique de la manière dont leur savoir est valorisé « hors science ». Mais le silence écrasant de la communauté scientifique lorsque l’un des siens en appelle aux valeurs de la rationalité et de l’objectivité pour dénoncer une telle « politisation » n’a pas attendu l’économie de la connaissance.</p>
<p>La revendication d’irresponsabilité des scientifiques quant aux conséquences de leur recherche est indissociable de l’autonomie qui leur a été concédée dans le passé. L’avertissement quasi-rituel « Ne tuez pas la poule aux œufs d’or ! N’essayez pas de vous approprier directement cet or ! Laissez-nous pondre en paix et vous pourrez ensuite valoriser nos œufs, ils vaudront pour vous de l’or ! » a toujours impliqué que les poules académiques s’adressent d’abord à ceux qui pourraient les soumettre à leurs intérêts, c’est-à-dire plaident que ces intérêts seront mieux servis par l’autonomie qu’elles demandent. Le fait que l’avertissement ne soit plus entendu signifie peut-être que la fiabilité scientifique des œufs n’importe plus. Dans une économie désormais axée sur la promesse et la spéculation, tout ce qui brille peut faire l’affaire. Mais l’imaginaire de la poule, tout à la fois irresponsable et fière de ce que ses œufs puissent assurer le progrès de l’humanité, est toujours aussi puissant tant en ce qui concerne l’élevage des poulets, c’est-à-dire la formation des étudiant et des chercheurs, que la pratique des éleveurs. L’idéal de l’évaluation par les pairs – ceux qui sont censés vérifier la solidité des œufs – reste officiellement la norme, même si la plupart des pairs dépendent désormais pareillement de partenariats avec le privé, et même si les objections ne sont plus bienvenues si elles mettent en cause ce partenariat<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>. Cet imaginaire n’est pas mis en cause car il traduit la canalisation de l’imagination des chercheurs, active lorsqu’il s’agit d’enjeux qui concernent leur compétence, littéralement anesthésiée lorsqu’il s’agit de questions étiquetées « non scientifiques », c’est-à-dire politiques, éthiques ou idéologiques. De manière générale l’accusation de « politisation de la science » disqualifie les chercheurs qui « perdent leur temps » à s’intéresser à des questions qui « ne font pas avancer le savoir », alors que l’arrogance superficielle et naïve des jugements qui tiennent lieu de réponse à ces questions est tolérée : elle authentifie leur auteur comme un « vrai scientifique ».</p>
<p>Parler de responsabilité des chercheurs et des chercheuses ne signifie pas bien évidemment leur demander qu’ils garantissent la fiabilité des prétentions à servir le « progrès humain » qui accompagnent ce qui sort de leur laboratoire. Il s’agit seulement de leur demander de ne pas s’en laver les mains, d’être sérieusement, c’est-à-dire collectivement concernés par cette fiabilité. Cela suffirait pour que Van Montagu et consorts, par exemple, ne puissent plus parler impunément de famine sans compétence vérifiable en la matière. Mais cela implique – ce qui n’est pas le cas dans les programmes officiels visant à vendre au public l’idée d’une science désormais responsable – qu’ils acceptent de « perdre leur temps » à s’intéresser au monde qui commence aux portes de leurs laboratoires. Et cet intérêt à son tour implique une formation qui active un appétit imaginatif, une intolérance aux types de généralités qui servent aux scientifiques à s’exonérer de toute responsabilité. Un appétit imaginatif et une intolérance qui rendraient normal que, chargés d’expertise, ils exigent la présence active des co-experts qui soient capables d’envisager les aspects d’une situation qui ne sont pas de leur compétence et les empêchent de faire prévaloir le point de vue qu’il considère comme scientifique sur ce qui, anecdotique, est censé s’arranger ou doit être accepté comme le « prix du progrès ».</p>
<p>Il est inutile de souligner que l’institution scientifique, ici, ne peut être séparée des instances qu’est loin de déranger la figure du scientifique revendiquant fièrement son irresponsabilité, et le mode de formation et d’évaluation des chercheurs qui les formate sur ce mode. Et je parle ici non seulement du privé, mais aussi des institutions étatiques qui ne sont pas précisément des « amies » de la mise en politique de questions qu’il s’agit de gérer en lieu clos. Inversement l’exercice d’évaluation de l’expertise que sont susceptibles d’accomplir des citoyens dépourvus de compétence particulière mais qui, tirés au sort, ont accepté de consacrer plusieurs week-ends à la question autour de laquelle ils ont été réunis, suffit par sa lucidité, sa pertinence et son exigence imaginative, à manifester que les experts scientifiques ont quelques raisons de craindre de tels modes d’évaluation. Ici la rengaine des scientifique « c’est à la société de décider » prend sens, non que ces citoyens décident, mais parce que la manière dont ils écoutent et interrogent des experts d’horizons multiples aboutit à ce qui, d’une manière ou d’une autre, devraient être un préalable obligé à la décision : un déploiement véritablement « désintéressé » de la question et une évaluation critique des arguments autorisés<a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a>. L’institution scientifique, qui prétend tenir aux valeurs de la rationalité, a cependant vécu comme une catastrophe l’événement OGM, lorsque le problème de l’agriculture de demain a été déployé et les arguments autorisés battus en brèche. Elle préfère poser la question (apolitique) du « public » ou de « l’opinion », qu’il s’agit de réconcilier avec « sa » science, à coup de fêtes, de journées portes ouvertes et autres opérations de propagande.</p>
<p>Il devrait aller sans dire que cette institution, telle qu’elle a fonctionné depuis plus d’un siècle et demi en symbiose avec un « progrès » censément supra-politique n’est pas seule responsable du caractère radicalement insoutenable de ce qu’on appelle « développement ». Il reste que, à part les états d’âme des physiciens ayant participé au développement de l’arme nucléaire, on ne peut pas dire que les scientifiques dans leur ensemble aient prêté une oreille très attentive à ceux qui, nombreux et depuis bien longtemps, mettaient l’accent sur le caractère irresponsable de ce « développement », ou aient collectivement protesté contre ceux de leurs collègues qui disqualifiaient toute mise en cause un peu radicale comme manifestation d’irrationalité. Aujourd’hui encore, je ne suis pas sure que la question du rôle joué par la référence à la rationalité dite « scientifique » dans la mise sous silence de la contestation soit bienvenue dans les milieux scientifiques, et que, notamment, le rêve d’une science apportant une solution miracle, de type géoingénierie, au désordre climatique ne soit pas vivace. Il me semble parfois que la menace d’une perte de confiance dans « la science » est vécue comme plus redoutable que celle qui affecte notre avenir. Mais il est hors de question d’admettre que la perte de confiance puisse être légitime. La question de savoir comment la regagner est aujourd’hui confiée aux sciences sociales : « à vous de vous charger de faire valoir que nous sommes désormais ouverts aux questions qui préoccupent le public mais sans nous demander de perdre notre temps, qui doit être consacré tout entier à l’avancé des questions vraiment scientifiques. »</p>
<p>Poser la question « comment désirons-nous être évalué-e-s ? » ne signifie évidemment pas que toutes les voies de recherche aient à affronter le même type d’épreuve. La question de l’évaluation, que je voudrais renvoyer à la question « cui bono ? » – « pour le bien de qui ? », c’est-à-dire « à qui manquerions-nous ? », ou « pour qui ce que nous faisons importe-t-il ? » – se pose bien évidemment différemment dans les champs technoscientifiques producteurs de brevets et de spin off, en archéologie ou en philologie. Cependant, elle réclame de tous les champs une épreuve commune, qui est de renoncer à la prétention de la poule académique, qui prétend servir la « cause » de la connaissance désintéressée, quitte à fabriquer quelques généralités bâclées qui reviennent à affirmer que l’humanité entière manquerait du savoir produit. Certes, tous les champs de recherche ne peuvent être réputés « coupables » d’avoir travaillé pour le bien de certains en oubliant les conséquences qu’auront à subir d’autres, mais le problème ne passe pas par le contraste coupable/innocent. Aucun champ n’est innocent dans la mesure où tous ont bénéficié de l’institution de « la science », de la définition de l’avancement de nos connaissances comme « cause » n’ayant pas besoin de justification. Tous ont bénéficié de la légitimité de principe concédée à « la science », même ceux qui se sont fait un devoir de critiquer les sciences dites objectives. Car ceux-là même l’ont fait sans trop s’interroger pour autant sur l’autonomie relative dont ils bénéficiaient.</p>
<p>Il s’agit donc de penser comment nous désirons être évalué-e-s à partir d’une commune non-innocence – celle dont témoigne notamment la perplexité d’avoir, pour ce faire, à se rendre capable de répondre à la question « <em>cui bono</em> » – « pour qui cette recherche est-elle pertinente ? » ; « à qui s’adresse-t-elle ? ». Donna Haraway propose d’ailleurs d’entendre le terme « responsabilité » au sens de répondre-abilité, capacité de répondre sans invoquer une légitimité toute faite, auto-évidente. Il s’agit d’accepter la légitimité d’une question qui fait épreuve parce que ce qui est évalué n’est pas, alors, la simple compétence, la reconnaissance par les pairs, l’adéquation aux normes du champ, et parce que cette question exige l’abandon de la position héroïque du refus d’être « asservi au désir de l’autre », de gens incapables, paraît-il, de comprendre le sens de ce qui nous fait œuvrer, et qui doivent donc être tenus à distance. <em>Mais pour qui nous prenons-nous ?</em></p>
<p>Et ce qui frappe alors est que nos institutions académiques n’ont pas, ou peu, de « milieu associé », ce que j’appellerais volontiers de milieux « amateurs » au sens où il faut entendre par amateur non l’incompétence mais le goût cultivé, l’amour qui sait discriminer, l’expérience qui permet d’évaluer, qui, éventuellement, ne s’en laisse pas compter<a href="#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a>. Les amateurs sont ceux qui savent objecter si on s’adresse « mal » à eux, si on les prend pour des gogos – que l’on pense aux amateurs de musique ou de technologie informatique, et même de sports. J’ai souvent imaginé des journalistes scientifiques qui seraient capables de prendre exemple sur les journalistes sportifs et qui sauraient exiger qu’on leur parle « vrai » au lieu de leur livrer une propagande édifiante.</p>
<p>Certes, on pourrait dire que nous sommes toutes et tous « amateurs » dès qu’il s’agit d’un champ qui n’est pas le nôtre, mais pas au sens, malheureusement, que je viens de présenter. La tolérance indifférente, le mépris à peine secret, l’ignorance crasse sont monnaie courante. Comme aussi les mauvais coups hypocrites : ne sommes-nous pas en situation structurelle de rivalité pour les financements, mais tenus aussi de ne pas mettre en question ouvertement le travail d’un « collègue » car ce serait « affaiblir l’institution », ouvrir la porte à ceux qui doivent être tenus à distance, respecter la façade lisse de « la science ».</p>
<p>J’en reviens ici à la question de l’enseignement. La singularité de l’université, telle que je l’ai entendu célébrer est que c’est le seul lieu d’enseignement où l’enseignant sait que parmi ses étudiants se trouve peut-être un futur collègue. Et je ne nierai pas ce qui est à la fois un privilège et une source d’exigence. Mais c’est aussi une responsabilité si la formation est axée sur l’idéal de la poule aux œufs d’or. Et, en tout état de cause, il faut aussi dire que c’est aujourd’hui une fiction et un énorme gâchis. Je ne plaide évidemment pas pour que l’université fabrique des diplômés « prêts à l’emploi », dotés d’une formation en « adéquation avec les besoins du marché du travail ». Je dis seulement que la démocratisation de l’université n’a pas été vécue comme un défi, mais subi, l’œil fixé sur le « niveau », qui ne devait pas baisser. Vous êtes les bienvenus, avons-nous dit aux cohortes d’étudiants issus de milieux « nouveaux », mais après = avant, et il faudra vous adapter. Nous allons continuer comme avant, vous former de telle manière que certains puissent mériter de, peut-être, nous succéder. Quant aux, si nombreux désormais, autres, ils pourront toujours bénéficier, sur le marché du travail, de l’accès réservé aux postes demandant un diplôme universitaire. Et tant pis s’ils ont pris le goût de ce qu’ils ont rencontré à l’université. La logique méritocratique qui nous imbibe les en exclut.</p>
<p>Nous n’avons pas inventé un enseignement qui contribue à créer un « milieu associé », qui ouvre à ceux que nous formons la possibilité de maintenir un engagement actif quoiqu’amateur dans la spécialité dont ils auraient pris le goût – la possibilité non pas simplement de se « tenir informé » mais d’être habilités à participer activement à la valorisation des savoirs qui sont produits et transmis à l’université. Et si l’université devait être évaluée non certes dans ses rapports avec le marché du travail mais dans sa capacité à former de futurs amateurs, capables de critiquer, d’apprécier, d’objecter, de situer ? Bref de former ceux qui forceraient les chercheurs « élus » à se rendre capables de s’adresser « pour de vrai » non seulement au milieu raréfié de leurs seuls « collègues compétents » mais aussi à ceux qui, très légitimement, n’accepteront pas de se voir traités en incompétents ? On parle si souvent de « culture scientifique, et l’université s’enorgueillit de ne pas former de simples « techniciens compétents ». Mais ce n’est pas quelques cours de « culture générale » qui feront l’affaire si le défi est un rapport « cultivé » au savoir, une capacité de situer la pertinence de ce que l’on sait et d’en répondre. Cela demande une formation dont la première réussite serait la capacité à s’adresser à, ou à faire partie d’un, milieu d’« amateurs exigeants », ce milieu que l’université ne sait pas entretenir, n’imagine même pas qu’elle devrait entretenir.</p>
<p>Aujourd’hui, plus que jamais, pourtant la question de la pertinence de nos savoirs académiques est une question vive, une question transversale qui devrait faire épreuve pour les enseignants-chercheurs. Les étudiants qui entrent à l’université appartiennent à une génération qui sera confrontée à des défis que nous ne pouvons imaginer. L’université peut-elle devenir capable de nourrir, dans un monde où rien n’ira plus de soi, leur imagination contre la rigidité du <em>business as usual</em>, y compris le business que constitue l’avancée de savoirs aveugles à la question de leur pertinence ?</p>
<p>Gilles Deleuze a écrit que la honte était un motif puissant de penser. La honte et non la culpabilité qui constitue plutôt un attracteur faisant revenir toute pensée à la même rengaine doloriste. Ce que j’ai présenté n’a évidemment rien ni d’une revendication ni d’un programme. Je n’entends pas le moins du monde disqualifier la souffrance de bien des chercheuses et chercheurs qui se sentent trahis par ceux qui étaient censés les défendre. Mais il s’agissait pour moi de tenter de penser sans nostalgie pour le passé, devant celles et ceux dont, d’une manière ou d’une autre, nous avons entériné l’exclusion. La question « comment désirons-nous être évalué-e-s » doit alors être comprise comme une épreuve, demandant que nous nous situions dans un milieu plus dense, que nous apprenions à imaginer pour qui nous faisons ou pourrions faire une différence susceptible de compter, une différence dont ils seraient en retour susceptibles d’évaluer la pertinence.</p>
<p>Il faut l’accepter, ceux qui ont prétendu nous protéger de la perte de temps qu’entraînerait la création de rapports vivants (non « pédagogiques ») avec ce milieu, ceux qui nous ont encouragé à le tenir pour irrationnel, ne sont plus, et n’ont sans doute jamais été, des amis de ce que nous appelons rationalité. Et nous-mêmes l’avons assez souvent déshonorée, cette rationalité, en en faisant un principe de démarcation permettant de sélectionner ce qui, dans une situation, nous regarde. Nous avons peu résisté à la tentation facile de faire de la rationalité une bannière territoriale alors que je n’en connais pas d’autre définition transversale que celle de se rendre capable d’entendre ce que demande une situation, sans la soumettre à nos habitudes de pensée, sans rêver que ce que nous ne prenons pas en compte s’arrangera de soi-même. Nous vivons une époque où les comptes de toutes nos négligences, de toutes nos soumissions nous sont présentés sur un mode tel que nous savons que cela ne s’arrangera pas de la sorte. Il est temps, plus que temps, d’apprendre l’art des rapports avec ceux dont nous avons besoin si nous désirons être rationnels.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Voir pour cette invention et ses conséquences, I. Stengers, « Plaidoyer pour une science ‘slow’ », in Une autre science est possible !, Paris, Les Empêcheurs de openser en rond/La Découverte, 2013.</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Dominique Pestre, <em>Science, argent et politique</em>, paris INRA éditions, 2003.</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> De ce point de vue l’affaire Séralini est exemplaire. Mettant en cause l’innocuité du Round-up de Monsanto, comme aussi les tests censés garantir cette innocuité, il a eu affaire non à des collègues intéressés mais à de véritables ennemis. Voir à ce sujet F. Chateauraynaud, « L’histoire des OGM n’est pas une controverse ratée mais un conflit réussi » in <em>Logiques argumentatives</em>, 2010. L’article est en ligne : http://socioargu.hypotheses.org/1807.</p>
<p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> C’est ce que la Fondation Sciences citoyennes propose d’appeler convention citoyennes, et qu’elle associe à un protocole indépendamment duquel la convention peut devenir un n+unième dispositif destiné à aider à l’acceptabilité d’une innovation. Voir, en ligne <a href="https://sciencescitoyennes.org/dossier-de-presse-les-conventions-de-citoyens-cdc/">https://sciencescitoyennes.org/dossier-de-presse-les-conventions-de-citoyens-cdc/</a></p>
<p><a href="#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> Voir I. Stengers, « Pour une intelligence publique des sciences », in <em>Une autre science est possible</em>, op. cit..</p>
<p><em></em></p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/comment-nous-desirons-etre-evalue-e-s/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Forum mondial science et démocratie : de la confusion à la conclusion</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Mar 2011 10:42:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#x2019;&#xE9;puisement avait d&#xE9;j&#xE0; gagn&#xE9; les participants du forum mondial Science et d&#xE9;mocratie lorsque, vers 20h ce 5 f&#xE9;vrier &#xE0; Dakar, les traducteurs ont rendu leur tablier et que tout s&#x2019;est arr&#xEA;t&#xE9; en quelques minutes pendant la s&#xE9;ance de conclusion. Apr&#xE8;s deux jours de d&#xE9;bats, les participants commen&#xE7;aient &#xE0; se conna&#xEE;tre, les discussions avan&#xE7;aient, des propositions [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/forum-mondial-science-et-democratie-de-la-confusion-a-la-conclusion/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’épuisement avait déjà gagné les participants du forum mondial Science et démocratie lorsque, vers 20h ce 5 février à Dakar, les traducteurs ont rendu leur tablier et que tout s’est arrêté en quelques minutes pendant la séance de conclusion. Après deux jours de débats, les participants commençaient à se connaître, les discussions avançaient, des propositions concrètes émergeaient. Pourtant c’était fini. Maintenant, même si l’exercice était frustrant et pouvait paraître futile : il fallait conclure !<span id="more-19449"></span><br />
</strong></p>
<p>Jusque là les débats étaient calmes, il n’y avait presque pas eu de débordements. Le FMSD n’est pas le forum social mondial, qui donne souvent lieu à des discussions épiques. Pourtant, ce soir là, les esprits commençaient à s’échauffer. Les synthèses des ateliers avaient pris plus de temps que prévu de même que les premières parties de la conclusion.</p>
<p>La séance s’est même terminée sans système sonore ni traduction car les techniciens avaient commencé à remballer leur matériel : l’heure de fin théorique était dépassée depuis longtemps. La moitié des participants avait quitté la salle, lassés par la lenteur des procédures ou voulant discuter en privé avant la dispersion générale.</p>
<p>Quand Pat Mooney, de l’ETC group, a vu que la salle commençait vraiment à se vider, il a interrompu les débats : « Point of order ! ». L’anglais avait été naturellement adopté une fois la traduction perdue. Il continua en expliquant que puisque plus de la moitié de la salle avait quitté les lieux, les débats n’avaient plus vraiment de sens.</p>
<p>Lionel Larqué de l’association « Les petits débrouillards », dirigeait cette séance de conclusion. Responsable de la structure du forum, il était partisan de continuer pour ne pas gâcher le travail accompli jusque là. Mais devant la confusion et la perte de nombreux participants, il proposa de changer la méthode de travail.</p>
<p><strong> </strong></p>
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<p><strong> </strong></p>
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<p><strong></p>
<figure id="attachment_19451" aria-describedby="caption-attachment-19451" style="width: 290px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2011/03/FMSD-Redaction-Appel.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-19451" title="Rédaction &quot;improvisée&quot; de l'Appel du FMSD pour Rio+20" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2011/03/FMSD-Redaction-Appel.jpg" alt="Rédaction &quot;improvisée&quot; de l'Appel du FMSD pour Rio+20" width="290" height="435" /></a><figcaption id="caption-attachment-19451" class="wp-caption-text">Rédaction &quot;improvisée&quot; de l&#39;Appel du FMSD pour Rio+20</figcaption></figure>
<p></strong></p>
<p>Des mesures drastiques furent adoptées : une demie heure pour finir la séance, repousser la mise en place de certaines mesures concrètes à une réunion du lendemain et décider quels points y aborder. La décision la plus immédiate fut de commencer la rédaction d’un grand appel aux scientifiques et aux activistes pour le sommet de la terre Rio + 20 en mai 2012 (<em>cet événement aura finalement lieu en juin 2012, ndlr</em>).</p>
<p>Je pense que cette confusion était nécessaire et même salutaire. Pendant cette dernière séance le FMSD s’est rapproché de l’idéal du forum social mondial décrit le lendemain par Chico Whitaker : la confusion amène la créativité. Discuter à bâtons rompus, échanger des expériences et nourrir les réflexions sont des activités qui ne génèrent pas automatiquement de fortes tensions. En revanche, une fois que les enjeux sont là et qu’il faut projeter des actions concrètes, les divergences se font sentir et apparaissent au grand jour. C’est alors qu’il y a un effort à faire pour converger.</p>
<p>Ce qui a été fait pendant ces deux jours reste un bel accomplissement pour la deuxième organisation d’un forum mondial. Il y avait près de 300 participants venant d’Inde, du Brésil, d’Australie, des Etats-Unis, de France, d’Italie et bien sûr de très nombreux pays africains. Le forum de Belem avait montré que le débat entre activistes et scientifiques était possible. Cette deuxième édition a montré à de nombreuses organisations présentes ou non que ce forum était un lieu de débat légitime qui pouvait produire des actions concrètes. Reste à préparer ces actions et à augmenter encore le niveau de mobilisation pour Rio + 20 et la prochaine édition du Forum Mondial Science et Démocratie</p>
<p>Fabien Nicolas et Théo Delpont-Ramat.</p>
<p><em>NB. Cet article a été publié initialement sur le site du journal Politis : </em><a title="Blog Politis - FMSD" href="http://www.politis.fr/Forum-mondial-science-et,13040.html" target="_blank" rel="noopener">http://www.politis.fr/Forum-mondial-science-et,13040.html</a></p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/forum-mondial-science-et-democratie-de-la-confusion-a-la-conclusion/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Le 2e Forum Mondial Sciences et Démocratie en quelques chiffres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Mar 2011 09:28:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 2e Forum Mondial Sciences et D&#xE9;mocratie (FMSD) s&#x2019;est tenu &#xE0; Dakar les 4 et 5 f&#xE9;vrier 2011. Voici quelques chiffres qui vous permettront de mieux appr&#xE9;hender cette seconde &#xE9;dition. Participation pendant les deux jours du FMSD&#xA0;: entre 300 et 400 personnes (une centaine de participants de plus qu&#x2019;&#xE0; Bel&#xE9;m lors de la 1&#xE8;re &#xE9;dition [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/le-2e-fmsd-en-quelques-chiffres/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le <strong>2e Forum Mondial Sciences et Démocrati</strong><strong>e</strong> (FMSD) s&rsquo;est tenu à Dakar les 4 et 5 février 2011. Voici <strong>quelques chiffres</strong> qui vous permettront de mieux appréhender cette seconde édition.<span id="more-19436"></span></p>
<p><strong>Participation pendant les deux jours du FMSD :</strong> entre 300 et 400 personnes (une centaine de participants de plus qu&rsquo;à Belém lors de la 1ère édition du FMSD).</p>
<p><strong>Nombre de pays représentés :</strong> au moins 32 (18 à Belém).</p>
<p><strong>Nombre de pays africains représentés :</strong> au moins 14 (1 à Belém).</p>
<p><strong>Nombre de continents représentés</strong> <strong>:</strong> 5 (4 à Belém).</p>
<figure id="attachment_19437" aria-describedby="caption-attachment-19437" style="width: 527px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2011/03/FMSD-Dakar-Repartition-Continents.png"><img decoding="async" class="size-full wp-image-19437" title="Origine géographique (continent) des participants du 2e FMSD" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2011/03/FMSD-Dakar-Repartition-Continents.png" alt="Origine géographique (continent) des participants du 2e FMSD" width="527" height="369" /></a><figcaption id="caption-attachment-19437" class="wp-caption-text">Origine géographique des participants du 2e FMSD</figcaption></figure>
<p><strong>Nombre d’associations, organisations et fondations :</strong> entre 70 et 80.</p>
<p><strong>Nombre d’universités, de centres de recherches et de laboratoires :</strong> entre 50 et 60.</p>
<figure id="attachment_19438" aria-describedby="caption-attachment-19438" style="width: 451px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2011/03/FMSD-Dakar-Origine-Participants.png"><img decoding="async" class="size-full wp-image-19438" title="Origine &quot;socio-culturelle&quot; des participants du 2e FMSD" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2011/03/FMSD-Dakar-Origine-Participants.png" alt="Origine &quot;socio-culturelle&quot; des participants du 2e FMSD" width="451" height="204" /></a><figcaption id="caption-attachment-19438" class="wp-caption-text">Origine &quot;socio-culturelle&quot; des participants du 2e FMSD</figcaption></figure>
<p>NB. Les approximations effectuées dans le présent document s’expliquent par le fait que l’ensemble des participants n’a pas émargé (l’émargement a été effectué en séances plénières mais de nombreux délégués, en particulier les étudiants sénégalais n&rsquo;ont participé qu&rsquo;aux ateliers).</p>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/le-2e-fmsd-en-quelques-chiffres/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Comment intégrer les sciences à la démocratie ?</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/comment-integrer-les-sciences-a-la-democratie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Jan 2010 22:06:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Boutiques des sciences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui la capacit&#233; &#224; produire de l&#8217;<span class="glossaryLink"  aria-describedby="tt"  data-cmtooltip="&#60;div class=glossaryItemTitle&#62;Expertise&#60;/div&#62;&#60;div class=glossaryItemBody&#62;&#60;/div&#62;"  data-gt-translate-attributes='[{"attribute":"data-cmtooltip", "format":"html"}]'  tabindex='0' role='link'>expertise</span> et de la recherche est largement cantonn&#233;e aux firmes priv&#233;es et aux organismes d&#8217;Etats. Or avec les lobbyings qui s&#8217;exercent sur l&#8217;expertise et la r&#233;gulation publique des risques, avec le reflux de l&#8217;Etat entrepreneur de science, et la marchandisation croissante des connaissances, l&#8217;Etat n&#8217;est plus toujours une garantie [&#8230;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/comment-integrer-les-sciences-a-la-democratie/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd&rsquo;hui la capacité à produire de l&rsquo;expertise et de la recherche est largement cantonnée aux firmes privées et aux organismes d&rsquo;Etats. Or avec les lobbyings qui s&rsquo;exercent sur l&rsquo;expertise et la régulation publique des risques, avec le reflux de l&rsquo;Etat entrepreneur de science, et la marchandisation croissante des connaissances, l&rsquo;Etat n&rsquo;est plus toujours une garantie suffisante pour assurer une recherche et une expertise d&rsquo;intérêt général.<span id="more-1586"></span></p>
<div class="rss_texte">
<p class="spip">Les recherches sont orientées en priorité vers la compétitivité et le « tout-innovation », vers les besoins solvables et l&rsquo;expertise reste souvent timorée. Vous avez tous en tête des exemples de ces défaillances à défendre l&rsquo;intérêt général : amiante, l&rsquo;Inra dans le passé avec les OGM et maintenant avec Génoplante, recherche médicale et pharmaceutique qui délaisse la santé environnementale et les maladies des pays pauvres, etc ?<br />
Face à cette situation, notre sentiment est qu&rsquo;il faut certes mener bataille au sein des institutions de recherche et d&rsquo;expertise, mais aussi reconstruire une recherche citoyenne et d&rsquo;intérêt général en partant des besoins et des savoirs de chacun, en partant des forces de la société civile et des nouvelles formes d&rsquo;engagement et d&rsquo;appropriation de la science qui se sont développées ces dernières années. Nous croyons qu&rsquo;une pleine citoyenneté passe aujourd&rsquo;hui par la redistribution vers la société des moyens de produire des savoirs, par une coproduction entre chercheurs et profanes.</p>
<h3 class="spip">Que souhaite faire la Fondation « Sciences citoyennes » ?</h3>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Comment intégrer les sciences à la démocratie ?" /> promouvoir les organisations existantes de la recherche associative et citoyenne en France et favoriser la création de nouvelles structures, organisations etc ; favoriser leur mise en réseau</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Comment intégrer les sciences à la démocratie ?" /> leur donner une visibilité, leur rendre service, notamment à travers un site web qui présentera toutes les expériences françaises et étrangères de recherche alternative et citoyenne<br />
<img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Comment intégrer les sciences à la démocratie ?" /> amener les pouvoirs publics à reconnaître et soutenir un tiers-secteurs scientifique (que ce soit à travers des subventions directes, par un chèque expertise, par le détachement des chercheurs publics ou par la reconnaissance des expériences dans la recherche associative dans les cursus universitaires)</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Comment intégrer les sciences à la démocratie ?" /> l&rsquo;activité de l&rsquo;association s&rsquo;inscrit dans le projet de création d&rsquo;un réseau européen de telles expériences (qui engloberait des réseaux différents tel que le réseau des &lsquo;science shops&rsquo;) pour pouvoir revendiquer des subventions au niveau européen. Il faut de ce point de vue s&rsquo;appuyer sur le plan d&rsquo;action science et société ?</p>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/comment-integrer-les-sciences-a-la-democratie/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/chercheurs-et-acteurs-associatifs-partenaires-de-recherche-vers-une-reconnaissance-mutuelle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2009 12:57:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ARUC et autres expériences étrangères]]></category>
		<category><![CDATA[Manipulation du vivant]]></category>
		<category><![CDATA[PICRI, ASOSC et autres expériences françaises]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche participative]]></category>
		<category><![CDATA[Savoirs ouverts]]></category>
		<category><![CDATA[Christophe Bonneuil]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Testart]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Paul Gaudillère]]></category>
		<category><![CDATA[PICRI]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences humaines et sociales]]></category>
		<category><![CDATA[Université]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Longtemps r&#xE9;serv&#xE9;e aux seuls &#xAB; savants &#xBB;, la recherche acad&#xE9;mique en France s&#x2019;ouvre depuis peu (2005) &#xE0; d&#x2019;autres acteurs de la soci&#xE9;t&#xE9; civile gr&#xE2;ce &#xE0; des appels d&#x2019;offre publics d&#xE9;di&#xE9;s. En effet, sous l&#x2019;impulsion d&#x2019;une organisation non gouvernementale (La Fondation Sciences Citoyennes) et d&#x2019;un &#xE9;lu convaincu, une institution comme le Conseil R&#xE9;gional d&#x2019;Ile de France [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/chercheurs-et-acteurs-associatifs-partenaires-de-recherche-vers-une-reconnaissance-mutuelle/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="rss_texte">
<p class="spip">Longtemps réservée aux seuls « savants », la recherche académique en France s&rsquo;ouvre depuis peu (2005) à d&rsquo;autres acteurs de la société civile grâce à des appels d&rsquo;offre publics dédiés. En effet, sous l&rsquo;impulsion d&rsquo;une organisation non gouvernementale (La Fondation Sciences Citoyennes) et d&rsquo;un élu convaincu, une institution comme le Conseil Régional d&rsquo;Ile de France a mis en place un appel annuel à projet partenarial entre chercheurs et acteurs associatifs : les Partenariats Institutions-Citoyens pour la Recherche et l&rsquo;Innovation (PICRI). La Région de Bretagne a suivi l&rsquo;exemple en mettant en place son propre appel d&rsquo;offre (1).<span id="more-1598"></span>Si le Québec a ouvert la voie en 1999 avec les Alliances Recherche Université-Communauté (ARUC) et a ainsi modifié la physionomie des laboratoires par un va-et-vient constant avec la société considérée comme partenaire, on peut se demander si une telle démarche peut trouver écho dans le paysage institutionnel et sociétal français.</p>
<p>La recherche publique française est fortement secouée depuis une à deux décennies par des injonctions à une ouverture au monde socio-économique. Mais le but le plus souvent recherché par les politiques successives – et auquel la communauté scientifique tente de résister – consiste principalement en une percée du monde marchand dans la recherche publique : elle devrait ainsi davantage se consacrer à des intérêts économiques particuliers tout en étant assignée à produire des biens publics au bénéfice de tous. L&rsquo;intention de ces partenariats de recherche est autre. En favorisant une co-construction entre scientifiques et acteurs de la société civile, elle vise à introduire une nouvelle régulation de la recherche. Aux côtés de l&rsquo;Etat, des intérêts marchands et de la communauté scientifique, la société pourrait faire valoir directement ses intérêts en participant au processus de recherche lui-même. De quoi s&rsquo;agit-il ? Devenant partenaires, acteurs et chercheurs ont à définir une question commune issue des préoccupations et des connaissances des uns et des autres, puis une méthodologie de recherche qu&rsquo;ils mettent en œuvre conjointement. Pour exemple, les membres d&rsquo;une organisation agréée pour l&rsquo;adoption internationale et des anthropologues de la famille se sont engagés ensemble dans ce processus afin d&rsquo;identifier les impacts pour la famille et pour l&rsquo;enfant des adoptions réalisées depuis une quinzaine d&rsquo;années par l&rsquo;ONG.</p>
<p>Mais à quelles conditions de tels partenariats peuvent-ils s&rsquo;établir ? Acteurs et chercheurs n&rsquo;ayant a priori ni les mêmes intérêts ni les mêmes connaissances de la réalité ou de la démarche scientifique, une réelle « co-production » est-elle possible ? Que signifie pour les scientifiques de partager un processus de connaissance avec des non-scientifiques ? Que signifie pour les acteurs de s&rsquo;engager dans une démarche complexe éloignée de l&rsquo;opérationnalité ?</p>
<p>Pour répondre à ces questions, un détour historique semble nécessaire pour comprendre comment le processus de production de connaissance scientifique en France peut rendre difficile le dialogue entre chercheurs et acteurs.</p>
<p>Dès la fin du XVIIème siècle, une nouvelle forme de compréhension du monde émerge : la rationalité. Il s&rsquo;agit de connaître les choses, non plus par des ressemblances, des images ou des croyances, mais par des systèmes d&rsquo;analyse comme la classification et la mesure. De cet ordre nouveau qui s&rsquo;impose à l&rsquo;Occident naîtront de nouveaux domaines de connaissance telles l&rsquo;analyse génétique, l&rsquo;histoire naturelle, ou encore la philosophie de Descartes ou de Leibniz. Le projet de la mesure, de la mathématisation et de la formalisation du monde caractérise la modernité. Il permettra d&rsquo;explorer toujours davantage les principes internes des organisations qu&rsquo;elles soient biologiques, productives, etc., celles-ci étant perçues comme des extériorités. La polarité vers des « formes pures » de connaissances issues de la mathématisation et de la formalisation s&rsquo;oppose aux domaines empiriques perçus comme entachés de subjectivité. Même si cette classification entre subjectivité et objectivité a été dépassée par de nombreux scientifiques depuis le début du XXème siècle, cette domination de la rationalité et de l&rsquo;objectivation reste l&rsquo;armature opérante du dispositif scientifique. Elle laisse peu de place et de valeur aux savoirs d&rsquo;usage, aux connaissances liées à l&rsquo;expérience, etc.</p>
<p>Parallèment à ce projet, des communautés scientifiques comme les Académies s&rsquo;organisent dans toute l&rsquo;Europe pour former des espaces de connaissance en dehors des Eglises et des Etats, qui eux promeuvent les Universités. Aux Académies, la discussion et la publication scientifique, aux Universités, l&rsquo;enseignement et les carrières autour de postes ou de chaires discplinaires. Ce double mouvement, même s&rsquo;il prend des formes d&rsquo;organisation différentes aujourd&rsquo;hui, reste effectif au sein de la recherche publique. On lutte pour les ressources (postes, carrières, doctorants, matériel, financements…) à l&rsquo;intérieur des laboratoires, mais l&rsquo;évaluation qui compte le plus pour les scientifiques demeure bien celle qui provient de leurs pairs à l&rsquo;intérieur d&rsquo;une communauté de discipline toujours plus spécialisée. Au final, cet héritage de la pensée et des formes d&rsquo;organisation – dont l&rsquo;esprit persiste malgré les différentes réformes successives – impose une distance entre science et société. Les pratiques scientifiques ont ainsi, par construction, tendance à se clore sur elles-mêmes pour sacrifier à l&rsquo;exactitude de la mesure, qui légitime une mise à distance et une réduction du monde dans les laboratoires. L&rsquo;explosion des technologies, notamment dans les sciences de la vie (génétique, biochimie, etc.), renforce d&rsquo;ailleurs ce « confinement ».</p>
<p>Ces lignes de force générales, fortement héritées de l&rsquo;histoire, sont toutefois à nuancer. Comme le soulignent certains historiens et sociologues, « <em class="spip"> la science n&rsquo;est pas plus indépendante des volontés de puissance qu&rsquo;elle en est l&rsquo;esclave obéissante</em> » (Callon). Toute l&rsquo;actualité et la politique autour de la recherche et de l&rsquo;université paraît encore colonisée par ce que ces auteurs nomment « deux illusions », « deux pollutions » symétriques, les peurs et mythes de l&rsquo;indépendance d&rsquo;un côté et de l&rsquo;instrumentalisation de l&rsquo;autre (Latour). Des pratiques de collaboration plus hybrides existent dans la plupart des laboratoires. Néanmoins, recherche et société peuvent-elles partager le processus de connaissance ? Comment, dans ce processus de production, faire dialoguer expérience et mesure ?</p>
<p>L&rsquo;observation pendant deux années des comités de pilotage de quatre de ces partenariats a permis de mettre en évidence une série d&rsquo; « épreuves » que vivent ensemble acteurs et chercheurs. Ces épreuves sont liées à un processus de traduction entre les deux types de partenaires. Nous mobilisons pour les décrire deux formes de traduction :</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?" /> la traduction vue comme une série d&rsquo;interactions permettant la mise en réseau d&rsquo;acteurs, de connaissances, de productions, etc. (Callon, Latour)</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?" /> la traduction vue comme une interprétation de langage débouchant sur un sens partagé (Ricoeur)</p>
<p class="spip">Ces épreuves et leur issue permettront d&rsquo;établir à des degrés divers un partenariat débouchant sur une co-construction des savoirs. A chacune des cinq épreuves s&rsquo;articulent une dimension partenariale et une étape du processus.</p>
<p>La première épreuve vécue par les partenaires est liée à leur identité. L&rsquo;enjeu central est alors de faire valoir son identité vis-à-vis des autres, c&rsquo;est-à-dire qui on est &#8211; socialement et personnellement -. C&rsquo;est au travers de la question de recherche et de la manière dont elle est posée que les identités se confrontent et cherchent leur place. Cette « problématisation » resulte d&rsquo;une confrontation, plus ou moins conflictuelle, et qui parviendra plus ou moins à se stabiliser. Si elle n&rsquo;est pas stabilisée, c&rsquo;est-à-dire si la problématique ne permet pas suffisamment de définir l&rsquo;identité des partenaires, cette confrontation resurgira régulièrement au cours du processus, pouvant aller jusqu&rsquo;à provoquer le départ des uns et des autres.</p>
<p>Ces partenariats sont aussi confrontés à une épreuve des intérêts portés par les uns et les autres. Par exemple, les généticiens ont-ils des intérêts compatibles avec ceux des paysans et militants du bio dans la caractérisation génétique des variétés anciennes de blé ? La définition des rôles dans l&rsquo;organisation du projet, la manière dont se mettent en place les différentes coopérations entre acteurs et chercheurs va plus ou moins permettre l&rsquo;équilibre et la satisfaction des intérêts. En somme, qui fait quoi et avec qui ? Comment s&rsquo;organise par exemple le travail de recueil de données sur le terrain ? Sont-ce les chercheurs ou les acteurs ou les deux qui en sont chargés ? Chaque partenariat définit une organisation tout à fait spécifique qui correspond à l&rsquo;agencement des différents intérêts, comme l&rsquo;investissement en temps et en énergie. Dans certains d&rsquo;entre eux, le travail de terrain, voir une partie de l&rsquo;écriture, est déléguée aux étudiants dans un travail plus ou moins visible, ce qui permet aux partenaires de garder et de partager le travail de pilotage. Il est patent qu&rsquo;il ne peut y avoir une complète subsidiarité des rôles : le généticien aux champs et le paysan au laboratoire. Mais acteurs et chercheurs franchissent différemment ces frontières en fonction de leurs intérêts. Rien n&rsquo;est donné d&rsquo;avance, c&rsquo;est au contraire un processus dynamique, toujours inédit en fonction des partenaires et des partenariats.</p>
<p>Ce sont aussi les savoirs détenus qui sont amenés à être confrontés dans ces partenariats « cognitifs ». C&rsquo;est alors toute la légitimité des partenaires à dire « le vrai » qui est en jeu. C&rsquo;est l&rsquo;épreuve des légitimités. D&rsquo;où tiennent-ils leur savoir ? Quelle en la validité ? Dans quel monde ? Les discussions sont souvent vives, chacun tenant &#8211; au moins dans un premier temps &#8211; à son référentiel, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de l&rsquo;objectivité de la mesure ou de l&rsquo;opérationnalité des savoirs. C&rsquo;est une épreuve dans laquelle les partenaires jouent leur rapport au monde au travers de leur référentiel de savoirs et sa capacité à « dire le vrai ». Le risque de cette épreuve est la prévalence d&rsquo;un des référentiels de connaissance au détriment de l&rsquo;autre. Or, l&rsquo;exercice est difficile car il s&rsquo;agit bien de produire des connaissances nouvelles selon une méthodologie « objectivante » à partir de données de terrain.</p>
<p>La quatrième épreuve vécue est celle de la représentation, car les partenariats ne se limitent pas aux seuls partenaires officiels. Ceux-ci en représentent d&rsquo;autres : une cause professionnelle, une ligne militante, une certaine école dans la discipline scientifique, un laboratoire, etc. Dans cette épreuve, les partenaires sont en quelque sorte des porte-parole et doivent en intéresser d&rsquo;autres pour légitimer leur participation à la recherche, le risque étant pour chaque partenaire de ne représenter que ses propres intérêts sans pouvoir faire ensuite valoir les connaissances produites dans une communauté plus large. Concrètement, les partenariats sont très inventifs pour organiser des temps et des espaces de discussion ouverts à des groupes élargis.</p>
<p>Mais identités, intérêts, légitimité et représentation ne suffisent pas pour faire émerger le monde partagé à la source d&rsquo;une co-construction de savoirs. Il manque à ces épreuves relationnelles, qui se traduisent par des dispositifs organisés, un désir autre. Car comment les partenaires peuvent-ils dépasser leur sphère de connaissance propre pour produire un savoir conjoint ? Tous les scientifiques impliqués ne sont pas des militants associatifs et tous les partenaires associatifs n&rsquo;ont pas de formation scientifique.</p>
<p>Seules les capacités de médiation des partenaires achèveront ce cycle de la traduction par l&rsquo;épreuve de la « mutualité ». La mutualité est issue d&rsquo;une double traduction par les partenaires qui leur permet de se déplacer pour comprendre le registre de l&rsquo;autre et en faire une interprétation dans leur propre registre, tout en étant sûr que ce déplacement soit réciproque. C&rsquo;est une sorte de traduction linguistique et de sens fondamentalement basée sur « <em class="spip">le plaisir d&rsquo;habiter la langue de l&rsquo;autre compensé par le plaisir de recevoir chez soi la parole de l&rsquo;étranger</em> » (Ricoeur). Cette expérience, souvent portée au sein des groupes par un ou deux partenaires permet non seulement une reconnaissance réciproque des registres de connaissance, mais aussi l&rsquo;émergence d&rsquo;un registre nouveau dans lequel les deux « langages », les deux formes d&rsquo;appréhension du monde se cotoîent ou s&rsquo;hybrident. Ce sont ces formes de mutualité, de respect et de reconnaissance réciproques qui valident les épreuves de traduction précédentes et leur donnent du sens. Elles naissent d&rsquo;un réel apprentissage dans lequel le temps et le désir de connaître et de reconnaître sont fondamentaux. Il n&rsquo;est donc pas étonnant que les partenariats dans lesquels les partenaires ont déjà mis à l&rsquo;épreuve ces étapes parviennent davantage à une mutualité et à co-produire.</p>
<p>L&rsquo;institutionnalisation d&rsquo;une recherche entre acteurs associatifs et chercheurs a pour ambition d&rsquo;ouvrir un nouvel espace partagé de production des connaissances Les partenaires y parviennent-ils et à quelles conditions ? Il apparaît que, compte-tenu des identités et des intérêts des partenaires, de ce qu&rsquo;ils représentent et des savoirs qu&rsquo;ils portent, un apprentissage est indispensable. Il s&rsquo;exprime au travers d&rsquo;un certain nombre d&rsquo;épreuves relationnelles de « traduction » au long du processus partenarial et de la recherche. Mais seuls l&rsquo;expérience de la mutualité et le désir de traduire et d&rsquo;être traduit permettront à ces épreuves de déboucher sur une « co-construction » des savoirs. Si cette politique partenariale ouvre la voie, peut-être pourrait-on la compléter par des espaces de reconnaissance entre laboratoires et associations qui permettent l&rsquo;émergence de ce désir ?</p>
<p><strong class="spip">Bibliographie</strong><br />
<img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?" /> BONNEUIL Christophe, GAUDILLIERE Jean-Paul, TESTART Jacques (coord.), Quelle politique scientifique pour entrer dans le 21ème siècle ? Vers un nouveau contrat entre recherche et société, Note n°2 de la Fondation science citoyenne, oct. 2004<br />
<img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?" /> CALLON Michel, Éléments pour une sociologie de la traduction, La domestication des coquilles Saint-Jacques et les des marins-pêcheurs dans la baie de Saint-Brieuc, l&rsquo;année sociologique, 1986, n°36, p. 169-208<br />
<img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?" /> CALLON Michel, LASCOUMES Pierre, BARTHE Yannick, 2001, Agir dans un monde incertain. Essai sur la démocratie technique, Paris, Seuil<br />
<img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?" /> LATOUR Bruno, WOOLGAR Steeve, 1988 (trad. de l&rsquo;anglais), La vie de laboratoire : la production des faits scientifiques, Paris, La Découverte<br />
<img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?" /> LATOUR Bruno, La science en action. Introduction à la sociologie des sciences, 2005 (1989), Paris, La Découverte<br />
<img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?" /> LATOUR Bruno, 1995, Le métier de chercheur. Regard d&rsquo;un anthropologue, Paris, INRA Editions<br />
<img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?" /> RICOEUR Paul, 2004, Parcours de la reconnaissance, Paris, Stock<br />
<img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?" /> VINCK Dominique, 2007, Sciences et société. Sociologie du travail scientifique, Armand Colin, Paris</p>
</div>
<div class="rss_notes">
<p class="spip_note">(1) Action pour l&rsquo;appropriation sociale des sciences, ASOSC</p>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Sciences Citoyennes soutient la mobilisation actuelle des universitaires</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/sciences-citoyennes-soutient-la-mobilisation-actuelle-des-universitaires/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2009 10:12:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Politique de la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Marchandisation]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégie de Lisbonne]]></category>
		<category><![CDATA[Université]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Paris, le 4 f&#xE9;vrier &#x2013; La Fondation Sciences Citoyennes d&#xE9;nonce les r&#xE9;formes pr&#xE9;carisant le travail universitaire, comme la modification du d&#xE9;cret sur le statut des enseignants-chercheurs, qui menace leur autonomie p&#xE9;dagogique face aux pressions gestionnairesdes directeurs d&#x2019;UFR et pr&#xE9;sidents d&#x2019;Universit&#xE9; dot&#xE9;s de nouveaux pouvoirs hi&#xE9;rarchiques, et d&#x2019;instances d&#x2019;&#xE9;valuation obnubil&#xE9;es par la comp&#xE9;tition et les r&#xE9;sultats [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/sciences-citoyennes-soutient-la-mobilisation-actuelle-des-universitaires/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="rss_texte">Paris, le 4 février &#8211; La Fondation Sciences Citoyennes dénonce les réformes précarisant le travail universitaire, comme la modification du décret sur le statut des enseignants-chercheurs, qui menace leur autonomie pédagogique face aux pressions gestionnairesdes directeurs d&rsquo;UFR et présidents d&rsquo;Université dotés de nouveaux pouvoirs hiérarchiques, et d&rsquo;instances d&rsquo;évaluation obnubilées par la compétition et les résultats quantifiables.<span id="more-1357"></span> Le nouveau pilotage des universités et de leurs groupements qui émerge depuis la loi LRU souffre de l&rsquo;absence de contre-pouvoirs réels face aux intérêts managériaux et marchands de plus en plus représentés dans les instances décisionnelles de l&rsquo;enseignement supérieur et de la recherche, au détriment des enseignants-chercheurs et personnels des universités, des étudiants et des représentants de la société civile qui restent les grands absents (ONG, associations&#8230;)Il ne s&rsquo;agit pas principalement d&rsquo;un problème sectoriel ou catégoriel. Ajoutée à la mise en concurrence généralisée instaurée par la loi LRU, la « réforme » actuelle du statut des enseignants chercheurs réduira la liberté de penser et de chercher dans les universités, et accroîtra la pression des intérêts marchands sur le secteur de la recherche et de l&rsquo;enseignement supérieur. La société française a tout à perdre de l&rsquo;amputation en cours des organismes de recherche et de la caporalisation des universités sommées de « s&rsquo;ouvrir à l&rsquo;entreprise » (pôles de compétitivité, « plan Campus », etc.). En effet, l&rsquo;enseignement supérieur deviendrait plus inégalitaire (« l&rsquo;autonomie » est un prélude à l&rsquo;envol des droits d&rsquo;inscription, voire à la sélection à l&rsquo;entrée) et il deviendra plus facile de marginaliser et placardiser les recherches, les formations et les enseignants-chercheurs impliqués dans des thèmes d&rsquo;intérêt général mais négligés par les pouvoirs politiques et économiques (logiciels libres, savoirs et innovations sans propriété industrielle, santé environnementale, sciences humaines et sociales non « instrumentales » et critiques des pouvoirs, écologie, etc.). Aux Etats-Unis, que l&rsquo;on nous présente comme modèle et où la marchandisation est plus avancée, les déboires récents de chercheurs comme Ignacio Chapela à l&rsquo;Université de Berkeley, parce qu&rsquo;il dérangeait les firmes biotech et pétrolières finançant l&rsquo;Université, attestent de ces effets pervers.</p>
<p>La Fondation Sciences Citoyennes est convaincue que seuls des liens plus étroits et une plus grande coopération entre le milieu de la recherche et la société civile non marchande permettront à la recherche de conserver son autonomie face aux intérêts financiers. Elle apporte donc son soutien total aux mobilisations en cours dans l&rsquo;enseignement supérieur, et appelle également aux manifestations organisées les 18, 19 et 20 mars 2009 dans tous les pays membres de l&rsquo;UE contre la stratégie de Lisbonne en matière d&rsquo;éducation supérieure et de recherche, contre la mise en compétition généralisée des systèmes de recherche et d&rsquo;enseignement et des populations, et pour un service public de l&rsquo;enseignement supérieur et de la recherche, démocratique et émancipateur.</p>
<p><a class="spip_out" href="https://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1738">Appel à une mobilisation européenne contre la stratégie de Lisbonne en matière d&rsquo;enseignement supérieur et de recherche </a><br />
<a class="spip_out" href="https://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1739">version anglaise</a><br />
<a class="spip_out" href="https://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1740">version allemande</a></p>
<p><strong class="spip">Contacts :</strong><br />
01 43 14 73 65<br />
contact arobase sciencescitoyennes.org</p>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/sciences-citoyennes-soutient-la-mobilisation-actuelle-des-universitaires/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Appel à une mobilisation européenne contre la stratégie de Lisbonne en matière d\&#8217;enseignement supérieur et de recherche</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/appel-a-une-mobilisation-europeenne-contre-la-strategie-de-lisbonne-en-matiere-denseignement-superieur-et-de-recherche-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2009 10:04:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique de la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégie de Lisbonne]]></category>
		<category><![CDATA[Université]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/appel-a-une-mobilisation-europeenne-contre-la-strategie-de-lisbonne-en-matiere-denseignement-superieur-et-de-recherche-2/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Appel &#x2013; version imprimable Le prochain sommet de printemps des chefs d\&#x2019;&#xC9;tat et de gouvernement de l\&#x2019;Union europ&#xE9;enne se tiendra les 19 et 20 mars 2009. &#xC0; l\&#x2019;ordre du jour de ce Conseil europ&#xE9;en figurent comme points prioritaires l\&#x2019;&#xE9;valuation et la poursuite de la strat&#xE9;gie de Lisbonne amorc&#xE9;e en 2000 qui, entre autres, encadre les [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/appel-a-une-mobilisation-europeenne-contre-la-strategie-de-lisbonne-en-matiere-denseignement-superieur-et-de-recherche-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class=\"rss_texte\">
<dl class=\"spip_document_261 spip_documents spip_documents_left\" style=\"float: left; width: 120px;\">
<dt><a title=\"PDF - 46.5 ko\" type=\"application/pdf\" href=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/archives_doc/pdf/Appel_mars_2009.pdf\"><img class=\" format_png\" style=\"height: 52px; width: 52px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L52xH52/pdf-d7486.png\" alt=\"PDF - 46.5 ko\" width=\"52\" height=\"52\" /></a></dt>
<dt class=\"spip_doc_titre\" style=\"width: 120px;\"><strong>Appel &#8211; version imprimable</strong></dt>
</dl>
<p>Le prochain sommet de printemps des chefs d\&rsquo;État et de gouvernement de l\&rsquo;Union européenne se tiendra les 19 et 20 mars 2009. À l\&rsquo;ordre du jour de ce Conseil européen figurent comme points prioritaires l\&rsquo;évaluation et la poursuite de la stratégie de Lisbonne amorcée en 2000 qui, entre autres, encadre les politiques engagées actuellement dans tous les pays membres pour « moderniser » les systèmes nationaux de recherche et d\&rsquo;enseignement (primaire, secondaire, supérieur, « formation tout au long de la vie »).<span id="more-144973"></span> L\&rsquo;ambition affichée d\&rsquo;une « société de la connaissance » ne peut être qu\&rsquo;encouragée lorsqu\&rsquo;elle est un pari sur l\&rsquo;éducation et la recherche comme biens publics, qu\&rsquo;elle garantit la démocratisation de l\&rsquo;accès au savoir, qu\&rsquo;elle permet aux citoyens l\&rsquo;analyse critique raisonnée des choix scientifiques et techniques qui leur sont proposés. Mais l\&rsquo;orientation prise actuellement est tout autre : elle réduit ce projet à la construction d\&rsquo;un « marché commun de la connaissance » dont nous constatons partout les conséquences délétères en termes d\&rsquo;affaiblissement de l\&rsquo;indépendance scientifique, de déstructuration du système de recherche publique, de renforcement du pouvoir des entreprises, de précarisation massive des conditions de travail et d\&rsquo;étude, de creusement des inégalités face au savoir, d\&rsquo;éloignement des citoyens des choix scientifiques et techniques qui les concernent.</p>
<p>Depuis quelques années, avec une intensité croissante, des mobilisations de grande ampleur, portées par les lycéens, les étudiants, les personnels de l\&rsquo;éducation et de la recherche, et plus largement par le mouvement social, se sont multipliées en Europe. Elles expriment fortement l\&rsquo;exigence d\&rsquo;un secteur public de l\&rsquo;éducation et de la recherche qui ne soit pas construit sans débat démocratique et qui s\&rsquo;affranchisse de la soumission au marché concurrentiel.</p>
<p><strong class=\"spip\">C\&rsquo;est pourquoi nous appelons tous les citoyens européens à se mobiliser les 18, 19 ou 20 mars 2009, dans tous les pays membres et au‐delà, au sein des universités, des laboratoires et dans la rue,</strong></p>
<p><strong class=\"spip\"><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> CONTRE la mise en marché des activités éducatives et scientifiques,</strong></p>
<p><strong class=\"spip\"><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> CONTRE la mise en compétition généralisée des populations et des territoires,</strong></p>
<p><strong class=\"spip\"><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> POUR un service public de l\&rsquo;enseignement supérieur et de la recherche, démocratique et émancipateur. </strong></p>
<p><strong class=\"spip\">Premiers signataires : </strong></p>
<p class=\"spip\"><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> Association pour la Taxation des Transactions pour l\&rsquo;Aide aux Citoyens – Attac</p>
<p><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> Fondation Sciences Citoyennes</p>
<p><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> Sauvons La recherche – SLR</p>
<p><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> Sauvons L\&rsquo;Université – SLU</p>
<p><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> Syndicat National des Chercheurs Scientifiques – SNCS</p>
<p><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> Syndicat National de l\&rsquo;Enseignement Supérieur – SNESUP</p>
<p><img style=\"height: 11px; width: 8px;\" src=\"https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif\" alt=\"-\" width=\"8\" height=\"11\" /> Union des Familles Laïques – UFAL</p>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/appel-a-une-mobilisation-europeenne-contre-la-strategie-de-lisbonne-en-matiere-denseignement-superieur-et-de-recherche-2/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Appel à une mobilisation européenne contre la stratégie de Lisbonne en matière d&#039;enseignement supérieur et de recherche</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/appel-a-une-mobilisation-europeenne-contre-la-strategie-de-lisbonne-en-matiere-denseignement-superieur-et-de-recherche/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2009 10:04:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique de la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégie de Lisbonne]]></category>
		<category><![CDATA[Université]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://sciencescitoyennes.org/?p=1358</guid>

					<description><![CDATA[<p>Appel &#x2013; version imprimable Le prochain sommet de printemps des chefs d&#x2019;&#xC9;tat et de gouvernement de l&#x2019;Union europ&#xE9;enne se tiendra les 19 et 20 mars 2009. &#xC0; l&#x2019;ordre du jour de ce Conseil europ&#xE9;en figurent comme points prioritaires l&#x2019;&#xE9;valuation et la poursuite de la strat&#xE9;gie de Lisbonne amorc&#xE9;e en 2000 qui, entre autres, encadre les [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/appel-a-une-mobilisation-europeenne-contre-la-strategie-de-lisbonne-en-matiere-denseignement-superieur-et-de-recherche/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="rss_texte">
<dl class="spip_document_261 spip_documents spip_documents_left" style="float: left; width: 120px;">
<dt><a title="PDF - 46.5 ko" type="application/pdf" href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/archives_doc/pdf/Appel_mars_2009.pdf"><img loading="lazy" decoding="async" class=" format_png" style="height: 52px; width: 52px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L52xH52/pdf-d7486.png" alt="PDF - 46.5 ko" width="52" height="52"  title="Appel à une mobilisation européenne contre la stratégie de Lisbonne en matière d&#039;enseignement supérieur et de recherche" /></a></dt>
<dt class="spip_doc_titre" style="width: 120px;"><strong>Appel &#8211; version imprimable</strong></dt>
</dl>
<p>Le prochain sommet de printemps des chefs d&rsquo;État et de gouvernement de l&rsquo;Union européenne se tiendra les 19 et 20 mars 2009. À l&rsquo;ordre du jour de ce Conseil européen figurent comme points prioritaires l&rsquo;évaluation et la poursuite de la stratégie de Lisbonne amorcée en 2000 qui, entre autres, encadre les politiques engagées actuellement dans tous les pays membres pour « moderniser » les systèmes nationaux de recherche et d&rsquo;enseignement (primaire, secondaire, supérieur, « formation tout au long de la vie »).<span id="more-1358"></span> L&rsquo;ambition affichée d&rsquo;une « société de la connaissance » ne peut être qu&rsquo;encouragée lorsqu&rsquo;elle est un pari sur l&rsquo;éducation et la recherche comme biens publics, qu&rsquo;elle garantit la démocratisation de l&rsquo;accès au savoir, qu&rsquo;elle permet aux citoyens l&rsquo;analyse critique raisonnée des choix scientifiques et techniques qui leur sont proposés. Mais l&rsquo;orientation prise actuellement est tout autre : elle réduit ce projet à la construction d&rsquo;un « marché commun de la connaissance » dont nous constatons partout les conséquences délétères en termes d&rsquo;affaiblissement de l&rsquo;indépendance scientifique, de déstructuration du système de recherche publique, de renforcement du pouvoir des entreprises, de précarisation massive des conditions de travail et d&rsquo;étude, de creusement des inégalités face au savoir, d&rsquo;éloignement des citoyens des choix scientifiques et techniques qui les concernent.</p>
<p>Depuis quelques années, avec une intensité croissante, des mobilisations de grande ampleur, portées par les lycéens, les étudiants, les personnels de l&rsquo;éducation et de la recherche, et plus largement par le mouvement social, se sont multipliées en Europe. Elles expriment fortement l&rsquo;exigence d&rsquo;un secteur public de l&rsquo;éducation et de la recherche qui ne soit pas construit sans débat démocratique et qui s&rsquo;affranchisse de la soumission au marché concurrentiel.</p>
<p><strong class="spip">C&rsquo;est pourquoi nous appelons tous les citoyens européens à se mobiliser les 18, 19 ou 20 mars 2009, dans tous les pays membres et au‐delà, au sein des universités, des laboratoires et dans la rue,</strong></p>
<p><strong class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Appel à une mobilisation européenne contre la stratégie de Lisbonne en matière d&#039;enseignement supérieur et de recherche" /> CONTRE la mise en marché des activités éducatives et scientifiques,</strong></p>
<p><strong class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Appel à une mobilisation européenne contre la stratégie de Lisbonne en matière d&#039;enseignement supérieur et de recherche" /> CONTRE la mise en compétition généralisée des populations et des territoires,</strong></p>
<p><strong class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Appel à une mobilisation européenne contre la stratégie de Lisbonne en matière d&#039;enseignement supérieur et de recherche" /> POUR un service public de l&rsquo;enseignement supérieur et de la recherche, démocratique et émancipateur. </strong></p>
<p><strong class="spip">Premiers signataires : </strong></p>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Appel à une mobilisation européenne contre la stratégie de Lisbonne en matière d&#039;enseignement supérieur et de recherche" /> Association pour la Taxation des Transactions pour l&rsquo;Aide aux Citoyens – Attac</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Appel à une mobilisation européenne contre la stratégie de Lisbonne en matière d&#039;enseignement supérieur et de recherche" /> Fondation Sciences Citoyennes</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Appel à une mobilisation européenne contre la stratégie de Lisbonne en matière d&#039;enseignement supérieur et de recherche" /> Sauvons La recherche – SLR</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Appel à une mobilisation européenne contre la stratégie de Lisbonne en matière d&#039;enseignement supérieur et de recherche" /> Sauvons L&rsquo;Université – SLU</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Appel à une mobilisation européenne contre la stratégie de Lisbonne en matière d&#039;enseignement supérieur et de recherche" /> Syndicat National des Chercheurs Scientifiques – SNCS</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Appel à une mobilisation européenne contre la stratégie de Lisbonne en matière d&#039;enseignement supérieur et de recherche" /> Syndicat National de l&rsquo;Enseignement Supérieur – SNESUP</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Appel à une mobilisation européenne contre la stratégie de Lisbonne en matière d&#039;enseignement supérieur et de recherche" /> Union des Familles Laïques – UFAL</p>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/appel-a-une-mobilisation-europeenne-contre-la-strategie-de-lisbonne-en-matiere-denseignement-superieur-et-de-recherche/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Call for a European mobilisation against the Lisbon strategy in higher education and research</title>
		<link>https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/call-for-a-european-mobilisation-against-the-lisbon-strategy-in-higher-education-and-research/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sc]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2009 10:03:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique de la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégie de Lisbonne]]></category>
		<category><![CDATA[Université]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://sciencescitoyennes.org/?p=1359</guid>

					<description><![CDATA[<p>Call &#x2013; printing version The next spring summit of the heads of state and governments of the European union will take place on March 19th &#x2010; 20th 2009. One of its priorities will be the assessment of the Lisbon strategy initiated in 2000, which frames the policies currently engaged in the Member States so as [&#x2026;]</p><p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/call-for-a-european-mobilisation-against-the-lisbon-strategy-in-higher-education-and-research/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="rss_texte"><a title="PDF - 47.6 ko" type="application/pdf" href="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/archives_doc/pdf/Appel_English.pdf"></a><strong>Call &#8211; printing version</strong></dt>
</dl>
<p> The next spring summit of the heads of state and governments of the European union will take place on March 19th ‐ 20th 2009. One of its priorities will be the assessment of the Lisbon strategy initiated in 2000, which frames the policies currently engaged in the Member States so as to “modernise” the national research and education system (primary, secondary and higher education, lifelong learning).<span id="more-1359"></span></p>
<p>The declared ambition of a “knowledge‐based society” should be encouraged, as far as it consists in a collective ambition to promote education and research as public goods, a guarantee of democratisation of knowledge, and an opportunity for citizens to possibly criticise scientific and technical choices. But the current orientation is different, and reduces this project to the building of a “market of knowledge” whose harmful influence can be observed everywhere, with consequences such as the weakening of the scientific independence, the deconstruction of the public research system and the strengthening of the private sector, the increase of precarious working and studying conditions, the deepening of inequalities in the access to knowledge and the widening of the gap between citizens and technical and scientific choices.</p>
<p>For a few years, large‐scale mobilisations of increasing intensity have been initiated by students, workers in education and research, and by social movements in general all around Europe. These protests strongly express a demand for a public sector of education and research which would not be built without any democratic debate, nor driven by the laws of the market.</p>
<p><strong class="spip">That is why we call for a mobilisation of European citizens on March 18th, 19th and 20th 2009 in every member state and beyond, within universities, laboratories and in the streets,</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Call for a European mobilisation against the Lisbon strategy in higher education and research" /> AGAINST the marketisation of scientific and educative activities,</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Call for a European mobilisation against the Lisbon strategy in higher education and research" /> AGAINST the generalised competition of people and territories,</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Call for a European mobilisation against the Lisbon strategy in higher education and research" /> FOR an emancipating and democratic public service of higher education and research.<br />
</strong></p>
<p><strong class="spip">First signers : </strong></p>
<p class="spip"><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Call for a European mobilisation against the Lisbon strategy in higher education and research" /> Association pour la Taxation des Transactions pour l&rsquo;Aide aux Citoyens – Attac</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Call for a European mobilisation against the Lisbon strategy in higher education and research" /> Fondation Sciences Citoyennes</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Call for a European mobilisation against the Lisbon strategy in higher education and research" /> Sauvons La recherche – SLR</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Call for a European mobilisation against the Lisbon strategy in higher education and research" /> Sauvons L&rsquo;Université – SLU</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Call for a European mobilisation against the Lisbon strategy in higher education and research" /> Syndicat National des Chercheurs Scientifiques – SNCS</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Call for a European mobilisation against the Lisbon strategy in higher education and research" /> Syndicat National de l&rsquo;Enseignement Supérieur – SNESUP</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" style="height: 11px; width: 8px;" src="https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11"  title="Call for a European mobilisation against the Lisbon strategy in higher education and research" /> Union des Familles Laïques – UFAL</p>
</div>
<p>Lisez plus sur <a href="https://wptest3.sciencescitoyennes.ovh/call-for-a-european-mobilisation-against-the-lisbon-strategy-in-higher-education-and-research/">Sciences Citoyennes</a></p>]]></content:encoded>
					
		
		
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